- il y a 1 an
Mettez vous d'accord avec Régis de Castelnau, Frank Tapiro, Theo Am Saadi et Ergun Toparslan
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NewsTranscription
00:00On vous retrouve dans votre livre « Une justice politique » aux éditions L'Artilleur.
00:04Et vous êtes également membre de la rédaction de Front Populaire.
00:07Franck Tapirot, publicitaire, fondateur de Diaspora Défense Force.
00:13Vous allez nous dire peut-être quelques mots sur ce mouvement.
00:17Je ne sais pas si on peut appeler ça une association.
00:19C'est une association.
00:20Une association où vous avez remis les prix des justes il y a deux jours.
00:23Du 7 octobre.
00:24C'est les justes du 7 octobre, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas juifs
00:27et qui ont défendu ce qui s'est passé le 7 octobre et à la cause.
00:38Théo Amsaadi, vous êtes délégué national des Jeunes Républicains.
00:41Bonjour à vous.
00:42Et Ergun Toparslan, vous êtes délégué général de Territoire de Progrès.
00:46Vous êtes également chef d'entreprise.
00:49Interdiction de fumer dans les lieux où il y a des enfants.
00:51Qu'en pensez-vous ? Santé publique ou liberticide ?
00:54Le Pen Bardella, pas de friture sur la ligne.
00:57Et puis la Ligue des champions.
00:59On va en parler évidemment avec les annonces qui ont été faites par Laurent Nunez
01:04de mesures de sécurité proprement hallucinantes.
01:10Et puis on parlera de Gaza avec Emmanuel Macron
01:12qui est pour la reconnaissance d'un État palestinien.
01:14C'est un devoir moral et une exigence politique.
01:17On commence avec vos coups de cœur, vos coups de gueule.
01:19Coup de cœur pour vous Théo ?
01:21Oui, mon coup de cœur c'est l'inauguration d'une statue à l'effigie d'Arnaud Beltrame,
01:25du colonel Beltrame, qui a été inaugurée mardi, si je me souviens bien.
01:30Coup de cœur parce que pour moi Arnaud Beltrame véhicule depuis quelques mois,
01:34quelques années maintenant dans le contexte dans lequel nous sommes.
01:36Celui qui est d'un pays qui fait face à l'antrisme, face à l'islamisme,
01:40d'un islamisme qui a tué sur son sol des centaines de ses citoyens.
01:44Arnaud Beltrame est un message, c'est un symbole.
01:46Et c'est un symbole de résistance et d'une nation qui résiste.
01:50Et qui même au XXIe siècle, où on se dit parfois qu'on ne fait plus l'histoire,
01:53qu'on se contente de la commémorer,
01:55les gens comme Arnaud Beltrame sont là pour nous rappeler qu'on fait toujours l'histoire,
01:58qu'il y a toujours des hommes qui font l'histoire.
02:00Et qu'un grand pays, c'est ça, c'est des grands hommes.
02:02Et c'est ce qu'était Arnaud Beltrame.
02:04Et moi j'ai beaucoup aimé le discours justement du ministre de l'Intérieur,
02:08de Bruno Retailleau au sujet d'Arnaud Beltrame,
02:09parce qu'il louait une certaine idée en même temps de l'engagement,
02:13qui est qu'un engagement n'est pas forcément pour des causes matérielles,
02:15c'est pas forcément, alors évidemment le pouvoir d'achat etc. c'est très important,
02:19mais quand on s'engage c'est avec les tripes et c'est notamment par des choses immatérielles.
02:22Et c'était ce pourquoi a été engagé Arnaud Beltrame,
02:26c'est ce pourquoi on s'engage nous en politique.
02:28Moi je me suis engagé en politique parce que mon père m'a élevé dans le,
02:31c'était un parachutiste,
02:32il m'a élevé dans le culte du pays, dans l'amour du pays,
02:36pour des choses et des valeurs immatérielles.
02:37C'est pour ça que je me suis engagé,
02:38et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui mon engagement est authentique
02:41et je suis très content qu'Arnaud Beltrame,
02:44un personnage comme ça et sa statue,
02:45parce qu'il a un message apporté à ma génération
02:47et aussi à tout le pays dans son ensemble.
02:50Oui, je ne sais pas, on ne peut pas ajouter...
02:52C'est beau comme message, on peut saisir d'un moment.
02:53C'est un engagement jeune,
02:55ça fait du bien.
02:59Régis, j'imagine que vous partagez.
03:02On n'a pas tellement de héros,
03:04donc oui effectivement il faut les saluer,
03:07il faut les commémorer, surtout que là il y a eu un sacrifice.
03:11C'est-à-dire que ce qui est intéressant avec Beltrame,
03:14c'est que c'était un gendarme, un agent des forces de l'ordre,
03:17bon, c'est toute son histoire qui a été bien racontée par son frère,
03:22c'est un destin assez extraordinaire,
03:24et donc il était revenu vers la religion catholique,
03:29et donc son engagement était celui d'un sacrifice.
03:33C'est-à-dire qu'il a pris la place d'un otage et il en est mort.
03:38Et il en est mort, et donc ça je trouve que...
03:41Alors on donne son nom à des collèges, c'est très bien,
03:44et on érige une statue, j'ai tendance à dire c'est pas trop tôt,
03:47je pense qu'on aurait peut-être dû le faire rapidement,
03:49parce qu'il y a une grande pureté dans ce sacrifice,
03:53non pas que les forces de l'ordre sont là pour se sacrifier,
03:56mais elles sont prêtes à le faire.
03:58Donc voilà, moi je salue ce geste.
04:03On n'a pas tant que ça de héros honorondés.
04:07– Oui, on va passer à votre coup de gueule, Régis.
04:12– Ah ben moi, hop, c'est à moi.
04:14– C'est à vous, on enchaîne avec vous.
04:16– Alors, je vais dire du mal, mais écoutez,
04:18ça finit par être un tropisme, un tropisme culturel et familial,
04:21je vais dire du mal des Allemands.
04:23Bon, non, je vais dire du mal.
04:25Je vais dire du mal.
04:29Je vais dire du mal.
04:30– Vous avez raison, il faut toujours dire du mal.
04:32– Ils nous ont tué beaucoup de monde.
04:34Bon, mais ça c'est l'histoire.
04:36Non, M. Mertz, M. Mertz c'est arrivé, il est mal élu.
04:40Mal élu, d'ailleurs, son parti ne fait que 27-28% des voix.
04:44C'est une démocratie minoritaire comme la nôtre.
04:47Et donc, il est mal élu comme chancelier.
04:50Et puis depuis, il fait un peu tout et n'importe quoi.
04:52Alors, naturellement, on peut parler de l'autorisation donnée de frappe dans la profondeur sur la Russie,
05:00avec les conséquences.
05:01Bon, après, il est revenu là-dessus.
05:03Non, c'est sur l'attitude de la France vis-à-vis de l'Allemagne.
05:06Sur les autorisations de frappe en profondeur, on sait bien que les autres pays d'Europe, les pays importants,
05:14non pas que les autres ne soient pas, mais qui sont un peu plus les plus puissants,
05:18sont très réservés là-dessus.
05:20Mais personne ne vient dire à M. Mertz qu'il fait n'importe quoi.
05:22Et c'est le petit détail qui concerne Nord Stream 1 et Nord Stream 2.
05:27Il a dit, on va bloquer toute réparation, toute reprise de ces gazoducs qui permettent d'alimenter l'Europe en énergie moins chère,
05:40de bon marché, parce que j'en ai décidé ainsi.
05:43En oubliant un peu, d'abord, qui a saboté ces gazoducs, et en oubliant que la France est concernée.
05:52La France est propriétaire de ces deux équipements.
05:54Elle est propriétaire, pas toute seule, mais elle est actionnaire de Nord Stream 1.
05:59Elle a beaucoup investi dans Nord Stream 2.
06:01Peut-être que la France pourrait dire, vous êtes bien gentil, M. Mertz,
06:06qui d'ailleurs contredit Donald Trump.
06:07Donald Trump a dit, on va le réparer, on va le remettre en service, parce que c'est utile.
06:12Donc, c'était ça, c'était cette complaisance qu'on a vis-à-vis du voisin allemand.
06:19Ce n'est pas la première fois qu'on les laisse faire un peu ce qu'ils veulent,
06:23et je déplore que la France n'ait pas réagi.
06:28Il arrive dans un contexte interne un peu compliqué,
06:30donc on peut comprendre que pour un peu consolider la coalition qu'il a mis au pouvoir,
06:34il a donné certains gaz de ce type-là.
06:36C'est vrai que c'est une expression complètement maladroite,
06:39et ce qui nécessitait une réaction, je suis d'accord avec ça.
06:42Un minima également de notre marque, parce qu'on a aussi notre complexité politique
06:45et des messages à faire passer.
06:47Donc oui, effectivement, une maladresse,
06:48mais je pense que c'est beaucoup lié à une situation interne à laquelle il est confronté.
06:53Oui, vous avez une remarque sur le sujet ?
06:57Pas une remarque particulière, mais c'est vrai que,
06:59quand on voit déjà, uniquement quand on regarde le problème germano-allemand,
07:03quand on voit les crises en Allemagne, qu'il y a à la fois politique, interne,
07:09la natalité, l'immigration, la non-gestion absolue de cette immigration massive qu'ils ont eue,
07:15c'est-à-dire que c'est un pays qui est en crise.
07:16On n'ose pas le dire, parce que l'Allemagne, pendant les années,
07:18c'est le symbole en Europe.
07:19On a dit, avec François Mitterrand,
07:22on réunifie le dio franco-allemand,
07:25mais pourquoi ? Parce que nous, on est obligés de s'en raccrocher à la locomotive.
07:28La locomotive de l'Europe, ça a toujours été l'Allemagne,
07:31mais depuis quelques années, c'est un pays en chute libre.
07:34Je ne parle même pas de la Deutsche Bank, qui est au bord de la fermeture.
07:36C'est-à-dire qu'à un moment, quand on regarde objectivement l'Allemagne,
07:39c'est une très mauvaise nouvelle pour nous, Français, et pour l'Europe.
07:43C'est un pays en déclin absolu.
07:45Donc, encore une fois, et je peux comprendre les critiques,
07:49justifiées ou non, mais c'est pas mal non plus.
07:52Pardon ?
07:53On n'est pas mal non plus, nous-mêmes.
07:55On le dit tous les jours, matin midi et soir.
07:57Mais quand on parle de l'Allemagne, on a encore, vous savez, en France,
08:00on regarde l'Allemagne toujours un peu du bas vers le haut,
08:01au zéro, là-là, les Allemands.
08:03Mais les Allemands, c'est peut-être le pays aujourd'hui
08:04qui est le plus en déclin en Europe.
08:06En plus, vous savez, plus vous êtes lourds, c'est de la mécanique.
08:09Plus vous tombez vite.
08:10Et aujourd'hui, même industriellement.
08:12Alors, on sort tout le temps, bien entendu,
08:14l'excédent de la balance du commerce extérieur de l'Allemagne.
08:17Mais quand on fait le bilan global de l'Allemagne,
08:19c'est une catastrophe.
08:20Sur 0,9 en natalité, vous imaginez ?
08:23Non, non, c'est...
08:24C'est terrible.
08:24Donc, je trouve qu'il faut aider l'Allemagne.
08:26On est dans l'Allemagne, on va aider l'Europe.
08:28On aidera à la France.
08:29Donc, c'est bien de les critiquer.
08:31Nous, on est, je pense, numéro un du monde,
08:34dans le monde du déni par rapport à cela.
08:36Mais je pense qu'aujourd'hui, le tandem franco-allemand
08:40devrait s'épauler un peu plus pour essayer de régler ensemble les crises
08:43qu'ils ont aussi, elles ne viennent pas de la même chose.
08:46Par exemple, l'immigration n'a rien à voir entre la France et l'Allemagne, etc.
08:49Mais les causes et surtout les conséquences de cela
08:52peuvent être dévastatrices pour l'Europe.
08:54On se retrouve dans un tout petit instant.
08:57C'est l'heure du journal sur Sud Radio.
08:58Des dernières informations.
08:59A tout de suite.
09:06Le 10h midi, les débats en direct avec vous sur Sud Radio
09:10avec Régis de Castelnau, avocat.
09:13On peut vous lire sur votre blog, Vue du droit.
09:16Également votre livre, Une justice politique,
09:18est paru aux éditions L'Artilleur.
09:20Et vous êtes membre de la rédaction de Front Populaire.
09:22Franck Tapirot, publicitaire, fondateur de Diaspora Défense Force.
09:26Théo Amsaadi, vous êtes délégué national
09:28des Jeunes Républicains et Ergunto Parcelan, délégué général de Territoire de Progrès.
09:34Alors évidemment, il y a le match de foot.
09:35Plus de 5000 policiers déployés pour la finale de la Ligue des Champions.
09:39Le rond-point des Champs-Elysées fermé à partir de midi.
09:43Les Champs-Elysées interdits à la circulation.
09:46Les rues adjacentes également.
09:48Les commerces interdits d'ouvrir.
09:50Tout ça pose quand même des questions.
09:52On va parler de l'interdiction de fumer dans les lieux où il y a des enfants.
09:56Santé publique ou liberticide, évidemment.
09:58Il y a polémique.
09:59Et puis Emmanuel Macron, c'est l'actualité, qui se déclare pour la reconnaissance d'un État palestinien.
10:05C'est un devoir moral et une exigence politique.
10:07On va en parler avec vous dans un instant, Franck Tapirot.
10:10Mais Ergunto Parcelan, vous vouliez évoquer un sujet qu'on n'a pas eu le temps de traiter hier.
10:14Alors c'est un coup de projecteur.
10:16C'est ni un coup de cœur, ni un coup de cœur.
10:17Un coup de cœur aussi.
10:18C'est assez symbolique, en fait.
10:19Il y a eu une statistique qui a indiqué que la majorité absolue des électeurs, c'est-à-dire des Français de plus de 18 ans, a dépassé la tranche des 50 ans.
10:28Donc on est aujourd'hui à 51 ans et demi.
10:30Et donc ça montre le phénomène qu'on constatait depuis quelques années.
10:34Le vieillissement de la population, le problème de natalité également.
10:37Mais ça pointe surtout à un enjeu également politique.
10:40Qui montre que les enjeux qui concernent le vieillissement de la population sont déjà au centre du débat public.
10:45Mais ils vont l'être un peu plus.
10:47Nationnellement, on a l'habitude.
10:48La santé, les retraites qui, à eux deux, représentent juste 40%, 45% de nos dépenses publiques.
10:53Ce qui est déjà énorme.
10:54Mais peut-être dans la perspective des municipales, ça montre aussi les enjeux auxquels peuvent être confrontées ces populations-là.
11:00On parle beaucoup d'accessibilité, de sécurité, de transport.
11:03Mais on constate aussi qu'il y a beaucoup de nos villes qui sont très en retard par rapport à ça.
11:06Et surtout, y compris de nos organisations territoriales.
11:09Il y a eu la semaine dernière dans ma région, dans le Grand Est, encore des guichets de gares qui ont été supprimés la semaine dernière.
11:17Donc ça peut paraître anodin, mais le vieillissement de la population n'implique pas à chaque fois une ultra-connexion.
11:23Et surtout dans les nouveaux moyens de télécommunication.
11:26Donc voilà, nos politiques face à cet enjeu-là, le vieillissement de la population.
11:30Et j'espère que ça sera un des sujets centraux du programme du futur municipal.
11:35Comment préparer nos villes ? Comment préparer nos territoires à ce vieillissement-là ?
11:38Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on est pas mal en retard.
11:41Et surtout que les grands débats nationaux qu'on a sur les dépenses publiques.
11:45Et ce que j'appelle les tronçonneurs, les fans de la tronçonneuse budgétaire qui veulent taper dans la santé,
11:51taper également sur ce qui est sur l'enjeu des retraites, le prennent en considération.
11:56On a vu tous les mois que ça a suscité l'allongement de l'âge de départ à la retraite.
12:01Malheureusement, les prochaines années, nous pousserons peut-être à aller encore un petit peu plus loin.
12:04Mais en tout cas, avoir la tête froide, avoir des organisations politiques qui puissent prendre en charge ces enjeux-là,
12:09ça sera décisif dans les prochains mois.
12:13Vous êtes à l'inverse, vous représentez les zones républicains.
12:18L'un des problèmes, et nous c'est notamment un sujet qu'on défend énormément,
12:21c'est aussi le fait qu'il n'y a plus de politique familiale en France depuis quand même une bonne paire d'années,
12:25voire même plus d'une décennie, parce que le mot famille, en fait, c'est devenu ringard, c'est devenu démodé.
12:30Pendant la présidentielle, même pendant la dernière élection, on n'a pas vraiment entendu parler de l'enjeu de la famille.
12:36Et pourtant, le cœur du sujet, aujourd'hui en France, en tout cas pour l'avenir, c'est la famille,
12:41parce que la famille, ça induit la démographie, ça induit ensuite des changements politiques et sociaux importants,
12:46comme ce que vous dites sur l'adaptation du service public, etc.
12:49Tout ça, ça peut être anticipé si on a une politique familiale claire, si on a une politique démographique aussi ambitieuse,
12:54parce qu'aujourd'hui, on n'en a plus, et il faut cesser de penser que la famille, c'est un gros mot,
13:00c'est une belle chose, et il faut réinventer ce concept-là, il faut réinventer une politique familiale ambitieuse,
13:05parce qu'aucun grand pays n'est grand s'il n'a pas de politique familiale et de politique démographique très claire et définie.
13:11C'est horrible, parce qu'il me vient évidemment une phrase épouvantable du pire souvenir historique français, c'est Pétain,
13:18qui dit travail, famille, patrie, et malheureusement, ce sont les trois valeurs qui sont aujourd'hui le plus dénigrées.
13:23Quand vous parlez de travail, vous êtes un gros fou furieux, comment travailler jusqu'à 64, 65, 37 ans,
13:29alors qu'il y a des nombres de pays en Europe qui le font, la famille, vous venez de le dire,
13:33c'est devenu quelque chose de ringard, c'est démodé, alors l'idée de patrie...
13:38C'est juste que c'est approprié par une certaine vision de la famille, c'est ça le problème, il n'y a pas de confiance à prendre dans le sens de l'idée pas...
13:43On ne regarde pas la réalité de ce point d'aujourd'hui, en fait, la problématique politique aujourd'hui, c'est le dogmatisme.
13:47Et comme on est dans un dogmatisme absolu, on ne regarde pas les réalités, oui, mais mon dogme me dit que...
13:52Ben, on s'en fout du dogme. Aujourd'hui, les gens souffrent de quoi ? De dogmatisme ?
13:55Parce que quand ils disent, on n'écoute pas, on ne regarde pas mes souffrances, c'est ça, on ne regarde pas la réalité.
14:00Le problème d'énormément de gens politiques de droite, de gauche, c'est plus une question partisane, non, non.
14:04Ils ne sont pas connectés à la réalité des Français, à ce qu'ils vivent, à leurs émotions, à ce qu'ils ne disent pas.
14:09Parce qu'on attend qu'ils disent quelque chose.
14:11Et bien entendu, ils le disent quand ? Ils le disent en s'abstenant aux présidentielles, ou en votant blanc.
14:16Et ce genre de choses, par exemple, qui sont totalement mises de côté.
14:19Et si on n'est pas capable de voir que depuis 30-35 ans, les Français sont devenus une majorité silencieuse,
14:26dans tout, c'est qu'on est à côté de la plaque.
14:29Et tous les politiques aujourd'hui, à part quelques-uns, et dont Rotailleux d'ailleurs, je pense qu'ils commencent à se connecter à cela.
14:35Il entend.
14:37Il entend. Voilà, maintenant, il faut vraiment y aller. Il faut aller au front.
14:39– C'est Gabriel Attal.
14:40– Mais Gabriel Attal, franchement, moi qui me suis battu, qui me parle pour la naïcité,
14:47quand on interdit le voile pour les moins de 15 ans, je peux vous dire, j'ai rarement vu un truc aussi débile.
14:51– Ça, on est d'accord.
14:54Mais Régis, très juste ce que dit Franck Tapirot,
14:58ce sont les trois valeurs qui sont aujourd'hui, qui font défaut totalement à notre société.
15:03À travailler, c'est ringard, c'est…
15:05– Oui, ma chère Valérie, sauf qu'il se trompe totalement.
15:08– Dites-nous pourquoi.
15:09– J'ai entendu, il faudrait que, il y a qu'on a tout un tas de propagande, c'est tout à fait exact,
15:16contre le fait de ne pas avoir d'enfants.
15:20Pour ce qui me concerne, je n'appartiens pas à cette culture, j'en ai eu cinq.
15:23– Oui, mais c'était une autre époque, mon cher Régis, sans vous faire offense.
15:27– Oui, bien sûr, mais j'ai aussi des petits-enfants.
15:29Non, mais justement, je vais abonder dans votre sens.
15:31Il y a un livre remarquable qui vient de sortir, d'un de mes amis, qui s'appelle Raymond Debord,
15:37pas Guy Debord, la société du spectacle, Raymond Debord, qui s'appelle « Vers un monde sans enfants ».
15:42C'est une révolution démographique qui est en train de se produire.
15:46On a parlé de transition, c'est terminé, c'est multifactoriel.
15:50Mais dans le monde entier, quelles que soient les idéologies mises en œuvre,
15:53quels que soient les modèles familiaux qu'on essaye de promouvoir, on n'y arrive pas.
15:57Les Russes n'y arrivent pas, les Chinois n'y arrivent pas, les Coréens du Sud,
16:03ils sont à 0,6 et ils produisent des poussettes pour les chiens.
16:09Alors, les États-Unis s'en tirent finalement, d'une certaine façon, pas trop mal.
16:15C'est dramatique ce qui est en train de se passer.
16:18On parle beaucoup du réchauffement climatique, on parle beaucoup de…
16:22– Mais donc vous êtes d'accord ?
16:22– Je dis simplement qu'on est confrontés à un problème
16:27qui implique naturellement le vieillissement, le vieillissement des sociétés.
16:33Mais c'est devant nous et c'est catastrophique, la prise de conscience.
16:37Il faudrait une politique familiale, Retailleau,
16:40je veux dire Retailleau c'est 4% des voix aux dernières élections législatives.
16:45Moi je veux bien.
16:46– Mais on a un problème considérable en France, mais partout dans le monde.
16:53Les Allemands ne font plus d'enfants, les Allemands non plus, vous l'avez dit tout à l'heure.
16:58Donc ça, je pense qu'aborder cette question dans le cadre de débats politiques,
17:03en disant il faudrait faire ceci, en rappelant ce que racontait Philippe Pétain,
17:07moi je veux bien, mais…
17:08– On aura bientôt, ma chère Valérie, on aura bientôt le spectacle
17:15que donne ce film extraordinaire qui s'appelle Les Fils de l'Homme,
17:19je ne sais pas si vous vous rappelez,
17:20où effectivement les femmes ne font plus d'enfants, c'est terminé,
17:24il y a eu un phénomène, une mutation,
17:27et on voit ce que devient une société sans enfants,
17:30les écoles fermes, etc.
17:31C'est un problème terrible.
17:34– Oui, vous êtes d'accord, vous êtes d'accord avec ce que disait Franck.
17:40Je vous propose qu'on marque une petite pause et qu'on commence le débat.
17:44J'ai peut-être été un coup de cœur pour Nathalie Arthaud,
17:47une fois n'est pas coutume, cet échange qu'elle a eu avec un journaliste du Média,
17:52qui est un média plutôt à gauche, très à gauche,
17:58et donc elle est interrogée sur le voile, écoutez ce qu'elle répond.
18:01– Mais dans toutes les religions, dans absolument toutes les religions,
18:05le judaïsme, le catholicisme, les femmes, elles sont inférieures aux hommes.
18:09Les femmes, on leur impose des nouvelles contraintes,
18:14on veut les contrôler, on veut encadrer leur vie, voilà.
18:19Et c'est ça, moi, que je rejette, c'est ce que je rejette.
18:22Et ce qu'on voit pour le voile, en l'occurrence,
18:24c'est regarder comment les plus extrémistes et les islamistes l'utilisent.
18:29Je suis enseignante, j'en croise des jeunes filles
18:33qui sont contraintes, forcées, poussées à porter le voile,
18:38et qui ne le veulent pas.
18:40J'en croise, il y en a.
18:42Ça existe encore.
18:45– Ça me semble minoritaire.
18:46– Oui, mais s'il n'y en avait qu'une,
18:50il faudrait que tout le monde ait le souci de dire,
18:53eh ben oui, cette jeune fille, elle doit avoir le droit de décider de sa vie.
18:57– Non, mais je ne suis évidemment totalement pas d'accord avec celle-là.
19:01En tout cas, je parle pour ma paroisse, si je peux…
19:03– Sur la première partie, sur la première partie,
19:06sur la première partie, mais sur la dossière.
19:08– Il ne faut pas avoir de domicile, on l'a dit, il ne faut pas avoir de domicile.
19:09– Oui, mais elle ne comprends rien, je suis désolé.
19:11– Je ne suis pas sur le premier mot plus dur.
19:13– Sur quoi elle se base ?
19:14– Marx l'a dit il y a 150 ans, ça, quand même.
19:15– Mais sur quoi elle se base ?
19:16Dans la religion juive, la femme, non seulement, est traitée comme l'homme,
19:20mais à une position même, je dirais, parfois, même supérieure,
19:22parce qu'on confère à la femme le fait d'être encore plus connectée
19:25d'un point de vue spirituel, c'est elle qui dirige tout ce qui se passe dans la famille.
19:30Enfin, c'était absolument incroyable.
19:32– Mais pas chez les Loubavits ?
19:34– Mais bien sûr que oui !
19:36– Il y a des rangs.
19:36– Mais bien sûr, il y aura ma femme chez les libéraux, par exemple, il y en a.
19:40– Oui, il n'y en a pas beaucoup, c'est très…
19:42– Non, mais il n'y en a pas beaucoup, c'est pas la mématique.
19:44– Non, mais on ne va pas faire le débat là-dessus, ce qui est intéressant.
19:45– Mais ça, c'est un moment-là de dire que les femmes sont maltraitées, etc.,
19:48je dirais, c'est totalement faux, et je l'invite d'ailleurs, quand elle veut,
19:51je peux l'amener voir des grands rabbins, que ce soit libéraux ou non,
19:54une cause historienne autour des uns.
19:55– Mais ne retenez pas cette partie, enfin, ne retenez pas cette partie.
19:58– Je suis désolé, je suis obligé de retirer ça.
20:00– Oui, mais ce qui est intéressant, c'est que c'est une femme de gauche
20:03qui dit aujourd'hui qu'elle constate qu'un certain nombre de femmes
20:07qui sont voilées aujourd'hui le font par contrainte.
20:10Et je vous encourage à écouter aussi Fadila Maharoufi,
20:13qui explique comment les frères musulmans,
20:16comment l'islamisme est entré dans la société,
20:20justement, par les femmes,
20:23et en les obligeant à se voiler pour un grand nombre d'entre elles.
20:27– Mais sans entrer dans le débat théologique,
20:29et à mon tour défendre ma paroisse, sur ce côté-là…
20:32– Elle n'a pas de publicat issue, quoi, c'est quoi ces histoires-là ?
20:34– C'était universel, c'était universel,
20:37il faut accepter judéo-chrétien, il faut dépasser tout ça en 2005.
20:40– Sur le débat, Nathalie Arthaud a le mérite de la cohérence,
20:43parce qu'elle a toujours trouvé ça assez dingue.
20:45– Bien sûr que des gens de gauche…
20:46– En fait, il y a des gens de gauche qui voient du sexisme dans la langue française,
20:49en défendant l'écriture inclusive.
20:51C'est-à-dire que le genre masculin qui est neutre,
20:53pour eux c'est misogyne et sexiste,
20:55est l'illustration d'une domination patriarcale sur la femme.
20:58Par contre, une personne qui se voile, des pieds à la tête,
21:01il n'y a aucun patriarcat,
21:03elles sont libres de le faire,
21:04et elles sont libres d'être soumises à leur mari.
21:06Et moi, en fait, cette incohérence-là, je ne l'ai jamais supportée,
21:08je n'ai jamais compris pourquoi.
21:10Donc au moins, Nathalie Arthaud,
21:11je ne suis pas d'accord sur plein de sujets avec elle,
21:15mais elle a au moins la cohérence d'une gauche
21:17qui défend une certaine vision de la femme,
21:19qui est une vision de la femme libre et pleinement…
21:21– Je vous donne la parole, Régis,
21:25mais on est obligé de marquer une petite pause de pub,
21:27très brève, et vous n'êtes pas censuré, je vous rassure.
21:30Vous pourrez vous exprimer tout de suite après.
21:32– Sud Radio.
21:33– Sud Radio.
21:34– Parlons vrai.
21:34– Parlons vrai.
21:35– Sud Radio.
21:36– Parlons radio.
21:37– Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
21:41– Alors Régis, un mot sur le voile,
21:42avant le coup de gueule de Franck Tapirot.
21:44– Sur Nathalie Arthaud d'abord, parce que Nathalie Arthaud,
21:46moi, elle me rappelle des souvenirs de jeunesse,
21:49c'est une secte trotskiste,
21:51de gens très respectables au plan moral,
21:55et donc elle a une position qui est une position laïque.
21:59– Bien sûr.
21:59– Elle a une position laïque,
22:00c'est-à-dire qu'elle considère qu'effectivement,
22:02et moi, ma paroisse, il faut être clair,
22:05c'est l'athéisme méfiant.
22:07Et donc elle a une position qui consiste à dire,
22:09voilà, on ne doit pas imposer dans l'espace public,
22:13on ne doit pas imposer des contraintes.
22:16Et je suis désolé, voiler une petite fille de 15 ans,
22:20c'est une contrainte, je vais même plus loin,
22:22c'est une violence.
22:24Donc elle, elle fait toujours preuve d'une grande rectitude,
22:28au contraire d'autres qui sont complaisants
22:30pour des raisons électoralistes, avec certaines dérives.
22:34Donc voilà, moi, je lui tire mon chapeau,
22:37parce qu'elle s'est faite,
22:38mais elle s'est faite défoncée sur les raisons.
22:40– Le problème, c'est la comparaison qu'on fait
22:42avec les autres religions aussi.
22:44C'est-à-dire, quand vous avez entendu François Ruffin
22:46ou Mathilde Panot qui vous disent
22:48c'est la même chose que le baptême,
22:49on n'est pas consentant,
22:50c'est une connerie et une absurdité totale.
22:53– Non, mais la laïcité, ce n'est pas la critique des religions,
22:55je suis désolé.
22:56La laïcité, c'est au contraire,
22:58laisser dans la sœur privée,
23:00laisser la liberté, le cul, etc.
23:02Ce n'est pas la même chose.
23:02– La laïcité, c'est de ne pas venir dans l'espace public,
23:05imposer ces contraintes religieuses.
23:08– Je suis d'accord,
23:09mais sauf que là, elle a été dans une critique
23:11par rapport à un problème intrinsèque des religions,
23:13selon elle, alors qu'elle a tort,
23:15c'est peut-être vrai avec l'islam
23:16et avec le christianisme, je ne pense pas,
23:20sur le rôle de la femme
23:21et le fait qu'elle soit totalement asservie.
23:23– Ça, c'est ça, vous, Franck.
23:24– Ça montre surtout qu'il n'y a rien de mieux
23:27que de séparer tout ce qui est religieux et la politique.
23:30– On n'a rien de mieux que de faire de la politique
23:32sur des bases religieuses.
23:33– On n'est pas d'accord.
23:34– La France est valable un peu par contre.
23:35– On avance, coup de gueule, Franck,
23:38ça fait partie des sujets, évidemment,
23:40qu'on doit traiter ce matin.
23:42C'est le président Macron, en déplacement à Singapour,
23:45qui a affirmé que les Européens
23:47devaient durcir leur position contre Israël
23:49et surtout reconnaître un État palestinien.
23:52On l'écoute, on écoute Emmanuel Macron.
23:53– Et donc la création d'un État palestinien
23:56consécutive à la libération des otages,
23:58à la démilitarisation du Hamas,
24:00à la non-participation du Hamas dans celui-ci,
24:02à la réforme de l'autorité palestinienne,
24:05mais d'un État palestinien qui reconnaîtra Israël
24:07son droit à vivre en sécurité.
24:09Et la création d'une architecture de sécurité
24:11dans toute la région
24:12sont le seul aboutissement souhaitable
24:15pour la sécurité de tous
24:16et le seul qui garantira la paix dans la région.
24:18Et donc c'est pas simplement un devoir moral,
24:22mais une exigence politique
24:23et je crois aussi un vrai réalisme.
24:26– Et qui se mettra à pleuvoir des fleurs.
24:29– Oui, mais en fait je vais vous dire,
24:31je vais employer un mot fort
24:32parce que sinon on n'y arrivera pas.
24:33C'est une croisade.
24:34C'est une croisade d'Emmanuel Macron
24:35contre Israël aujourd'hui,
24:37ce qui est en train de se passer.
24:38Moi qui suis franco-israélien,
24:39j'ai toujours défendu,
24:41évidemment, la création d'un État palestinien,
24:43on ne va pas le refaire en paix, etc.
24:45Mais il faut arrêter de rêver.
24:46Depuis 7 octobre,
24:46on est passé dans le monde de la réalité.
24:48Avant c'était une science-fiction,
24:50malheureusement,
24:50puisqu'il y a eu tellement d'occasions
24:51pour les Palestiniens d'avoir un État
24:52qu'ils ont toujours refusé.
24:54L'histoire, je mettrai un peu trop longtemps,
24:57mais vous pouvez sortir tous les accords ratés
24:58par les Palestiniens,
25:00notamment par Yasser Arafat.
25:02Mais aujourd'hui,
25:03c'est totalement contre-productif.
25:05Pourquoi ?
25:05D'abord, premièrement,
25:06c'est une question de timing.
25:08Le timing c'est quoi ?
25:09Vous allez, il l'a dit,
25:11en 15 jours,
25:12libérer tous les otages.
25:13Bien sûr.
25:14Remettre tous les corps d'otages,
25:16parce qu'ils ont kidnappé aussi des morts.
25:17N'oublions pas.
25:19Démilitariser le Hamas.
25:20Bien sûr.
25:20Que le Hamas fasse sa coupe,
25:22s'ennaille de Gaza.
25:24En claquant dans les doigts
25:25que la population civile de Gaza,
25:28je parle de ceux qui ont kidnappé,
25:30violé, tué,
25:31depuis le premier jour,
25:31parce qu'il n'y avait pas que le Hamas,
25:32le 7 octobre,
25:33il y avait le Hamas,
25:34le hijab islamique,
25:35et énormément de gens
25:37de la population gazaouie,
25:38se transforment en une population pacifique.
25:40Mais bien sûr.
25:41Et vous croyez que les Israéliens
25:42vont accepter qu'ils se créent
25:44un État palestinien
25:45à leur porte qu'ils voulaient détruire,
25:46parce que le Hamas,
25:47dans leur charte,
25:48lisez ce qu'ils veulent.
25:49Ils n'ont jamais voulu
25:51d'État palestinien.
25:52Ils veulent juste éradiquer,
25:54du Jourdain à la mer,
25:55Israël.
25:55Donc,
25:56reconnaître aujourd'hui
25:56un État palestinien,
25:58avant de libérer les otages
25:59des militarisés,
26:00ça veut dire quoi ?
26:01On donne une victoire au Hamas,
26:02ce qui est déjà
26:03une erreur historique majeure.
26:05Est-ce qu'on a reconnu
26:06l'État islamique ?
26:07Est-ce qu'on a fait
26:08la connerie de reconnaître ?
26:09Non,
26:10on les a détruits.
26:11Il ne dit pas
26:12qu'il va reconnaître le Hamas.
26:13Mais ce n'est pas possible
26:15aujourd'hui.
26:16Parce que le peuple palestinien,
26:17il est dans d'autres endroits,
26:18en Judée-Samarie
26:19et à Gaza.
26:20Il y a l'autorité palestinienne
26:21corrompue depuis 20 ans,
26:23qui n'a jamais fait
26:23une seule élection en 20 ans,
26:25qui a volé tout l'argent,
26:26les milliards de l'Europe
26:27et des pays étrangers.
26:28Eux,
26:29on n'en parle jamais,
26:29pourquoi ?
26:30Ils apparaissent comme les gentils,
26:31ce sont des escrocs.
26:33Et à Gaza ?
26:34Mais attendez,
26:34à Gaza,
26:35le Hamas a été élu démocratiquement
26:36en 2007.
26:38Démocratiquement,
26:39ils ont assassiné
26:39tous les candidats du Fatah.
26:42On l'a oublié ?
26:42On l'a oublié en 2007
26:43ce qui s'est passé ?
26:44Et après derrière,
26:44ils ont instauré
26:46un petit État islamique
26:47aux portes d'Israël.
26:48C'est ça la réalité.
26:50Quand on fait fi
26:50de la réalité comme ça,
26:51on est dans la science-fiction.
26:53Voilà pourquoi c'est une croisade.
26:54On tape sur Israël,
26:55au lieu de taper sur le Hamas.
26:56On met la pression sur Israël,
26:58au lieu de mettre la pression
26:59sur le Hamas.
26:59On a des liens
27:00avec le Qatar,
27:01qui est pour moi
27:01le grand chambélan
27:03de toutes ces drames
27:03depuis le 7 octobre.
27:05Pire que l'Iran encore.
27:06Parce que,
27:07où étaient
27:07les dirigeants du Hamas
27:09le 7 octobre ?
27:10Au Qatar.
27:11Qui a,
27:12soi-disant,
27:12négocié avec le Hamas ?
27:14Le Qatar.
27:15Et il finit.
27:16Pourquoi le Hamas
27:17refuse encore cette nuit,
27:18tous les jours,
27:19les accords du libéral
27:19sous l'otage ?
27:20Parce qu'ils savent très bien
27:21que c'est leur monnaie
27:21numéro un.
27:22Mais c'est quoi ?
27:23Donc c'est encore une fois
27:24une croisade
27:25qui va,
27:26quoi qu'il arrive dans le mur,
27:27sauf si un miracle
27:28se passe en 15 jours
27:29et que toutes les conditions
27:30sorties en second plan
27:32alors que c'est le préalable
27:34se déroulent en 15 jours.
27:36Si c'est possible,
27:36on parlera d'un nouveau miracle
27:38peut-être
27:38comme celui
27:39de la mer rouge
27:39qui s'est ouverte
27:41devant les Hébreux
27:42quand ils sont arrivés.
27:43Il y a beaucoup de religieux
27:44dans la région,
27:45donc ils croient au miracle.
27:46Comment comprendre
27:47la déclaration
27:48d'Emmanuel Macron
27:48quand on l'écoute ?
27:50Elle est,
27:51je la trouve moi aussi,
27:52ubuesque.
27:53C'est dire dire
27:53prendre les otages,
27:55ça fait 600 jours.
27:56C'est sa ligne
27:56depuis plusieurs années.
27:58Même avant
27:58ces malheureux événements
27:59qui sont passés,
28:00la réalité malheureusement
28:02c'est que le fait
28:03de ne pas avoir
28:03l'État palestinien
28:04qui est une nécessité
28:05aujourd'hui
28:05nourrit beaucoup de choses
28:07et a fait en sorte
28:08que l'Hamas,
28:08c'était le premier argument
28:10du Hamas face au Fatah,
28:11il leur a raconté
28:12que les discussions,
28:14les négociations,
28:14ça ne sert à rien,
28:15il faut qu'on se radicalise
28:16parce qu'on voit
28:16que ça ne mène à rien
28:17depuis 30, 40, 50 ans.
28:17Mais ils ne veulent pas
28:18d'État le Hamas.
28:19Justement, c'est pour ça.
28:19Non mais ils ne veulent pas
28:20d'État palestinien,
28:21ils veulent Israël.
28:22Justement.
28:22Ils veulent détruire
28:23des millions de personnes.
28:24C'est ce que je dis,
28:25si on veut proposer
28:26une autre alternative
28:27aux Palestiniens
28:27qui ne sont pas tous,
28:29y compris les Gazaouis,
28:30derrière le Hamas
28:31qui ont manifesté
28:31par rapport au Hamas
28:32qui a pourri leur vie,
28:34etc.
28:35Il faut qu'on leur propose
28:36une perspective
28:37à un moment donné.
28:37La seule perspective,
28:38ça ne peut pas être
28:38une lutte armée
28:39d'organisations militaires
28:42ou un pseudo-État
28:44en Cisjordanie
28:44contre l'alternative
28:47au Hamas,
28:48l'extrémisme du Hamas
28:49qui demain,
28:49s'il n'existe plus,
28:50ça ira beaucoup plus loin.
28:51Il y aura pareil
28:52comme l'État islamique,
28:53etc.
28:53Donc à un moment donné,
28:54l'État palestinien
28:55est une nécessité
28:56et peut-être le timing
28:57aujourd'hui,
28:58s'il est conditionné,
28:59peut paraître miraculeux,
29:01mais il faut qu'au moins
29:02il y ait cette perspective
29:02qui puisse exister,
29:03ne serait-ce que pour ceux
29:04qui veulent mettre
29:04une paix durable
29:05dans l'intérêt des Palestiniens
29:07et des Israéliens.
29:07On a tout essayé
29:08depuis 40 ans,
29:09mais on n'a jamais essayé
29:09le fait d'organiser un peu
29:11un État palestinien
29:12qui aujourd'hui,
29:13c'est très bête,
29:14il serait en Cisjordanie.
29:14Quelles frontières ?
29:15Les frontières ?
29:16Quelles frontières ?
29:18Quelles dirigeants ?
29:18Quelles institutions ?
29:20Que les pays avaient décidé
29:21à aller voter ?
29:22Mais il y a déjà
29:23un problème majeur
29:24qui est le Hamas.
29:25Ça c'est le problème
29:26de tout le monde.
29:26Et le fatar ?
29:27Et le fatar ?
29:27C'est compliqué à un moment donné,
29:29si on met aussi le fatar dedans,
29:30il n'y a plus de représentation
29:31du palestinien.
29:31Le fatar, c'est le fatar.
29:33On ne peut pas refuser
29:35que les gens s'organisent aussi.
29:36C'est pour ça que c'est surréaliste.
29:38Régis, cette déclaration
29:39d'Emmanuel Macron ?
29:41Alors moi, je ne vais pas répondre
29:43à Franck, ça sûrement pas,
29:46parce que j'ai entendu
29:47tellement de contre-vérités
29:50que ça...
29:50Ah bah c'est le moment
29:51de me répondre.
29:52Non, non, non, non,
29:52c'est pas le débat.
29:53On n'a pas le temps.
29:55L'émission s'appelle comment ?
29:57Parlons vrai.
29:58Parlons vrai, allez-y.
29:59Je peux juste dire,
30:00je peux juste dire,
30:02il y a des fleurs qui tombent
30:03et à ce moment-là,
30:04effectivement,
30:05le Golan est évacué
30:07qui a été annexé
30:08à l'encontre du droit international.
30:09Ah bon ?
30:10Et la guerre ?
30:11Toutes les implantations
30:12en Cisjordanie
30:13sont démantelées.
30:14Toutes les implantations
30:15sont démantelées
30:16fin de l'Apartheid
30:17en Cisjordanie.
30:18Il n'y a pas d'Apartheid
30:19en Cisjordanie ?
30:19C'est un débat
30:20qui n'ira nulle part.
30:21Je veux dire simplement...
30:22Non, non, non.
30:22Vous vous rendez compte
30:23qu'il y a les erreurs
30:23qui m'est faite ?
30:25Si je peux parler...
30:27Laissez-le parler.
30:28Vous pouvez au moins sortir...
30:29Laissez-le parler.
30:30Je peux parler ?
30:31Laissez parler.
30:32Je peux parler ?
30:33Allez, allez-y.
30:33Mais toujours que vous faites
30:34cette violence.
30:35Non, non, non.
30:36De répondre à la question
30:37de Valéry,
30:38je ne veux pas débattre
30:39avec vous,
30:39ça ne m'intéresse pas.
30:40Alors, allez-y.
30:41Simplement, Valéry,
30:42ce que je dis,
30:43c'est quelque chose
30:43de très simple.
30:44C'est une prise de position
30:46politique d'Emmanuel Macron.
30:49Il faut que par rapport
30:50à un certain nombre
30:51de choses qui se passent
30:51en ce moment,
30:52par rapport à ce qui se passe
30:53au plan international,
30:54il faut qu'il prenne
30:55une position pour la France.
30:57Donc, il dit,
30:58il faut un État palestinien.
31:00Je rappelle que...
31:01Non, il faut reconnaître
31:02l'État palestinien.
31:03puis derrière, il dit
31:03qu'il faudra qu'il y ait
31:05un État palestinien
31:07que la Knesset s'oppose,
31:10radicalement à créer.
31:12Donc, ce que je veux dire,
31:14c'est qu'il prend une position
31:15qui est effectivement
31:17un vœu politique,
31:19qu'il a raison de prendre
31:20un vœu politique.
31:21Je rappelle que 130 pays
31:22qui sont à l'ONU
31:24ont déjà reconnu
31:26l'État palestinien.
31:27Ça a changé quoi ?
31:28Ça a changé quoi ?
31:29Donc, je pense que ça fait partie...
31:31Rien, ça n'a rien changé ?
31:32Le débat, ça fait partie du débat,
31:35ça fait partie de ce qui est
31:36en train de se passer.
31:37Je crois qu'effectivement,
31:39c'est un vœu pieux qui est lancé.
31:41Je le regrette
31:42que la France ne le reconnaisse pas.
31:43Ça, c'est mon point de vue.
31:45Je comprends très bien
31:46qu'on s'y oppose
31:46avec des arguments.
31:48Mais ce que je veux dire,
31:49il ne faut pas lui prêter
31:51autre chose
31:52qu'un geste politique
31:53à ce moment.
31:55C'est tout.
31:55Alors, Théo,
31:56vous allez répondre dans un instant.
31:57On marque une petite pause
31:59pour la pub
32:00et on se retrouve tout de suite après.
32:01Sud Radio.
32:03Sud Radio.
32:03Parlons vrai.
32:04Parlons vrai.
32:04Sud Radio.
32:05Parlons vrai.
32:06Et nous continuons nos débats.
32:08Alors, Théo,
32:08on ne vous a pas entendu
32:09sur cette déclaration
32:10d'Emmanuel Macron
32:12reconnaître la Palestine
32:13un devoir moral.
32:15La question, je pense,
32:17c'est de se...
32:17On parle de l'aspect politique
32:18de la déclaration.
32:19Pourquoi maintenant ?
32:20Pourquoi...
32:21Je pense que...
32:23En réalité,
32:23la question qu'il faut se poser,
32:24c'est est-ce que demain
32:25reconnaître la Palestine,
32:26ça va régler le problème ?
32:27La réponse est non.
32:27Demain, Emmanuel Macron
32:29fait une interview télévisée
32:31et décrète...
32:33Enfin,
32:33reconnaître l'État palestinien.
32:35Est-ce que les otages
32:35seront libérés ?
32:36Non.
32:37Est-ce que le Hamas
32:38sera mis hors d'état de nuire ?
32:39Non.
32:40Et est-ce que les Gazaouis
32:41enfin vivront en paix
32:42et dans une démocratie saine ?
32:44La réponse est forcément non.
32:45Donc d'abord,
32:46je pense que la priorité,
32:47c'est de maintenir
32:48la pression sur le Hamas.
32:49Après, moi,
32:49je ne suis pas un géopoliticien,
32:51je n'ai pas prétention
32:52à dire ce qu'il faut faire.
32:54Mais en tout cas,
32:54ce que je pense,
32:54c'est que philosophiquement,
32:56on doit d'abord
32:56accorder notre priorité
32:57sur les otages,
32:59sur les civils.
33:00Et la reconnaissance
33:01d'un État palestinien
33:02doit être l'aboutissement
33:03d'un processus long
33:04et qui doit conduire
33:06à une société apaisée.
33:07Parce qu'avoir un État palestinien
33:08qui, au final,
33:10n'existe pas
33:10dans des institutions politiques
33:12et réellement,
33:13ça ne sert à rien.
33:13Si ce n'est faire de la com'
33:14en France
33:15et puis peut-être répondre
33:18à une certaine clientèle électorale.
33:21Oui.
33:21Juste préciser
33:23qu'il y a beaucoup d'images
33:24fake qui circulent
33:26dans un sens
33:26comme dans l'autre.
33:27Mais cette image
33:27d'une petite fille,
33:28parce que j'ai une auditrice
33:29qui me dit
33:29vous n'avez aucune humanité,
33:31mais cette image
33:32d'une petite fille
33:33qui sort des flammes
33:34est une image générée
33:35par l'IA.
33:37C'est de l'IA.
33:38Mais aujourd'hui,
33:38c'est vrai qu'on a fait
33:40le montant en guerre.
33:40D'ailleurs,
33:41Monsieur le répétait tout à l'heure,
33:42on a inventé
33:43l'histoire de génocide.
33:44Là, on parle de l'apartheid.
33:45Alors, je peux vous dire
33:45l'apartheid,
33:45moi qui suis israélien,
33:46je peux vous dire
33:46qu'à Naplouse, etc.,
33:49il n'y a pas un juif
33:49qui travaille.
33:50En revanche,
33:50le nombre d'arabes israéliens
33:51qui sont de la Cisjordanie
33:53qui viennent travailler
33:54tous les jours à Tel Aviv,
33:55il n'y a jamais eu d'apartheid.
33:56Dans un sens,
33:56il y en a dans l'autre.
33:57Il peut vérifier,
33:58mais c'est plus facile
33:59de parler d'ailleurs
33:59des postures
34:00que d'aller sur le terrain.
34:02Cette dame,
34:02malheureusement,
34:03elle subit
34:03le travail de sape
34:05de la propagande
34:06pro-Hamas,
34:07de la propagande
34:08des frères musulmans.
34:09Et en fait,
34:10ils construisent
34:11l'inhumanité
34:12d'Israël et des Juifs.
34:13Et cela s'est fait
34:14pourquoi ?
34:15La barbarie rentre
34:16justement exactement
34:17dans ce moment-là.
34:18Il faut délégitimer
34:19Israël d'abord
34:20et rendre le peuple israélien
34:22et le peuple juif
34:22dans son ensemble
34:23inhumain.
34:24Comme ça,
34:24tout ce qui pourra
34:25leur arriver demain
34:25en riposte,
34:26on l'aura bien cherché.
34:27Comme le 7 octobre d'ailleurs
34:28où tous les fervents
34:30adorateurs du Hamas
34:31ont dit que
34:31ça avait commencé bien
34:33avant le 7 octobre,
34:33je me rappelle
34:34Karim Zeribi
34:35qui m'avait dit
34:36que c'était un vieux problème
34:37et qu'Israël
34:39l'a bien cherché
34:39et l'a mérité.
34:40C'est exactement
34:41ce qu'on fait maintenant.
34:41On dit,
34:42ils sont inhumains,
34:43donc on fabrique
34:43cette inhumanité
34:44avec ces images fake
34:45pour demain
34:46légitimer
34:47un prochain 7 octobre
34:48qui sera peut-être
34:49encore plus meurtrier.
34:50Bravo.
34:50Une question
34:51très vague à Gaza.
34:53Donc la proposition
34:54américaine acceptée
34:55par Israël
34:56ne répond pas
34:56aux demandes du Hamas
34:57selon un dirigeant
34:58du mouvement.
34:59Je vois sur Internet
35:00quelqu'un dit
35:01que je comprenne bien
35:02le peuple génocidé
35:03refuse un cessez-le-feu
35:04que son gynécédère
35:05a accepté.
35:07C'est toute la difficulté.
35:09On voit bien
35:09l'anime de l'exercice.
35:10Dès qu'il n'y a pas d'État,
35:11c'est trop compliqué après.
35:12Le Hamas
35:12est une organisation
35:13qui a d'autres objectifs
35:14que d'une stabilité,
35:15une paix durable
35:16et on va dire
35:18que la bande de Gaza
35:19se développe autre.
35:20Ils n'ont absolument aucun...
35:21Ce n'est pas leur sujet en fait.
35:23Donc le chaos leur sert.
35:24C'est pour ça que j'essaie de...
35:25Il faut ramener le débat
35:26peut-être un peu là-dessus.
35:27L'intérêt que peut avoir
35:28la création d'un État palestinien,
35:33qui aurait des instances.
35:35Il n'y a même pas de justice,
35:36il n'y a pas de tribunaux,
35:37il n'y a pas de police,
35:38il n'y a pas de passeport,
35:38il n'y a rien du tout.
35:39C'est compliqué
35:40pour un peuple aussi
35:41d'être sur des terres
35:42et de ne pas avoir d'existence.
35:43Le Hamas
35:44qui prétend en tout cas
35:45diriger...
35:47Oui,
35:47il s'est attribué
35:49parce qu'il y avait un vide,
35:50il n'y avait pas de police,
35:51il n'y a rien à Gaza.
35:51Est-ce que vous imaginez
35:52effectivement
35:53les Tutsis refuser un accord ?
35:55Est-ce que vous imaginez
35:56que si on transpose
35:58à d'autres pays,
35:59vous êtes...
36:00Enfin,
36:00vous cherchez un accord
36:02a priori ?
36:02Le but de la guerre,
36:04c'est la paix normalement.
36:05Donc au bout du bout,
36:05il faut une paix à un moment donné
36:06sauf que je n'ai pas l'impression
36:07que ce soit leur but à eux.
36:08Et donc c'est pour ça
36:09que je pense que c'est important aussi
36:10qu'il y ait une alternative
36:11pour les Palestiniens
36:12qui est beaucoup plus crédible
36:13que le chaos
36:13que propose cette mouvance-là.
36:16Et ça passe par...
36:17C'est notre position,
36:18la mienne en tout cas.
36:19Alors ceux qui disent
36:20que c'est fake news,
36:22l'histoire de la petite fille,
36:23vous allez sur
36:24une intelligence artificielle,
36:26vous mettez la photo
36:27et vous demandez
36:28si cette photo est réelle.
36:29Vous allez voir
36:30mais comme les enfants se lisant
36:32vous savez affamés...
36:33La photo en eue de l'humanité.
36:35Qui datait un de la Turquie,
36:37l'autre...
36:37Non mais on va pas nier
36:38que la situation
36:39est très compliquée à Gaza.
36:40Je ne dis pas de famine
36:40il n'y a pas de famine à Gaza.
36:41Il faut juste savoir ça.
36:42La famine organisée
36:43comme on le dit
36:44depuis des semaines et des semaines.
36:45Il y a un problème
36:45de l'alimentation.
36:46Il y a quand même un problème...
36:47Famine c'est autre chose.
36:48Il y a des aides
36:48qui sont en place de la guerre
36:49mais il y a des petits soucis quand même.
36:50Il y a quand même des soucis.
36:52Il y a quand même un problème.
36:53Les mots en leur importance.
36:54Je suis d'accord.
36:55Il y a une situation humanitaire
36:57qui est dramatique.
36:58Génocide, apartheid, famine
36:59ce sont des mots
37:00qui n'ont rien à voir
37:00avec ce qui se passe là-bas
37:01et qui sont utilisés
37:02pour détruire justement
37:04l'humanité du peuple israélien
37:06et montrer que finalement
37:07l'Israël s'oppose à tout
37:08alors qu'on le voit bien
37:09cette nuit encore
37:10le Hamas s'oppose
37:11à la libération des otagers.
37:12En plus il y a un accord
37:13de trêve de 60 jours.
37:15Libération de centaines
37:17de Palestiniens
37:18dont une 115
37:19qui étaient condamnés à vie
37:21parce que ce sont des terroristes
37:22qui ont tué des gens
37:23notamment cet octobre.
37:24On était prêts à la libérer.
37:25Donc vous voyez bien
37:25que leur objet n'est pas la paix.
37:27Leur objet c'est détruire Israël.
37:29Il faut le redire
37:29sinon on se met le doigt dans l'œil.
37:31Je voulais juste faire une parenthèse
37:32parler du Soudan.
37:34Troisième année de guerre.
37:35La guerre a fait
37:36des dizaines de milliers de morts.
37:3713 millions de personnes
37:39ont été déplacées.
37:41C'est la pire crise humanitaire
37:42en cours dans le monde.
37:43Personne n'en parle.
37:45Il n'y a pas de juifs.
37:46Et Marie Cabrette dit
37:48no Jews, no news.
37:49Et c'est un peu ça.
37:50Hôpitaux détruits au Soudan.
37:5170 morts de choléra.
37:53Deux jours à Khartoum.
37:54Dans un pays,
37:55alors oui,
37:55il y a l'Afghanistan.
37:56Il y a d'autres pays également.
37:58La situation évidemment à Gaza
38:00est absolument dramatique.
38:02C'est un pays en guerre.
38:04On voit les images.
38:05Mais on peut aussi poser la question
38:07de savoir ce qu'a fait le Hamas
38:09de l'argent
38:10qui lui a été envoyé par l'Europe.
38:11À la place de construire des tunnels,
38:13on aurait pu construire des abris.
38:14On aurait pu...
38:15Enfin, on peut aussi interroger.
38:17Régis, je vous écoute
38:19sur ce qu'on est en train de dire.
38:22Vous n'avez pas envie.
38:26Il y a tellement de choses à dire.
38:31Je vais juste faire une remarque.
38:33J'essaye de suivre ça d'assez près.
38:35Je lis à peu près régulièrement à Haaretz.
38:39Par exemple, j'ai vu les sondages
38:40sur l'état de l'opinion publique israélienne
38:43qui sont un peu inquiétants.
38:44Toujours est-il que ce que j'apprends, moi,
38:48en essayant d'aller aux nouvelles,
38:50merci Internet et merci les logiciels de traduction,
38:54je crois que la proposition américaine,
38:58c'est une proposition américaine
38:59qui a été acceptée par Israël,
39:01est actuellement en cours de négociation
39:04par le Qatar interposé.
39:05Donc, je ne sais pas si ça n'aboutira pas.
39:08Il y a déjà eu plusieurs accords
39:11qui ont été dits dans le passé.
39:13C'est tout ce que j'ai à dire pour l'instant
39:16de cette tragédie.
39:19Je voulais réagir aussi,
39:22mais je pensais le faire
39:23dans le débat que nous aurons
39:25sur la préparation des conséquences
39:28de la finale de la Ligue des champions.
39:30Oui, parlons ensemble.
39:31Non, non, non, mais justement,
39:34justement, à propos de...
39:36Écoutez, je commence, Valérie,
39:41sur ce thème qui m'apparaît
39:44très important chez nous.
39:47C'est, et ça ne nous éloigne pas tant que ça
39:49du Moyen-Orient,
39:52ça ne nous éloigne pas du Congo,
39:56où M. Kagame va délire
39:58triomphalement le sommet de la frangophonie,
40:01continue à provoquer une guerre
40:03pour dérober les matières premières du Congo,
40:07avec des conséquences absolument effroyables
40:08dont personne ne parle,
40:09c'est tout à fait exact,
40:11ce qui se passe au Soudan.
40:12C'est que je constate que la guerre a changé.
40:15La guerre a changé.
40:16J'essaie de suivre ça là aussi,
40:18et que, par conséquent,
40:20aujourd'hui, ces guerres,
40:21elles se passent non plus entre États,
40:25mais avec des forces irrégulières.
40:28Avec des forces irrégulières,
40:29et le Hamas en est une démonstration.
40:32C'est un État, l'État israélien,
40:34qui est opposé à une force irrégulière.
40:37Et ça, on le retrouve partout,
40:38c'est ce qui s'est passé avec l'État islamique.
40:42Et donc, vous allez me dire,
40:43mais on s'éloigne de la métropole,
40:45pas tant que ça.
40:46Pas tant que ça,
40:46parce qu'après la tragédie de Nanterre,
40:51quand on a eu trois semaines,
40:53trois semaines d'émeute,
40:55on a une partie de la population
40:57qui s'est révoltée,
40:59qui s'est lancée dans des violences
41:01tout à fait considérables,
41:02elle n'était pas encore armée.
41:04Il n'y avait pas besoin de coordination,
41:05il n'y avait pas besoin d'avoir un État en face de nous.
41:08Alors, on peut toujours dire,
41:09c'est les Russes qu'on provoquait,
41:10c'est ridicule.
41:11En revanche, il y a aujourd'hui,
41:13et la France est très exposée de ce point de vue,
41:16il y a aujourd'hui une vraie difficulté dans ce pays.
41:20Rappelez-vous ce qui s'était passé à Dijon,
41:22quand il y a eu un affrontement
41:24entre une communauté marocaine
41:25et une communauté tchétchène.
41:29Les tchétchènes étaient intervenus à Dijon
41:31avec 200 véhicules qu'ils avaient envoyés
41:33et des armes lourdes.
41:36Donc, je dis qu'on est confrontés aujourd'hui
41:39à une mutation considérable de la guerre.
41:43On le voit d'ailleurs en Ukraine,
41:44avec Wagner, avec les tchétchènes,
41:46avec une guerre par proxy,
41:47c'est-à-dire que les Ukrainiens font le boulot
41:50pour les Occidentaux
41:51et M. Mertz qui les pousse.
41:53Donc, je me dis que face à un événement festif,
41:59un événement qui m'intéresse,
42:00je vais regarder le match,
42:01tranquille,
42:02et bien derrière,
42:04on est obligé de mettre le pays en état de siège
42:07parce qu'on ne contrôle plus les forces irrégulières
42:10qui sont là.
42:12Et il n'y a pas besoin qu'elles aient un chef,
42:14pas besoin qu'elles soient contrôlées.
42:16Ça explose.
42:18On est terrorisé par les conséquences.
42:21Rappelons-nous la finale de la Ligue des champions précédente.
42:24Donc, je trouve que la marge du monde,
42:27là, est de ce point de vue-là très, très inquiétante
42:29et pour notre pays en particulier.
42:31Alors, on va revenir sur cette Ligue des champions
42:33et ce dispositif massif.
42:36C'est le préfet de police de Paris
42:38qui a employé ce terme.
42:405 400 policiers et gendarmes mobilisés.
42:42On en parle dans un instant.
42:44Sud Radio, votre avis fait la différence.
42:47Mettez-vous d'accord.
42:48Valérie Expert.
42:49Et nous parlons foot, Ligue des champions.
42:52Alors, on va peut-être parler un petit peu foot.
42:54Ils vont gagner ou pas, Franck, vous qui êtes un fan ?
42:56Moi, je suis un fan depuis tout petit.
42:58Maintenant, je suis en procès avec le club
43:00depuis la bâche de la honte.
43:04Free Palestine, 800 mètres carrés.
43:06Donc, je soutiens toujours l'équipe
43:08parce que je suis PSG de cœur.
43:10Je ne soutiens pas du tout le 4SG.
43:11Voilà, c'est tout.
43:12Ils vont gagner ?
43:13Logiquement, vu l'équipe,
43:15moi, je pense même qu'ils peuvent écraser
43:17l'interdominant 2 ou 3-0.
43:19C'est mon pari, pour vous dire.
43:20Donc, je ne suis ni rancunier,
43:21je ne suis ni rancunier, ni de mauvaise.
43:23Je pense sincèrement que PSG a une équipe de feu
43:27et qu'ils sont tous en forme de main.
43:28Et si un match d'élimination directe à Paris,
43:31c'est une des meilleures équipes qui existent.
43:32En France, de loin.
43:33Quand on regarde la Coupe de France,
43:35le nombre de coupes qu'ils ont gagnées.
43:37Et sur une finale, je pense qu'ils peuvent
43:38leur marcher dessus, oui.
43:40Alors, Régis, est-ce que vous serez d'accord ?
43:42Moi, j'espère bien que le PSG va l'emporter
43:46parce que je suis un patriotaire maladif.
43:51En revanche, j'ai vu les deux demi-finales
43:55contre le Barça, qui a une équipe sublime.
44:01Eh bien, ils l'ont emporté à la régulière
44:04avec leurs arguments.
44:05Je parle de l'Inter.
44:07Je suis un peu inquiet.
44:09Donc, je ne veux pas dire pessimiste ou optimiste,
44:12mais je suis un peu inquiet.
44:14Je pense que je vais être tendu
44:15jusqu'au coup de soufflet final.
44:18Donc, vous n'êtes pas aussi optimiste, Ergon ?
44:21Non, il y a beaucoup de facteurs
44:22qui vont rentrer en compte.
44:23C'est une finale et l'arbitrage en fera partie.
44:26L'arbitre et Roumain,
44:27on devrait éviter quelques mauvaises surprises.
44:30Et Roumain parle bien français, nous lions jamais.
44:33C'est ça.
44:33Les planètes sont alignées pour le PSG.
44:35Après, le football, le ballon est rond.
44:36Il faut que la balle dépasse la ligne.
44:38Ce n'est jamais évident.
44:40Et vous, Théo ?
44:41On n'a que des fans de foot aujourd'hui.
44:43Je parie un bon 3-1.
44:45Un bon 3-1.
44:46Je pense que le PSG est en forme.
44:47En plus, il y a une bonne...
44:48Et ce qu'il y a cette année qui n'y avait pas avant,
44:49c'est le collectif surtout.
44:51Alors qu'avant, il était porté par une star.
44:52Et puis, c'était tout.
44:53Et puis, on a vu le melon de ce que ça fait.
44:55Et là, le collectif, en plus, avec Louis-Henriquet
44:57qui incarne une philosophie de jeu
44:58et puis même une philosophie d'équipe
45:00qui est vraiment incroyable.
45:02Je pense qu'il y a tous les ingrédients
45:03pour une belle victoire.
45:04Surtout quand même qu'ils ont gagné
45:06un match très compliqué, très disputé
45:08face à Reims, derrière moi,
45:09face à la Coupe de France.
45:11Donc, je pense que là, ils sont bien préparés.
45:13Alors, un dispositif massif dans la capitale.
45:17Près de 6 000 policiers
45:18contre 2 000 pour la demi-finale.
45:21Une bonne partie des Champs-Elysées
45:23et aussi le secteur autour du Parc des Princes.
45:27Discuter, nous, on n'est pas très loin
45:28du Parc des Princes avec des restaurateurs
45:29qui vont renoncer à mettre des écrans
45:32dans leur café parce que ça attire
45:34une population qu'ils n'ont pas envie d'avoir
45:37et qui va finir par dégrader tout.
45:40Donc, on a des commerces fermés.
45:41On a des secteurs, des rues entièrement fermées
45:45autour des Champs-Elysées.
45:46Comment on en est arrivé là ?
45:48C'est aussi un...
45:50Et on sait que ça va mal se passer.
45:52On le sait.
45:52Qu'ils gagnent ou qu'ils perdent.
45:54Ah oui.
45:55Mais oui, regardez,
45:56après la victoire en demi-finale,
45:57qui est quand même un moment de fête extraordinaire,
46:00arrivé à la Champions League,
46:01en finale de Champions League,
46:01quand je vous rappelle,
46:02on était 24e équipe.
46:04Il manquait un match pour se qualifier.
46:06On était les plus mauvais
46:07de tous les qualifiés.
46:09On arrive en finale.
46:10Donc, c'est vraiment le parcours
46:11peut-être le plus extraordinaire
46:12d'une équipe française en Champions League.
46:14Si en plus, on gagne.
46:15Mais regardez, la victoire,
46:17ce qu'elle a généré à Paris.
46:18Donc, on se dit,
46:19c'est une victoire en demi-finale.
46:20qui génère des émeutes.
46:21Mais qu'est-ce qu'elle va être
46:22avec la finale, avec la coupe ?
46:23Moi, c'est dramatique de se dire,
46:25vous vous rendez compte,
46:26la mai d'une fête,
46:27d'avoir peur.
46:28On a peur la mai d'une fête.
46:29C'est épouvantable.
46:30C'est honteux.
46:31Je pense que le préfet a pris des précautions.
46:33Il a raison, tout d'abord.
46:35Mais surtout, on commence à avoir l'habitude.
46:38Ça fait quelques mois,
46:39on a fait les JO,
46:40des gros événements.
46:41Il faut savoir fêter une victoire aussi
46:44et prendre des précautions.
46:45C'est une ville-monde.
46:46On sera l'œil du monde.
46:48Tout le monde va regarder
46:49ce qui va se passer
46:49sur les Champs-Elysées.
46:50Il vaut mieux transmettre
46:51des belles images
46:52que des images de chaos.
46:53Surtout qu'en demi-finale,
46:55il y avait une sensation
46:57un peu de flou.
46:59Personne ne se sentait trop en sécurité.
47:00Donc, l'idée, c'est d'éviter cela
47:01et évidemment fêter la victoire
47:02comme il se doit.
47:03Mais ça, on en a déjà fait la preuve.
47:05Mais ça n'empêchera pas
47:06les manifestations
47:08et les débordements.
47:09Malheureusement, c'est ce qu'on disait.
47:11En fait, cette idée
47:12qu'on sait déjà
47:13ce qui va se passer,
47:14alors que ça n'arrivera que demain,
47:16c'est quand même assez triste
47:16d'en arriver à là.
47:18Surtout qu'on s'est fêté paisiblement.
47:20Moi, pour l'Euro 2016,
47:21je n'avais pas le souvenir
47:22qu'il y a eu de grands bazars.
47:25Forcément, il y a eu quelques trucs,
47:26mais en tout cas,
47:27pas comme pour la demi-finale.
47:28Contre les Portugais au 7 de France.
47:29Oui, déjà, je pense que ça calmait beaucoup.
47:31Et après, je faisais le parallèle
47:32en antenne sur la victoire de l'UBB.
47:35Évidemment, ce n'est pas le même sport.
47:36Non, ce n'est pas le même sport.
47:37Ce n'est pas les mêmes émotions.
47:38Mais ça en dit long quand même
47:40sur le fait qu'on peut gagner
47:41et être heureux.
47:42Moi, j'étais à Bordeaux à ce moment-là.
47:43Les gens étaient heureux.
47:44Ils étaient bourrés dans la rue.
47:46C'est le rugby.
47:47Je n'étais pas non plus très somme.
47:49Mais c'est quoi ?
47:49Disons les choses.
47:49Ce n'est pas le même public.
47:51Ce n'est pas le même public.
47:52C'est pas le même public.
47:58Il n'y a pas la même ambiance.
47:59Je ne sais pas comment le dire,
48:00mais il n'y a pas la même atmosphère.
48:01C'est mon beau sport, le rugby.
48:03J'ai monté des clubs.
48:04Je peux vous dire que le même public,
48:05vous prenez les mêmes personnes,
48:07ils vont à l'UBB
48:09ou supporter l'équipe de France au rugby,
48:11ils se comporteront extraordinairement bien.
48:13Vous prenez les mêmes
48:14dans un cadre de foot national ou international,
48:16ils peuvent se vulnéganiser.
48:18C'est le foot qui rend fou.
48:20Je peux vous dire,
48:20je suis un fan de foot depuis tout petit.
48:22Le foot rend fou.
48:24Les mêmes personnes mutent complètement
48:27dès qu'ils sont dans un cadre de football.
48:29C'est au foot de se poser les questions.
48:31Mais en même temps,
48:32c'est le seul sport
48:32qui te permet de remplir les Champs-Elysées.
48:34C'est la dernière grande fête populaire
48:38qui peut exister.
48:39On n'aura pas à remplir les Champs
48:40avec une finale de coupe de handball ou de rugby.
48:42Malheureusement, c'est la réalité.
48:43On ne peut pas sous-estimer l'effet d'Aubaine.
48:46Moi, je ne suis pas sûr.
48:47Oui, le public de foot,
48:48il est ce qu'il est.
48:49Ce n'est pas le public de rugby, malheureusement.
48:50Alors peut-être en termes de comportement.
48:52Mais là, il y a un effet d'Aubaine.
48:55Rappelez-vous la Ligue des champions Liverpool.
48:58Je ne me rappelle plus qui était l'adversaire d'ailleurs.
49:00Mais bon, enfin, peu importe.
49:02C'était des racailles des cités alentours
49:05qui étaient venues pas du tout pour voir le match.
49:07Non, pour foutre le bordel.
49:08Pour voler.
49:09Donc là, en l'occurrence,
49:11se précipiter sur les Champs-Elysées,
49:12c'est pour se livrer au pillage.
49:14Ce n'étaient pas des supporters de foot
49:16qui ont mis la France
49:18dans une émeute géante
49:20après l'affaire Naël.
49:23Non, je pense qu'il y a
49:25un climat particulier
49:27qui fait que
49:28ce genre d'événement
49:30est le prétexte
49:32et provoque un effet d'Aubaine.
49:35Et à ce moment-là, ça dégénère.
49:36Mais pourquoi ils ne le font pas pour le rugby ?
49:38Pourquoi ils ne le font pas quand c'est le rugby ?
49:40Ce n'est pas l'esprit.
49:40Ce n'est pas les valeurs.
49:41Ce n'est pas l'esprit.
49:42Ce n'est pas le cadre.
49:43Il n'y a jamais de débordement au rugby.
49:45Il y a eu, je me rappelle,
49:46il y a très très longtemps,
49:47même dans les France-Angleterre
49:49qui étaient un peu compliqués,
49:50aller au bord du stade,
49:51je me rappelle,
49:51au Parc des Princes de l'époque,
49:53français, anglais,
49:54avec des bocs de bière,
49:55bras dessus, bras dessous.
49:56Il ne peut pas y avancer là.
49:57Pourquoi ?
49:58Parce que quand on est rugby,
50:00encore une fois,
50:01le match n'est qu'un moment
50:03de la vie du rugbyman.
50:04C'est le moment de la rencontre.
50:05Mais ça commence avant
50:06et surtout après.
50:08Et la troisième mi-temps
50:09qui a été instaurée d'abord
50:10pour que les adversaires
50:12qui sont au terrain
50:13se mettent des châtaignes à l'époque
50:14puissent boire des verres ensemble,
50:15ça montre que le rugby
50:17est un sport d'abord positif,
50:19qui a des vraies valeurs,
50:20de respect.
50:21Et je suis désolé,
50:21au foot, regardez !
50:22Quand vous savez que le PSG
50:24paye ses joueurs
50:25pour qu'ils aillent saluer
50:27les supporters au Parc,
50:29ça montre la déchéance du sport.
50:32Payez une prime
50:33pour faire coucou
50:34et merci aux supporters.
50:35Quelle honte !
50:36Franck, vous êtes businessman.
50:38Vous avez fait même...
50:38D'abord sportif.
50:39D'abord sportif, businessman.
50:40Il y a un monsieur autour de cette table,
50:42il a dit une phrase très importante
50:43tout à l'heure,
50:43il a dit
50:43plus c'est gros,
50:44plus ça descend vite.
50:45Ce n'est pas comparable.
50:47La manne financière,
50:48les sommes d'argent
50:49qu'il y a dans le foot
50:49et dans le rugby
50:50n'ont rien à voir.
50:51Je parle des valeurs.
50:52Pareil,
50:52le nombre de personnes,
50:54donc c'est sûr que
50:54dès qu'il y a des événements,
50:55c'est beaucoup plus matériel.
50:56C'est plus difficile à gérer,
50:57ce n'est pas la même chose.
50:58Ce n'est pas la même chose.
50:59En termes de valeurs,
51:00je suis désolé,
51:00moi toutes les valeurs
51:01que j'ai apprises,
51:01c'est ce que disait Camus.
51:02Toutes les valeurs
51:03que j'ai connues,
51:04les belles valeurs de l'homme,
51:04je les ai apprises
51:05grâce au football.
51:07Camus,
51:08c'était la 15e,
51:09la 15e,
51:10la 15e,
51:10la 15e,
51:10le collectif.
51:12Il n'y a pas si longtemps que ça.
51:13Non, non, non,
51:13je suis désolé.
51:14Depuis la fin des années 80,
51:17que l'hyper professionnalisation
51:18après Platini
51:19est rentrée dans le sport,
51:20c'est fini.
51:21Et le rugby,
51:22regardez,
51:23est devenu ultra pro
51:24alors qu'il était super amateur
51:26et la force des valeurs du rugby,
51:29ça a empêché justement
51:30ce sport de devenir
51:31un football qui joue avec la main.
51:32Mais ça ne prend pas.
51:33Ils ont réussi,
51:34ils ont réussi
51:35à conserver leur valeur,
51:36c'est pas vrai.
51:36Il n'y a pas de violence en rugby.
51:37Regardez les audiences du top 14,
51:39il n'y a rien.
51:39Je ne parle pas de ça,
51:40je ne parle pas de ça.
51:40Il n'y a rien.
51:41Il y a plus de spectateurs
51:42quand même que...
51:43Pour en match.
51:45Sur la dernière dynamique,
51:46elles ne sont pas valeurs
51:47de l'équipe de France de foot.
51:48Le rugby sur le terrain
51:50est en train un petit peu
51:51de dégénérer
51:51quand on voit ce qui s'est passé
51:53après la finale de l'UBB,
51:54quand M. Pollock,
51:56la vedette britannique
51:59est venue incester
52:00les joueurs de l'UBB.
52:01Ce sont les joueurs de l'UBB
52:02qui se sont mis de côté,
52:04qui ont été sanctionnés.
52:06Non, non.
52:06C'est en train d'eux.
52:07Moi, je trouve que c'est...
52:08Le rugby, ça a été mon sport,
52:10soyons clairs.
52:11Là, je ne sais pas
52:12si c'est aussi net que ça,
52:14cette absence d'évolution.
52:16Oh, Pollock,
52:16c'est une bonne gueule.
52:17C'est un très bon joueur,
52:18il est un peu vexé.
52:19Un mot, un dernier mot.
52:20Christine Bouillot
52:20qui nous écoute,
52:21qui est notre correspondante à Toulouse,
52:22nous dit qu'en rugby,
52:23malheureusement,
52:23les 3e mi-temps
52:24ont donné lieu
52:24à des affaires assez sordides.
52:26Les joueurs prend au rugby
52:27sont aussi payés
52:28pour aller voir les supporters
52:29à la fin du match.
52:30C'est ce qu'elle nous dit,
52:31mais la grande différence
52:31se trouve peut-être
52:33dans les tribunes
52:34et entre autres supporters.
52:35Christine Bouillot
52:35qui est très férue de sport.
52:38J'aimerais bien
52:39qu'elle me donne une preuve de ça
52:40parce que,
52:40d'ailleurs,
52:41ça serait pour moi
52:42un vrai changement.
52:43Je peux vous dire,
52:44personne ne l'a jamais dit.
52:45Si elle le dit
52:46et qu'elle le prouve,
52:47je serais le premier
52:47à en parler aux instances de rugby
52:49parce que ça,
52:49ce serait dramatique.
52:50Eh bien, écoutez,
52:50je vous mettrai en contact
52:51avec elle
52:52et elle dit
52:52que la grande différence
52:53se trouve peut-être
52:53dans les tribunes
52:54et entre supporters.
52:55C'est vrai qu'il n'y a
52:56pas la même chose.
52:57On n'a pas parlé du tabac
52:58pour ou contre
52:58cette mesure.
53:00Totalement contre...
53:01Enfin, pour la mesure,
53:03contre la club.
53:04Contre la club,
53:05déjà dans certaines
53:06terrasses de restaurants,
53:08vous savez,
53:08où il y a juste un petit toit,
53:10les gens fument,
53:10c'est devenu un espace fumeur.
53:11Mais avec des enfants,
53:12enfin, pour moi,
53:13c'est bizarre
53:13que la question se pose même.
53:15Mais bon...
53:15Complètement pour,
53:16mais les restaurants
53:16ne sont pas compris dans la mesure.
53:18Non, non, c'est tout ce qui...
53:19Régis,
53:22on n'aborde pas ça
53:22parce qu'on aurait été d'accord
53:23sur tout ce qui concerne
53:25la sécurité routière
53:26et ce qui concerne
53:27le tabagisme.
53:29On est d'accord.
53:30Moi, je suis d'accord
53:32avec cette mesure.
53:33Je constate que ça progresse.
53:34Alors, bien sûr,
53:35on va emmerder les gens.
53:36Bien sûr,
53:36on va leur mettre des prunes.
53:38Mais c'est un vrai problème
53:40de santé publique
53:41et qu'il faut le traiter.
53:42Oui.
53:43D'accord aussi,
53:44mais je trouve ça juste dommage
53:44de ne pas pouvoir faire confiance
53:45au bon sens des gens.
53:46Bah oui, mais il n'y en a pas.
53:47Et malheureusement,
53:48aujourd'hui,
53:48ça marche avec la loi.
53:49T'as raison, mais...
53:50C'est un placement peu sûr.
53:52Merci à vous.
53:53Dans un instant,
53:55la suite des émissions,
53:57c'est Alexis Poulin
53:58qui sera avec vous.
53:59A tout de suite.
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