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  • il y a 2 mois
Un épisode caniculaire "étendu, durable et intense" est en cours en France. Ce lundi 22 juin, les températures dépasseront les 40°C du Centre-Val de Loire à la Nouvelle-Aquitaine, jusqu'à Bayonne.

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Transcription
00:00Alors on va tout de suite aller voir justement du côté de Bordeaux, comment ça se passe.
00:03On est avec Thomas Cazeneuve, maire Renaissance de Bordeaux.
00:07Alors Bordeaux qui a connu sa journée la plus chaude, tout simplement.
00:1142 degrés, c'est du jamais vu.
00:14Comment vous vous adaptez-vous ? On était à Nantes il y a un instant,
00:17142 écoles fermées, c'est-à-dire la totalité des établissements publics.
00:20Comment s'est déroulée la journée à Bordeaux ?
00:23Quelles précautions avez-vous prises, vous, déjà sur les écoles ?
00:28Bonjour, nous on a essayé de ne fermer aucune école.
00:32Aucune école en identifiant des lieux de repli.
00:35C'est-à-dire on a des écoles qui sont des bouilloires thermiques,
00:39donc on a travaillé avec les musées publics, privés, l'auditorium, les lycées, les collèges,
00:46pour assurer la continuité pédagogique.
00:49Donc pour l'instant on a réussi à ne fermer aucune école, ça a été quand même extrêmement difficile.
00:53Et on va continuer demain, après-demain, à organiser ce repli vers d'autres lieux
00:59avec un objectif, continuer à pouvoir accueillir les enfants dans les écoles de la ville de Bordeaux,
01:06même si c'est à l'extérieur.
01:07Voilà, c'est vraiment la mission qu'on s'est donnée.
01:09Toutes les équipes de la ville sont pleinement mobilisées pour garantir cette continuité du service public,
01:15malgré les circonstances tout à fait exceptionnelles, vous l'avez dit.
01:17Il fait encore 40 degrés à Bordeaux, la nuit va être extrêmement chaude,
01:21donc c'est des conditions très difficiles pour tout le monde.
01:24Donc pas d'école fermée demain non plus à Bordeaux, si j'ai bien compris.
01:28Sauf que j'entendais certains parents d'élèves dire qu'il faisait quand même encore très chaud par endroit
01:36dans certaines salles et qu'ils dénonçaient une mauvaise gestion de la part de la mairie
01:40avec des parents qui étaient contraints d'acheter par exemple des ventilateurs eux-mêmes
01:43et qui dénoncent une mauvaise anticipation de votre part.
01:50Alors on a depuis la première vague de chaleur qui est arrivée en mai considérablement renforcée,
01:56les ventilateurs, les climatiseurs aussi.
01:59On ne peut pas tout faire en trois semaines, moi je l'ai dit.
02:02En revanche, l'engagement que j'ai pris, c'est de trouver des alternatives aux écoles elles-mêmes.
02:06Pouvoir continuer à faire classe.
02:08Certaines à la cité du vin, d'autres au musée des Beaux-Arts, d'autres dans un collège ou un
02:14lycée voisin.
02:15Je peux vous dire qu'on est pleinement mobilisés.
02:17D'ailleurs c'est une vraie victoire de se dire qu'on a réussi à ne fermer aucune classe.
02:20Moi je ne sous-estime pas le fait que ce soit difficile, difficile pour les enseignants, les écoles.
02:25Mais je peux vous dire qu'en trois semaines, on s'est pliés en quatre.
02:28On s'est pliés en quatre pour garantir ce service public.
02:32Et on aménagera dans les années qui viennent, c'était mes engagements de campagne, les écoles, climatiser au moins une
02:38ou deux pièces pour avoir des lieux refuges dans chacune des écoles.
02:40Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
02:42J'ai des écoles où il peut faire plus de 35, 40 degrés, mais pour pallier à l'urgence, trouver
02:47des lieux alternatifs.
02:48Et c'est ce que nous avons fait.
02:49C'est ce que vous avez fait, vous avez trouvé des lieux alternatifs pour toutes les écoles ?
02:55On a proposé 80 lieux pour les 30 écoles les plus difficiles.
03:00C'est ce que nous avons fait.
03:01Demain, je serai de nouveau demain matin avec le recteur.
03:04À 7h30 du matin, nous avons une cellule de crise qui permet de rebalayer toutes les écoles de la ville,
03:09continuer à trouver des lieux alternatifs.
03:11Mais après, c'est de la responsabilité des équipes éducatives.
03:14On ne peut pas naturellement et on ne souhaite pas leur imposer de quitter l'école.
03:19Donc on propose une variété de lieux.
03:21On propose la mise en place aussi pour certaines de bus pour rejoindre le lieu de repli.
03:27Je crois qu'il faut sortir de l'école quand c'est trop difficile,
03:30mais garantir le fait qu'on puisse continuer à accueillir les enfants dans les écoles de Bordeaux.
03:35Je sais que c'est dur, c'est très difficile même,
03:38mais pour autant, on travaille à des alternatives.
03:40Et ça, je pense que c'est le résultat de la mobilisation de toutes les équipes de la ville
03:43qui sont sur le pont, je dirais, matin, midi, soir et même la nuit aujourd'hui.
03:48On sait que les transports sont très affectés,
03:50que la gare de Bordeaux a été touchée cet après-midi, fermée une partie de l'après-midi.
03:53Il y a eu beaucoup de retards des trains supprimés.
03:56Est-ce que vous conseillez aux Bordelais d'annuler leur voyage ?
04:01Non, mais alors, bien sûr, moi, je suis les consignes du président de la SNCF.
04:05Je crois que la SNCF a conseillé à celles et ceux dont les trajets n'étaient pas indispensables
04:09ou bien aux personnes les plus vulnérables de reporter leur voyage.
04:14Naturellement, on le voit parce que les retards sont difficiles,
04:16la panne n'est pas exclue et on peut se retrouver dans des conditions difficiles.
04:20Donc je pense qu'il faut suivre, en effet, les consignes qui sont proposées par la SNCF
04:24de pouvoir reporter son voyage quand on peut justement le faire et se donner quelques jours.
04:30On a également les personnes les plus âgées dans la ville.
04:33Nous, on prend contact avec les personnes les plus fragiles.
04:36On a ouvert des lieux refuges dans la ville, un ancien musée climatisé
04:39où tout le monde peut se retrouver jusqu'à 22 heures avec de l'eau, du café, de la climatisation.
04:44On en a réparti partout dans la ville.
04:46On distribue de l'eau aussi pour les personnes sans domicile fixe
04:49pour qui c'est une période extrêmement difficile.
04:53On a réouvert de l'eau dans des squats, par exemple,
04:57ou des campements où il n'y avait pas d'eau, pas d'électricité,
04:59pour s'assurer qu'au fond, on mette tout le monde le plus à l'abri possible.
05:05Tout n'est pas parfait, je le sais, mais la mobilisation, elle est complète.
05:08Elle est très intense dans la période.
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