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  • il y a 7 mois
Mettez vous d'accord avec Paul Cébille, Noémie Halioua, Arnaud Benedetti et Mathias Leboeuf

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2025-12-23##

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News
Transcription
00:00:00De 55 ans, Vince Zampella est également connu pour avoir développé les jeux vidéo à succès
00:00:04Titanfall ou encore la licence Star Wars Jedi.
00:00:08Excellente matinée à tous.
00:00:11Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:16Bonjour à toutes et à tous, heureuse de vous retrouver.
00:00:19Nous sommes le mercredi, le mardi, oh là là déjà, mardi 23 décembre avec vous pendant ces deux heures d'info.
00:00:27Ça sent le sapin, ça sent Noël.
00:00:32Est-ce que vous avez terminé vos courses ?
00:00:34On vous attend au 0826 300 300.
00:00:38Joyeux Noël ou joyeuses fêtes ? On va en parler dans un instant avec vous.
00:00:41Ce matin, M. Coquerel a refusé au micro de Sonia Mabrouk de dire joyeux Noël.
00:00:48On en a un petit peu parlé hier de cette nouvelle habitude qui est de dire joyeuses fêtes.
00:00:54On va parler d'autres sujets avec Paul Séby, rédacteur en chef d'Hexagone.
00:00:59Bonjour à vous.
00:01:00Noémie Alloua, journaliste et séilliste.
00:01:03Bonjour Noémie.
00:01:04Bonjour Aléry, bonjour à tous.
00:01:05Vous êtes aux côtés des agriculteurs sur les ronds-points.
00:01:08On va en reparler avec vous.
00:01:10Vous avez publié La Terreur jusque sous nos draps qui est paru chez Plon.
00:01:13Arnaud Bénédetti ne devrait pas tarder à arriver.
00:01:15Professeur à la Sorbonne, directeur de la nouvelle revue politique.
00:01:19Et Mathias Leboeuf, journaliste et philosophe.
00:01:21Bonjour Aléry.
00:01:22Votre dernier livre, petit traité.
00:01:24De la lenteur.
00:01:25De la lenteur, ça nous va bien pendant cette période.
00:01:29Donc joyeux Noël ou joyeuses fêtes.
00:01:31La Poste, alors moi je vais faire un mea culpa parce qu'hier j'ai râlé en disant que
00:01:36La Poste, le site avait implosé et je ne savais pas à l'époque que c'était une cyberattaque.
00:01:42Donc c'est vrai que c'est inquiétant.
00:01:44Sommes-nous démunis ?
00:01:44Est-ce que construire un porte-avions finalement va nous servir à quelque chose ?
00:01:48Est-ce que les risques ne sont pas plutôt de ce côté-là ?
00:01:51On va revenir sur les propos, encore une fois, d'Éric Coquerel et d'Ali Diohara,
00:01:57deux élus LFI qui ont des propos sur lesquels on peut s'interroger.
00:02:04Mais je vais vous en reparler dans un instant.
00:02:05Dans la vidéo d'Emmanuel Macron qui fait des pompes avec nos militaires, qu'en avez-vous pensé ?
00:02:10Bref, beaucoup de sujets.
00:02:12Commençons par la Poste, effectivement victime hier d'une cyberattaque, toujours en cours visiblement.
00:02:19Beaucoup de queues devant les bureaux de Poste.
00:02:22Certains colis ne pourront pas être livrés à temps.
00:02:24Et je voulais vous lire le tweet de Rafik Smati qui vient ici régulièrement, qui est chef d'entreprise.
00:02:29Il participe à des plateaux aux côtés de David Pujadas et il dit
00:02:33« Je ne serai pas ce soir sur le plateau de 24h Pujadas comme prévu.
00:02:36Je serai aux côtés de mes équipes. »
00:02:38Comme des milliers d'entreprises de l'e-commerce, nous faisons face aux répercussions de la cyberattaque qui touche la Poste.
00:02:43En France, ce sont des centaines de milliers de personnes qui risquent de ne pas recevoir leurs cadeaux de Noël à temps.
00:02:48Cet événement est loin d'être anecdotique.
00:02:50C'est un signal et c'est là-dessus que je trouve que c'est intéressant de s'interroger.
00:02:54Nos infrastructures les plus quotidiennes, celles qui relient les familles, les territoires et l'économie réelle,
00:02:58sont devenues des lignes de front.
00:03:00Les guerres de demain ne se déclareront pas toujours avec des chars
00:03:03et elles ne passeront pas nécessairement par le sacrifice de nos enfants.
00:03:06Elles commenceront par des serveurs à l'arrêt, des chaînes logistiques brisées,
00:03:10des câbles internet sectionnés et une société qui devient vulnérable.
00:03:14Il faut protéger la France aujourd'hui, protéger ses réseaux, ses données, ses infrastructures vitales.
00:03:20Je trouve que ce tweet est très intéressant, très important, Paul Sébille,
00:03:24parce qu'effectivement, aujourd'hui, on peut mettre la France KO uniquement avec Internet,
00:03:31avec des attaques, des cyberattaques.
00:03:34C'est ça et c'est vrai que l'inquiétude des gens, ce côté vulnérable de la société,
00:03:39il est accentué par ce genre de phénomène, de cas précis je veux dire.
00:03:43Et puis on a vu que l'attaque avait aussi empêché la distribution des courriers physiquement aussi.
00:03:53C'est-à-dire que pour les gens, c'est vraiment la défaillance totale du service public.
00:03:58Là, c'est la poste, mais pour d'autres cas aussi.
00:04:01Et quand on voit le niveau d'inquiétude des gens, ça ne fait que le renforcer.
00:04:06On voit mal comment restaurer une confiance avec quelque chose d'aussi simple que le courrier ou les colis.
00:04:13Alors moi, je m'excuse auprès de la poste, parce qu'hier, j'ai fait ma ronchon en disant
00:04:16« Ouais, ils ne sont pas foutus d'avoir un serveur qui marche à Noël ».
00:04:18Sauf que c'était beaucoup plus grave que ça.
00:04:20Et c'est beaucoup plus grave que ça, puisque visiblement,
00:04:23cette cyberattaque a vraiment immobilisé tous les services
00:04:28qui sont liés aux livraisons de colis.
00:04:31Mathias, le boeuf ?
00:04:32Je pense que c'est un des enjeux et un des problèmes majeurs des années à venir.
00:04:40Là, je crois que les serveurs de la poste, en fait, ont été saturés.
00:04:46Donc j'avais un peu raison quand même.
00:04:51Et pour moi, ce type d'attaque, alors là, c'est la poste,
00:04:55mais ça pourrait être d'autres services.
00:04:57Ce type d'attaque est allié avec ce qu'on appelle la souveraineté numérique de la France
00:05:03et qui est pour moi un des enjeux principaux de l'avenir.
00:05:10Et la France est relativement, pardonnez-moi l'expression,
00:05:14à poil face à ce genre d'attaque.
00:05:17Et on y sera de plus en plus confrontés.
00:05:23Et je pense que les pouvoirs publics n'ont pas pleinement mesuré
00:05:30l'ampleur de ce à quoi ils allaient être confrontés.
00:05:33Donc il y a là un enjeu stratégique fondamental
00:05:36d'indépendance, déjà, numérique de la France.
00:05:40Et puis derrière cette indépendance, la question de la sécurité et de la cybersécurité.
00:05:44Si on peut mettre la France à genoux numériquement,
00:05:51quels que soient les services,
00:05:54si on bousille un certain nombre de relais informatiques et de relais cyber,
00:06:01la France est démunie complètement.
00:06:03Donc il faut faire extrêmement attention à ça.
00:06:05Et je crois vraiment qu'encore une fois, c'est quelque chose...
00:06:09On en parle peu, finalement, dans les médias.
00:06:10Non, on en parle assez peu.
00:06:11On focalise sur d'autres choses, notamment sur la question de la souveraineté.
00:06:17Mais je crois vraiment que l'indépendance de la France
00:06:19et l'indépendance cyber de la France est un enjeu majeur.
00:06:22Oui. Noémie ?
00:06:23Oui, oui. Écoutez, c'est intéressant.
00:06:24Le tweet était intéressant.
00:06:25Ce que vous venez de dire aussi, c'est intéressant.
00:06:26Parce qu'au fond, cette histoire de la banque postale,
00:06:29elle se lie à deux niveaux.
00:06:30La question géostratégique...
00:06:31Au-delà de la banque postale, c'est la poste...
00:06:33Oui, la question de la géostratégie, beaucoup plus largement.
00:06:36Et en fait, c'est une question de moyens.
00:06:37C'est-à-dire, quels moyens on investit dans les questions de cybersécurité ?
00:06:40Et là, Valérie, vous avez posé le doigt sur la question.
00:06:43C'est-à-dire, est-ce qu'aujourd'hui, il faut mettre 11 milliards, je crois,
00:06:46pour le nouveau porte-avions ?
00:06:47Alors même qu'on sait que les guerres de demain seront des guerres de cet ordre-là.
00:06:51C'est-à-dire, des guerres de sécurité sur la question des attaques numériques.
00:06:57Donc, c'est la question du budget.
00:06:58Où est-ce qu'on va mettre le budget ?
00:06:59Où est-ce qu'on va avoir besoin, demain, de se défendre,
00:07:02pour défendre, d'une certaine façon, notre souveraineté ?
00:07:04Et puis, il y a aussi la question tout à fait technique à l'intérieur des frontières.
00:07:07Et c'était raconté brièvement dans le témoignage de Rafik Smati.
00:07:10Vous l'avez évoqué aussi, M. Sébille.
00:07:12Tout simplement, les gens qui ne vont pas recevoir leurs cadeaux de Noël à temps.
00:07:16Ça a été fait exprès.
00:07:16Moi, pour tout vous dire, je suis à la banque postale.
00:07:18Hier, je devais prendre un billet de train pour rejoindre prochainement nos amis les agriculteurs.
00:07:22Je n'ai pas pu prendre mon billet de train.
00:07:24Ça parait anecdotique.
00:07:24Parce que votre compte est bloqué ?
00:07:26Parce que tout était bloqué.
00:07:27Il a fallu attendre un petit peu.
00:07:29Ils ont mis ensuite un autre système qui permet, avec des SMS,
00:07:32de pouvoir quand même utiliser sa carte bleue.
00:07:34Et vous imaginez que quand vous ne pouvez rien acheter,
00:07:36alors même que vous avez besoin de faire des achats de façon parfois un peu urgente,
00:07:39parce que ça peut arriver, et que vous vous retrouvez bloqué.
00:07:41Moi, c'est un cas anecdotique.
00:07:43Mais dans toute la France, c'est arrivé ce genre de situation.
00:07:45Et c'est vrai qu'on se retrouve démunis.
00:07:47Et par un heureux hasard, je suis journaliste.
00:07:50Et donc, j'ai vu sur Twitter la banque postale en top twig,
00:07:54donc parmi les sujets les plus discutés.
00:07:55Et j'ai compris qu'il y avait un problème à ce niveau-là.
00:07:57Mais ce n'est pas le cas de tout le monde.
00:07:59Et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui se sont retrouvés dans une situation
00:08:01où ils ne pouvaient pas utiliser leur carte bleue.
00:08:03Et c'est très problématique.
00:08:04Je n'avais pas vu que ça allait jusqu'à là.
00:08:07Stéphane nous dit qu'ils ont été incompétents.
00:08:09Et actions de crise trop lentes, trop tard.
00:08:11Il y a eu une première attaque globale le samedi sur Orange.
00:08:15Et la Poste, et donc, ils n'ont pas réagi assez vite.
00:08:19Et le lundi matin, ça a été la cata.
00:08:21Arnaud Benedetti.
00:08:22Moi, je souscris à tout ce qui a été dit autour de cette table.
00:08:24Il y a un problème, en effet, d'indépendance.
00:08:26Il y a un problème de moyens aussi.
00:08:28Parce que je crois que c'est absolument essentiel.
00:08:30Mais ça dit aussi quelque chose sur...
00:08:32Moi, il y a un auteur que j'aime beaucoup.
00:08:33C'est Jacques Ellul.
00:08:34On l'a complètement oublié.
00:08:36Et qui a écrit des choses extrêmement intéressantes sur le système technicien.
00:08:39Dans les années 60 et 70, il avait été assez prophétique en la matière.
00:08:43Et ça dit aussi notre extrême dépendance par rapport au système technicien.
00:08:47Parce que cette fragilité-là, aujourd'hui, fait qu'on voit bien que dès qu'il y a un blocage,
00:08:53nous sommes totalement nous-mêmes bloqués dans notre vie quotidienne et dans nos activités.
00:08:59Et il disait, d'ailleurs, il expliquait très bien dans l'histoire des innovations qu'il fait dans son ouvrage,
00:09:05c'est qu'en fait, l'informatique a tout changé.
00:09:06C'est-à-dire qu'en fait, l'informatique, c'est la première fois que le système technicien
00:09:09devient totalement interconnecté et global.
00:09:12C'est-à-dire que tout dépend de tout.
00:09:14Et qu'à partir du moment où vous avez un des éléments qui se bloque,
00:09:17eh bien, tout se bloque.
00:09:18Eh bien, là, en l'occurrence, c'est ce à quoi on assiste.
00:09:20Et en plus, clairement, on est dans une situation de guerre hybride, manifestement.
00:09:25C'est-à-dire avec des attaques qui sont ciblées sur des systèmes
00:09:28qui sont en effet vraisemment vulnérables, insuffisamment protégés.
00:09:33Vous avez vu qu'un hacker, un jeune hacker de Limoges a hacké le site du ministère de l'Intérieur.
00:09:40Donc, ça veut dire qu'en face, il n'y a pas la protection suffisante.
00:09:44Concernant la Poste, ça sera intéressant de savoir, je ne sais pas,
00:09:46il faudra une enquête d'où ça vient et pourquoi la Poste a été attaquée.
00:09:51Mais bon, là, c'est la Poste.
00:09:52Souvenez-vous, il y avait eu des attaques contre les hôpitaux.
00:09:55Il y a eu, je ne sais plus, et quand on attaque, par exemple, le système des hôpitaux,
00:09:59ça peut être dramatique très rapidement.
00:10:02On a en ligne avec nous Benoît, qui nous appelle de Limoges.
00:10:05Ce n'est pas vous, Benoît ?
00:10:07Non, c'est pas moi.
00:10:09Ce n'est pas moi qui avez attaqué.
00:10:10Il est mal à l'heure, alors.
00:10:11Non, je ne suis pas assez doué en informatique pour ça.
00:10:16Donc, comment vous réagissez ?
00:10:18Vous êtes concerné, vous, par ce qui se passe à la Poste ?
00:10:21Non, moi, je ne suis pas concerné par ce qui se passe à la Poste.
00:10:23Je ne suis pas client de la Poste.
00:10:24Et puis, j'ai déjà fait mes cadeaux depuis déjà deux semaines.
00:10:27Bravo, bravo.
00:10:28Donc, vous en faites.
00:10:31Je m'en fous, oui et non.
00:10:33Parce que là, c'est la Poste.
00:10:34Mais comme vous l'avez dit, il y a eu le ministère de l'Intérieur.
00:10:36Et en fait, on se rend compte que nos structures informatiques sont quand même un petit peu désuètes.
00:10:42Les protections, en tout cas.
00:10:43Et le petit jeune de 22 ans dont vous avez cité, il est quand même relativement doué.
00:10:47Soit il est vraiment très doué pour hacker le site du gouvernement.
00:10:50Soit c'est le site qui est vraiment...
00:10:52Nase.
00:10:54Nase.
00:10:54Donc, je ne sais pas.
00:10:55Peut-être qu'il faudrait mettre les moyens, que ce soit dans les entreprises privées
00:10:58ou en tout cas nos sites gouvernementaux, pour défendre quelque chose qui va être de plus en plus attaqué,
00:11:04je pense, avec l'IA et avec les recrudescences de gens qui sont quand même hyper compétents.
00:11:09Qui sont très doués et très compétents.
00:11:11Et ce que me signale un auditeur, c'est que tous les antivirus sont américains.
00:11:15Donc, donc...
00:11:16Mais de toute façon, on a vu par les Géminis, les Américains, c'est nos grands copains et tout ça.
00:11:21Après, ça reste quand même maintenant une guerre commerciale, une guerre de...
00:11:25Voilà.
00:11:27Peut-être qu'il faut un peu moins compter sur les autres et peut-être un peu plus compter sur nos propres ressources.
00:11:32Et je suis persuadé que nous, on a des grands ingénieurs, des gens qui sont hyper compétents.
00:11:38Et ces gens-là, comme ils ne sont pas forcément recrutés et en tout cas pas payés,
00:11:42ils s'en vont à l'étranger.
00:11:43Et c'est quand même dommage parce que c'est la fuite des cerveaux et qui pourrait peut-être nous être utile.
00:11:49Et je pense qu'à une époque où on commence à dépenser de l'argent à tort et à travers pour l'Ukraine, pour ceci, pour cela,
00:11:56peut-être qu'il serait quand même un grand temps de s'intéresser à notre pays et pas aux autres, quoi.
00:12:00Oui, et puis des questions de priorité, de moyens.
00:12:04C'est ce qu'on disait tout à l'heure et c'est ce que dit Rafik Smati, encore une fois.
00:12:10Lui, il a une entreprise qui travaille beaucoup à Noël, donc ça va le mettre dans une situation très compliquée.
00:12:15Et donc, il dit, effectivement, les guerres de demain ne se déclareront pas toujours avec des chars.
00:12:21Et c'est à ça qu'il faut...
00:12:23On voit aussi les intrusions qu'il y a parfois sur certains sujets pour tenter de déstabiliser via X.
00:12:31Disons-le, disons les termes.
00:12:33Il y a quand même deux pays qui sont spécialistes.
00:12:35C'est la Russie et l'Iran.
00:12:36L'Iran qui prend le pas maintenant de plus en plus sur la Russie.
00:12:39Quand on parle des bottes russes sur Internet, on en rit parce que c'est vrai que c'est utilisé un peu à tort et à travers
00:12:43pour dire que ça fait monter les tensions et les fractures, notamment sur les réseaux sociaux.
00:12:48Mais c'est une réalité qu'il y a des offensives qui sont menées par ces pays-là.
00:12:52Et la Russie, c'est la première toute catégorie qui a des bataillons de hackers extrêmement bien formés
00:12:56qui ont un seul but, c'est de déstabiliser les puissances occidentales par le biais des réseaux sociaux.
00:13:01Alors notre Stéphane National, auditeur fidèle, me dit non, il n'est pas doué le hacker.
00:13:06Il a bossé comme un pied puisqu'il s'est facilement fait attraper.
00:13:10Il a laissé trop de traces.
00:13:11Le problème, c'est le ministère et une faille humaine.
00:13:14Le problème est l'humain non formé et l'électronisme.
00:13:17Parce qu'effectivement, on a appris que c'était des mots de passe de messagerie cryptée
00:13:24qui avaient été échangés en messagerie non cryptée.
00:13:27Donc si vous rentrez sur un système, ça devient beaucoup plus simple.
00:13:31Juste pour rebondir sur ce que disait Arnaud, parce que l'humain est à la fois le problème et la solution.
00:13:36C'est intéressant cette critique de la technique.
00:13:38C'est-à-dire qu'il faut peut-être aussi penser à faire en sorte de protéger certains de nos intérêts
00:13:42justement en les extrayant de ces systèmes qui sont de toute façon, d'une certaine façon,
00:13:47qui pourraient être atteignables par des puissances hostiles et étrangères.
00:13:52C'est-à-dire de faire en sorte de protéger certaines de nos informations sensibles
00:13:57en dehors du système classique et technique.
00:14:00Allez, on se retrouve dans un tout petit instant avec vous.
00:14:03Joyeux Noël ou joyeuses fêtes ?
00:14:05Le débat, on l'a déjà un peu lancé hier, mais ce matin, Éric Coquerel a refusé de dire joyeux Noël
00:14:11à Sonia Mabrouk sur l'antenne de CNews.
00:14:15Et puis Emmanuel Macron qui fait des pompes.
00:14:17On va continuer dans le...
00:14:20Alors il nous dit qu'il ne faut pas qu'on tweete, qu'il faut faire attention aux réseaux sociaux.
00:14:24Il part avec l'un des plus grands influenceurs qui est Thibaut Inchep et il poste un message.
00:14:28Alors vous me direz ce que vous en avez pensé ce matin.
00:14:30Je disais si ça avait été Barack Obama, tout le monde aurait trouvé ça formidable.
00:14:34Néanmoins, quel message veut-il envoyer ?
00:14:36A tout de suite.
00:14:37Sud ratez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:14:39Et je suis passée au pied de notre sapin et nous allons pouvoir découvrir le cadeau qui est au pied du sapin pour vous aujourd'hui dans cette émission.
00:14:49Alors il s'agit de quatre entrées au Futuroscope.
00:14:52Donc évidemment c'est un voyage extraordinaire, un lieu magnifique à découvrir.
00:14:59Qu'est-ce qu'il y a ?
00:15:01Alors non Valérie, c'est pour les chevaliers du Fiel aujourd'hui.
00:15:04Moi j'ai... Ah je me suis trompée, zut alors.
00:15:08On va échanger, on va faire...
00:15:10Voilà, je vous fais gagner les entrées au Futuroscope et je laisse aux vraies voix.
00:15:16Donc voilà, j'ai dévoilé le cadeau des vraies voix.
00:15:18Je me suis trompée de petits paquets.
00:15:20Voilà, ça arrive, vous gagnez au change avec moi.
00:15:23Vous avez gagné, enfin cela dit c'est très bien, les chevaliers du Fiel, vous les retrouvez tous les jours à 17h sur Sud Radio.
00:15:28Quatre entrées au Futuroscope, un lieu extraordinaire où le réel et l'imaginaire se côtoient.
00:15:34Et pour cela il faut envoyer sapin par sms au 7-20-18.
00:15:397-20-18, quatre entrées au Futuroscope.
00:15:44On donnera le nom du gagnant dans un instant.
00:15:47Revenons sur ce qui s'est passé, sur le tweet d'Emmanuel Macron sur le réseau X,
00:15:54donc un réseau diabolisé quand il en parle.
00:15:58Mais néanmoins le Président aime bien poster des vidéos de lui.
00:16:02Donc c'est une sorte de clip où il raconte en quelques images sa visite à nos soldats, à Abu Dhabi.
00:16:09Écoutez un petit extrait.
00:16:11On va faire une petite série de pompes commando.
00:16:14Allez, on se rassemble à par échauffement, montée de genoux, talons, fesses.
00:16:18Allez, on ralpasse s'il vous plaît.
00:16:20Deux, trois, quatre, un, deux, venez, venez.
00:16:24Voilà, donc vous avez peut-être vu passer cette vidéo.
00:16:26Qu'est-ce que vous en avez pensé, Paul, Sébille ?
00:16:29Moi, j'ai vu les réactions.
00:16:31Il y avait notamment les soutiens du Président qui se félicitaient d'avoir un Président aussi en forme.
00:16:37Et c'est vachement intéressant parce que ce genre de vidéos de communication,
00:16:41c'est très intéressant de voir à quel point ça ne peut ne pas fonctionner
00:16:45quand on a un Président aussi faiblement populaire, finalement.
00:16:48Je voyais ces réactions de soutien, mais ils sont tellement peu nombreux maintenant.
00:16:52Quel est l'impact que ça peut avoir sur l'opinion ?
00:16:57Quel message, lui ? Qu'est-ce qui lui passe dans la tête ?
00:16:59Vous, vous avez trouvé ça bien ou vous vous êtes dit
00:17:02« mais c'est ridicule, je ne comprends pas ce qu'il fait ? »
00:17:04Oui, c'est ça.
00:17:05Je vous dis, qu'est-ce qu'il essaie de faire dans le contexte actuel ?
00:17:08Quel est le message ?
00:17:09C'est vrai qu'on se demande, on essaie de trouver une signification à tout ça.
00:17:11Alors peut-être qu'il n'y en a pas.
00:17:12Il est simplement avec les militaires.
00:17:14Il y a aussi l'influenceur Thibaut Inchep, qui est avec lui.
00:17:17Donc peut-être qu'il y a quelque chose qui n'est pas de volonté spécifique,
00:17:21mais il sait que ça va faire réagir.
00:17:24Et peut-être que ça lui fait plaisir aussi de créer ce genre de choses.
00:17:27Arnaud Benedetti, vous qui êtes spécialiste en communication politique.
00:17:32Vous avez peut-être mis le doigt sur la raison, c'est que ça lui fait plaisir.
00:17:36C'est qu'il aime ça.
00:17:37Il aime ça, il aime cette mise en scène, il aime cette scénarisation permanente.
00:17:41Parce qu'en effet, cette scénarisation permanente aujourd'hui,
00:17:44compte tenu de la faiblesse de son socle dans l'opinion publique,
00:17:48on voit bien que l'exercice est limité et ne peut d'ailleurs que crisper ceux qui sont crispés, très souvent.
00:17:53Donc, si vous voulez, l'intérêt stratégique sur un plan politique de ce type de communication
00:18:01est en effet extrêmement réduit et restreint.
00:18:06Mais ça correspond à ce qu'est Macron, tout simplement.
00:18:09Je crois qu'il ne faut pas chercher d'autres explications que celles-là.
00:18:13Il est content.
00:18:14Il est content, il aime se mettre en scène.
00:18:17Et il aime certainement se regarder un peu aussi, peut-être.
00:18:21Vous pouvez réagir 0826 300 300.
00:18:24Qu'avez-vous pensé de cette vidéo, de cette communication ?
00:18:27Mathias, vous, plus philosophe ?
00:18:29Je suis un basourdi.
00:18:31J'ai trouvé ça ridicule.
00:18:35On est vraiment dans le reliquat d'égo-jupitérien,
00:18:38auquel il nous habitue régulièrement.
00:18:41Souvenez-vous, il avait fait des photos de lui en boxeur devant un sac de boxe.
00:18:46Bon, voilà, c'est le chef des armées.
00:18:50Mais non seulement c'est le chef des armées,
00:18:52mais c'est le premier, comment dire, militaire.
00:18:55Et il a besoin de montrer qu'effectivement, il est capable de faire des pompes.
00:19:00C'est affligeant, quoi.
00:19:02Alors, si ça avait été Barack Obama,
00:19:03parce qu'on a toujours trouvé à chaque fois que Barack Obama faisait...
00:19:05La culture américaine n'est pas la même.
00:19:08La culture américaine est très différente de la nôtre.
00:19:11La relation des Français, la relation au pouvoir est beaucoup plus, j'allais dire,
00:19:16normée, codée, sacralisée en France,
00:19:21parce que c'est l'héritage monarchiste, c'est l'héritage gaulliste, etc.
00:19:24Là, c'est vrai que ça peut surprendre.
00:19:27Moi, je suis frappé de toute façon que tous les présidents de la République depuis 2007,
00:19:31en fait, depuis Nicolas Sarkozy,
00:19:33sont extrêmement critiqués sur la façon dont ils ont endossé le costume présidentiel.
00:19:38Ce qui n'était pas le cas avec les autres.
00:19:40Les autres, ils étaient critiqués pour leur politique,
00:19:42mais ils n'étaient pas forcément critiqués pour leur style.
00:19:45Là, on voit bien que depuis 2007, il y a un changement de génération
00:19:48et qu'il y a une bascule.
00:19:49Comme si... En fait, le vrai problème, c'est que quand vous occupez cette fonction,
00:19:52vous devez rentrer dans la fonction et laisser de côté votre personnalité.
00:19:57Là, on a des présidents qui, depuis 2007, avec Sarkozy,
00:20:00et c'était vrai aussi avec Hollande d'une certaine manière,
00:20:02et ça l'est encore plus avec Macron,
00:20:04ils veulent absolument imposer leur personnalité à la fonction.
00:20:06Mais il avait une phrase pour ça.
00:20:08C'est un vrai sujet, ça.
00:20:08Bien sûr. Souvenez-vous, François Hollande, il parlait du président normal.
00:20:11Il voulait justement faire rentrer la normalité dans la fonction.
00:20:16Mais rappelons quand même que le président s'est quand même pris
00:20:19une taloche par sa femme devant les caméras du monde entier.
00:20:22Ça, c'est aussi une image qui marque l'opinion.
00:20:24Je suis désolée parce qu'il ne voulait pas que ça se passe,
00:20:26mais ça s'est passé, tout le monde l'a vu.
00:20:28Donc ça marque aussi l'image qu'on a de lui.
00:20:30Et par ailleurs, le contexte est catastrophique,
00:20:32dans la mesure où tout le monde est au courant que le pays est complètement bloqué,
00:20:35notamment parce que le président de la République reçut de mettre en place des élections
00:20:39qui permettraient peut-être de sortir de cette torpeur dans laquelle se trouve le pays.
00:20:44Donc c'est ça qui est grave.
00:20:46C'est-à-dire...
00:20:46Le décalage entre cette mise en scène d'une sorte de soie narcissique augmentée
00:20:52et le blocage du pays qui n'est que le résultat de ses décisions politiques à lui.
00:20:57Il y a quelque chose d'assez tragique, quoi.
00:21:01Oui.
00:21:02Vous voulez, Mathias Leboeuf...
00:21:03Pour rebondir sur ce que disait Arnaud,
00:21:06je crois que ce n'est pas qu'une question de style.
00:21:08En tout cas, moi, je ne le ressens pas comme ça.
00:21:10Parce que si c'était une question de style, effectivement, on aime ou on n'aime pas.
00:21:13Mais moi, par exemple, je trouve ça très agaçant d'être un peu pris en otage
00:21:17de la communication d'un égo viriliste
00:21:20qui veut imposer comme, regardez, comme je suis fort, comme je suis le meilleur.
00:21:26À un moment donné, ça saoule, quoi.
00:21:28C'est-à-dire qu'on a envie de dire, mais vu l'État dans lequel est la France,
00:21:34il pourrait faire autre chose que faire des pompes, quoi.
00:21:37Il ferait mieux de s'attacher au vrai sujet, quoi.
00:21:40Oui.
00:21:40En même temps, il n'a plus tellement les moyens de sa politique.
00:21:44Organiser des élections, c'est la seule chose qui lui reste.
00:21:45Il lui reste ça à faire, peut-être.
00:21:47Alors, Véronique me dit, il y a la vidéo de Sarko qui fait son footing.
00:21:49Sarko en Guadeloupe.
00:21:51Alors, vous avez raison de préciser à la Guadeloupe.
00:21:53Mais il n'est plus président de la République.
00:21:55Merci.
00:21:55Voilà.
00:21:56Après, il est sous contrôle judiciaire.
00:21:57Donc, on peut s'interroger sur l'opportunité.
00:22:00Et puis, il a été filmé.
00:22:01Mais oui, il a été filmé.
00:22:01Ce n'est pas lui qui s'est filmé.
00:22:03C'est un petit peu la différence.
00:22:05C'est que ce n'est pas lui qui se met en scène.
00:22:07C'est totalement différent.
00:22:08Ce n'est pas lui qui se met en scène comme le fait le président de la République.
00:22:13Ça montre une chose quand même.
00:22:14C'est que chez Emmanuel Macron, il y a une décorrélation totale entre, d'une part, le discours et la communication d'image.
00:22:22Et puis, le réel.
00:22:23C'est-à-dire que ça tombe complètement à plat et ça agace.
00:22:27Parce qu'encore une fois, le réel est tellement boueux que le voir faire ce genre de clownerie, ça ne peut qu'agacer les gens.
00:22:37En fait, il ne faudrait plus en parler.
00:22:39Oui.
00:22:39Mais enfin, il le publie.
00:22:41Mais il y a aussi ce paradoxe sur Haro sur les réseaux sociaux.
00:22:45Et je m'en sers.
00:22:46Ah oui.
00:22:47Il n'est pas le seul, ça.
00:22:50Il n'est pas le seul à tenir un discours critique sur les réseaux sociaux et utiliser les réseaux sociaux.
00:22:55Quelque chose de très intéressant.
00:22:56Tous les gens, notamment les politiques, qui devaient quitter X il y a un an, un an et demi, la plupart, ils sont revenus.
00:23:03Oui, ils ont été sur Blue Sky pour se rebeller contre eux.
00:23:07Mais ils se sont rendus compte de la puissance du réseau.
00:23:09Tout simplement.
00:23:10C'est comme Emmanuel Macron, je pense qu'il a très bien compris.
00:23:13C'est vrai que ce n'est pas logique d'attaquer les réseaux sociaux et l'information qui circule dessus.
00:23:18Et de soi-même utiliser ces méthodes-là pour diffuser des messages.
00:23:22C'est pas très cohérent.
00:23:23C'est le E en même temps.
00:23:25C'est vraiment pas.
00:23:25C'est exactement ça.
00:23:27C'est ce que les gens ont un peu abandonné dans Emmanuel Macron.
00:23:30C'est ce en même temps qu'il ne veut pas dire grand-chose.
00:23:33Et là, on l'a dit.
00:23:34Ce n'est pas seulement le fait qu'il soit très en forme.
00:23:37C'est super.
00:23:37Effectivement, c'est très très bien.
00:23:38Mais ça n'a pas de sens dans la séquence politique actuelle.
00:23:41Et pour les gens, de manière générale, quel est le sens de tout ça pour eux dans leur vie ?
00:23:45Aucun.
00:23:45On se retrouve dans un instant avec vous.
00:23:49On va revenir sur certains propos qu'on peut qualifier d'antisémites.
00:23:54très clairement.
00:23:57Le député LFI, Ali Duara, qui traite le docteur Vargon, dont on a parlé hier, qui disait qu'il voulait responsabiliser les gens à propos du vaccin.
00:24:06Il le traite de génocidaire.
00:24:07Éric Coquerel, qui a cette petite phrase dans laquelle il dit « Je ne suis pas tout à fait d'accord avec la méthode utilisée par le Hamas le 7 octobre. »
00:24:17Et puis, joyeux Noël ou joyeuse fête.
00:24:18A tout de suite.
00:24:19Sud Radio, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:24:24Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:24:29Allez, on va parler d'Éric Coquerel.
00:24:31Un petit mot ce matin.
00:24:31Il était l'invité de Sonia Mabrouk sur CNews.
00:24:36À la fin de l'interview, normalement, elle lui souhaite un joyeux Noël, écoutez.
00:24:40Merci Éric Coquerel de venir participer au pluralisme ce matin.
00:24:43Je vous dis joyeux Noël ?
00:24:45Oui, joyeuse fête.
00:24:47Joyeux Noël ?
00:24:47Oui.
00:24:48C'est Noël ?
00:24:49Oui, c'est Noël, c'est la belle année, c'est tout ça, c'est tout ce que souhaitent les Français.
00:24:53En tout cas, c'est le moment de se reposer et de faire la fête, donc c'est très bien.
00:24:55On en a besoin. Merci à vous et à bientôt.
00:24:58Il ne dit pas joyeux Noël, très ostensiblement.
00:25:01Non, il dit joyeux Noël, entre autres.
00:25:03Oui.
00:25:04Voilà.
00:25:04Il le dit quand même.
00:25:05Il le dit de manière un peu contraire et forcée.
00:25:09Elle lui répète deux fois joyeux Noël.
00:25:11Si moi, vous me dites joyeux Noël, je vous réponds joyeux Noël.
00:25:12Oui, tout à fait.
00:25:13Ça veut dire quoi, ça ?
00:25:14Ah, qu'est-ce que ça c'est ?
00:25:16Noémie, Alioa ?
00:25:19Non, moi je trouve que c'est très symptomatique de la façon dont la gauche veut faire table rase de l'histoire de notre pays.
00:25:26C'est très important.
00:25:27Ce n'est pas simplement des mots, on pourrait dire après tout, c'est une partie de la gauche, malheureusement la plus radicale, mais la plus bruyante.
00:25:35Et puis la locomotive aujourd'hui, malheureusement, du reste de la gauche.
00:25:40C'est-à-dire, on parle de la France insoumise.
00:25:41Il y a une volonté d'effacer absolument toute l'histoire de ce pays, en l'occurrence les racines chrétiennes qui ont structuré ce pays, qui l'ont façonné, qui ont donné à la France ce qu'elle est aujourd'hui.
00:25:54Et donc, refuser de dire joyeux Noël, c'est refuser d'accepter toute cette histoire-là.
00:25:58Et ça, c'est très ancré dans le logiciel d'une partie de l'extrême gauche, de l'extrême gauche en tout cas.
00:26:04Cette idée de faire de la France presque un pays lui-même apatride et en même temps d'accueillir absolument toutes les autres cultures et qui doivent en plus se sentir chez elles.
00:26:17Donc, il y a ce grand paradoxe, on l'a vu avec toutes les affaires de Rima Hassan, etc.
00:26:22Où Rima Hassan a été immédiatement porté comme une égérie de la France insoumise, avec tout son logiciel qui attaque la France et qui met en avant, par contre, le logiciel palestinien, en l'occurrence.
00:26:35Puisque, souvenez-vous, moi je serais toujours marquée par cette image entre les deux tours des élections législatives de Jean-Luc Mélenchon qui se présente aux Français avec, à côté de lui, Rima Hassan avec son keffier palestinien.
00:26:45C'est une image très importante. C'est-à-dire, on impose des racines de partout ailleurs dans le monde et par contre, les racines de France, elles ne doivent pas exister dans ce pays.
00:26:52C'est exactement ce qui se dit à travers cette bataille de langage qui peut paraître anecdotique mais qui ne l'est pas du tout.
00:26:58Alors, Mathias, le philosophe.
00:27:01Alors, moi je serais moins radical que Noémie. Je crois que c'est un peu ridicule déjà. Franchement, moi je suis très attaché à la laïcité.
00:27:09Les racines chrétiennes de la France et tout, ça me bastine un peu.
00:27:15Est-ce que Noël, c'est encore une fête religieuse ? Très honnêtement, on a dépassé ça.
00:27:20Et d'ailleurs, les chrétiens devraient s'en réjouir et s'en réjouissent généralement.
00:27:25C'est que Noël est devenu une fête œcuménique qui est fêtée bien au-delà des seuls catholiques et protestants.
00:27:35Ça, c'est la première chose.
00:27:36Je rappelle qu'historiquement, la fête de Noël, c'est le saucisse d'hiver.
00:27:42C'est-à-dire qu'on a calqué la nativité de Jésus, donc la date sur la date du saucisse d'hiver.
00:27:51Et c'est arrivé assez tardivement ça.
00:27:53On parle de Noël à partir du XIIe siècle.
00:27:56Donc la France, au XIIe siècle, on est au Moyen-Âge.
00:28:00Il y a quand même tout un cheminement historique.
00:28:02Et aujourd'hui, on est dans une forme, au nom d'une laïcité extrêmement restrictive,
00:28:09on est dans une forme de révisionnisme linguistique.
00:28:12Moi, je suis laïque, je suis athée, j'ai aucun problème à parler de Noël
00:28:16et faire des finasseries sémantiques en disant
00:28:21« On dit joyeuses fêtes, on ne dit pas joyeux Noël ».
00:28:25Franchement, il ne faut vraiment rien d'autre avoir à faire.
00:28:27Mais ce n'est pas si anecdotique que ça, malgré tout.
00:28:31J'entends ce que vous avez raison, mais je pense que ça dénote quand même
00:28:35de quelque chose de plus profond, Paul.
00:28:37Oui, puis ça a une vraie influence.
00:28:38Notamment la gauche qui impose ce genre de choses, de ne pas souhaiter joyeux Noël et ces débats-là.
00:28:44Avec Hexagone, on avait réalisé un sondage l'année dernière sur le rapport des Français aux fêtes.
00:28:49Et notamment, est-ce qu'ils disent joyeux Noël ou joyeuses fêtes, ou les deux,
00:28:53dans tel ou tel cadre, et notamment soit le cadre familial, privé ou dans le monde du travail.
00:28:58Et c'est vrai que dans le cadre privé, tout le monde dit quasiment joyeux Noël, ou au moins les deux.
00:29:02Alors que dans le cadre du travail, c'est plutôt joyeuses fêtes.
00:29:05Donc on voit que ça impose quand même un malaise dans la société.
00:29:08On se dit, bon, je dis peut-être joyeux Noël dans le privé, mais pas avec mes collègues.
00:29:12On ne sait jamais ce qui peut se passer, si ça peut choquer quelqu'un, etc.
00:29:15Alors même qu'on l'a dit, Noël n'est plus tellement une fête religieuse en soi,
00:29:20mais pour les Français, ça reste quand même une fête religieuse, même si ils ne la fêtent pas en tant que telle.
00:29:25Donc c'est trois quarts des Français presque qui considèrent que Noël est une fête religieuse de fait.
00:29:28Et ça ne pose pas de problème aux Français d'avoir ces deux choses dans leur tête.
00:29:33C'est-à-dire, oui, je ne fête pas Noël, mais je reconnais le caractère religieux de Noël,
00:29:38et je dis donc joyeux Noël.
00:29:39Et puis même si ça dépasse, ça devient culturel à ce stade.
00:29:42Il y a une forme d'incohérence, parce que bon, moi j'ai bien cherché Noël,
00:29:47c'est aussi le père Noël pour les enfants.
00:29:50J'ai bien cherché dans les évangiles, il n'y a pas le père Noël dans les évangiles.
00:29:53C'est bien plus récent.
00:29:55Mais si on ne parle plus de, je le dis avec un peu de distance et un peu d'humour,
00:30:00si on ne parle plus de fête de Noël, donc il ne faut plus parler du père Noël,
00:30:04et il faut parler du père fêtard.
00:30:06Père fêtard ?
00:30:07Père fêtard, puisque c'est une joyeuse fête.
00:30:11Il y a un truc un peu absurde là-dedans.
00:30:14On l'a un peu évoqué hier, suite à cet article dans Libération,
00:30:19d'un monsieur qui s'appelle Paul Preciado.
00:30:22Noël est la période la plus stupide et vide de l'année,
00:30:25c'est cinq Black Friday à la fois, raciste, patriarcal, nationaliste, binaire, anti-écologique.
00:30:32Mais bon, vous pouvez Arnaud Benedetti sur le fait qu'un homme politique,
00:30:36qui est président de la commission des finances de l'Assemblée nationale,
00:30:41refuse de souhaiter joyeux Noël ?
00:30:44C'est-à-dire qu'en fait, aujourd'hui, l'idéologie de l'inclusion
00:30:46passe par l'invisibilisation de ce qu'il faut bien appeler
00:30:50quand même les racines chrétiennes de la France.
00:30:51Parce que la France a des racines chrétiennes, c'est incontestable,
00:30:54c'est son histoire, c'est sa géographie, c'est, j'allais dire, ses monuments,
00:30:59il suffit de se promener, je veux dire, pour voir que cette terre,
00:31:02elle est fondamentalement baignée par ce christianisme.
00:31:06Mais ça remonte à loin, moi je pense, et ça ne touche pas seulement la France.
00:31:09Alors ça touche la France, mais souvenez-vous les débats,
00:31:11au moment de l'élaboration du traité constitutionnel sur l'Union Européenne,
00:31:18en 2004-2005.
00:31:21Valéry Giscard d'Estaing voulait faire inscrire la référence aux racines judéo-chrétiennes de l'Europe.
00:31:27Il faut s'en souvenir.
00:31:28Et c'était la France qui avait refusé, la France qui était présidente de la République à l'époque,
00:31:32c'était Jacques Chirac.
00:31:33Donc la responsabilité, on l'a fait porter, certes, aujourd'hui,
00:31:37cette invisibilisation, on l'a fait porter, cette volonté d'invisibilisation,
00:31:41on l'a fait porter, certes, à la gauche radicale,
00:31:44qui est indéniablement l'un des agents de cette invisibilisation,
00:31:47de cette volonté d'invisibilisation,
00:31:49mais il faut noter aussi qu'elle a quand même touché d'autres, j'allais dire,
00:31:53catégories du champ politique, y compris à droite.
00:31:58Donc il y a une espèce d'intériorisation,
00:32:00comme s'il fallait finalement avoir un espace politique qui soit tellement neutre
00:32:04que pour accueillir justement de nouvelles populations, très souvent aussi,
00:32:09il ne faut quand même pas se cacher,
00:32:11il fallait finalement oublier ce que nous étions.
00:32:14Et en fait, ces querelles, qui sont devenues des marronniers d'ailleurs,
00:32:17je le note chaque année, j'ai eu la querelle théologique sur le Joyeux Noël ou Joyeuses Fêtes.
00:32:23Moi je dis les deux différemment,
00:32:24mais c'est vrai que j'ai tendance à dire plus fréquemment maintenant Joyeux Noël,
00:32:27parce que c'est une marque d'attachement que je n'avais pas,
00:32:34dont je ne témoignais pas il y a peut-être encore quelques années,
00:32:37face à cette volonté d'invisibilisation,
00:32:39mais bon, voilà, on se trouve dans ce type de querelle.
00:32:42Oui, Paul, vous aviez vu cet article, cette tribune dans Libération hier,
00:32:46ça vous avait fait réagir ?
00:32:47Oui, c'est vrai que c'est caricatural,
00:32:50et puis c'est créé une division sur une fête qui, en fait, en réalité, pardon...
00:32:54C'est fédératrice.
00:32:55Oui, c'est vraiment fédératrice,
00:32:56c'est-à-dire que l'étude qu'on avait réalisée montrait que 90% des gens fêtaient Noël,
00:33:01même si ce n'était pas une fête, même si ce n'était pas catholique,
00:33:0580% des gens ne veulent pas supprimer les références religieuses dans l'espace public liées à Noël,
00:33:10donc les crèches, le Joyeux Noël, machin.
00:33:13Donc, ça n'existe pas, ce débat n'existe pas,
00:33:15mais ça crée une ambiance, là on en débat, pardon,
00:33:18on en débat, mais il faut bien que les gens aient conscience
00:33:20que dans leur entourage, les gens pensent comme eux,
00:33:23que Noël a encore une signification et qu'on peut dire Joyeux Noël.
00:33:26Il n'y a que les fêtes catholiques qui sont attaquées.
00:33:29Oui, un petit mot pour dire que cette bataille sémantique par essence,
00:33:34elle est française, et c'est ça que j'adore,
00:33:36c'est qu'en France, on va voir le symbole derrière chaque mot.
00:33:40On ne se rend pas compte à quel point nous sommes attachés à notre langue,
00:33:43aux représentations de chacun des mots,
00:33:46et c'est ça aussi qui explique notre façon de nous battre
00:33:49pour des choses qui peuvent paraître anecdotiques,
00:33:51mais qui ne le sont pas.
00:33:52Je vais rebondir sur ce que dit Noémie,
00:33:54elle est française effectivement, pourquoi ?
00:33:56Parce que la laïcité, c'est un concept français,
00:33:59et on a la laïcité à la française,
00:34:01et il ne faut pas oublier deux choses,
00:34:03c'est qu'effectivement, la France a des racines judéo-chrétiennes,
00:34:07très bien, on pourrait même parler de héléno-chrétienne,
00:34:09parce que judéo-chrétienne, ça peut se discuter également,
00:34:12mais la République, l'organisation politique, est laïque.
00:34:18Et comme le disait Arnaud, le problème,
00:34:20et la racine du mal pour moi,
00:34:22c'est qu'on a conçu la laïcité
00:34:26comme une invisibilisation des religions.
00:34:29Et ça, on ne l'a pas fait par hasard,
00:34:31on l'a fait parce qu'une nouvelle religion
00:34:36pose des problèmes en termes de visibilité.
00:34:39Et en fait, on a aujourd'hui un effet boomerang
00:34:42de cette invisibilisation des religions,
00:34:45c'est-à-dire que certains s'en sont au pari pour dire
00:34:48« Ok, très bien, si vous voulez supprimer
00:34:50tous les signes religieux de l'espace public,
00:34:54alors on va aller complètement dans cette logique-là,
00:34:57et on rentre dans des choses qui sont complètement ubuesques,
00:35:00et qui sont quasiment contre-culturelles. »
00:35:04On va marquer une pause,
00:35:05on se retrouve dans un instant pour parler de ce déploiement,
00:35:09député de la France Insoumise,
00:35:11qui évoque un médecin urgentiste,
00:35:14Mathias Wargon, en disant « Soutenir un génocide
00:35:17et diriger un service d'urgence,
00:35:19voilà le chef d'un hôpital à deux pattes chez moi. »
00:35:23On y revient dans un instant avec vous, à tout de suite.
00:35:25Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:35:29Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:35:32Valérie Expert.
00:35:33De retour avec vous, dans le studio de Sud Radio,
00:35:36avec Paul Sébille, Noémie Allioua,
00:35:39Arnaud Benedetti et Mathias Leboeuf.
00:35:41Je vais vous faire écouter.
00:35:42Alors, il y a deux sons sur lesquels je voulais vous faire réagir.
00:35:46Alors, on n'a pas celui...
00:35:47Non, il y a un tweet qui est celui du député LFI,
00:35:49Ali Diwara, député de Seine-Saint-Denis.
00:35:53Hier, on a évoqué, on a débattu autour d'une intervention du docteur Wargon,
00:36:00qui est chef des services des urgences de l'hôpital de La Fontaine,
00:36:05et qui avait peut-être une formule qui a pu choquer en disant
00:36:10« il faut que les gens se vaccinent »
00:36:11et que c'est au bout d'un moment, quand on ne se vaccine pas,
00:36:14qu'on se retrouve à l'hôpital,
00:36:15il faudra peut-être envisager de faire payer ces gens-là.
00:36:17C'était, je pense, une manière un peu provocatrice de dire les choses.
00:36:21Néanmoins, les urgences sont submergées aujourd'hui par des non-vaccinés,
00:36:25je le répète, même si quand on est vacciné, on peut aussi choper la grippe,
00:36:28mais de façon beaucoup moins intense.
00:36:31Et donc, la réaction de ce député LFI a été de dire
00:36:34« soutenir un génocide et diriger un service d'urgence,
00:36:38voilà le chef d'un hôpital à deux pas de chez moi, effrayant ».
00:36:42Donc, c'est LFI dans ses œuvres habituelles ?
00:36:47Ça vous choque ?
00:36:48Évidemment, ça me choque.
00:36:50Ça me choque, mais ça ne me surprend pas,
00:36:51puisqu'ils sont finalement dans leur sillon depuis maintenant près de deux ans,
00:36:57voire plus même, en l'occurrence.
00:36:58Ça a commencé bien avant le 7 octobre, à mon sens,
00:37:01mais enfin, ça s'est largement densifié et hystérisé.
00:37:06Il y a une espèce d'extension du domaine de l'antisémitisme décomplexé,
00:37:12tous les jours, un peu plus.
00:37:13Ça s'assume de manière assez explicite.
00:37:18Et aujourd'hui, si vous voulez, c'est devenu un marqueur pour cette affaire.
00:37:22C'est devenu un marqueur de mobilisation, clairement.
00:37:25Et on le voit bien, d'ailleurs.
00:37:26C'est quelque chose qui relève pratiquement de l'essentiel de leur discours public, cette affaire.
00:37:34Donc, ils mobilisent politiquement, pensant qu'ils vont mobiliser électoralement sur le sujet,
00:37:41ce qui n'est pas totalement impossible, en l'occurrence, en tout cas dans un certain nombre de territoires.
00:37:45Et tout est rendu possible, c'est-à-dire que l'expression est totalement décomplexée.
00:37:53Alors, je ne dis pas que c'est l'antisémitisme des années 30,
00:37:56mais parce que l'antisémitisme des années 30, il a été revendiqué comme tel,
00:37:59là, il ne le dispara ostensiblement,
00:38:02puisqu'en effet, ça tombe sous le coup de la loi, et fort heureusement.
00:38:06Mais en fait, on est quand même là-dedans.
00:38:07On est dans ce registre-là, il me semble.
00:38:09Mathias Vergon a répondu, le saviez-vous, Ali Yohara ?
00:38:12Tout le monde dans mon hosto sait que je suis juif.
00:38:15Parce que soutenir le génocide, on sait ce que vous voulez dire.
00:38:18Fermez la parentage, je pense que la plupart de mes collègues sont pro-palestiniens,
00:38:22et c'est ce qu'il fait la République et le service public.
00:38:24C'est-à-dire que ce sont des gens qui s'entendent.
00:38:26Et parler de génocide dans ce cadre-là,
00:38:29ce qui n'a strictement rien à voir avec la déclaration de Vergon,
00:38:33pose quand même une question.
00:38:34Oui, oui, oui.
00:38:35Peut-être qu'on peut commencer par un mot pour soutenir Mathias Vergon,
00:38:39parce que c'est vrai qu'il a une personnalité, disons, assez forte.
00:38:42Il est à la meute qui s'est déjeuné contre lui.
00:38:44Il est assez clivant, il s'exprime beaucoup sur les réseaux sociaux.
00:38:47Souvenez-vous, il était époux d'une ministre.
00:38:49Il a une façon très à lui qui lui appartient de communiquer,
00:38:52qui peut parfois hérisser le poil,
00:38:54mais sur le coup, il est assez droit dans ses bottes.
00:38:58Il défend la science, il défend la médecine,
00:39:00il défend les vaccins,
00:39:02parfois de façon sans doute dans la communication un peu excessive.
00:39:05Mais ça, c'est une chose.
00:39:06Et là, on est dans le débat d'idées.
00:39:07Là, ce qu'est en train de faire ce député,
00:39:12on s'éloigne complètement du débat d'idées.
00:39:14On est dans la condamnation morale sur la base de son identité.
00:39:19C'est-à-dire qu'on sait très bien qu'aujourd'hui,
00:39:20quand on qualifie quelqu'un de génocidaire,
00:39:22on lui met une cible sur le dos,
00:39:24on dit qu'il soutient des gens qui tuent,
00:39:27et donc à ce titre-là, lui-même mérite des sévices.
00:39:31C'est une façon de mettre une cible sur le dos.
00:39:34Donc, on lui a mis une cible sur le dos
00:39:35parce qu'il a défendu des opinions politiques.
00:39:38On lui a mis une cible sur le dos parce qu'il est juif, tout simplement.
00:39:41Et effectivement, c'est aujourd'hui un vecteur très important
00:39:45du discours de la France insoumise.
00:39:47Cette idée d'instrumentaliser absolument la question israélo-palestinienne,
00:39:51y compris dans n'importe quelle question.
00:39:53Ils vont instrumentaliser ça parce que ça va les servir.
00:39:56Et regardez toutes les vidéos des campagnes là,
00:39:58des députés, regardez-les sur Instagram.
00:40:01Ils font leurs petites promos, les députés de la France insoumise.
00:40:04Vous trouvez toujours, toujours des drapeaux palestiniens,
00:40:07jamais des drapeaux français.
00:40:08C'est très important.
00:40:09Regardez bien à quel point ce discours-là,
00:40:11il est en train de devenir central vraiment dans cette partie de la gauche.
00:40:16Arnaud ?
00:40:17Non, juste pour compléter ce que dit Noémie, je suis tout à fait d'accord.
00:40:19Mais ça marche dans une partie de l'électorat jeune.
00:40:24Parce qu'on pense que c'est véritablement fait aussi
00:40:26pour attirer le vote des cités, des clientèles communautaires ou communautaristes.
00:40:34Ça marche dans un certain nombre de segments de l'électorat jeune,
00:40:37notamment dans les universités.
00:40:39On voit que c'est un discours qui a une prise aujourd'hui.
00:40:42À Sciences Po, mais hier aussi.
00:40:45Mathias ?
00:40:47Je crois qu'il faut avoir beaucoup de nuances.
00:40:52Il faut condamner déjà les propos de ce député LFI.
00:40:55Pourquoi ?
00:40:55Parce que ce député fait la malgame entre,
00:40:59d'une part, la situation à Gaza et la politique d'Israël,
00:41:04la personne de Mathias Wargon,
00:41:05et puis la question du vaccin,
00:41:09et notamment du vaccin contre la grippe,
00:41:13dont Mathias Wargon a dit qu'à ce moment,
00:41:15il fallait le rendre obligatoire.
00:41:16Donc il y a un grand mélange, effectivement.
00:41:19Il y a un espèce de grand mélange des gens là-dedans
00:41:23qui sert d'occasion à ce député
00:41:27pour formuler quelque chose qui est un peu nauséabond.
00:41:31Néanmoins, la chose qui me marque aussi,
00:41:37c'est qu'on peut parler de génocide à Gaza
00:41:42sans être antisémite.
00:41:44Et j'en veux pour preuve le fait,
00:41:45alors je vois Noémie qui secoue la tête,
00:41:48à ce moment, est-ce que l'ONU est antisémite ?
00:41:51Alors, l'ONU est gouvernée aujourd'hui par des puissances ?
00:41:54Je veux juste rappeler une chose qui est une commission d'enquête.
00:41:57Non mais c'est l'ONU qui est aujourd'hui gouvernée
00:42:00par des puissances du stude global
00:42:01qui ont un rapport à l'Occident
00:42:04et qui ont un rapport à Israël
00:42:05qu'on ne comprend pas ici, en France, dans notre peut-être histoire.
00:42:09Je ne voudrais pas qu'on fasse le débat sur le génocide.
00:42:12Le truc que vous l'avez très bien dit,
00:42:13c'est qu'on parle de vaccins et on lui répond génocide.
00:42:16C'est ça.
00:42:16Donc il y a un problème quand même.
00:42:18Pour moi, c'est cet amalgame-là
00:42:19qui est effectivement nauséabond
00:42:21et qui a au moins des relents antisémites.
00:42:24Juste un mot, Mathias Wargon a tweeté il y a une heure.
00:42:26Merci à tous les politiques du 93
00:42:27ou d'ailleurs qui sont venus me défendre.
00:42:29Ah ben non, il n'y en a pas eu.
00:42:30Une mention particulière à ceux qui sont venus râler en privé
00:42:33quand j'ai parlé de clientélisme
00:42:35sur la récupération du conflit pro-palestinien ou pro-israélien.
00:42:38On ne vous a pas entendu, Paul Sébis,
00:42:40sur ce sujet, sur ses propos.
00:42:43Choquant parce qu'on ne parle pas du génocide.
00:42:45On parle d'un médecin qui dit
00:42:47qu'il faut que les gens pensent à se faire vacciner,
00:42:50se fassent vacciner.
00:42:51On lui répond génocidaire.
00:42:52Et François Camé, qui est journaliste à Charlie Hebdo,
00:42:59lui dit
00:42:59« De quel génocide parlez-vous ?
00:43:01Si ce n'est qu'il se passe à Gaza plutôt que des Ouïghours,
00:43:04avez-vous une preuve formelle,
00:43:05l'établissement que Wargon soutient des crimes de guerre ? »
00:43:08« Si Mathias Wargon soutenait la politique de Netanyahouf,
00:43:11ce n'est pas établi,
00:43:12en quoi cela l'empêcherait-il
00:43:14d'être professionnellement efficace
00:43:16comme urgentiste en Seine-Saint-Denis ? »
00:43:18« Quel est le rapport entre Gaza et l'utilité de se faire vacciner ? »
00:43:21Enfin, tout est dit dans son tweet.
00:43:23Paul Semy.
00:43:23Oui, et puis Mathias Wargon cite par exemple
00:43:26les élus du 93 de la Seine-Saint-Denis.
00:43:28Ça me rappelle la polémique,
00:43:30ou en tout cas l'attaque qu'avait subie Nathalie Saint-Cricq
00:43:32parce qu'elle avait justement évoqué
00:43:34la possible stratégie de LFI
00:43:37d'utiliser ce qu'elle pense être
00:43:39l'antisémitisme des banlieues
00:43:40et des personnes de confession musulmane
00:43:43pour avoir une clientèle électorale.
00:43:46Et c'est un petit peu ce qu'avait montré
00:43:48une enquête de la Commission nationale consultative
00:43:51des droits de l'homme
00:43:52sur les préjugés antisémites
00:43:54qui sont certes très forts à l'extrême droite,
00:43:56ça c'est historique, on le sait,
00:43:58pas si forts que ça à gauche,
00:44:00mais par contre au sein des personnes
00:44:01qui se disent musulmans,
00:44:03ils sont aussi forts qu'à l'extrême droite.
00:44:05Donc c'est vrai qu'il y a une réalité sur ça,
00:44:07on l'a vu notamment dans des enquêtes
00:44:09de l'IFOP
00:44:11sur ce que pensent les musulmans
00:44:13du conflit israélo-palestinien
00:44:14et des juifs, etc.
00:44:15de manière générale.
00:44:16Donc il y a quelque chose de vrai,
00:44:18après est-ce que ça veut dire
00:44:19que les musulmans votent LFI pour ça ?
00:44:22C'est sans doute pas seulement ça
00:44:23et c'est peut-être même pas du tout ça,
00:44:24mais en tout cas LFI est à fond là-dessus,
00:44:27ça c'est vrai,
00:44:28en utilisant effectivement Gaza
00:44:31et le conflit israélo-palestinien
00:44:33comme cash peut-être
00:44:36pour cacher un petit peu leurs intentions,
00:44:38mais il y a un peu ça
00:44:39et c'est vrai que ça rejoint cette stratégie
00:44:41qui est un peu étouffante
00:44:43et qui en plus a des risques
00:44:45et on l'a dit
00:44:46puisque ça met des cibles sur les gens
00:44:48avec des conséquences parfois très graves,
00:44:50on le sait.
00:44:50Alors je voudrais qu'on écoute
00:44:51cette fois-ci M. Coquerel
00:44:53qui lui était interviewé hier également.
00:44:59Écoutez.
00:45:00Le conflit le 7 octobre,
00:45:02c'est un épisode
00:45:03qu'on doit dénoncer,
00:45:05moi je ne suis pas d'accord
00:45:05avec la manière dont le Hamas
00:45:07a procédé le 7 octobre,
00:45:09loin de là,
00:45:09et nous l'avons dit,
00:45:10nous sommes les premiers
00:45:10à ne pas parler de crime de guerre,
00:45:12mais par contre c'est bien,
00:45:13ce n'est pas un conflit religieux,
00:45:14ce n'est pas un affrontement
00:45:15entre un terrorisme islamiste
00:45:17et d'autres,
00:45:18c'est un conflit
00:45:19qui est un conflit
00:45:20du Hamas.
00:45:21Oui, c'est ça,
00:45:22je veux dire.
00:45:22Je ne suis pas d'accord
00:45:23avec la manière dont le Hamas
00:45:25a procédé,
00:45:25ils auraient peut-être pu mettre
00:45:26des beaux mots.
00:45:27Oui, en fait c'est une nuance.
00:45:28Il n'exprime fondamentalement
00:45:31qu'une nuance
00:45:32d'une certaine manière.
00:45:33Il y a des accords tactiques.
00:45:34Il y a des accords tactiques.
00:45:36Ce qu'il dit juste après,
00:45:37il dit que ce n'est pas
00:45:38un conflit religieux,
00:45:38c'est un conflit territorial.
00:45:40Je l'invite à lire
00:45:42la charte du Hamas
00:45:42qui est extrêmement claire
00:45:43et qui appelle
00:45:44à exterminer les juifs.
00:45:46La charte du Hamas,
00:45:47elle est très claire,
00:45:47il faut lire les textes.
00:45:49Si on est un peu sérieux,
00:45:50je veux dire,
00:45:50monsieur est quand même
00:45:51député de la République,
00:45:52ce n'est pas très compliqué,
00:45:53elle est disponible sur Internet,
00:45:54il suffit de la lire.
00:45:55Les choses sont très claires.
00:45:56Le Hamas ne combat pas
00:45:57les Israéliens.
00:45:59Ils ont ensuite essayé
00:46:00de retravailler leur discours
00:46:01à la sauce anticolonialiste,
00:46:04etc.
00:46:04Mais je veux dire,
00:46:05ils travaillent eux
00:46:06sur des textes religieux
00:46:07et ils attaquent les juifs.
00:46:09C'est Yahoud,
00:46:10c'est écrit dans les textes.
00:46:11Il faut juste regarder
00:46:12les choses telles quelles quelles.
00:46:12Je ne suis pas d'accord
00:46:13avec la méthode employée
00:46:15le 7 octobre.
00:46:16Je trouve cette phrase...
00:46:17Il y a un problème de méthode.
00:46:19Il y a un problème de méthode.
00:46:20Après le reste,
00:46:21on peut comprendre.
00:46:22C'est un peu comme les nazis.
00:46:23et c'est un peu pareil.
00:46:25C'est...
00:46:25Enfin, non, cette phrase...
00:46:26Non, mais le Hamas,
00:46:27en plus, pour revenir
00:46:28à ce que vous disiez,
00:46:29c'est-à-dire que le Hamas
00:46:30est un mouvement islamiste,
00:46:32clairement.
00:46:32Donc, nier la dimension religieuse
00:46:36des actions du Hamas,
00:46:40ça me paraît, en effet,
00:46:42pas du tout conforme
00:46:43à la réalité.
00:46:43Ensuite, bon, ben...
00:46:44C'est à la fois.
00:46:45Moi, je pense que...
00:46:46Le problème, c'est que...
00:46:47Il y a une partie,
00:46:49en tout cas,
00:46:49des leaders politiques
00:46:51en Occident
00:46:51qui ont fait le choix
00:46:54aujourd'hui
00:46:55de ne pas défendre Israël,
00:46:57qui ont fait le choix
00:46:58de ne pas défendre Israël
00:46:59parce qu'Israël est aussi
00:47:00l'avant-garde de l'Occident,
00:47:02clairement.
00:47:03Ah, mais si,
00:47:03c'est quand même
00:47:04une avant-garde de l'Occident.
00:47:05On peut tout dire,
00:47:06mais Israël est une démocratie.
00:47:07Ça, c'est une fiction.
00:47:09Israël, avant-garde de l'Occident.
00:47:11Oui, c'est l'avant-garde
00:47:12de l'Occident.
00:47:13Aujourd'hui, c'est l'avant-garde...
00:47:14Non, non, non.
00:47:14Si, c'est l'avant-garde
00:47:15de l'Occident face,
00:47:16je veux dire,
00:47:17face à un mouvement
00:47:17qui est un mouvement
00:47:18qui fait de la destruction
00:47:20des principes
00:47:20des démocraties libérales,
00:47:23qui fait de la destruction
00:47:24des principes
00:47:25qui sont les principes,
00:47:25par exemple,
00:47:26d'égalité entre l'homme
00:47:27et la femme.
00:47:28Je veux dire,
00:47:28ça, c'est son objectif,
00:47:30c'est son objectif politique.
00:47:31Très bien.
00:47:32C'est une lecture
00:47:32qu'on peut contester.
00:47:33Moi, pour moi,
00:47:34Israël n'est pas
00:47:35l'avant-garde de l'Occident.
00:47:36Et je trouve que cette lecture,
00:47:38qui est une lecture
00:47:38qui repose sur les conflits
00:47:40de civilisation,
00:47:41est une lecture
00:47:42extrêmement idéologique.
00:47:43Mais bon,
00:47:43on peut en discuter.
00:47:44Après, bien évidemment,
00:47:46comment dire,
00:47:48c'est à la fois
00:47:49un conflit,
00:47:49bien évidemment,
00:47:50religieux.
00:47:52Et effectivement,
00:47:53le Hamas
00:47:54est un mouvement
00:47:55islamiste
00:47:55et territorial.
00:47:57C'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:47:58à choisir,
00:47:58c'est les deux.
00:48:01Vous savez que le Hamas,
00:48:02c'est un mouvement
00:48:03qui est issu
00:48:04des frères musulmans.
00:48:04Les frères musulmans
00:48:05ont un projet global
00:48:06de développement
00:48:08d'un règne mondial.
00:48:13Donc c'est un projet
00:48:14qui dépasse de loin
00:48:15la question de l'Occident.
00:48:16C'est un projet
00:48:16civilisationnel.
00:48:17Paul Zébier,
00:48:19un mot sur cette petite phrase,
00:48:21enfin plus que petite phrase.
00:48:23Oui, non,
00:48:23mais c'est ça.
00:48:24C'est un peu
00:48:24les débats qu'on a.
00:48:25C'est des débats
00:48:26qui sont à la fois légitimes,
00:48:27mais dans le contexte français,
00:48:29c'est vrai qu'on se demande
00:48:30pourquoi ils ont investi
00:48:31à ce point
00:48:32cette cause.
00:48:34et si ce n'est évidemment
00:48:35pour en récupérer
00:48:37quelque chose électoralement.
00:48:38Il y a des choses
00:48:39très différentes.
00:48:39Il y a des gens
00:48:40qui meurent dans le monde entier,
00:48:41il y a des guerriers partout.
00:48:43En Afrique,
00:48:44il y a des centaines de morts.
00:48:44aussi fortes pour les gens,
00:48:46mais il y a à la fois la jeunesse,
00:48:47évidemment,
00:48:48qui est très touchée
00:48:50par ce genre de choses,
00:48:51et puis peut-être
00:48:52des électorats confessionnels.
00:48:53Donc,
00:48:53on se demande pourquoi
00:48:54ils utilisent
00:48:55cette corde-là,
00:48:57alors que,
00:48:58bon,
00:48:58il y a un autre sujet.
00:48:59Il y a quand même
00:48:59une explication,
00:49:00parce que,
00:49:01je vais reprendre
00:49:01vos arguments.
00:49:03Pourquoi ?
00:49:03Oui, bien sûr,
00:49:04il y a des gens
00:49:04qui meurent partout,
00:49:05et souvent on entend dire
00:49:06« Oui, mais alors,
00:49:07vous vous préoccupez
00:49:08de ce qui se passe en Palestine,
00:49:09mais vous ne vous occupez pas
00:49:11des Ouïghours,
00:49:11ou vous ne vous occupez pas
00:49:12de ce qui se passe en Somalie ? »
00:49:13Ce qui est un peu,
00:49:14franchement,
00:49:14dégueulasse comme...
00:49:16Pourquoi c'est dégueulasse ?
00:49:17C'est très intéressant.
00:49:18Parce que,
00:49:19il n'y a pas de comparaison.
00:49:20Ça montre très bien
00:49:22la fixation sur un territoire
00:49:23plutôt qu'un autre.
00:49:24Pourquoi il y a une fixation ?
00:49:26Parce que,
00:49:27quand une démocratie,
00:49:28et quand une démocratie libérale,
00:49:30et quand une démocratie libérale
00:49:32qui est censée représenter l'Occident,
00:49:34ce que moi je ne pense pas,
00:49:35mais très bien,
00:49:35acceptons cette thèse-là,
00:49:36se comportent de cette façon
00:49:38et affament une population
00:49:41et rentre en conflit
00:49:43avec une population civile,
00:49:45ça pose un problème.
00:49:47Il se passe quoi ?
00:49:48Il se passe quoi ?
00:49:48Au Soudan,
00:49:49ce n'est pas une démocratie libérale.
00:49:51C'est pas une démocratie occidentale.
00:49:52Ce qui s'est passé dans le Haut-Karabakh,
00:49:54les Arméniens,
00:49:55ils ont été arrachés du Haut-Karabakh
00:49:57dans lequel ils étaient
00:49:58allés pendant des siècles.
00:49:58Ce n'est pas une démocratie libérale.
00:50:01Tout le monde s'en fout.
00:50:02Ils ont été arrachés
00:50:03pendant des siècles.
00:50:04Ils étaient sur ces montagnes.
00:50:04C'est les valeurs de l'Occident
00:50:08même qui sont bafouées à ce moment-là.
00:50:10Si vous vous souscrivez
00:50:11à ce scénario
00:50:14de guerre civilisationnelle,
00:50:17l'Occident se comporte
00:50:18également, je dis également,
00:50:20comme des marmars.
00:50:21On va être en retard pour les infos.
00:50:22On se retrouve dans un instant.
00:50:24On va parler de nos agriculteurs
00:50:25qui vont passer Noël
00:50:26sur les grands points.
00:50:27A tout de suite sur Sud Radio.
00:50:28Sud Radio.
00:50:29Mettez-vous d'accord.
00:50:30Valérie Expert.
00:50:3116, 4, 5, 7 et 9.
00:50:34En sélection du jour,
00:50:35Henri,
00:50:36on 3 courses 2 à Argentan.
00:50:38Le 15, Lucie du Rivet.
00:50:43Sud Radio.
00:50:44Le 10h midi.
00:50:45Mettez-vous d'accord.
00:50:46Valérie Expert.
00:50:48Et tout de suite avec vous
00:50:50sur Sud Radio
00:50:51pour commenter l'actualité
00:50:53avec Paul Séby,
00:50:54rédacteur en chef d'Hexagone.
00:50:56Noémie Allioua,
00:50:57journaliste essayiste.
00:50:58Arnaud Benedetti,
00:50:59professeur à la Sorbonne
00:51:00et directeur de la Nouvelle Revue Politique.
00:51:03Et Mathias Leboeuf,
00:51:04journaliste et philosophe.
00:51:06Vos coups de cœur,
00:51:07vos coups de gueule.
00:51:07Noémie,
00:51:08on va commencer avec vous.
00:51:09On va parler de nos agriculteurs.
00:51:11Vous allez aller les retrouver
00:51:12sur les ronds-points à Noël.
00:51:14Vous allez passer Noël
00:51:15avec des agriculteurs
00:51:16qui sont sur les ronds-points.
00:51:17Exactement.
00:51:18Vous savez,
00:51:18ils sont très courageux.
00:51:20Et notamment ceux
00:51:22qui sont sur la A64
00:51:23qui comptent donc rester
00:51:25pour le réveillon de Noël
00:51:26sur ce lieu,
00:51:29sur ce barrage
00:51:30pour faire entendre
00:51:30leurs revendications.
00:51:32La plupart des barrages
00:51:34qui sont installés
00:51:34un peu partout en France
00:51:35vont être fermés
00:51:38dans les jours qui viennent
00:51:39parce que tout simplement
00:51:40la plupart des agriculteurs
00:51:42et des éleveurs
00:51:42veulent retrouver leur famille.
00:51:44Mais sur la A64,
00:51:45ils ont décidé
00:51:46qu'ils allaient rester sur place.
00:51:48Il faut comprendre
00:51:48qu'il fait très froid,
00:51:49que ce n'est pas facile,
00:51:50que c'est très courageux
00:51:51de leur part.
00:51:52Ils vont affronter
00:51:53cette nuit de réveillon
00:51:54dans le froid,
00:51:55parfois sans leur famille,
00:51:57mais parce qu'ils considèrent
00:51:57qu'ils n'ont pas le choix,
00:51:58parce qu'ils considèrent
00:51:59que c'est une question
00:51:59de survie pour eux.
00:52:01Et voilà,
00:52:02j'espère que tout le pays
00:52:03les soutiendra
00:52:04dans ce moment difficile.
00:52:07Ils le méritent.
00:52:08On doit faire entendre
00:52:09leur voix,
00:52:09chacun comme on peut.
00:52:11Je pense que c'est
00:52:11un combat qui est juste
00:52:12et j'espère qu'on les soutiendra
00:52:15tous et j'aimerais
00:52:16que chacun ait une pensée
00:52:17pour eux
00:52:17le soir du réveillon
00:52:19et notamment ceux
00:52:19qui vont être dans le froid
00:52:21et parfois seuls
00:52:23pour se faire entendre
00:52:26de la part du gouvernement,
00:52:27de l'État,
00:52:27de l'Union Européenne
00:52:28et de tous ceux
00:52:28qui aujourd'hui
00:52:29font la sourde oreille
00:52:30à leurs revendications.
00:52:31Et là,
00:52:32on a appris ce matin
00:52:32que la Chine
00:52:34allait taxer
00:52:34les exportations de lait,
00:52:37enfin les importations
00:52:38de lait
00:52:39en provenance
00:52:39de l'Europe.
00:52:43Donc les agriculteurs,
00:52:44évidemment,
00:52:44une raison supplémentaire
00:52:46de se mobiliser.
00:52:47Jérôme est en ligne avec nous.
00:52:48Bonjour Jérôme,
00:52:48vous nous appelez de Pau.
00:52:50Bonjour,
00:52:51bonjour tout le monde.
00:52:52Bonjour,
00:52:52vous êtes agriculteur ?
00:52:54Absolument pas,
00:52:55non,
00:52:56mais je suis derrière eux
00:52:57mais je vais dire
00:52:59une phrase choc
00:52:59et après j'aimerais
00:53:00pouvoir la développer
00:53:01si vous permettez.
00:53:02Allez-y.
00:53:03Une quoi ?
00:53:04Une phrase de choc
00:53:05mais réelle,
00:53:07soit on est aveugle,
00:53:09soit ceux qui savent
00:53:10et qui sont éclairés
00:53:10savent que l'agriculture
00:53:12française va crever.
00:53:13Enfin,
00:53:13ça n'a pas eu le problème quoi.
00:53:15C'est une évidence
00:53:16et un problème franco-français.
00:53:17En l'Union européenne,
00:53:18il n'y a pas de problème.
00:53:19Plus on va s'approcher
00:53:20d'un fédéralisme
00:53:21et plus chaque pays
00:53:23aura un rôle
00:53:24dans cette Union européenne
00:53:26fédérale.
00:53:27Et l'agriculture,
00:53:28ce n'est pas notre rôle.
00:53:29Nous,
00:53:29notre rôle,
00:53:29ce sera les produits
00:53:30d'appellation contrôlée,
00:53:32les produits de luxe
00:53:33et le tourisme.
00:53:35Les fruits,
00:53:36ce sera par exemple
00:53:37l'Espagne.
00:53:37Chacun aura son rôle.
00:53:38Nous,
00:53:38je sais qu'on a
00:53:39un pays de gastronomie,
00:53:40c'est pour ça
00:53:40qu'on tient notre agriculture.
00:53:42Mais je le répète,
00:53:43dans une Europe fédéraliste,
00:53:44il n'y aura plus
00:53:45d'agriculture en France.
00:53:46C'est acté
00:53:47et je trouve
00:53:47que c'est même hypocrite
00:53:48de la part des pro-européistes
00:53:50qui ne le disent pas
00:53:51ouvertement.
00:53:52Qui le disent.
00:53:52On le sait,
00:53:53je le sais,
00:53:54tu le sais,
00:53:54on le sait tous.
00:53:56Dites-leur la vérité.
00:53:57On va crever.
00:53:58L'agriculture française
00:53:59va crever.
00:54:00C'est évident.
00:54:01Merci Jérôme
00:54:02de nous avoir appelé.
00:54:04C'est pas ce que
00:54:05tout le monde pense.
00:54:06Lisez le géographe
00:54:07Christophe Guilloui
00:54:08qui a fait une interview
00:54:08exceptionnelle
00:54:09dans le Figaro
00:54:09la semaine dernière
00:54:10qui lui a bien théorisé.
00:54:12Vous savez,
00:54:13c'est un peu
00:54:13le grand penseur
00:54:14de la France périphérique
00:54:16et son dernier livre
00:54:17c'est
00:54:17Métropolis et Périphéria.
00:54:19Il oppose donc
00:54:19les grandes villes,
00:54:21les grandes métropoles
00:54:22à la périphérie
00:54:23et lui considère
00:54:24que c'est la périphérie
00:54:25qui va gagner
00:54:26parce que c'est elle
00:54:27qui est habitée
00:54:27par une sorte de
00:54:28sentiment d'urgence
00:54:29et d'existence
00:54:30et donc certains
00:54:31sont plus optimistes
00:54:32que vous monsieur
00:54:33rien n'est jamais joué
00:54:34d'avance.
00:54:35C'est pour ça aussi
00:54:36que c'est important
00:54:36de les soutenir aujourd'hui.
00:54:38Rien n'est joué.
00:54:39Je pense que vous êtes
00:54:40un petit peu pessimiste
00:54:41mais peut-être sans doute
00:54:41que vous avez aussi vos raisons.
00:54:44Rien n'est encore joué
00:54:45et la raison pour laquelle
00:54:46aujourd'hui les agriculteurs
00:54:47se battent
00:54:48c'est parce que sans doute
00:54:49ils considèrent
00:54:49qu'ils peuvent être entendus.
00:54:50C'est pour ça qu'on doit
00:54:51aujourd'hui les soutenir
00:54:52et porter leur voix.
00:54:54J'étais surpris
00:54:55quand on parlait
00:54:55de l'Union Européenne.
00:54:57Cette semaine
00:54:57il y a eu un sondage
00:54:58pour le Figaro
00:54:59de Odoxa
00:55:02la politique agricole commune
00:55:04avait eu un rôle négatif
00:55:06sur l'agriculture en France.
00:55:07Ça m'a surpris
00:55:07parce que généralement
00:55:08c'est que les Français
00:55:09sont plus attachés
00:55:10à l'Union Européenne
00:55:11mais là il y a eu
00:55:12un vrai avis négatif.
00:55:14Oui, on l'entend
00:55:15nos auditeurs.
00:55:16Je pense que ça se vérifie
00:55:18sur le terrain
00:55:18et ça se voit aussi
00:55:19sur les réactions
00:55:20des dirigeants européens
00:55:21qui ont essayé
00:55:22de régler cette question
00:55:23en tout cas de retarder
00:55:24la signature
00:55:25d'essayer d'agir
00:55:26mais c'est vrai
00:55:27que c'est quelque chose
00:55:28peut-être qu'on n'a
00:55:28pas anticipé.
00:55:30Oui, c'est très surprenant
00:55:31parce que historiquement
00:55:32les agriculteurs
00:55:33étaient très pro-européens
00:55:34mais le tournant
00:55:35c'est dans les années 90
00:55:36c'est au moment
00:55:37où on négocie
00:55:38les accords du GATT
00:55:38avant que l'OMC
00:55:39soit créé
00:55:40et quand on décide
00:55:40d'intégrer
00:55:42dans les accords
00:55:44de libre-échange
00:55:44les produits agricoles.
00:55:45C'est là le vrai tournant
00:55:46c'est 92, 93, 94
00:55:49et on change totalement
00:55:50de dimension
00:55:51à ce moment-là.
00:55:53Après moi je suis
00:55:53moins optimiste
00:55:54que Noemi
00:55:54c'est-à-dire que quand même
00:55:55la tendance
00:55:56malheureusement
00:55:57elle était la désagriculturalisation.
00:55:59on voit
00:55:59c'est la première fois
00:56:00je crois depuis 50 ans
00:56:02que la balance commerciale
00:56:03agricole
00:56:04est déficitaire
00:56:06ce qui est un vrai sujet.
00:56:0870%
00:56:09je crois qu'on en parle
00:56:10et 70%
00:56:10des fruits
00:56:11aujourd'hui
00:56:11sont importés
00:56:14sans dit long
00:56:15et puis il y a une concurrence
00:56:16intra-européenne
00:56:17parce qu'on parle toujours
00:56:17des accords
00:56:18mercosur
00:56:18mais la concurrence
00:56:19intra-européenne
00:56:20dans un certain nombre
00:56:21de filières arboricoles
00:56:22c'est simple
00:56:23vous cultivez des fraises
00:56:26en Espagne
00:56:27vous n'avez pas le même
00:56:28coût de la main-d'oeuvre
00:56:29que le coût de la main-d'oeuvre
00:56:30de celui qui les cultive
00:56:31en Dordogne
00:56:31ou dans le Lotte-Garonne
00:56:32moi j'ai été frappée
00:56:33par l'appel d'un agriculteur
00:56:34et les fraises
00:56:35objectivement du sud-ouest
00:56:36sont meilleures
00:56:37très nettement
00:56:38évidemment
00:56:38j'ai été frappée
00:56:39par l'appel d'un agriculteur
00:56:41la semaine dernière
00:56:41qui nous expliquait
00:56:42qu'il faisait du blé
00:56:43et que son blé
00:56:44à lui
00:56:45des blés
00:56:45qui vend
00:56:46pour l'industrie
00:56:47pour fabriquer des pâtes
00:56:48son blé à lui
00:56:49coûte plus cher
00:56:50que du blé
00:56:51qui vient du Canada
00:56:52du blé
00:56:53qui vient du Canada
00:56:54et qui n'a pas
00:56:54les mêmes
00:56:55contraintes
00:56:56phytosanitaires
00:56:57du glyphosate
00:56:58et autres
00:56:59mais c'est vrai
00:57:00que c'est assez étonnant
00:57:01qu'on puisse imaginer
00:57:02que du blé
00:57:02qui arrive de l'autre côté
00:57:04de l'Atlantique
00:57:05revienne moins cher
00:57:07on a un agriculteur
00:57:09en ligne
00:57:09Pascal
00:57:09bonjour
00:57:10vous nous appelez
00:57:11de Blanquefort
00:57:12sur Briol
00:57:13Briolence
00:57:15bonjour
00:57:15je ne suis pas agriculteur
00:57:17je ne suis pas agriculteur
00:57:18je les soutiens
00:57:18énormément
00:57:20et donc
00:57:20vous avez croisé
00:57:21plusieurs agriculteurs
00:57:22sur des ronds-points
00:57:23disons que là
00:57:24je suis sur
00:57:25sur le facebook
00:57:27de la serre 47
00:57:28le mouvement
00:57:29le plus important
00:57:30des agriculteurs
00:57:31sur le sud-ouest
00:57:32c'est eux qui mènent
00:57:33la danse énormément
00:57:34et très très bien
00:57:34et franchement
00:57:36bravo
00:57:36donc là
00:57:37ils ont
00:57:37depuis 7h ce matin
00:57:39ils sont sur le rond-point
00:57:39ce qu'on appelle
00:57:40le rond-point du Campanile
00:57:41qui fait entre
00:57:429 sur l'autre
00:57:44et Agen
00:57:45donc ils se sont installés
00:57:47ils sont en train de faire
00:57:47un très très grand marché
00:57:48donc il faut savoir
00:57:50qu'ils manifestent
00:57:52mais donc
00:57:53le calme
00:57:53et ils forment
00:57:54un marché
00:57:55voilà
00:57:55donc les personnes
00:57:56qui vont vouloir
00:57:56aller acheter
00:57:57des produits locaux
00:57:58vont pouvoir
00:57:58se dépenser
00:57:59sur ce rond-point
00:58:00les villes-neuvoies
00:58:01vont devoir faire
00:58:02une petite déviation
00:58:03mais tant pis
00:58:03il faut les aider
00:58:05il faut les aider
00:58:06et les soutenir
00:58:06c'était le propos
00:58:08de Noémie
00:58:09merci à vous
00:58:09merci de nous avoir appelé
00:58:10Pascal
00:58:11et puis écoutez Sud Radio
00:58:13parce que nous sommes
00:58:14mobilisés
00:58:15auprès des agriculteurs
00:58:17alors on va parler de Noël
00:58:18aussi avec vous
00:58:19Arnaud Benedetti
00:58:20c'était votre
00:58:21pensée
00:58:23je suis difficile de dire
00:58:25coup de coeur
00:58:25une pensée
00:58:26pas très originale
00:58:27parce que j'ai l'impression
00:58:28à chaque fois
00:58:28que je suis confronté
00:58:30à cet exercice
00:58:30de parler de l'Algérie
00:58:31mais je vais parler
00:58:32à nouveau de l'Algérie
00:58:33je vais penser à Christophe Gleize
00:58:35qui va passer Noël
00:58:36dans les prisons algériennes
00:58:40une situation qui aujourd'hui
00:58:42est particulièrement préoccupante
00:58:44parce que
00:58:44on voit pas le chemin
00:58:46qui nous mène
00:58:47à une libération rapide
00:58:49de ce jeune journaliste
00:58:50qui je le rappelle
00:58:51est en Algérie
00:58:52depuis mai 2024
00:58:54puisqu'il a été placé
00:58:55sous contrôle judiciaire
00:58:56et puis ensuite condamné
00:58:57un an plus tard
00:58:58oui on pense à lui évidemment
00:59:00et on souhaite que
00:59:01la mobilisation s'accélère
00:59:03à la fois dans le monde sportif
00:59:05et dans le monde du football
00:59:06ça serait bien
00:59:07qu'un certain nombre
00:59:07de responsables
00:59:08des structures sportives
00:59:12aussi se manifestent
00:59:14elles commencent à le faire
00:59:15mais aussi peut-être
00:59:16un certain nombre
00:59:16de grands joueurs de football
00:59:17qui pourraient
00:59:18je veux dire
00:59:18avoir une parole importante
00:59:20mais ce qui est sûr
00:59:21c'est que
00:59:22il faut penser à lui
00:59:23et il faut espérer
00:59:24que cette situation
00:59:26s'achève rapidement
00:59:27même si on reste
00:59:29pour l'instant
00:59:30assez pessimiste
00:59:31les reporters sans frottière
00:59:33aussi devraient s'occuper
00:59:34un peu plus
00:59:36de ce cas
00:59:37oui aussi
00:59:38on voit bien
00:59:40que de toute façon
00:59:40il y a eu un défaut
00:59:41de mobilisation
00:59:42concernant Christophe Gleiz
00:59:43depuis le début
00:59:43mais vous expliquez encore une fois
00:59:44parce qu'on nous reproche
00:59:45d'avoir beaucoup parlé
00:59:46de Boilem Sansal
00:59:48mais vous évoquez aussi
00:59:51le choix a été fait
00:59:51de parler beaucoup
00:59:52de Boilem Sansal
00:59:52absolument
00:59:52et que la famille
00:59:53au départ de Christophe Gleiz
00:59:54a suivi les indications
00:59:56du Quai d'Orsay
00:59:57qui ne voulait pas
00:59:59qu'on communique
01:00:00le Quai d'Orsay
01:00:00depuis finalement
01:00:02le placement
01:00:03sous contrôle judiciaire
01:00:04de Christophe Gleiz
01:00:06a mis une chape de plomb
01:00:10sur le cas
01:00:11de Christophe Gleiz
01:00:13et je pense qu'on en paye
01:00:15aujourd'hui les conséquences
01:00:16parce qu'il est clair
01:00:17que s'il y avait
01:00:18une mobilisation
01:00:19plus rapide
01:00:19et plus forte
01:00:20peut-être que
01:00:22Christophe Gleiz
01:00:24ne se retrouverait pas
01:00:25encore enfermé
01:00:26dans les prisons algériennes
01:00:27Alors nous avons
01:00:28notre gagnant
01:00:29le gagnant
01:00:30pour ses quatre places
01:00:32au Futuroscope
01:00:32c'est Thierry
01:00:33de Saint-Jean-de-Luz
01:00:34Bravo Thierry
01:00:35j'espère que
01:00:36vous passerez
01:00:37une très bonne journée
01:00:38c'est un endroit magique
01:00:40pour les enfants
01:00:40et pour les petits
01:00:42et les grands
01:00:42merci d'avoir joué
01:00:44sur Sud Radio
01:00:44je vous rappelle
01:00:44qu'il y a des cadeaux
01:00:45à gagner
01:00:46encore toute la journée
01:00:47sur Sud Radio
01:00:48vous envoyez sapin
01:00:50et par SMS
01:00:52et vous pourrez gagner
01:00:53encore de très très
01:00:54beaux cadeaux
01:00:54puis comme j'ai
01:00:55divulgaché
01:00:56comme on dit
01:00:57vous savez que
01:00:57les vrais voix
01:00:58vous feront gagner
01:00:58deux places
01:01:00pour les chevaliers
01:01:00du Fiel
01:01:01ce soir
01:01:01à partir de
01:01:0318h
01:01:04sapin par SMS
01:01:05au 7-20-18
01:01:06mais attendez
01:01:06que le jeu soit lancé
01:01:08par Philippe David
01:01:09et Cécile de Ménibus
01:01:11on se retrouve
01:01:12dans un instant
01:01:13on va parler
01:01:13de Donald Trump
01:01:14et on va parler
01:01:15des portables
01:01:16à l'école
01:01:16à tout de suite
01:01:17plus
01:01:18Sud Radio
01:01:20le 10h midi
01:01:22mettez-vous d'accord
01:01:23Valérie Expert
01:01:24Alors Mathias Leboeuf
01:01:25vous vouliez parler
01:01:26de Donald Trump
01:01:27Oui je voulais revenir
01:01:28sur une info
01:01:29qui a été à mon avis
01:01:30trop peu commentée
01:01:31en France
01:01:32qui date d'une dizaine
01:01:33de jours
01:01:34enfin un peu plus
01:01:35du 10 décembre
01:01:36puisque le 10 décembre
01:01:37la Trump Gold Card
01:01:39a été officiellement lancée
01:01:41alors c'est un programme
01:01:43qui a été évoqué
01:01:43dès février 2025
01:01:45mais qui justement
01:01:47voit arrive
01:01:48activation effective
01:01:50notamment à travers un site
01:01:52et puis le début
01:01:53des traitements
01:01:53des dossiers
01:01:54alors c'est quoi
01:01:54la Gold Card
01:01:55de Donald Trump
01:01:57et bien c'est comme
01:01:58la Green Card
01:01:58mais en mieux
01:01:59et en plus cher
01:02:00puisqu'il s'agit
01:02:01d'un permis
01:02:03de résidence
01:02:04permanente
01:02:05que vous pouvez
01:02:06obtenir
01:02:07si vous payez
01:02:08un million de dollars
01:02:09permis de résidence
01:02:10permanente
01:02:11qui en plus
01:02:12ouvre
01:02:13sur un chemin
01:02:14accéléré
01:02:15et quasi
01:02:16on va dire
01:02:17systématique
01:02:18d'accès
01:02:19à la citoyenneté
01:02:20donc il faut évidemment
01:02:21posséder
01:02:22les un million de dollars
01:02:23il y a des frais
01:02:23aussi d'inscription
01:02:24qui sont de 15 000 dollars
01:02:26donc vous avez bien compris
01:02:27que ça ne s'adresse pas
01:02:29au premier migrant mexicain
01:02:31qui vient
01:02:32sur le territoire américain
01:02:35et je trouvais que
01:02:36dans cette conjoncture américaine
01:02:40de durcissement
01:02:41de la politique migratoire
01:02:43qui peut se légitimer
01:02:45mais qui est très très dur
01:02:47de l'administration de Trump
01:02:49il y avait une forme
01:02:50de cynisme absolu
01:02:52à dire
01:02:53si vous avez du fric
01:02:54et que vous voulez travailler
01:02:56aux Etats-Unis
01:02:58il n'y a pas de problème
01:02:59on peut même vous donner
01:03:00la citoyenneté américaine
01:03:02d'où que vous veniez
01:03:03quasiment dans tous les pays
01:03:05alors que
01:03:06si vous êtes pauvre
01:03:07et que vous voulez venir bosser
01:03:09là ça se passera autrement
01:03:10voilà
01:03:11aujourd'hui
01:03:13comment
01:03:13l'administration américaine
01:03:16monnaie
01:03:17l'accès
01:03:18au droit
01:03:19à la citoyenneté
01:03:21alors c'est pas très surprenant
01:03:22mais c'est quand même
01:03:23pousser la logique
01:03:24justement
01:03:26mercantile
01:03:27à son extrême
01:03:29absolu
01:03:30et je trouve que
01:03:31c'est dommage
01:03:32pour les Etats-Unis
01:03:34il est un peu inquiétant
01:03:35Donald Trump
01:03:36même si
01:03:37on peut lui reconnaître
01:03:38certains talents
01:03:39
01:03:40il n'a pas renoncé
01:03:42à annexer le Groenland
01:03:43à envahir le Venezuela
01:03:45et hier
01:03:46sa dernière lubie
01:03:46donc il a annoncé aussi
01:03:47qu'il construirait
01:03:48des porte-avions
01:03:49c'est de les nommer
01:03:50à son nom
01:03:50on est quand même
01:03:53là on est petits bras
01:03:54avec Emmanuel Macron
01:03:55on est dans une autre dimension
01:03:59on est dans une autre dimension
01:04:00et puis
01:04:00pareil
01:04:01il y a une des images
01:04:02là sur X
01:04:03du vice-président
01:04:05Vance
01:04:05qui lui s'entraîne
01:04:06avec les US Navy Seals
01:04:08je peux vous dire
01:04:09que l'entraînement des Seals
01:04:10c'est autre chose
01:04:10que des pompes
01:04:11le philosophe que je suis
01:04:15lui conseillerait
01:04:16je ne vais pas dire
01:04:17de relire
01:04:17mais de lire
01:04:18de la démocratie en Amérique
01:04:20de Tocqueville
01:04:21parce que quand on voit
01:04:22que finalement
01:04:24l'accès à la citoyenneté
01:04:26américaine
01:04:26est monnayable
01:04:28je trouve ça quand même
01:04:31pathétique
01:04:31ça vous fait réagir ?
01:04:33c'est vrai que c'est très cynique
01:04:34mais en tout cas
01:04:35c'est assez efficace
01:04:36peut-être pas sur ce point-là
01:04:38mais pour la première fois
01:04:39depuis les années 70
01:04:40la population étrangère
01:04:41a baissé aux Etats-Unis
01:04:42depuis Trump
01:04:43c'était un petit peu
01:04:44ce que demandaient
01:04:45les américains
01:04:46d'une certaine façon
01:04:47mais c'est vrai
01:04:49que ça va devenir
01:04:49même très compliqué
01:04:50pour des gens
01:04:50qui ont pourtant
01:04:51des français
01:04:52qui vont souvent
01:04:52travailler un petit peu
01:04:53aux Etats-Unis
01:04:53quelques années
01:04:54même pour eux
01:04:55ça va devenir très compliqué
01:04:56puisque ça va devenir
01:04:57plus cher pour les entreprises
01:04:58américaines
01:04:59de faire venir des gens
01:05:00etc
01:05:00donc c'est vrai que
01:05:01c'est tout un système
01:05:01et puis il y aura
01:05:02ces quelques gens
01:05:03qui pourront payer
01:05:04donc c'est vrai
01:05:06que c'est assez
01:05:07ça interroge
01:05:09oui
01:05:09oui alors
01:05:10c'est vrai que vous l'avez dit
01:05:11Mathias
01:05:12c'est pas surprenant
01:05:13de la part de Donald Trump
01:05:15c'est un homme
01:05:15qui a toujours
01:05:16c'est par définition
01:05:19Donald Trump
01:05:19c'est l'homme
01:05:21du deal
01:05:22c'est l'homme
01:05:22de l'intérêt
01:05:23et là
01:05:24il voit tout simplement
01:05:24exactement
01:05:25c'est un homme d'affaires
01:05:26et quels sont
01:05:26les intérêts du pays
01:05:27aujourd'hui
01:05:28c'est effectivement
01:05:29de remplir les caisses
01:05:30et si ça peut être
01:05:31dans l'intérêt du pays
01:05:31lui il n'a pas vraiment
01:05:32de scrupules
01:05:33morales
01:05:34à appliquer ce genre
01:05:35de méthode
01:05:36c'est dans
01:05:37je trouve que c'est
01:05:37dans la continuité
01:05:38du personnage
01:05:39non rien de plus
01:05:42non mais rien de plus
01:05:43par rapport à ce qui a été dit
01:05:44c'est du Trump
01:05:45dans le texte
01:05:45c'est à dire qu'en effet
01:05:47il fait venir des gens
01:05:49qui ont de l'argent
01:05:49aux Etats-Unis
01:05:50parce que c'est important
01:05:51et ça permet
01:05:53de maintenir
01:05:54l'attractivité
01:05:54des Etats-Unis
01:05:55et il diminue en effet
01:05:56les flux migratoires
01:05:58il a été élu là-dessus
01:05:59quand même
01:05:59il faut le rappeler
01:06:00il avait été eu déjà
01:06:01en 2016 là-dessus
01:06:01et il a été réélu
01:06:03en partie là-dessus
01:06:04en 2020
01:06:05c'est pas uniquement ça
01:06:06c'est son agenda
01:06:07il suit son agenda
01:06:08faire venir des riches
01:06:09et essayer
01:06:11d'écarter les pauvres
01:06:12bon à la limite
01:06:13il y a une logique
01:06:15économique
01:06:15qui pourrait se comprendre
01:06:16moi ce qui me choque
01:06:17profondément
01:06:18c'est de dire
01:06:19si vous êtes riche
01:06:20là l'accès
01:06:21à la citoyenneté
01:06:22je ne portais pas de jugement
01:06:23enfin je disais
01:06:24voilà c'est les fucsés
01:06:24moi j'en prends
01:06:25je trouve que
01:06:27symboliquement
01:06:28c'est quand même
01:06:29c'est entre guillemets
01:06:30la fin de la politique
01:06:31c'est-à-dire que
01:06:32c'est le business
01:06:33partout
01:06:34y compris
01:06:35dans l'accès
01:06:36à la citoyenneté
01:06:37alors Paul
01:06:38avec vous
01:06:38on va parler
01:06:39juste une information
01:06:40apparemment
01:06:40le site de la poste
01:06:41refonctionne
01:06:42donc je dis
01:06:43pour nos auditeurs
01:06:43vous savez que j'avais
01:06:47des virements
01:06:47je ne savais pas dire
01:06:48le site de la poste
01:06:50ne fonctionne pas
01:06:50évidemment on ne m'aurait pas
01:06:52cru
01:06:52pour l'instant
01:06:54le site de la poste
01:06:55fonctionne
01:06:55et je pourrais donner
01:06:56une autre bonne nouvelle
01:06:57la SNCF n'est pas en grève
01:06:58c'est Noël
01:06:59c'est Noël
01:07:00c'est quand même très rare
01:07:03c'est très rare
01:07:04qu'il n'y ait pas eu
01:07:04de préavis ou autre
01:07:06Paul Sébille
01:07:07vous votre coup de coeur
01:07:08ou coup de projecteur
01:07:09portait sur les portables
01:07:10l'interdiction des portables
01:07:11à l'école
01:07:12c'est ça
01:07:12ça fera un super débat
01:07:14peut-être sur la table
01:07:15à Noël
01:07:15avec les enfants
01:07:16qui seront rêvés
01:07:17sur leur téléphone
01:07:17mais vous savez que
01:07:19l'Australie a interdit
01:07:20les portables
01:07:21au moins de 16 ans
01:07:21donc j'ai voulu un petit peu
01:07:23voir quel était
01:07:24l'état de la recherche
01:07:25là-dessus
01:07:25est-ce que ça avait
01:07:26vraiment des effets
01:07:26alors visiblement
01:07:28ça fait combien de temps ?
01:07:29là ça ne fait même pas
01:07:30une semaine je pense
01:07:31ou même pas un mois
01:07:32en tout cas
01:07:32quelques semaines
01:07:33donc je ne sais pas
01:07:35les études ne portent pas
01:07:36seulement sur ce cas-là
01:07:37mais de manière générale
01:07:38il y a une étude
01:07:39réalisée en Angleterre
01:07:40pardon
01:07:40l'effet sur le
01:07:42notamment le résultat scolaire
01:07:43n'est pas très clair
01:07:45il y a un petit effet positif
01:07:46mais qui n'est pas très clair
01:07:47et par ailleurs
01:07:48les études montrent que
01:07:49finalement c'est plutôt
01:07:50d'autres facteurs
01:07:51qui expliquent ça
01:07:51et notamment
01:07:52l'environnement familial
01:07:53etc.
01:07:54et ça c'était
01:07:54ça rejoint une étude
01:07:55de l'ADEP
01:07:56donc du ministère
01:07:57de l'éducation nationale
01:07:58récente aussi
01:07:59auprès de 27 000 élèves
01:08:01en maternelle
01:08:02en petite section
01:08:03pardon
01:08:03qui montrait que
01:08:05effectivement
01:08:06les écrans
01:08:07avaient des effets négatifs
01:08:08sur les résultats scolaires
01:08:09donc ce qu'on sait plus ou moins
01:08:10mais que ça pouvait avoir
01:08:12des effets positifs
01:08:13d'avoir des écrans
01:08:14à la maison
01:08:15et de mettre
01:08:16ces enfants face à des écrans
01:08:17quand évidemment
01:08:18les parents jouaient
01:08:19leur rôle de contrôle
01:08:19et c'est notamment le cas
01:08:21des parents
01:08:21des catégories aisées
01:08:23parce que ce que montre
01:08:23l'étude qui est très intéressante
01:08:25c'est que c'est évidemment
01:08:26les élèves
01:08:27des catégories populaires
01:08:28qui sont les plus confrontés
01:08:29aux écrans
01:08:30et aussi
01:08:30ces élèves là
01:08:31qui ont le plus de tablettes
01:08:32c'est pas les élèves
01:08:33qui ont des parents aisés
01:08:35et donc
01:08:35la différence
01:08:37c'est que les parents aisés
01:08:37interdisent les écrans
01:08:38la semaine par exemple
01:08:39et le week-end
01:08:40et utilisent les écrans
01:08:41à visée pédagogique
01:08:42donc ça remet un peu
01:08:44le débat au centre
01:08:45de ce que c'est l'écran
01:08:47et que ça peut avoir
01:08:48un effet positif
01:08:48sur les résultats scolaires
01:08:49mais pour peu
01:08:50que les parents s'impliquent
01:08:51et contrôlent
01:08:52tout simplement
01:08:52c'est banalité
01:08:53mais l'interdiction
01:08:54n'a pas forcément
01:08:55un effet magique
01:08:56simplement voilà
01:08:57ça faudra un peu de recul
01:08:59par rapport à ça
01:09:00et ça remet peut-être
01:09:01les parents au centre du jeu
01:09:02puisque l'école règle le problème
01:09:04et c'est le problème
01:09:05des parents du coup
01:09:06c'est terrible
01:09:06vous l'avez noté
01:09:07c'est que ça aggrave aussi
01:09:08les fractures sociales
01:09:09parce que les milieux populaires
01:09:10ce sont ceux
01:09:11qui donnent le plus facilement
01:09:13malheureusement
01:09:14des téléphones portables
01:09:15à leurs enfants
01:09:16ce sont les enfants
01:09:16qui passent le plus de temps
01:09:17sur leur téléphone portable
01:09:19parfois très tôt
01:09:19or on sait que très tôt
01:09:21même avant 3 ans
01:09:22parfois
01:09:23ça empêche
01:09:24le développement
01:09:25des capacités cognitives
01:09:26de l'enfant
01:09:27donc c'est assez terrible
01:09:28c'est à dire qu'effectivement
01:09:29cette technologie
01:09:30qui nous permettrait
01:09:31de nous élever
01:09:31si elle était suffisamment
01:09:34bien contrôlée
01:09:34et bien elle peut aussi
01:09:36complètement nous abrutir
01:09:37et donc là
01:09:38c'est de l'ordre
01:09:39de l'autorité parentale
01:09:40de protéger les enfants
01:09:41mais factuellement
01:09:43ce sont les catégories populaires
01:09:44qui en souffrent le plus
01:09:45et ça c'est terrible
01:09:46parce qu'encore une fois
01:09:46ça va encore aggraver
01:09:48les fractures sociales
01:09:49aujourd'hui tout le monde
01:09:50est touché
01:09:50on est dans un milieu
01:09:52plutôt privilégié
01:09:53et moi je vois beaucoup
01:09:54de gens qui
01:09:55même si il suffit
01:09:56d'aller au restaurant
01:09:56avec les enfants
01:09:57devant les écrans
01:09:59je pense qu'aujourd'hui
01:09:59les écrans touchent
01:10:00tout le monde
01:10:01vous avez raison
01:10:02il y a peut-être
01:10:03plus d'éducation
01:10:04quand on est
01:10:05et encore
01:10:06vous avez des parents
01:10:06très occupés
01:10:07les effets pervers
01:10:09sont renforcés
01:10:10dans les milieux défavorisés
01:10:11parce que les parents
01:10:12qui a le temps
01:10:13ils travaillent
01:10:14et ils ont peut-être
01:10:15parfois même
01:10:15un deuxième travail
01:10:16je ne sais pas
01:10:16mais c'est difficile
01:10:17d'avoir le contrôle
01:10:18et surtout la culture
01:10:19absolument
01:10:20oui Mathias
01:10:21je voulais juste rappeler
01:10:22une chose complémentaire
01:10:24j'en parlais
01:10:25avec Noémie
01:10:26tout à l'heure
01:10:27c'est que
01:10:27une des alternatives
01:10:29aux tablettes
01:10:30et aux écrans
01:10:31c'est la lecture
01:10:31et le sociologue
01:10:34Bernard Lahir
01:10:35rappelait que
01:10:36la meilleure chose
01:10:39et la meilleure façon
01:10:41d'amener les enfants
01:10:42à lire
01:10:43c'est de lire
01:10:44devant eux
01:10:44c'est pas de leur dire
01:10:46il faut lire
01:10:46il faut lire
01:10:47il faut lire
01:10:47c'est de leur donner
01:10:48l'exemple
01:10:49et un enfant
01:10:50qui voit
01:10:51ses parents lire
01:10:51se met
01:10:53assez spontanément
01:10:54ça n'a pas marché
01:10:55chez moi
01:10:55il y a des livres
01:10:56partout
01:10:57on est presque
01:10:58en syndrome de Diogène
01:10:59avec les livres
01:11:00tellement il y en a
01:11:01mes enfants ont lu
01:11:03à l'adolescence
01:11:03et chers de poules
01:11:04et autres
01:11:04et puis après
01:11:05une fois que les écrans
01:11:06sont arrivés
01:11:07quand les écrans
01:11:09sont arrivés
01:11:10ça a été très compliqué
01:11:11et je vous encourage
01:11:12à lire
01:11:13un entretien
01:11:14très très intéressant
01:11:16montre vraiment une merveille
01:11:17qu'est-ce qu'un monde
01:11:18où on ne lit plus
01:11:19dans le Figaro
01:11:19c'est Emmanuel Godot
01:11:20c'est un écrivain
01:11:22professeur de lettres
01:11:23en Henri IV
01:11:23qui explique
01:11:25qu'à l'heure où la littérature
01:11:26tend à ses facettes
01:11:27derrière les écrans
01:11:28il a l'air sur l'avènement
01:11:30d'un totalitarisme insidieux
01:11:32dans lequel la contemplation
01:11:33est laissée en jachère
01:11:35et c'est vrai
01:11:35qu'on a de plus en plus
01:11:36de mal
01:11:37vous le disiez
01:11:38Arnaud Benedetti
01:11:39à prendre un livre
01:11:40vous élève
01:11:41peut-être aussi
01:11:42et à lire
01:11:42sur la continuité
01:11:43un essai
01:11:44ce n'est pas pareil
01:11:44vous vous arrêtez
01:11:45vous reprenez un roman
01:11:46il faut du temps
01:11:47il faut se plonger
01:11:48il faut de la concentration
01:11:49tout simplement
01:11:50il faut de la concentration
01:11:51et un peu d'abnégation
01:11:53aussi parfois
01:11:54pour lire
01:11:54c'est-à-dire qu'il faut
01:11:55s'inscrire dans la durée
01:11:57la lecture c'est de la durée
01:11:59c'est toujours ça
01:12:01c'est quand même
01:12:02un rapport au temps
01:12:02qui est différent
01:12:03le problème c'est que
01:12:04les écrans
01:12:05ils induisent un rapport au temps
01:12:06qui est celui
01:12:06de l'immédiateté
01:12:07absolument
01:12:08qui vient totalement
01:12:09inhiber parfois
01:12:10les capacités
01:12:11de concentration
01:12:12absolument
01:12:13lire aujourd'hui
01:12:15c'est devenu
01:12:15un vrai acte
01:12:16de résistance
01:12:17c'est-à-dire
01:12:18résistance
01:12:18notamment
01:12:19à la vitesse
01:12:20qu'on nous impose
01:12:21en permanence
01:12:22petit traité de la lenteur
01:12:23petit traité de la lenteur
01:12:24non mais c'est vrai
01:12:25et pourtant
01:12:26ce que disait Arnaud
01:12:26tout à l'heure
01:12:27Arnaud Benedetti
01:12:28hors antenne
01:12:28on n'a jamais publié
01:12:29autant de livres
01:12:29donc c'est là aussi
01:12:31un paradoxe
01:12:32parce que ça
01:12:32c'est du business
01:12:33ça dépend
01:12:34ce qu'on appelle
01:12:34des livres
01:12:35c'est ça
01:12:36les éditeurs
01:12:37aujourd'hui
01:12:38ont tendance
01:12:39à comment dire
01:12:40parier sur la masse
01:12:41plutôt que
01:12:42sachant que
01:12:43s'ils publient
01:12:4320 livres
01:12:44il y en aura forcément
01:12:45oui mais vous voyez
01:12:45qu'en tête des ventes
01:12:46vous avez l'ENA situation
01:12:47je veux dire
01:12:47je ne vais pas vous répéter
01:12:48sans aucun mépris
01:12:50un peu quand même
01:12:52mais
01:12:52enfin qui est un ramassi
01:12:55il faut dire la chronique
01:12:55de Frédéric Bedouedé
01:12:56sur l'ENA situation
01:12:58bah oui
01:12:58c'est pas un livre
01:12:59je suis désolé
01:13:00c'est pas un livre
01:13:00c'est du produit
01:13:01on a fait du livre
01:13:03un produit
01:13:03et non plus
01:13:05une ressource
01:13:06et c'est bien différent
01:13:07le livre de Nicolas Sarkozy
01:13:09est-ce que c'est un livre
01:13:09bon allez
01:13:10on va pas lancer le débat
01:13:11on va pas lancer le débat maintenant
01:13:13il en est presque
01:13:14à 200 000 exemplaires
01:13:15là aussi
01:13:15on était à 100 000
01:13:16la semaine dernière
01:13:17il était à 150 000
01:13:19donc je pense
01:13:20qu'avec les fêtes de Noël
01:13:21et Gérard
01:13:22mon libraire
01:13:23me disait
01:13:24que les gens
01:13:24l'achètent par 4 ou 5
01:13:26en parlant d'un acte
01:13:27de résistance
01:13:27il en a vendu
01:13:29il en a vendu
01:13:30200 en quelques heures
01:13:32voilà
01:13:32bah écoutez
01:13:33ce sera le mot de la fin
01:13:34pour aujourd'hui
01:13:35on se retrouve
01:13:35nous dans un instant
01:13:37pour l'émission Média
01:13:37avec Laurent Luya
01:13:38à tout de suite
01:13:39Sud Radio
01:13:40Parlons Vrai
01:13:42Sud Radio
01:13:43Parlons Vrai
01:13:44cette année
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