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  • il y a 7 mois
Mettez vous d'accord avec Lucas Planavergne, Thierry Guerrier, Laurence Sailliet et Mathias Leboeuf

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-01-07##

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News
Transcription
00:00:00Les intempéries provoquent des perturbations ce matin, conséquence des importantes chutes de neige et du verglas.
00:00:06Ainsi, en Ile-de-France, la Nationale 118 est fermée dans les deux sens entre Boulogne-Billancourt et les Ulysse.
00:00:11En région parisienne, où d'importants embouteillages ont été constatés, plus de 400 km de bouchons ont ainsi été enregistrés avant 9h.
00:00:18Du côté des transports en commun, aucun bus ne circule autour de Paris.
00:00:22Le téléphérique entre Créteil et Villeneuve-Saint-Georges a aussi été stoppé.
00:00:25Les autorités, elles, appellent à limiter les déplacements.
00:00:27La SNCF indique aussi que plusieurs lignes de l'ouest du pays sont interrompues.
00:00:31Les TGV, eux, fonctionnent à vitesse réduite.
00:00:34Et puis dans les arts, une centaine de liaisons ont été annulées à l'aéroport de Roissy, une quarantaine à Orly.
00:00:39Dans le reste de l'actualité, une force multinationale sera déployée en Ukraine en cas de paix.
00:00:44C'est la principale annonce hier de la coalition des volontaires réunis à Paris, une force à laquelle la France participera.
00:00:50Emmanuel Macron a ainsi évoqué sur France 2 l'éventuel envoi de milliers d'hommes dans le cadre de cette opération,
00:00:56qui ne verra le jour qu'en cas de cesser le feu entre Kiev et Moscou.
00:01:00L'armée française prendrait ainsi part aux opérations de contrôle de la frontière russo-ukrainienne.
00:01:05Des convois de tracteurs sur les routes.
00:01:07Des centaines d'agriculteurs veulent rejoindre Paris, Toulouse ou Strasbourg
00:01:10pour protester contre l'accord du Mercosur ou encore contre la gestion de la dermatose nodulaire.
00:01:15A Toulouse, où les syndicats appellent à paralyser la ville, des blocages ont déjà été constatés en périphérie.
00:01:22L'ancien maire de Saint-Etienne, incarcéré Gaëlle Perdriot, on le rappelle, a été condamnée à 4 ans de prison ferme
00:01:28et un an avec sursis dans l'affaire du chantage à la vidéo intime contre son premier adjoint.
00:01:34Il a donc débuté sa peine aujourd'hui.
00:01:36L'élu, on le rappelle, a fait appel.
00:01:37Et puis, un dernier hommage en toute intimité.
00:01:41Les obsèques de Brigitte Bardot débutent à 11h ce matin à Saint-Tropez.
00:01:45Une cérémonie se tiendra en l'église de Notre-Dame de l'Assomption
00:01:49où l'entrée se fera sur invitation.
00:01:51Elle sera ensuite inhumée au cimetière marin.
00:01:54Excellente matinée à tous.
00:01:57Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:02:01Bonjour à toutes et à tous. Bonjour Gilles Gansman.
00:02:04Bonjour Valérie.
00:02:05Bonjour Félix Mathieu.
00:02:06Bonjour Valérie.
00:02:07On est ensemble avec vous pour ce 10h midi.
00:02:10Avec vous Félix, on va parler du Dry January.
00:02:13Alors, pour ceux qui ne parlent pas anglais, c'est le...
00:02:17Le janvier sans alcool.
00:02:18Le janvier sans alcool.
00:02:19C'est très à la mode, en particulier chez les jeunes.
00:02:22On va en parler avec vous dans un instant.
00:02:23Est-ce que ça sert à quelque chose ?
00:02:25Dites-nous si vous êtes, vous, pratiquant,
00:02:29si ce Dry January évoque quelque chose pour vous.
00:02:330826 300 300.
00:02:35C'est une bonne résolution de début d'année.
00:02:38Peut-être qu'il faut mieux réduire tout au long de l'année, petit à petit,
00:02:42que d'un seul coup et reprendre en février et en mars.
00:02:46Je crois que c'est ce que va nous dire le Dr Cohen dans un instant.
00:02:49Et puis, ça concerne la filière du vin aussi.
00:02:54On va en dire quelques mots.
00:02:550826 300 300.
00:02:57Moi, je vous parlerais de la mode du rhum et du jean sans alcool qui devient un peu branché.
00:03:02Mais est-ce que c'est vraiment comme ça ?
00:03:05C'est bien, vous avez réglé le truc dès le départ.
00:03:08Blocage, c'est le mot du jour.
00:03:09Blocage des routes dans certaines régions de France.
00:03:14Toute la façade ouest à cause de la neige.
00:03:17Blocage à Toulouse.
00:03:19Les agriculteurs sont mobilisés.
00:03:22On sera tout à l'heure avec Christine Bouillaud.
00:03:23Appelez-nous pour nous dire si vous soutenez les agriculteurs.
00:03:26Oui, à Sud Radio, on soutient les agriculteurs.
00:03:30Et puis, avec les débatteurs, à partir de 10h30, on rendra hommage à Brigitte Bardot.
00:03:35Et puis, est-ce que vous avez été choquée ?
00:03:37Moi, j'ai été choquée des réserves qui ont pu être émises sur les positions politiques de Brigitte Bardot.
00:03:44Oui, elle avait des positions politiques.
00:03:46Maintenant, est-ce qu'on doit séparer l'actrice de ces positions ?
00:03:49Là aussi, on vous attend.
00:03:51Emmanuel Macron, à quoi joue Emmanuel Macron ?
00:03:54Hier, il a voulu se présenter comme un grand faiseur de paix.
00:03:59Sauf que, est-ce que c'est vraiment lui qui a la main ?
00:04:02Beaucoup de questions autour de cette réunion hier,
00:04:06après laquelle il a annoncé que des soldats français seraient envoyés pour maintenir la paix.
00:04:12Mais encore, faudrait-il qu'elle intervienne ?
00:04:14Et puis, je ferai réagir votre débatteur à différents sons,
00:04:16puisque désormais, à 10h30, on les fait réagir à l'actualité et à des extraits de zapping.
00:04:23Et je leur parlerai, entre autres, de ce qui se passe en Suisse,
00:04:26parce que vendredi, ce sera la cérémonie d'hommage en présence du président Emmanuel Macron
00:04:31aux victimes de Grand Montana.
00:04:33Mais de plus en plus, dans les JT, les témoignages se succèdent.
00:04:37Et on s'aperçoit quand même que l'établissement accumulait de nombreux défauts.
00:04:42Et c'est ces témoignages qu'on a pu entendre sur France 2 hier, par exemple.
00:04:47Avec une porte pour sortir, et tout le monde, dans tout ça,
00:04:50tous les gens ont voulu sortir par la même porte.
00:04:53Pas d'alarme, pas d'extincteur.
00:04:54Rien du tout, encore la musique.
00:04:57C'était catastrophique, ce qui s'est passé.
00:04:59Sa meilleure amie, Sian, 24 ans, y était serveuse.
00:05:03Elle a perdu la vie alors qu'elle tentait de s'échapper.
00:05:06Et cela, sa mère ne l'accepte pas.
00:05:08Ma fille savait où était la porte de secours, ou sécurité, enfin peu importe.
00:05:16Et on l'a retrouvée accrochée là, inanimée, parce qu'elle n'a pas pu l'ouvrir, c'était fermée à clé.
00:05:23Il y a des gens qui doivent rendre des comptes.
00:05:26Les gérants ont-ils respecté les normes de sécurité ?
00:05:29Y avait-il assez d'issues de secours ?
00:05:32Outre cette porte du sous-sol et l'entrée principale, les baies vitrées du rez-de-chaussée se sont avérées difficiles à ouvrir,
00:05:40faisant perdre aux clients de précieuses secondes pour s'enfuir.
00:05:43Ils ont tous été coincés.
00:05:45Vous vous rendez compte que sa fille a été retrouvée morte avec la main sur la sortie de secours ?
00:05:52On va en reparler évidemment tout à l'heure.
00:05:55Et nos auditeurs peuvent réagir évidemment sur...
00:05:58Ça me donne l'occasion de faire un coup de gueule sur le patron de France Soir, complotiste avéré,
00:06:06qui s'est permis des commentaires absolument dégueulasses, il n'y a pas d'autre mot,
00:06:11en parlant de soirées satanistes, parce qu'il y avait des masques.
00:06:17Vous avez peut-être vu, les serveurs avaient des masques et les serveuses.
00:06:20Je trouve qu'il y a 40 personnes qui sont mortes, des jeunes, des adolescents qui sont gravement brûlés.
00:06:26Et ce type de commentaire est absolument abject.
00:06:30C'est dans la lignée de ce qui a pu être dit jusqu'à présent.
00:06:34Mais c'est vrai qu'il y a toute une série de choses qui se sont passées autour de Cran-Montana.
00:06:39On pense à ceux qui se sont déguisés aussi, des journalistes qui ont voulu se déguiser en médecin ou en infirmière
00:06:45pour essayer d'aller interroger des victimes.
00:06:47Il y a quand même eu des choses assez scandaleuses.
00:06:51Alors, on va passer à vous, Félix Mathieu.
00:06:53C'est quoi le problème aujourd'hui ?
00:06:55Et le problème ?
00:07:01La question qu'on se pose, c'est évidemment celle du Dry Januari,
00:07:04sixième édition de ce Janvier sans alcool.
00:07:08Zéro alcool pour le monde.
00:07:09Il y en a peut-être qui veulent se remettre aussi des excès, des fêtes.
00:07:13Cette opération revendique 4,5 millions de volontaires en France.
00:07:17Un tiers des jeunes adultes de moins de 34 ans.
00:07:19Alors, le service à dictologie de l'hôpital Levinatier à Lyon a rendu quelques conclusions
00:07:25parce qu'il a observé plus de 2 000 participants de l'édition précédente.
00:07:28Donc, c'est des résultats de janvier dernier.
00:07:31Et donc, résultat, plus de la moitié des participants ont tenu.
00:07:34Pas du tout d'alcool entre le 1er et le 31 janvier dernier.
00:07:40Un quart d'entre eux ont dit mieux dormir.
00:07:42Amélioration de la qualité du sommeil.
00:07:44Ils sont aussi plus nombreux à se dire très en forme à l'issue de ce défi Dry Januari.
00:07:50Même parmi ceux qui ont juste réduit leur consommation
00:07:52puisque tous n'ont pas réussi à arrêter complètement.
00:07:56Autre résultat, trois mois après cette fois,
00:07:58plus de la moitié des participants disaient avoir gardé l'habitude de boire moins.
00:08:02C'est-à-dire que, selon eux, si on leur propose de l'alcool,
00:08:06ils vont plus oser décliner sans avoir peur, quelque part,
00:08:09de passer un peu pour les rabats-joies de service.
00:08:11Donc, voilà, c'est la question derrière ça qu'on se pose.
00:08:13Est-ce qu'il y a une pression sociale pour boire de l'alcool
00:08:15ou est-ce que, quelque part, c'est un truc de rabats-joies de prôner l'abstinence totale ?
00:08:20Là-dessus aussi, on va dire 826-300-300, vous pouvez nous donner votre avis.
00:08:24Vous pouvez nous appeler et nous dire si vous, vous faites, en ce mois de janvier,
00:08:28abstinence, abstinence d'alcool ou...
00:08:30Oui, c'est ça, d'alcool.
00:08:33Certains commencent des régimes et ne vont pas au bout.
00:08:37Mais ça pose la question aussi de la consommation du vin en France
00:08:40qui est en net baisse.
00:08:43Et c'est vrai que les professionnels du vin se sont mobilisés.
00:08:46Oui, on a par exemple l'association Vins et Société qui a même publié un manifeste,
00:08:51le French January plutôt que le Dry January.
00:08:55L'idée, c'est, bon, disons-le, un janvier franchouillard, on va dire,
00:08:58pour promouvoir la modération toute l'année plutôt que l'abstinence sur un seul mois.
00:09:04Maîtriser la consommation plutôt que s'arrêter complètement pendant un mois.
00:09:08Avec même dans ce French January des idées de repas, des accords mai-vin, vous savez.
00:09:12Alors, avec modération, il y a même une alternative sans alcool pour ceux qui voudraient vraiment.
00:09:17D'ailleurs, bon, chacun son avis, mais c'est vrai que ça existe, les vins sans alcool.
00:09:21Mais bon, entre les lignes, quand même, on comprend que ces professionnels du vin
00:09:24ne sont pas vraiment fans de ce Dry January, de l'idée de l'abstinence totale.
00:09:29Leur manifeste, par exemple, sur le site du French January,
00:09:32dit s'adresser, je les cite, à ceux qui veulent rester libres de leur choix.
00:09:36Bon, comme pour dénoncer quelque part un peu une forme d'hygiénisme, sans doute.
00:09:40Alors, Michel Chapoutier, pardon, bonjour, vous êtes en ligne avec nous.
00:09:43Vous êtes vigneron, président de l'Union des maisons et marques de vin.
00:09:48Vous signez des dommages, j'imagine, à ce manifeste ?
00:09:53Oui, bien sûr, parce que la profession...
00:09:58Ah, j'ai un écho, là.
00:09:59Oui, non, allez-y, on vous écoute.
00:10:01La profession a fait un travail de fond énorme, énorme, depuis 30 ans ou 40 ans,
00:10:07pour mettre en place le principe de la modération.
00:10:10Je rappelle qu'on est passé de 130 litres par tête d'habitant à 35 litres par tête d'habitant.
00:10:15Même les spiritueux sont dans la même dynamique.
00:10:19Aujourd'hui, l'art de vivre à la française est orienté vers une modération de la consommation.
00:10:27Vous avez juste un chiffre.
00:10:288 Français sur 10 connaissent le Dry January aujourd'hui,
00:10:31mais seuls 2 Français sur 10 connaissent les repères officiels de consommation.
00:10:36Donc, au lieu de faire...
00:10:38Parce que pour moi, le Dry January, c'est du marketing, c'est de l'éclat,
00:10:43mais ce n'est pas forcément un succès,
00:10:46puisque les gens connaissent plus le Dry January que les repères officiels de consommation.
00:10:51Aujourd'hui, pas plus de 2 verres par jour,
00:10:53avec un jour d'abstinence par semaine, voire 2.
00:10:56Ce sont des repères que nous défendons, que tout le monde défend.
00:10:59Mais le principe manichéen, hygiéniste, de dire qu'il faut complètement s'arrêter,
00:11:06et tout le monde à ce moment-là, parce qu'on veut lancer une mode de comportement,
00:11:10nous, on dit non, on veut encourager la liberté,
00:11:14et surtout encourager la modération.
00:11:17Le vin est devenu, non pas une boisson, mais une culture.
00:11:22On ne boit plus du vin, on déguste du vin.
00:11:24Est-ce que vous faites du vin sans alcool, Michel Chapoutier ?
00:11:29Non, non, non, on a regardé.
00:11:32Vous avez aussi de la bière sans alcool qui existe.
00:11:36Mais le problème, c'est que si la bière arrive à un niveau qualitatif intéressant,
00:11:41mais par contre, au niveau RSE, au niveau écologique,
00:11:44ça demande beaucoup d'énergie,
00:11:46et pareil, pour faire du vin sans alcool,
00:11:48les résultats qualitatifs sont douteux,
00:11:53voire pas réellement intéressants.
00:11:56Aujourd'hui, on préfère rester dans la logique de la modération.
00:11:59Et puis le futur du vin, c'est peut-être d'avoir un peu moins d'alcool,
00:12:02d'aller, vous savez, pendant très longtemps,
00:12:04dans l'inconscient collectif, la qualité d'un vin, c'était son degré.
00:12:06Et plus le vin, au XIXe siècle, avait dit degré alcoolique,
00:12:11plus il était qualitatif.
00:12:12Aujourd'hui, le travail de fond est de dire,
00:12:14non, non, arrêtez de partir dans ces principes.
00:12:16En plus, avec l'évolution du climat,
00:12:17il y aurait des fois des vins qui sont un peu plus alcooleux.
00:12:20Le travail de fond est de faire baisser
00:12:21le degré alcoolique moyen des vins,
00:12:23par des méthodes énonologiques,
00:12:24par des choix de cépage,
00:12:26et de continuer dans cette logique
00:12:28d'une consommation modérée,
00:12:30mais libre.
00:12:31Libre.
00:12:32Alors, on a des réactions, évidemment.
00:12:35On a Séverine en ligne avec nous.
00:12:37Bonjour Séverine.
00:12:38Vous nous appelez de Draguignan.
00:12:40Alors, est-ce que vous faites le Dry January ?
00:12:43Exactement, je fais le Dry January,
00:12:46puisque, d'une certaine manière,
00:12:48je n'ai pas trop le choix.
00:12:49Comme je l'expliquais, en fait,
00:12:52juste avant les fêtes,
00:12:53j'ai décidé de faire un mini-sevrage,
00:12:57une mini-cure.
00:12:58Parce que vous avez un problème avec l'alcool ?
00:13:01Avec l'alcool.
00:13:02J'avais, là, je suis en rémission,
00:13:05entre guillemets.
00:13:07Et donc, voilà, j'ai décidé,
00:13:09pour les fêtes,
00:13:10déjà, c'est un gros challenge,
00:13:12et suivant le Dry January,
00:13:15pour suivre cette cure,
00:13:19cette désintoxication, j'ai envie de dire,
00:13:22entre guillemets,
00:13:23puisque l'alcool n'était plus festif,
00:13:25pour ma part.
00:13:27Vous aviez déjà essayé avant ?
00:13:29En fait, j'ai commencé un suivi
00:13:32depuis le mois de juillet,
00:13:34puisque j'ai mis le doigt dessus,
00:13:35et je me suis dit,
00:13:36non, non, là, ça va trop loin.
00:13:39Je ne m'en sort plus.
00:13:41Et donc, comme je le disais,
00:13:44pour les gens qui entament le Dry January,
00:13:49je les encourage,
00:13:51parce que, pour mon nom,
00:13:53je pense qu'il y a peut-être
00:13:56un petit problème avec l'alcool,
00:13:58et mettre le doigt dessus,
00:14:00s'en rendre compte,
00:14:01et vouloir sortir de cet engrenage.
00:14:04Oui, c'est top.
00:14:06Voilà.
00:14:06On peut se faire aider.
00:14:08Il y a des centres
00:14:09qui s'appellent Exapa,
00:14:10avec des gens formidables.
00:14:12Exapa, c'est centre de soins
00:14:14et d'accompagnement
00:14:16à tout ce qui est addiction.
00:14:18Tous types d'addictions,
00:14:19dont l'alcool, le tabac, etc.
00:14:20Et ils sont géniaux.
00:14:24Écoutez, merci de votre témoignage,
00:14:26Séverine,
00:14:27mais c'est vrai que votre cas,
00:14:29on aura le docteur Cohen en ligne
00:14:31avec nous tout à l'heure,
00:14:32médecin nutritionniste,
00:14:34qui va nous expliquer
00:14:35s'il y a un bienfait médical
00:14:39à ce Dry January.
00:14:41On y revient.
00:14:41Alors, sachez que les Québécois
00:14:43appellent ça le défi 28 jours sans alcool.
00:14:47La version française.
00:14:48Ou alors janvier sans alcool.
00:14:51Il y a pendant 31 jours en janvier.
00:14:53Ben oui, je ne sais pas
00:14:53pourquoi ils appellent.
00:14:54Parce que je crois
00:14:54que ce n'est pas au même...
00:14:56Ils sont peut-être en février.
00:14:57Ce n'est pas au même moment,
00:14:58effectivement.
00:14:58C'est en février,
00:14:59janvier ou février.
00:15:01Dans un instant,
00:15:01le docteur Cohen avec nous.
00:15:02On aura Kevin,
00:15:03on aura Xavier
00:15:04qui est contre le Dry January.
00:15:060826 300 300.
00:15:08A tout de suite.
00:15:10C'est quoi le problème ?
00:15:12Félix Mathieu.
00:15:14Alors, Félix,
00:15:15nous parlons donc
00:15:16de ce Dry January.
00:15:17Effectivement.
00:15:19Zéro alcool.
00:15:20Zéro alcool pendant le mois de janvier.
00:15:224,5 millions de personnes
00:15:23a priori qui s'y mettent.
00:15:24Et des professionnels du vin,
00:15:25on l'entendait,
00:15:26qui doutent un peu
00:15:27en se disant
00:15:27est-ce qu'il ne faudrait pas
00:15:28plutôt être responsable
00:15:29tout le temps
00:15:29plutôt qu'arrêter complètement
00:15:31pendant le mois de janvier.
00:15:32Oui, et puis consommer
00:15:33ce que disait Michel Chapoutier,
00:15:35consommer avec modération,
00:15:37mieux mais moins.
00:15:38Docteur Cohen, bonjour.
00:15:40On a perdu le Docteur Cohen,
00:15:42mais on a des appels.
00:15:43Vous pouvez nous appeler
00:15:43pour nous dire
00:15:44si vous suivez,
00:15:46si vous faites ce Dry January,
00:15:47si vous l'avez fait
00:15:48et si vous avez tenu,
00:15:51parce que les chiffres disent aussi,
00:15:53Félix,
00:15:53qu'en général,
00:15:54c'est quand même un échec.
00:15:56Oui, alors,
00:15:57on a quand même
00:15:58la moitié des participants
00:15:59qui ont réussi
00:16:00à se passer totalement d'alcool
00:16:02le mois,
00:16:03enfin,
00:16:03la précédente édition
00:16:04lors du mois de janvier 2025.
00:16:06Bon, certains disent
00:16:08que leur sommeil s'est amélioré,
00:16:10qu'ils se sentent plus en forme.
00:16:11Je crois d'ailleurs
00:16:11que le Docteur Cohen
00:16:12est de nouveau avec nous, Valérie.
00:16:14Docteur Jean-Michel Cohen,
00:16:15médecin nutritionniste,
00:16:16vous dirigez le site
00:16:17Savoir Maigrir.
00:16:19Bonjour Jean-Michel.
00:16:21Alors,
00:16:21Dry January,
00:16:22qu'en dit le médecin ?
00:16:23Est-ce que ça a un intérêt
00:16:24pour la santé ?
00:16:26Alors,
00:16:26on a entendu un appel
00:16:27un petit peu particulier
00:16:28tout à l'heure
00:16:28d'une auditrice
00:16:29qui s'en sert
00:16:30pour se motiver
00:16:31à arrêter l'alcool.
00:16:33Mais,
00:16:34voilà,
00:16:34est-ce que ça a un intérêt ?
00:16:36À quoi ça sert
00:16:36pour un médecin,
00:16:37le Dry January ?
00:16:38À la base,
00:16:39ça avait été créé
00:16:40pour trois choses.
00:16:42Premièrement,
00:16:43être,
00:16:44se sevrer de l'alcool
00:16:45après les fêtes
00:16:45parce qu'il y a eu
00:16:46un abus d'alcool
00:16:47la plupart du temps
00:16:48pendant les fêtes.
00:16:49En général,
00:16:49c'est 30 à 40 %
00:16:50de la ration calorique
00:16:51consommée.
00:16:52La deuxième chose,
00:16:53c'est de tester
00:16:53sa capacité à l'abstinence.
00:16:55Et la troisième chose,
00:16:56c'était de prendre conscience
00:16:57de son alcoolisation
00:16:59pour les gens
00:16:59qui ne s'en rendent pas
00:17:00vraiment compte.
00:17:01Est-ce que c'est
00:17:02vraiment intéressant ?
00:17:03Non.
00:17:03Moi,
00:17:03je ne trouve pas trop.
00:17:04Ça ressemble plus
00:17:05à un challenge TikTok.
00:17:07Ça veut dire,
00:17:08êtes-vous capable
00:17:08ou non de supprimer
00:17:09l'alcool pendant un mois ?
00:17:11Sur le plan des effets
00:17:11médicaux,
00:17:12comme vous l'avez rappelé,
00:17:14sur le premier mois,
00:17:15quand les gens font ce test,
00:17:16en général,
00:17:17on a une amélioration,
00:17:18une baisse du cholestérol,
00:17:18les triglycérides,
00:17:19de la glycémie,
00:17:20une baisse de la pression
00:17:21artérielle,
00:17:22une sensation de mieux-être,
00:17:23ce qui est à peu près
00:17:24normal quand on supprime
00:17:25toute boisson alcoolisée.
00:17:27Par contre,
00:17:27je pense que l'éducation
00:17:28à la modération
00:17:29est vraiment la chose
00:17:30la plus importante.
00:17:31Ce n'est pas pour reprendre
00:17:32l'argument des viticulteurs
00:17:34qui, eux,
00:17:34quand ils disent
00:17:35deux verres par jour,
00:17:36ça représente quasiment
00:17:37six bouteilles par mois.
00:17:38Ça leur fait plaisir
00:17:39que tout le monde fasse ça,
00:17:40évidemment.
00:17:41Mais ce n'est pas le sujet.
00:17:43Le sujet,
00:17:43c'est de dire,
00:17:44écoutez,
00:17:45si vous avez envie de le faire,
00:17:46ça a un côté plutôt amusant.
00:17:47Médicalement,
00:17:48il n'y a aucune recommandation
00:17:49de santé publique.
00:17:50Ça ne fait pas partie
00:17:51des recommandations
00:17:51de santé publique.
00:17:53À la limite,
00:17:53faire prendre conscience
00:17:54aux gens du fait
00:17:55que boire un verre de vin
00:17:56comme le font
00:17:57certains jeunes gens
00:17:59tout de suite
00:18:00après le travail
00:18:01devient finalement
00:18:02un peu excessif.
00:18:04Voilà.
00:18:04Bon, ça existe.
00:18:05Je vous dis,
00:18:05ça a un côté challenge.
00:18:07Ça n'a pas un grand intérêt
00:18:08sur le plan médical.
00:18:10Ça n'a pas un grand intérêt
00:18:11sur le plan comportemental.
00:18:12Mais c'est vrai,
00:18:13pardon,
00:18:13c'est vrai que ce que disait
00:18:14Michel Chapoutier,
00:18:15c'est qu'on ne connaît pas.
00:18:15Alors, il a dit
00:18:16deux verres par jour.
00:18:17Mais un auditeur me dit
00:18:19la campagne à verres,
00:18:19ça va,
00:18:20trois verres,
00:18:20bonjour,
00:18:20les dégâts,
00:18:21c'était pour la sécurité routière.
00:18:22Tout le monde s'en souvient.
00:18:23Pourquoi est-ce qu'on ne voit
00:18:24pas de campagne aussi forte
00:18:25sur les réseaux,
00:18:26à la radio ?
00:18:28Il devrait y avoir
00:18:28des campagnes,
00:18:29effectivement,
00:18:31sur la consommation,
00:18:32même si elle a beaucoup
00:18:33baissé.
00:18:34On a entendu ce que disait
00:18:35Michel Chapoutier
00:18:37tout à l'heure.
00:18:38On a beaucoup baissé, Gilles.
00:18:41Oui, moi, je vous...
00:18:41Il y a un effet psychologique.
00:18:43Il y a un effet comportemental
00:18:45sur le fait que
00:18:45ce qu'on observe
00:18:46dans la jeune génération
00:18:47à l'heure actuelle,
00:18:47les sociologues en parlent,
00:18:49c'est que les jeunes,
00:18:50aujourd'hui,
00:18:50sont beaucoup plus axés
00:18:51sur la notion de bien-être,
00:18:53de modération,
00:18:54de désalcoolisation,
00:18:56y compris même
00:18:57sur le thème du loisir,
00:18:58c'est-à-dire privilégier
00:18:59la vie des loisirs
00:19:00à la vie du travail.
00:19:01Donc, c'est un changement
00:19:02de comportement générationnel.
00:19:03Alors, docteur,
00:19:04il y a une grande mode
00:19:05en ce moment.
00:19:06Quand on ne veut pas
00:19:07prendre du sucre
00:19:07avec du coca,
00:19:08on prend du coca zéro,
00:19:09du coca light.
00:19:10Là, maintenant,
00:19:11si on ne veut pas avoir d'alcool,
00:19:12on prend du rhum
00:19:13et du gin sans alcool.
00:19:14Sur BFM,
00:19:15ils ont testé ça.
00:19:16Vous me direz
00:19:17si ça vaut le coup
00:19:18de prendre du gin
00:19:18et du rhum sans alcool.
00:19:20Écoutez.
00:19:20On connaît la tourtelle,
00:19:22évidemment,
00:19:22le champomy,
00:19:23mais on connaît moins
00:19:24le rhum sans alcool,
00:19:25le gin sans alcool,
00:19:26le vin sans alcool.
00:19:27Alors, je vous propose
00:19:28un petit test en plateau.
00:19:29Je vous ai ramené
00:19:30tout mon bar.
00:19:31Il y a du vin rouge
00:19:32sans alcool,
00:19:33il y a du sprit
00:19:34sans alcool.
00:19:35Évidemment,
00:19:35tout ça est 100%
00:19:36sans alcool.
00:19:37Je vous ai même fait
00:19:37un petit cocktail
00:19:38avec du rhum sans alcool
00:19:39et de la ginger beer.
00:19:41Visuellement,
00:19:42en tout cas,
00:19:42c'est assez bluffant.
00:19:44Alors, évidemment,
00:19:45visuellement,
00:19:45c'est bluffant.
00:19:46Au niveau de l'odeur,
00:19:47j'ai du rosé
00:19:48et du vin blanc
00:19:49à l'odeur.
00:19:51Alors, ça sent quand même
00:19:53un petit peu le vin.
00:19:54Évidemment,
00:19:54si on est un expert,
00:19:56on va trouver ça
00:19:57absolument catastrophique.
00:20:00On n'a pas besoin
00:20:00d'être expert.
00:20:02Non, Jean-Michel,
00:20:03vous avez écouté,
00:20:04Cohen ?
00:20:04Écoutez,
00:20:06j'ai été contraint
00:20:09d'acheter des vins
00:20:10sans alcool
00:20:10parce qu'une de mes filles
00:20:13était enceinte
00:20:14et donc ne buvait pas
00:20:15de l'alcool.
00:20:16Franchement,
00:20:16ça n'a rien à voir
00:20:17avec le vin.
00:20:18Alors, moi,
00:20:18je ne conteste pas
00:20:19les gens qui peuvent
00:20:19aimer ce type de boisson
00:20:20mais dire vin
00:20:22sans alcool,
00:20:22non,
00:20:23ce n'est pas un terme
00:20:24approprié.
00:20:24C'est une boisson,
00:20:25ça peut se boire,
00:20:26personnellement,
00:20:27ce n'est pas du tout
00:20:27à mon goût.
00:20:28Ça ne ressemble
00:20:28absolument pas au vin.
00:20:30C'est pour la bière
00:20:31et c'est lié
00:20:31aux techniques de fabrication.
00:20:33Ça veut dire
00:20:33la distillation,
00:20:35elle est très importante.
00:20:36La fermentation
00:20:37pour la bière,
00:20:38elle modifie les choses.
00:20:39Donc, la bière
00:20:39sans alcool
00:20:40est un peu plus acceptable.
00:20:42Moi,
00:20:42ce que je trouvais
00:20:43intéressant,
00:20:44c'était plutôt
00:20:44les boissons anisées,
00:20:45les apéritifs anisés
00:20:46qui étaient sans alcool
00:20:47où là, effectivement,
00:20:49on peut,
00:20:50en dehors de l'effet
00:20:50récréatif de l'alcool,
00:20:52on peut trouver
00:20:52qu'il y a une ressemblance
00:20:53avec les boissons anisées
00:20:54comme je parle
00:20:56du pastis,
00:20:56du ricard,
00:20:57etc.
00:20:59Et on trouve
00:20:59qu'il y a une vraie ressemblance.
00:21:00Mais pour le vin
00:21:01sans alcool,
00:21:02voilà.
00:21:03Maintenant,
00:21:03ceci dit,
00:21:03je rappelle quand même
00:21:04que c'est vrai
00:21:05que l'alcool reste
00:21:07aujourd'hui classé
00:21:07comme une substance
00:21:08dangereuse.
00:21:09Ça veut dire
00:21:10au même titre
00:21:10que le tabac.
00:21:11Et donc,
00:21:12la modération
00:21:13n'est pas un choix,
00:21:15c'est une contrainte
00:21:15aujourd'hui
00:21:16si on veut être
00:21:16en bonne santé.
00:21:17Oui,
00:21:17et ce que disait aussi
00:21:19Michel Chapoutier
00:21:19quand on a préparé
00:21:20l'émission,
00:21:21c'est qu'aujourd'hui,
00:21:22les accidents de la route
00:21:23sont aussi beaucoup,
00:21:24beaucoup provoqués
00:21:25par le cannabis
00:21:27et d'autres substances.
00:21:28Et d'autres substances.
00:21:29Mais l'alcool est évidemment
00:21:30toujours à consommer
00:21:31avec modération.
00:21:32Beaucoup d'appels.
00:21:33Kevin est en ligne
00:21:33avec nous.
00:21:34Bonjour, Kevin.
00:21:36Oui,
00:21:36bonjour, Valérie.
00:21:37Bonjour.
00:21:38Est-ce que vous faites
00:21:39le dry January ?
00:21:41Oui, cette année,
00:21:41je le fais, oui.
00:21:42Ah bon.
00:21:43Et c'est la première fois
00:21:44ou vous l'aviez déjà fait ?
00:21:46Non,
00:21:47j'avais tant qu'une
00:21:48année dernière comme ça
00:21:49juste pour voir
00:21:50parce que ma femme le faisait
00:21:51et bon,
00:21:52personnellement,
00:21:52je n'avais pas tenu
00:21:53très très longtemps.
00:21:55Et puis cette année,
00:21:57vu que tous les excès
00:21:58qu'il y a eu
00:21:58pendant le casse-pêle
00:21:59et pendant les fêtes,
00:22:00plus j'ai quelques défis sportifs
00:22:03qui arrivent
00:22:03incessamment sous peu,
00:22:05donc pourquoi pas
00:22:06arrêter l'alcool,
00:22:07c'est quand même en lien
00:22:08à chaque...
00:22:08Ça va quand même bien
00:22:09avec le sport.
00:22:11Et puis pour une fois
00:22:12que c'est un petit défi
00:22:14un peu plus intelligent
00:22:16que les autres,
00:22:17autant en profiter.
00:22:18Mais ça veut dire quoi ?
00:22:19Vous arrêtez les apéros,
00:22:21vous arrêtez la petite bière ?
00:22:23Qu'est-ce qu'on arrête
00:22:24quand on fait un dry January ?
00:22:26Sans le dry January,
00:22:27vous buvez...
00:22:27Quand c'est le petit apéritif
00:22:31du week-end.
00:22:32Au lieu de prendre de l'alcool,
00:22:34on va boire un jus
00:22:37ou juste de l'eau,
00:22:39puis discuter juste avec de l'eau,
00:22:40c'est tout.
00:22:40Voilà, c'est ce que disent
00:22:41nos auditeurs,
00:22:43c'est effectivement
00:22:43qu'il faut le faire boire
00:22:47avec modération,
00:22:49soyons raisonnables,
00:22:50mais sans injonction de masse.
00:22:52Xavier, vous nous appelez de Bordeaux.
00:22:53Est-ce qu'il y a un lien
00:22:54avec ce que vous allez nous dire ?
00:22:56Merci à Kevin
00:22:57de nous avoir appelés.
00:22:58Est-ce qu'il y a un lien ?
00:22:59Parce que je vois
00:22:59que vous êtes contre
00:23:00le dry January.
00:23:01Moi, je suis contre
00:23:02le dry January,
00:23:04le Black Friday,
00:23:05Halloween,
00:23:07tous les trucs anglo-saxons,
00:23:08américano,
00:23:09mondialistes,
00:23:11les trucs qu'on nous impose
00:23:12d'en haut,
00:23:13comme si c'était des modes mondiales
00:23:14qu'on devait suivre
00:23:15bêtement comme des moutons.
00:23:17Non, non, non,
00:23:17je suis désolé.
00:23:18La consommation d'alcool,
00:23:19oui, ça a été rappelé,
00:23:20c'est dangereux pour la santé.
00:23:22Et c'est toute l'année
00:23:22qu'on doit se modérer
00:23:23par rapport à la consommation d'alcool,
00:23:25qui est une drogue
00:23:26parmi tant d'autres.
00:23:28L'alcool,
00:23:28c'est une drogue
00:23:29qui est légale.
00:23:31C'est organisé par l'État.
00:23:32D'ailleurs,
00:23:32c'est très, très taxé.
00:23:33Je ne sais pas si les gens savent,
00:23:34mais par exemple,
00:23:35sur une bouteille de whisky
00:23:36à 10 euros
00:23:37que vous achetez en magasin,
00:23:38donc bas de gamme,
00:23:39en tête de gamme,
00:23:40en fait,
00:23:40il y a à peu près
00:23:417 euros de taxe.
00:23:42Donc l'État se gave
00:23:43sur la vente d'alcool,
00:23:44qui est une drogue légale
00:23:45extrêmement dangereuse
00:23:46et nocive
00:23:47pour les Français.
00:23:50Mais après,
00:23:50bon,
00:23:51c'est culturel.
00:23:52Donc,
00:23:53on peut en consommer
00:23:53de manière modérée,
00:23:55ponctuelle,
00:23:56festive.
00:23:57Mais,
00:23:58je pense que
00:23:59ça devrait être,
00:24:00en fait,
00:24:00un comportement annuel.
00:24:01Ça devrait être
00:24:02le dry annuary,
00:24:04ou je ne sais pas
00:24:04comment on pourrait dire
00:24:05en anglais.
00:24:06C'est-à-dire que,
00:24:07comme la consommation
00:24:08de toutes les drogues,
00:24:09il faut faire ça avec...
00:24:10C'est la dose
00:24:10qui fait le poison.
00:24:11Voilà.
00:24:12Donc,
00:24:13d'ailleurs,
00:24:13je vous entends souvent
00:24:14à l'antenne
00:24:15frapper dur
00:24:16sur la drogue,
00:24:16le cannabis,
00:24:17par exemple.
00:24:18Oui.
00:24:19Mais,
00:24:19moi,
00:24:20ayant été consommateur
00:24:21de cannabis
00:24:21et consommateur d'alcool,
00:24:24bon,
00:24:24consommateur de cannabis,
00:24:25je ne le suis plus,
00:24:26mais consommateur d'alcool,
00:24:27je le suis toujours,
00:24:28je peux vous garantir
00:24:29que c'est beaucoup
00:24:30plus dangereux
00:24:31l'alcool que le cannabis.
00:24:33Moi,
00:24:33quand je suis boulot,
00:24:34je ne sais plus du tout
00:24:34ce que je dis
00:24:35ni ce que je fais,
00:24:36alors que si,
00:24:36à l'époque,
00:24:37quand j'avais fumé
00:24:38un pétard,
00:24:39bon,
00:24:39je savais très bien
00:24:40ce que je faisais
00:24:40ou ce que je disais.
00:24:41Oui,
00:24:41ça reste à discuter,
00:24:45je pense,
00:24:46parce que beaucoup,
00:24:47beaucoup d'accidents
00:24:47aujourd'hui
00:24:48sont provoqués
00:24:50sous l'empire
00:24:52de la drogue.
00:24:54Donc,
00:24:54de toute façon,
00:24:55le docteur Cohen
00:24:56sera d'accord avec moi
00:24:57pour dire que tout cela
00:24:58n'est pas bon
00:25:00pour la santé,
00:25:00c'est ce que vous nous avez dit.
00:25:02Oui,
00:25:03oui,
00:25:03il faut rappeler
00:25:03que l'alcool
00:25:04est en train
00:25:05d'être classé
00:25:05aujourd'hui
00:25:06dans la catégorie
00:25:07des substances dangereuses.
00:25:08Donc,
00:25:09le principe de modération,
00:25:10je vais le rappeler,
00:25:10c'est un verre de vin,
00:25:12désolé,
00:25:12pour les femmes,
00:25:13par jour,
00:25:14pour les femmes,
00:25:15et maximum deux
00:25:15pour les hommes,
00:25:16et pas tous les jours,
00:25:17donc en respectant
00:25:18une abstinence.
00:25:19Quant à l'affaire
00:25:19du cannabis,
00:25:20non,
00:25:21ça diminue quand même
00:25:21les réflexes
00:25:22de façon conséquente,
00:25:23peut-être pas
00:25:24de la même façon
00:25:25que l'alcool,
00:25:26mais quand même
00:25:27avec la même intensité,
00:25:28il y a eu des tests
00:25:28qui ont été faits là-dessus,
00:25:30et après,
00:25:30dire aux gens
00:25:31de se modérer,
00:25:32c'est très difficile
00:25:33avec la plupart des drogues,
00:25:35parce que l'addiction,
00:25:36c'est justement
00:25:37l'entraînement progressif
00:25:38à quelque chose.
00:25:39Donc,
00:25:39il vaut mieux rester
00:25:40à écouter de la musique,
00:25:41faire la fête,
00:25:43et trouver un système
00:25:44pour s'amuser autrement
00:25:45que se droguer.
00:25:46Oui,
00:25:46vous avez raison,
00:25:48et Dry January,
00:25:50Félix,
00:25:50vous allez le faire ?
00:25:51Modération,
00:25:53modération,
00:25:53abstinence totale.
00:25:54Ça,
00:25:54ça veut dire le droit.
00:25:57Non,
00:25:57parce que j'ai déjà bu
00:25:57un petit verre
00:25:58depuis le 1er janvier,
00:25:59je le confesse,
00:26:00je le confesse.
00:26:00Et Gilles ne boit pas d'alcool.
00:26:02Moi,
00:26:02je ne bois pas d'alcool.
00:26:04Merci,
00:26:04Dr Cohen,
00:26:05d'avoir été avec nous,
00:26:06merci également
00:26:07à Michel Chapoutier,
00:26:08et puis,
00:26:09bon courage à Séverine
00:26:10pour son sevrage,
00:26:12qu'elle tienne bon,
00:26:13c'est important,
00:26:13et elle a eu raison
00:26:14de dire qu'on peut
00:26:15se faire aider
00:26:15quand on a des problèmes
00:26:16d'addiction à l'alcool.
00:26:19On se retrouve,
00:26:20nous,
00:26:20dans un instant,
00:26:21pour le zapping,
00:26:22pour parler des obsèques
00:26:24de Brigitte Bardot,
00:26:25des agriculteurs
00:26:26qui sont en train
00:26:26de bloquer Toulouse
00:26:28et certaines régions
00:26:29du Sud-Ouest.
00:26:29A tout de suite.
00:26:32Sud Radio,
00:26:32le 10h midi,
00:26:33mettez-vous d'accord,
00:26:35Valérie Expert.
00:26:36Les débats
00:26:36qui démarrent désormais
00:26:38à 10h30
00:26:39avec aujourd'hui
00:26:40Thierry Guerrier,
00:26:41journaliste.
00:26:42Bonjour Thierry.
00:26:43Bonjour Valérie,
00:26:43bon à tous.
00:26:44Je vais être à la tête
00:26:44de nombreuses émissions,
00:26:46c'est dans l'air.
00:26:47Qu'est-ce qu'il y a eu encore ?
00:26:48Ok,
00:26:49journaliste sur Radio France,
00:26:51et aujourd'hui vous êtes...
00:26:53Et ici sur Sud Radio d'ailleurs.
00:26:54Et ici sur Sud Radio,
00:26:55absolument,
00:26:56et puis vous êtes aujourd'hui,
00:26:57vous pensez pas à la campagne,
00:26:59de Rachida Dattier
00:27:00pour la mairie de Paris.
00:27:01Laurence Saillet,
00:27:02chroniqueuse politique,
00:27:03ancienne députée européenne,
00:27:04bonjour à vous.
00:27:05Bonjour.
00:27:05Lucas Planavergne,
00:27:07bonjour journaliste
00:27:08au Journal du Dimanche
00:27:09et nous attendons
00:27:10Mathias Leboeuf,
00:27:11journaliste et philosophe.
00:27:12Alors,
00:27:13le mot du jour,
00:27:14c'est blocage,
00:27:15blocage à cause de la neige,
00:27:17bien qu'on ait appris
00:27:19que la surveillance,
00:27:21enfin la vigilance
00:27:22a été levée
00:27:23dans la plupart
00:27:24des départements
00:27:25et puis blocage
00:27:26des agriculteurs.
00:27:27On aura Christine Bouillaud
00:27:28avec nous dans un instant,
00:27:30les agriculteurs
00:27:30qui ne désarment pas.
00:27:32le Premier ministre
00:27:33a annoncé
00:27:34que des produits
00:27:34traités avec des pesticides
00:27:35interdits
00:27:37ne pourront plus
00:27:38être vendus,
00:27:39importés en France.
00:27:40Ça concerne en particulier
00:27:41les avocats,
00:27:41mais quid de la viande ?
00:27:43En tout cas,
00:27:44les agriculteurs
00:27:44sont mobilisés.
00:27:47On va pourvoir
00:27:48parler également
00:27:49de cette déclaration
00:27:50d'Emmanuel Macron.
00:27:51Hier,
00:27:52plusieurs milliers de soldats
00:27:53pourront être déployés
00:27:54pour maintenir la paix
00:27:55en Ukraine
00:27:56après un cessez-le-feu.
00:27:57Oui, oui, oui,
00:27:58bien sûr,
00:27:58mais encore faut-il
00:28:00que le cessez-le-feu
00:28:01ait lieu.
00:28:01Est-ce qu'Emmanuel Macron
00:28:03veut se donner
00:28:04un rôle
00:28:05qu'il n'a pas ?
00:28:06On attend vos réactions
00:28:070826 300 300.
00:28:09On parlera également
00:28:09de Brigitte Bardot,
00:28:10de Cran-Montana
00:28:11et de bien d'autres sujets
00:28:13avec vous.
00:28:13Mais on commence
00:28:14avec vous, Gilles,
00:28:15et le zapping
00:28:16pour nous faire réagir
00:28:17à des sujets
00:28:18qui sont dans l'actualité.
00:28:20Eh oui,
00:28:21300 pour faire réagir
00:28:22vos débatteurs.
00:28:23Alors,
00:28:23depuis le 1er janvier
00:28:242026,
00:28:26la Banque danoise,
00:28:27la Poste danoise,
00:28:29a décidé
00:28:29de ne plus distribuer
00:28:30le courrier
00:28:31pour des raisons économiques.
00:28:33Alors,
00:28:33c'est peut-être
00:28:34un modèle à suivre
00:28:35dans le nouveau budget.
00:28:37Fini la petite lettre
00:28:38de votre grand-mère
00:28:39ou de la facture
00:28:40d'électricité,
00:28:41les boîtes aux lettres
00:28:42disparaissent aussi
00:28:43du paysage danois.
00:28:44C'est l'un des symboles
00:28:46de Copenhague
00:28:46qui va disparaître.
00:28:48Il ne s'agit pas
00:28:48de ces façades colorées,
00:28:50rassurez-vous,
00:28:51mais de ces boîtes aux lettres
00:28:52rouges.
00:28:52Elles sont déjà rares,
00:28:54seulement 1500
00:28:55dans tout le Danemark.
00:28:56Et voici ce qu'on peut y lire.
00:28:58À partir de 2026,
00:29:00Poste Nord,
00:29:01ce sera la collecte
00:29:02et la distribution
00:29:02du courrier au Danemark.
00:29:04Toutes les boîtes aux lettres
00:29:05vont être retirées
00:29:06avant la fin de l'année.
00:29:07Pas une surprise
00:29:08pour les Danois
00:29:09qui s'y préparent
00:29:10depuis plusieurs années.
00:29:11C'est vraiment dommage.
00:29:13Elles vont me manquer.
00:29:15C'est triste que les enfants
00:29:17ne puissent plus
00:29:18envoyer de courrier
00:29:18à leur grand-mère.
00:29:20Mais bon,
00:29:20moi, je ne l'utilise plus vraiment.
00:29:23Je n'envoie plus jamais
00:29:24de lettres traditionnelles.
00:29:26Donc oui,
00:29:27c'est la suite logique.
00:29:29Alors, Laurence Saillet,
00:29:30est-ce que la Poste française
00:29:31devrait suivre cet exemple
00:29:33et se restructurer ?
00:29:35Alors, se restructurer,
00:29:37oui.
00:29:38Se réorganiser, oui.
00:29:39Ça, c'est certain.
00:29:39Et figurez-vous
00:29:40que j'ai une petite
00:29:41expérience
00:29:41puisque moi,
00:29:42je travaille au centre de tri
00:29:43à la Poste
00:29:44quand j'étais étudiante
00:29:45et j'ai beaucoup de choses
00:29:47à raconter
00:29:47sur justement
00:29:48le comportement
00:29:50de certains
00:29:51qui...
00:29:52Voilà,
00:29:53qui est beaucoup
00:29:54de dysfonctionnements,
00:29:55de choses absolument dingues,
00:29:57mais ça ferait
00:29:57toute l'émission.
00:29:59Donc je pense
00:29:59qu'effectivement,
00:30:00il faut restructurer
00:30:00parce qu'il y a
00:30:02des syndicats
00:30:03qui ont pris la main
00:30:04sur de nombreux services
00:30:05et qui n'agissent pas
00:30:07dans l'intérêt
00:30:09de nos concitoyens.
00:30:11Mais est-ce que c'est
00:30:12dans l'ordre des choses ?
00:30:130826 300 300 ?
00:30:15Est-ce que vous pensez
00:30:15qu'à terme,
00:30:16comme au Danemark,
00:30:17la Poste va disparaître ?
00:30:18Lucas,
00:30:19ça vous fait réagir ?
00:30:20Oui, j'avais envie
00:30:21d'être taquin
00:30:21et de dire
00:30:22que la Poste française
00:30:23a peut-être devancé
00:30:24déjà la Poste de Damas
00:30:25puisqu'elle ne livre pas
00:30:25le courrier
00:30:26depuis un petit moment,
00:30:27enfin dans de nombreux cas.
00:30:28On sait que la Poste en France
00:30:29s'est restructurée
00:30:30en réalité déjà
00:30:31depuis plusieurs années,
00:30:32c'est-à-dire qu'elle fait
00:30:33de la livraison
00:30:34de repas à domicile,
00:30:35elle fait du recensement,
00:30:37elle fait beaucoup de choses
00:30:38qui ne sont pas livrées
00:30:39le courrier.
00:30:40Moi, je pense tout de même
00:30:41que la livraison du courrier
00:30:42est un service public.
00:30:43On sait qu'il y a encore
00:30:44une fracture numérique
00:30:46pour de nombreux citoyens
00:30:47qui peinent à avoir accès
00:30:50à Internet
00:30:50et à avoir leurs lettres
00:30:52sur Internet.
00:30:53Donc, je pense que c'est
00:30:54un vrai enjeu
00:30:54de service public.
00:30:56D'ailleurs, il me semble
00:30:57qu'un nouveau PDG de la Poste
00:30:59a été nommé très récemment.
00:31:01Donc, on verra
00:31:01si les choses vont changer
00:31:03dans le bon sens.
00:31:04Alors, on a un appel,
00:31:04on a Julien en ligne,
00:31:050826 300 300.
00:31:07Est-ce que vous pensez
00:31:08que la Poste va,
00:31:10comme au Danemark,
00:31:10disparaître ?
00:31:11Enfin, la distribution
00:31:11du courrier.
00:31:12Julien, bonjour.
00:31:14Oui, bonjour Valérie.
00:31:15Bonjour les experts.
00:31:16Alors, en fait,
00:31:18moi, je pense que
00:31:20ce n'est pas une mauvaise idée
00:31:21en soi.
00:31:23En fait, à l'heure actuelle,
00:31:24on a déjà,
00:31:24tout est dématérialisé chez nous.
00:31:26On peut suivre
00:31:27nos comptes en ligne.
00:31:28On a le suivi
00:31:29de la conso d'électricité.
00:31:31On a aussi
00:31:32les emplois du temps
00:31:32des enfants
00:31:33sur les applications.
00:31:35Donc, moi,
00:31:36ce qui m'intéresse le plus,
00:31:37c'est que vont devenir
00:31:39les employés des PTT
00:31:40si jamais on n'a pas,
00:31:42enfin, si jamais ça passe
00:31:43vraiment en livraison
00:31:44un jour sur deux
00:31:44ou un jour sur trois.
00:31:45Bah, déjà,
00:31:46Laurence a dit
00:31:47qu'ils vont travailler.
00:31:49Ça, c'est perfide.
00:31:51Mais il faut savoir
00:31:52qu'il y a aussi
00:31:52beaucoup d'intérimaires,
00:31:54beaucoup de prestataires
00:31:55extérieurs.
00:31:56On avait eu
00:31:57un débat assez animé
00:31:58sur le cas
00:31:59d'une amie
00:32:00qui n'avait pas eu
00:32:00ce courrier
00:32:01pendant 15 jours
00:32:02dans le 12e arrondissement
00:32:03de Paris
00:32:03parce que le facteur
00:32:04était malade,
00:32:05parce que l'intérimaire,
00:32:07le remplaçant
00:32:08n'était pas disponible
00:32:09et ainsi de suite.
00:32:10donc voilà.
00:32:12Vous avez quel âge,
00:32:13Julien ?
00:32:14Moi, j'ai 39 ans.
00:32:16Ah oui, d'accord.
00:32:16Vous êtes un peu
00:32:17entre les deux
00:32:17parce qu'il y a aussi
00:32:18une génération
00:32:19qui n'a pas accès
00:32:22ou des zones blanches
00:32:24où il n'y a pas accès
00:32:25à Internet
00:32:26et des gens
00:32:26qui aujourd'hui
00:32:27se retrouvent
00:32:28vraiment dépourvus.
00:32:30peut-être Thierry Guerrier
00:32:31qui a un peu plus
00:32:32de 39 ans.
00:32:34Ça commence bien.
00:32:35On cible le boomer.
00:32:37En l'occurrence,
00:32:38c'est un casse-tête
00:32:39pour la Poste
00:32:41depuis déjà longtemps.
00:32:42Lucas l'a dit
00:32:42à l'instant.
00:32:44Il y a une restructuration
00:32:45qui a été engagée
00:32:45par Philippe Vall,
00:32:46l'ancien PDG
00:32:46qui a essayé
00:32:48d'aller sur d'autres terrains
00:32:49et notamment des terrains
00:32:50en effet de service.
00:32:51Livrer les colis,
00:32:53livrer le courrier
00:32:55tout simplement,
00:32:56ça restera indispensable.
00:32:57Moi, là-dessus,
00:32:58je suis tout à fait d'accord.
00:32:59ça restera un service public.
00:33:00La réalité,
00:33:01c'est surtout
00:33:01que les nouvelles générations
00:33:03écrivent,
00:33:04y compris pas uniquement
00:33:05à sa grand-mère,
00:33:06mais écrivent peu
00:33:07ou pas du tout
00:33:08sur du papier.
00:33:09En tout cas,
00:33:10on est sur les mails,
00:33:11on peut faire
00:33:12de belles choses,
00:33:12mais l'écriture,
00:33:14tout ce qui est épistolaire,
00:33:15c'est en train de disparaître
00:33:16de ce point de vue-là
00:33:17et c'est un sujet
00:33:18pour la Poste
00:33:19qui doit à la fois
00:33:19être moderne,
00:33:21opérationnel
00:33:21et en même temps
00:33:23ne pas coûter trop cher
00:33:23et pourtant continuer
00:33:25à assurer ce service.
00:33:26Et alors, en effet,
00:33:27ils s'occupent
00:33:27des personnes âgées,
00:33:28ils livrent des repas,
00:33:30ils font de l'aide paramédicale
00:33:32même parfois.
00:33:33Maintenant,
00:33:33il y a des limites
00:33:34à tout ça
00:33:34et le service public
00:33:36demeurera.
00:33:36On n'est pas
00:33:37sur les mêmes dimensions
00:33:38que le Danemark
00:33:39qui lorgnent vers
00:33:40le Groenland,
00:33:41d'accord,
00:33:41mais ça représente
00:33:42une très petite proportion
00:33:44de gens.
00:33:45Vous avez des villages,
00:33:46vous avez des...
00:33:48Il n'y a pas de choses
00:33:49acquises comme ça,
00:33:50définitives,
00:33:51de jugement définitif
00:33:52sur ce sujet.
00:33:52Vous avez un service
00:33:53qui aujourd'hui
00:33:53n'est plus rendu
00:33:54dans de nombreuses régions
00:33:55de France,
00:33:55dans des petits villages.
00:33:56Parfois mal rendus,
00:33:57mais sincèrement,
00:33:58les postiers font un boulot
00:33:59quand même.
00:34:00Moi, Laurence,
00:34:01je suis d'accord,
00:34:02il y a une problématique
00:34:04syndicale
00:34:04et il y a une problématique
00:34:05de flemme,
00:34:06peut-être parfois,
00:34:07dans un service public,
00:34:08mais il y a une réalité
00:34:09opérationnelle,
00:34:10quotidienne tout de même.
00:34:11Je n'ai pas le chiffre
00:34:12en tête du nombre
00:34:13de courriers qui sont...
00:34:14Moi, j'habite en partie
00:34:15à la campagne,
00:34:17en Normandie,
00:34:18dans le Perche.
00:34:19Je peux vous dire
00:34:19que le courrier,
00:34:20même en ce moment
00:34:21avec la neige,
00:34:22il est à un jour sur deux
00:34:24au lieu d'être tous les jours,
00:34:25mais ils assurent.
00:34:26Ils font un sacré boulot,
00:34:27les postiers.
00:34:27Moi, je peux vous dire
00:34:28que dans le Cher,
00:34:29dans le village
00:34:29où habite partie de ma famille,
00:34:32il y a une poste
00:34:33qui est ouverte
00:34:34quand c'est possible,
00:34:36quand il n'y a pas
00:34:36les vacances,
00:34:37quand il n'y a pas
00:34:38la formation,
00:34:39quand il n'y a pas...
00:34:39Donc, qu'est-ce qu'on fait
00:34:40quand on est une personne âgée
00:34:41et qu'on n'a pas les moyens ?
00:34:43Il y a la livraison,
00:34:45c'est ça dont je parlais,
00:34:47et là, c'est assuré
00:34:47et ils font un sacré boulot.
00:34:49Et puis, il y a le fait
00:34:49que dans la réorganisation,
00:34:51il y a des bureaux
00:34:52qui ont disparu
00:34:53pour laisser...
00:34:54Mais vous avez raison,
00:34:55à plus grande distance,
00:34:56ça fait partie
00:34:56des questions
00:34:57de désertification rurale
00:34:59dans ce pays.
00:35:00On se retrouve
00:35:00dans un instant
00:35:01avec la suite
00:35:02de votre zapping,
00:35:03Gilles,
00:35:03et nos débats.
00:35:05On va parler
00:35:05des agriculteurs
00:35:06qui se mobilisent
00:35:07autour de Toulouse
00:35:09et dans toute la région
00:35:10du Sud-Ouest.
00:35:11Ils sont déterminés.
00:35:120-826-300-300,
00:35:14vous nous dites
00:35:14que vous les soutenez
00:35:15à 100% à tous.
00:35:17Valérie Expert.
00:35:18Mettons-nous d'accord
00:35:19aujourd'hui
00:35:19avec Lucas Planaverg,
00:35:21journaliste au JDD,
00:35:22Thierry Guerrier,
00:35:23journaliste,
00:35:25Laurence Saillet,
00:35:25chroniqueuse politique
00:35:26et ancienne députée européenne,
00:35:28et Mathias Leboeuf,
00:35:29journaliste et philosophe.
00:35:30Bonjour Mathias.
00:35:31Bonjour Valérie.
00:35:32Vous venez de nous retrouver.
00:35:33On continue le zapping
00:35:34avec Gilles.
00:35:35Et oui,
00:35:36je vais aussi vous suggérer
00:35:37peut-être une idée
00:35:38pour la France
00:35:39depuis hier,
00:35:40et c'est une révolution
00:35:41à la télé anglaise,
00:35:43mais aussi sur
00:35:43tout Internet anglais,
00:35:45sur tous les sites
00:35:46Internet anglais.
00:35:48Il est interdit
00:35:48de faire de la publicité
00:35:49pour la malbouffe
00:35:50finie sur les chaînes
00:35:52de télévision,
00:35:52les nuggets,
00:35:53les boissons sucrées,
00:35:55les bonbons,
00:35:56les gâteaux
00:35:56et les images
00:35:58de fromage coulant
00:35:59sur la pizzeria.
00:36:00Ce genre d'images
00:36:02léchées,
00:36:03travailler pour ouvrir
00:36:04l'appétit,
00:36:05on ne les verra plus
00:36:06sur les écrans britanniques
00:36:07avant 21h.
00:36:08Les autorités sanitaires
00:36:10ciblent tous ces produits
00:36:11particulièrement gras ou sucrés
00:36:12qui concourtent
00:36:13à l'épidémie d'obésité
00:36:15chez les enfants.
00:36:16À 6 ans,
00:36:17un élève sur 10
00:36:18est obèse au Royaume-Uni.
00:36:20L'interdiction des publicités
00:36:22le soir à la télé,
00:36:23mais aussi toute la journée
00:36:24sur les réseaux sociaux,
00:36:25était très attendue.
00:36:26C'est très bien.
00:36:28J'ai deux jeunes enfants
00:36:29donc c'est génial
00:36:30cette mesure.
00:36:31Le problème,
00:36:32c'est qu'ils verront
00:36:32des pubs ailleurs.
00:36:34Mais au moins,
00:36:34à la télé,
00:36:35il n'y en aura plus.
00:36:36C'est facile pour des enfants
00:36:38de manger mal.
00:36:40Ils sont bombardés
00:36:40constamment par la publicité.
00:36:43Mes propres enfants
00:36:44ne mangent pas de légumes.
00:36:45Ils prennent des nuggets,
00:36:46ils vont à la facilité.
00:36:47En France,
00:36:48l'obésité des enfants
00:36:50est deux fois moindre
00:36:51qu'au Royaume-Uni
00:36:52mais elle augmente.
00:36:53De nombreux nutritionnistes
00:36:54militent pour un contrôle
00:36:56de la publicité
00:36:56sur la malbouffe
00:36:57ciblant les plus jeunes.
00:37:00Est-ce que la France
00:37:00doit suivre cet exemple ?
00:37:01Laurence,
00:37:02vous avez peut-être
00:37:03nutritionniste ?
00:37:04Oui,
00:37:04ça tombe bien aujourd'hui.
00:37:06Tous mes métiers
00:37:07sont mis sur la table.
00:37:09Alors moi,
00:37:09je n'aime pas
00:37:10les interdictions,
00:37:11mais pour le coup,
00:37:11je trouve ça très bien.
00:37:12Il est beaucoup mieux
00:37:13que le Nutri-Score
00:37:14qui est totalement inutile
00:37:16et fallacieux d'ailleurs
00:37:18parce qu'il vaut mieux
00:37:19manger un morceau
00:37:20de comté Nutri-Score
00:37:21D, E,
00:37:22de bonne qualité
00:37:23plutôt qu'un fromage
00:37:24frelaté,
00:37:25allégé,
00:37:26fait avec les restes
00:37:27du lait.
00:37:28Mais,
00:37:29en tout cas,
00:37:30il faut essayer
00:37:30de remplacer
00:37:31cette publicité
00:37:32pour la malbouffe
00:37:33par des petites choses
00:37:35utiles,
00:37:36des petites méthodes.
00:37:37Et je vois quand même
00:37:38sur les réseaux sociaux,
00:37:39c'est le côté positif
00:37:39de plus en plus
00:37:40de jeunes
00:37:41qui se mettent
00:37:42en cuisine
00:37:43avec les recettes simples,
00:37:44les recettes économiques
00:37:45où on retrouve
00:37:46en fait la facilité
00:37:47de se fabriquer les choses.
00:37:49En plus,
00:37:49ça coûte moins cher,
00:37:50ça ne prend pas
00:37:51beaucoup plus de temps
00:37:51parce qu'il y a des choses
00:37:52très faciles à faire.
00:37:54Et moi,
00:37:54j'encourage justement
00:37:55à développer cette communication
00:37:56qui est en train de se faire.
00:37:58Il n'y a quand même
00:37:58pas que des choses nulles
00:37:59sur les réseaux sociaux
00:38:00où on retrouve le moyen
00:38:01de cuisiner simplement.
00:38:04Et c'est devenu une mode,
00:38:05tant mieux.
00:38:05C'est une question de transmission aussi
00:38:06parce qu'interdire les publicités,
00:38:08c'est une chose.
00:38:09Ah bien bien sûr,
00:38:09avec ces enfants,
00:38:10il faut ici au maximum
00:38:11parce que le moment
00:38:12de faire de la cuisine,
00:38:13en fait,
00:38:13c'est un moment partagé
00:38:14avec ses enfants,
00:38:15c'est un moment utile
00:38:16parce que de toute façon,
00:38:17on doit la faire
00:38:18et les gamins adorent ça
00:38:19et dès qu'ils savent cuisiner un peu,
00:38:21ils ont envie
00:38:22de manger des meilleures choses.
00:38:24Dites-nous ce que vous en pensez,
00:38:250826-300-300,
00:38:27Mathias,
00:38:28interdiction
00:38:28de ces publicités
00:38:30pour la malbouche.
00:38:31En bon libertaire que je suis,
00:38:32je trouve qu'interdire
00:38:33n'est jamais une solution.
00:38:35Oui,
00:38:35il y a peut-être un oui-mai.
00:38:36Alors là,
00:38:37ça se passe en Angleterre.
00:38:38En France,
00:38:39c'est un syndrome particulier.
00:38:40Dès que quelque chose
00:38:41ne plaît pas,
00:38:42on interdit
00:38:42et je trouve que l'interdiction
00:38:44est le symptôme
00:38:45d'un échec total d'éducation.
00:38:49C'est-à-dire que plutôt
00:38:49qu'interdire,
00:38:50on devrait mettre l'effort
00:38:51sur éduquer,
00:38:52apprendre à comment
00:38:53bien manger,
00:38:54bien se nourrir
00:38:55et comme on ne veut pas
00:38:56faire cet effort,
00:38:57on se donne bonne conscience
00:38:58en interdisant la publicité.
00:39:00À mon avis,
00:39:01c'est complètement inutile
00:39:02parce que de toute façon,
00:39:03dans la rue,
00:39:04les McDo seront là
00:39:05et les produits
00:39:06sont toujours là.
00:39:07Donc si on doit interdire,
00:39:08à la limite,
00:39:09j'ai envie de dire,
00:39:09quitte à interdire,
00:39:10autant interdire ces produits
00:39:11s'ils sont mauvais
00:39:12mais interdire la pub,
00:39:14franchement,
00:39:14c'est un cache-misère.
00:39:16Je suis assez d'accord
00:39:17avec ce qui vient d'être dit.
00:39:19Je pense que je suis assez sceptique
00:39:21sur l'utilité réelle
00:39:22de cette interdiction
00:39:23et surtout dans le son
00:39:24que vous avez passé,
00:39:25ce qui m'interpelle,
00:39:27c'est que les témoignages,
00:39:28on dirait que les enfants
00:39:29mangent tout seuls.
00:39:30C'est-à-dire qu'ils naissent
00:39:30eux-mêmes,
00:39:31ils vont dans le frigo,
00:39:32ils se font des nuggets.
00:39:34Je veux dire,
00:39:34c'est d'abord aux parents
00:39:35d'éduquer leurs enfants
00:39:38et de leur donner
00:39:39de la nourriture saine.
00:39:41Oui, Thierry.
00:39:42Pardon, mais je suis d'accord
00:39:43avec ce que vous venez de dire
00:39:44tous les trois,
00:39:45vraiment.
00:39:45Mais en l'occurrence,
00:39:47c'est un peu
00:39:48cette façon
00:39:49de réagir
00:39:51quant à ces pubs,
00:39:52et bien malheureusement,
00:39:53ces pubs sont assez proches
00:39:54de la réalité.
00:39:55C'est-à-dire que,
00:39:55en particulier,
00:39:57chez les anglo-saxons
00:39:58en Europe,
00:39:58mais aussi aux Etats-Unis,
00:40:01il y a une très grande vague
00:40:02qu'ils ont analysée,
00:40:03c'est que nos comportements
00:40:04quotidiens,
00:40:05c'est de ne plus cuisiner,
00:40:07et c'est surtout
00:40:07à cause du travail,
00:40:09de la pression,
00:40:09ou alors surtout
00:40:10dans des pays
00:40:10où on travaille plus qu'ici,
00:40:12ou avec au moins
00:40:13autant de pression
00:40:14si ce n'est davantage,
00:40:15et bien le repas
00:40:16est un moment
00:40:16où,
00:40:18même si on cherche
00:40:18à ce qu'il soit
00:40:19un peu plus savoureux
00:40:20et cuisiné,
00:40:21c'est que ce soit
00:40:22déjà rapide
00:40:23et déjà prêt.
00:40:24Et donc,
00:40:25quand je parlais
00:40:25du monde anglo-saxon,
00:40:27la Grande-Bretagne,
00:40:28Londres,
00:40:28c'est la capitale
00:40:29d'une des plus grosses marques
00:40:30que je ne citerai pas
00:40:31de plats préparés
00:40:32à l'avance,
00:40:33livrables.
00:40:34Et ça devient une mode
00:40:35dont la nouvelle génération
00:40:36s'est emparée.
00:40:36Et donc,
00:40:37quand tu dis,
00:40:38par exemple,
00:40:39Lucas,
00:40:39je dis-tu,
00:40:40vous,
00:40:40quand vous dites,
00:40:41Lucas,
00:40:42on dirait que les gosses
00:40:44se préparent à manger de sol,
00:40:45et bien oui,
00:40:45en partie,
00:40:46et ce grand mouvement
00:40:48commercial est beaucoup
00:40:49moins fort en France,
00:40:50mais déjà,
00:40:51ça n'existe pas uniquement
00:40:53pour faire du
00:40:54comme j'aime ou j'aime pas
00:40:56pour maigrir,
00:40:57non,
00:40:57ce n'est pas ça le sujet,
00:40:58c'est juste qu'il faut aller vite.
00:40:59Bon,
00:41:00alors justement,
00:41:00ils essayent de nous séduire
00:41:01avec des pubs
00:41:02pour nous dire
00:41:03mais c'est cuisiné,
00:41:04c'est savoureux.
00:41:05La réalité,
00:41:06c'est qu'on est face
00:41:06à un phénomène de civilisation
00:41:08au moins dans tout l'Occident
00:41:09et que,
00:41:11est-ce qu'il va s'emparer ?
00:41:13En France,
00:41:13on résiste,
00:41:14mais la question de l'incitation
00:41:16malgré tout,
00:41:17même si Mathias a raison,
00:41:19elle est importante
00:41:20et c'est pour ça
00:41:20que je rejoins Laurence.
00:41:21Une auditrice me dit
00:41:22les parents doivent éduquer
00:41:23leurs enfants
00:41:23mais ce sont les premiers
00:41:25à aller dans cette malbouffe.
00:41:26Mais voilà,
00:41:26elle a raison.
00:41:27Juste pour répondre
00:41:28dans une phrase,
00:41:28je pense qu'il y a
00:41:29une solution assez simple
00:41:30pour pallier ce problème,
00:41:31c'est que,
00:41:32où passent le plus de temps
00:41:33les enfants et les jeunes ?
00:41:34à l'école.
00:41:35Donc,
00:41:35je pense que l'enjeu,
00:41:36c'est qu'à la consigne,
00:41:37ils mangent bien à la consigne.
00:41:38Alors là,
00:41:38je vais mettre un bémol,
00:41:39c'est parce que les parents
00:41:40attendent tout de l'école.
00:41:41Moi,
00:41:41je travaille dans les restaurants scolaires,
00:41:44on équilibrait les repas le midi,
00:41:46il fallait faire le menu
00:41:47pour le soir,
00:41:48après,
00:41:48il fallait donner les consignes
00:41:49pour le déjeuner.
00:41:50La règle simple,
00:41:52prendre une bonne baguette de pain
00:41:53avec une bonne tranche de jambon,
00:41:55du beurre et des cornichons,
00:41:56je vais vous dire,
00:41:57c'est meilleur
00:41:58que toute cette malbouffe.
00:41:59Mais le fait d'arrêter la pub,
00:42:00ça aide quand même les parents
00:42:02parce que même moi,
00:42:02ma fille,
00:42:03elle a 10 ans
00:42:03et je passe beaucoup de temps là-dessus,
00:42:05quand elle voit une pub,
00:42:06elle me dit,
00:42:06ah maman,
00:42:07je t'en supplie,
00:42:08ça a l'air super bon.
00:42:08Donc bien sûr,
00:42:09je ne cède pas,
00:42:10mais si elle ne voyait pas la pub,
00:42:11ça me faciliterait de la vie
00:42:12de lui dire,
00:42:13tu vois,
00:42:13on a du poulet,
00:42:14on va mettre de faire de la panure
00:42:15et on va aller faire nous-mêmes
00:42:16nos nuggets.
00:42:17Gaëlle est en ligne avec nous.
00:42:18Gaëlle,
00:42:18bonjour.
00:42:19Bonjour.
00:42:20Alors,
00:42:21vous êtes pour ou contre
00:42:22l'interdiction de la publicité
00:42:23pour les produits gras et sucrés ?
00:42:26Alors moi,
00:42:26je suis 100% pour,
00:42:28je suis maman de deux jeunes adolescents
00:42:30et je ne vous cache pas
00:42:32que ça me complique effectivement
00:42:33la vie,
00:42:34ces publicités,
00:42:34parce que j'ai l'impression
00:42:35que ça me ruine
00:42:36tous les efforts
00:42:37que je peux faire à la maison
00:42:38quand j'essaie de leur faire manger
00:42:39de bonnes choses.
00:42:40Alors,
00:42:40ils apprécient quand je les fais
00:42:41et il va falloir qu'il y ait une pub
00:42:43qui passe à la télé
00:42:44et alors là,
00:42:45ah mais maman,
00:42:46on aurait pu faire ça,
00:42:46c'était quand même meilleur.
00:42:47Ben non,
00:42:48en fait,
00:42:48et s'ils ne l'avaient pas vue,
00:42:50ben,
00:42:50il n'y aurait pas eu le problème.
00:42:51Ben oui,
00:42:51non,
00:42:52mais bon,
00:42:52après,
00:42:56si on payait les amendes
00:43:06en fonction de nos revenus,
00:43:07alors attention,
00:43:08ça peut faire mal
00:43:09pour seulement avoir roulé
00:43:11à 77 km heure
00:43:13au lieu de 50,
00:43:15eh bien,
00:43:16un Français doit payer en Suisse
00:43:1895 000 euros d'amende.
00:43:21Doit-on payer nos amendes
00:43:22en fonction de nos revenus ?
00:43:2427 km de...
00:43:26C'est beaucoup,
00:43:26c'est beaucoup,
00:43:27je suis d'accord.
00:43:27On écoute.
00:43:28C'est dangereux,
00:43:29il devait être.
00:43:29C'est dans la ville paisible de Lausanne
00:43:31qu'un conducteur français
00:43:33a un peu trop appuyé
00:43:34sur l'accélérateur.
00:43:36Flashé à 77 km heure
00:43:37au lieu de 50,
00:43:38il vient d'être condamné
00:43:40à payer une amende
00:43:41de 95 000 euros.
00:43:43C'est assez abusé,
00:43:46je pense,
00:43:46comme amende,
00:43:48c'est un peu exagéré.
00:43:49C'est très cher.
00:43:50C'est cher,
00:43:51mais en Suisse,
00:43:51les amendes sont calculées
00:43:53selon les revenus.
00:43:54L'automobiliste de Lausanne
00:43:55est multimillionnaire,
00:43:56il va donc payer
00:43:5710 000 euros tout de suite.
00:43:59Les 85 000 euros restants
00:44:00sont en sursis,
00:44:01il ne les paiera
00:44:02qu'en cas de récidive.
00:44:04Ça a été évoqué
00:44:05par le gouvernement,
00:44:07ça,
00:44:07de...
00:44:08En fait,
00:44:08non,
00:44:08pas en fonction des revenus,
00:44:10c'est en fonction
00:44:10des excès de vitesse,
00:44:11effectivement.
00:44:11ça,
00:44:12c'est plus logique.
00:44:13C'est-à-dire,
00:44:14plus l'infraction est forte,
00:44:15non,
00:44:15mais si on rentre
00:44:16dans ce système,
00:44:17c'est complètement stupide.
00:44:19Dans ce cas-là,
00:44:19le but en France,
00:44:20ça sera de ne plus
00:44:21gagner d'argent,
00:44:21en fait.
00:44:21Parce que si vous ne gagnez
00:44:22pas d'argent,
00:44:23vous avez des aloves,
00:44:24vous avez des APL,
00:44:25vous avez des aides,
00:44:26vous avez un tas de choses,
00:44:27donc en fait,
00:44:27le truc,
00:44:28ça va être,
00:44:28gagner moins d'argent,
00:44:30comme ça,
00:44:30si vous faites des excès,
00:44:31vous serez moins taxé.
00:44:33En même temps,
00:44:33Laurence,
00:44:34franchement,
00:44:34quand on roule en Lamborghini
00:44:36ou en Porsche,
00:44:37et qu'on croit
00:44:38qu'à 130 balles,
00:44:40c'est facile,
00:44:41finalement,
00:44:41de rouler,
00:44:42il y a peut-être
00:44:43une limite scologique.
00:44:43Il y a quand même
00:44:44des retraits de points
00:44:45qui font que,
00:44:46de toute façon,
00:44:47si vous êtes en Lamborghini
00:44:47ou en Porsche,
00:44:48vous n'allez pas non plus
00:44:49vous dire que vous pouvez
00:44:49mettre à pied,
00:44:51y aller à fond,
00:44:51parce que,
00:44:52de toute façon,
00:44:52nous,
00:44:52on a le système des points.
00:44:53Donc,
00:44:54le système des points,
00:44:55il est quand même
00:44:55pesant et important.
00:44:57Donc,
00:44:57si on met tout
00:44:58avec les revenus,
00:44:59et puis il y a d'autres sanctions,
00:45:00évidemment,
00:45:01notamment s'il y a des choses
00:45:03plus graves qui arrivent,
00:45:04mais je pense qu'il faut
00:45:05arrêter de tout étalonner
00:45:06sur les revenus
00:45:07parce qu'on va vouloir
00:45:08tirer la France vers le bas
00:45:09et de ne pas tirer
00:45:10la France vers le haut.
00:45:11C'est vrai que le coût
00:45:12de l'amende est extravagant,
00:45:13mais une fois qu'on a entendu
00:45:14le sujet et qu'on entend
00:45:15que cet automobiliste
00:45:17est multimillionnaire,
00:45:18c'est vrai que mes yeux
00:45:19sont secs,
00:45:19pour le coup.
00:45:20Après,
00:45:21je suis assez d'accord,
00:45:22je pense que c'est plus utile
00:45:23de retirer le permis,
00:45:24par exemple,
00:45:24en cas d'un excès de vitesse
00:45:26très important,
00:45:27que de mettre une amende
00:45:28en fonction des revenus.
00:45:31Oui.
00:45:31Oui,
00:45:32la logique,
00:45:33c'est effectivement
00:45:33que l'amende soit dissuasive
00:45:35et comme il a été dit,
00:45:36celui qui roule
00:45:37en Lamborghini
00:45:38ou en Ferrari
00:45:39a eu une amende
00:45:40à 130 euros
00:45:41et ce n'est pas dissuasif.
00:45:44Donc,
00:45:44la logique est celle-là.
00:45:47Alors,
00:45:47effectivement,
00:45:47en France,
00:45:48on a le...
00:45:49Il y a la saisie du véhicule,
00:45:50il y a des choses qui sont...
00:45:51Quand vous saisiez
00:45:52votre Lamborghini...
00:45:53C'est plus que...
00:45:54Que ce soit proportionnel,
00:45:55finalement,
00:45:56c'est la logique de l'impôt,
00:45:58c'est-à-dire que l'impôt
00:45:58est proportionnel.
00:45:59Mais là,
00:45:59ce n'est pas un impôt.
00:46:00Une amende n'a jamais été un impôt.
00:46:03C'est deux systèmes
00:46:04totalement différents.
00:46:05C'est la même logique,
00:46:06la proportionnalité.
00:46:08Pourquoi pas ?
00:46:09Moi,
00:46:10je ne trouve pas ça inconcevable.
00:46:12Même si ça peut paraître,
00:46:14en l'espèce,
00:46:14sur ce cas-là,
00:46:1595 000 euros
00:46:17pour une amende,
00:46:18pour un dépassement
00:46:19de 30 km heure,
00:46:20ça paraît dingue,
00:46:22effectivement.
00:46:22mais ça peut s'entendre.
00:46:25Allez,
00:46:26on se retrouve dans un instant
00:46:27après le rappel des titres.
00:46:30On va être en liaison
00:46:31avec Christine Bouillaud
00:46:32pour parler de la mobilisation
00:46:33des agriculteurs.
00:46:35Ils sont déterminés.
00:46:38Et puis,
00:46:38Brigitte Bardot
00:46:39qui sera inhumée aujourd'hui.
00:46:42Son cercueil est en train d'arriver
00:46:44en ce moment même
00:46:45à l'église
00:46:46où doit lui être rendu
00:46:48ce dernier.
00:46:49Adieu.
00:46:49A tout de suite.
00:46:50Sud Radio.
00:46:51Le 10h midi,
00:46:52mettez-vous d'accord ?
00:46:54Sud Radio.
00:46:55Le 10h midi,
00:46:57mettez-vous d'accord ?
00:46:58Valérie Expert.
00:46:59Et nous sommes ensemble
00:47:00pour commenter l'actualité
00:47:02avec Lucas Planavergne,
00:47:03journaliste au Journal du Dimanche,
00:47:05Thierry Guerrier,
00:47:06journaliste,
00:47:06Laurence Saillet,
00:47:07chroniqueuse politique,
00:47:08ancienne députée européenne,
00:47:10et Mathias Leboeuf,
00:47:11journaliste et philosophe.
00:47:13Nous sommes le 7 janvier.
00:47:14Une pensée pour
00:47:15les dessinateurs
00:47:17de Charlie Hebdo,
00:47:18ceux qui ont été
00:47:18assassinés le 7 janvier 2015.
00:47:22C'est vrai que l'année dernière...
00:47:22Il y a des cérémonies
00:47:22en ce moment même, d'ailleurs.
00:47:24Il y a une cérémonie.
00:47:25C'est vrai que l'année dernière,
00:47:26il y avait eu beaucoup
00:47:27de manifestations
00:47:28pour les 10 ans.
00:47:29Oui, bien sûr.
00:47:29Mais ce n'est pas parce que
00:47:30ce n'est pas une date
00:47:31à l'hiver,
00:47:32enfin une date ronde
00:47:33qu'il ne faut pas y penser.
00:47:34On rappelle qu'ils ont été
00:47:35sauvagement assassinés.
00:47:38Donc j'ai une pensée
00:47:39pour les Cabu,
00:47:40Charles Wolinsky
00:47:40et autres.
00:47:41Je ne vais pas tous les citer.
00:47:42Bernard Maris.
00:47:43Bernard Maris,
00:47:45Elsa Kayad.
00:47:45On a commencé
00:47:46à les citer,
00:47:48mais on a une pensée...
00:47:50Et le policier
00:47:50qui a été tué aussi.
00:47:52Absolument.
00:47:52Pensée pour eux
00:47:53aujourd'hui
00:47:53en ce 7 janvier.
00:47:56On va parler
00:47:57de nos agriculteurs
00:47:58avec Christine Bouillot.
00:47:59Le compte n'y est pas
00:48:00sur le Mercosur.
00:48:01Alors,
00:48:02projet suspendu,
00:48:03projet aménagé,
00:48:04mais est-ce que c'est reculé
00:48:06pour mieux sauter ?
00:48:07En tout cas,
00:48:07les agriculteurs
00:48:08sont mobilisés.
00:48:080826 300 300.
00:48:10Appelez-nous
00:48:10si vous êtes agriculteur
00:48:12en particulier
00:48:13et pour nous dire
00:48:14votre détermination.
00:48:16Et puis la réunion hier
00:48:17à l'Elysée.
00:48:18Plusieurs milliers
00:48:18de soldats
00:48:19qui pourront être déployés
00:48:21pour maintenir
00:48:22la paix en Ukraine.
00:48:23Est-ce qu'Emmanuel Macron
00:48:24a les moyens
00:48:24de ses ambitions ?
00:48:26C'est la question
00:48:26qu'on peut se poser
00:48:27ce matin.
00:48:29Christine Bouillot
00:48:30est en ligne avec nous.
00:48:30Bonjour Christine.
00:48:32Bonjour Valérie,
00:48:33bonjour à tous.
00:48:34Donc,
00:48:35dites-nous
00:48:35où vous êtes
00:48:37et ce que vous voyez.
00:48:38Voilà.
00:48:39Alors,
00:48:40je suis avec
00:48:41le convoi
00:48:41d'agriculteurs
00:48:42parti très tôt
00:48:43ce matin
00:48:44au nord de Toulouse
00:48:45en direction du Tarn
00:48:46sur cette autoroute
00:48:47à 68
00:48:48qu'ils ont réussi
00:48:49à prendre.
00:48:50Alors,
00:48:50il y a une vingtaine
00:48:51de tracteurs
00:48:52avec des remorques
00:48:52d'ébène,
00:48:53du foin évidemment
00:48:54et l'objectif
00:48:55c'était de rallier
00:48:56Toulouse
00:48:57et le périphérique
00:48:58et à seulement
00:48:59200 mètres
00:49:00du péage
00:49:01les forces de l'ordre
00:49:02des gendarmes
00:49:03ont bloqué l'accès
00:49:04et donc l'autoroute
00:49:05est tout simplement
00:49:06coupée dans le sens
00:49:07à lui Toulouse.
00:49:08des agriculteurs
00:49:09qui ont installé
00:49:10un feu
00:49:11qui coupent des branches
00:49:12et qui font un feu
00:49:13pour se réchauffer
00:49:14mais derrière eux
00:49:15il y a
00:49:16une file ininterrompue
00:49:17de véhicules
00:49:18qui est donc bloquée
00:49:19depuis deux heures
00:49:21trois heures maintenant
00:49:22des véhicules
00:49:23des particuliers
00:49:24des commerçants
00:49:25etc.
00:49:26qui se demandent
00:49:27ce qui s'est passé
00:49:27mais qui comprennent
00:49:29la mobilisation
00:49:30de ces agriculteurs.
00:49:31C'est une journée
00:49:32particulière ici
00:49:33autour de Toulouse
00:49:34puisque
00:49:34les quatre syndicats
00:49:37représentatifs
00:49:39de la profession
00:49:39je rappelle
00:49:40la FDSEA
00:49:41les jeunes agriculteurs
00:49:42la coordination rurale
00:49:43et la confédération paysanne
00:49:45ont décidé
00:49:45de donner une action commune
00:49:46depuis tous les départements
00:49:48et de rejoindre Toulouse
00:49:49pour aller crier leur colère
00:49:51eux qui sont empêtrés
00:49:52dans cette affaire
00:49:53de dermatose
00:49:54depuis maintenant un mois
00:49:56qui ne comprennent pas
00:49:58la gestion
00:49:58de cette crise sanitaire
00:50:00et qui aussi
00:50:01s'inquiètent fortement
00:50:02de la conséquence
00:50:03de la signature prochaine
00:50:04du Mercosur
00:50:05de la renégociation
00:50:06également de la PAC
00:50:07qui va démarrer
00:50:08à Bruxelles
00:50:08bref
00:50:09beaucoup de sujets
00:50:10de préoccupation
00:50:11et l'ordre
00:50:12avait été donné
00:50:13par le préfet
00:50:14de ne pas permettre
00:50:15à ces agriculteurs
00:50:16de rentrer
00:50:17sur le périphérique
00:50:17de Toulouse
00:50:18alors je vous laisse
00:50:19imaginer
00:50:19les blocages
00:50:21qu'il y a actuellement
00:50:22plusieurs agriculteurs
00:50:23ont été interpellés
00:50:24m'a-t-on dit
00:50:25du côté de Balma-Gramont
00:50:27qui est une porte d'entrée
00:50:28de Toulouse
00:50:28ils ont été interpellés
00:50:31et emmenés au commissariat
00:50:32pour vérification d'identité
00:50:33puisque cette manifestation
00:50:35était interdite
00:50:36ce que ne comprennent pas
00:50:37les agriculteurs
00:50:38ils disent
00:50:39on veut simplement
00:50:39pouvoir manifester
00:50:40notre colère
00:50:41et aujourd'hui
00:50:42on nous interdit
00:50:43tout simplement
00:50:43de pouvoir le faire
00:50:44donc c'était un sentiment
00:50:45d'injustice
00:50:47de colère
00:50:47et du côté des automobilistes
00:50:49je vais vous dire
00:50:50je n'ai pas vu
00:50:51quelqu'un
00:50:52leur demander
00:50:53de bouger
00:50:54de s'énerver
00:50:55les gens attendent
00:50:56les gens sortent
00:50:57de leur véhicule
00:50:57vont discuter avec eux
00:50:59et comprennent
00:51:00leur mobilisation
00:51:00beaucoup m'ont dit
00:51:01il faut que ça change
00:51:02ils ont raison
00:51:04ils nous nourrissent
00:51:05oui on est bloqué
00:51:06oui on est embêté
00:51:07mais il faut que ça change
00:51:08il y a quelque chose
00:51:09qui ne fonctionne pas
00:51:10voilà le sentiment général
00:51:11mais ils ont le sentiment
00:51:11d'être entendu ou pas ?
00:51:14non parce que
00:51:15évidemment
00:51:15s'ils sont sur la route
00:51:16ils ont ce sentiment
00:51:18de ne pas être entendu
00:51:19ils ont été reçus
00:51:20par le Premier ministre
00:51:22vous le savez
00:51:22ils ont été reçus
00:51:24par le préfet
00:51:24cette gestion
00:51:25de la dermatose
00:51:26ici dans la région
00:51:27est particulièrement difficile
00:51:29parce qu'il y a encore eu
00:51:30des abattages de troupeaux
00:51:31en début de semaine
00:51:32en Ariège
00:51:33alors que la campagne
00:51:34de vaccination
00:51:35et les animaux
00:51:35ont été vaccinés
00:51:36donc ils se demandent
00:51:37comment se fait-il
00:51:38que ce virus continue
00:51:39de circuler
00:51:40et empêche finalement
00:51:41la profession
00:51:43de continuer à travailler
00:51:44puis ils sont inquiets
00:51:45pour leur avenir
00:51:45tout simplement
00:51:46c'est une profession
00:51:47véritablement en colère
00:51:48mais retenons que
00:51:50c'est intersyndical
00:51:51ici en Occitanie
00:51:52c'est tous les syndicats
00:51:53il n'y en a pas un
00:51:54par rapport à l'autre
00:51:55qui sont mobilisés
00:51:56donc ça veut bien dire
00:51:57aussi quelque chose
00:51:58et ils ne comprennent pas
00:51:59que les préfets
00:52:00aient interdit
00:52:01d'accéder
00:52:02aux périphériques toulousains
00:52:05alors évidemment
00:52:05il y a la liberté
00:52:06de circuler
00:52:06la liberté pour tous les Toulousains
00:52:08de pouvoir se véhiculer
00:52:09mais ils avaient l'intention
00:52:11de faire une opération escargot
00:52:12de se montrer
00:52:14de faire quelque chose
00:52:15qui interpelle
00:52:17et là actuellement
00:52:18ils sont tous bloqués
00:52:19que ce soit du côté du Gers
00:52:20du côté du sud de Toulouse
00:52:22de l'entrée
00:52:23par le côté de l'Ariège
00:52:25ils sont interdits
00:52:26d'approcher
00:52:27par les forces de l'ordre
00:52:27Merci Christine
00:52:29et puis je rappelle
00:52:30qu'on pourra vous retrouver
00:52:31tout au long de la journée
00:52:32évidemment sur Sud Radio
00:52:34pour suivre cette mobilisation
00:52:35qui est importante
00:52:37Laurence Saillet
00:52:37Oui tout à fait
00:52:39et le problème est très grave
00:52:41et très profond
00:52:42c'est pour ça que c'est inquiétant
00:52:43c'est qu'on ne va pas pouvoir
00:52:44le résoudre
00:52:44en un claquement de doigts
00:52:46en Europe
00:52:46on a voulu être
00:52:47des exemples
00:52:49des modèles
00:52:49sur l'environnement
00:52:51il y a des bonnes choses
00:52:51qui sont votées
00:52:52mais il y a aussi
00:52:53des choses totalement abusives
00:52:54moi au Parlement européen
00:52:55j'avais en charge
00:52:56les textes par exemple
00:52:57sur les emballages
00:52:58vous voyez pour limiter
00:52:59les emballages
00:52:59ça touche beaucoup
00:53:00l'agriculture
00:53:01puisqu'on parle
00:53:01d'un certain nombre
00:53:02de produits
00:53:03donc non seulement
00:53:04on se fout des normes
00:53:05parfois totalement délirantes
00:53:06et le pire
00:53:07c'est qu'en France
00:53:08on sur-transpose
00:53:10les directives
00:53:11c'est-à-dire
00:53:12qu'on aggrave
00:53:13notre situation
00:53:13parce qu'on veut être
00:53:14des modèles
00:53:16si vous voulez
00:53:17par rapport
00:53:18à tous ces sujets
00:53:19et donc on impose
00:53:20à nos agriculteurs français
00:53:21des normes
00:53:22encore supérieures
00:53:24à ce qui a été
00:53:24imposé par l'Europe
00:53:26je vais vous expliquer
00:53:27quand même
00:53:27le comble du comble
00:53:29moi j'ai été amenée
00:53:29à voter
00:53:30pour durcir
00:53:32parfois des réglementations
00:53:33européennes
00:53:34pour permettre
00:53:35à la France
00:53:36de redevenir compétitive
00:53:37par rapport
00:53:38aux autres pays européens
00:53:39vous vous imaginez
00:53:40c'est-à-dire que
00:53:41j'étais obligée
00:53:42de durcir
00:53:43les normes européennes
00:53:44parce que comme la France
00:53:44avait encore plus durci
00:53:46déjà auparavant
00:53:47pour que nos agriculteurs français
00:53:49retrouvent de la compétitivité
00:53:51donc tout ceci
00:53:52c'est fait
00:53:53par des technocrates
00:53:54totalement déconnectés
00:53:57déconnectés
00:53:57qui n'ont pas vu
00:53:58un monde moindre agriculteur
00:54:00qui se prennent
00:54:01pour des écolos
00:54:01mais en fait
00:54:02voilà
00:54:03ils font le bien
00:54:04mais ils sont déconnectés
00:54:05totalement
00:54:05et sur un certain nombre
00:54:06de sujets
00:54:07donc moi j'étais ahurie
00:54:08par exemple
00:54:09je vais vous donner
00:54:09juste un exemple
00:54:10et j'en finirai là-dessus
00:54:10sur le texte des emballages
00:54:12on avait interdit
00:54:15les emballages en bois
00:54:16et donc au Parlement européen
00:54:18quand j'ai eu ce texte
00:54:19j'ai dit mais comment on va faire
00:54:20pour le camembert
00:54:21le marois
00:54:22les huîtres
00:54:23et là
00:54:23on m'a dit
00:54:24ah bah ouais
00:54:25mais en fait
00:54:26on n'y a pas pensé
00:54:27des années pour faire ce texte
00:54:29ce sont les américains
00:54:30qui m'ont aidé
00:54:31à faire tomber en fait
00:54:32cette absurdité
00:54:34les américains
00:54:36en France
00:54:36tout le monde s'en foutait
00:54:37du sujet
00:54:38je crois que les médias
00:54:39en ont un tout petit peu parlé
00:54:40mais ce sont les américains
00:54:41qui m'ont fait
00:54:42tout un pataquès
00:54:43en disant
00:54:44regardez
00:54:44une députée française
00:54:46veut sauver les camemberts
00:54:47en gros
00:54:47mais heureusement
00:54:48qu'ils étaient là
00:54:49sinon on n'aurait pas réussi
00:54:50à exempter les emballages
00:54:51en bois
00:54:52on préférait du plastique
00:54:53qui était recyclable
00:54:55pour nos camemberts
00:54:56notre maroilles
00:54:57et nos huîtres
00:54:57pour vous montrer
00:54:58quand même la déconnexion
00:54:59de ces gens
00:54:59suite à l'intervention de Christine
00:55:01nos auditeurs ont réagi
00:55:03Martine nous dit
00:55:04voilà c'est bien
00:55:05les flics qui bloquent
00:55:05et Thomas nous dit
00:55:06la police n'est plus
00:55:07au service des citoyens
00:55:09mais au service du pouvoir
00:55:10et il pose également
00:55:12la question que je vous pose
00:55:14est-ce que Macron
00:55:15a peur des agriculteurs ?
00:55:17vous avez deux heures
00:55:20c'est dangereux
00:55:22bien sûr qu'il aura peur
00:55:23c'est un peu comme les étudiants
00:55:25quand ils sortent du tube
00:55:26on ne les fait pas
00:55:27rentrer dedans
00:55:27déjà
00:55:28il y a un horizon
00:55:30qui est l'horizon
00:55:31du salon de l'agriculture
00:55:32qui aura lieu
00:55:33dans un mois
00:55:34à peu près
00:55:35je crois
00:55:35ou un peu plus d'un mois
00:55:36et qui est le grand rendez-vous
00:55:38des agriculteurs à Paris
00:55:39donc il y a une énorme pression
00:55:41et puis il y a ce spectre
00:55:42d'une agrégation des colères
00:55:46comme il y a eu
00:55:47avec les gilets jaunes
00:55:48et bien évidemment
00:55:49que le gouvernement
00:55:51et l'exécutif
00:55:51marchent sur des oeufs
00:55:53ou sur
00:55:53comme de l'huile sur le feu
00:55:55quoi
00:55:55donc ça c'est
00:55:57Mathias Leboeuf
00:55:58c'est
00:55:58je pense qu'effectivement
00:56:01aujourd'hui
00:56:02le pouvoir
00:56:04a très peur
00:56:04que ça dégénère
00:56:05alors on cherche
00:56:06à comment dire
00:56:07à gagner du temps
00:56:08d'une façon
00:56:09pas très
00:56:10comment dire
00:56:11pas très maligne
00:56:12moi je voulais rebondir
00:56:13sur ce que disait Laurence
00:56:14sur les normes
00:56:16auquel je souscris
00:56:19qui est complètement dingue
00:56:19et ce qui est encore plus fou
00:56:21c'est qu'il faut rappeler
00:56:22que le Mercosur
00:56:23permettrait
00:56:24à des pays
00:56:26donc tiers
00:56:28étrangers
00:56:29d'importer
00:56:31des produits
00:56:33qui ne répondraient pas
00:56:34à ces normes
00:56:34c'est-à-dire qu'on ne peut pas
00:56:36astreindre
00:56:36mais c'est déjà le cas
00:56:37oui
00:56:38mais ça ne va pas changer
00:56:39grand chose
00:56:40c'est déjà le cas
00:56:40donc ce qui est dingue
00:56:42c'est que non seulement
00:56:42on a des normes de fou
00:56:44mais on n'astreint pas
00:56:47les autres pays
00:56:48à respecter ces normes-là
00:56:49donc il y a quelque chose
00:56:51d'absolument absurde
00:56:52on va en reparler
00:56:53dans un instant
00:56:53et on aura Pascal
00:56:54en ligne
00:56:55qui est du côté
00:56:56de Toulouse
00:56:57est-ce que le gouvernement
00:56:58a vraiment compris
00:56:59ce que veulent
00:57:00les agriculteurs
00:57:010 826
00:57:03300 300
00:57:04et puis on parlera
00:57:05également de l'hommage
00:57:06rendu à Brigitte Bardot
00:57:08aujourd'hui
00:57:08dernier hommage
00:57:09puisque ces obsèques
00:57:10sont célébrés
00:57:11en ce moment même
00:57:12à Saint-Tropez
00:57:13dites-nous
00:57:14ce que représentait
00:57:15Brigitte Bardot
00:57:16pour vous
00:57:160 826
00:57:17300 300
00:57:18à tout de suite
00:57:18Sud Radio
00:57:20le 10h midi
00:57:21mettez-vous
00:57:22Sud Radio
00:57:23le 10h midi
00:57:24mettez-vous d'accord
00:57:25Valérie Expert
00:57:26de retour dans le studio
00:57:27de Sud Radio
00:57:28alors la question
00:57:29que vous posiez
00:57:29Gilles
00:57:30est très légitime
00:57:30est-ce qu'Emmanuel Macron
00:57:31a peur des agriculteurs
00:57:32est-ce que le gouvernement
00:57:33a compris cette colère
00:57:35on a Pascal
00:57:35en ligne avec nous
00:57:36bonjour Pascal
00:57:37bonjour Valérie
00:57:39merveilleuse émission
00:57:41depuis 7h du matin
00:57:42que j'écoute
00:57:42voilà
00:57:43donc là
00:57:44moi je ne suis pas
00:57:45sur Toulouse
00:57:46parce que malheureusement
00:57:47avec Alain Bagot
00:57:47je suis obligé de rester
00:57:48chez moi
00:57:48et je ne suis pas
00:57:50agriculteur
00:57:50mais je les soutiens
00:57:51à savoir
00:57:52que je suis actuel
00:57:54depuis le mois de décembre
00:57:55je suis régulièrement
00:57:56le direct
00:57:57d'Olive Olive
00:57:58et puis d'un autre
00:57:58d'un autre groupement
00:58:00et ce matin
00:58:01quand ils sont arrivés
00:58:02il faisait nuit
00:58:03déjà les gendarmes mobiles
00:58:05ce ne sont pas des CRS
00:58:06ce sont les gendarmes mobiles
00:58:07à bien faire la différence
00:58:08la gendarmerie mobile
00:58:10c'est la police
00:58:11du petit prince
00:58:12c'est la gendarmerie
00:58:14qui existe depuis des siècles
00:58:15voilà
00:58:15par contre le souci
00:58:16c'est que
00:58:17ils ont discuté
00:58:18la vidéo est très claire
00:58:19ils ont discuté
00:58:20ils expliquaient
00:58:21le gendarme
00:58:22le gradé est venu les voir
00:58:23est-ce que vous voulez
00:58:23que je remonte une information
00:58:24l'information
00:58:25ce qu'ils voulaient
00:58:26c'était rejoindre
00:58:27leurs collègues sur Toulouse
00:58:28bien sûr il y a 400 tracteurs
00:58:29actuellement
00:58:30de bloqués
00:58:31avec des taxis
00:58:32le problème
00:58:33c'est que là
00:58:33on nous dit
00:58:34comment vous expliquez
00:58:36bien les choses
00:58:37est-ce que Macron a peur
00:58:38oui Macron a peur
00:58:39il sort les centaures
00:58:40c'est l'armée
00:58:41il sort un gars
00:58:43on voit la vidéo
00:58:44qui a un HK
00:58:45HK 308
00:58:47c'est une arme de guerre
00:58:48cette arme de guerre
00:58:49en plus
00:58:49c'est l'armée
00:58:50c'est l'Allemagne
00:58:51qui nous l'a produit
00:58:52vous voyez l'Europe
00:58:53vous voyez la France
00:58:54on n'a plus rien
00:58:55et là on veut casser
00:58:56l'agriculture
00:58:57alors on va
00:58:58est-ce qu'on casse
00:59:00l'agriculture
00:59:01Thierry Guerrier
00:59:02est-ce que le gouvernement
00:59:03a compris
00:59:04les récriminations
00:59:07les demandes
00:59:07des agriculteurs
00:59:08vous vouliez revenir
00:59:10sur le Mercosur
00:59:11parce que c'est aussi
00:59:11de ça dont il est question
00:59:12il y a la dermatose
00:59:14mais il y a aussi
00:59:14le Mercosur
00:59:15cet accord
00:59:15qui doit être ratifié
00:59:17dans les jours qui viennent
00:59:18d'abord franchement
00:59:19une remarque
00:59:21sur l'équipement
00:59:21de la gendarmerie
00:59:22la gendarmerie
00:59:23qui est l'une des deux polices
00:59:24de ce pays
00:59:26qui est militaire
00:59:27en effet
00:59:28elle a l'équipement
00:59:29qu'elle a
00:59:29pour faire son travail
00:59:31elle n'est pas
00:59:31c'est vraiment
00:59:32bref
00:59:32on est dans la pure démagogie
00:59:35maintenant sur le Mercosur
00:59:36il y a des enjeux considérables
00:59:38qui sont à la fois
00:59:39la problématique
00:59:40dans laquelle se trouve
00:59:41toute l'agriculture française
00:59:42aujourd'hui
00:59:43et les différentes filières
00:59:44il faut continuer à produire
00:59:45il faut nourrir
00:59:46et il faut de la qualité
00:59:47une des meilleures qualités au monde
00:59:49et une des meilleures
00:59:50sécurités alimentaires au monde
00:59:51c'est ça
00:59:52l'agriculture européenne
00:59:53en général
00:59:53et surtout
00:59:54l'agriculture française
00:59:55l'agriculture italienne aussi
00:59:56à certains égards
00:59:57donc produire
00:59:59et en même temps
00:59:59il faut continuer à exporter
01:00:00parce qu'il y a de la demande
01:00:01dans tous les domaines
01:00:02le lait
01:00:02tout ce qui est légumes
01:00:06évidemment
01:00:06les céréales
01:00:07énormément
01:00:08et puis bien sûr
01:00:09la viande
01:00:10et puis nos vins
01:00:11et spiritueux
01:00:11on exporte
01:00:12et on a besoin
01:00:13de continuer à exporter
01:00:13donc c'est un casse-tête
01:00:14ce Mercosur
01:00:15parce qu'en effet
01:00:16il peut réduire
01:00:17les exigences de sécurité
01:00:18et de qualité
01:00:20pour des produits
01:00:21que nous importons
01:00:22ou que nous importerions
01:00:23avec le Mercosur
01:00:23et pourtant
01:00:24c'est dans des pays
01:00:25où on a envie
01:00:25où certains de nos filières
01:00:26les mêmes qui critiquent
01:00:28veulent exporter
01:00:29donc c'est un casse-tête
01:00:30mais c'est le libre-échange
01:00:31alors on est face
01:00:32à des dossiers
01:00:34où cas par cas
01:00:35il faut décider
01:00:36c'est compliqué
01:00:37alors maintenant
01:00:38quant à la peur
01:00:39des agriculteurs
01:00:39c'est Mathias qui a raison
01:00:41il y a un risque d'agrégat
01:00:42mais en même temps
01:00:42ça fait des années
01:00:44ce qui m'a frappé
01:00:46moi
01:00:46c'est l'unité
01:00:47syndicale
01:00:49pour la première fois
01:00:50dont on nous a parlé
01:00:52Christine
01:00:52spécifiquement
01:00:53dans le sud-ouest
01:00:54et ça c'est un élément
01:00:55intéressant
01:00:56parce que
01:00:57il faut bien le dire
01:00:58les FDSEA
01:00:59ou les jeunes agriculteurs
01:01:00qui sont largement majoritaires
01:01:02c'est 90%
01:01:03à peu près dans ce pays
01:01:04des agriculteurs
01:01:05ne sont pas des casseurs
01:01:06ils sont sérieux
01:01:08et eux
01:01:09sont souvent hostiles
01:01:11à cette campagne
01:01:12un peu
01:01:14anti-science
01:01:15qui va contre
01:01:17les préconisations
01:01:18des vétérinaires
01:01:19qui eux savent
01:01:20de quoi ils parlent
01:01:20les vétérinaires
01:01:21et les biologistes
01:01:21qui vous disent
01:01:22bah oui
01:01:22il faut abattre
01:01:23avec tout le drame
01:01:25que ça représente
01:01:25personne ne dit le contraire
01:01:27mais ces agriculteurs là
01:01:28ils l'ont fait en Savoie
01:01:29par exemple
01:01:29ils le font en Espagne
01:01:30ils le font dans beaucoup de régions
01:01:31ne transportent pas
01:01:32leurs bêtes malables
01:01:33même cachées
01:01:34parce que certains le font
01:01:35c'est irresponsable
01:01:36ils déciminent la maladie
01:01:38et ces agriculteurs là
01:01:39moi je dis chapeau
01:01:40parce que même avec
01:01:41toute l'émotion
01:01:42que ça a suscité
01:01:43et bien ils disent
01:01:44à leurs collègues
01:01:45bah il faut en passer par là
01:01:47et moi je les respecte énormément
01:01:49alors on vient d'apprendre
01:01:50que les vaches
01:01:51ne participeront pas
01:01:52au concours du salon
01:01:53de l'agriculture
01:01:53il y aura une présence
01:01:54limitée et symbolique
01:01:56c'est normal
01:01:56vous imaginez
01:01:57le risque qu'on prendrait
01:01:57simplement pour la beauté
01:01:59du geste
01:01:59Lucas sur la mobilisation
01:02:02des agriculteurs
01:02:03oui plusieurs choses
01:02:04d'abord sur la peur
01:02:05d'Emmanuel Macron
01:02:06je pense qu'effectivement
01:02:07il a peur
01:02:08et c'est pour ça
01:02:08que depuis plusieurs semaines
01:02:09on assiste
01:02:10à un grand théâtre politique
01:02:11chacun y va
01:02:12de son petit commentaire
01:02:13parce que c'est populaire
01:02:14c'est simple
01:02:15de choyer médiatiquement
01:02:17les agriculteurs
01:02:18mais dans les faits
01:02:19on ne voit pas grand chose
01:02:20qui change
01:02:21on voit le gouvernement
01:02:22qui dialogue
01:02:22qui promet
01:02:23mais qui n'obtient pas
01:02:25grand chose finalement
01:02:26alors là on a une suspension
01:02:27de l'importation
01:02:28de certains produits
01:02:29mais c'est qu'une suspension
01:02:30tout comme on avait
01:02:31une suspension
01:02:32et en réalité vous diriez
01:02:33il n'y a rien
01:02:33là il y a un peu
01:02:34vous dites il n'y a rien
01:02:35c'est pas sérieux
01:02:36c'est de la démagogie
01:02:38non mais peut-être
01:02:38que c'est de la démagogie
01:02:39mais moi quand j'entends
01:02:41suspension
01:02:41j'entends qu'il n'y a pas
01:02:42arrêt total
01:02:43suspension ça veut dire
01:02:44que ça va reprendre
01:02:45et c'était la même chose
01:02:46avec la signature du Mercosur
01:02:47c'est-à-dire que pendant
01:02:48les fêtes on a eu suspension
01:02:48pour calmer le jeu
01:02:50et maintenant on reprend
01:02:50plus belle
01:02:51mais c'est pas un homme
01:02:52qui peut décider
01:02:53parce que moi quand on dit
01:02:53Emmanuel Macron a peur
01:02:55c'est pas il a peur
01:02:56il est président de la république
01:02:57et il se doit de
01:02:58et notamment il y a un
01:02:59ministre de l'intérieur aussi
01:03:00qui gère les problèmes
01:03:01de sécurité
01:03:01ministre de l'agriculture
01:03:03et on se doit quand même
01:03:04de ne pas laisser tout faire
01:03:06moi j'attire l'attention
01:03:07parce qu'il y a beaucoup
01:03:08de
01:03:08on va dire
01:03:09une personne a été citée
01:03:11en particulier
01:03:12là tout à l'heure
01:03:13avec des vidéos
01:03:13qui essaient de focaliser
01:03:16sur des actions
01:03:17de la police
01:03:18qui seraient violentes
01:03:19ou de la gendarmerie
01:03:20ce sont des gens
01:03:21qui traitent de tous les sujets
01:03:22qui sont des gens
01:03:22très dangereux
01:03:23qui font monter des vidéos
01:03:24sur les réseaux sociaux
01:03:25pour laisser penser
01:03:26que les forces de l'ordre
01:03:27agiraient de manière déconnectée
01:03:29attention à cette propagande
01:03:30j'ai eu affaire en particulier
01:03:31à cette personne
01:03:32qui a été citée tout à l'heure
01:03:33et je peux vous dire
01:03:34que c'est des gens
01:03:34qui interviennent
01:03:35qui étaient sur les vaccins
01:03:36au moment du Covid
01:03:38et ça
01:03:38ce sont des influenceurs
01:03:40de mauvaises postures
01:03:43et ils montent des images
01:03:44qui sont parfois faussées
01:03:45ou sorties de leur contexte
01:03:47pour remettre en cause
01:03:48l'état
01:03:48l'ordre
01:03:49et la république
01:03:50pardonnez-moi
01:03:50pour répondre là-dessus
01:03:51Valérie
01:03:52sincèrement
01:03:54loin de moi l'idée
01:03:55de m'en prendre aux gendarmes
01:03:57qui font
01:03:57qui appliquent
01:03:58les consignes de l'état
01:03:59bien sûr
01:03:59mais on ne peut pas
01:04:00s'offusquer non plus
01:04:01que les citoyens
01:04:02soient étonnés
01:04:03de voir des blindés
01:04:05déployés
01:04:06contre les agriculteurs
01:04:07alors qu'on ne les déploie pas
01:04:08contre les narcotraficants
01:04:09c'est des tracteurs
01:04:10ils ne sont pas déployés contre
01:04:11ils sont là pour empêcher
01:04:12le blocage complet
01:04:13mais pourquoi ils ne sont pas là
01:04:14pour empêcher
01:04:15par exemple
01:04:15ils le font
01:04:16ils le font aussi
01:04:17ils le font aussi
01:04:20ça c'est démagogique
01:04:22parce que vous ne pouvez pas
01:04:23remettre en cause
01:04:24l'action des forces de l'ordre
01:04:25contre les trafics de drogue
01:04:25là je ne mets pas en cause
01:04:26l'action des forces de l'ordre
01:04:27mais si parce que quelque part
01:04:27vous insinuez ça
01:04:29quand on est contre un tracteur
01:04:30c'est pas la même chose
01:04:31quand on intervient
01:04:32pour bloquer
01:04:33il y en a qui ont brûlé
01:04:34quand on met le feu
01:04:35devant les journaux
01:04:36devant je ne sais plus
01:04:37quel journal
01:04:37il y a eu le feu devant
01:04:39c'est normal qu'on intervienne
01:04:40pour arrêter ça
01:04:41on ne peut pas non plus
01:04:42tomber dans la violence
01:04:43si jamais vous êtes menacé
01:04:44demain
01:04:44si c'est le sujet
01:04:46mais non
01:04:46bien sûr que c'est normal
01:04:48et d'ailleurs
01:04:50quand il y avait eu
01:04:52la colère agricole
01:04:52juste avant les fêtes
01:04:54on avait fait un article
01:04:55justement pour citer le GDD
01:04:56on avait fait un article
01:04:57qui expliquait
01:04:58que les gendarmes
01:04:58étaient très gênés
01:04:59étaient très gênés
01:05:00de voir eux
01:05:01face aux agriculteurs
01:05:02ça repose la question
01:05:06qui a été posée tout à l'heure
01:05:07c'est savoir
01:05:07quel usage on fait
01:05:08de la police
01:05:09est-ce qu'il y a
01:05:10un usage politique
01:05:11de la police
01:05:13et de la gendarmerie
01:05:14au service du pouvoir
01:05:15ce qui est toujours
01:05:17la tentation
01:05:18ou est-ce qu'il y a
01:05:18un usage justement
01:05:19quelle est l'atteinte
01:05:21à l'ordre public
01:05:22on n'en sait rien
01:05:23bloquer des routes
01:05:24c'est l'atteinte
01:05:24à l'ordre public
01:05:25on le dit
01:05:27la correspondante
01:05:28le disait elle-même
01:05:29les gens ne s'en offusquent
01:05:31même pas
01:05:31pardon
01:05:33même la personne
01:05:34qui râlait tout à l'heure
01:05:36en direct
01:05:36même l'auditeur
01:05:37lui-même racontait
01:05:39que le gradé est venu
01:05:40il a discuté
01:05:41de quoi on parle
01:05:41il n'y a pas eu
01:05:42d'un point
01:05:43c'est une police républicaine
01:05:44c'est une police républicaine
01:05:46on marque une pause
01:05:47on aura Eric avec nous
01:05:48et puis
01:05:49hommage à Brigitte Bardot
01:05:51en ce moment
01:05:52la cérémonie
01:05:53vient de commencer
01:05:55à tout de suite
01:05:55Sud Radio
01:05:57mettez-vous d'accord
01:05:58Valérie Expert
01:05:59allez on a un appel
01:06:05à propos de la mobilisation
01:06:06des agriculteurs
01:06:07Eric bonjour
01:06:08vous nous appelez
01:06:08de Saint-Rémy de Provence
01:06:09vous êtes maraîcher
01:06:10oui bonjour Valérie
01:06:12bonjour à tous vos invités
01:06:14bonjour
01:06:14oui j'appelle
01:06:16parce que j'étais en train
01:06:16de rouler
01:06:17je suis maraîcher
01:06:18donc dans les boules girones
01:06:19et justement
01:06:20pour réagir à tout ce que j'entendais
01:06:21alors j'ai pas d'avis
01:06:23ni d'opinion
01:06:23sur cette maladie bovine
01:06:25parce que je suis ni biologiste
01:06:26ni vétérinaire
01:06:27le mercosur
01:06:28c'est vrai ce que disait
01:06:29votre invité
01:06:29c'est extrêmement compliqué
01:06:30à gérer
01:06:30puisqu'on en a besoin
01:06:31pour l'industrie
01:06:32mais elle est extrêmement pénalisante
01:06:34pour l'agriculture
01:06:35et le problème
01:06:35c'est que
01:06:36chaque fois qu'on a des accords
01:06:37avec des pays étrangers
01:06:38l'agriculture elle en paie quand même
01:06:39un lourd tribut
01:06:40oui bien sûr
01:06:41on a une agriculture
01:06:42qui est très développée
01:06:44qui est d'un point de vue sanitaire
01:06:45avec des normes très élevées
01:06:47sauf que l'année dernière
01:06:48pour la première fois
01:06:49on a moins produit
01:06:49que ce qu'on a importé
01:06:50donc c'est juste impensable
01:06:52quand on regarde en arrière
01:06:54et l'agriculture qu'on avait
01:06:55jusqu'à il y a 30 ans
01:06:56mais ça vaut pour l'industrie
01:06:57et ça vaut pour tout ça
01:06:57juste en ce qui concerne
01:06:59la mobilisation
01:07:00moi je voudrais dire
01:07:00je suis adhérent
01:07:02en fédération nationale
01:07:03le meilleur adhérent
01:07:04parce que localement
01:07:05on a des gens
01:07:06qui bougent pour syndicat
01:07:07j'ai aucun a priori
01:07:08un paysan en CR
01:07:09ou un paysan en confédération
01:07:10ou des paysans comme moi
01:07:11j'ai pas de problème politique
01:07:12avec ça là
01:07:13et je dis à tous mes collègues
01:07:14que quand même
01:07:15pour taper un grand coup
01:07:16sur la table en 2026
01:07:17ça serait bien
01:07:18qu'il n'y ait pas de paysans
01:07:19au salon
01:07:19parce qu'il y aura
01:07:20pour des réseaux sanitaires
01:07:21tout à fait logique
01:07:22pas de vaches au salon
01:07:22mais je pense que
01:07:24si on avait pas un seul
01:07:25paysan au salon
01:07:26quand même d'un point de vue
01:07:27politique
01:07:27il serait extrêmement emmerdé
01:07:28pour toucher le monde
01:07:29dans l'école
01:07:30taper le cul de la vache
01:07:31personne ne sait le faire
01:07:32il y en a qu'un
01:07:32c'est des chirac
01:07:33mais personne n'est capable
01:07:36de venir à un salon
01:07:37si on n'a pas de salon
01:07:38si on n'a pas de paysans
01:07:39au salon
01:07:39au salon on n'a plus
01:07:40que de l'agroalimentaire
01:07:41et de l'agroindustrie
01:07:42l'année dernière
01:07:43on a le Maroc
01:07:44invité d'honneur
01:07:45alors c'est très bien
01:07:46on se trouve au monde
01:07:47et c'est un salon mondial
01:07:47j'en suis convaincu
01:07:49sauf que c'est quand même
01:07:50un des principaux concurrents
01:07:51sur le marché de la tomate
01:07:52et du maraîchage
01:07:53et on a l'impression
01:07:54qu'on se tire une balle
01:07:55dans le pied surtout
01:07:56et on est capable
01:07:56de tout faire
01:07:57et très bien faire
01:07:58avec des normes sanitaires
01:07:59très très hautes
01:08:00donc on tape un grand coup
01:08:02pas de paysans au salon
01:08:03et on verra
01:08:03comment le monde politique
01:08:04va réagir
01:08:05parce qu'il faut
01:08:06qu'ils réagissent
01:08:06très très vite
01:08:07on a un monde agricole
01:08:09où on a un suicide
01:08:09et demi par jour
01:08:10je ne sais pas
01:08:11s'il y a beaucoup
01:08:11de professions
01:08:12qui perdent
01:08:13un de leurs professionnels
01:08:16et il y a les policiers
01:08:17aussi
01:08:17pour cette raison là
01:08:18les policiers
01:08:19voilà
01:08:19je sais que le pays
01:08:21va mal de toute façon
01:08:22mais enfin
01:08:23perdre l'agriculture
01:08:25c'est simplement
01:08:26c'est hallucinant
01:08:28c'est effectivement
01:08:29une question
01:08:31qui peut se poser
01:08:32je vous voyais
01:08:33au chef de la tête
01:08:33merci
01:08:34de ce témoignage
01:08:35Eric
01:08:35vous écoutez
01:08:37le salon de l'agriculture
01:08:38moi je trouve
01:08:39que je comprends
01:08:40ce que dit
01:08:40d'abord
01:08:41il y a encore
01:08:42j'y vais tous les ans
01:08:44énormément de paysans
01:08:45évidemment
01:08:45qui viennent
01:08:46et qui exposent
01:08:46mais il y a beaucoup
01:08:47d'agroalimentaires
01:08:48mais parce que tout ça
01:08:48c'est la même chose
01:08:49c'est à dire que l'idée
01:08:50c'est que le produit finit
01:08:51on nous le vend
01:08:52c'est ce qui nous nourrit
01:08:53maintenant moi j'entends
01:08:54ce que dit monsieur
01:08:56et je trouve ça
01:08:57très malin
01:08:58c'est une façon de dire
01:08:59tout en restant civil
01:09:00respectueux des lois
01:09:01de dire
01:09:02on marque un grand coup
01:09:03pour bien montrer
01:09:04à quel point
01:09:05bon ça va quoi
01:09:06on a cette magnifique vitrine
01:09:07elle est essentielle
01:09:08ce salon il évite
01:09:09et pourtant
01:09:09et bien cette menace
01:09:11qu'il pourrait y avoir
01:09:11sur le fait de la boycotter
01:09:13symboliquement
01:09:13ça pourrait avoir
01:09:14un énorme effort
01:09:15moi je suis frappé
01:09:16par ce que disait
01:09:16Laurence tout à l'heure
01:09:17par exemple
01:09:18dans ce que dit monsieur
01:09:19aujourd'hui
01:09:19il faut imaginer
01:09:20qu'en moins de 30 ans
01:09:23en moins de 20 ans même
01:09:24on est passé
01:09:25d'une production
01:09:25où on ouvrait
01:09:26des poulaillers
01:09:27des poulaillers
01:09:28en nombre
01:09:29des poulaillers
01:09:30qui produisaient
01:09:30évidemment
01:09:31beaucoup de poules
01:09:32et d'oeufs
01:09:33donc on va dire
01:09:33industriels
01:09:34évidemment ça fait peur
01:09:35tout de suite
01:09:35non mais
01:09:36des poulaillers
01:09:36gérés par des agriculteurs
01:09:38professionnels
01:09:39qui produisaient
01:09:39on est passé
01:09:41en moins de 20 ans
01:09:41à l'ouverture régulière
01:09:43d'un poulailler
01:09:44en France
01:09:44et on était largement
01:09:46excédentaire
01:09:46dans notre production
01:09:47aujourd'hui
01:09:48on importe
01:09:4850%
01:09:50à minima
01:09:50de notre production
01:09:51de volaille
01:09:52c'est-à-dire à la fois
01:09:53la chair
01:09:54mais oui mais pourquoi
01:09:56parce qu'il y a des fonctionnaires
01:09:57à Bruxelles
01:09:58mais pas uniquement
01:09:59dans toute notre administration
01:10:00qui ont une espèce
01:10:01d'idéologie
01:10:01pseudo-écolo
01:10:02qui disent
01:10:03ils se sont dit
01:10:04il y a quelques années
01:10:04et ils ont été assez malins
01:10:05ils se sont dit
01:10:06il faut que l'agriculture
01:10:07parce que l'agriculture
01:10:08c'est mauvais
01:10:08c'est nocif
01:10:09c'est dangereux
01:10:10ils attaquent la biodiversité
01:10:11donc qu'est-ce qu'on fait
01:10:12comme on n'arrivera pas
01:10:13à affirmer
01:10:14qu'il faut qu'ils réduisent
01:10:15leur production
01:10:16de manière immédiate
01:10:18comme ça
01:10:19et bien
01:10:19on va augmenter
01:10:20la qualité des normes
01:10:21de manière régulière
01:10:22régulière
01:10:23et ça a été le cas
01:10:23depuis 20 ans
01:10:24à tel point
01:10:25qu'évidemment
01:10:27nos agriculteurs
01:10:27répondant à ces exigences
01:10:29produisent
01:10:29mais produisent cher
01:10:30et ne sont plus
01:10:31dans la cible
01:10:32de ce qui
01:10:33tous les jours
01:10:33pour nos produits
01:10:34du quotidien
01:10:36doivent être payés
01:10:37moins cher
01:10:37du coup
01:10:38quand même
01:10:38il faut bien manger
01:10:39et qu'on achète
01:10:40tout de même ces produits
01:10:41et bien c'est ce qu'on importe
01:10:42notamment du crêne
01:10:43pour les poulets
01:10:44et donc qui ont une qualité
01:10:45bien inférieure
01:10:46et c'est ça
01:10:47la problématique
01:10:48de toute l'agriculture française
01:10:49aujourd'hui
01:10:49c'est qu'elle a fait
01:10:50poursuivre les normes
01:10:51depuis des années
01:10:52mieux et plus
01:10:53meilleure qualité
01:10:54meilleure sécurité
01:10:55et elle se retrouve
01:10:56dans une situation
01:10:57où finalement
01:10:57ces produits
01:10:58ne se vendent plus
01:10:59ou en tout cas
01:10:59pas aussi bien
01:11:00et on est obligé
01:11:01d'importer
01:11:02et donc c'est très pervers
01:11:03comme démarche
01:11:04ça a été une pervers
01:11:05une perversion
01:11:06de l'idéologie écologiste
01:11:08qui est légitime
01:11:09au départ
01:11:10et pourtant
01:11:11et bien voilà
01:11:11la situation
01:11:12avec laquelle on se trouve
01:11:13aujourd'hui
01:11:13voilà
01:11:1350% de moins
01:11:14de la volaille
01:11:15en France
01:11:15on va dire quelques mots
01:11:17des obsèques
01:11:19de Brigitte Bardot
01:11:20Lucas
01:11:20vous aviez un coup de gueule
01:11:22déjà
01:11:22peut-être pour introduire
01:11:24cette messe
01:11:25qui est en train
01:11:25de se tenir
01:11:26en ce moment
01:11:27avec un certain nombre
01:11:28de personnalités
01:11:29et parmi les personnalités
01:11:30politiques
01:11:31il y a Marine Le Pen
01:11:32oui alors
01:11:33c'est pas directement
01:11:34lié aux obsèques
01:11:35mais c'est que
01:11:36bon déjà
01:11:36peu avant la nouvelle année
01:11:38apprenait-on
01:11:39le décès de Brigitte Bardot
01:11:41que
01:11:41que de nombreuses voix
01:11:44se sont empressées
01:11:44de venir la critiquer
01:11:45de la salir
01:11:46comme s'il était
01:11:47impossible d'attendre
01:11:48ne serait-ce que
01:11:49justement
01:11:50son enterrement
01:11:51pour venir régler
01:11:52ses comptes
01:11:53mais figurez-vous
01:11:54qu'il y a
01:11:55pire charonière
01:11:56si je peux
01:11:56employer ce terme
01:11:57c'est que
01:11:58depuis une semaine
01:12:00certains ont
01:12:01saisi une occasion en or
01:12:03en exploitant l'image
01:12:04et le combat
01:12:05pour les animaux
01:12:06de Brigitte Bardot
01:12:07et de sa fondation
01:12:08pour ouvrir en ligne
01:12:09des cagnottes
01:12:10pour
01:12:11faire des photos
01:12:13générées par IA
01:12:14et récolter de l'argent
01:12:15sur son dos
01:12:16sur son cadavre
01:12:18j'irai jusqu'à dire
01:12:18donc évidemment
01:12:20pour eux-mêmes
01:12:21bien sûr
01:12:21alors des escrocs
01:12:22c'est des faux cagnottes
01:12:22alors justement
01:12:24la fondation
01:12:25Bardot
01:12:26ah non
01:12:26justement
01:12:27la fondation Brigitte Bardot
01:12:28a tiré la sonnette d'alarme
01:12:30a rappelé que
01:12:30tout ça n'est pas officiel
01:12:31que c'est évidemment
01:12:32abject
01:12:33en plus c'est des montages
01:12:34assez grossiers
01:12:34mais bon
01:12:35ça exploite évidemment
01:12:36la volonté de ceux
01:12:38qui veulent aider
01:12:39de ceux qui veulent rendre hommage
01:12:40à Brigitte Bardot
01:12:42la fondation encore une fois
01:12:43a été claire
01:12:44des poursuites judiciaires
01:12:45seront engagées
01:12:46contre tous ces escrocs
01:12:47et voilà
01:12:48je voulais juste rappeler
01:12:49que la mort
01:12:50ne devait pas être
01:12:50un terrain de chasse
01:12:51ni pour la haine
01:12:52ni pour l'argent
01:12:53mais bon
01:12:54encore une fois
01:12:55certains prouvent
01:12:56qu'il n'y a plus
01:12:56aucune limite
01:12:57fondation Brigitte Bardot
01:12:58il n'y a qu'un site
01:12:59www.fondationbrigittebardot.fr
01:13:03si vous voulez faire des dons
01:13:04et ne vous laissez pas avoir
01:13:06effectivement
01:13:06par des images
01:13:07attendrissantes
01:13:08de chatons
01:13:09ou autres
01:13:10parce que les gens
01:13:11sont sensibles
01:13:11évidemment
01:13:12à la souffrance animale
01:13:14mais pendant ce temps-là
01:13:15le business continue
01:13:16à s'introper
01:13:17puisque Dolorès
01:13:19qui est une fleuriste
01:13:20vend 100 fois plus
01:13:21de bouquets
01:13:22et il a augmenté
01:13:22de 35%
01:13:23vous avez
01:13:24l'hôtel
01:13:25vous avez aussi
01:13:26une tarte tropézienne
01:13:27à son nom
01:13:27désormais
01:13:28que vous pouvez acheter
01:13:29qui est la tropézienne
01:13:31Brigitte Bardot
01:13:31et le brin d'azur
01:13:33un hôtel
01:13:33qui affiche complet
01:13:34a augmenté
01:13:35ses prix de 25%
01:13:37le propriétaire
01:13:38dit
01:13:38forcément
01:13:40c'est beaucoup plus
01:13:41de touristes
01:13:42que d'habitude
01:13:43on a quand même
01:13:43beaucoup de
01:13:44clientèle étrangère
01:13:45à l'instant
01:13:46donc
01:13:47le business
01:13:48fonctionne
01:13:49mais il y a quand même
01:13:49une différence
01:13:50entre la logique
01:13:51de l'offre
01:13:52oui bien sûr
01:13:53bien sûr
01:13:54c'est bien normal
01:13:55qu'un hôtelier
01:13:57un restaurateur
01:13:58quand il est complet
01:13:58il monte ses prix
01:13:59c'est comme ça
01:14:00je veux dire
01:14:00personne n'est obligé
01:14:02non plus
01:14:02c'est pas comme s'il profitait
01:14:03de quelque chose
01:14:05où les gens seraient
01:14:05obligés d'y être
01:14:06et puis ces arnaques
01:14:08de cagnotes en ligne
01:14:09qu'on voit
01:14:10à tous les sujets
01:14:10d'ailleurs
01:14:11je ne sais pas si vous avez remarqué
01:14:12dès qu'il y a un drame
01:14:13les gens ouvrent des cagnotes
01:14:14il y en a des vrais
01:14:16et il y en a des fausses
01:14:16bien sûr
01:14:17et il faut vraiment
01:14:18se méfier
01:14:18parce que
01:14:19de toute façon
01:14:20les gens sont sans scrupules
01:14:21maintenant on le voit
01:14:22sur tous les sujets
01:14:22ils n'ont honte de rien
01:14:24on ne respecte rien
01:14:24absolument
01:14:25on va parler de
01:14:27Cran-Montana
01:14:27moi j'avais un coup de gueule
01:14:29sur certains complotistes
01:14:32qu'on retrouve toujours partout
01:14:33et qui parlent
01:14:35de fêtes sataniques
01:14:37parce que certains
01:14:37vous avez vu
01:14:38des serveurs
01:14:39avec des masques
01:14:39avec des masques
01:14:41et donc
01:14:42comment
01:14:43on a 40 jeunes
01:14:44qui sont morts
01:14:45des brûlés
01:14:48très graves
01:14:48des gens
01:14:49qui vont avoir du mal
01:14:50à s'en remettre
01:14:51et certains
01:14:53n'ont d'autres
01:14:54propos
01:14:55que de
01:14:56profiter
01:14:57de ce business
01:14:58du complotisme
01:14:58et de parler
01:14:59de fêtes satanistes
01:15:01mais franchement
01:15:02c'est Richard Boutry
01:15:03pour ne pas le citer
01:15:04enfin pour le citer
01:15:05parce que je trouve
01:15:05qu'il faut assumer
01:15:06ce qu'on dit
01:15:08et je trouve ça
01:15:08c'est un business
01:15:09le complotisme
01:15:10décidément
01:15:10qui rapporte
01:15:12beaucoup d'argent
01:15:13et de vie de vue
01:15:14malheureusement maintenant
01:15:15et sur
01:15:15Cranc-Montana
01:15:16vous vouliez vous revenir
01:15:17sur ce drame
01:15:18terrible
01:15:19alors bien sûr
01:15:19d'abord il y a eu le choc
01:15:20la douleur
01:15:22l'attente
01:15:23et maintenant
01:15:24je pense qu'on en est
01:15:25pour ma part
01:15:26en tout cas au stade
01:15:27de la colère
01:15:28et de la suspicion
01:15:29la colère déjà
01:15:30pour plein de choses
01:15:31parce qu'on ne va pas
01:15:33faire l'enquête
01:15:33avant l'enquête
01:15:34mais je crois
01:15:35qu'il est évident
01:15:35que de nombreuses normes
01:15:37qui paraissaient
01:15:38pourtant logiques
01:15:40en tout cas à nos yeux
01:15:42n'ont pas été respectées
01:15:44la colère aussi
01:15:45par rapport à certaines réactions
01:15:46j'ai vu des gens
01:15:48alors que des parents
01:15:49attendaient des nouvelles
01:15:50de leurs proches
01:15:51qui commençaient à porter
01:15:52leur petit jugement
01:15:53sur est-ce qu'effectivement
01:15:55on devait être là
01:15:56enfin je trouve ça
01:15:57tellement fou
01:15:57et méchant
01:15:58et médiocre
01:15:59parce que bien sûr
01:16:00que les parents
01:16:01les familles
01:16:02endeuillées
01:16:03voient passer ces messages
01:16:04parce que
01:16:05vous ne pouvez pas vous couper
01:16:06des réseaux sociaux
01:16:07parce qu'ils étaient eux-mêmes
01:16:08en attente
01:16:09des réseaux sociaux
01:16:10de certaines nouvelles
01:16:10donc ces gens qui
01:16:12derrière des pseudos
01:16:13se permettent
01:16:14dans ces moments
01:16:15si tragiques
01:16:15d'insulter les autres
01:16:17donc ça c'était une partie
01:16:18de ma colère
01:16:18et puis aussi ma colère
01:16:20et hier
01:16:20parce que j'entendais
01:16:21l'avocat notamment
01:16:23de certaines familles
01:16:24qui mettaient en avant
01:16:26le fait qu'effectivement
01:16:27des questions se posent
01:16:29quant aux contrôles
01:16:30qui ont été faits
01:16:31ou pas faits
01:16:32alors déjà
01:16:32ils n'ont pas été faits
01:16:34dans les règles
01:16:34en termes de temporalité
01:16:36puisque c'était un par an
01:16:37et ça n'a pas été le cas
01:16:38mais on va plus loin
01:16:39en se disant
01:16:39même si ceux-ci
01:16:40avaient été fait une fois par an
01:16:41les contrôles
01:16:42qui ont été effectués
01:16:43ont laissé passer
01:16:44en fait
01:16:45toutes ces choses
01:16:46qui nous alertent
01:16:48aujourd'hui
01:16:48et un avocat
01:16:49a même dit
01:16:50je ne sais pas
01:16:51si c'est vrai
01:16:51mais je pense que
01:16:53cette question
01:16:54mérite d'être posée
01:16:55cet établissement
01:16:57n'était pas contrôlé
01:16:58contrairement aux autres
01:16:59et tout le monde
01:16:59le savait
01:17:00donc tout ceci
01:17:01va nourrir
01:17:01si vous voulez
01:17:02la suspicion
01:17:03qui va alimenter ça
01:17:05moi ce que j'espère
01:17:06là il y a
01:17:07beaucoup de médiatisation
01:17:08de cet événement
01:17:10qui pousse
01:17:11justement
01:17:12à une accélération
01:17:13des recherches
01:17:14de la vérité
01:17:15j'ai peur
01:17:16qu'une fois
01:17:16le soufflet retombé
01:17:17on ait peut-être
01:17:19moins d'attention
01:17:20portée sur le sujet
01:17:21et je souhaite
01:17:22vraiment
01:17:22que la pression reste
01:17:24je pense qu'il y a
01:17:24une enquête
01:17:25qui a été ouverte
01:17:26et la France aussi
01:17:27y est impliquée
01:17:29mais surtout
01:17:30ce qui s'est passé
01:17:35doit nous amener
01:17:35tous à être vigilants
01:17:36sur ce qu'on voit
01:17:37parce que nous citoyens
01:17:39aussi devons alerter
01:17:40parce qu'il y en a d'autres
01:17:41il y en a d'autres
01:17:42des établissements
01:17:43comme ça
01:17:43et il faut jamais
01:17:45rester silencieux
01:17:45il y avait déjà eu
01:17:46des alertes
01:17:47on va y revenir
01:17:48dans un instant
01:17:49avec vous
01:17:49sur Sud Radio
01:17:50à tout de suite
01:17:51Valérie Expert
01:17:52et on continue
01:17:53notre tour de table
01:17:54des coups de coeur
01:17:55et des coups de gueule
01:17:55Thierry Guerrier
01:17:56voulait revenir
01:17:57sur les propos
01:17:58de Daniel Obono
01:17:59qui date d'il y a
01:18:00quelques mois
01:18:01à la fête de l'Huma
01:18:02on va les écouter
01:18:03on va écouter
01:18:04ce qu'elle disait
01:18:05une députée
01:18:06et les filles
01:18:07pour être députée
01:18:07et les filles
01:18:08Daniel Obono
01:18:08en plus je suis arrivée
01:18:10du bled à 10 ans
01:18:12en fait je suis née
01:18:13au Gabon
01:18:14donc c'était pas
01:18:15l'écosystème
01:18:16de la gauche
01:18:17traditionnelle blanche
01:18:18c'était pas trop mon truc
01:18:19j'étais pas trop acculturée
01:18:20à ça
01:18:20donc je suis arrivée
01:18:21ici à la fête de l'Huma
01:18:22et en fait
01:18:23quand j'y repense
01:18:24je me suis jamais
01:18:25sentie
01:18:26chez moi
01:18:27alors que voilà
01:18:28j'étais militante
01:18:29de gauche etc
01:18:30et en fait je me dis
01:18:31aujourd'hui je me dis
01:18:32en fait
01:18:32un des problèmes
01:18:33de la fête de l'Huma
01:18:34c'est que ça a été
01:18:35longtemps
01:18:35en fait c'est toujours
01:18:36encore aujourd'hui
01:18:37la fête de la gauche blanche
01:18:38en fait
01:18:39non mais vous vous rendez compte
01:18:41on fait de la politique
01:18:41en fonction de la couleur
01:18:43de peau
01:18:43elle fait de la politique
01:18:44en fonction de la couleur
01:18:45du peau
01:18:45ça s'appelle
01:18:46ça s'appelle
01:18:46Valérie
01:18:47du racisme
01:18:48institutionnel
01:18:49politique
01:18:50factuel
01:18:50c'est du racisme
01:18:51elle est à la fête de l'Huma
01:18:53et elle dit
01:18:54de la fête de l'Huma
01:18:54c'est une
01:18:55bon je suis de gauche
01:18:57mais je suis pas
01:18:58je suis pas pour que
01:18:59la gauche blanche
01:19:00écrase tout
01:19:02à la fête de l'Huma
01:19:02voilà ce qu'elle dit
01:19:03en substance
01:19:03bon c'est juste
01:19:05on est arrivé
01:19:06à un seuil
01:19:07si vous voulez
01:19:07où le racisme institutionnel
01:19:10de LFI
01:19:10pose un problème
01:19:12moral
01:19:13à toute la gauche
01:19:14d'abord
01:19:14mais il ne se passe pas
01:19:15grand chose
01:19:15écoutez ce que disait
01:19:16un autre député
01:19:17elle est en campagne
01:19:18elle veut devenir maire
01:19:20du 18ème arrondissement
01:19:21de Paris
01:19:21c'est pour ça
01:19:22on veut leur montrer
01:19:22qu'on est plus nombreux
01:19:23ils ont voulu se foutre de nous
01:19:25ils ont voulu nous insulter
01:19:26nous on est plus intelligents
01:19:27on est plus endurants
01:19:28et si on avait plus de gosses
01:19:30qu'eux
01:19:30comme le sous-terrain
01:19:31se plaint de ça
01:19:31bah tant pis pour eux
01:19:32si vous voulez faire des gosses
01:19:34bah ils n'ont qu'à s'aimer
01:19:35et faire d'amour
01:19:35et faire des enfants
01:19:36s'ils n'arrivent pas en faire
01:19:37tant pis pour eux
01:19:37en tout cas nous on a réussi
01:19:38à le faire
01:19:39nos mamans ont réussi
01:19:40à nous éduquer correctement
01:19:42il est député
01:19:43Carlos Martins Bilingo
01:19:45député LFI
01:19:46je veux dire
01:19:47ses propos n'ont pas tellement
01:19:48fait réagir
01:19:49il faut savoir de quoi il parle
01:19:50il veut dire nous les noirs
01:19:52nous les noirs
01:19:52on est supérieurs
01:19:53on fait des gosses
01:19:54et ce racisme anti-blanc
01:19:57aussi de Daniel Obono
01:19:58les deux
01:19:59les deux c'est la chose
01:20:00alors je suis juste pas
01:20:01tout à fait d'accord
01:20:02sur le fait que ça n'a pas fait
01:20:03beaucoup réagir
01:20:04moi j'ai vu beaucoup de réactions
01:20:05et à juste titre
01:20:05parce qu'on voit depuis
01:20:07non mais de réactions à l'Assemblée
01:20:08enfin ne serait-ce que
01:20:09alors on voit depuis
01:20:10d'ailleurs il y a eu des signalements
01:20:12il y a eu des signalements
01:20:13alors au sein de la gauche
01:20:14alors au sein de la gauche
01:20:16non parce qu'on approche
01:20:17des municipales
01:20:17et effectivement
01:20:19on voit que la stratégie
01:20:20de communautarisme
01:20:21exacerbée de LFI
01:20:22est de plus en plus assumée
01:20:25il y avait également
01:20:26on peut aussi
01:20:27pêle-mêle citer
01:20:28Ali Douara
01:20:28qui est un autre député LFI
01:20:30qui il y a quelques semaines
01:20:31disait que lui
01:20:32il était député seulement
01:20:33pour je cite
01:20:34les noirs et les arabes
01:20:35on a Sébastien Delogu
01:20:36également
01:20:37il y a quelques
01:20:38juste avant Honoré
01:20:38qui disait que voilà
01:20:39c'était une occasion rêvée
01:20:42pour que le peuple
01:20:42réel de France
01:20:43je cite encore une fois
01:20:44et qu'un candidat racisé
01:20:46devienne maire
01:20:46donc on voit que
01:20:47toute leur stratégie
01:20:48se focalise uniquement
01:20:49sur le fait
01:20:50de défendre
01:20:51les minorités
01:20:53enfin ce qu'ils perçoivent
01:20:54d'ailleurs
01:20:54comme des minorités
01:20:56et je pense tout de même
01:20:57que ça fait vachement réagir
01:20:58mais ça peine à faire réagir
01:21:00effectivement
01:21:01au sein de la gauche
01:21:02et je pense que c'est parce
01:21:03qu'on a une échéance
01:21:04municipale qui arrive
01:21:05que le PS
01:21:07est aussi
01:21:08un petit peu embêté
01:21:10de ne pas se faire prendre
01:21:11sur sa gauche
01:21:11notamment dans les mairies
01:21:12il faudrait qu'ils négocient
01:21:13avec eux pour le second tour
01:21:14absolument
01:21:15absolument
01:21:15donc voilà
01:21:16voilà là où on en est
01:21:19et c'est vrai
01:21:19qu'on était passé
01:21:20d'un côté plutôt philosophique
01:21:21avec Mélenchon
01:21:22et sa créolisation
01:21:23là on est passé
01:21:24à du plus racisme
01:21:24globalement je partage
01:21:28tout ce qui vient de se dire
01:21:29moi j'ai appris
01:21:29qu'il y avait une gauche blanche
01:21:30et une gauche qui n'est pas blanche
01:21:31apparemment
01:21:32donc c'est la première chose
01:21:35je reste retourné dans sa tombe
01:21:36l'universalisme
01:21:37et l'humanisme sont
01:21:39on est face à une gauche
01:21:41communautariste
01:21:42à laquelle s'oppose
01:21:43et malheureusement
01:21:45aujourd'hui
01:21:45pas fortement
01:21:46une gauche universaliste
01:21:48à laquelle moi
01:21:48pour le coup
01:21:49j'appartiens
01:21:50à laquelle j'appartenais
01:21:52ces propos sont éminemment choquants
01:21:55mettez ces propos
01:21:57en les transposant
01:21:59dans un responsable
01:22:00du rassemblement national
01:22:03si on fait des propos
01:22:04ça choquerait tout le monde
01:22:07et on dirait
01:22:08mais ça va pas
01:22:09ou quoi
01:22:09imaginez un responsable
01:22:10du rassemblement national
01:22:11qui irait dans un métier politique
01:22:13qui va être gagnant
01:22:15un petit peu cette gauche là
01:22:16et puis essentiellement
01:22:17le rassemblement national
01:22:19bien sûr
01:22:19en plus effectivement
01:22:20ce sont les idiots utiles
01:22:21du rassemblement national
01:22:23comme d'habitude
01:22:23et ils font
01:22:26c'est la logique de boutiquier
01:22:28c'est-à-dire qu'ils font
01:22:29il n'y a plus de gauche universaliste
01:22:31aujourd'hui en France
01:22:31Pierre Mathieu
01:22:32qui la représente
01:22:33parce que si c'est monsieur Fort
01:22:34qui se jette dans les bras
01:22:36de LFI
01:22:36dès qu'ils en ont l'occasion
01:22:39dans leurs attelages
01:22:40problématiques
01:22:41moi je le regrette
01:22:42parce que le débat
01:22:43droite-gauche
01:22:43c'est très sain
01:22:44et j'aimerais bien
01:22:45qu'il y ait aujourd'hui
01:22:46une vraie gauche sincère
01:22:47universaliste
01:22:47je ne connais aucun représentant
01:22:49aujourd'hui
01:22:50d'une gauche universaliste
01:22:52qui tient la route
01:22:53et c'est bien dommage
01:22:54dans le paysage politique
01:22:55parce qu'on ne s'en sortira
01:22:56me semble-t-il
01:22:57que lorsqu'on le retrouvera
01:22:58justement
01:22:59des débats
01:23:00de qualité
01:23:00il y a des tas de responsables politiques
01:23:02qui compas ces propos-là
01:23:04j'en prends un par exemple
01:23:05Ruffin
01:23:06n'est pas du tout
01:23:07sur ce terrain-là
01:23:08communautariste
01:23:09et Ruffin
01:23:11il vient quand même
01:23:12ce parti
01:23:12il les accompagne
01:23:13dans des alliances
01:23:14et puis voilà
01:23:15quand il faut apprendre
01:23:16les voix
01:23:16de l'un de l'autre
01:23:16pour être élu
01:23:17les prendre
01:23:17cours et d'idées
01:23:18vous l'avez vu condamner
01:23:20au bono
01:23:20depuis du quart de l'heure
01:23:22et au-delà
01:23:23de ce discours
01:23:24moi ce qui m'a profondément
01:23:25choqué
01:23:25c'est ce qu'a dit
01:23:26monsieur Bilingo
01:23:27sur Rachida Dati
01:23:28vous imaginez
01:23:32il a dit
01:23:33qu'elle avait couché
01:23:33pour réussir
01:23:34écoutez
01:23:34ensuite tu prends
01:23:35en deux personnes
01:23:36ou c'est pas
01:23:36promotion canapé
01:23:39ou en couchant
01:23:39avec des hommes
01:23:40qui sont arrivés
01:23:41le ministre de la culture
01:23:41aujourd'hui
01:23:42ou prétendent
01:23:43à la mallée de Paris
01:23:43mais moi fondamentalement
01:23:45mais Rachida
01:23:46elle est surlu
01:23:46grâce à autre chose
01:23:47c'est stupéfiant
01:23:49c'est pas doucement
01:23:51mais c'est totalement abject
01:23:53et on accepte ça
01:23:54et on accepte ça
01:23:54mais c'est abject
01:23:55et dans la même interview
01:23:56il dit également
01:23:57que les gens du
01:23:58que les habitants du nord
01:24:00sont vus
01:24:01alors attendez
01:24:02parce qu'il y a quand même
01:24:03une députée LFI
01:24:04qui lui a dit
01:24:05son nom m'échappe
01:24:06mais tout le monde
01:24:07la retrouvera
01:24:08qui a dit
01:24:08oh ben le pauvre
01:24:09il faut qu'on arrive
01:24:10à le déconstruire
01:24:11et après il a fait
01:24:12des excuses
01:24:13non mais ça quand même
01:24:14on va au bout du truc
01:24:15et elle s'est faite
01:24:16prendre par sa gauche
01:24:17parce qu'on lui a reproché
01:24:19de faire
01:24:20que la gauche blanche
01:24:21justement vient
01:24:22et donc en fait
01:24:22elle explique
01:24:22qu'il faut le déconstruire
01:24:23il faut peut-être
01:24:24le construire
01:24:24tout simplement
01:24:25pour ne pas être
01:24:26misogyne et raciste
01:24:27mais alors en plus
01:24:29une fois que lui
01:24:30a fait ses excuses
01:24:31sa lettre d'excus
01:24:32est quand même
01:24:33absolument dingue
01:24:34où il dit
01:24:34oui c'est vrai
01:24:35j'ai besoin de
01:24:36en fait de me déconstruire
01:24:37non mais il faut arrêter
01:24:38déjà de se déconstruire
01:24:40parce que justement
01:24:40si tous ces gens-là
01:24:41étaient construits
01:24:42ils ne seraient pas
01:24:43mais en fait
01:24:43monsieur Bilongo
01:24:44par cette interview
01:24:45dans sa longueur
01:24:45où il a évoqué
01:24:46un tas de sujets
01:24:46a montré
01:24:47qui il était vraiment
01:24:48et c'est vrai
01:24:49que ces gens-là
01:24:49sont misogynes
01:24:50à mort
01:24:51parce qu'ils ont
01:24:52une vision de la femme
01:24:53et raciste
01:24:53ils ont une vision
01:24:54de la femme
01:24:54qui est absolument terrible
01:24:55j'ai entendu
01:24:56peu de gens
01:24:57effectivement
01:24:57s'étonner
01:24:59de ce qu'il dit
01:24:59mais on sait
01:25:00qu'ils sont comme ça
01:25:01et nous
01:25:02en tant que femme blanche
01:25:03on le sent
01:25:04que ces gens
01:25:05sont comme ça
01:25:06donc même les femmes
01:25:07non blanches
01:25:07elles vous disent
01:25:10je suis effaré
01:25:11celles qui sont modernes
01:25:12moi je parle
01:25:13pas mon nom à moi
01:25:14je ne vais pas parler
01:25:15au nom des autres
01:25:16mais ils ont une image
01:25:17de la femme
01:25:18dans sa globalité
01:25:19qui est absolument terrible
01:25:20et ils vous expliquent
01:25:21après
01:25:22qu'ils sont
01:25:22les grands défenseurs
01:25:24de...
01:25:25c'est Sarah Legrain
01:25:27qui a dit ça
01:25:29et lui
01:25:29quand il s'est excusé
01:25:30il a dit
01:25:30oui puis en plus
01:25:31parlant de Rachida Dati
01:25:32c'est une femme racisée
01:25:33je n'aurais pas dû
01:25:34sous-entendre
01:25:35je ne respecte pas les autres
01:25:37et puis le pire
01:25:39c'est que cette interview
01:25:39qui est une mine d'or
01:25:42où il a eu
01:25:43dix polémiques
01:25:43en une interview
01:25:45alors elle a été supprimée
01:25:46il a quand même réussi
01:25:47notamment sur les propos
01:25:48sur les habitants du Nord
01:25:50à nier ses propos
01:25:52donc là effectivement
01:25:53on parle de connivence
01:25:54de la gauche
01:25:55mais il y a aussi
01:25:55de la gauche médiatique
01:25:56parce que Libération
01:25:56a réussi à faire un check news
01:25:58donc un débunkage
01:25:59des propos de Carlos Bilongo
01:26:01un débunkage
01:26:02où il confirme
01:26:03tous les propos
01:26:03de Carlos Bilongo
01:26:04donc c'est assez savoureux
01:26:05et Carlos Bilongo
01:26:06porte le bain contre des gens
01:26:07pour ces propos
01:26:08il nous reste peu de temps
01:26:09je trouve que c'est assez
01:26:11symptomatique
01:26:12de l'appauvrissement
01:26:13de la parole politique
01:26:14et de la décence
01:26:16à un moment donné
01:26:17un peu de décence
01:26:19c'est à dire
01:26:20qu'on ne peut pas dire
01:26:21n'importe quoi
01:26:22quand on dit
01:26:22mais il y a un objectif
01:26:23politicien immédiat
01:26:24qui sont les municipales
01:26:25mais moi je vais vous dire
01:26:26ça va rendre Rachida Dati
01:26:27un petit peu plus populaire
01:26:28et puis surtout
01:26:29c'est une erreur
01:26:31de croire que
01:26:31l'électorat
01:26:32par exemple
01:26:33de couleur
01:26:34dans mon arrondissement
01:26:35dans le 18ème arrondissement
01:26:36a envie d'une mère raciste
01:26:37en vérité
01:26:38c'est des gens
01:26:39beaucoup plus intelligents
01:26:40qui veulent
01:26:41la paix civile
01:26:44et qui veulent vivre
01:26:44en paix entre nous
01:26:46donc non
01:26:47tout ça c'est des mauvais calculs
01:26:48Mathias désolé
01:26:49vous ne pourrez pas faire
01:26:49votre coup de gueule
01:26:50mais c'était un vaste
01:26:52les Etats-Unis
01:26:53sont-ils encore
01:26:54une démocratie ?
01:26:55c'était votre coup de gueule
01:26:57après l'arrestation
01:26:59d'une militante
01:27:01anti-Trump
01:27:02lors d'une manifestation
01:27:03en deux mots
01:27:04qui critiquait
01:27:07assez vertement
01:27:08la politique de Trump
01:27:10notamment au Venezuela
01:27:11et qui a été arrêtée
01:27:11sur le trottoir
01:27:13pour la faire taire
01:27:14et alors
01:27:16il y a une grande hypocrisie
01:27:17puisque vous savez
01:27:17que les Américains
01:27:18sont très attachés
01:27:19à la liberté d'expression
01:27:21et au droit de rassemblement
01:27:24via le premier amendement
01:27:25alors elle a été arrêtée
01:27:26pour un motif
01:27:28qui est quand même
01:27:28assez étonnant
01:27:30obstruction de la chaussée
01:27:31parce qu'elle n'était pas
01:27:33sur le trottoir
01:27:34et elle était
01:27:35sur la rue
01:27:36aussi on veut voir
01:27:37cette histoire
01:27:37elle s'appelle
01:27:38Jessica Plichta
01:27:40Plichta
01:27:40absolument
01:27:41notre ami
01:27:42Perico Légas
01:27:43vient d'arriver
01:27:44bonjour Valérie
01:27:44de quoi allez-vous parler
01:27:46aujourd'hui ?
01:27:46nous l'avons donc
01:27:48que Brigitte
01:27:49n'ait pas eu
01:27:49des obsèques nationales
01:27:50mais elle s'en réjouit
01:27:51je pense
01:27:52elle n'a pas été
01:27:52macronisée
01:27:53pour son enterrement
01:27:54est-ce qu'on a
01:27:56quelque chose à foutre
01:27:56du Groenland
01:27:57on va voir ça
01:27:58avec Olivier Gentry
01:27:59on ne sait jamais
01:28:00je souviens
01:28:01Rother avait dit
01:28:02c'est quelques arpents de neige
01:28:03en parlant du Québec
01:28:04alors est-ce que
01:28:05là c'est un peu plus
01:28:06il y aurait des richesses dedans
01:28:07Gaël Perdriot
01:28:08va finalement aller
01:28:09il est sarkozy
01:28:10il va faire
01:28:10des exécutions provisoires
01:28:12à France Montana
01:28:15les propriétaires
01:28:16vont peut-être
01:28:16aller en prison
01:28:17parce que
01:28:18ce qu'on révèle
01:28:18est finalement assez grave
01:28:19des ostréiculteurs
01:28:20qui ont attaqué
01:28:21le siège du Midi Libre
01:28:22parce que
01:28:22nos confrères journalistes
01:28:24avaient dit
01:28:24qu'il y avait un problème
01:28:25de santé
01:28:25sur les huit
01:28:26donc on fait attention
01:28:27et puis je finirai
01:28:29de 13 à 14 heures
01:28:30on discutera
01:28:31avec Rodolphe Karte
01:28:32est-ce que Jean-Luc Mélenchon
01:28:34est un grand méchant loup
01:28:35ou le dernier grand tribun
01:28:36de la République
01:28:37après Jean-Marie Le Pen
01:28:37vaste débat
01:28:39on vous retrouve dans un instant
01:28:41merci à tous les quatre
01:28:42merci à Gilles Ganzman
01:28:43on se retrouve nous demain
01:28:44très bonne journée
01:28:45sur cette radio
01:28:45merci à tous les deux
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