- il y a 5 semaines
Jeff Panacloc : le ventriloque est au micro de Sud Radio sans Jean Marc, sa marionnette
🗝 Découvrez plusieurs dates-clefs de la vie des plus grands artistes, auteurs et personnalités aux côtés de Jacques Pessis.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
________________________________________
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
________________________________________
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéos des clefs d’une vie : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQVk_MxJ_jFc3Az4Aqy_giC
##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-08-31##
🗝 Découvrez plusieurs dates-clefs de la vie des plus grands artistes, auteurs et personnalités aux côtés de Jacques Pessis.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
________________________________________
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
________________________________________
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéos des clefs d’une vie : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQVk_MxJ_jFc3Az4Aqy_giC
##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-08-31##
Catégorie
✨
PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:06Ce n'est pas votre voix, mais celle d'un autre qui vous a permis de trouver votre chemin.
00:10Vous avez fait de la carte du politiquement incorrect, votre meilleur atout.
00:14Vous démontrez ainsi que l'humour n'est pas forcément la politesse du désespoir.
00:19Bonjour Jeff Panacloc.
00:20Bonjour.
00:21Alors c'est vrai que cette formule, la politesse du désespoir pour l'humour, ce n'est pas du tout
00:24votre cas.
00:25Pour votre information, c'est un écrivain, romancier, cinéaste, Chris Marker,
00:29qui a dit cette formule au début du XXe siècle.
00:31Ok.
00:32Alors, vous êtes là dans les clés d'une vie, on va évoquer votre nouveau spectacle,
00:36on va parler de votre parcours.
00:38Jean-Marc n'est pas avec vous, ce qui va nous permettre d'avoir une condition normale.
00:41Non, c'est rare.
00:41Oui, mais ça vous marque de ne pas l'avoir avec vous ?
00:44Non, pas du tout. Non, ça me fait du bien.
00:46Oui, enfin, ils ne vous manquent pas quelque chose, quoi.
00:49Non, ça va. Je ne me sens pas seul, encore.
00:51Et puis franchement, on pourra parler entre nous sans être dérangé, si je vous dis.
00:54Oui, exactement.
00:55Alors, le principe des clés d'une vie, c'est une date particulière de votre parcours.
00:59La première que j'ai trouvée, c'est le 22 janvier 1998.
01:03Vous avez 11 ans et vous chantez ceci.
01:06C'est mon fils, ma bataille, pas des pas, qu'elle s'en aille.
01:11C'est une émission avec Gérard Vivès, qu'on a connue ensuite dans les feuilletons et les sitcoms,
01:16et qui fait du théâtre aujourd'hui, Laetitia Nallet,
01:18et un petit garçon de 11 ans qui déboule pour la deuxième fois sur le plateau.
01:22C'est vrai.
01:23Deuxième fois, la première s'était très bien passée et c'est mes parents qui m'inscrivaient au casting à
01:28chaque fois.
01:29Et voilà, je passais le casting et je me retrouvais sur ce plateau complètement déboussolé, perdu.
01:35Et en même temps, je savais que j'avais ma place.
01:38Mais c'est assez étonnant parce que le principe de l'émission, il y avait un temps qui défilait.
01:44C'est pour ça que je dis déboussolé, c'est parce que quand on chantait, le rideau se fermait.
01:48C'est le public qui votait dans la salle avec un petit boîtier.
01:51Et quand ils n'aimaient pas, ils appuyaient sur le bouton rouge et le rideau se fermait au fur et
01:54à mesure devant nous.
01:55C'est vraiment du télécrochet.
01:57S'il n'y a pas un crochet qui nous attrape par derrière, on n'est pas loin.
02:01Mais ça existait, le premier radio-crochet au poste parisien en 34, il y avait un crochet qui enlevait les
02:06candidats lorsqu'ils étaient éliminés.
02:08Et là, vous avez eu 69% de favorables et vous êtes resté jusqu'au bout.
02:11Exactement.
02:12C'est vrai que jeune chanteur à 11 ans, vous auriez pu faire une carrière à la Roméo de Georges
02:18Brise, non ?
02:19Une carrière de chanteur ?
02:21Oui, c'est ce que je voulais faire au départ.
02:24Mais je savais que je serais dans le spectacle, en tout cas c'est sûr.
02:27Je n'avais pas encore trouvé ma voix, si j'ose dire.
02:29Et dans cette émission, Gérard Vivès, le présentateur, a du mal à prononcer votre nom, Damien Colcanap.
02:36Colcanap, oui, mais je crois que c'est à chaque fois.
02:38La première fois que j'étais passé, c'est pareil, c'était Georges Béler qui présentait l'émission, avec Valérie
02:45Mérès.
02:46Et Valérie Mérès avait buté sur le nom aussi, et je crois que c'est à chaque fois.
02:50C'est pour ça que j'ai changé finalement.
02:51Et pourquoi avoir envie de chanter ? C'était vos parents qui vous poussaient ?
02:54Oui, mon papa chantait, il jouait de la guitare, il chantait beaucoup.
02:57Je pense qu'il aurait rêvé d'avoir une carrière d'artiste, qu'il n'a pas pu avoir.
03:01Et voilà, je lui rendais hommage à l'époque en chantant avec lui.
03:05C'était le début du karaoké qui venait d'arriver en France, et on s'était pris de passion pour
03:08ça.
03:09On chantait partout où on pouvait.
03:10Et il n'y a pas eu de suite finalement à ce « Je passe à la télé ».
03:12Il n'y a pas eu de suite, non.
03:14Il y a un auteur-compositeur qui m'a écrit des chansons,
03:17et puis on me destinait une grande carrière de jeune chanteur, et puis il ne s'est rien passé.
03:21Et voilà, moi je continue à chanter, je chante encore dans mes spectacles,
03:25et c'est toujours une passion pour moi.
03:26Alors, à l'époque, vous auriez pu chanter un autre titre,
03:29qui est un classique des années 50, le premier succès d'Annie Cordy.
03:33Chéri, viens vite, viens à nos gens, tu nous invites, c'est le printemps.
03:40C'est vrai qu'elle a débuté avec cette chanson, et nos gens sur Marne, c'est là où vous
03:43êtes nés.
03:44Tout à fait.
03:45Et tout se regroupe, parce que c'est...
03:46En plus, Annie Cordy, c'est le premier spectacle que j'ai vu dans ma vie.
03:49Ah bon ?
03:49Oui, et je suis parti en pleurant, parce que c'était trop fort.
03:52Ah d'accord.
03:52Et on en rigole souvent avec ma maman, parce qu'elle me dit,
03:55si tu avais su à l'époque, si on avait su ce qui serait passé derrière, voilà.
03:59Oui, j'avais eu très peur de ce spectacle.
04:01Et vous aviez quel âge ?
04:02Oh là là, je ne sais pas, j'étais tout jeune, je devais peut-être avoir 3 ans, quoi.
04:06En tout cas, nos gens, c'est le Petit Vin Blanc, la fête du Petit Vin Blanc,
04:09aux Halles de Baltard, qui ont été sauvés par Roland Langesser,
04:12qui ont été transportés des Halles de Paris, là-bas, pour sauver le bâtiment.
04:17Eh oui.
04:18Alors, il se trouve que les notes de musique, c'est bien,
04:19mais les notes à l'école, Jeff Panacloc, c'est beaucoup moins bien.
04:22C'est moins bien.
04:23Oui.
04:23Comme tous les artistes, non ?
04:24Oui, exactement.
04:25Combien vous avez eu d'artistes ici, dans ce studio ?
04:27Quand on aime, on ne compte pas.
04:30Je pense que les notes, on a arrêté de compter aussi.
04:34Oui, alors, c'est pas que j'étais mauvais,
04:36c'est que ça ne m'intéressait pas, en fin de compte.
04:39J'étais bon élève, je travaillais comme je pouvais,
04:42je m'entendais très bien avec les professeurs, je rigolais,
04:45on se faisait des blagues, des jeux de mots,
04:46j'avais une bonne répartie déjà à l'époque.
04:49Donc, voilà, tout se passait bien à l'école,
04:51sauf que les notes ne suivaient pas, et puis ça ne m'intéressait pas.
04:53Et ça se passait à Saint-Hibaut-des-Vignes, à 30 km de Paris ?
04:56Tout à fait.
04:56Quand vous avez déménagé ?
04:58Exactement.
04:59Parce que je crois que votre père conduisait des autobus.
05:01Oui, mon père conduisait les cars pour la mairie de Vincennes,
05:04et ma maman était secrétaire aussi à la mairie de Vincennes,
05:06ils se sont rencontrés comme ça, et voilà, mon père chantait dans son bus.
05:11C'est bien pour les passagers.
05:13En fait, Saint-Thibaut-des-Vignes, il y a un film célèbre qui a été tourné,
05:16c'est l'Américain de Patrick Timsit.
05:18Ah oui ? Je n'en savais rien du tout.
05:20Si vous allez voir le film, vous verrez le décor de cet endroit.
05:23J'ai regardé ça.
05:23Alors, au départ, l'école, ça s'arrête à 15 ans, je crois.
05:27Ça doit être ça, oui.
05:29Et votre vocation, ou plutôt la vocation qu'on vous destine, c'est électricien ?
05:34Oui, alors je me suis retrouvé sur les chantiers en tant qu'électricien,
05:37parce que je voulais travailler dans le spectacle,
05:39et je me suis dit, tiens, pourquoi pas éclairagiste ?
05:41Et donc, j'ai fait un CAP, BEP électrotechnique,
05:45et je me suis retrouvé dans les tranchées,
05:46et je me suis dit, ah, ce n'est pas le bon filon,
05:48je crois que je n'ai pas pris la bonne porte,
05:50et au lieu de me retrouver sur les scènes de théâtre,
05:52je me suis retrouvé sur les chantiers, oui.
05:54Il y a quelqu'un qui a commencé comme ça dans les bars à Saint-Tropez,
05:56il rêvait de faire des éclairages,
05:59et puis il rencontre le groupe Il était une fois qui débute,
06:02il dit, je voudrais vous aider,
06:03on achète chez Monoprix trois prises et deux lampes,
06:07et c'est devenu Jacques Rouverolis.
06:08Ah, que j'adore Jacques, j'adore Jacques.
06:10Qui a débuté de cette façon, comme ça, sur le terrain.
06:13Ah, c'est incroyable.
06:14Alors, il se trouve que vous commencez à travailler sur les chantiers,
06:17mais vous faites aussi de la musique.
06:19Alors, vous avez essayé le piano, la batterie, le saxo.
06:21J'ai tout essayé.
06:22Et alors ?
06:23Et alors, je pense que je n'ai pas trouvé l'instrument qui m'allait.
06:29Je ne persévérais pas, j'abandonnais au moindre obstacle.
06:35Quand il a fallu mettre la deuxième main au piano,
06:37j'ai dit, c'est trop dur.
06:39Le roulement de tambour à la batterie, c'est trop compliqué.
06:42Je n'étais pas persévérant à l'époque.
06:46Puis un jour, vous avez découvert la magie.
06:48Oui, alors là, pour le coup, ça a été déjà une petite révélation,
06:53parce que c'était vraiment le truc que je pouvais avoir dans mes poches
06:57et faire à ma famille, à mes amis, à l'école.
07:01Et ça a commencé comme ça.
07:02Je pouvais faire des petits spectacles où je voulais, en fait.
07:04C'est venu comment, cette passion de la magie ?
07:07Très bizarrement, je suis parti en colonie de vacances, en classe de neige,
07:11et j'ai eu un panari,
07:13et donc je n'ai pas pu mettre mes chaussures de ski.
07:15Et le moniteur qui m'a donc gardé à la colo pendant une semaine,
07:19je suis resté enfermé finalement, sans faire de ski,
07:22il m'a montré une cassette de Gilles Arthur,
07:23une cassette de vidéo de Gilles Arthur,
07:25qui donnait des cours de magie.
07:27Et j'ai regardé ça pendant une semaine.
07:29J'ai fait un petit spectacle de magie à la fin de la colonie,
07:32et c'est parti comme ça, quoi.
07:34Je me suis pris de passion à l'époque.
07:36Le plus grand magicien du monde, c'est David Copperfield,
07:39que vous avez vu sur scène, je crois.
07:40Oui, vu, rencontré, c'est incroyable.
07:42Et où ça ?
07:42À Las Vegas.
07:44Ah, ça fait classe de dire ça.
07:45Oui, oui, c'était incroyable.
07:47Moi, j'ai regardé toutes les vidéos,
07:49les cassettes à l'époque de David Copperfield.
07:51On n'avait pas Internet.
07:53Il fallait se débrouiller pour voir tout ça.
07:56Et c'est vrai, quand j'ai eu les moyens de pouvoir partir,
07:59je suis parti le voir.
08:00Et en plus, mon équipe, qui était avec moi à l'époque,
08:05m'a organisé une rencontre avec lui.
08:07C'était très court.
08:09On n'a pas dit grand-chose.
08:10Mais en tout cas, ça m'a fait vraiment plaisir de pouvoir le rencontrer.
08:13Il avait des moyens considérables pour faire ses tours.
08:15C'était impossible à faire pour personne, finalement.
08:20Et selon un magasin économique américain Forbes,
08:23il est le magicien qui a connu le plus grand succès commercial de tous les temps.
08:27Il a débuté à 14 ans, quand même.
08:29Et il a fait un chemin ensuite.
08:31Et en plus, il a un musée chez lui, un musée de la marionnette,
08:34où il a plein de marionnettes très connues,
08:37qu'on lui a confiées, données.
08:39Et donc voilà, c'est tout ce qu'il a pu me raconter
08:42sur les très peu de temps qu'on a discuté.
08:45Et puis, votre pseudonyme, je crois,
08:47Jeff Panaclock, est né au Maroc.
08:49Oui, c'est marrant de raconter tout ça.
08:52Oui, c'est né au Maroc.
08:53Je suis parti en vacances.
08:55Mes parents n'avaient pas beaucoup de moyens.
08:57Donc, c'est des amis qui m'ont invité avec un de mes meilleurs amis du collège.
09:02Et puis, je suis parti au Maroc avec cette famille.
09:06Et puis, je continue à faire mes tours de magie.
09:08On commençait à faire des vidéos avec les camiscopes des parents, etc.
09:11Et puis, mon copain me dira,
09:12ce serait bien que tu trouves un nom de scène.
09:14Il me dit, t'as remarqué que Colcanap, à l'envers, ça fait Panaclock ?
09:17Je dis, ben non, tiens, je vais m'appeler Magic Panaclock, ça fait classe.
09:21Voilà, et puis après, il a fallu trouver un prénom et c'est parti comme ça.
09:23Mais je ne pensais pas en être là aujourd'hui.
09:25C'était vraiment une blague d'enfant.
09:27Et comment est né le prénom Jeff, alors ?
09:30Eh bien, d'un magicien qui s'appelle Jeff McBride,
09:32pareil, aux Etats-Unis, que j'aimais beaucoup,
09:35parce qu'il faisait des vidéos de démonstration pour apprendre des tours de magie.
09:39Et donc, je me suis dit, Jeff, ça fait classe, Panaclock, ça fait même.
09:42D'ailleurs, quand j'ai commencé, on m'a dit, personne ne retiendra jamais ce nom.
09:45Il faut que tu changes, Panaclock, ça ne marchera jamais.
09:47Et finalement, c'est rentré dans la tête des gens.
09:51Qu'est-ce que vous faisiez comme tour à l'époque ?
09:52Je faisais des tours de cartes, de cordes, des tours de pièces.
09:57Je n'étais pas très bon, mais je faisais déjà beaucoup de blagues.
10:01Et je pense que c'est comme ça que j'arrivais à enjoliver le tour.
10:04Le plus grand magicien français, c'est quand même Gérard Majax,
10:08avec qui il y a un truc qui a quand même fait 10 millions de spectateurs
10:11tous les soirs pendant un an, l'émission d'induré qu'un an.
10:14Lui aussi, il m'a expliqué qu'il travaillait 6 heures par jour,
10:17rien qu'avec ses mains, pour être magicien.
10:20Oui, mais c'est pour ça que, comme la batterie, le saxophone, le piano,
10:25j'adorais la magie.
10:26Et puis, à un moment donné, c'est devenu trop compliqué.
10:28Donc, je restais sur mes acquis.
10:30Et puis, je faisais surtout beaucoup de blagues.
10:31Et puis, je mettais en scène des tours qui ne faisaient pas grand-chose.
10:35Et j'en faisais une demi-heure avec les gens.
10:37C'est incroyable ce que tu fais.
10:38Voilà, c'est parti comme ça.
10:40Parce que je ne persévérais pas.
10:41Le seul moment où j'ai commencé à persévérer,
10:43c'est vraiment mon métier de ventriloque.
10:44Il se trouve qu'il y a aussi un magicien qui s'appelle Macronay,
10:47qui était au Crasiors Saloon, que vous connaissez peut-être.
10:49Il faisait semblant de rater tous ses tours.
10:51Et au dernier moment, ça marchait.
10:53Il a passé 30 ans au Crasiors.
10:54C'est un des plus grands magiciens du monde.
10:56Car rater un tour pour le réussir ensuite, c'est encore plus compliqué.
10:59Ah oui, oui, bien sûr.
11:00C'est une vieille technique de magicien.
11:02Mais quand c'est bien fait, c'est très bluffant.
11:04Alors, ça, c'est le point de départ.
11:06Et puis, les vrais débuts, on va les évoquer à travers la date du 5 mars 2011.
11:10A tout de suite sur Sud Radio avec Jeff Panacloc.
11:13Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
11:16Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Jeff Panacloc.
11:19Sans Jean-Marc, je le précise, pour qu'on puisse parler tranquillement.
11:22Ce qui est rare.
11:23Alors, on a évoqué vos débuts.
11:24On parlera tout à l'heure de votre nouveau spectacle de la rentrée.
11:27Encore une aventure, une belle aventure.
11:305 mars 2011, vos vrais débuts à la télévision.
11:37Le plus grand cabaret du monde, première apparition.
11:40C'est Rémi Castillot qui vous présente, je crois.
11:43Oui, tout à fait.
11:43Et je crois qu'il parle d'un concours de jeunes talents.
11:46Il vous a repéré.
11:47Et où Patrick Sébastien était là.
11:48Exactement.
11:49Et Patrick ne devait pas être là.
11:53C'est un concours de circonstances incroyable.
11:56Parce qu'on faisait ce concours de jeunes talents à Gany.
12:02Et c'était juste à côté de Brice-sur-Marne.
12:04Et à la fin de son émission, Rémi, qui était très ami avec Patrick, nous a dit
12:08Patrick arrive, il va être président du jury.
12:10Ce n'était pas du tout prévu.
12:11Et donc moi, je me suis mis une pression énorme d'un seul coup.
12:14Parce que je me suis dit, c'est l'homme qu'il me faut.
12:17Il n'y a que lui qui pourra faire quelque chose pour moi.
12:20Et donc, il vous a parlé après le concours.
12:22Oui.
12:22Alors, je crois qu'il a dit, tu n'es pas prêt, il faut que tu travailles.
12:26Oui, exactement.
12:27Il est venu me voir.
12:28Alors, j'ai gagné quand même le concours ce jour-là.
12:30Un concours d'humoristes.
12:31On me regardait avec des yeux un peu de travers.
12:34Parce que je n'avais rien à faire chez les humoristes.
12:36Mais bon, j'ai quand même fait rire la salle.
12:38Et Patrick est venu me voir.
12:39Il m'a dit, c'est bien, ce que tu fais techniquement, c'est chouette.
12:41Mais par contre, les textes, ce n'est pas ça.
12:43Il faut que tu travailles encore.
12:44Je te rappellerai et on verra où tu en es à ce moment-là.
12:47Et donc, je suis parti de là en me disant, il ne me rappellera jamais, comme tous les gens de
12:51ce métier.
12:52Et il vous a rappelé.
12:53Il m'a rappelé.
12:53Et vous avez retravaillé vos textes ?
12:55Oui.
12:56Alors, entre-temps, j'ai commencé à travailler dans les cabarets à Paris.
12:59Et je pense que c'est ça, surtout, qui m'a fait travailler.
13:02C'est le fait d'être sur scène tous les soirs et de pouvoir faire des blagues devant un public.
13:06Et de persévérer, pour une fois, à écrire mes textes et à travailler encore plus.
13:13Je crois, Jeff Panacocque, que Patrick vous a suivi et a envoyé ses équipes aussi.
13:17Pour voir si tout était bien.
13:18Tout à fait.
13:19J'ai envoyé une vidéo avec tous les sketchs que je pouvais envoyer, filmer au cabaret.
13:24C'était mon père qui filmait au fond de la salle.
13:26Enfin, c'était fou.
13:27Et donc, il a reçu toutes les vidéos.
13:29Il m'a dit, qu'est-ce que tu préfères ?
13:31C'était à moi de choisir.
13:33Et donc, j'ai fait une compilation de toutes les meilleures blagues, de toutes les vidéos,
13:38pour essayer de faire le meilleur sketch que je puisse faire sur sa scène.
13:42Alors, ce soir-là, sur le plateau, il y a Daniel Evenou, il y a Patrick Fiori, il y a
13:46Frédéric Zetoun.
13:47Et tout le monde est stupéfait lorsque Jean-Marc entre en scène, parce que c'est quand même un singe
13:51pas comme les autres.
13:52Oui, j'étais très stressé, j'étais malade.
13:56Et comme quand je suis très stressé, je bombarde un peu.
14:00Généralement, je me retiens un peu moins que d'habitude.
14:04Et donc, quand je suis rentré sur le plateau, ça a été un boulet de canon.
14:08Je me suis dit, c'est mon moment, il ne faut pas que je le loupe.
14:12Et voilà, ça s'est bien passé, oui.
14:14Oui, j'ai imité Michael Jackson.
14:17Et ce qui a stupéfait la salle, c'est qu'à un moment, vous avez pris sa voix et il
14:20a pris la vôtre.
14:21Oui, c'était des choses que je faisais en cabaret.
14:24On va dire des numéros, quoi.
14:26Et j'avais tout collé les uns à la suite des autres.
14:29Il n'y avait aucun sens dans ce sketch.
14:31Mais je voulais faire le meilleur de ce que je voulais.
14:33C'est mon best-of, quoi.
14:34Et c'est vrai qu'après, quand Patrick m'a dit, tiens, ça te dirait de revenir.
14:37Je me suis dit, waouh, là, je suis vraiment dans la panade parce que je ne sais pas ce que
14:42je vais faire.
14:42Là, j'ai tout donné.
14:43Alors, il se trouve que le côté ventriloque, ça a commencé après la magie.
14:47Comment c'est venu au départ, Jeff Panacal ?
14:49Eh bien, par la magie.
14:50J'avais plein de copains magiciens qui commençaient, eux, à travailler, à jouer dans des cabarets.
14:55Et un jour, je suis allé au cagnotier du pied de la butte qui était à Pigalle à l'époque.
15:00Qui n'existe plus aujourd'hui, comme beaucoup de cabarets.
15:02Oui, il a brûlé, je crois.
15:03Oui, il a brûlé.
15:04C'est vrai.
15:04Il y a toujours le cagnotier qui est accroché sur la devanture, d'ailleurs.
15:08Et ce soir-là, je vais voir un ami magicien qui fait son numéro.
15:11Et juste après lui, arrive David Michel et Nestor, le pingouin.
15:15Et là, je suis subjugué, quoi.
15:18C'est-à-dire que vraiment, je bloque sur ce monsieur et je me dis, mais qu'est-ce que
15:22c'est que ce truc ?
15:24Je ne m'étais pas vraiment intéressé à la ventriloquie avant lui.
15:27Et je me suis dit, mais attends, c'est incroyable tout ce qu'il peut faire, tout ce qu'il
15:30peut dire.
15:30Je suis sûr qu'il y a quelque chose à faire.
15:32Et comme je faisais des spectacles de magie, je me suis dit, tiens, et si je me lançais,
15:35j'intégrais un petit numéro de ventriloquie dans mes tours de magie.
15:39Et ça a marché tout de suite, mais ventriloquie, il faut un don au départ.
15:43Alors, c'est ce qu'on me dit.
15:45Mais je pense peut-être qu'il était enfoui, peut-être qu'il dormait et que d'un seul coup,
15:49j'ai eu cette révélation qui m'a fait sortir du buisson.
15:53C'est tout de suite venu la ventriloquie, tout de suite.
15:55C'est tout de suite venu, ouais, tout de suite.
15:58Mes potes m'ont dit, en fait, tu le fais super bien.
16:00Tu ne veux pas me dire que tu as commencé la semaine dernière ?
16:03Si, si, je le fais comme ça, vraiment à l'instinct.
16:06Et très vite, je suis monté sur scène.
16:08Ce n'était pas fameux au départ, vu que Patrick m'a dit que ce n'était pas très bien
16:11écrit.
16:12Mais en tout cas, je me suis tout de suite lancé sur scène devant le public.
16:16En fait, David Michel a commencé avec Nestor grâce à Guilux.
16:19Sa pêche aux moules a été un immense succès discographique.
16:22Bon, Jacques Martin était un peu furieux parce qu'il avait un peu piqué des petits rapporteurs.
16:26D'ailleurs, il est venu il y a quelques mois dans les Clés d'une vie.
16:29Et tous les gens de la rédaction ici à Sud Radio étaient fascinés.
16:32Car David Michel et Nestor, c'est leur enfance.
16:34Alors, vous, c'est autre chose.
16:36Il a fallu trouver une marionnette.
16:38Et Jean-Marc est né comment ?
16:40Jean-Marc est né complètement par hasard.
16:42Je suis allé dans le magasin de magie où je me fournissais d'articles en tout genre à l'époque.
16:49Les cartes, les cordes, etc.
16:50Et un jour, je rentre dans le magasin de magie.
16:54J'y ai allé tous les week-ends.
16:54J'y passais mes week-ends des jours entiers à rien acheter et à juste être là.
16:59Et je rentre dans le magasin de magie.
17:01Je dis donc au patron du magasin, trouve-moi une marionnette.
17:05J'ai envie d'être ventriloque.
17:07Donc, il m'a dit, c'est bon, on a d'autres choses à faire.
17:10Il me dit, tiens, si tu veux, il y en a une là en haut de l'étagère.
17:12Tu regardes si ça te plaît.
17:14Bon, par contre, tu la payes.
17:16Et donc, je l'ai pris.
17:17Il dit, bon, maintenant, il faut que je lui trouve un prénom.
17:18Et le patron du magasin de magie s'appelait Jean-Marc.
17:20Et je dis, je l'appellerai Jean-Marc.
17:23Voilà, c'est pareil.
17:24Je ne pensais pas que ça ferait carrière, ça.
17:27Elle était là par hasard, cette marionnette ?
17:29Elle était là.
17:30Elle était là.
17:31C'était un petit singe marron, un peu...
17:33Bon, il ne ressemblait pas trop au Jean-Marc d'aujourd'hui.
17:35Mais en tout cas, c'était les prémices, quoi.
17:37Oui, oui.
17:37D'ailleurs, le premier Jean-Marc a été volé, je crois, non ?
17:39Le premier Jean-Marc a été volé.
17:41Tout à fait.
17:41À la sortie d'un théâtre, j'avais laissé très bêtement
17:44mon petit Jean-Marc dans sa valise dans le coffre de ma voiture
17:47et en revenant du restaurant, il n'était plus là.
17:50Oui, mais malheureusement, il y en a eu d'autres.
17:52Chantal Goya, son panda a été volé aussi.
17:55Ce sont des drames.
17:56Oui, mais je pense que les gens qui volent le panda de Chantal Goya,
17:58ils savent ce qu'ils volent.
17:58Moi, à l'époque, je n'étais pas du tout connu.
18:00Je ne sais pas, le mec qui a ouvert la valise,
18:02il a dû bien être surpris, quoi.
18:03Alors, les ventricoles, alors qu'à la télévision, c'était assez rare.
18:06Le premier, je ne sais pas si vous vous en souvenez,
18:08il s'appelait Jacques Courtois.
18:09Bien sûr, avec la pipe.
18:10Avec la pipe et Homer dans les émissions de Jean-Noël.
18:14Et il est toujours vivant.
18:15Il a 98 ans.
18:16Il a ouvert un cabaret casino en Thaïlande
18:19où il travaille toujours.
18:21Incroyable.
18:21Et il est joyeux sur Facebook.
18:23Ça me donne envie d'y aller.
18:24Il s'appelle Jean Courtois sur Facebook.
18:26Si un jour vous voulez le joindre, je crois que ça lui fera plaisir.
18:29Ah oui ?
18:29Ah ben, je vais le faire, carrément.
18:31Parce qu'il suit exactement tout ce qui se passe en France.
18:32Eh ben, je vais le faire.
18:33Vraiment, ça me donne envie.
18:36Alors, il se trouve qu'il y a quand même des prémices à tout ça.
18:39Ce sont les ombres chinoises que vous faisiez quand vous étiez enfant.
18:42Et vous parliez en même temps.
18:43Oui, c'est vrai.
18:44Vous savez tout.
18:46Je le raconte dans mon spectacle.
18:48Les gens pensent que c'est écrit et que c'est pour la beauté du spectacle.
18:51Mais non.
18:52Oui, c'est vrai.
18:54C'est quand j'ai écrit le nouveau spectacle que je me suis souvenu de ça.
18:58J'avais envie de raconter quelque chose de mon enfance.
19:00Et quand j'étais petit, dans mon lit, je m'ennuyais.
19:03Je n'arrivais pas à dormir.
19:04Et j'étais sous les toits.
19:05Et j'allumais ma lampe de chevet.
19:07Ça faisait une grosse tâche de lumière sur le plafond.
19:11Et avec ma main, je faisais des ombres chinoises.
19:13Et je me racontais ma journée.
19:16Je disais, qu'est-ce que t'as fait, toi, aujourd'hui ?
19:17J'ai fait ça.
19:18C'était génial.
19:18Et voilà.
19:19Je faisais ça tous les soirs.
19:20Et je m'endormais.
19:21Je ne me souvenais pas de la fin de la conversation.
19:23Bon, et puis, il y a le côté un petit peu pas grossier ou dévergondé de Jean-Marc.
19:27C'est venu comment ?
19:29Bon, c'est venu petit à petit.
19:33Il y a eu deux moments.
19:34Alors déjà, Patrick m'a beaucoup ailé aussi.
19:36Il connaît le sujet.
19:37Il connaît le sujet.
19:38Mais il y a eu deux moments.
19:40C'était, et je m'en souviendrai toute ma vie.
19:42C'était à la mort de Michael Jackson.
19:44À l'époque, j'étais tout seul dans mon appart.
19:47Et c'était la télé qui me servait de réveil.
19:50Et donc, un jour, la télé s'allume un matin.
19:52Et Michael Jackson est mort.
19:54Et moi, je faisais le fameux sketch de Michael Jackson avec Jean-Marc.
19:58Et j'avais un mariage le soir même.
20:01Je jouais dans un mariage.
20:02Et je me disais, mais qu'est-ce que je vais faire dans mon sketch ?
20:04Et c'est à ce moment-là que j'ai fait Michael Jackson mort avec Jean-Marc.
20:08Donc, les gens hilares.
20:09Et j'ai commencé à rajouter des vulgarités, des trucs, à parler au public.
20:14Et c'est comme ça que j'ai commencé à faire l'improvisation et tout.
20:16Et je me suis dit, tiens, il y a peut-être un petit truc quand on sort du texte.
20:20Et j'ai l'impression que ça plaît un peu plus aux gens.
20:22Et puis ensuite, il y a eu Patrick.
20:23Patrick, moi, je venais avec des sketchs très écrits chez Patrick.
20:26Puis finalement, quand on était en répète, je faisais n'importe quoi.
20:29Il me dit, mais c'est ça qu'il faut que tu fasses ?
20:30Qu'est-ce qui t'embête ?
20:31Les sketchs, ils ne sont pas drôles.
20:32Et tu es plus drôle en improvisant.
20:36Donc, à la fin, on écrivait 30 secondes de sketch.
20:38Et puis, on partait en roue libre.
20:40Voilà.
20:41Et il se trouve que, pas loin du communauté de la butte, il y avait un cabaret qui s'appelait
20:45chez René Labranlette.
20:47René Cousinier.
20:47Je n'ai pas connu ça.
20:48Pendant 40 ans, tous les soirs, il recevait le public en l'insultant.
20:51Et il racontait des histoires qu'on ne pourrait même pas raconter aujourd'hui.
20:55Tellement, elles sont horribles.
20:56Je suis allé un soir, moi, voir ça.
20:57Et il y avait sa femme au comptoir qui était désespérée parce que pendant 40 ans, elle a entendu tous
21:02les soirs les pires horreurs.
21:03Et René Labranlette a été un grand succès de Pigalle dans les années 60 et 80.
21:06Je n'ai jamais entendu parler de ça.
21:07Je pense qu'il aurait été content de connaître Jean-Marc.
21:11Il serait bien entendu.
21:13Il serait dit des tas de choses.
21:14Et c'est vrai qu'à l'époque, on disait la ventriloquie, ça n'intéresse personne, c'est ringard.
21:18Oui.
21:19Mais toujours.
21:20Oui, on me le dit encore.
21:21Et alors ?
21:21Je ne crois pas.
21:23La preuve.
21:23Non, je ne crois pas.
21:25Non, mais oui, oui.
21:27On m'a toujours dit, j'ai écouté, j'ai bizarrement écouté personne.
21:30Finalement, je suis resté dans mon couloir.
21:33Vous n'écoutez que Jean-Marc, finalement.
21:34Exactement.
21:35Une autre date importante dans votre parcours qu'on va évoquer dans quelques instants,
21:39c'est le 2 février 2016.
21:40A tout de suite sur Sud Radio avec Jeff Panacloc.
21:43Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
21:46Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Jeff Panacloc.
21:49Nous parlerons tout à l'heure de ce nouveau spectacle de la rentrée.
21:532 février 2016.
21:55Cette date, on peut l'évoquer à travers une chanson.
21:57San Francisco, Maxime Le Forestier, la fameuse maison bleue, qui existe toujours, qui a été repeinte récemment et qui est
22:10devenu presque un monument historique.
22:12Et pourquoi je parle de San Francisco ? Parce que le 2 février 2016, vous êtes Jeff Panacloc sur scène
22:17à San Francisco.
22:17Ah, voilà. Je ne voyais pas le lien, mais ça y est, je l'ai.
22:22Oui, incroyable.
22:24Comment on se retrouve aux Etats-Unis ?
22:26Une production franco-américaine qui a toujours l'habitude de faire venir des artistes français aux Etats-Unis m'a
22:36proposé de faire une tournée aux Etats-Unis pour les expats français.
22:42Et donc, c'est incroyable. C'était lors du premier spectacle, sur la tournée du premier spectacle, on s'est
22:47retrouvés à San Francisco, New York, Los Angeles.
22:50Miami aussi.
22:51Miami, c'était fou.
22:52Devant un public français qui riait, qui comprenait tout. Les Américains n'étaient pas là.
22:56Alors, non, il y avait certains Américains qui sont venus par curiosité, qui parlaient français aussi, mais qui m'ont
23:02découvert.
23:04Et puis, plein de Français qui m'ont découvert aussi, qui n'étaient pas forcément attachés à ce qui se
23:09passe encore dans leur pays.
23:10Donc, non, c'était incroyable cette tournée.
23:13En même temps, quand vous êtes arrivé là-bas, vous vous dites, mais qu'est-ce qui se passe ?
23:16Vous êtes pincé presque.
23:17Oui. Ah oui, et puis moi, je suis un grand fan.
23:21La date la plus importante pour moi, ça a surtout été New York, parce que je suis vraiment fan de
23:26cette ville et des spectacles qui s'y jouent.
23:30Donc, quand j'ai vu mon nom dans les rues de New York, sur la façade du théâtre, je me
23:34dis, j'ai encore la photo à la maison.
23:35C'est une folie, quoi.
23:36En même temps, ça a bien marché, parce que finalement, grâce à Internet, les Français expatriés vous connaissaient.
23:42Exactement. Oui, c'est la joie aujourd'hui d'Internet.
23:46C'est qu'on peut se faire connaître dans le monde entier très rapidement.
23:51Et la performance est d'autant plus grande, Jeff Panaclock, que je crois que vous ne parlez pas anglais.
23:55Non. Alors, j'ai fait quelques progrès depuis 2016, mais bon, c'est vraiment pas fameux, quoi.
24:01Donc, là-bas, comment vous faisiez ?
24:03Je me débrouille. Je me débrouille.
24:06Ma femme m'a forcé à partir il y a quelques années tout seul à Londres, la première fois.
24:12Elle m'a dit, maintenant, il faut que tu parles. Il faut que tu ailles tout seul.
24:15Et je me suis dit, mais je ne vais jamais y arriver.
24:17Et voilà, je me débrouille. Mais vraiment, c'est très compliqué encore.
24:21D'accord.
24:22Gottlieb, le créateur des dingos dossiers de la rubrique à Braque, s'est retrouvé un jour à New York.
24:26Il ne parlait pas un mot d'anglais. Donc, il a dû expliquer le calembour aux Américains.
24:30Et il a fait, alors, how do you do, yo de poil.
24:34C'est devenu, how do you do, Glass-Ferbank Junior, and you, Brunner.
24:38Et ces Américains n'ont rien compris. Et lui, ça l'a beaucoup fait rire.
24:41Tu m'étonnes. Je ne sais pas si ça existe, les jeux de mots en anglais.
24:44Je ne crois pas vraiment.
24:45Alors, il trouve que des ventriloques, curieusement, on ne le sait pas assez.
24:48Il y en a aux Etats-Unis, Jeff Panaclock.
24:50Beaucoup.
24:51Oui, beaucoup. Les Américains ont cette culture-là.
24:55C'est-à-dire qu'aux Etats-Unis, les ventriloques, c'est des rock stars.
24:57Je veux parler du plus connu qu'est Jeff Dunham, qui remplit des stades entiers.
25:01C'est une folie. Moi, je l'ai vu trois fois sur scène, sans comprendre grand-chose,
25:05avec des amis qui pouvaient me traduire à côté.
25:08Mais j'avais envie de voir le phénomène en vrai.
25:10Et c'est vrai que c'était fou.
25:13Et je crois que c'est Walter, sa marionnette.
25:16Ça ressemble un peu à Haïti.
25:18Non, Walter, il ressemble à...
25:20C'est un petit vieux. C'est un petit vieux jamais content.
25:22Oui.
25:24Voilà.
25:25Et il prétend, Jeff Dunham, ne jamais avoir travaillé ce don et l'avoir naturellement.
25:32Ah, ça, je n'en savais rien.
25:33Il le dit.
25:34Et c'est assez particulier. Il dit, c'est venu comme ça et je me suis débrouillé.
25:39Et puis, il y a une Anglaise aussi qui s'appelle Nina Conti.
25:44Nina Conti, bien sûr.
25:44Elle est très célèbre en Angleterre.
25:46Oui, très célèbre.
25:47Oui, très célèbre, très forte aussi.
25:49Je ne sais pas si elle n'a pas fait un incroyable talent ou je ne sais pas.
25:53En tout cas, oui, chez les anglo-saxons, la ventriloquie, c'est vraiment un art qui est respecté, finalement.
26:01Et sa marionnette est un singe.
26:02Oui, un tout petit singe.
26:03Oui.
26:04Il est tout petit.
26:05Il est au bout de sa main.
26:06C'est très étrange.
26:06J'ai toujours trouvé ça très bizarre.
26:08Mais c'est une star.
26:09Oui.
26:10En même temps, elle a un truc très particulier.
26:11Elle met des masques dans la salle au public.
26:14Oui.
26:14Et elle les fait parler.
26:16Oui.
26:16Ça, c'est un vieux numéro de ventriloque.
26:18Et moi, je le faisais dans mon premier spectacle.
26:21Et puis, après, j'ai arrêté parce que je n'avais pas envie de faire comme tout le monde.
26:26Mais oui, c'est une des ventriloques qui l'a rendu ce numéro célèbre.
26:31Le problème de la ventriloquie, c'est que ce n'est pas bon pour la santé, parfois, Jeff Panacloch.
26:36Je ne sais pas si c'est la ventriloquie qui n'est pas bon pour la santé.
26:40Mais il faut être endurant, ça, c'est sûr.
26:43Mais on peut avoir des problèmes de santé parce qu'on respire différemment ?
26:46Oui, on respire différemment.
26:49En réalité, on utilise vraiment tout notre corps quand on est sur scène.
26:52Et finalement, ça paraît normal pour les gens qu'un homme discute avec une peluche.
26:57Mais finalement, pendant deux heures, on parle tout seul.
26:59On parle tout seul.
27:02On doit maîtriser notre personnage avec le bras, avec tout le corps.
27:06Et donc, on est en tension pendant deux heures.
27:09C'est un entraînement permanent comme quand on joue du piano ?
27:12Pas du tout.
27:13Non, moi, je vais rejoindre Jeff Denham.
27:16C'est un art que je n'ai jamais travaillé.
27:18Moi, le seul moment où je travaille cet art-là, c'est quand je crée des nouveaux personnages,
27:22comme je le fais dans mes spectacles maintenant.
27:24C'est vraiment le moment où je prends du temps pour vraiment repartir à zéro dans mon travail de ventriloque.
27:31Mais c'est vrai que je remarque.
27:32À partir du moment où je remarque avec moi, c'est naturel, automatique.
27:38Je ne peux même pas l'expliquer.
27:39Vous n'êtes pas retourné aux Etats-Unis ?
27:42Je suis retourné en touriste.
27:43Oui, mais pas pour faire des spectacles ?
27:44Non, pas encore.
27:45Vous avez envie d'y retourner ?
27:47Oui, mais c'est vrai que les spectacles précédents étaient assez lourds.
27:51J'ai plusieurs personnages, j'avais des éléments de décor qui étaient compliqués.
27:55Donc, j'attends de réécrire un spectacle un peu plus soft
27:57pour pouvoir partir avec peut-être juste Jean-Marc et refaire ce plaisir-là.
28:04Quand on voit que Aznavour et Beko ont triomphé aux Etats-Unis,
28:07ils ont démarré en faisant des toutes petites salles.
28:09Et puis, petit à petit, le nom a grandi jusqu'au jour où Aznavour est passé
28:12au Radio City Music Hall de New York, la plus grande salle de New York.
28:15Incroyable.
28:15Il faut des années pour s'installer aux Etats-Unis.
28:17Oui.
28:18Puis, il y a une autre chose, Jeff Panaclock,
28:19c'est que la ventriloquie d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celle d'hier ou d'avant
28:23-hier.
28:24C'est-à-dire que le ton, le rythme est modernisé.
28:28Je ne sais pas si c'est une volonté de ma part.
28:31Je ne me suis jamais dit, tiens, je vais moderniser la ventriloquie.
28:34En tout cas, j'essaye de le faire dans l'air du temps.
28:39Comme on connaît les humoristes aujourd'hui, ça va très vite.
28:42Donc, il faut suivre aussi ça.
28:44Et puis, la dynamique et ma manière d'écrire,
28:49c'est ce qui a fait aussi notre patte.
28:54Quand on était chez Patrick, il fallait que ça fuse.
28:56Et j'ai gardé ce rythme-là.
28:59Sinon, je m'ennuie.
29:00Oui, ça a été votre meilleure école, Patrick, finalement.
29:02Oui, complètement.
29:02J'ai appris la télé avec lui.
29:04J'ai appris à écrire.
29:05Parce qu'à un moment donné, il m'a dit, prends des auteurs.
29:08Et finalement, je prenais des auteurs, mais qui écrivaient des blagues par-dessus les miennes.
29:15Et je n'arrivais pas à faire les choses avec d'autres.
29:18Je n'arrive pas à déléguer, finalement.
29:19Donc, je me suis vraiment donné tous les moyens pour être le plus productif possible pour Patrick.
29:25Vous êtes un artisan, en quelque sorte.
29:27Oui, complètement.
29:27Encore aujourd'hui, je fais beaucoup de choses tout seul pour mes spectacles.
29:32Et voilà, on n'est jamais mieux servi que par soi-même.
29:34Alors, justement, ce qui est intéressant, c'est l'évolution.
29:37Parce que Jeff Panacloc perd le contrôle, qui est le premier spectacle.
29:40Vous avez démarré dans des petites salles, comme la Comédie des Boulevards.
29:43Oui.
29:43Et vous avez fini au Dôme de Paris.
29:45Oui.
29:45C'est une progression particulière.
29:48Cette tournée, elle a été incroyable.
29:50Elle a été magique.
29:51Parce que c'est vrai qu'on a commencé la Comédie des Boulevards, qui était une petite salle de 100
29:55places.
29:56Et puis, après, un passage chez Michel Drucker, qui a fait tout exploser.
30:02Même le site de vente en ligne avait buggé.
30:05Enfin, c'était incroyable.
30:06Et toutes les salles se sont remplies très rapidement.
30:09Mon manager de l'époque a dit, il faut qu'on monte une tournée.
30:11On va mettre deux, trois villes.
30:12Et puis, on verra bien comment ça réagit.
30:14Et d'un seul coup, on est parti pour 300 dates.
30:17Et tous les années de France.
30:19On n'a pas vu le truc arriver, finalement.
30:22Et comment l'expliquez-vous ?
30:23Je n'ai toujours pas...
30:25Quinze ans plus tard, je n'ai toujours pas l'explication.
30:28Je ne sais pas.
30:29Vous avez rempli le Forest National à Bruxelles, qui est la plus grande salle de Belgique.
30:33Oui.
30:34Le public belge est incroyable.
30:35On est à chaque fois hyper bien accueillis en Belgique.
30:40Le Forest National est une salle...
30:44C'est grandiose, quoi.
30:45C'est grandiose quand on voit toutes les stars qui sont passées là.
30:48Quand Paul Nareff est parti de France pour des questions fiscales,
30:51la seule salle où il est passé en Europe, ça a été le Forest National.
30:54C'était en Belgique.
30:55Oui.
30:56Et donc, là, il a fait un carton plein comme vous l'imaginez.
30:59Ah oui, j'imagine très bien.
31:00Alors, il y a aussi une chose, c'est que vous avez innové en traitant l'actualité.
31:04Ce qui ne se faisait pas dans la ventriloquie, Jeff Panaclock.
31:07Oui.
31:09Ça, je pense que c'est l'école du cabaret.
31:11C'est-à-dire que j'ai baigné dedans.
31:15Dès le début, quand je commençais à travailler à Paris,
31:18dans les différents cabarets que j'ai pu faire,
31:20j'étais avec des soignets, je baignais dedans.
31:22Et je me suis dit, les gens rigolent à l'actualité.
31:24Et c'est quand même formidable de pouvoir réagir.
31:27Et en plus, il y a les imitateurs qui peuvent peut-être un peu tout dire
31:33en empruntant la voix des autres.
31:35Donc, je me suis dit, avec mon personnage, avec Jean-Marc,
31:37on va commencer à taper un peu sur les politiques
31:40et tout ce qui peut se passer dans l'actu.
31:42Et voilà, j'ai commencé comme ça.
31:43Oui.
31:44Vous remarquez Thierry Leluron, quand il était à Vomino,
31:46il regardait le journal de 20h.
31:48Et à 20h25, il écrivait un sketch qu'il jouait à 21h sur scène.
31:51Ah oui.
31:52Ça, je ne sais pas si je serais capable de le faire.
31:54J'applaudis dès demain.
31:55Il se trouve aussi que ça a marché.
31:57Et surtout, on aurait pu craindre que les politiques
31:59ou ce qu'on appelait encore les people soient furieux.
32:02Pas du tout.
32:03Ils en redemandent.
32:04Oui.
32:05Oui, oui.
32:06C'est comme quand on était chez Patrick.
32:09Finalement, au départ, on me regardait avec des gros yeux.
32:11Et à la fin, quand je croisais les artistes dans les loges
32:13avant le début de l'émission,
32:15ils venaient me voir et me disaient,
32:16alors, tu as un truc sur moi ?
32:17Finalement, ça fait bien aussi de se faire vanner,
32:20d'avoir un grand sourire et de rigoler.
32:22On se donne un côté sympathique.
32:23Je pense qu'il se servait un peu de moi aussi
32:25pour se donner cet air.
32:26Oh là, rien ne me touche.
32:28Qu'est-ce qu'il est drôle.
32:29Et vous avez fait toutes les salles,
32:30mais je pense que l'un des soirs les plus émouvants,
32:32c'est le premier Olympia.
32:33Ah oui.
32:34Oui, oui, complètement.
32:36Oui, le premier Olympia, je m'en souviens.
32:38Je m'en souviens comme si c'était hier.
32:40Le public a commencé à applaudir
32:42avant que le spectacle commence.
32:43Mais quand je vous dis à peut-être un quart d'heure,
32:45une demi-heure avant que le spectacle commence,
32:47on était dans les loges
32:48et on entendait les gens crier.
32:50Vraiment comme dans les films,
32:52souvent on en rajoute un peu,
32:53on entend les gens crier
32:55quand on est dans les coulisses.
32:56Mais là, c'est vraiment ce qui se passait.
32:58Et je dis, mais qu'est-ce qui va se passer
33:00quand je vais rentrer sur scène ?
33:01Il s'est passé quelque chose de magique
33:03sur ce premier Olympia.
33:04Oui, avec un public adulte et enfant.
33:07Oui.
33:08Car toutes les générations viennent vous voir.
33:09Tout le monde vient.
33:10Tout le monde vient.
33:11Alors, j'ai de plus en plus d'enfants dans mes salles.
33:14Je ne comprends pas.
33:16Mais oui, je n'ai peut-être pas forcément
33:20du texte pour les enfants.
33:21Mais en tout cas, ils viennent en famille.
33:24Et aussi, moi, je commence à rencontrer
33:25des enfants qui ont grandi avec moi
33:27et qui avaient 14 ans à l'époque.
33:30On en 17 aujourd'hui.
33:31Ils sont peut-être majeurs.
33:32Voilà, les gens grandissent avec nous.
33:34Oui, et puis les plaisanteries que vous lancez,
33:36même si elles sont parfois un peu dures,
33:39ils font les mêmes choses à l'école.
33:40Donc, il n'y a pas de problème.
33:41Exactement.
33:41C'est ce que je dis aux parents, en tout cas.
33:43Mais je n'ai jamais eu de plainte.
33:44Non, vous n'en aurez jamais.
33:46Et ce jour-là, je crois que c'est vous-même
33:47qui avez accroché les lettres rouges
33:49sur la face de l'Olympia.
33:50Oui, je l'ai fait à chaque fois.
33:51J'ai encore fait cette année, en janvier.
33:55Oui, en tant que bon électricien,
33:57j'avais envie de voir ce moment.
33:59Donc, il faut se lever très tôt
34:00pour aller devant l'Olympia
34:01quand ils accrochent les lettres.
34:03Et puis, le monsieur a été très gentil.
34:04Il m'a dit, tu veux monter ?
34:05Tu veux accrocher ?
34:06Ah bon ?
34:07Bon, et donc, c'est parti.
34:09J'ai pris ma petite lettre.
34:10J'ai monté à l'échelle
34:11et je suis allé brancher à l'OG,
34:13je crois, à l'époque.
34:15Vous savez pourquoi ces lettres rouges ?
34:17Non, dites-moi.
34:17Tout simplement parce que pendant des années,
34:19de 1930 et 1954,
34:21l'Olympia était un cinéma.
34:22Et donc, pour annoncer les films,
34:24il y avait ces lettres rouges
34:25sur la façade.
34:26C'est la raison.
34:27Et Bruno Cacatrix a gardé la tradition.
34:28Ah ben, c'est formidable.
34:30Alors, il se trouve qu'il y a eu aussi
34:31des télévisions,
34:32il y a eu des tas de choses.
34:33Et pendant la pandémie,
34:35vous avez fait une chose particulière,
34:37un spectacle à la télévision
34:38annoncé par l'agent ministre
34:41de Journain de Téléviser.
34:42Oui, c'est vrai.
34:45Oui, c'est vrai.
34:46Vous savez tout.
34:48On a fait ça.
34:50J'ai envie de dire malheureusement
34:51ou heureusement
34:51parce qu'on a eu
34:54quelques gens qui se sont plaints derrière
34:55parce que c'est vrai
34:56que le journal télévisé
34:59venait de s'arrêter.
35:01Et donc, moi,
35:01mon spectacle arrivait
35:02après la publicité.
35:03Et c'est la journaliste
35:06qui présentait le journal
35:07à l'époque,
35:07Anne-Claire Coudray,
35:09à qui on avait demandé
35:10d'annoncer le spectacle.
35:12Et donc, les gens ont cru
35:14qu'il y avait une édition spéciale,
35:15que quelqu'un était mort
35:16ou quoi, un attentat
35:17ou je ne sais quoi.
35:18Et non, c'était juste mon spectacle.
35:20Et nous, ça nous a fait marrer.
35:21Voilà, un peu moins les gens
35:23à l'époque,
35:23mais c'est resté,
35:24voilà, c'est resté
35:26comme ça.
35:27Et puis surtout,
35:27je crois qu'aujourd'hui,
35:28le service
35:30information de TF1
35:31ne veut plus faire ça.
35:32Oui, ben écoutez...
35:33Donc, on a eu de la chance.
35:34Oui, ça ne vous empêche
35:35pas de continuer.
35:36On va évoquer
35:37votre prochain passage
35:38à Paris, entre autres,
35:39le 14 novembre 2026.
35:41A tout de suite
35:41sur Sud Radio
35:42avec Jeff Panacloc.
35:44Sud Radio,
35:44les clés d'une vie,
35:45Jacques Pessis.
35:46Sud Radio,
35:47les clés d'une vie,
35:48mon invité est Jeff Panacloc.
35:50Effectivement,
35:50Jean-Marc n'est pas avec nous,
35:51mais on le salue.
35:52Il va bien en fait ?
35:53Ah oui, il va très bien.
35:53Il est très en forme,
35:54il est parti en week-end.
35:56Voilà, il a bien raison
35:57et vous lui raconterez tout.
35:58Alors, on a évoqué
35:59votre parcours
36:00et puis la tournée reprend
36:01et le 14 novembre 2026,
36:03vous êtes de retour
36:04au Dôme de Paris,
36:05ancien palais des sports,
36:06avec un nouveau spectacle,
36:08le 4e en 12 ans.
36:09Et ce spectacle,
36:10c'est Jeff Panacloc,
36:11compagnie.
36:12Et là,
36:12vous avez encore
36:13voulu évoluer.
36:14Oui.
36:15Ah ben,
36:16j'essaie toujours
36:17de me renouveler,
36:18d'évoluer,
36:19comme vous dites,
36:21de montrer au public
36:22que je ne suis pas
36:24l'âme d'un seul personnage
36:25et puis surtout
36:26qu'on peut faire
36:27beaucoup de choses
36:27avec la ventriloquie.
36:29Qu'est-ce que c'est
36:29la compagnie Jeff Panacloc ?
36:31Eh bien,
36:32on en parlait
36:32au début de l'interview,
36:34c'est ce que je me racontais
36:36quand j'étais enfant,
36:37dans ma chambre,
36:38tout seul.
36:38Voilà,
36:39je faisais mes petites ombres chinoises,
36:40je discutais avec moi-même
36:41et je m'imaginais
36:43en patron
36:43d'une grande société
36:46un peu
36:48comme dans
36:48les méchants de Marvel,
36:49voilà,
36:50qui domine un peu
36:51le monde.
36:51Je m'imaginais comme ça
36:52et j'ai essayé
36:54de reproduire ça
36:55sur scène.
36:55Voilà,
36:56donc les gens viennent
36:57visiter notre bureau
36:59et découvrent
37:00nos personnages
37:00un peu fous.
37:02Oui,
37:02parce qu'il n'y a pas seulement
37:03Jean-Marc,
37:03il y a toute une galerie
37:04de personnages
37:05qui vous a rejoint.
37:06Oui,
37:08oui,
37:08bien sûr.
37:08Pourquoi d'abord avoir développé
37:10d'autres personnages
37:10qui sont rares
37:11chez les Ventriloques ?
37:13C'est justement
37:13parce que
37:14quand j'ai découvert
37:16Jeff Dunham
37:16aux Etats-Unis,
37:17lui,
37:17il a plusieurs personnages
37:18et je me suis dit
37:19mais c'est
37:20le meilleur moyen
37:21pour montrer,
37:22déjà pour se faire connaître
37:25sans son personnage,
37:27c'est-à-dire
37:27en tant que nous-mêmes
37:28et je crois qu'aujourd'hui,
37:30on connaît aussi bien
37:30Jeff Panaclock
37:31que Jean-Marc
37:32et ça,
37:33c'est ce qui,
37:34moi,
37:35me donne envie
37:35de faire ce métier aussi,
37:37c'est d'être reconnu
37:37par moi-même.
37:39On connaît Nestor
37:40mais on ne connaît pas
37:41forcément David Michel
37:42à côté,
37:43on connaît Tataillé
37:44mais on ne sait pas
37:44forcément
37:45qui faisait parler
37:46Tataillé.
37:47Donc voilà,
37:48c'est pour ça que j'ai voulu
37:49développer aussi
37:50la famille
37:51et montrer que je peux
37:52faire beaucoup de choses
37:53et donc il y a
37:53cinq personnages
37:54dans ce spectacle.
37:55Oui,
37:56il y en a cinq
37:56on va les détailler.
37:57Il y a d'abord,
37:58je crois qu'il y a
37:59un couple étonnant.
38:01Oui,
38:01Jackie.
38:02Alors Jackie,
38:02il est présent avec nous
38:04depuis le deuxième spectacle.
38:06Ça a été la première marionnette
38:08que j'ai développée
38:08après Jean-Marc.
38:10Au départ,
38:11c'était un rappel
38:12dans mon premier spectacle
38:13à la fin de la tournée
38:14où je dis
38:15allez,
38:15je vais montrer au public
38:16on ne sait jamais
38:16si j'arrive à introduire
38:17un autre personnage
38:19et voilà,
38:20c'est un franchouillard
38:21un peu grincheux,
38:24mélanchoniste
38:24et syndicaliste
38:27qui n'est jamais content
38:28et qui nous présente
38:30dans ce spectacle
38:30sa femme,
38:31Gabrielle.
38:33Gabrielle parce qu'il est fan
38:34de Johnny.
38:34Sa femme ne pouvait
38:35que s'appeler Gabrielle.
38:36Il a deux enfants
38:37qui s'appellent Diego
38:38et retient la nuit.
38:40Et donc,
38:40c'est un numéro
38:41que je fais
38:42avec deux personnages.
38:43Je fais parler
38:44de deux personnages
38:45en même temps
38:46mais quasi.
38:47Ils s'engueulent sans arrêt
38:49et s'ils skippent au public
38:51surtout,
38:51ils nous racontent
38:51leurs rencontres,
38:53leurs demandes en mariage
38:54et pourquoi le couple
38:55dure aussi longtemps.
38:56Voilà.
38:56Et retient la nuit justement,
38:57il y a une histoire
38:58avec cette chanson.
39:01Retient la nuit
39:04Pour nous deux
39:04jusqu'à la fin du monde
39:06Cette chanson est de Charles Aznavour
39:08qui à l'époque
39:09voulait ne pas être balayé
39:12par la vague yéyée
39:13et a écrit pour Johnny et Sylvie.
39:15Il connaissait bien Johnny
39:16parce que pendant deux ans,
39:17il a hébergé à ses débuts
39:18Johnny Hallyday
39:19à Montfort-la-Maurie
39:19chez lui
39:20car Johnny n'avait pas
39:21d'appartement à Paris.
39:22Incroyable.
39:22Et il a appris
39:23à Johnny
39:23à faire du cheval
39:24et c'est pour ça
39:25que Johnny a ensuite
39:26tourné son premier film
39:27D'où viens-tu Johnny ?
39:29Incroyable.
39:29C'est fou hein ?
39:30Ah oui c'est fou.
39:30Les liens entre les deux.
39:32Alors,
39:32je crois qu'il y a
39:33d'autres personnages.
39:34Il y a aussi
39:37Rico Milchek.
39:37Oui.
39:39Rico Milchek,
39:40c'est un coach
39:40en développement personnel
39:42qui fait vaguement penser
39:44à un YouTuber
39:45très connu
39:47et qui nous donne
39:49des conseils
39:51pour bien se développer
39:53et ça ne tombe pas
39:55toujours pile-poil
39:56là où il faut.
39:56Oui c'est des conseils
39:57à ne pas suivre.
39:57Exactement.
39:58Mais les coachs
40:00du moment personnel
40:01il y en a eu beaucoup.
40:02Johnny justement
40:03a eu aussi beaucoup
40:03de coachs comme ça
40:04qui se prenaient pour Johnny
40:06pendant quelques mois
40:07et ils disparaissaient
40:08aussi vite
40:08qu'ils étaient arrivés.
40:09Évidemment.
40:10Mais je pense qu'aujourd'hui
40:11c'est une grande mode.
40:12Il y a plein de coachs
40:13sur les réseaux sociaux
40:14des gens qui s'inventent
40:16un métier
40:17et qui vous font croire aussi
40:18qu'ils vont pouvoir
40:20vous transformer
40:22et avoir une meilleure
40:23version de vous-même.
40:24Je crois que
40:25ça ne marche pas forcément.
40:27Et c'est ce qui me faisait
40:28marrer aussi
40:29de créer ce personnage-là
40:30pour le public
40:32qui sait de quoi je parle.
40:33Oui.
40:34Et puis c'est une façon
40:34d'observer la société
40:36et d'être un peu énervé
40:37contre cette société.
40:38Oui.
40:39On est toujours énervé
40:41face à la société
40:42et je pense que les personnages
40:44nous servent aussi
40:45à se libérer de tout ça.
40:47C'est ce que le public
40:48me dit en tout cas
40:49souvent quand je reçois
40:50les messages
40:51sur les réseaux.
40:52On a besoin
40:53non seulement d'en rire
40:54mais aussi de dénoncer
40:55même si on peut
40:57jamais faire grand-chose
40:58en tout cas
40:58ni transformer les choses
40:59mais en tout cas
40:59ça fait du bien de le dire.
41:01Oui en fait
41:01c'est la majorité silencieuse
41:03qui assiste à vos spectacles
41:04et qui préfère
41:05entendre rire de cela
41:06que d'aller sur internet.
41:08Exactement.
41:09Et puis il y a
41:10Géry Golry
41:11donc il y a
41:12Rigol dedans
41:12qui est un colloque
41:14de Jean-Marc.
41:14Oui c'est le colloque
41:15qui veut s'essayer
41:17au stand-up.
41:18Voilà c'est pareil
41:19je suis un peu
41:20tout ce qui m'entoure
41:21tout ce que je vois
41:22sur les réseaux
41:23tout ce qui est un peu
41:24à la mode
41:24et c'est de plus en plus
41:27pas de plus en plus
41:28c'est la mode
41:29des stand-upers
41:30sur internet
41:32il y en a à Foison
41:33maintenant
41:33des humoristes
41:34il y en a partout
41:34et ils ont tous
41:37plus ou moins
41:37les mêmes tics
41:38et la même manière
41:38d'écrire les blagues
41:40et de parler
41:41et donc j'ai voulu faire
41:42une parodie de ça.
41:43Ils racontent leur vie
41:44qui n'a aucun intérêt
41:45et ils essaient d'en rire.
41:47C'est exactement ce qu'on raconte
41:48dans le sketch
41:49il nous raconte sa vie
41:50mais bon ça n'a pas
41:51beaucoup de sens.
41:52Il y a le stand-up
41:53et il y a beaucoup plus fort
41:54les ligues d'improvisation
41:55qui elles racontent quelque chose
41:57je ne sais pas si vous savez
41:58mais les ligues d'improvisation
41:58qui ont beaucoup de succès
41:59en France aujourd'hui
42:00elles sont nées au Québec
42:01les matchs de hockey
42:03étaient vides
42:03et à la mi-temps
42:05on a créé ces ligues d'improvisation
42:06qui sont devenues
42:07des classiques.
42:08Oui
42:08j'assistais aux matchs d'impro
42:11à l'époque
42:12quand ça jouait à Paris
42:13il y avait justement
42:15Montréal contre Paris
42:16c'était incroyable
42:17sur une piste de hockey
42:19comme vous dites
42:20une mini piste de hockey
42:22qui était en plein milieu
42:23de la salle
42:23et d'un seul coup
42:24ils avaient des t-shirts
42:25et ça partait dans tous les sens.
42:26Et je crois que le premier personnage
42:27que vous avez créé
42:28outre Jean-Marc
42:29c'est Momo le Chameau
42:30au festival de Marrakech.
42:32C'est vrai.
42:33Oui c'est vrai que
42:34quand on a créé Momo
42:36je n'étais pas du tout parti
42:37pour avoir plusieurs personnages
42:39j'avais que Jean-Marc
42:39et donc j'ai fait la première fois
42:43le Marrakech du rire
42:44où Jamel m'a très gentiment invité
42:46après un passage
42:47chez Patrick Sébastien
42:48où il était venu
42:49en invité
42:49il m'a dit
42:50mais viens au Marrakech
42:51ça va faire rire tout le monde
42:52et puis la deuxième fois
42:53qu'il m'a fait venir
42:54je me suis dit
42:54mais qu'est-ce que je vais pouvoir faire
42:55et je lui ai dit
42:56et si je faisais un chameau
42:57un chameau qui parle
42:58on fait un trio
42:59avec Jean-Marc
43:00et Momo
43:01et puis Jamel
43:04s'est joint à nous
43:05pour faire le sketch
43:10et c'est devenu
43:11je ne sais pas si c'est culte
43:13mais en tout cas
43:13les gens se souviennent encore
43:14de ce sketch avec Jamel
43:15Peut-être que vous reprendrez un jour
43:17le personnage du chameau
43:17Je ne sais pas
43:18parce que c'était une autre époque
43:20où on pouvait encore faire un chameau
43:22avec un accent
43:23et je ne sais pas
43:24si ça passerait pareil aujourd'hui
43:25Je ne suis pas certain
43:26en tout cas
43:27j'ai la lucidité de le savoir
43:28Ça ne vous empêche pas de bosser
43:29si j'ose dire
43:30puisque tout ça a évolué
43:32car en tout temps d'expérience
43:33vous êtes un petit peu assagi
43:35même si le langage de Jean-Marc
43:37n'a pas changé
43:38Jeff Panacloc
43:39Oui
43:39alors moi dans ce spectacle
43:41quand même
43:42je me suis assagi
43:43c'est vrai
43:45mais j'ai eu pas mal de remarques
43:47justement des fans
43:48des très très fans
43:48des ultra fans
43:49qui peuvent m'écrire
43:50ou m'attendre
43:51à la sortie des spectacles
43:52et voir 150 fois le spectacle
43:54en me disant
43:54oh là là
43:55donc ce spectacle
43:56on le trouve un peu
43:57un peu plus édulcoré
43:59que celui d'avant
44:00et donc c'est vrai
44:01que ce spectacle
44:01j'ai poussé un peu les curseurs
44:03et ça fait du bien
44:03ça fait un bien fou
44:04moi je me retrouve
44:05avec moi-même aussi
44:06Oui parce qu'il ne faut pas
44:07hésiter aujourd'hui
44:08à dire ce qu'on pense
44:09même si ce n'est pas toléré
44:11En tout cas je pense
44:11que le public
44:12n'aime pas les choses tièdes
44:13et que c'est soit on y va
44:15soit on arrête
44:15Alors je crois qu'en plus
44:16ce spectacle
44:17donc Jeff Panacloc
44:18compagnie
44:19c'est vraiment
44:20la concrétisation
44:21d'un rêve d'enfance
44:22de vos rêves d'enfance
44:23Oui
44:24complètement
44:26j'ai réussi
44:27à tout lier
44:29dans ce spectacle
44:30raconter aux gens
44:32comment m'est venu
44:36ce goût du métier
44:37je ne parle même pas
44:38que de ventriloque
44:38mais le métier de la scène
44:39le métier du spectacle
44:40en général
44:41d'être sur scène
44:41et de donner du plaisir
44:43aux gens
44:44je pense que
44:45dans ce spectacle
44:46je le raconte bien
44:47et je chante une chanson
44:49à la fin du spectacle
44:49qui s'intitule
44:51je ne sais faire que ça
44:52parce que Jean-Marc
44:53se demande
44:54ce que je ferais
44:55si un jour
44:56je n'ai plus envie
44:56d'être ventriloque
44:57et voilà
44:58je lui dis
44:58je ne sais faire que ça
44:59Et puis vous évoquez
45:00cette relation passionnelle
45:02mais toxique
45:02quelquefois
45:03avec Jean-Marc
45:04Oui
45:05bien sûr
45:06c'est parfois
45:09une bonne chose
45:10et c'est parfois
45:10une plaie
45:11d'avoir Jean-Marc
45:13Il n'arrête pas de parler
45:14Il n'arrête pas de parler
45:15on a du mal
45:16vous voyez
45:17ça fait une heure
45:18qu'on parle ensemble
45:19c'est rare
45:20dans une émission
45:21où je peux parler
45:22pendant une heure
45:22sans être dérangé
45:24par Jean-Marc
45:24et puis moi
45:25quand je fais des émissions
45:26souvent on pose
45:26beaucoup de questions
45:27à Jean-Marc
45:27on vient chercher des vannes
45:29et finalement
45:29je suis un peu
45:30mis de côté
45:31dans les émissions
45:33de divertissement
45:34en général
45:35donc ça fait du bien
45:36de parler
45:37La voix de Jean-Marc
45:38elle est venue comment ?
45:39La voix de Jean-Marc
45:40elle est venue
45:40d'un seul
45:41comme ça
45:42elle est venue
45:43dès le premier jour
45:44c'était Jean-Marc
45:45comme ça ?
45:46Oui
45:46Ce spectacle en même temps
45:48vous dites que
45:48vous revendiquez
45:49d'être toujours aussi con
45:51c'est le terme
45:53Oui
45:54bah oui
45:55j'englobe
45:57tous les personnages
45:58je m'englobe moi
45:59c'est vrai que
46:00quand on regarde
46:02les spectacles
46:02comme le nôtre
46:04on va se dire
46:04mais c'est vraiment
46:05il y a vraiment
46:05un moment donné
46:06où il s'est posé
46:08sur son ordinateur
46:09et il s'est dit
46:09tiens je vais écrire tout ça
46:10et bien oui
46:12je crois que plus c'est
46:14plus c'est fou
46:15plus c'est bête
46:17c'est ce qu'il y a
46:18le plus dur à écrire
46:19voilà
46:19c'est bête sans être méchant
46:20à l'inverse d'Arakiri
46:21en quelque sorte
46:22exactement
46:22alors il y a ce spectacle
46:24mais il y a eu aussi
46:25d'autres choses
46:25vous avez fait deux BD
46:26tout à fait étonnantes
46:27qui sont sorties
46:28où vous mettiez
46:29vous mêliez Jean-Marc
46:30au monde du cinéma
46:31et de la comédie
46:32oui il y a eu deux BD
46:33alors il y a eu une BD
46:35un peu générale
46:36et puis une autre
46:37où c'est Jean-Marc
46:38et Jeff
46:39qui voyagent dans le temps
46:40et j'ai eu beaucoup
46:41de plaisir à écrire ça
46:43et à monter ce projet
46:46parce que déjà moi
46:47je suis un grand lecteur
46:48de bande dessinée
46:49j'adore Tintin
46:50je suis fan de Tintin
46:51j'ai un Tintin
46:52d'un mètre quatre-vingt
46:52dans mon salon
46:53donc voilà
46:55et donc quand on m'a proposé
46:58d'écrire ces BD
46:58j'ai foncé
47:00j'ai vraiment adoré
47:01et en plus
47:02ce sont de beaux objets
47:02je trouve
47:04voilà
47:04c'est un beau souvenir
47:06et puis il y a eu le cinéma
47:07avec Pierre-Martin Laval
47:08une belle aventure aussi
47:10incroyable aussi
47:11oui oui
47:11on m'a proposé
47:12de jouer
47:14de jouer nos propres rôles
47:16de Jeff et Jean-Marc
47:17au cinéma
47:18dans une aventure
47:19complètement dingue
47:20et ça a été
47:21ça a été 60 jours
47:22de tournage de fou
47:23je n'ai jamais tourné
47:24de film de ma vie
47:26et d'un seul coup
47:2760 jours de tournage
47:28où on se rend compte
47:29que tourner un film
47:30de comédie
47:30c'est sportif
47:32très sportif
47:34parce qu'il y a
47:35plein de choses à faire
47:36il faut courir
47:37et moi je ne suis pas
47:38un grand sportif
47:38et je me suis fait
47:39une déchirure
47:43je ne sais même plus
47:44comment ça s'appelle
47:45de la cuisse
47:47sur 6 cm
47:48dès le premier jour
47:49donc j'ai dû faire
47:50tout le tournage
47:52avec un bandage
47:53et ça a été compliqué
47:54mais je me donnais à fond
47:55vous n'imaginez pas tout ça
47:56quand vous avez commencé ?
47:58ah non mais rien
47:58j'imaginais rien
47:59quand j'ai commencé
48:00c'est quand même
48:00le premier ventriloque
48:02à avoir rempli Bercy
48:03oui aussi
48:04c'est bien de me rappeler tout ça
48:06c'est vrai
48:07est-ce qu'on joue
48:08de la même façon
48:09quand on a 100 personnes
48:10devant soi
48:10ou 10 000 personnes ?
48:11oui
48:11en tout cas moi
48:12je tiens à jouer
48:15de la même façon
48:16pour les petites salles
48:17comme les grandes
48:18quand on est en rodage
48:19au début de la création
48:20du spectacle
48:21jusqu'à Bercy
48:22par exemple
48:23et c'est pareil
48:24pour la scène
48:25le décor
48:26je tiens à avoir
48:27le même décor
48:28quand on est à Bercy
48:28que quand on est
48:29dans une petite salle
48:30en province
48:31je trouve que c'est un respect
48:32pour le public
48:32de leur donner
48:33le même spectacle partout
48:34parce que parfois
48:35des humoristes
48:36ou des artistes
48:38partent en tournée
48:38avec pas grand chose
48:39et puis quand les gens
48:40regardent le spectacle
48:41à la télé
48:41ils disent
48:41nous on n'a pas vu
48:42la même chose
48:43voilà
48:43ce qui est étonnant
48:44avec vous
48:44c'est que vous remplissez
48:46des salles absolument partout
48:47des salles géantes
48:48et vous continuez néanmoins
48:49à être boudé
48:50par une classe médiatique
48:51qui vous trouve vulgaire
48:54vous l'assumez ?
48:55oui je l'assume
48:57je ne sais pas si je l'assume
48:58mais en tout cas
48:59j'en ai fait mon deuil
49:00j'en ai fait mon deuil
49:02je m'en amuse
49:02j'en parle dans le spectacle
49:03Jean-Marc a une petite tirade
49:04sur les journalistes
49:05et les gens qui peuvent
49:06en fait j'ai toujours
49:08trouvé ça facile
49:09quand on vient me voir
49:10en spectacle
49:11de nous limiter
49:13à ça
49:14et à la vulgarité
49:15de Jean-Marc
49:15alors qu'il y a
49:16plein de choses
49:16dans le spectacle
49:17il y a d'autres personnages
49:18on ne peut pas aimer
49:19la vulgarité de Jean-Marc
49:20mais on peut aimer
49:21d'autres personnages
49:22on a un décor
49:23on a des chansons
49:24des musiques incroyables
49:25je le dis d'autant plus
49:26que ce n'est pas moi
49:27qui l'ai fait
49:27si j'ai une équipe
49:28je suis très bien entouré
49:30donc je trouve ça
49:31toujours triste
49:32de me réduire
49:33à la vulgarité de Jean-Marc
49:34et c'est pour ça
49:35que je ne m'intéresse plus
49:37aujourd'hui
49:38on s'intéresse à vos dates
49:39et vos spectacles
49:40donc je précise
49:41que le 14 octobre
49:41vous serez à Montpellier
49:42le 15 à Marseille
49:43le 14 et le 15 novembre
49:45à Paris
49:46autour de Paris
49:47ensuite il y a Grenoble
49:48Nice, Lyon, Montélimar
49:49et toutes les dates
49:49sont sur internet
49:50et finalement
49:51grâce à vous
49:52on se rend compte
49:53que le politiquement incorrect
49:54n'est pas mort
49:55ce qui est une bonne nouvelle
49:56non je ne crois pas
49:56et je crois qu'on y vient
49:57de plus en plus
49:58il y a beaucoup
49:59beaucoup d'artistes
50:00je parlais du stand-up
50:01tout à l'heure
50:02mais il y a beaucoup
50:03d'artistes
50:03qui y vont de plus en plus
50:05je crois que le public
50:06a besoin de ça
50:06quand c'est trop plat
50:09ça n'intéresse pas les gens
50:10et puis il faut marquer
50:11aujourd'hui nous
50:12on est là depuis longtemps
50:12mais c'est vrai
50:13que quand on est sur internet
50:15on a 30 secondes
50:16pour marquer les gens
50:17sur une vidéo
50:17il faut que ça envoie
50:19voilà
50:19alors écoutez
50:20continuez comme ça
50:21ne changez rien
50:22et saluez quand même
50:23Jean-Marc de notre part
50:24avec grand plaisir
50:24et que la prochaine fois
50:25il viendra à vos côtés
50:26mais je ne suis pas sûr
50:27que vous parlerez autant
50:27qu'aujourd'hui
50:28je ne suis pas sûr non plus
50:29merci Jeff Panacloc
50:30les clés d'une vie
50:31c'est terminé pour aujourd'hui
50:32on se retrouve bientôt
50:33restez fidèles
50:33à l'écoute de Sud Radio
50:34Sous-titrage Société Radio