- il y a 8 mois
Mettez vous d'accord avec Jean-Christophe Gallien, Mehdy Raïche, David Margueritte et Matthieu Baccialone
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00:00:00Salle conne des militantes féministes, des propos privés destinés à 4 personnes selon Brigitte Macron.
00:00:06C'est la fin de cette édition, bonne journée.
00:00:09Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:14Pourquoi Banque Populaire est la première banque des entreprises ?
00:00:17Je suis chef d'entreprise et je passe trop de temps sur l'administratif.
00:00:19Heureusement, Banque Populaire propose un service accessible depuis mon espace client
00:00:23pour gérer facture et notes de frais très facilement.
00:00:25Du coup, je commence à anticiper la réforme sur la facturation électronique
00:00:28et je me consacre à ce qui compte vraiment, mes clients.
00:00:30Apporter des solutions innovantes, c'est ça, être la première banque des entreprises.
00:00:34Banque Populaire, la réussite est en vous.
00:00:36Études Cantart PME-PMI 2025, 14 banques populaires, première banque des PME,
00:00:40voire conditions générales de banque à distance et tarifaire sur banquepopulaire.fr ou dans votre agence.
00:00:45Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:50Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mardi 16 décembre,
00:00:54ensemble avec vous pour commenter l'actualité.
00:00:57L'actualité est dominée par la colère des agriculteurs encore et toujours.
00:01:01Ce matin, Annie Gennevard était sur l'antenne de Sud Radio.
00:01:05Vous allez nous dire ce que vous en avez pensé,
00:01:08est-ce que vous avez été convaincu par ce qu'elle disait ?
00:01:10Je vais vous passer un extrait.
00:01:11Elle dit ce n'est pas Paris contre la province.
00:01:14On va en parler évidemment.
00:01:16Les agriculteurs qui bloquent, vous l'avez entendu dans le rappel des titres,
00:01:21qui bloquent des voies de chemin de fer.
00:01:24Autour de Paris également, autour des grandes capitales, des grandes villes.
00:01:29Beaucoup de mobilisation et je sais que vous êtes nombreux à nous écouter.
00:01:33En Occitanie, évidemment, auditeurs de Sud Radio,
00:01:37on va commenter cette actualité avec Mehdi Raich, analyste politique.
00:01:42Bonjour Valérie.
00:01:42David Marguerite, sénateur LR de la Manche.
00:01:45Bonjour à vous, Mathieu Bachelon, communicant, président de M2B Conseil.
00:01:49Bonjour, et nous attendons Jean-Christophe Gallien,
00:01:52politologue et conseiller en communication.
00:01:55On parlera également de cette petite vidéo publiée hier soir sur le Média Brut,
00:01:59petite vidéo dans laquelle Brigitte Macron exprime ses regrets.
00:02:03Est-ce qu'elle a raison de le faire ? Est-ce que ce n'est pas un peu tard ?
00:02:05Est-ce qu'au contraire, il fallait cette justification ?
00:02:09Là aussi, c'est un sujet qui vous a passionné la semaine dernière.
00:02:13Et puis, la peluche du loup de la pub Intermarché, une contrefaçon, en fait, a été produite en Chine.
00:02:20Moi, ce qui m'a frappée dans cette histoire, c'est que ce loup, cette peluche,
00:02:25on est incapable de la produire en France aussi rapidement que la Chine.
00:02:29Alors, c'est vrai qu'ils ont un petit peu d'avance sur nous.
00:02:31Néanmoins, il va nous falloir presque un mois, c'est ce qu'a annoncé Intermarché,
00:02:35pour que la peluche puisse être en rayon au mois de janvier.
00:02:40Peut-être qu'on peut juste rapidement commencer par ce sujet.
00:02:43Ça pose cette question très clairement.
00:02:45Alors, moi, ça ne me choque pas réellement, dans le sens où on sait bien que les conditions de production en Chine
00:02:52sont ce qu'elles sont et que le respect des normes environnementales, sociales et même des droits humains
00:02:58n'est pas quand même leur spécialité.
00:03:01Donc, j'aurais été inquiet si une production européenne avait pu le faire dans les mêmes délais.
00:03:08Ça voudrait dire que nous sommes sur les mêmes critères environnementaux, sociaux et droits humains.
00:03:12Alors, après, ça pose un autre problème.
00:03:15En réalité, Valérie, ça pose le problème de faire revenir les chaînes de production en France,
00:03:21pour le coup, en respectant tous ces critères-là.
00:03:24Mais, par contre, ça nous montre notre dépendance totale sur certains produits de production chinoise.
00:03:31Et ça pose, à mon avis, un autre sujet, qui est un sujet plus sociétal et de valeur.
00:03:35Alors, c'est le besoin immédiat d'une société de consommation qui a vu un produit et qui veut la peluche.
00:03:43Là, c'est une peluche, mais ce n'est pas autre chose.
00:03:44Et qui veut ce produit dans la seconde.
00:03:47Voilà.
00:03:48Et a-t-on besoin de ce produit ?
00:03:50Alors, c'est une superbe peluche.
00:03:51La pub est formidable.
00:03:53Mais a-t-on besoin de produire immédiatement cette peluche, dans n'importe quelle condition,
00:03:59pour avoir ça immédiatement ?
00:04:01Je pense que c'est un sujet qui, c'est une vraie question, un questionnement sur l'instantanéité de ce qu'on récupère.
00:04:08À partir du moment où vous avez des gens qui vous offrent l'instantanéité ?
00:04:12À partir de ce que je veux dire, on a l'habitude maintenant d'avoir, quand on veut quelque chose,
00:04:16on va sur, je ne vais pas citer de marque, je ne vais pas citer de site,
00:04:19mais on va sur certains sites, on clique et quelques heures après, dans sa boîte aux lettres, on a le produit.
00:04:24Je pense que du coup, ça conditionne un petit peu les gens à avoir tout dans l'immédiateté.
00:04:29Et là, ça nous ramène à la vraie vie, qui est que, pour que l'immédiateté existe,
00:04:34il y a certaines fois une arrière-boutique qui n'est pas toujours très reluisante.
00:04:38Ça, c'est le verre à moitié plein.
00:04:42On va écouter ce qu'en dit le patron d'Intermarché.
00:04:45La vérité, c'est qu'on a été pris de court.
00:04:47Donc, on va pouvoir en produire une centaine d'ici la fin de l'année,
00:04:50parce qu'on la veut française et européenne.
00:04:52Donc, ce sera les petites quantités.
00:04:53Donc, cette année, ce sera à destination.
00:04:55Une centaine seulement ?
00:04:56Oui, parce qu'en fait, ça ne suit pas derrière.
00:04:58Et nous, on a fait le choix, justement, d'être cohérents et de ne pas importer ça de Chine.
00:05:01C'est-à-dire que vous l'auriez commandé en Chine ?
00:05:03Vous l'auriez eu massivement ?
00:05:04Vous en auriez eu des dizaines de milliers ?
00:05:05Ça aurait été beaucoup plus vite.
00:05:06Et puis, surtout, il y avait un bilan carbone qui était catastrophique,
00:05:08parce qu'on aurait fait venir des avions.
00:05:09Donc, on ne veut pas ça.
00:05:10Par contre, on va les offrir à des associations pour les enfants.
00:05:14Mais on prend surtout l'engagement que l'année prochaine,
00:05:16au pied du sapin, en 2026,
00:05:18il y aura bien cette petite peluche made in France.
00:05:20C'est un peu tard.
00:05:24C'était aux 20h de France 2 hier soir.
00:05:27Alors, David Marguerite ?
00:05:29Moi, je partage complètement l'analyse qui a été faite.
00:05:31Alors, d'abord, je trouve que la publicité est très réussie,
00:05:33que la créativité d'Intermarché...
00:05:36Enfin, c'est une agence de Montpellier.
00:05:37Ils sont plutôt bons sur leur pub de façon générale.
00:05:41Après, le discours du patron d'Intermarché montre bien l'impuissance qui est la nôtre aujourd'hui.
00:05:46Je partage aussi, d'ailleurs, le côté « il faut avoir tout, tout de suite ».
00:05:49Ce qui est plutôt surprenant, en voyant la publicité,
00:05:52je ne pensais pas qu'un produit dérivé immédiatement allait émerger.
00:05:54Moi, je pense que ça pose quand même la question de la réindustrialisation de notre pays
00:05:57et du décalage énorme entre les discours et les actes.
00:06:01On a entendu des grands discours macronistes sur la nécessité de réindustrialiser.
00:06:06Oui, des réindustrialisés, c'était un peu l'angle de...
00:06:08Et on partage, je pense, cet objectif.
00:06:10Maintenant, l'écart entre le discours et les actes, il est extrêmement important.
00:06:13Moi, je peux vous citer des exemples très concrets.
00:06:17On discute en ce moment du projet de loi de finances.
00:06:20Le gouvernement n'a rien trouvé de mieux à faire que de baisser de 25%
00:06:24la compensation pour les territoires industriels.
00:06:26Alors, qu'est-ce que ça veut dire ?
00:06:26Je ne veux pas être trop technique pour vos auditeurs,
00:06:28mais ça veut dire qu'aujourd'hui, les collectivités territoriales
00:06:30ont été mises à contribution pour réindustrialiser des territoires dans notre pays.
00:06:37On a baissé les impôts de production, peut-être qu'il fallait le faire d'ailleurs,
00:06:40pour relancer l'industrie dans notre pays.
00:06:42Ces territoires ont investi massivement.
00:06:44Ils ont investi pour les services publics, pour l'attractivité,
00:06:47pour pouvoir proposer des équipements aux nouveaux salariés de ces industries.
00:06:51Et dans le projet de loi de finances,
00:06:53décalage considérable entre les discours et les actes, je le disais,
00:06:56puisqu'on va baisser à ces collectivités les compensations qui étaient prévues de 25%.
00:07:00C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a un discours qui consiste à dire
00:07:03réindustrialisons le pays,
00:07:04faisons en sorte que nos territoires s'engagent dans cette dynamique
00:07:07qui est largement partagée au-delà des clivages politiques.
00:07:10Et puis au bout du compte, on ne vous compensera plus ce qui vous était promis,
00:07:14c'est-à-dire un coup d'arrêt finalement à l'objectif de réindustrialisation.
00:07:17Il y a une contradiction complète.
00:07:19Et je trouve que l'impuissance que l'on sent dans le discours du patron d'Intermarché,
00:07:24elle est finalement aussi la conséquence de décisions politiques
00:07:28qui ne sont pas assumées, qui ne vont pas jusqu'au bout de ce qu'elles promettaient.
00:07:31Dites-nous 0826-300-300, est-ce que vous, vous êtes prêts à acheter une peluche made in China ?
00:07:38Et à quel prix ? Parce qu'il y a aussi la question du prix.
00:07:41Et puis c'est vrai que quand vous allez à Disney ou dans d'autres parcs d'attractions,
00:07:48les peluches ne sont pas forcément made in France, ça pose Medi-Reich.
00:07:52C'est très rarement du made in France, c'est plutôt du made in Taiwan ou du made in China.
00:07:55Donc est-ce que là, il y a des pudeurs de gazelle ?
00:08:00Il y a un peu de pudeur de gazelle, ça montre bien aussi,
00:08:03mais tout ce qui a été dit sur le tissu industriel français qui a été complètement abandonné.
00:08:07On a difficilement des industries aujourd'hui en France, c'est très compliqué.
00:08:09On pense surtout au textile qui a été laminé, donc on parle aussi de ce type de sujet.
00:08:13Donc c'est plus un sujet économique profond sur qu'est-ce que la France aujourd'hui,
00:08:18comment elle se voit, sa souveraineté industrielle, sa capacité véritable à être une industrie de pointe
00:08:23ou même, on parlait de société de consommation,
00:08:25donc comment on est capable de produire dans l'immédiateté ?
00:08:27Aujourd'hui, la France en est incapable.
00:08:29On se pense encore, et moi j'ai grandi dans cet environnement,
00:08:32de dire qu'on est la cinquième puissance mondiale.
00:08:34Aujourd'hui, ce n'est pas le cas et on voit bien sur le terme industriel.
00:08:36Donc il y a tout ce décalage entre la réalité de ce qu'est la France économique,
00:08:40de son tissu entrepreneurial et de comment nous on se voit.
00:08:44Et quand un chef d'entreprise, donc le patron d'Intermarché le dit, ça choque.
00:08:48Donc là, on arrive au moment des fêtes, donc c'est une peluche.
00:08:50On se dit que ce n'est rien une petite peluche finalement.
00:08:53Mais une petite peluche, aujourd'hui, on n'est pas capable de la créer en grand nombre.
00:08:56Donc ça montre bien qu'il y a un énorme manque, il y a un énorme besoin ici.
00:09:01Pardon.
00:09:02Donc ça montre tous ces défauts-là.
00:09:04Après, c'est vrai que la pub a fait le tour du monde, ils ont été dépassés.
00:09:06Un milliard de vues, un milliard de vues.
00:09:09La pub est vraiment incroyable.
00:09:11C'est la pub de l'année.
00:09:13Oui.
00:09:13Alors juste un petit bémol, j'ai entendu le chef Yves Candebord qui disait,
00:09:19OK, on fait du feel good, etc.
00:09:22Maintenant, pourquoi Intermarché vend des tomates qui viennent d'Espagne ?
00:09:27Ils vendent, enfin voilà, le sourcil.
00:09:29On va retomber sur le sujet de l'agriculture.
00:09:30Voilà.
00:09:32On ne découvre pas que la publicité n'est pas forcément la réalité.
00:09:35Absolument, il y a tout ce débat ridicule sur les loups ne sont pas végétariens.
00:09:40C'est un film d'animation très réussi qui, effectivement, est très bon.
00:09:43Vous qui êtes communicant et qui êtes très bon pour l'image d'Intermarché.
00:09:48Mais c'est vrai qu'on peut entendre...
00:09:49Ils font toujours des très belles pubs, Intermarché.
00:09:51Ce n'est pas leur première.
00:09:52Ils ont une tradition de très belles pubs.
00:09:53Alors Jean-Christophe Gallien vient de nous rejoindre.
00:09:55Nous étions sur le sujet.
00:09:56On a démarré là-dessus.
00:09:57Je voulais commencer avec les agriculteurs.
00:09:59Et puis voilà, j'ai été remportée par cette peluche du loup.
00:10:01C'est une belle image.
00:10:03Mais c'est vrai que c'est un classique aux Etats-Unis.
00:10:06Ces films de fin d'année, spécifiquement publicitaires pour la fin de l'année.
00:10:10C'est-à-dire qu'on attend ça comme un espèce de rituel.
00:10:13Et là, c'est une première.
00:10:14Parce que là, pour le coup, c'est un peu ce que font d'autres marques.
00:10:16On ne peut pas les citer à l'antenne.
00:10:17Mais ils sont classiques et qui font des hits mondiaux à chaque fois ou quasiment.
00:10:21Parce que ça part des Etats-Unis.
00:10:22Là, pour le coup, ok.
00:10:25L'affaire de la peluche.
00:10:26Mais moi, je me réjouis d'abord qu'un studio montpellierain,
00:10:29vous l'avez certainement dit, soit le créateur.
00:10:33Sans, en plus, c'est écrit et certifié intervention d'une intelligence artificielle.
00:10:39Ce qui est aujourd'hui rare dans l'animation.
00:10:41Et donc, on a la perspective de quelque chose qui est un vrai talent français aussi.
00:10:44Alors, bien sûr, oui, on n'est plus cinquième puissance mondiale.
00:10:46Mais en réalité, on est capable aujourd'hui de fabriquer,
00:10:50parce qu'une entreprise a voulu faire confiance à un studio
00:10:53pour une opération qui est un peu atypique.
00:10:55Je vous le redis, ces films de fin d'année, ils sont rares en France.
00:10:57Voir, ils n'ont jamais existé.
00:10:58Qu'en tant que tel, à la fin de l'année, en termes publicitaires.
00:11:01Donc, c'est un investissement assez lourd,
00:11:03assez lourd, dans une industrie qui, elle, est plutôt en bonne forme.
00:11:07Celle de l'animation de France, disons-le de manière très positive.
00:11:11Alors, évidemment, l'industrie du textile,
00:11:13c'est vrai que, ou celle de la fabrication de jouets,
00:11:16il y a quelques fabricants de jouets qui résistent sur des objets bien particuliers
00:11:20dans l'Est de la France, par exemple.
00:11:22On n'est pas les seuls.
00:11:24Je veux dire, le textile, par exemple, je ne sais pas si on peut en trouver.
00:11:28Alors, évidemment, vous avez de l'italien, vous avez de l'espagnol,
00:11:32vous avez des groupes qui résistent, qui sont devenus.
00:11:35Mais en France, nous, on a plutôt perdu le fil.
00:11:37Et cette année, en particulier, les entreprises de distribution,
00:11:40qui pourtant fabriquaient la plupart du temps en Chine
00:11:42et dans d'autres pays asiatiques,
00:11:45ou voire d'Europe centrale, ont baissé le pavillon.
00:11:48Alors, moi, je retiens surtout la belle histoire de ces studios d'animation
00:11:53et la confiance faite par un groupe de distribution dans cette industrie française.
00:11:59Alors, évidemment, ne pas prévoir qu'on va être dépassé par le succès,
00:12:02c'est compliqué.
00:12:03Voilà.
00:12:04On va parler donc de la colère des agriculteurs,
00:12:07la mobilisation est toujours présente.
00:12:09Est-ce que vous avez entendu ce que disait la ministre ce matin ?
00:12:14Elle lâche un peu de l'Est, mais en même temps, elle maintient le fait
00:12:18qu'il faut abattre les troupeaux.
00:12:21On y revient avec vous, 0826 300 300.
00:12:24Puis surtout, la colère peut-elle s'étendre ?
00:12:26Elle est en train de s'étendre,
00:12:27puisqu'on voit que certaines grandes villes sont bloquées.
00:12:32À Paris, c'est la N12 qui est bloquée.
00:12:36On commence à voir les effets.
00:12:38On a entendu tout à l'heure également que certaines voies de train étaient également bloquées.
00:12:450826 300 300.
00:12:46On vous attend.
00:12:47À tout de suite.
00:12:48Sud Radio.
00:12:49Valérie Expert.
00:12:51Et on est ensemble avec vous sur Sud Radio,
00:12:53avec Jean-Christophe Gallien, politologue, conseiller en communication,
00:12:56Mehdi Raich, analyste politique,
00:12:57David Marguerite, sénateur LR de la Manche
00:12:59et Mathieu Bachelon, communicant président de M2B Conseil.
00:13:04La colère des agriculteurs ne faiblit pas.
00:13:06La ministre, ce matin, était sur Sud Radio
00:13:08pour répondre, pour tenter d'expliquer les décisions du gouvernement.
00:13:13Alors écoutez dans un premier temps
00:13:14ce que disait Lionel Candelon de la coordination urale
00:13:18à la sortie de la réunion hier soir à Toulouse avec Annie Gennevard.
00:13:21Moi, j'ai pris un millier de grenades en Ariège.
00:13:24Il est hors de question que j'annonce à ma compagne
00:13:28qu'on abattra tout son troupeau pour une vête malade.
00:13:30Hors de question.
00:13:31Ça, si il va falloir entendre,
00:13:32on arrachera des routes, on fera sauter des ponts,
00:13:34c'est pas un problème.
00:13:35Et s'il faut en arriver plus loin avec les gendarmes immobiles,
00:13:38eh bien tant pis.
00:13:39Si elle nous y pousse, on les fera.
00:13:40Mais aujourd'hui, il faut qu'elle comprenne
00:13:41que la détresse agricole et la colère agricole,
00:13:43elle les a mises jeudi dernier.
00:13:45Aujourd'hui, on ne discute plus.
00:13:46Elle a qu'à appliquer la suspension des abattages.
00:13:49C'est le seul moyen qu'elle a de sortir la tête haute de ça.
00:13:51C'est tout.
00:13:52Alors, la réponse d'Annie Gennevard, ce matin,
00:13:54elle était au micro de Jean-François Aquili.
00:13:56Il n'y a pas Paris, les scientifiques, qui décident
00:14:00et le terrain, l'Occitanie, qui obéit.
00:14:04Là, maintenant, je veux qu'ils se mettent autour de la table
00:14:06sans les politiques.
00:14:09Voilà.
00:14:09Il faut que ce soit des organismes indépendants
00:14:14qui puissent parler à des représentants du monde agricole,
00:14:17des éleveurs,
00:14:18qui puissent dialoguer
00:14:19et qu'ils recherchent ensemble
00:14:22la meilleure façon de se protéger de cette maladie.
00:14:25Moi, mon objectif,
00:14:26mon impératif absolu,
00:14:29c'est qu'on protège le monde de l'élevage
00:14:31de cette maladie redoutable
00:14:33qui peut décimer les troupeaux
00:14:35à une vitesse fulgurante.
00:14:37Et il faut que ça se fasse très vite.
00:14:39Oui, très vite.
00:14:40On a déjà Phil au téléphone,
00:14:430826 300 300.
00:14:45Bonjour Phil, vous nous appelez de Doloron-Sainte-Marie.
00:14:47Vous êtes agriculteur ?
00:14:51Oui, c'est ça.
00:14:52Pardon mon nom.
00:14:53Vous avez écouté la ministre ce matin,
00:14:55donc elle ne veut pas renoncer à l'abattage.
00:14:59Oui, oui, oui.
00:15:00J'ai bien entendu.
00:15:02Hier, on était justement à la préfecture
00:15:04de M. le préfet
00:15:05et Mme Lapid des DTPP.
00:15:11Nous, on leur a bien fait entendre
00:15:13que sur le plan 64,
00:15:15moi, je suis de la conf',
00:15:18il y avait mes collègues de LB,
00:15:20on est contre l'abattage.
00:15:22On ne peut pas se permettre
00:15:23de continuer une campagne comme ça.
00:15:25Il faut qu'elle déclasse
00:15:26sur le plan au plein
00:15:28la maladie.
00:15:31On est classé A,
00:15:32il faut sortir de ça
00:15:33pour pouvoir travailler.
00:15:35Continuer à travailler aussi
00:15:36avec les pays comme l'Espagne
00:15:39et l'Italie
00:15:40pour qu'on puisse expédier
00:15:41toujours là-bas.
00:15:42mais arrêter.
00:15:44Alors, elle a parlé
00:15:45que le collègue de la CR,
00:15:48c'était des menaces.
00:15:49Moi, ici, ce n'est pas des menaces,
00:15:50c'est un constat.
00:15:52Tous les éleveurs sont sous pression.
00:15:54Qu'on ait 5 vaches,
00:15:5510 vaches ou 100 vaches,
00:15:57ça sera pareil.
00:15:58Il y a plus de...
00:15:59On a des villages
00:15:59où il y a plus de vaches
00:16:01que d'habitants.
00:16:02Donc, ça va se passer
00:16:04comme en Ariège, certainement.
00:16:05Mais ce n'est pas des menaces,
00:16:07c'est un constat.
00:16:07C'est dramatique.
00:16:10Et il faut...
00:16:11On a perdu beaucoup trop de temps
00:16:13sur la vaccination.
00:16:14On aurait dû attaquer
00:16:16il y a plus d'un mois de ça.
00:16:18Et ce n'est pas possible.
00:16:19Oui, mais la vaccination,
00:16:22ça vous empêche,
00:16:22vous venez de le...
00:16:23Vous l'avez dit,
00:16:23de vendre vos bêtes
00:16:25à l'export.
00:16:27Et puis, l'argument
00:16:28des vétérinaires,
00:16:30c'est de dire que
00:16:31cette maladie est extrêmement contagieuse
00:16:33et que l'abattage
00:16:34est la seule solution.
00:16:36Sinon, ce seront tous les tropos
00:16:38qui seront contaminés
00:16:39et vous perdrez
00:16:40encore plus de bêtes.
00:16:42Oui, alors déjà,
00:16:43comme ça,
00:16:43on peut développer
00:16:44la vente locale.
00:16:46Parce qu'on a le mercosur
00:16:47qui ne part en nez
00:16:48comme par hasard derrière.
00:16:50Non, ça aussi,
00:16:51c'est impossible.
00:16:53Et pourquoi pas essayer ?
00:16:55Là, ils auraient pu le faire
00:16:56en Ariège,
00:16:57faire une ferme test
00:16:58pour voir comment ça se comporte.
00:17:01On a déjà eu
00:17:02des maladies vectorielles
00:17:03et on va en avoir d'autres,
00:17:04certainement.
00:17:05On a eu la MHE,
00:17:06on a eu la terre catarale.
00:17:09Voilà,
00:17:09moi, j'ai des brebis aussi,
00:17:11donc on couste les brebis.
00:17:12On est habitués
00:17:13à avoir des maladies
00:17:14et à travailler
00:17:14avec un vétérinaire.
00:17:16On est habitués.
00:17:17Est-ce qu'on sait réellement ?
00:17:19Alors là,
00:17:19elle nous parle maintenant
00:17:20de scientifiques,
00:17:21mais elle n'aurait pas pu travailler
00:17:21un peu avant
00:17:22avec les scientifiques.
00:17:24Non, non, non,
00:17:25on ne peut pas se permettre
00:17:25d'abattre des bêtes comme ça.
00:17:29C'est des années,
00:17:29des années de sélection.
00:17:31Bien sûr, oui, oui.
00:17:31Moi, j'ai des vaches de béarnaise,
00:17:33j'ai des vaches de béarnaise
00:17:34très petit effectif.
00:17:36Si on m'en bat le troupeau,
00:17:37où c'est que je vais les trouver,
00:17:37mon bête ?
00:17:38On est au pied de la montagne,
00:17:40on a le bétail
00:17:41qui est habitué
00:17:42à transhumer.
00:17:43On ne peut pas se permettre
00:17:45d'aller acheter des vaches
00:17:46après de la plaine
00:17:46pour les mettre en montagne.
00:17:47Et des vaches,
00:17:48il n'y en a pas à vendre.
00:17:49Mais, enfin,
00:17:50la question est un peu brutale,
00:17:51mais si elles meurent toutes,
00:17:52si elles sont toutes contaminées ?
00:17:54Mais elles ne pourront pas,
00:17:56c'est pas vrai.
00:17:57On a vu,
00:17:58il y a un vétérinaire
00:17:59le fait qu'il a parlé,
00:18:00il y aurait 0,5%
00:18:02du cheptel
00:18:03qu'il peut attraper
00:18:04et, non,
00:18:065% du cheptel
00:18:07qu'il peut attraper ça
00:18:08et après,
00:18:10vous avez 0,5%
00:18:12qu'il peut en mourir.
00:18:13On n'en sait rien,
00:18:13ils ne savent pas.
00:18:15Alors, bon,
00:18:16non, non, non,
00:18:16après, oui,
00:18:17sur les vétérinaires, etc.
00:18:19Mais bon.
00:18:19On entend le coq
00:18:21derrière vous
00:18:22et en tout cas,
00:18:23on entend effectivement
00:18:24ce qui est,
00:18:26c'est terrible pour vous,
00:18:27c'est important de parler aussi
00:18:28de cette origine des vaches,
00:18:32de ces vaches
00:18:34et de ces bestiaux,
00:18:35ce que ça représente
00:18:36pour vous.
00:18:37Je ne sais pas
00:18:37qui veut David Marguerite
00:18:39dire à fil.
00:18:41Bonjour, monsieur,
00:18:42d'abord,
00:18:42et je pense qu'ici,
00:18:44on partage tous
00:18:44la détresse
00:18:45que vous ressentez,
00:18:47que vous vivez
00:18:48très concrètement.
00:18:50Moi, je suis
00:18:51dans cette crise,
00:18:53mon avis,
00:18:54il est d'abord
00:18:54de dire
00:18:55que pour la première fois
00:18:56ou pour une des premières fois,
00:18:58la crise agricole de 2024,
00:18:59c'était un peu ça aussi,
00:19:00c'est qu'on n'est pas
00:19:00sur une affaire
00:19:01de la rémunération
00:19:02des agriculteurs,
00:19:03ce qui a été plutôt
00:19:04l'habitude jusqu'ici,
00:19:05c'était le juste prix
00:19:06et de parler de l'agriculteur
00:19:07qui se lève tôt le matin
00:19:08et qui ne peut pas vivre
00:19:09décemment de son travail.
00:19:10Aujourd'hui,
00:19:11je connais bien
00:19:11Annie Gennevar,
00:19:12je crois pouvoir dire
00:19:14qu'elle fait ce qu'elle peut
00:19:15dans cette situation
00:19:16qui est dramatique.
00:19:19Je ne suis pas scientifique,
00:19:20on n'est pas scientifique ici,
00:19:21on peut difficilement
00:19:22avoir un avis définitif
00:19:24sur ce qu'il convient de faire,
00:19:25là où un consensus scientifique
00:19:27pour le coup
00:19:27semble plutôt se dégager
00:19:28sur la nécessité
00:19:29d'abattre les troupeaux
00:19:31pour éviter en effet
00:19:32une contagion
00:19:33et éviter que ce soit
00:19:34tout le septel français
00:19:35qui soit aujourd'hui traité.
00:19:36Maintenant,
00:19:37une fois qu'on a dit ça,
00:19:38ça ne suffira pas
00:19:38à convaincre monsieur.
00:19:40Je pense aussi
00:19:40qu'il a envie
00:19:41que l'alternative
00:19:42qu'il préconise,
00:19:42savoir plutôt le confinement,
00:19:43il parlait d'une ferme pilote
00:19:45ou d'un exemple,
00:19:46ça puisse être testé,
00:19:47en tout cas que ça puisse
00:19:48être écouté,
00:19:49peut-être entendu,
00:19:50si ça peut apparaître
00:19:51comme une solution,
00:19:51je n'en suis pas convaincu
00:19:53puisque les autres pays européens
00:19:54ne semblent pas
00:19:54se diriger vers cela
00:19:56et encore une fois,
00:19:57un consensus
00:19:57semble se dégager
00:19:58sur la bonne solution.
00:19:59Alors bien sûr,
00:20:00il y a la question
00:20:00des indemnisations
00:20:01mais ça ne suffit pas
00:20:03non plus
00:20:03à prendre en compte
00:20:04la réalité émotionnelle
00:20:06que vivent les agriculteurs.
00:20:07Moi, ce que je voudrais dire
00:20:08aujourd'hui,
00:20:09c'est qu'il n'y a aucune profession
00:20:10dans notre pays,
00:20:11aucune profession
00:20:12qui n'a été soumise
00:20:13depuis des décennies
00:20:15à une pression
00:20:16à la modernisation
00:20:17qui voit empiler
00:20:19les normes,
00:20:20la bureaucratie
00:20:20parce que c'est ça le sujet,
00:20:21ça va bien au-delà
00:20:22aujourd'hui
00:20:22du problème
00:20:23de la maladie
00:20:24et de la contagion,
00:20:25c'est la bureaucratie
00:20:27que les agriculteurs
00:20:28ont l'impression de vivre,
00:20:29on leur a demandé
00:20:29de se moderniser,
00:20:30on leur a demandé
00:20:31des efforts
00:20:31et ils ont le sentiment
00:20:32que ça n'ira jamais assez.
00:20:34Ils ont parfois aussi
00:20:35le sentiment légitime
00:20:36qu'on a privilégié
00:20:36un modèle sur les autres,
00:20:37je parlais du bio,
00:20:39ce n'est pas ce qu'on fait
00:20:40dans nos collectivités,
00:20:41d'ailleurs on soutient
00:20:41toutes les formes
00:20:42d'agriculture
00:20:43et moi je voudrais dire
00:20:44à monsieur
00:20:44que la moindre des choses
00:20:46c'est de pouvoir comprendre
00:20:47ce qu'il dit,
00:20:49de l'entendre
00:20:50et peut-être de relier
00:20:51le drame que nous vivons,
00:20:53que vivent les agriculteurs
00:20:54aujourd'hui
00:20:55à un contexte
00:20:56plus global
00:20:57qui est celui
00:20:58de la crise des normes
00:21:00et qu'on l'a vu
00:21:01l'année dernière
00:21:02au moment de la crise,
00:21:03moi je voudrais juste
00:21:03citer un exemple,
00:21:04je termine par là.
00:21:05Quand la réponse
00:21:06du gouvernement
00:21:07au message,
00:21:09à la colère
00:21:09des agriculteurs
00:21:10a été de dire
00:21:11par exemple
00:21:11on va créer
00:21:11un nouvel observatoire
00:21:13sur les haies
00:21:14dans notre pays,
00:21:15on se dit
00:21:15on est chez les fous
00:21:16d'une certaine manière.
00:21:18Comment on peut
00:21:19se dire
00:21:20que la profession
00:21:21qui nous nourrit
00:21:22et qui fait la fierté
00:21:23de nos territoires
00:21:24et de notre pays
00:21:25peut être considérée
00:21:27de cette manière
00:21:27avec un message fort
00:21:29sur les normes
00:21:30et l'empilement des normes
00:21:31comme réponse.
00:21:32Et je crois
00:21:33que c'est aussi cela
00:21:33aujourd'hui
00:21:34le message des agriculteurs
00:21:35au-delà du drame
00:21:36qu'ils vivent ponctuellement
00:21:37et qui est un véritable drame
00:21:38sur lequel évidemment
00:21:39on compatit tous.
00:21:40Jean-Christophe Gallien ?
00:21:41Moi ce qui m'intéresse
00:21:42c'est qu'effectivement
00:21:43il y a deux aspects
00:21:44il y a un aspect très concret
00:21:46et très direct
00:21:47sur l'élevage
00:21:49je pense que
00:21:50oui
00:21:51on peut être indemnisé
00:21:52oui derrière
00:21:53il peut y avoir
00:21:53des effets assurantiels
00:21:54une solidarité
00:21:55mais ce monsieur le dit très bien
00:21:57il ne trouvera pas
00:21:58d'animaux
00:21:59il ne trouvera pas d'animaux
00:22:01au point où il en était arrivé
00:22:02c'est-à-dire que c'est un travail
00:22:03de longue haleine
00:22:04sur la filière
00:22:05des espèces
00:22:06qui sont sinon
00:22:07toutes les mêmes
00:22:08et là en l'occurrence
00:22:08en France
00:22:09la force c'est
00:22:10on revient à notre capacité
00:22:11encore une fois
00:22:12peut-être plus cinquième
00:22:12puissance mondiale
00:22:13mais on a une capacité
00:22:14de diversité de filière
00:22:15qui est assez impressionnante
00:22:16notamment sur la protéine animale
00:22:18et donc sur les vaches
00:22:19ou en tout cas
00:22:20les animaux
00:22:21et les bovins
00:22:22et donc je crois
00:22:23et sur les autres d'ailleurs aussi
00:22:24après il y a un deuxième point
00:22:25qui est plus large
00:22:26et qui est intéressant
00:22:27de mon point de vue
00:22:28parce que
00:22:29ou alors
00:22:30c'est vrai que les clercs
00:22:31il y a 20 ans
00:22:32la fièvre afteuse
00:22:33on abattait
00:22:33et tout le monde demandait plus
00:22:35d'abattage
00:22:36et tout le monde était d'accord
00:22:37aujourd'hui
00:22:37voilà
00:22:38l'internet
00:22:39les réseaux sociaux
00:22:40quelque chose
00:22:41qui est à la fois
00:22:42très positif
00:22:43l'idée qu'on peut contester
00:22:44une figure
00:22:46verticale
00:22:47scientifique
00:22:48dont par ailleurs
00:22:49quand on aborde
00:22:50le monde de la pharma
00:22:51et parfois même
00:22:52d'autorité publique
00:22:53liée à la pharma
00:22:54on peut lui contester
00:22:55une vérité absolue
00:22:56sur ce qu'elle déclare
00:22:58et donc
00:22:58ça c'est intéressant
00:22:59l'idée qu'on n'est pas
00:23:00on n'a pas raison
00:23:01parce qu'on émet
00:23:01depuis un point
00:23:02si vous voulez
00:23:02d'un ancien clair
00:23:03ça me paraît être intéressant
00:23:05et le fait de pouvoir
00:23:06contester déjà
00:23:07quelque chose
00:23:08qui est intéressant
00:23:08de mon point de vue
00:23:09en termes démocratiques
00:23:09après
00:23:10il y a la version
00:23:11extérieure
00:23:12complotiste
00:23:13de cette affaire là
00:23:14c'est-à-dire qu'en gros
00:23:14pour le coup
00:23:15on ouvre aussi la voie
00:23:17à d'autres manipulations
00:23:19qui sont évidemment
00:23:19reliées
00:23:20c'est-à-dire que d'un côté
00:23:21vous avez la bonne formule
00:23:22c'est-à-dire contester l'idée
00:23:23qu'on n'a pas forcément raison
00:23:24parce que
00:23:25l'autorité publique
00:23:26associée à l'autorité sanitaire
00:23:27dit c'est comme ça
00:23:28peut-être que c'est pas vrai
00:23:29et il y a des exemples
00:23:30qui montrent que c'était pas vrai
00:23:30en l'occurrence
00:23:31on le sait pas
00:23:32et puis après
00:23:33ça ouvre la voie
00:23:34à cette permanence
00:23:35si vous voulez
00:23:36de la manipulation
00:23:36donc oui c'est intéressant
00:23:38et ça se relie à ça
00:23:38c'est le secteur agricole là
00:23:40mais vous l'avez dans le vaccin
00:23:41vous l'avez dans plein de secteurs
00:23:42aussi sanitaires
00:23:43dès que l'autorité publique
00:23:44et ça c'est aussi
00:23:45la conséquence terrible
00:23:46d'une gestion 2020
00:23:48publique, politique
00:23:50et sanitaire
00:23:51qui était un peu déficitaire
00:23:52on va se retrouver
00:23:53dans un instant
00:23:55on aura Cédric
00:23:56qui est agriculteur en ligne
00:23:57et puis vous pourrez évidemment
00:23:59réagir à ce qui vient d'être dit
00:24:01mais pour le moment
00:24:02nous allons jouer
00:24:03vous allez jouer avec nous
00:24:05vous allez jouer avec Sud Radio
00:24:06envoyer sapin par SMS
00:24:08pardon
00:24:09au 720 18
00:24:10alors un bon d'achat
00:24:11de 200 euros
00:24:13pour le site Le Vent
00:24:15à la française
00:24:15ce sont des bracelets
00:24:17intégralement fabriqués en France
00:24:18là ils ont eu le temps
00:24:19de les faire
00:24:20ils s'y sont pris à l'avance
00:24:22Cocorico
00:24:23et il y a une très jolie rose
00:24:25des vents
00:24:25donc vous envoyez sapin
00:24:26par SMS
00:24:27au 720 18
00:24:28on vous donnera
00:24:29le nom du gagnant
00:24:30ou de la gagnante
00:24:31en fin d'émission
00:24:32et puis nous continuons
00:24:33de parler
00:24:34de débattre
00:24:35de commenter
00:24:36cette crise
00:24:37de la dermatose
00:24:39les propos de la ministre
00:24:41qui veut un dialogue
00:24:42scientifique
00:24:42avec les éleveurs
00:24:44on y revient
00:24:45dans un instant
00:24:46avec vous
00:24:460 826 300 300
00:24:48appelez-nous
00:24:49pour nous dire
00:24:50dans quel état d'esprit
00:24:51vous êtes
00:24:51si vous êtes déterminé
00:24:52si vous voulez monter
00:24:53sur la capitale
00:24:54pour affirmer
00:24:57pour dénoncer
00:24:58ce qui est en train
00:24:59de se passer
00:24:59à tout de suite
00:25:00Sud Radio
00:25:016h midi
00:25:02mettez-vous d'accord
00:25:03Valérie Expert
00:25:04et nous sommes ensemble
00:25:06avec vous
00:25:06sur Sud Radio
00:25:07au moins 5 autoroutes
00:25:08bloquées par des agriculteurs
00:25:10des trains à l'arrêt
00:25:11la mobilisation
00:25:12semble se durcir
00:25:14Cédric
00:25:14vous nous appelez
00:25:15de Bézi
00:25:15alors vous n'êtes pas
00:25:16agriculteur
00:25:16mais vous les soutenez
00:25:18expliquez-nous
00:25:19expliquez-nous
00:25:20un petit peu
00:25:20ce que vous pensez
00:25:21de ce qui est en train
00:25:22de se passer
00:25:22Bonjour
00:25:24Oui effectivement
00:25:26je ne suis pas agriculteur
00:25:26mais je suis en train
00:25:28de pousser
00:25:30à ma façon
00:25:32une sonnette d'alarme
00:25:33de tirer une sonnette d'alarme
00:25:34parce que
00:25:34quand on se rend compte
00:25:35qu'en fait
00:25:36on a une ministre
00:25:37de l'agriculture
00:25:39qui n'a jamais fait
00:25:41d'agriculture
00:25:42qui n'a jamais été
00:25:43au-delà
00:25:45de professeurs
00:25:46de français
00:25:47et de latin
00:25:47Je vous arrête
00:25:50juste une seconde
00:25:51pour dire les choses
00:25:52les meilleurs ministres
00:25:53de la santé
00:25:54n'étaient pas forcément
00:25:55médecins
00:25:55et ils sont entourés
00:25:57et ils sont entourés
00:25:58de spécialistes
00:25:59et voilà
00:26:01On a ce problème là
00:26:03dans notre gouvernement
00:26:03c'est qu'en fait
00:26:04à chaque fois
00:26:05on a des personnes
00:26:05qui n'ont jamais été
00:26:06ce qu'ils sont aujourd'hui
00:26:08et qui ne peuvent pas
00:26:09répondre aux agriculteurs
00:26:11sauf dire
00:26:13on va essayer
00:26:14on va essayer de faire
00:26:15donc là
00:26:16elle a fait la pleurnicheuse
00:26:17ce matin
00:26:17au micro
00:26:19au-dessus de radio
00:26:20alors qu'elle n'a pas répondu
00:26:21aux agriculteurs
00:26:22moi je dis
00:26:23et je persiste
00:26:25dans ce que je vais dire
00:26:26c'est qu'ils sont en train
00:26:27de tuer l'agriculture
00:26:28comme ils ont tué la pêche
00:26:30comme ils sont en train
00:26:31de tuer le transport routier
00:26:33comme ils sont en train
00:26:34de tuer l'industrie
00:26:34parce qu'ils veulent
00:26:35une Europe
00:26:36et ils veulent tuer ça
00:26:38moi j'ai vu
00:26:39de mes yeux vus
00:26:40en ce moment
00:26:41dans tous nos magasins
00:26:43on se retrouve
00:26:44avec la pénurie d'oeufs
00:26:45alors qu'on n'a jamais eu
00:26:46de pénurie d'oeufs
00:26:48et par contre
00:26:48suite à cette pénurie d'oeufs
00:26:50il faut rentrer
00:26:51des oeufs ukrainiens
00:26:52à tir l'arigot
00:26:54je suis dans le transport
00:26:55je vois des centaines
00:26:57des centaines
00:26:58par mois
00:26:58de transporteurs
00:27:00ukrainiens
00:27:01qui rentrent en France
00:27:02avec des gros oeufs
00:27:03marqués
00:27:03ua dessus
00:27:04et ça
00:27:06ça me fend le coeur
00:27:07là ce qu'elle aurait dû dire
00:27:09madame
00:27:09madame
00:27:10Genevard
00:27:11Genevard
00:27:12c'était
00:27:12on stoppe immédiatement
00:27:14immédiatement
00:27:15l'abattage
00:27:17parce que
00:27:18ce qu'on a fait
00:27:19ce qu'on fait pour les animaux
00:27:20on l'a pas fait pour la Covid
00:27:22on est bien d'accord
00:27:23pourquoi dans ce cas
00:27:24on n'allait pas abattre
00:27:25on n'allait pas abattre
00:27:27les êtres humains
00:27:27pourquoi on n'abattre
00:27:28on a fait le confinement
00:27:30non mais
00:27:31on abat un cheptel complet
00:27:33pour une bête
00:27:34deux bêtes
00:27:35non
00:27:35on les met en quarantaine
00:27:36on les soigne
00:27:37si elles ne peuvent pas les soigner
00:27:38on les abat
00:27:39mais on ne peut pas abattre
00:27:40un cheptel complet
00:27:41mais vous imaginez
00:27:42dans quelle vie
00:27:44on vit aujourd'hui
00:27:45on est obligé
00:27:46de tuer
00:27:47un cheptel complet
00:27:49mais moi
00:27:49je l'ai écouté ce matin
00:27:51elle m'a fait rigoler
00:27:52c'est vrai qu'elle a fait de l'art
00:27:53elle a fait des études dans l'art
00:27:56elle est super forte
00:27:58elle a fait un cinéma
00:27:58mais formidable
00:27:59je vois moins
00:28:01les agriculteurs
00:28:03aujourd'hui
00:28:04en colère
00:28:05mais bien sûr
00:28:06ça va péter
00:28:06mais bien sûr
00:28:07que ça va péter
00:28:07pourquoi
00:28:08parce qu'on les prend
00:28:09pour des idiots
00:28:09mais on les prend
00:28:10pour des idiots
00:28:11depuis 2023
00:28:12où monsieur Macron
00:28:14s'est caché au ministre
00:28:15pendant le salon
00:28:17de l'agriculture
00:28:17parce qu'il a eu
00:28:19peur des agriculteurs
00:28:21mais depuis 2023
00:28:22effectivement
00:28:23ils les prennent
00:28:24pour des idiots
00:28:25et à un moment donné
00:28:26effectivement
00:28:26là c'est la goutte d'eau
00:28:27qui fait des bordels
00:28:28va falloir
00:28:29à un moment donné
00:28:30se poser les bonnes questions
00:28:32et dire
00:28:32stop
00:28:33stop
00:28:34à l'industrialisation
00:28:36à l'européanisation
00:28:37de notre agriculture
00:28:39j'entendais
00:28:40votre invité
00:28:41LR
00:28:43qui dit
00:28:43c'est vrai
00:28:44qu'on a
00:28:44on a une agriculture
00:28:46qui est très belle
00:28:47qui est ceci
00:28:47qui est cela
00:28:48oui mais elle est très belle
00:28:49mais elle est tuée
00:28:49par les gens
00:28:50les députés
00:28:51et puis tous les gens
00:28:51qui sont au Sénat
00:28:53ou à l'Assemblée nationale
00:28:54et après on nous sort
00:28:56derrière les micros
00:28:56oui ils sont bien
00:28:57ils sont ci
00:28:58ils sont ci
00:28:58ils sont là
00:28:59mais ils sont en train
00:29:00de tous les tuer
00:29:01les uns après les autres
00:29:02et ils n'en ont rien à faire
00:29:03alors derrière un micro
00:29:04on se bat en disant
00:29:07oui mais on va essayer
00:29:08de faire ci
00:29:09on va essayer
00:29:09non
00:29:09c'est déjà acté
00:29:12c'est déjà acté
00:29:14depuis des années
00:29:15et moi ça me fend le coeur
00:29:16parce qu'aujourd'hui
00:29:17on mange
00:29:19excusez-moi
00:29:20de la merde
00:29:21et pourquoi
00:29:22parce qu'on n'a plus
00:29:23d'agriculture
00:29:24on n'a plus rien
00:29:25on a des supermarchés
00:29:27qui vendent
00:29:28du poulet
00:29:29alors avec
00:29:30un logo français
00:29:32mais quelque part
00:29:33derrière
00:29:33c'est pas français
00:29:34parce qu'il y a marqué
00:29:35transformer en France
00:29:36donc cette nourriture là
00:29:38elle n'est pas française
00:29:39elle est transformée
00:29:39en France
00:29:40et une dernière petite chose
00:29:42pour revenir
00:29:43sur les peluches
00:29:46on rigole
00:29:47avec les peluches
00:29:47d'intermarché
00:29:48mais les peluches
00:29:50de Paris 2024
00:29:52elles étaient toutes
00:29:53de chine
00:29:53et ça n'a dérangé personne
00:29:54oui oui
00:29:55non mais
00:29:56vous avez raison
00:29:58vous avez raison
00:29:59sur ce point
00:29:59c'est ce que je disais
00:30:00quand je disais
00:30:00on achète quand même
00:30:01pas mal de peluches
00:30:02qui ne sont pas faites
00:30:03en France
00:30:04merci Cédric
00:30:05Mathieu Bachelon
00:30:06vous voulez réagir
00:30:07oui je voulais réagir
00:30:08parce qu'on sent bien
00:30:09en fait
00:30:09que ce qui se passe
00:30:11depuis quelques jours
00:30:12est la conséquence
00:30:15de
00:30:15c'est la goutte d'eau
00:30:16oui de plein de choses
00:30:17c'est ce que disait
00:30:17c'est ce que disait
00:30:18Cédric
00:30:19c'est une colère
00:30:20énorme
00:30:20avec on ne va pas revenir
00:30:21mais on l'a déjà dit
00:30:22on soutient évidemment
00:30:23le monde agricole
00:30:24avec des gens
00:30:26qui ne comptent pas leurs heures
00:30:26qui ont des conditions
00:30:29de travail
00:30:30et de vie
00:30:31extrêmement précaires
00:30:33pour certains
00:30:33on sait qu'il y a
00:30:34malheureusement
00:30:35beaucoup d'agriculteurs
00:30:37et d'exploitants
00:30:37qui même se suicident
00:30:38tellement leurs conditions
00:30:39de vie sont
00:30:40atroces
00:30:42et donc en réalité
00:30:44cette colère
00:30:45elle est aussi
00:30:46la conséquence
00:30:46d'un mythe
00:30:47vous savez
00:30:49il y avait Roland Barthes
00:30:50qui parlait
00:30:50des mythologies françaises
00:30:51moi j'ai l'impression
00:30:52qu'on est dans
00:30:52pleine mythologie française
00:30:53on en parlait tout à l'heure
00:30:54sur l'industrie
00:30:54c'est pareil
00:30:55la France agricole
00:30:56donc on est resté bloqué
00:30:57sur une carte postale
00:31:00qui est la France rurale
00:31:02l'agriculture française
00:31:04va très bien
00:31:04c'est formidable
00:31:05alors il faut qu'on fasse du bio
00:31:06mais il faut en même temps
00:31:07que ce soit pas très cher
00:31:09il faut en même temps
00:31:10qu'on ait des petites fermes
00:31:11on imagine
00:31:11et en réalité
00:31:13on le voit
00:31:13la réalité
00:31:14c'est pas ça
00:31:15la réalité
00:31:15c'est des agriculteurs
00:31:16qui n'arrivent pas à se payer
00:31:17qui sont étranglés
00:31:20par les normes
00:31:21par la paperasse
00:31:21et par les normes européennes
00:31:23qui doivent faire face
00:31:24à de la concurrence
00:31:25la fameuse concurrence
00:31:26libre et non faussée
00:31:27et qui
00:31:28on l'a dit aussi
00:31:29le Mercosur
00:31:31cet accord de la honte
00:31:33arrive pour essayer
00:31:35de les mettre à genoux
00:31:36définitivement
00:31:37donc je pense
00:31:38que c'est vraiment
00:31:38il y a effectivement
00:31:40ce problème sanitaire
00:31:41mais qui n'est
00:31:42qu'une goutte d'eau
00:31:43supplémentaire
00:31:44dans un monde agricole
00:31:45qui est exsangue
00:31:46et qui est victime
00:31:47d'une mythologie française
00:31:48qui est celle de
00:31:49l'âge d'or
00:31:50comme sur l'industrie
00:31:51on est persuadé
00:31:53que l'agriculture française
00:31:54c'est un fleuron
00:31:54c'est formidable
00:31:55oui
00:31:55il y a des agriculteurs
00:31:56formidables
00:31:57qui peuvent faire des choses
00:31:58mais encore faut-il
00:31:59qu'il y ait des politiques
00:31:59qui puissent les soutenir
00:32:00derrière
00:32:00Mehdi
00:32:01vous avez entendu
00:32:03ce que disait
00:32:04Cédric
00:32:05c'est-à-dire qu'en fait
00:32:06c'est l'abattage
00:32:06qui est aujourd'hui
00:32:08alors sur le cas
00:32:09de la riège
00:32:11quand la ministre
00:32:12a parlé vendredi
00:32:13elle a bien signalé
00:32:14qu'il y avait
00:32:14en fait potentiellement
00:32:15d'autres vaches
00:32:16qui étaient contaminées
00:32:17c'est que comme les bovins
00:32:18sont des énormes animaux
00:32:19lorsqu'on fait un prélèvement
00:32:20sur une vache
00:32:21on n'a pas forcément
00:32:22tout de suite
00:32:23la détection de la maladie
00:32:24pire que ça
00:32:25la maladie
00:32:26elle est asymptomatique
00:32:26donc on peut avoir des vaches
00:32:27qui sont malades
00:32:28mais qu'on ne détecte pas
00:32:29tout de suite
00:32:29donc ça complique encore plus
00:32:30les choses
00:32:31donc là il faut parler
00:32:32effectivement de consensus
00:32:33scientifique
00:32:33il faut se baser
00:32:34sur ce que disent
00:32:35les vétérinaires
00:32:35et sur ce que dit la science
00:32:36Jean-Christophe
00:32:37il y a de la défiance
00:32:38aujourd'hui
00:32:39il ne vous a pas échappé
00:32:40que les vétérinaires
00:32:40sont menacés de mort
00:32:42il y a une autre dimension
00:32:44qui est pour moi
00:32:46la base de toute cette méfiance
00:32:48c'est que
00:32:49on est vraiment
00:32:50dans du passionnel
00:32:51du cognitif
00:32:51et je crois qu'on n'imagine pas
00:32:53à quel point
00:32:53ça peut être douloureux
00:32:54pour un agriculteur
00:32:55de voir partir ses vaches
00:32:56je crois qu'on ne l'imagine pas
00:32:58bien sûr
00:32:59on entend cette détresse
00:33:00quand on voit
00:33:01les images de l'Ariège
00:33:02on voit
00:33:03et c'est l'impression
00:33:04que ça donne
00:33:04et là on peut parler
00:33:05ensuite de complotisme
00:33:06de tout ce qui a été relayé
00:33:08sur les médias
00:33:08et de la manière
00:33:09dont certains médias
00:33:09ont traité l'information
00:33:10c'est qu'on voit finalement
00:33:11un état
00:33:12qu'on peut requalifier
00:33:13un peu de centrale
00:33:13avec la gendarmerie
00:33:14qui va forcer
00:33:15une paysannerie
00:33:16qui va forcer
00:33:17des paysans
00:33:17finalement
00:33:18pour abattre leurs vaches
00:33:19et il y a un sentiment
00:33:19de compréhension respectif
00:33:21donc on a l'impression
00:33:22d'une situation
00:33:22avec un état
00:33:23qui gère de manière froid
00:33:24clinique
00:33:25presque déshumaine
00:33:26avec des agriculteurs
00:33:27et là on pense
00:33:28à tout l'imaginaire
00:33:29qu'on peut avoir
00:33:29sur qu'est-ce que
00:33:30l'agriculteur aujourd'hui
00:33:31qui doit être à la fois
00:33:32un saint biologique
00:33:33qui doit être en même temps
00:33:34un travailleur pauvre
00:33:35qui doit être un chef d'entreprise
00:33:36qui doit rationaliser ses coûts
00:33:38et toutes ces dimensions-là
00:33:39sont en train de s'entrechoquer
00:33:40donc il y a un élément
00:33:40qui est cognitif
00:33:41qui est important
00:33:42dans le débat public
00:33:43et il n'est peut-être
00:33:44pas assez pris en compte
00:33:45peut-être du coup
00:33:46par la ministre
00:33:47à ce niveau-là
00:33:48c'est que
00:33:48même si elle le dit
00:33:49on voit que
00:33:50toutes les erreurs
00:33:51toutes les crises agricoles
00:33:52qui ont été menées
00:33:53jusque-là
00:33:54il y a toujours eu
00:33:55ce sentiment
00:33:55de nous ne sommes pas entendus
00:33:56pire que ça
00:33:57le monde agricole
00:33:58il est divisé
00:33:59on parle de la coordination
00:34:00rurale
00:34:00on parle de la FNSEA
00:34:01le territoire français
00:34:02a différentes agricultures
00:34:04on sait que l'Ariège
00:34:05c'est compliqué en ce moment
00:34:06on sait qu'il y a eu déjà
00:34:07des cas de DNC
00:34:08dans l'est de la France
00:34:10mais ça n'a pas mené
00:34:10au même résultat
00:34:11on parle de vaccination
00:34:12donc il y a à la fois
00:34:13ces discours qui s'entrechoquent
00:34:14il y a des réalités différentes
00:34:15pour les acteurs
00:34:17et au final
00:34:17personne n'arrive à se comprendre
00:34:19personne ne même
00:34:19même j'ai envie de dire
00:34:20ne parle le même langage
00:34:22et politiquement
00:34:22c'est un énorme flou
00:34:23aujourd'hui
00:34:24donc même si
00:34:25la ministre doit aller
00:34:26je pense que
00:34:27pour moi
00:34:28elle dit plutôt
00:34:29les choses correctement
00:34:29je pense qu'elle n'est pas compris
00:34:30par le monde agricole
00:34:31parce qu'aujourd'hui
00:34:32le gouvernement
00:34:33ne peut pas être entendu
00:34:34parce que
00:34:34les crises successives
00:34:35ont amené une incompréhension
00:34:36et une défiance totale
00:34:38envers le pouvoir
00:34:39bien sûr
00:34:39vous voulez dire un mot encore
00:34:41David Marguerite
00:34:42je voulais répondre juste
00:34:42à votre auditeur
00:34:43qui m'interpellait
00:34:44premier point
00:34:44je ne crois pas que
00:34:45avoir un expert
00:34:47à la tête d'un ministère
00:34:48soit la garantie
00:34:49d'une bonne gestion
00:34:50si un agriculteur
00:34:51était nécessairement
00:34:52un bon ministre de l'agriculture
00:34:53je pense que ça se saurait
00:34:55et je pense qu'au contraire
00:34:56on a plus une capacité
00:34:57de pilotage de son administration
00:34:58quand on n'est pas
00:34:58expert
00:34:59et d'un courant
00:35:01plutôt qu'un autre
00:35:01deuxième chose
00:35:02je voulais lui dire
00:35:02que mon message
00:35:04il est très clair
00:35:05et je rejoins tout à fait
00:35:07ce que les interlocuteurs ont dit
00:35:08c'est à dire
00:35:09qu'aujourd'hui
00:35:10la crise que nous vivons
00:35:11elle va bien au-delà
00:35:12de l'affaire
00:35:13de la maladie
00:35:14elle est l'affaire
00:35:15d'abord de la norme
00:35:17des normes
00:35:17et de la bureaucratie
00:35:18et ce que je voulais
00:35:19vous dire
00:35:20monsieur qui nous écoutait
00:35:22c'est Cédric
00:35:23moi j'ai voté
00:35:24la loi du plomb
00:35:25au Sénat
00:35:25précisément
00:35:27parce qu'on en a assez
00:35:28aujourd'hui
00:35:28qu'on impose
00:35:29aux agriculteurs français
00:35:31des contraintes
00:35:32qu'on n'impose pas
00:35:33aux produits
00:35:34qui viennent de l'étranger
00:35:35et c'est précisément ça
00:35:36l'affaire du Mercosur
00:35:37aujourd'hui
00:35:37c'est exactement
00:35:38ce qui est en train
00:35:39de se passer
00:35:39ça tombe au pire moment
00:35:40cette affaire
00:35:41c'est d'ouvrir
00:35:42à tous les vents
00:35:43de la mondialisation
00:35:43des produits
00:35:44qui ne sont soumis
00:35:45à aucune de nos contraintes
00:35:47aucune de nos contraintes
00:35:48et qui vont pouvoir
00:35:49envahir le marché français
00:35:51de la viande
00:35:51du soja
00:35:52du sucre
00:35:53et ça c'est le sujet
00:35:54qui sera d'ailleurs
00:35:54traité cet après-midi
00:35:55au Sénat
00:35:56avec une résolution
00:35:56pour dire
00:35:57à minima
00:35:58reportons ce vote
00:35:59enfin je voudrais lui dire
00:36:00que je suis élu local aussi
00:36:02je suis conseiller régional
00:36:03dans une région
00:36:04la Normandie
00:36:04pour qui l'élevage
00:36:06l'agriculture
00:36:06dans son ensemble
00:36:07est essentiel
00:36:08ce que nous faisons là-bas
00:36:09c'est de soutenir
00:36:10tous les agriculteurs
00:36:11quel que soit leur mode
00:36:11de production
00:36:12on n'a pas voulu faire
00:36:13d'idéologie en disant
00:36:14tout pour le bio
00:36:14on a voulu
00:36:15en aidant plus de la moitié
00:36:17de nos agriculteurs
00:36:17il y en a près de 30 000
00:36:18dans la région
00:36:19soutenir la modernisation
00:36:20des exploitations
00:36:21soutenir le renouvellement
00:36:22des générations
00:36:23qui est un des sujets
00:36:24de la crise agricole
00:36:24comment on fait
00:36:25pour renouveler les générations
00:36:26comment on fait
00:36:27pour former
00:36:27aider à l'installation
00:36:28avec des méthodes
00:36:30qui ne soient pas
00:36:31celles d'une idéologie
00:36:32mais qui accompagnent
00:36:33les agriculteurs
00:36:34au quotidien
00:36:35dans le travail
00:36:36que nous respectons tous ici
00:36:37on va se retrouver
00:36:39dans un instant
00:36:40on va parler
00:36:40du tout électrique
00:36:42tiens tiens
00:36:43c'était pas une bonne idée
00:36:44nous dit Bruxelles
00:36:45finalement
00:36:46on va en parler avec vous
00:36:46David Marguerite
00:36:48dans un instant
00:36:49et puis
00:36:50on va revenir
00:36:51également
00:36:53sur peut-être
00:36:53l'intervention
00:36:54de Brigitte Macron
00:36:55hier
00:36:55cette petite vidéo
00:36:56où elle dit
00:36:58regretter
00:36:59mais elle ne s'excuse pas
00:37:00je trouve qu'il y a
00:37:00une nuance sémantique
00:37:01importante
00:37:02à tout de suite
00:37:02Sud Radio
00:37:04le 10h midi
00:37:05mettez-vous d'accord
00:37:06Valérie Expert
00:37:07quelques mots
00:37:09sur la vidéo
00:37:10publiée hier soir
00:37:11sur le média brut
00:37:13média en ligne
00:37:14décidément
00:37:14les médias alternatifs
00:37:17ont la cote
00:37:17on voit que Nicolas Sarkozy
00:37:19a accordé
00:37:20une interview
00:37:21à Légende
00:37:22interview
00:37:22assez
00:37:24assez du public rédact
00:37:26ouais ouais
00:37:27c'est ça
00:37:27il n'y avait pas
00:37:28beaucoup de contradictions
00:37:29non il n'y avait pas
00:37:30beaucoup de contradictions
00:37:31après il y a d'autres plateaux
00:37:33il n'y a pas beaucoup
00:37:33de contradictions
00:37:34sur certains politiques
00:37:35non plus
00:37:35on n'ira pas plus loin
00:37:36Brigitte Macron
00:37:37hier
00:37:37donc c'est justifié
00:37:40enfin c'est
00:37:40elle ne s'est pas excusée
00:37:42elle n'a pas dit
00:37:43le mot je m'excuse
00:37:44elle m'a dit
00:37:44je suis désolée
00:37:45donc elle m'a dit
00:37:46elle a dit
00:37:47écoutez on a un extrait
00:37:48je ne peux pas regretter
00:37:49de parler
00:37:49ce n'est pas l'épouse
00:37:50du président de la république
00:37:51je le répète
00:37:52c'est Brigitte
00:37:52je ne suis pas tout le temps
00:37:53l'épouse du président
00:37:54de la république
00:37:54j'ai aussi une vie privée
00:37:56et à ce moment
00:37:56était un moment privé
00:37:58je suis désolée
00:37:59si j'ai blessé
00:38:00des femmes victimes
00:38:01ce sont elles
00:38:02ce sont elles
00:38:03et à elles seules
00:38:04que je pense
00:38:04certainement
00:38:05et je ne supporte pas
00:38:07également
00:38:08qu'on interrompt
00:38:08un spectacle
00:38:09ça veut dire quoi
00:38:10cette censure
00:38:11qu'on exerce
00:38:12sur les artistes
00:38:13c'est quelque chose
00:38:13que je ne comprends pas
00:38:14nous ne sommes pas des juges
00:38:15voilà donc
00:38:17elle dit
00:38:17je suis désolée
00:38:18si j'ai blessé
00:38:19les femmes victimes
00:38:20je ne retire pas
00:38:21mes paroles
00:38:22sur les salkons
00:38:23puisque c'est ce mot
00:38:24qui a choqué
00:38:25en disant que
00:38:26oui celles qui interrompent
00:38:27des spectacles
00:38:28sont des salkons
00:38:29ça revient à dire ça
00:38:30donc là c'est peut-être
00:38:32le communicant
00:38:32vers qui je vais me tourner
00:38:34Mathieu Bachelon
00:38:34oui moi je voulais
00:38:35ce qui me
00:38:36bon c'était
00:38:37on l'a sûrement
00:38:39ah oui moi je voulais réagir
00:38:40surtout déjà
00:38:41on l'avait déjà dit avant
00:38:42bon c'est une conversation privée
00:38:43voilà
00:38:44un truc qui m'a toujours interrogé
00:38:46depuis le début
00:38:46c'est comment cette vidéo sort
00:38:48parce qu'il n'y a quand même
00:38:48pas 50 personnes non plus autour
00:38:50donc c'est a priori
00:38:51elle est dans un cadre
00:38:52où elle pense
00:38:53qu'elle est dans un cadre
00:38:53privé
00:38:54or c'est pas privé
00:38:56puisque la vidéo sort
00:38:57il y a un moment
00:38:58où quand on est
00:38:59c'est une agence de presse
00:39:01c'est une agence de presse
00:39:02un photographe
00:39:03qui est là
00:39:03qui fait des photos
00:39:04et qui filme
00:39:05et qui filme
00:39:06c'est pas
00:39:06Brigitte Macron
00:39:07n'est pas
00:39:07de la dernière pluie
00:39:09et elle est
00:39:10certes
00:39:10elle n'est pas responsable politique
00:39:11le statut de la première dame
00:39:12en France
00:39:13c'est ce qu'il est
00:39:13mais bon
00:39:14elle devrait quand même
00:39:16après tant d'années d'expérience
00:39:18un minimum
00:39:21vigilance
00:39:22ce genre de choses
00:39:22enfin
00:39:22Jean-Christophe connaît
00:39:24cette situation
00:39:24on a conseillé
00:39:26des personnes
00:39:27des personnalités
00:39:27on leur a toujours dit
00:39:29et qui étaient les personnes
00:39:30moins connues
00:39:31que Brigitte Macron
00:39:31toujours dit
00:39:32de faire attention
00:39:32caméra
00:39:33au micro
00:39:34alors c'est difficile
00:39:35mais
00:39:36mais c'est pas le sujet
00:39:37le sujet
00:39:39c'est cette vidéo
00:39:40de
00:39:41de
00:39:42justification
00:39:43on va dire
00:39:44parce que pas d'excuse
00:39:45elle maintient ce qu'elle dit
00:39:46Jean-Christophe
00:39:47je crois quand même
00:39:48que le sujet
00:39:48c'est quand même se dire
00:39:49c'est que
00:39:49alors elle utilise l'argument
00:39:51pour ne pas
00:39:52évidemment
00:39:52elle a raison
00:39:53s'excuser
00:39:54si elle
00:39:55elle persiste et signe
00:39:56en gros
00:39:57c'est ça
00:39:57sa communication
00:39:59c'est ça
00:39:59c'est-à-dire
00:40:00voilà
00:40:01je persiste et signe
00:40:02et même
00:40:02j'ajoute
00:40:03à ma charge
00:40:04l'idée qu'elles sont
00:40:06des vraies connes
00:40:06d'avoir interrompu
00:40:07que ça c'est anti
00:40:08voilà
00:40:09on ne peut pas
00:40:09interrompre des spectacles
00:40:11tout ça c'est ridicule
00:40:12et ainsi de suite
00:40:12donc laisser les artistes
00:40:13travailler
00:40:13une décision de justice
00:40:15une décision de justice
00:40:15voilà
00:40:15donc elle affirme
00:40:16elle confirme
00:40:17maintenant
00:40:17sur la partie
00:40:18ce qui m'intéresse
00:40:19moi c'est aussi
00:40:20sur ce que vient de dire
00:40:21Mathieu
00:40:21c'est-à-dire
00:40:22la dimension
00:40:22vie privée
00:40:23épouse du président
00:40:26de la république
00:40:27même pour un quinquennat
00:40:29on sort un peu
00:40:30si vous voulez
00:40:31du contexte
00:40:31surtout quand on est
00:40:32en permanence
00:40:33en train de jouer
00:40:33avec justement
00:40:34l'exploitation
00:40:35et la mise en lumière
00:40:36sa vie privée
00:40:37dans un contexte médiatique
00:40:38dont on sait très bien
00:40:39que c'est une manière aussi
00:40:40d'habiller une présidence
00:40:41et elle n'est pas la seule
00:40:42à le faire
00:40:43il y en a eu d'autres avant
00:40:43ainsi de suite
00:40:44donc dire après
00:40:45ouais ouais
00:40:45parce que c'est un sonore
00:40:46et pas simplement
00:40:47une image bien léchée
00:40:48qu'on retrouve dans
00:40:48Paris Match
00:40:49ou dans
00:40:49Point de vue image du monde
00:40:50je ne sais où
00:40:51ou que Mamimi
00:40:53je ne sais pas qui
00:40:53leur a préparé
00:40:54bien comme il faut le terrain
00:40:55exactement
00:40:56et bien écoutez
00:40:58là c'est plus difficile
00:41:00à accepter
00:41:00donc oui
00:41:01elle n'est pas
00:41:02oui
00:41:03à ce moment là
00:41:04qu'elle assume totalement
00:41:05l'idée
00:41:05qu'elle confirme
00:41:06mais qu'elle signe
00:41:07mais qu'elle ne raconte pas
00:41:08l'histoire sur la vie privée
00:41:08mais c'est pas
00:41:09non elle dit
00:41:10c'est mon espace privé
00:41:12tu veux dire
00:41:12que c'est dur
00:41:12de mon point de vue
00:41:16elle joue même
00:41:16avec le concept
00:41:17c'est à dire
00:41:17qu'elle joue même
00:41:18avec le concept
00:41:18et qu'elle s'amuse encore
00:41:19donc elle va encore plus loin
00:41:22est-ce qu'elle aurait dû
00:41:23faire cette vidéo ?
00:41:25non
00:41:250 826 300 300
00:41:27vie privée devant les caméras
00:41:29nous dit Thomas
00:41:30avec un point d'interrogation
00:41:31Thomas c'est l'autre normand
00:41:35oui c'est l'autre normand
00:41:36moi je trouve
00:41:39je trouve que c'est pas très clair
00:41:41ce qu'elle dit
00:41:41alors d'abord
00:41:42premier point
00:41:42c'est qu'on a le droit
00:41:45quand on est une personnalité publique
00:41:47d'avoir quand même
00:41:47un moment de relâchement
00:41:48dans un cadre privé
00:41:49elle parle à un ami
00:41:49un réhabitant
00:41:50elle réagit un peu
00:41:52sur le coup de l'émotion
00:41:52du spectacle
00:41:53bon moi
00:41:54déjà je trouve que
00:41:56moi je modère un peu
00:41:56ce que vous avez dit
00:41:57ça peut m'arriver
00:41:58moi dans un moment
00:41:59un peu privé
00:42:00de dire quelque chose
00:42:01qui peut sortir du cadre
00:42:02et c'est pas dramatique
00:42:03mais par contre
00:42:04moi ce qui m'interpelle
00:42:04dans ce qu'elle dit
00:42:05je n'avais pas entendu
00:42:05je l'entends avec vous
00:42:07c'est quand même
00:42:08pas très clair
00:42:09parce que
00:42:09elle s'excuse
00:42:11auprès des femmes victimes
00:42:12mais en réalité
00:42:12le mot qu'elle a utilisé
00:42:13n'était pas du tout
00:42:14pour les femmes victimes
00:42:14c'est pour les féministes
00:42:16enragées
00:42:16qui sont venues
00:42:17dans le spectacle
00:42:17attaquer un artiste
00:42:18qui a été lavé
00:42:19de tout soupçon
00:42:19donc honnêtement
00:42:21moi je ne comprends pas
00:42:21ce qu'elle dit
00:42:22parce que c'est comme ça
00:42:23que ça a été
00:42:24je mets récupéré
00:42:25je mets des guillemets
00:42:25à récupérer
00:42:26c'est à dire que
00:42:27il y a eu
00:42:27il y a eu
00:42:29plein de femmes
00:42:30sur les réseaux
00:42:31qui ont mis
00:42:31je suis une sale conne
00:42:32en soutien
00:42:33à des femmes
00:42:34qui sont des militantes
00:42:35féministes
00:42:36elle le dit
00:42:36elle dit que
00:42:37je n'ai pas du tout
00:42:37visé les victimes
00:42:38c'est ce qu'elle dit
00:42:40elle dit si si
00:42:41elle dit à un moment
00:42:41moi je m'excuse
00:42:43auprès des femmes
00:42:44que j'aurais pu blesser
00:42:45les femmes victimes
00:42:45que j'aurais pu blesser
00:42:46mais elle n'a pas
00:42:47blessé des femmes victimes
00:42:48puisqu'elle s'en passe
00:42:49à des féministes
00:42:50quand elle l'utilise
00:42:50et des féministes
00:42:51enragées
00:42:52en l'occurrence
00:42:52enragées
00:42:53les féministes
00:42:54enragées dans le spectacle
00:42:54mais par principe
00:42:55moi je vais défendre
00:42:56les féministes
00:42:57par principe
00:42:58elles sont là
00:42:59ce sont des militantes
00:43:00ce sont des militantes
00:43:02s'il n'y avait pas eu
00:43:02les féministes
00:43:03on n'aurait peut-être
00:43:03pas eu le droit de vote
00:43:04le droit d'avortement
00:43:04on parle des féministes
00:43:05qui sont rentrées
00:43:06et perturbées
00:43:06un spectacle
00:43:07ou qui détournent la cause
00:43:08en réalité
00:43:09qui détournent la cause
00:43:10on peut être tout à fait féministes
00:43:11regardez le soutien
00:43:12qu'elles ont eu
00:43:13mais en l'occurrence
00:43:13on parle d'un artiste
00:43:14qui n'a pas été condamné
00:43:16qui n'a pas été poursuivi
00:43:17c'est ça
00:43:18mais c'est le sujet
00:43:19parce que le spectacle
00:43:20il est perturbé
00:43:21par des femmes
00:43:21qui disent
00:43:22Harry Habitant
00:43:22a été soupçonnée
00:43:23et ben oui
00:43:24on ne respecte pas
00:43:25la présomption
00:43:25c'est plus que
00:43:26de la présomption
00:43:27il a été prononcé
00:43:28et déclaré innocent
00:43:29non il n'a pas été
00:43:30déclaré innocent
00:43:31il n'y a pas eu
00:43:31il n'y a pas eu
00:43:32un non-lieu
00:43:33mais il y a eu
00:43:34un non-lieu
00:43:34c'est pas la même chose
00:43:35ça veut dire
00:43:36qu'il n'y avait pas
00:43:36de charge suffisante
00:43:37pour déclarer
00:43:38mais on ne peut pas dire
00:43:39qu'il est innocent
00:43:40il n'y a pas eu
00:43:40de jugement
00:43:41il n'y a pas été déclaré
00:43:43par la justice
00:43:44l'argument des féministes
00:43:46c'est dire qu'il est non-lieu
00:43:47enfin il n'y a un non-lieu
00:43:47donc il n'est pas innocent
00:43:48il n'y a pas assez de charge
00:43:50pour prouver sa culpabilité
00:43:51c'est encore différent
00:43:52mais je ne veux pas rentrer
00:43:53dans le débat
00:43:53sur ce sujet
00:43:54mais est-ce qu'elle aurait dû faire
00:43:54cette vidéo ?
00:43:55c'est la question
00:43:55parce que
00:43:57déjà une semaine après
00:43:58là on n'en aurait pas parlé
00:43:59ce matin
00:44:00là elle remet une pièce
00:44:01dans la machine
00:44:01sauf si comme dit Jean-Christophe
00:44:04c'est à dessein
00:44:05elle remet une pièce
00:44:05dans la machine
00:44:06parce que sinon
00:44:08justement c'est raté
00:44:09il ne faut pas qu'elle le fasse
00:44:09est-ce que c'est pour
00:44:11sauver son mari
00:44:12entre guillemets
00:44:13quand je dis sauver
00:44:13c'est-à-dire qu'il va se retrouver
00:44:17il n'y a pas forcément
00:44:18de lui poser la question
00:44:18là elle a répondu
00:44:19il va pouvoir
00:44:20peut-être qu'il y a de ça
00:44:23il aura la question
00:44:23ça reste raté
00:44:24le sujet c'est que
00:44:27derrière il y a le spectre
00:44:28des violents des VSS
00:44:29des violences sexuelles
00:44:29et sexuelles
00:44:30lorsqu'elle insulte
00:44:31ces femmes de Salcon
00:44:32même si c'est du privé
00:44:34et là pour le coup
00:44:35elle est trop naïve
00:44:36elle a conscience
00:44:37que c'est la première dame
00:44:37faussement naïve
00:44:38elle est faussement naïve
00:44:39elle paraît naïve
00:44:41dans la séquence
00:44:42elle paraît naïve
00:44:42puisqu'elle le dit
00:44:43on le voit
00:44:44ça sort tout de suite
00:44:45c'est de la naïveté
00:44:45mais elle ne doit pas
00:44:48se justifier de la chose
00:44:49en disant
00:44:50en fait j'insulte ces femmes là
00:44:52de Salcon
00:44:53parce qu'elles ont interrompu
00:44:54un spectacle
00:44:54et quelque part
00:44:56elle dissocie ça
00:44:57avec la coude
00:44:57mais non justement
00:44:58pour moi c'est une erreur
00:44:59de com'
00:44:59c'est grave
00:45:00quelque part c'est-à-dire
00:45:02qu'elle ne comprend pas
00:45:03le sujet des VSS
00:45:03c'est un peu le sujet
00:45:05finalement qu'elle dit
00:45:05par derrière
00:45:06moi j'ai compris
00:45:07ce qu'elle voulait dire
00:45:08c'est maladroit
00:45:11dans la manière de le faire
00:45:11c'est maladroit
00:45:12mais c'est complexe
00:45:14à l'exercice difficile
00:45:15je suis d'accord
00:45:17c'était dit Valérie
00:45:17c'est sur les féministes
00:45:18parce qu'on pense
00:45:19qu'on veut du happening
00:45:20tout ça et tout
00:45:21quand on est une première dame
00:45:22je trouve que le signal
00:45:22qui est envoyé
00:45:23il est quand même pas terrible
00:45:24on sent qu'il y a un mépris
00:45:27qu'il y a un
00:45:27pour
00:45:28quel que soit
00:45:30le type d'intervention
00:45:31quel que soit
00:45:31le courant
00:45:32la chapelle des féministes
00:45:33et tout
00:45:33mais quand même
00:45:34quand on est une première dame
00:45:35et qu'on est censé
00:45:36en plus
00:45:36elles le met en avant
00:45:39elles l'ont mis en avant
00:45:40suffisamment
00:45:40avec mes marchands
00:45:41et tous ses amis
00:45:41sur la cause des femmes
00:45:43la défense des enfants
00:45:44machin et tout
00:45:44quand on parle comme ça
00:45:45elle dit qu'elle n'a pas vu
00:45:46qu'elle était filmée
00:45:46c'est d'autant plus révélateur
00:45:49de ce qu'elle pense réellement
00:45:49mais
00:45:50ça vous est arrivé
00:45:53quand même
00:45:53dans l'intimité
00:45:54de réconforter
00:45:55un copain
00:45:56et de dire
00:45:57mais c'est un abruti
00:45:58si on commande sur le fond
00:46:00c'est ce que vous disiez
00:46:02je pense que c'est assez problématique
00:46:03sur la vision
00:46:04qu'elle a
00:46:04du militantisme
00:46:06peut-être en règle générale
00:46:07mais notamment des féministes
00:46:08alors qu'on a besoin
00:46:09de ces femmes
00:46:10enfin je pense
00:46:10on a besoin de femmes
00:46:11qui fassent ce travail
00:46:12absolument
00:46:12nous avons notre gagnante
00:46:15c'est Bernadette de Cahors
00:46:16Bernadette féministe peut-être
00:46:19peut-être
00:46:20un bon d'achat
00:46:21vous avez gagné
00:46:22Bernadette
00:46:24un bon d'achat
00:46:25de 200 euros
00:46:26pour un bracelet
00:46:28du vent
00:46:29de la marque
00:46:29Le Vent à la Française
00:46:31vous allez sur le site
00:46:32vous allez voir
00:46:32ces beaux bracelets
00:46:34intégralement fabriqués
00:46:35à la main
00:46:35en France
00:46:36un orné
00:46:36de l'iconique rose des vents
00:46:38symbole de voyage
00:46:39de liberté
00:46:40et d'aventure
00:46:40j'espère que ça vous fait plaisir
00:46:42Bernadette
00:46:43et merci de votre fidélité
00:46:44à Sud Radio
00:46:45et juste permettez-moi
00:46:46un petit mot
00:46:46Mehdi
00:46:47c'est une faute de français
00:46:48qui m'insupporte
00:46:50il a été insulté de
00:46:52on insulte quelqu'un
00:46:54ou on traite de
00:46:55mais ça c'est un truc
00:46:57qui est très courant
00:46:58c'est là la suivante
00:46:59je fais la maîtresse d'école
00:47:01je fais la maîtresse d'école
00:47:04on traite quelqu'un de
00:47:05sa conne
00:47:06ou on insulte des féministes
00:47:08ce moment
00:47:09ce moment sera dans le
00:47:10best-of
00:47:10vous serez puni
00:47:13vous me ferez
00:47:14pour demain
00:47:15sans ligne
00:47:15allez on se retrouve
00:47:16dans un instant
00:47:17avec vous
00:47:17et on va parler
00:47:18avec vous
00:47:19entre autres
00:47:20David Marguerite
00:47:21de la commission
00:47:22européenne
00:47:23qui finalement
00:47:24finalement
00:47:25décide que
00:47:25en 2035
00:47:27il n'y aura peut-être pas
00:47:27du tout électrique
00:47:28pour les voitures
00:47:29tiens tiens
00:47:30à tout de suite
00:47:31Mettons-nous d'accord
00:47:38avec Jean-Christophe Gallien
00:47:39politologue
00:47:40conseiller en communication
00:47:41Mehdi Raich
00:47:42analyste politique
00:47:43David Marguerite
00:47:44sénateur LR de la Manche
00:47:45et Mathieu Bachelon
00:47:46communiquant
00:47:47et président de M2B Conseil
00:47:49vos coups de coeur
00:47:49vos coups de gueule
00:47:50ça tombe bien
00:47:51parce qu'il y avait
00:47:51beaucoup de sujets
00:47:52que j'avais envie
00:47:53de traiter
00:47:54on va commencer
00:47:56avec vous David
00:47:57parce que c'est un sujet
00:47:58important
00:47:59on l'apprend ce matin
00:48:00c'est à la une
00:48:00du Figaro
00:48:01la commission européenne
00:48:02devrait ralentir
00:48:03sur le 100%
00:48:04voiture électrique
00:48:05alors racontez-nous
00:48:06ce qui s'est passé
00:48:06enfin j'ai envie de dire
00:48:08une décision
00:48:09un peu de bon sens
00:48:10mais beaucoup de dégâts
00:48:12déjà étaient faits
00:48:13pourquoi ?
00:48:13parce que c'est une décision
00:48:14il faut s'en rappeler
00:48:15qui remonte à peu près
00:48:16à 2019
00:48:16c'est-à-dire après
00:48:17les élections européennes
00:48:18où il y avait eu
00:48:18une poussée écologiste
00:48:19et la commission
00:48:21prise européenne
00:48:22prise d'un zèle
00:48:23de militantisme écologiste
00:48:24avait décidé
00:48:25à ce moment
00:48:26de prendre une décision
00:48:27radicale
00:48:28qui était d'interdire
00:48:29en moins de 15 ans
00:48:30les moteurs thermiques
00:48:31c'est-à-dire à l'horizon 2035
00:48:32cette décision radicale
00:48:35personne ne conteste ici
00:48:36la nécessité de décarboner
00:48:37l'économie etc
00:48:38mais pourquoi elle était radicale ?
00:48:39parce qu'il n'y avait
00:48:40aucune étude d'impact
00:48:41sur cette décision
00:48:42ni aucune étude
00:48:43sur le marché
00:48:43et sur les attentes réelles
00:48:45des consommateurs
00:48:45le résultat
00:48:47c'est que 5 ans après
00:48:48cette décision
00:48:49elle a réussi
00:48:50à fragiliser
00:48:50très fortement
00:48:51la filière automobile européenne
00:48:52et les équipementiers
00:48:53en particulier
00:48:54on parle jusqu'à 20%
00:48:55de destruction d'emplois
00:48:56liés à cette décision
00:48:57et au Covid
00:48:58par ailleurs
00:48:59aujourd'hui la décision
00:49:00qui est prise par la commission
00:49:02de revenir
00:49:02d'appuyer sur le frein
00:49:03soit de réduire l'objectif
00:49:05de 100% à 90%
00:49:06soit de la retarder
00:49:07de 5 ans
00:49:08est une décision
00:49:09de bon sens
00:49:10je le dis vraiment
00:49:12parce que c'est une décision
00:49:14qui a aussi favorisé
00:49:15le marché chinois
00:49:15qui lui était prêt
00:49:17à la transition
00:49:18et qui a appuyé
00:49:19sur l'accélérateur
00:49:20et qui a appuyé
00:49:21sur l'accélérateur
00:49:21et puis moi je vois surtout
00:49:23dans cette décision
00:49:23le déclin
00:49:24et ça rejoint un peu
00:49:25les sujets qu'on a abordés
00:49:26tout à l'heure
00:49:26mais le déclin
00:49:27de l'influence française
00:49:28au sein de l'Union Européenne
00:49:29pourquoi ?
00:49:29parce que ce sont les Allemands
00:49:30qui imposent finalement
00:49:31aujourd'hui cette décision
00:49:32et que la France
00:49:32n'est même pas en situation
00:49:33elle n'est même pas en situation
00:49:35d'imposer
00:49:35un pourcentage
00:49:37de constructeurs
00:49:39et d'équipementiers
00:49:40européens
00:49:40dans les nouvelles voitures
00:49:42donc je me dis quand même
00:49:44que le déclin
00:49:45de l'influence française
00:49:46depuis quelques années
00:49:46il est ici
00:49:47patent
00:49:48dans cette décision
00:49:50je me réjouis
00:49:51de cette décision
00:49:51mais je m'interroge
00:49:52sur le fait
00:49:52que ce soit pas un peu tard
00:49:53et un peu léger aussi
00:49:54parce que je pense
00:49:55qu'il faudrait
00:49:56aller plus loin
00:49:57qu'un simple report
00:49:59et s'interroger vraiment
00:50:00sur la pertinence
00:50:01d'une telle mesure
00:50:02pour l'industrie européenne
00:50:03on a quand même
00:50:03le sentiment
00:50:04que tout ça
00:50:04est fait au doigt mouillé
00:50:06c'est-à-dire
00:50:06au fil
00:50:08avec des normes
00:50:09oui et puis au fil
00:50:10aussi du contexte politique
00:50:12je vous le disais
00:50:12c'est 2019
00:50:13il y a une petite poussée
00:50:14écologisme
00:50:15au moment des élections
00:50:17dans différents pays
00:50:18de l'Union Européenne
00:50:192024
00:50:19on voit que la force politique
00:50:21régresse forcément
00:50:22qu'elle est d'ailleurs
00:50:22ultra minoritaire
00:50:23mais qu'elle arrive
00:50:23à dicter son agenda
00:50:24qu'elle arrive encore
00:50:26à dicter son agenda
00:50:27et moi je le regrette
00:50:27parce que c'est une décision
00:50:28émotionnelle
00:50:30militante
00:50:30quasiment
00:50:31où le politique disparaît
00:50:33quelque part
00:50:34au profit de la technocratie
00:50:35donc je regrette vraiment
00:50:36qu'on ait fragilisé
00:50:37la filière automobile européenne
00:50:40pour cela
00:50:40je partage totalement
00:50:44mais alors totalement
00:50:45je pourrais signer
00:50:45maintenant de l'intérieur
00:50:47à Bruxelles
00:50:48c'est une décision
00:50:50qui tenait beaucoup
00:50:50aux constructeurs européens
00:50:52c'est-à-dire que
00:50:53historiquement
00:50:54les constructeurs français
00:50:55il en reste un
00:50:56réel
00:50:57et puis un autre
00:50:58qui est associé
00:50:58dans un groupe
00:50:59plus multinationalisé
00:51:00Renault d'un côté
00:51:02et de l'autre côté
00:51:02Stellantis
00:51:03ex-PSA
00:51:04à l'époque
00:51:04c'était pas le cas
00:51:05mais il y avait un patron
00:51:05qui était quand même
00:51:06bien connu
00:51:06M. Tavares
00:51:07ça tient aussi à eux
00:51:10c'est-à-dire que
00:51:11les Allemands
00:51:11quand ils arrivent
00:51:12ils sont très prédateurs
00:51:13alors là c'est très vrai
00:51:13en ce moment
00:51:14l'Allemagne est plus prédatrice
00:51:15que jamais
00:51:16sur l'ensemble
00:51:17des questions européennes
00:51:18mais pas simplement
00:51:19à Bruxelles
00:51:19elle l'est sur pratiquement
00:51:20tous les aspects
00:51:21capitalistiques dans ce pays
00:51:22ce qui reste de notre industrie
00:51:23par exemple
00:51:23ça c'est un premier point
00:51:26deuxième point à l'époque
00:51:27il faut dire
00:51:29très clairement
00:51:29que les Français
00:51:30étaient incapables
00:51:31l'industrie automobile française
00:51:32jamais n'est arrivé
00:51:33à la table de négociation
00:51:34quel que soit le sujet
00:51:35ensemble
00:51:35c'est-à-dire qu'ils se tiraient la bourre
00:51:37les uns avec les autres
00:51:37il en restait deux
00:51:38et malgré tout
00:51:39ils arrivaient à se tirer la bourre
00:51:39alors que les Allemands
00:51:40arrivaient avec une seule position
00:51:42que ce soit chez VHG
00:51:43Mercedes
00:51:43ils étaient en permanence coalisés
00:51:46mais ils n'ont pas vu venir
00:51:48effectivement
00:51:48cette décision
00:51:49en croyant effectivement
00:51:50et là c'est une erreur stratégique
00:51:52vraiment stratégique
00:51:53que leur avantage
00:51:54sur le moteur thermique
00:51:55qui existait
00:51:56qui était très puissant
00:51:57la Chine ne savait pas
00:51:58construire de moteur thermique
00:51:59et on a donné
00:52:00non pas un avantage compétitif
00:52:01on lui a donné
00:52:01la victoire quasi totale
00:52:03aujourd'hui
00:52:03les performances
00:52:05la progression exponentielle
00:52:06à travers l'Union Européenne
00:52:08mais pas simplement
00:52:08parce qu'à partir
00:52:09où vous gagnez le marché européen
00:52:10vous gagnez pratiquement
00:52:11le marché américain
00:52:12malgré aujourd'hui
00:52:12les réponses de Donald Trump
00:52:14sur ce sujet-là
00:52:14et donc
00:52:15heureusement qu'on revient
00:52:17mais c'est déjà presque trop tard
00:52:18mais pour l'anecdote
00:52:19si vous voulez
00:52:19tellement cette décision
00:52:21était mauvaise
00:52:21il y a eu un seul amendement
00:52:23contre cette affaire
00:52:23vous savez pour qui
00:52:24cet amendement existait ?
00:52:25On l'appelait
00:52:25l'amendement Ferrari
00:52:26au Parlement européen
00:52:26parce que
00:52:28on dérogèle
00:52:30à 2035
00:52:31pour les moteurs à explosion
00:52:32des très grosses voitures
00:52:34fabriquées principalement en Italie
00:52:35en Allemagne déjà
00:52:36c'est-à-dire les voitures
00:52:37qui sont à plus de 450
00:52:38600, 700 chevaux
00:52:39donc des voitures très luxueuses
00:52:41donc on était déjà
00:52:42dans quelque chose
00:52:42qui était non pas un rétropédalage
00:52:43mais en disant
00:52:44c'est délirant
00:52:45oui c'est délirant
00:52:46on a tué quasiment
00:52:46l'industrie automobile européenne
00:52:48et ce qui va avec
00:52:49c'est-à-dire
00:52:49le moteur thermique
00:52:50c'était
00:52:51allez
00:52:5230 ans d'avance
00:52:53irratrapable
00:52:53à l'époque
00:52:54le diesel ne polluait
00:52:55presque plus
00:52:55presque plus
00:52:56on nous a
00:52:57là aussi accusé
00:52:58d'être des pollueurs
00:52:59parce qu'on achetait
00:52:59des moteurs diesel
00:53:00alors que pendant des années
00:53:00il fallait acheter ça
00:53:01donc c'est une erreur folle
00:53:03que le politique
00:53:04n'a pas su accompagner
00:53:04mais qu'effectivement
00:53:05principalement
00:53:06parce que dans ce cas-là
00:53:07les acteurs principaux
00:53:09auprès de la commission
00:53:10au Parlement
00:53:10surtout auprès de la commission
00:53:11sont les constructeurs automobiles
00:53:12et bien leur grande
00:53:14fédération européenne
00:53:15et mondiale
00:53:15n'avait pas pu lutter
00:53:17contre un lobbying intense
00:53:19très intense
00:53:20des fabricants chinois
00:53:21et de l'état chinois
00:53:22en l'occurrence
00:53:23de la République Populaire
00:53:23de Chine
00:53:24oui
00:53:24qui veut
00:53:25vous le dire
00:53:26pour ajouter
00:53:28au tableau parfait
00:53:30qui vient d'être dressé
00:53:31les deux interlocutaires
00:53:34premier point
00:53:35c'est que
00:53:36ça va poser la question
00:53:38et je me pose la question
00:53:39du réel poids
00:53:40de la France
00:53:40dans l'Union Européenne
00:53:41donc là c'est une question
00:53:42de son influence politique
00:53:43on n'est même pas souverain
00:53:45sur notre propre industrie
00:53:47c'est ce que ça veut dire
00:53:48on pourra se poser la question
00:53:49sur le Mercosur aussi
00:53:50c'est la même problématique
00:53:52juste que c'est dans
00:53:52le secteur industriel
00:53:53mais c'est la même problématique
00:53:54que les agriculteurs
00:53:55et deuxième point
00:53:56c'est
00:53:57mais pourquoi ils n'ont pas fait
00:53:58d'études de marché
00:53:59c'est-à-dire que l'électrique
00:54:00est très cher
00:54:00on a la capacité
00:54:02à produire de l'électricité
00:54:03qui est derrière en jeu
00:54:04en plus
00:54:05mais dire que personne
00:54:06n'a pensé à ça
00:54:06dire qu'on a des politiques
00:54:07qui sont élus
00:54:08qui sont censés être
00:54:09entourés d'experts
00:54:10et ne sont pas capables
00:54:11de se dire
00:54:11en fait il n'y a pas
00:54:12véritablement de marché
00:54:13en Europe
00:54:14pire que ça
00:54:15le pouvoir d'achat
00:54:15des Européens
00:54:16ne permettrait pas
00:54:17d'avoir un marché
00:54:17qui se tient tout seul
00:54:18donc ces deux points
00:54:21m'obsèdent
00:54:21c'est-à-dire que
00:54:21c'est une question
00:54:22de souveraineté
00:54:22de la France
00:54:23on n'est pas capable
00:54:23d'être influent
00:54:24au niveau européen
00:54:25et en même temps
00:54:26le marché européen
00:54:27n'est pas structuré
00:54:28pour le véhicule électrique
00:54:30donc c'est incompréhensible
00:54:31depuis 2019
00:54:33avec le grédier
00:54:34jusqu'à maintenant
00:54:34c'est délirant
00:54:35on va passer
00:54:38à votre coup de gueule
00:54:39Mathieu
00:54:40c'est un coup de gueule
00:54:41concernant la coup du monde
00:54:43de football
00:54:43qui va se tenir
00:54:44aux Etats-Unis
00:54:45dans quelques mois
00:54:46les billets
00:54:48la billetterie
00:54:48a été ouverte
00:54:49et c'est une douche froide
00:54:50pour les supporters
00:54:51quels qu'ils soient
00:54:52dans le monde
00:54:52mais surtout en France
00:54:54puisque les tarifs
00:54:56ont explosé
00:54:57et en point de comparaison
00:54:59sur des coupes du monde
00:55:00qui n'étaient pas déjà
00:55:01des coupes du monde
00:55:01on va dire populaires
00:55:02que ce soit au Qatar
00:55:03où le prix moyen
00:55:05d'entrée de gamme
00:55:05pour un match
00:55:06était autour de 80 euros
00:55:07là on est sur 200
00:55:08250 euros
00:55:09pour un match
00:55:10de premier tour
00:55:11le calcul a été fait
00:55:12que si par exemple
00:55:13pour la finale
00:55:14par exemple
00:55:15les prix les moins chers
00:55:16sont autour de 3000 dollars
00:55:18le calcul a été fait
00:55:20que si par exemple
00:55:21un supporter
00:55:22de l'équipe de France
00:55:23voulait aller suivre l'équipe
00:55:24et si les bleus
00:55:25ce qu'on souhaite
00:55:26vont en finale
00:55:27il faudrait qu'ils déboursent
00:55:27autour de 6500
00:55:287000 euros
00:55:29pour voir tous les matchs
00:55:30en catégorie
00:55:31en première catégorie
00:55:33donc on a encore une fois
00:55:35la FIFA
00:55:36qui n'est pas
00:55:38c'est pas la première fois
00:55:39qu'elle est dans cette tendance là
00:55:41il y a eu déjà
00:55:43le fait que cette coupe du monde
00:55:45va avoir énormément d'équipes
00:55:46ils ont fait rentrer
00:55:47beaucoup plus d'équipes
00:55:48parce que
00:55:49pas du coup
00:55:50pour un intérêt sportif
00:55:51c'est parce que du coup
00:55:52on fait plus de matchs
00:55:53ça fait plus rentrer d'argent
00:55:53et tout
00:55:54et puis on se fait rélire
00:55:54cette coupe du monde
00:55:56va avoir lieu
00:55:58alors ils sont en train
00:55:58de discuter
00:55:59pour savoir
00:55:59s'ils pourront mettre
00:56:00une sorte de pause fraîcheur
00:56:02qui pourrait faire des cartons
00:56:03pour qu'on puisse avoir
00:56:04des publicités
00:56:05comme pour que les médias américains
00:56:07puissent vendre mieux
00:56:08le produit
00:56:09bon au milieu de tout ça
00:56:10il y a quand même
00:56:11des supporters
00:56:11vous savez
00:56:12l'UEFA à l'époque
00:56:14avait essayé de créer
00:56:14Dieu merci
00:56:15un projet qui n'a pas vu le jour
00:56:16qui s'appelait
00:56:16la Super League
00:56:17qui était un championnat européen
00:56:18fermé
00:56:19comme une sorte de
00:56:19contre l'UEFA
00:56:20c'était contre l'UEFA
00:56:23oui c'était contre l'UEFA
00:56:23l'UEFA
00:56:25beaucoup de défaut
00:56:25pour le coup
00:56:26c'était pas eux
00:56:27et il y a eu un slogan
00:56:28qui a été
00:56:29qui a été
00:56:29qui était
00:56:31venu à la base
00:56:32je crois
00:56:32des ultra napolitains
00:56:33mais qui s'était
00:56:34diffusé dans toute l'Europe
00:56:35qui était
00:56:36le football
00:56:36inventé par les pauvres
00:56:38volé par les riches
00:56:39et là
00:56:40on a vraiment
00:56:41cette illustration
00:56:41puissance 1000
00:56:43avec une coupe du monde
00:56:45qui va se jouer
00:56:46dans des stades
00:56:46totalement aseptisés
00:56:47avec un public
00:56:48qui ne s'intéresse pas
00:56:49forcément au football
00:56:50qui va venir
00:56:51pour consommer un produit
00:56:52pour se voir
00:56:53et les vrais supporters
00:56:54et Dieu sait
00:56:55qu'ils sont nombreux
00:56:55en Europe
00:56:56mais pas que
00:56:56sous l'Amérique centrale
00:56:58en tout l'Amérique du Sud
00:56:59puisque là en fait
00:57:00la coupe du monde
00:57:01est sur Canada
00:57:01Etats-Unis
00:57:02le Mexique
00:57:03qui est un formidable
00:57:04pays de football
00:57:05avec une scène
00:57:07de supporters
00:57:07formidable
00:57:08tous ces gens
00:57:08seront privés
00:57:09ne pourront pas
00:57:10voir cette coupe du monde
00:57:10une inflation
00:57:11de 370%
00:57:12pour le premier match
00:57:14des bleus
00:57:15191 euros
00:57:16pour une place
00:57:16en catégorie 3
00:57:17535 euros
00:57:19pour la catégorie 1
00:57:20et un supporter
00:57:21qui voudra aller
00:57:22suivre l'équipe de France
00:57:24sur la totalité
00:57:25de la compétition
00:57:26en catégorie 3
00:57:27c'est 6500 euros
00:57:28et en première catégorie
00:57:3015 000 euros
00:57:31c'est un scandale
00:57:32plus le voyage
00:57:34plus l'hébergement
00:57:35il y a un vrai sujet
00:57:36je pense que les fédérations
00:57:37doivent se saisir du sujet
00:57:39et les Etats aussi
00:57:40doivent se saisir du sujet
00:57:41de se rendre compte
00:57:42qu'on ne peut pas laisser
00:57:42la FIFA gérer
00:57:44de manière totalement
00:57:44uniquement mercantile
00:57:45le football
00:57:46et tout à l'heure
00:57:46nous recevrons
00:57:47Jean-Claude Darmon
00:57:48avec Gilles Gansman
00:57:49qui a été le grand argentier
00:57:52absolument
00:57:52du football français
00:57:53grand doc sur Canal+,
00:57:54ça ne pas manquer
00:57:55on se retrouve dans un instant
00:57:56et on va
00:57:57on va continuer
00:57:58avec vos coups de coeur
00:57:59et vos coups de gueule
00:58:00on va parler
00:58:01d'Emmanuel Macron
00:58:02à Marseille
00:58:03et du narcotrafic
00:58:04et puis d'un fast food
00:58:05qui a décidé
00:58:07de réserver
00:58:07une salle au
00:58:08pour votre santé
00:58:10évitez de grignoter
00:58:11Sud Radio
00:58:14le 10h midi
00:58:15mettez-vous d'accord
00:58:16Valérie Expert
00:58:17alors Mehdi Raich
00:58:19c'est un fast food
00:58:20qui s'appelle
00:58:21Lyon Seven Times
00:58:23situé dans la banlieue lyonnaise
00:58:25son nom l'indique
00:58:26qui a attiré
00:58:28votre attention
00:58:28dites-nous pourquoi
00:58:29oui alors le sujet
00:58:30a pas mal défrayé la chronique
00:58:31sur le fait
00:58:32qu'un restaurant
00:58:34donc halal
00:58:35puisse séparer
00:58:36les femmes des hommes
00:58:37et ce que je trouve intéressant
00:58:39c'est la manière
00:58:39dont ça a été communiqué
00:58:41quelque part
00:58:42on
00:58:42et un peu à l'instar
00:58:44de ce qu'a été le voile
00:58:45sur le sujet
00:58:46algérien
00:58:46c'est que
00:58:47on fait un euphémisme
00:58:48religieux
00:58:49c'est-à-dire qu'on transforme
00:58:51la séparation
00:58:51des femmes
00:58:52et des hommes
00:58:53on se sert du vocabulaire
00:58:54féminisme
00:58:55les safe place
00:58:55et en fait derrière ce safe place
00:58:57se cache une norme islamique
00:58:58et tout l'enjeu de la discussion
00:59:00est celle-ci
00:59:01c'est qu'on est quelque part
00:59:03aussi un petit peu
00:59:03en train de se mentir
00:59:04sur ce sujet
00:59:05et c'est très drôle
00:59:06c'est que
00:59:07donc on fait de l'euphémisme
00:59:08religieux
00:59:09en même temps
00:59:10on est en train de
00:59:11d'utiliser un vocabulaire
00:59:12féministe
00:59:13pour cacher
00:59:14des normes religieuses
00:59:15ce que moi je trouve
00:59:16extrêmement problématique
00:59:17c'est aussi
00:59:18un lieu donc
00:59:19de discrimination
00:59:19ils se présentent
00:59:20eux-mêmes
00:59:21comme un restaurant halal
00:59:22donc c'est bien
00:59:22qui est derrière
00:59:23il y a une norme religieuse
00:59:24donc tout ça
00:59:24est un énorme mensonge
00:59:26et on communique dessus
00:59:27donc le RN
00:59:28veut absolument l'interdire
00:59:29alors là il faudrait
00:59:30s'intéresser à la jurisprudence
00:59:31ou ce que dit exactement
00:59:32la loi sur le fait
00:59:33qu'on peut avoir un lieu
00:59:34comme un restaurant
00:59:34qui peut être discriminatoire
00:59:35mais au fond ça dit
00:59:37beaucoup de
00:59:38la manière dont
00:59:39et là c'est un sujet
00:59:40dont on parle souvent
00:59:42sur la manière
00:59:43dont certains prédicateurs
00:59:45la manière dont
00:59:46certaines personnes
00:59:47je pense à TikTok
00:59:48je pense
00:59:48je pense au réseau
00:59:50je pense au réseau social
00:59:51la manière dont on veut
00:59:51amener l'islam
00:59:52dans le débat public
00:59:53et on transforme ça
00:59:54comme un objet cool
00:59:55moi je me souviens
00:59:55de l'Algérie
00:59:56dans les années 90
00:59:57le voile était pour la pudeur
00:59:58c'était pour
00:59:59c'était pour vous protéger
01:00:00mesdames
01:00:00et là c'est la même chose
01:00:01qui arrive
01:00:02c'est-à-dire qu'on transforme
01:00:04le safe place
01:00:05qui était censé être réservé
01:00:06pour les femmes
01:00:07on retournera sur le sujet
01:00:07du féminisme
01:00:08en un objet islamique
01:00:10et c'est tout l'enjeu
01:00:11de cette conversation
01:00:12aujourd'hui
01:00:12donc il ne faut pas se mentir
01:00:13il faut être honnête
01:00:14sur ce sujet
01:00:14s'il vous plaît
01:00:16ce restaurant
01:00:16il sait très bien ce qu'il fait
01:00:17et en plus il fait ça
01:00:18comme dessus
01:00:19c'est l'objet derrière
01:00:20c'est véritablement
01:00:21la séparation des femmes
01:00:22et des hommes
01:00:23et on se cache derrière
01:00:24un vocabulaire féministe
01:00:25on se cache derrière
01:00:26un vocabulaire purement
01:00:27de communication
01:00:28pour dire
01:00:28attendez c'est pour leur bien
01:00:30mais derrière
01:00:30c'est effectivement
01:00:31une norme religieuse
01:00:32oui la vidéo
01:00:32je ne sais pas si vous avez vu
01:00:34la vidéo
01:00:34mais la vidéo
01:00:35il y a vraiment
01:00:35tous les codes
01:00:36qui s'adressent à des ados
01:00:38ou des jeunes
01:00:39voilà
01:00:39avec
01:00:40il n'y a pas un discours religieux
01:00:42du tout assumé
01:00:44mais la réalité
01:00:45c'est que
01:00:46Mehdi a tout à fait raison
01:00:47derrière le discours
01:00:48très cool
01:00:49c'est un resto
01:00:50on est entre nous
01:00:51du vocabulaire machin
01:00:51et tout
01:00:52c'est un projet de société
01:00:53qui est un projet moyen-âgeux
01:00:54qui est un projet de séparatisme absolu
01:00:56où on ne veut pas
01:00:58que les hommes et les femmes
01:00:59partagent
01:01:00quelque chose
01:01:02qui est
01:01:02à la base même
01:01:03de la civilisation
01:01:04qui est un repas en commun
01:01:05donc voilà
01:01:06se cachant derrière
01:01:07ce côté faussement cool
01:01:08il y a un projet
01:01:09mais c'est autorisé
01:01:10par la loi
01:01:11parce que ça peut être considéré
01:01:12comme discriminatoire
01:01:13je pense que
01:01:13moi je vais dire
01:01:14on a d'abord un parallèle à faire
01:01:16avec ce qui se passe
01:01:17dans les services publics
01:01:18et je pense aux piscines municipales
01:01:19parce que le discours
01:01:20est à peu près le même
01:01:20on protège les femmes
01:01:22et c'est un vieux débat
01:01:24c'est ça
01:01:24c'est pas commencé aujourd'hui
01:01:25et on vient de fêter
01:01:26l'anniversaire le 9 décembre
01:01:28de la séparation
01:01:28de l'église et de l'état
01:01:29ce sujet
01:01:30merci de le porter d'abord
01:01:31moi je remercie
01:01:32je partage complètement
01:01:33le discours
01:01:34que permet la loi
01:01:35alors elle est très claire
01:01:36sur le service public
01:01:37et sur ce qu'on a le droit
01:01:38de faire
01:01:39sur une entreprise privée
01:01:40c'est plus compliqué
01:01:41il y a une jurisprudence
01:01:42babylou
01:01:42sur les crèches
01:01:43qui est pas
01:01:45alors il y a eu plusieurs décisions
01:01:47un peu contradictoires
01:01:48a priori
01:01:49on peut intervenir
01:01:50il faudrait voir
01:01:51comment la jurisprudence
01:01:52du conseil constitutionnel
01:01:53évolue
01:01:53mais moi ce que j'ai envie de dire
01:01:54c'est jusqu'où on va accepter ça
01:01:55et je pense que
01:01:57dans le débat de 2027
01:01:59la laïcité
01:02:01notre rapport à la laïcité
01:02:03devra être interrogé
01:02:05et sera au coeur du débat
01:02:06et je souhaite moi
01:02:07que ce débat
01:02:07puisse être un débat
01:02:08sur lequel
01:02:09sans caricature
01:02:10on puisse avoir des positions
01:02:12qui sont extrêmement fermes
01:02:13parce que là
01:02:13on est clairement sur un exemple
01:02:15où les valeurs de la république
01:02:16je pense qu'on peut les avoir
01:02:17en partage au-delà
01:02:17de nos différences politiques
01:02:18reculent
01:02:19considérablement
01:02:20sous prétexte
01:02:21d'un discours
01:02:22en effet protecteur
01:02:23et un peu cool
01:02:24comme vous l'avez dit
01:02:25parce que je trouve
01:02:26votre façon de le présenter
01:02:27est une façon très pertinente
01:02:28de le présenter
01:02:29et ce qui est intéressant
01:02:29c'est qu'il y a un renversement
01:02:31de la culpabilité
01:02:31si les personnes critiquent
01:02:33ce restaurant
01:02:34absolument
01:02:34c'est que vous n'avez pas compris
01:02:36vous êtes coupable
01:02:37d'une sémophobie
01:02:38c'est la même culpabilisation
01:02:40sur les mamans voilées
01:02:41un renversement de culpabilité
01:02:44mais ce sont des choses
01:02:46je reviens un petit peu
01:02:47à l'Australie
01:02:48et sur le fait
01:02:49qu'on a laissé faire des choses
01:02:51ce que disait le tweet
01:02:52de Fama Zeddy
01:02:53que j'ai cité plusieurs fois hier
01:02:54c'est qu'on laisse
01:02:55des gens dire
01:02:56que le Hamas
01:02:57est un mouvement de résistance
01:02:58et qu'on laisse
01:02:58des choses se faire
01:02:59il y a près de 15 ou 20 ans
01:03:02une journaliste
01:03:03avec qui je travaillais
01:03:04me racontait
01:03:05que là où elle habitait
01:03:06en Seine-Saint-Denis
01:03:07il y avait des salons de coiffure
01:03:08avec des rideaux
01:03:09pour qu'on ne voit pas
01:03:10les femmes se faire coiffer
01:03:12c'était il y a 15-20 ans
01:03:14et on a laissé faire ça
01:03:15et là on laisse faire ça
01:03:17vous m'enlevez ce que j'allais dire
01:03:19c'est-à-dire qu'on ne découvre rien
01:03:21pardon
01:03:21non non mais c'est très bien
01:03:22parce qu'on ne découvre rien
01:03:24c'est ce gain terrain
01:03:25parce que c'est du gain terrain
01:03:27et aujourd'hui
01:03:27à visage découvert
01:03:28et ce qui nous embête
01:03:29c'est que ça vient
01:03:30dans des zones de fréquentation
01:03:31allez on va dire
01:03:33non fermées
01:03:34c'est-à-dire que
01:03:34ce qui s'est passé
01:03:35il y a quelques années
01:03:36aujourd'hui déborde
01:03:38évidemment s'installe
01:03:39évidemment
01:03:40et relayer politiquement
01:03:41ce que vous avez dit
01:03:41est très juste
01:03:42mais demain en 2027
01:03:43comment allez-vous dire
01:03:44en campagne électorale
01:03:46l'enjeu de la laïcité
01:03:48c'est pas l'enjeu de la laïcité
01:03:49pour toutes les religions
01:03:49c'est pour une religion
01:03:51et cette religion aujourd'hui
01:03:53elle s'est faite allier
01:03:54d'une force politique
01:03:56qui vise la finale
01:03:57de l'élection présidentielle
01:03:58on parle de compétition sportive
01:03:59là c'est l'équivalent
01:04:00de la coupe du monde
01:04:01chez nous
01:04:01c'est la finale de la coupe du monde
01:04:02c'est l'élection présidentielle
01:04:03elle est en position de le faire
01:04:05contrairement à ce que
01:04:06tous les sondages nous racontent
01:04:07parce que sa performance
01:04:08sur des cibles bien précises
01:04:09et pas un attrape-tout
01:04:10qui est le cas du Rassemblement
01:04:11qui de l'autre côté est le favori
01:04:12pour l'autre place en finale
01:04:13si vous voulez
01:04:14ces deux machines sont là
01:04:15l'enjeu aujourd'hui
01:04:17c'est pour des forces
01:04:18qu'on critique d'ailleurs
01:04:19en ce moment
01:04:20qui se sont non pas coalisées
01:04:21mais associées sur l'histoire du budget
01:04:23ce qui est un vrai sujet
01:04:23autour d'un Premier ministre
01:04:25on en parlait en off
01:04:26qui est très malin
01:04:28politiquement de ce point de vue là
01:04:29et qui trace une route
01:04:30qui à mon avis
01:04:31n'est pas terminée
01:04:32font face à ces
01:04:34deux bords extrêmes
01:04:35qui s'emparent de ces sujets
01:04:37si vous allez sur le terrain
01:04:38de la stigmatisation
01:04:40certains vont vous le dire
01:04:41de cet enjeu là
01:04:42qui a été très bien présenté
01:04:43pourtant
01:04:43et qui était une vraie bataille
01:04:44qui est une vraie bataille
01:04:45reliée derrière
01:04:46peut-être que même
01:04:47le restaurant en question
01:04:48a été financé par de l'argent
01:04:49qui vient de trafic
01:04:51qu'on ne citera pas aujourd'hui
01:04:52mais qu'on citera un peu plus
01:04:53tout à l'heure
01:04:54et bien c'est clair
01:04:55que vous avez là
01:04:56quelque chose
01:04:56qui va immédiatement
01:04:57donner de la force
01:04:59à d'autres
01:05:00qui vont dire
01:05:00mais c'est pas possible
01:05:01vous ne pouvez pas nous accuser
01:05:01de faire ça
01:05:02c'est de la stigmatisation
01:05:03c'est de l'anti-musulman
01:05:06et de l'autre côté
01:05:07vous renforcez aussi
01:05:07une position
01:05:09qui est de dire
01:05:09maintenant on ne doit pas transiger
01:05:10et ainsi de suite
01:05:11et le discours
01:05:12que vous avez pu avoir au milieu
01:05:13est très compliqué
01:05:15à tenir politiquement
01:05:16alors que
01:05:17cet enjeu aujourd'hui
01:05:18vous avez dit Valérie
01:05:19que ça a existé
01:05:20depuis très longtemps
01:05:20oui aujourd'hui
01:05:21c'est un gain de terrain
01:05:22qui rentre partout
01:05:24et qui est très
01:05:25on parlait de foot tout à l'heure
01:05:26mais alors pour le coup
01:05:27dans le football
01:05:28dans tous les aspects sportifs
01:05:29dans tous les aspects
01:05:30on le sait
01:05:30on le dit depuis
01:05:31depuis des années
01:05:32la mode sensible
01:05:33ou respectable
01:05:34on n'a pas besoin
01:05:35d'attendre le restaurant
01:05:35machin
01:05:36mais quand vous avez
01:05:36l'ouverture du clip
01:05:37excusez-moi
01:05:38de chaque Champions League
01:05:40vous vous rendez compte
01:05:40ce que ça veut dire
01:05:40la Champions League
01:05:41l'audience que ça a
01:05:42chaque semaine
01:05:43ou presque
01:05:44dans toute l'Europe
01:05:45et vous avez l'ouverture
01:05:46du clip
01:05:47qui ouvre le tunnel publicitaire
01:05:48ou ferme le tunnel publicitaire
01:05:50et ouvre le moment du match
01:05:52à la mi-temps
01:05:53heureusement qu'il n'y a pas
01:05:53de quart temps
01:05:54encore une fois
01:05:54en Champions League
01:05:55parce que ça serait sinon
01:05:56quatre fois
01:05:56et bien vous avez
01:05:57une jeune fille
01:05:58qui est évidemment voilée
01:06:00ouvre le clip
01:06:00et le termine
01:06:01il n'y a aucune raison
01:06:02sur le football en Europe
01:06:04aujourd'hui
01:06:04d'avoir cette image là
01:06:05même si on parle de liberté
01:06:06surtout quand on parle de liberté
01:06:07et l'idée c'est que tout le monde
01:06:09peut jouer au football
01:06:09voilà
01:06:10donc la bagarre
01:06:11oui
01:06:12j'ai pas peur
01:06:13mais j'ai un petit peu peur
01:06:14qu'elle soit difficile
01:06:15à mener malheureusement
01:06:16en 2027
01:06:17alors qu'elle est
01:06:17très importante
01:06:18alors allez
01:06:20votre coup de projecteur
01:06:22coup de gueule
01:06:23ça concerne
01:06:24il y a Emmanuel Macron
01:06:25qui va aller à Marseille
01:06:26pour parler de narcotrafic
01:06:28voilà
01:06:28et alors
01:06:29ce qui me
01:06:30là aussi
01:06:31une fois de plus
01:06:32qui me chagrine
01:06:33depuis un certain temps
01:06:34et depuis malheureusement
01:06:35l'assassinat
01:06:36du Médic et Sassi
01:06:37et je sens même
01:06:39que son frère
01:06:39est en difficulté
01:06:40quand on lui pose cette question
01:06:41c'est
01:06:41oui d'abord
01:06:43il y a eu une marche blanche
01:06:44qui était
01:06:45nombreuse
01:06:46mais pas si nombreuse
01:06:47que ça
01:06:47quand on voit les fléaux
01:06:48que représente
01:06:49cet enjeu à Marseille
01:06:50mais pas seulement à Marseille
01:06:51on l'a vu cette semaine
01:06:51à Dijon et ailleurs
01:06:52ce qui m'a interpellé
01:06:54c'est que dans une ville
01:06:55où il y a des grandes gueules
01:06:57des grandes gueules
01:06:58à la fois
01:06:59des célébrités
01:07:00artistiques
01:07:01rappeurs
01:07:02parfois acteurs
01:07:03parfois autour du monde
01:07:05du football
01:07:05mais aussi du monde économique
01:07:06et pas seulement des grandes gueules
01:07:08mais des personnalités
01:07:08je trouve que
01:07:10sur ce sujet
01:07:11qui est pourtant
01:07:11extrêmement transversal
01:07:13qui mine
01:07:15la société marseillaise
01:07:16de l'intérieur
01:07:17depuis très longtemps
01:07:18pas simplement
01:07:19depuis ces dernières années
01:07:19mais avec une acuité
01:07:20de plus en plus forte
01:07:21le silence
01:07:23des acteurs
01:07:24puissants
01:07:25que ce sont
01:07:26ceux de la musique
01:07:26ceux de l'économique
01:07:28je ne citerai personne
01:07:29parce que sinon
01:07:30on peut avoir des difficultés
01:07:31et je ne veux pas mettre
01:07:32la radio en difficulté
01:07:32parce que ça peut concerner
01:07:33un autre média
01:07:34un groupe média
01:07:35pas très lointain
01:07:36et pour moi
01:07:37assourdissant
01:07:38c'est à dire que
01:07:39je ne comprends pas
01:07:40que
01:07:40des personnalités
01:07:42qui fabriquent
01:07:44une partie de l'opinion
01:07:45d'une partie de la jeunesse
01:07:46notamment
01:07:47vous faites référence
01:07:48à Rodolphe Saadé
01:07:49et dans le rap
01:07:50pas seulement
01:07:51et puis d'autres
01:07:52qui sont effectivement
01:07:52des acteurs économiques
01:07:53importants
01:07:54et puis d'autres
01:07:54qui sont aussi
01:07:55reliés au football
01:07:56et des joueurs de foot
01:07:56même si à Marseille
01:07:57ça tourne très vite
01:07:58on le sait
01:07:59ils n'ont pas le temps
01:07:59de s'installer
01:08:00donc certainement
01:08:00même pas de comprendre
01:08:01ce que c'est la ville
01:08:01je considère que
01:08:04c'est à la fois
01:08:05un coup de gueule
01:08:05et un coup d'étonnement
01:08:06je pense qu'il est nécessaire
01:08:07que ces personnalités
01:08:08prennent la parole
01:08:09au-delà de leurs menaces
01:08:10des menaces
01:08:11qui planent parfois sur eux
01:08:12je pense qu'il peut y avoir
01:08:12des menaces
01:08:12je crois que c'était le moment
01:08:14pourquoi d'ailleurs
01:08:14beaucoup de gens
01:08:15n'allaient pas à cette manifestation
01:08:16mais c'est un sursaut
01:08:17qu'il faut
01:08:18eux doivent pouvoir
01:08:19incarner
01:08:20parce que sans cela
01:08:21tous les efforts
01:08:22qui sont menés
01:08:22dans cette ville
01:08:24et ailleurs
01:08:24ne seront que vains
01:08:27et je pense notamment
01:08:28à
01:08:28comment dire
01:08:30la mise en valeur
01:08:32de ces actes
01:08:33de barbarie
01:08:34que sont certains
01:08:35de ces acteurs
01:08:35des narcotrafic
01:08:37dans les clips
01:08:38ou dans certaines séries
01:08:39me pose une question
01:08:41là aussi
01:08:42merci à tous les quatre
01:08:43on va parler
01:08:45argent et foot
01:08:45avec Jean-Claude Darmon
01:08:47dans un instant
01:08:48Sud Radio
01:08:49Parlons vrai
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