00:00Non, ça ne calmera pas la mobilisation.
00:03Juste avant, on parlait de Parcoursup.
00:06Parcoursup, on met des centaines de milliers de jeunes.
00:09On chasse des universités, littéralement.
00:11Chaque année, des milliers de 100 facs qui sont refusés d'entrer à l'université.
00:14Ce qui était dit juste avant, c'était très juste.
00:16Il y a une épée de Damoclès au-dessus de la tête des lycéens pendant deux ans.
00:19Constamment, chaque note, tout va compter sur comment on va être pris ou pas d'ailleurs à l'université sur
00:25Parcoursup.
00:26Et donc, effectivement, quand on n'a pas d'enseignant en face de nous et qu'on a besoin de
00:29valider une moyenne pour pouvoir avoir une place à l'université,
00:34on a forcément une jeunesse qui est en colère parce qu'on lui impose une sélection sociale à l'entrée
00:39de l'université
00:40en lui disant qu'elle doit se construire elle-même un avenir sans lui donner les moyens de se construire
00:44un avenir.
00:44Et donc, effectivement, il y a des réponses sur les postes de remplaçants.
00:47Mais je précise quand même que l'année dernière, c'est 4000 postes d'enseignant qui avaient été supprimés dans
00:51le budget 2026.
00:52Donc, en fait, on tourne en route.
00:54Non, ils n'avaient pas été supprimés.
00:56Ah bon ?
00:56Ben non, ils n'avaient pas été supprimés.
00:58Ça avait été annulé, justement.
00:59Ça avait été fait l'objet d'une négociation et donc ils avaient été maintenus.
01:02C'est le PLF 2027, excusez-moi, sur les 1500 postes d'enseignants.
01:05Donc, en fait, on tourne en rond et effectivement, on ne répond qu'à une toute petite partie des revendications
01:09de la jeunesse aujourd'hui
01:11sur la question des lycées, sur la question des universités.
01:13Par ailleurs, le gouvernement a quand même mis deux semaines avant de répondre à ces jeunes-là sur leurs revendications.
01:19La première réponse a été la répression des mobilisations.
01:22Et donc, nous, nous avons un certain nombre de revendications qui sont effectivement l'abrogation de Parcoursup.
01:26L'investissement à hauteur de 10 milliards d'euros, la création de 250 000 places à l'université,
01:33le financement à hauteur du repas 1 euro, le dégel des APL.
01:38Ça, c'est quand même assez scandaleux dans un contexte d'augmentation du coût de la vie étudiante,
01:42de proposer de geler les APL pour ces étudiants-là,
01:45alors même que le gouvernement, pendant l'été, s'était engagé à ne pas suivre ces propositions
01:50qui sont issues dans le rapport de l'IGES.
01:51Donc non, il y a une colère sociale.
01:53Ça, c'est un premier pas du gouvernement, mais ça ne va pas faire reculer la mobilisation.
01:57Ceci dit, elle fléchit la mobilisation aujourd'hui.
01:59Ah non, elle fléchit pas.
02:02Mais écoutez...
02:0296% des lycées qui sont ouverts.
02:04Non, mais j'entends, mais fermez...
02:06Parce qu'il y a aussi le débat quand même sur la fermeture administrative des établissements
02:09pour empêcher des étudiants de se mobiliser et des lycéens aussi.
02:12Et donc, c'est très facile de fermer des établissements administrativement
02:15pour empêcher les étudiants, les lycéens de se mobiliser.
02:19Et là, j'insiste sur le fait que cette mobilisation, elle n'est pas en train de faiblir.
02:22Elle est en train de s'étendre.
02:24Et ce qu'on voit, nous, côté université, c'est que normalement,
02:26quand il y a des mobilisations et des blocages sur les universités,
02:29on est sur des universités type université classique, publique.
02:32Là, on a des grandes écoles qui nous rejoignent.
02:34On a des écoles privées, des écoles d'ingénieurs un peu partout en France,
02:37pas que à Paris, dans le reste de la France.
02:39Donc en fait, nous, ce qu'on observe, c'est une colère sociale
02:41qui monte, une jeunesse qui se révolte et une mobilisation
02:44qui va continuer à grossir.
02:46Donc mardi prochain, il y aura autant de monde ?
02:48Ce ne sera pas le même succès que mardi dernier.
02:51Et mardi prochain, il y aura plus de monde dans les rues.
02:53Vraiment, j'insiste sur le fait que cette mobilisation,
02:56nous, on la voit, elle grossit, elle prend de l'importance
02:58et que le rapport de force, il est du côté de la jeunesse,
03:01il est du côté des organisations syndicales
03:02et le gouvernement, au-delà de se mettre à la table des négociations,
03:05il doit répondre concrètement à ces revendications-là.