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  • il y a 2 jours
Ce mercredi 19 août, Frédéric Loisel, fund manager chez Quaero Capital, Sylvain Goyon, gérant actions chez Montpensier Arbevel, et Didier Marteau, professeur émerite à l'ESCP, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01BFM Business présente
00:04Good Morning Market
00:06Etienne Brun
00:078h43, c'est parti pour Good Morning Market
00:09On vous accompagne pendant une demi-heure
00:11Dans un instant, le club de la bourse
00:13Avec Sylvain Goyon de Montpensier-Arbevel
00:14Et Frédéric Loisel de Quairo Capital
00:17Le CAC 40 et l'Eurostock 50
00:18Donc son quasi stable entrée ou ouverture
00:20Le baril de pétrole est toujours au-delà des 90 dollars
00:2391 dollars pour un baril de Brent
00:25Quand le 10 en français est donc toujours au-delà
00:27Des 4,10% sur un plus haut de 2008
00:29Justement, on va en parler, cette remontée des taux longs
00:31Tout de suite dans le club de la bourse
00:34Good Morning Market
00:35Sur BFM Business
00:37Club de la bourse ce matin avec Sylvain Goyon
00:39Bonjour Sylvain, vous êtes gérant action
00:40Chez Montpensier-Arbevel et Frédéric Loisel
00:43Bonjour Frédéric, merci également
00:45De nous accompagner, vous êtes gérant de portefeuille
00:47Chez Quairo Capital, je vais commencer avec vous
00:49Parce que votre fonction
00:51Notamment, c'est de suivre ce qui se passe sur le marché obligataire
00:53Allouer un petit peu
00:54L'argent qui vous est confié sur
00:56Des obligations, bon en ce moment
00:58Il y a de quoi faire sur le marché obligataire
01:01Je ne sais pas par où commencer
01:02Entre ce spread, je le disais en préambule
01:04De 85 points entre la France et l'Allemagne
01:06Un 10 ans français au-delà des 4,1%
01:09Pour la première fois depuis 2008-2009
01:12Et puis les taux américains également
01:14Qui inquiètent avec un 30 ans américain
01:17Au-delà des 5,3 pour la première fois depuis 2007
01:20Alors il y a plein de choses dans la hausse des taux longs
01:22Vous avez mentionné la France
01:24Les taux longs peuvent traduire un risque spécifique
01:29Ce qui est le cas sur la France
01:30Effectivement, vous avez une prime de risque
01:33A 85, donc on la mesure
01:35Traditionnellement contre le 10 ans allemand
01:37On est en fait à des niveaux
01:38Qui prévalaient au moment de la chute
01:40Des gouvernements précédents
01:41Vous avez aussi en fait
01:43La hausse des taux longs, ça traduit également
01:45En fait une bonne santé de l'économie
01:47Ça veut dire que vous avez une concurrence pour le capital
01:49Et donc si l'économie est plus robuste
01:51Plus productive, vous avez les taux longs qui montent
01:54C'est un peu la thèse au Japon
01:56Et c'est un tout petit peu également la thèse aux Etats-Unis
01:58On en reparlera plus tard
01:59En fait le marché action en tout cas
02:01A cette thèse-là très fortement ancrée
02:03Pour justifier des valorisations qu'on connaît sur les Etats-Unis
02:06Vous avez évidemment en fait l'impact de la crise géopolitique
02:10Je veux dire que maintenant
02:11Le marché se convainc
02:12Il n'y a ni à court terme ni à moyen terme
02:14De solutions pour une réouverture du détroit d'Hormuz
02:16Donc le prix du pétrole l'intègre également sur les échéances longues
02:19Les contrats d'achat du Brent à juin prochain
02:22Donc en 2027
02:23On est sur les plus hauts qu'on avait connus en avril-mai
02:27Et puis vous avez également un élément
02:29Qui est à mon sens pas assez commenté
02:31Que nous en fait on voit dans la gestion quotidienne
02:34C'est une espèce de concurrence renouvelée
02:36Pour l'accès au marché obligataire
02:38D'une nouvelle classe d'emprunteurs
02:40À côté de l'Etat qui est traditionnellement le plus gros client
02:43Sur ce marché-là pour emprunter
02:45C'est les grandes entreprises de la tech
02:47Les hyperscalaires
02:48Qui arrivent en fait sur les marchés obligataires
02:51Pour lever des sommes qui sont équivalentes
02:52À des adjudications d'Etat
02:54Donc on rappelle les chiffres
02:55C'est de la concurrence
02:56C'est de la concurrence
02:58Et en plus vous avez potentiellement un effet d'éviction
03:00Donc ça c'est assez important
03:02Ça a tendance à pousser les taux longs un peu plus haut
03:05Vous avez, et on rappelle les chiffres qu'on connaît
03:07Mais sur l'année 2026
03:09On prévoit 700 milliards dans toutes les devises confondues
03:12De dettes levées par les grandes entreprises de la tech
03:16Et 1400 à 1200 milliards
03:20Ça aussi dans cette fourchette-là
03:22Pour l'année 2027
03:23Alors Didier Marteau sera avec nous là
03:25Dans un gros quart d'heure
03:26Il est professeur émérite à l'ESCP
03:28Il viendra nous dire
03:29On n'arrête pas de parler de la hausse des taux de la BCE
03:30Mais ce n'est pas le taux directeur de la BCE
03:32Qui fixe le taux à 10 ans par exemple de la France
03:35Il nous expliquera pourquoi d'ici une dizaine de minutes
03:38Mais du côté de chez vous
03:40De Montpensier-Arbevel
03:41Sylvain Goyon
03:42Qu'est-ce que ça vous évoque
03:43Ces taux longs qui remontent ?
03:45On a vu hier
03:45Ça a été prétexte à quelques prises de bénéfices
03:47Typiquement sur le Nasdaq
03:48Qui a perdu 1,3%
03:49Alors ça Etienne
03:50C'est tout à fait vrai
03:51Si on fait la focale sur le moment
03:53Mais enfin moi j'ai envie de dire
03:55Que lorsqu'on regarde l'ensemble de l'année
03:56C'est quand même assez paradoxal
03:57On a un Brent qui a pris 50% depuis le début de l'année
04:00Les taux longs
04:01La hausse elle n'est pas nouvelle
04:03Là on a peut-être une accélération
04:04C'est très visible
04:05Mais c'est quand même quelque chose
04:06Qui s'inscrit depuis plusieurs mois
04:09Et pourtant on a des marchés actions
04:11Qui se tiennent très très bien
04:12Que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis
04:13Pour le moment en fait
04:14Cette hausse des taux
04:14Elle n'a pas eu du tout
04:16Cet aspect-là des choses
04:17Donc pour rebondir sur ce que disait Frédéric
04:19C'est peut-être effectivement le bon côté
04:20Pour le moment de la hausse des taux
04:22Qui signifie que l'économie globale
04:23D'une certaine façon elle est robuste
04:24Et que peut-être cette fameuse révolution de l'IA
04:26Elle est là avec les gains de productivité
04:29Qu'elle peut promettre
04:30Et ça la productivité c'est bon pour la croissance
04:32Et ainsi de suite
04:32Donc ça c'est la première des choses
04:34Ensuite
04:36Effectivement
04:37Le débat ça va être de savoir
04:38Si cette tenue
04:41Cette bonne tenue des marchés actions
04:43C'est la plus grande complaisance
04:44Qui ait jamais été documentée
04:46Ou si au contraire
04:47Finalement les promesses sont tenues
04:50Pour la croissance des bénéfices
04:51Aujourd'hui ce qui se passe
04:53Et pourquoi les marchés vont bien
04:54C'est parce que la croissance des résultats
04:55Vous en parliez encore la semaine dernière
04:57Finalement elle est extrêmement rapide
04:58Donc quelque part elle dépasse
05:00Y compris en Europe
05:02Absolument
05:02Et elle dépasse les effets négatifs
05:04De la hausse des taux
05:05Donc quelque part la hausse des taux
05:07Prend d'une main des choses
05:08Dans le taux d'actualisation
05:09Et la hausse des résultats
05:11En donne un peu plus
05:11Donc les valorisations se tiennent
05:13Donc tant que les résultats tiennent
05:14Et l'économie tient
05:15Bah voilà ça n'est pas un souci
05:16Et puis alors vous vous êtes gérant action
05:17Vous n'allez pas dire le contraire
05:19Mais face au soubresaut du marché obligataire
05:21Est-ce qu'aujourd'hui on n'a pas envie
05:22D'acheter plutôt des actions
05:22Que des obligations
05:24Alors en fait absolument
05:25Mais ça je pense que tout à l'heure
05:26On parlait des faits d'éviction
05:27En fait quelque part
05:28Les classes d'actifs
05:29Elles sont toutes les unes
05:30Avec les autres en concurrence
05:32Dans une allocation de portefeuille
05:34Et quand on parlait même d'éviction
05:36Frédéric en parlait très justement
05:37Quand on voit des acteurs
05:38Qui sont des acteurs corporate
05:39Qui émettent de la dette
05:40Aujourd'hui de façon massive
05:41Qui viennent donc concurrencer les états
05:42Qui dit
05:44Ou plus exactement
05:45Qui ne dit pas
05:45Que les investisseurs préfèrent
05:46Une signature d'un corporate
05:47Avec des importants frais cash flow
05:49Parce que la probabilité de remboursement
05:51Elle est beaucoup plus élevée
05:52Que celle d'un état
05:53Qui n'arrive pas à contrôler
05:55Au niveau de ses dépenses publiques
05:56On n'a pas à chercher très très loin
05:57Pour trouver des exemples
05:59Et on en parlera dans un instant
06:00Avec cette étude de BOFA
06:01Qui montre très clairement
06:02Que la France est boudée
06:03Par les investisseurs
06:04Mais juste pour terminer
06:05Sur l'obligataire
06:06Frédéric Loisel
06:07Pour ajouter sur
06:09Ce phénomène de concurrence
06:10Entre les états
06:11Les entreprises etc
06:12Il ne faut pas oublier
06:13Qu'il y a une certaine forme
06:13De concurrence aussi
06:14Entre les échéances
06:15Et en ce moment
06:16Et on en a parlé
06:16Mille fois sur ce plateau
06:18Les investisseurs n'aiment pas trop
06:19Les échéances longues
06:20Non
06:20Non absolument
06:21Et alors pour rebondir
06:23Sur ce que disait quand même Sylvain
06:24Qui est un point assez central
06:26C'est qu'effectivement
06:26Ça fait longtemps
06:27Que sur le marché obligataire
06:29Vous voyez des signatures
06:30Comme Schneider
06:30Comme LVMH
06:31Comme Bouygues
06:32Comme Air Liquide
06:33Qui émettent moins cher
06:35Que l'Etat
06:35Donc on est à 0,2%
06:370,3%
06:3825 points de base
06:39Comme on dit dans le jargon
06:41Ce qui est très nouveau aujourd'hui
06:42En deçà
06:43En deçà
06:43Ils ne s'endettent pas à 0,3%
06:45Non non non
06:45Elles s'endettent moins cher
06:47Donc le coût d'accès du capital
06:48Est plus favorable
06:49Pour ces entreprises
06:50Que l'Etat
06:51Maintenant en fait
06:52LVMH
06:53Quand leur programme d'émission
06:54Sur l'année
06:55C'est 700 à 1 milliard
06:56Quand vous avez des entreprises
06:58Comme Google
06:59Dont le plan d'endettement
07:01En fait
07:02Le plan de levée obligataire
07:04En fait sur l'année
07:05C'est 150 milliards
07:06On est sur un autre registre
07:08Et Google aujourd'hui
07:09En fait
07:09Et on voit l'effet d'éviction
07:10En train de se produire
07:11Alors qu'ils émettaient
07:12Au-dessus
07:13De l'Etat français
07:14Les obligations en fait
07:16En euros
07:16Qui existent
07:17Une 2037 notamment
07:18A un 11 ans
07:19Très en dessous
07:20Ou quasi
07:20De l'Etat français
07:22Donc les gens
07:23Effectivement
07:24Tu parlais
07:24De l'effet d'éviction
07:26Effectivement
07:27Commencent à se lire
07:28Effectivement
07:29Dans l'esprit
07:30D'entre ces obligations
07:31Sans compter
07:32Que Alphabet
07:32A levé de l'argent
07:33En France-Suisse
07:34En dollars
07:34En euros
07:34Là ils veulent lever
07:35De l'argent
07:36En dollars australiens
07:37Bref
07:37Ils lèvent de l'argent
07:38Sur toutes les devises
07:40La France
07:40Oui
07:4185 points
07:42C'est l'écart
07:42Entre le 10 ans français
07:44Et le 10 ans allemand
07:46On voit aujourd'hui
07:47Notamment via cette étude
07:48De Bank of America
07:50Sylvain Goyon
07:51Que les investisseurs
07:53Institutionnels
07:54Ils n'ont pas trop envie
07:55Aujourd'hui
07:55D'acheter des actions françaises
07:57Alors ça se voit
07:57Sur le CAC 40
07:58Ils gagnent à peine 5%
07:59Versus 10 pour l'Eurostox
08:00Mais ça se voit aussi
08:02Visiblement dans cette étude
08:03Ils ont quand même
08:03Interrogé environ 100 gérants
08:05Et donc
08:06Ce qui leur sort
08:07C'est que la France
08:08C'est de loin
08:09Le pays le plus détesté
08:11Ou mal aimé
08:12De la zone euro
08:12Alors ça
08:13Ce n'est pas mystérieux
08:15Je veux dire
08:15Malheureusement pour nous
08:16On l'a déjà connu
08:17Et encore
08:18Là on est à moins d'un an
08:20Des élections présidentielles
08:21Le risque politique
08:23Ne s'est pas encore
08:23Complètement installé
08:24Dans le paysage
08:25Mais on voit bien
08:26On parlait du budget
08:26Que les dernières mesures
08:28Qui ont été prises
08:28Ce ne sont pas forcément
08:29Des mesures très pro-entreprise
08:30Alors cela étant
08:31Etienne
08:32Moi je ferais quand même
08:32Un petit bémol
08:33Parce que le CAC 40
08:34C'est un très mauvais proxy
08:35Finalement de l'économie française
08:36Dans son ensemble
08:37La plupart des entreprises
08:38Qui sont là-dedans
08:39Ce sont des entreprises
08:40Ultra mondialisées
08:41Qui réalisent une part
08:41Absolument minoritaire
08:42De leur profit
08:43Sur le marché domestique
08:45Et quand ils en font
08:46Généralement c'est une toute petite partie
08:48Effectivement
08:48De leur activité
08:49Donc oui
08:50Il y a une défiance
08:51Vis-à-vis des actifs français
08:53Probablement liée
08:54En fait au manque de visibilité
08:55Sur la continuité
08:55De la politique de l'offre
08:56Pour ce qui est de chez nous
08:57Et puis quelque part
08:59Oui il y a quand même
09:00Des effets de transmission
09:00Parce que vous avez beau
09:01Être international
09:02Et on a beau avoir
09:03Des exemples aujourd'hui
09:04De sociétés françaises
09:05Qui empruntent moins cher
09:06Que le souverain
09:07Quelque part
09:08Si l'ancrage du souverain
09:09Décolle vers le haut
09:10Le taux d'actualisation
09:11De la société
09:12Peut pas s'en retrouver
09:13Totalement déconnecté
09:15Donc oui
09:16Il y a finalement
09:16Ce qu'on appelle
09:17Le retour du risque pays
09:18Et je crois que finalement
09:19C'est un peu l'histoire de l'Europe
09:21Quand on a introduit l'euro
09:22Tout le monde a convergé
09:23En termes de taux
09:24Et ainsi de suite
09:24Parce qu'on pensait
09:25Qu'on avait fait finalement
09:26Une vraie union monétaire
09:27La crise de 2008-2009
09:28Nous a montré que c'était pas le cas
09:292011-2012 encore plus
09:31Et là aujourd'hui
09:32On voit bien qu'il y a vraiment
09:33Des pays avec des destinées
09:34Très différentes
09:34Des politiques économiques
09:36Très différentes
09:37Et malheureusement
09:37La France pour le moment
09:38Et pas très bien armée
09:39De ce côté-là
09:39Pour être tout à fait complet
09:40Aujourd'hui le pays préféré
09:42C'est l'Espagne
09:43Devant l'Allemagne
09:44Et l'Italie
09:46Frédéric Ouzel
09:47Oui il y a un point
09:48Que j'ajouterais en fait
09:49A ce que disait Sylvain
09:50Et qui est très important
09:51Vous avez évidemment
09:52Effectivement un effet pays
09:53Qui joue
09:53On le voit indéniablement
09:54Mais vous avez aussi
09:55Un effet sectoriel
09:56C'est-à-dire qu'il y a
09:57Dans les meilleures performances
09:58En fait de l'Eurostock 50
10:00Vous avez effectivement
10:01Les meilleurs
10:02Vous avez les banques
10:03Et vous avez BNP en fait
10:04Vous avez Schneider également
10:06En fait qui profite
10:06Effectivement
10:07De l'effet sectoriel
10:09Très important
10:10Sur l'entreprise
10:13Et dans les moins bons performeurs
10:14Vous avez évidemment
10:15LVMH
10:16Vous avez Hermès
10:17Donc ça c'est plutôt
10:17Une fuite devant le luxe
10:19Devant un secteur
10:20Plutôt qu'une fuite
10:21Sur un pays
10:22Donc ça c'est aussi important
10:24A rappeler
10:27Sur l'Espagne
10:28Vous le mentionnez
10:28Effectivement
10:29C'est un effet bancaire
10:30Je crois qu'il ne faut jamais oublier
10:31En tout cas
10:31Lorsqu'on choisit
10:32Son allocation
10:33Entre l'Europe et les Etats-Unis
10:34Que si vous comptez
10:35A partir de 2022
10:37Les banques
10:37Le secteur bancaire
10:38En Europe
10:39Fait mieux
10:40Que les 7 magnifiques
10:42Donc c'est très important
10:43On est encore
10:44On est au-delà
10:44Je crois 22-23%
10:45En mi-année
10:46On a fait 50%
10:47L'année dernière
10:48Donc c'est très important
10:49Aussi de rappeler ça
11:19Et les banques
11:20Soutien ces profits
11:21Dont Sylvain parlait
11:21A deux chiffres
11:23Vous n'avez effectivement
11:24Pas d'inquiétude
11:24Sur le front
11:25De la politique monétaire
11:26Tout ce que les gens
11:27Attendent en fait
11:28Une hausse peut-être
11:29Et pas avant le mois de novembre
11:30Donc c'est très reculé
11:31Rien sur les mid-termes
11:32En termes de conséquences
11:33En fait sur le marché
11:34Et
11:36Donc c'est un marché
11:36Qui est complaisant ou pas ?
11:38Non
11:38Vous avez quand même
11:40Dans tous les indicateurs
11:41Qu'on a en fait
11:43Macroéconomique
11:43La lecture qu'on a
11:44C'est qu'effectivement
11:45C'est assez robuste
11:46On a eu effectivement
11:46Une petite alerte
11:47Sur les chiffres de l'emploi
11:48Pour le mois de juin
11:49Maintenant à côté de ça
11:50Vous avez des indicateurs
11:51De
11:53De croissance
11:54Dans l'industrie
11:54De croissance en fait
11:55Qui sont assez bons
11:56Donc on ne peut pas
11:57Si vous voulez
11:58Poser un diagnostic
11:59Sur le fait
11:59Qu'on est
12:00À la veille
12:01D'un retournement de marché
12:02Sur la macro
12:03Et puis une rotation sectorielle
12:04Également
12:05Qui s'amorce
12:06Sylvain Goyon
12:07Avec notamment
12:08Le secteur de la santé
12:09Qui voit des flux positifs
12:11Revenir
12:11Alors oui
12:11Il y a eu beaucoup
12:12De stop and go
12:12Espérons que ce soit le bon
12:13Alors effectivement
12:14On peut espérer
12:16Que ce soit le bon
12:16Alors il faut quand même
12:17Rappeler que ce secteur
12:18De la santé
12:18En fait au niveau mondial
12:19Il est très très largement
12:20Pondéré encore une fois
12:21Par les Etats-Unis
12:21Il y a une grosse émergence
12:23En Asie qui se passe
12:23Et l'Europe malheureusement
12:24Est un petit peu à la traîne
12:26Donc ce phénomène
12:27Je dirais
12:27À bas bruit
12:28Parce que c'est assez discret
12:30De déplacement
12:31Je dirais
12:31De l'allocation
12:32Vers les thématiques
12:33Qui ont très très fortement
12:34Fonctionné
12:34Notamment dans la tech
12:35Et ainsi de suite
12:36Vers la santé
12:37C'est essentiellement
12:38Aux Etats-Unis
12:39Que ça se passe
12:39Là c'est assez sensible
12:41Cela étant
12:41Ça reste quand même
12:42Le deuxième plus mauvais secteur
12:43En termes de performance
12:44Aujourd'hui
12:45Sur le marché américain
12:46En Europe
12:47C'est guère mieux
12:49Et là ce qui se passe
12:50C'est qu'avec la saison
12:51Des résultats
12:51Les signaux qui ont été envoyés
12:52Sont plutôt bons
12:53Il y a une autre grande banque
12:55Qui s'appelle UBS
12:55Qui fait des positionnements
12:56En termes de crowding
12:57Donc est-ce que les secteurs
12:58Sont très occupés
12:59Ou pas par les investisseurs
13:00C'est l'un des secteurs
13:01Les plus sous-détenus
13:02Alors que la tech
13:03Est très encombrée
13:04Et chez nous en Europe
13:05Ce sont les financières
13:05Qui sont très encombrées
13:06Donc effectivement
13:07S'il y a un questionnement
13:09À un moment donné
13:09Sur la soutenabilité
13:11De la croissance des profits
13:12Du rythme de croissance des profits
13:13La santé paraît
13:14Au moment où
13:16On a évité
13:17En fait
13:18Ou plus exactement
13:18On a mis derrière nous
13:19Pas mal de considérations politiques
13:20Qui faisaient peur
13:21Justement sur ce secteur
13:22Être le réceptacle
13:24Assez naturel
13:24De par sa taille
13:26Pour des flux
13:27En tout cas
13:28Pour le fonds de santé
13:29Que je coger
13:29C'est évidemment ce qu'on souhaite
13:30Avec un positionnement défensif
13:32Bien sûr
13:33En ce qui concerne ce segment
13:35Le mot de la fin
13:36Frédéric Loisel
13:36Par rapport à ce qui vient d'être dit
13:37Et puis en termes d'allocations
13:39Aujourd'hui chez Equairo
13:40Alors je vais plaider un peu
13:41Pour ma chapelle
13:42Évidemment
13:42Puisqu'effectivement
13:43Sur cette classe d'actifs
13:45Qui est assez chahutée
13:46Enfin dont la nature
13:47Est en train de changer
13:48En plusieurs reprises
13:49L'obligataire
13:50Vous avez quand même
13:51Aujourd'hui un coup pour moyen
13:52Le coup pour moyen
13:53De l'indice global
13:54Obligataire
13:54Donc les indices
13:55Très très globaux
13:56Qui intègrent
13:57Les obligations américaines
13:59Et européennes
13:59Vous avez ce coup pour
14:00A 4,5
14:01Donc pour une note moyenne
14:03En fait de cet indice
14:05Qui est équivalente
14:06A celle proche
14:07De celle d'un État
14:07Donc je me dis quand même
14:08Que effectivement
14:09De mettre un petit peu
14:10D'allocations
14:11Sur l'obligataire
14:13Avec ce rendement
14:14Et un risque assez mesuré
14:16C'est pas mal
14:16On est quand même
14:17Sur des très hauts
14:18Sur les taux longs
14:19On est quand même
14:20Sur une ligne de crête
14:21Donc c'est très favorable
14:23Pour les banques
14:24Effectivement
14:24Parce qu'une courbe
14:25Très pentue
14:26Avec des taux très hauts
14:27C'est très important
14:29Pour les banques
14:29Effectivement
14:30Mais sur l'obligataire
14:31En soi également
14:32C'est des niveaux
14:32Qu'on avait rarement connus
14:34En fait avec des niveaux
14:34D'inflation qui somme toute
14:35Et Sylvain le rappelait
14:37C'est assez contenu quand même
14:39Merci à tous les deux
14:40De nous avoir accompagnés
14:41En plateau
14:42Frédéric Loisel
14:43Donc gérant de portefeuille
14:44Chez Coero Capital
14:44Et Sylvain Goyon
14:46Gérant Action
14:46Chez Montpensier
14:47Arbevel
14:488h58
14:49Très courte pause
14:49Dans un instant
14:50Il sera 9h
14:50L'ouverture des marchés européens
14:52Et puis ensuite
14:53C'est Didier Marteau
14:54Qui nous rejoindra
14:54Professeur émérite à l'ESCP
14:56Qui nous dira
14:56Pourquoi les taux longs
14:58Devraient continuer
14:59De progresser
14:59A tout de suite
15:00Les marchés européens ont ouvert
15:02Et c'est du vert
15:03Mais vraiment pâle
15:03Ce matin
15:04L'ouverture pour la Bourse de Paris
15:072,1%
15:08Et 8519 points
15:09Plus 0,1%
15:10Également à l'ouverture
15:11Pour l'Eurostox
15:1250
15:13Avec donc
15:14Un marché obligataire
15:15Qui est toujours suivi de près
15:16Le 10 ans français
15:17Perde 2 points de base
15:18Se stabilise à 4,10
15:19Quand le 10 ans allemand
15:21Se stabilise à 3,26
15:22En ce qui concerne
15:23Le baril de pétrole
15:24Le Brent est toujours au-delà
15:25Des 91 dollars
15:2784 dollars
15:28Pour le WTI
15:29Sur le marché des devises
15:30L'euro dollar
15:31Tappe à la porte
15:31Des 1,16
15:32A 1,15
15:3396
15:35ArcelorMittal
15:35Compagnie de Saint-Gobain
15:36Et 26
15:37Ce sont les trois plus fortes hausses
15:38A l'ouverture
15:38Alors qu'à l'inverse
15:40STMicroelectronics
15:40Ferme la marche
15:41STM
15:42Qui est dans le rouge
15:43Dans le sillage
15:43Hier
15:44De l'indice des semi-conducteurs
15:46De Philadelphie
15:46A Wall Street
15:47Qui a perdu
15:47Près de 5%
15:49Prise de bénéfice
15:49Marquée
15:50Marquée hier
15:50Notamment sur
15:51Bon nombre de valeurs
15:52Liées à l'intelligence artificielle
15:53Ça pesait sur le Nasdaq
15:54Qui a clôturé sur une baisse
15:55De 1,3%
15:57Quand le Dow Jones
15:57N'a perdu que 0,2%
16:00Hier soir
16:00Du côté
16:01De l'intelligence artificielle
16:03Tiens justement
16:03Vous avez aujourd'hui
16:04Le Financial Times
16:05Le Wall Street Journal
16:06Qui évoque que OpenEI
16:08A indiqué à ses investisseurs
16:09Donc privés
16:10Puisque pour l'instant
16:11Le groupe n'est pas coté en bourse
16:12Que son chiffre d'affaires
16:13Avait progressé de 18%
16:15Entre le premier
16:16Et le deuxième trimestre
16:17Tandis que les pertes
16:18Elles
16:19Elles se sont toujours creusées
16:20C'est quand même des résultats
16:21Qui sont un petit peu
16:22En deçà de Anthropique
16:23Qui avait dévoilé là aussi
16:25Son chiffre d'affaires
16:25En début de semaine
16:27Quelques publications
16:28Encore à suivre ce matin
16:29Notamment du côté de Zurich
16:31Avec la publication
16:32De Geberit
16:33Geberit
16:34On est dans le secteur
16:35Du bâtiment
16:35Notamment tout ce qui concerne
16:37Équipement sanitaire
16:38Chiffre d'affaires en hausse
16:40Idem pour le bénéfice par action
16:41Qui croît de quasiment
16:4310% en croissance organique
16:45Et ce titre Geberit
16:47Qui est ce matin
16:49Réservé
16:49Ce sera bien sûr
16:50A suivre dans les prochaines minutes
16:519h02
16:52Très courte pause
16:53On se retrouve dans un instant
16:54Nous allons continuer à parler
16:55Du marché obligataire
16:56Et des taux longs
16:56Avec Didier Marteau
16:57Qui nous rejoindra
16:58Professeur émérite à l'ESCP
16:59Qui nous donnera
17:00Plusieurs éléments
17:01Concrets
17:02Factuels
17:02Qui font que
17:03Malheureusement
17:04Les taux longs
17:04Devraient continuer de progresser
17:05Dans les prochaines semaines
17:07A tout de suite
17:10BFM Business présente
17:12Good Morning Market
17:15Etienne Bras
17:15Dernière partie de Good Morning Market
17:17Avec en plateau ce matin
17:18Didier Marteau
17:19Professeur émérite à l'ESCP
17:20Bonjour Didier
17:21Bonjour Etienne
17:22Merci de nous accompagner ce matin
17:23Pour nous parler des taux longs
17:25Alors on a beaucoup parlé ce matin
17:26Mais également les autres jours
17:28Mais vous
17:28Vous allez venir ce matin
17:29Avec une vision plus académique
17:30Puisque vous êtes professeur émérite
17:32À l'ESCP
17:32On ne va pas revenir sur toutes les raisons
17:34Qui font qu'on est à 4h10 ce matin
17:36On va plus regarder aussi
17:38Ce qui se passe sur le marché
17:39Des produits dérivés
17:40Puisqu'ensemble souvent
17:41On parle des produits dérivés
17:43Didier Marteau
17:43Dans Good Morning Market
17:44Avec vous
17:45Juste avant
17:46Pour repositionner un petit peu
17:48Et mettre l'église
17:49Au milieu du village
17:49Vous venez nous dire
17:50Là la BCE va se réunir
17:52Dans un peu moins de 3 semaines
17:54Ça sera le 10 septembre
17:56La prochaine réunion
17:57Pourquoi pas une hausse de taux
17:58En tout cas le marché
17:59L'anticipe à plus de 90%
18:00Et vous nous dites
18:01En fait on n'arrête pas de dire
18:02Le marché
18:03Eh bien anticipe
18:05Ses hausses de taux
18:05Avec un marché obligataire
18:07Eh bien qui met un prix
18:08Par rapport à cela
18:09Et vous nous dites
18:09En fait c'est pas le taux directeur
18:11De la BCE
18:11Qui a un impact direct
18:13Notamment sur les taux longs
18:14Je confirme
18:15Je voudrais déjà rappeler
18:16Que les taux d'intérêt directeur
18:18Que pilote la Banque Centrale
18:20Sont des taux d'intérêt
18:21À très court terme
18:22Si je prends l'exemple
18:23De la BCE
18:23Il y a 3 taux d'intérêt directeur
18:25Et le principal
18:26Celui qui pilote
18:27La politique monétaire
18:28C'est le taux de facilité de dépôt
18:30C'est-à-dire c'est le taux d'intérêt
18:32Versé aux banques
18:33Sur leur dépôt
18:33À la Banque Centrale
18:34Et c'est un taux à 24 heures
18:36Il est aujourd'hui de 2,25%
18:38Et honnêtement
18:39Si la Banque Centrale Européenne
18:41Probablement le 10 septembre
18:43Passe à 2,5%
18:44Je vois mal
18:45Comment l'augmentation
18:46D'un taux à 24 heures
18:48Sur le dépôt des banques
18:49À la Banque Centrale
18:50Pourrait influencer directement
18:52Le taux auquel l'État
18:53Emprunte à 10 ans
18:54Le deuxième taux d'intérêt directeur
18:57Rapidement
18:57C'est le taux qu'on appelle refi
18:59C'est le taux qu'elles les banques
19:00Empruntent à la Banque Centrale
19:01À une semaine
19:02C'est également un taux très court
19:03Qui n'en sert aujourd'hui à rien
19:05Parce que les banques ont
19:052 000 milliards de dépôts
19:07À la Banque Centrale
19:08Donc quand elles refinancent des prêts
19:10Elles se servent de leur compte
19:11À la Banque Centrale
19:12Plutôt qu'elles n'empruntent
19:13Et donc
19:15Je sais que
19:15Sur un plan théorique
19:17Bien sûr
19:18Un taux long
19:18Peut être estimé
19:20Par la moyenne des taux courts
19:22Anticipés sur la période
19:23Mais honnêtement
19:24Une variation d'un taux à 24 heures
19:26A une répercussion
19:27Plus que marginale
19:28Voir nulle
19:29Sur le taux à 10 ans
19:30Et d'ailleurs
19:30Historiquement
19:31Quand on regarde
19:32La corrélation
19:33Entre les variations
19:34De taux d'intérêt directeur
19:35Et les variations
19:37Des taux d'intérêt à long terme
19:38Est extrêmement faible
19:39Aujourd'hui
19:39Ce qui fait le prix
19:40Du 10 ans français
19:42C'est l'offre et la demande
19:43Comme sur tout marché
19:44Typiquement aujourd'hui
19:45Sur le secondaire
19:46La dette française
19:47A échéance 10 ans
19:48Se négocie
19:49Avec un rendement
19:50De 4,10%
19:52Pourquoi ?
19:53Parce que le marché
19:54Regarde un petit peu
19:55Les projections
19:56Alors on parle par exemple
19:57De l'élection française
19:58Incertitude par rapport à cela
20:00Et puis incertitude bien sûr
20:01En ce qui concerne le déficit
20:02On parlera de la situation
20:03Dans un instant aux Etats-Unis
20:04Mais là c'est un point commun
20:06Il y a des inquiétudes aujourd'hui
20:07Des investisseurs
20:08De se dire aujourd'hui
20:08Si je prête de l'argent à la France
20:09Est-ce que la situation macroéconomique
20:11La situation financière du pays
20:13Va s'améliorer ou non ?
20:14Aujourd'hui le marché pense que
20:15Non
20:16Elle ne va pas s'améliorer
20:17Alors il y a un indicateur
20:18Qui est très clair
20:19Qui est le ratio
20:20D'aides publiques
20:21Sur produits intérieurs bruts
20:22Ce fameux ratio
20:23Qui devait être inférieur
20:24A 60%
20:25Selon les règles de Maastricht
20:27Je rappelle qu'aujourd'hui
20:29La France a un ratio
20:30D'aides publiques sur PIB
20:31Qui proche de 118%
20:33Nous sommes à 117,8%
20:35La Grèce d'ailleurs
20:37Un ratio qui a beaucoup baissé
20:39Qui est à 146%
20:40Donc un peu plus
20:41Et en fait surtout
20:45Ce ratio
20:46Va probablement continuer de monter
20:47Selon ce qu'on appelle
20:49L'effet boule de neige
20:51Juste quelques secondes d'explication
20:53Le ratio dette sur PIB
20:55Au numérateur la dette
20:57La dette d'une année à l'autre
20:59Augmente
20:59Vous l'avez dit
21:00Du déficit budgétaire
21:01Qu'on peut diviser en deux
21:02Le déficit budgétaire primaire
21:04C'est-à-dire la différence
21:06Entre les dépenses
21:07Et les recettes
21:08Non financières
21:09Plus la charge financière
21:11De la dette
21:11Et même si
21:14Le solde primaire
21:15Était nul
21:16Eh bien
21:16Notre endettement
21:18Augmenterait
21:18De la charge financière
21:19De la dette
21:20C'est-à-dire du taux d'intérêt
21:21Moyen sur le stock
21:22De dette existant
21:23Et ce taux d'intérêt
21:25Qu'on appelle
21:25Le taux d'intérêt apparent
21:26De la dette
21:27Donc le taux d'intérêt
21:28Moyen auquel se finance
21:29Sur sa dette
21:30Aujourd'hui la France
21:31Eh bien
21:32Monte
21:33Et est autour
21:33De 2,3%
21:35Puisqu'on se refinance
21:36A des taux
21:37De plus en plus élevés
21:38Vous parlez aujourd'hui
21:39De 4,10%
21:40Donc la dette
21:41Va mécaniquement
21:42Augmenter plus vite
21:43Que la progression du PIB
21:45Exactement
21:45Parce que
21:46C'est exactement ça
21:47Le PIB lui
21:48Va croître
21:48Selon les estimations
21:49De l'INSEE
21:50En croissance réelle
21:51De 0,7%
21:53Vous ajoutez
21:54L'inflation
21:55C'est-à-dire
21:56Le déflateur du PIB
21:57Pas l'indice des prix
21:57A la consommation
21:58Qui est estimé aussi
22:00Par l'INSEE
22:00A 1,3%
22:02Vous faites 1,3
22:03Plus 0,7
22:04De croissance réelle
22:05Vous arrivez à 2
22:05Ce qui est inférieur
22:07Au taux apparent
22:07De la dette
22:08Et donc en fait
22:09Le vrai sujet aujourd'hui
22:10C'est qu'en France
22:11Le taux d'intérêt
22:12Apparent de la dette
22:13Est supérieur
22:14Ou devient supérieur
22:15Eh bien
22:16Au taux de croissance nominal
22:17Vous l'évoquez
22:18Du produit intérieur brut
22:19Ce qui est un facteur
22:20Structurel
22:21De dégradation
22:22De notre ratio
22:23Dettes sur PIB
22:23Qui à mon avis
22:24Est un facteur important
22:26De réserve
22:28Des investisseurs
22:29A l'égard de la dette française
22:30Face à cette situation
22:31On a aujourd'hui
22:31Des entreprises
22:32Des directions financières
22:33Qui se couvrent
22:34Avec des produits dérivés
22:35On en a souvent parlé
22:36Avec vous
22:37Comment ça fonctionne
22:37Etc
22:38Et une fois de plus
22:39Attention
22:40A l'effet autoréalisateur
22:43C'est-à-dire que
22:43Le fait que
22:44Certaines entreprises
22:45Se couvrent aujourd'hui
22:46Eh bien
22:47A un impact
22:48Sur le prix
22:49De la dette
22:50Exactement
22:51Amplifie
22:51Je dirais qu'il y a
22:53Un proverbe qui dit
22:54La peur n'évite pas le danger
22:55Là c'est en fait
22:56La peur crée le danger
22:58Si vous êtes une entreprise
22:59Vous êtes structurellement
23:00Endetté à taux fixe
23:01Parce que les entreprises
23:02Sont structurellement
23:03Endetté à taux fixe
23:03Donc vous avez un risque
23:04De remonter
23:05Des taux d'intérêt long
23:06Pour vous couvrir
23:07Vous avez
23:08Nous en avons déjà parlé
23:09Trois moyens
23:09Vous pouvez vendre
23:11Des contrats à terme
23:11D'obligations
23:12De telle sorte
23:13Que si les taux d'intérêt
23:14Continuent de monter
23:15Le prix des obligations
23:15Va baisser
23:16Vous les avez vendus
23:17Vous les rachèterez
23:18En réalisant un profit
23:19Qui compensera votre perte
23:20Sur le refinancement
23:21De la dette
23:22La deuxième solution
23:23Mais en faisant ça
23:24Excusez-moi
23:24Vous contribuez
23:26A faire baisser
23:27Le prix des obligations
23:27Puisque vous les vendez
23:28A terme
23:29Et donc en fait
23:30Vous contribuez
23:31A monter les taux
23:32Exactement
23:33Exactement
23:34Ça fait monter le rendement
23:35La deuxième solution
23:36C'est les options
23:37Sur contrat à terme
23:39Et là d'ailleurs
23:40Juste je regardais hier
23:42Les statistiques
23:42Il y a beaucoup plus
23:43D'acheteurs de put
23:45C'est-à-dire d'options de vente
23:46Que d'acheteurs de call
23:47C'est-à-dire d'options d'achat
23:49Ça veut dire qu'aujourd'hui
23:50Le système économique
23:51Veut se protéger
23:53Entreprise et gestionnaire
23:54D'actifs
23:55Contre la hausse des taux
23:56C'est-à-dire la baisse du prix
23:57Et puis la troisième solution
23:59Donc le marché n'est pas confiant
24:00C'est un peu un indicateur
24:01Exactement
24:02Une jauge
24:02Là on n'est pas du bon côté
24:04Exactement
24:04Le troisième instrument
24:06On ne va peut-être pas
24:07En parler en détail
24:07C'est le swap de taux
24:08Payeur fixe
24:09Mais c'est exactement
24:10La même chose
24:10C'est-à-dire que
24:11Les entreprises se couvrent
24:13En réalisant avec leur banque
24:14Un swap
24:15Elles s'engagent à payer
24:15Un taux fixe
24:16Imaginons 4% aujourd'hui
24:18Pendant 10 ans
24:18Si les taux continuent de monter
24:20La valeur de marché
24:21De leur swap va progresser
24:23Le revendront
24:23Avec un gain
24:24Qui compensera
24:25La perte réalisée
24:26Sur le coût de leur endettement
24:28Il nous reste une minute
24:29En conclusion
24:30Une fois que vous mettez
24:31Tout cela bout à bout
24:32C'est factuel
24:33Ce n'est pas
24:33L'édito
24:34Ce que vous faites aujourd'hui
24:35Ce matin
24:36Didier Marteau
24:37Vous nous dites
24:37Il n'y a pas de raison
24:38Les taux longs
24:39Devraient continuer de progresser
24:40C'est en tout cas
24:41Mon pari
24:41Ma conviction
24:42Je ne vois pas
24:43Comment les taux longs
24:44Pourraient en effet
24:45Aujourd'hui baisser
24:46Avec un élément
24:48Qui est important à souligner
24:49Et merci de le redire ce matin
24:51N'oublions pas
24:52Que la BCE
24:53Qui était un acheteur
24:54Non pas marginal
24:55Ces dernières années
24:56Pendant plus de 10 ans
24:57Quand même
24:58Aujourd'hui
24:58Ne rachète plus d'obligations
25:00Sur le marché
25:00C'est-à-dire qu'elle détient
25:01Des obligations
25:02Mais une fois que ces obligations
25:03Arrivent à maturité
25:04Cet argent
25:05Elle ne le réinvestit pas
25:06Exactement
25:07Et je voudrais juste
25:08Vous donner deux chiffres
25:09Le besoin de financement
25:10Des états de la zone euro
25:12Est estimé pour 2026
25:14A 1500 milliards
25:15Et le montant
25:16De dettes
25:16Qui ne sera pas réinvestie
25:18Par la BCE
25:18En 2026
25:20Est autour de 400 milliards
25:21Donc vous avez
25:22A peu près
25:2330%
25:24Du marché
25:25Qui disparaît
25:27Ce qui est aussi
25:28Un facteur structurel
25:29La disparition
25:29De la banque centrale
25:30De hausse des taux d'intérêt
25:32Et alors là
25:32On va rentrer
25:33Dans la campagne
25:34Dans l'élection présidentielle
25:35Et vous nous dites
25:36Attention au discours
25:37Simpliste
25:38Affirmant qu'il suffirait
25:38Que la BCE
25:39Rachète des dettes
25:40Pour que la situation
25:41S'améliore
25:41Non
25:42C'est trop facile
25:43De dire ça
25:44En effet
25:45Si lors du symposium
25:48De Jackson Hole
25:49Les banquiers centraux
25:51Se mettent d'accord
25:52Pour relancer
25:52Le quantitative easing
25:54Je ne crois pas
25:54Je ne crois pas
25:54La BCE
25:55On va se dire
25:56De son côté
25:56Moi je vais racheter
25:57Les obligations
25:58Comme je le faisais
25:58En effet
25:59Elles interviendront
26:01Directement
26:01Sur le marché obligataire
26:02Mais je ne crois pas
26:03Du tout
26:04A cette hypothèse
26:05Parce qu'il y aurait
26:05Une conséquence
26:06Notamment
26:06Bien sûr
26:07Là aussi
26:07Sur le prix
26:08Bien sûr
26:09Merci beaucoup
26:10Didier Marteau
26:11De nous avoir accompagné
26:11Ce matin
26:12Je rappelle que vous êtes
26:13Professeur émérite
26:14À l'ESCP
26:14Pour faire ce matin
26:15Un focus donc
26:16Sur les taux longs
26:189h14
26:19Le CAC 40
26:20Est donc quasiment
26:21À l'équilibre ce matin
26:22Plus 0,14%
26:23Séance bien sûr
26:24À suivre
26:25Ce soir à partir
26:26De 17h30
26:26Avec Guillaume Sommerer
26:28Dans BFM Bourse
26:29Vous suivrez bien sûr
26:30L'ouverture de Wall Street
26:32En attendant
26:32On a des futurs
26:33Américains ce matin
26:34Qui là aussi
26:35Se cherchent une direction
26:36Le S&P 500
26:37Est parfaitement stable
26:38Quand le Nasdaq
26:39Est en léger repli
26:40Après sa baisse
26:41De plus de 1%
26:42Hier soir
26:42Retour de Good Morning Market
26:43Demain à 8h40
26:44Très bonne journée
26:48N2F
26:49Simplifiez le pilotage
26:51De vos dépenses professionnelles
26:53Good Morning Market
26:55Sur BFM Business
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