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  • il y a 1 semaine
A la une de cette édition, Volodymyr Zelensky en posture difficile sur tous les fronts : économique, aérien, politique et militaire.

Nous reviendrons ensuite sur la question référendaire qui s’invite dans le débat présidentiel à la faveur d’une proposition de Bruno Retailleau.

Et enfin, le scandale du périscolaire parisien se poursuit avec des plaintes contre l’ancien maire de Paris et son successeur.

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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16Volodymyr Zelensky en posture difficile sur tous les fronts économiques, aériens, politiques et militaires.
00:22Nous reviendrons ensuite sur la question référendaire qui s'invite dans le débat présidentiel à la faveur d'une proposition
00:28de Bruno Retailleau.
00:29Et enfin, le scandale du périscolaire parisien se poursuit avec des plaintes contre l'ancien maire de Paris et son
00:35successeur.
00:40Entre crise budgétaire et règlement de compte sauvage entre services dans les rues de Kiev,
00:44Volodymyr Zelensky vit une rentrée difficile sous la pression des frappes russes qui ont retrouvé leur efficacité.
00:50Le point sur la situation par Nicolas de Lamberterie.
00:53Après un été difficile où les russes ont repris l'avantage dans les airs,
00:58la rentrée s'annonce également délicate pour Volodymyr Zelensky et ceux sur plusieurs fronts.
01:04En premier lieu, celui des finances, le nerf de la guerre que les russes frappent en priorité depuis longtemps
01:10dans le but de faire pencher la balance de la guerre sur le terrain de l'économie.
01:15Au mois d'août, les rentrées d'argent dans les caisses de l'État ukrainien ont connu une baisse assez
01:19conséquente,
01:20aux alentours de 15%, conséquence directe des frappes russes sur les infrastructures économiques de l'Ukraine.
01:27Les difficultés engendrées par cette situation vont désormais jusqu'à avoir des répercussions
01:31sur la stabilité de la majorité parlementaire de Volodymyr Zelensky.
01:36Il y a eu une communication du premier ministre ukrainien qui a annoncé un plan d'économie d'urgence
01:42de 70 milliards de grévenas, c'est-à-dire 1,4 milliard d'euros,
01:46et a promis d'autres mesures d'économie draconienne surtout, sauf le militaire.
01:51Le gouvernement ukrainien commence à être pris à la gorge par les frappes russes,
01:55d'autant plus qu'autre annonce, le FMI et la Commission européenne ont annoncé
02:00qu'ils ne débloqueraient pas les fonds tant que les mesures d'austérité prévues
02:04par le mémorandum du FMI ne seront pas mises en place.
02:07Par exemple, la mise en place d'un droit de douane sur tous les colis importés
02:12d'une valeur inférieure à 150 euros, qui aujourd'hui sont exemptés de droits de douane en Ukraine.
02:16Ces mesures ont été repoussées lundi au Parlement ukrainien
02:20et devraient être représentées à la rada au Parlement ukrainien au début de la semaine prochaine.
02:26Le président Zelensky est en train de faire pression sur le groupe politique majoritaire
02:31pour qu'on rappelle les députés qui ont séché les deux sessions précédentes
02:35où ces lois devaient être repassées, ce qui a fait que le vote n'a pas pu avoir lieu.
02:40En fait, le courant n'était pas atteint ces deux fois-là.
02:42Apparemment, il y a une pression maximale du gouvernement actuellement
02:46pour que ces mesures exigées par les partenaires occidentaux de l'Ukraine soient votées.
02:52Et il n'y a pas qu'au Parlement ukrainien que la situation est tendue,
02:55puisque cette semaine, on a également assisté à une fusillade en plein jour dans les rues de Kiev,
03:00entre agents de différents services de sécurité de l'État ukrainien.
03:04Le tout possiblement en lien avec des règlements de comptes
03:07et des coûts tordus jusqu'au plus haut sommet de l'État.
03:10Il y a eu une fusillade dans les rues de Kiev entre des agents du SBU,
03:16c'est-à-dire le service de sécurité de l'Ukraine,
03:17le service de renseignement intérieur ukrainien, l'équivalent de notre DGSI,
03:21et des agents du renseignement militaire ukrainien qui s'appelle le GUR.
03:25Cette fusillade a eu lieu sur fond d'arrestation du numéro 2 du corps de volontaires russes, le RDK,
03:32organisation de volontaires de nationalité russe pro-ukrainien,
03:36qui sont d'ailleurs recrutés dans l'extrême droite russe.
03:39Les versions qui circulent dans la presse ukrainienne montrent que ce qui était recherché,
03:44c'était d'utiliser ce volontaire du RDK,
03:47agissant sous la protection du renseignement militaire ukrainien,
03:52pour monter un dossier contre Kyrillov Boudanov,
03:56le chef de l'administration présidentielle de M. Zeminsky
03:59et ancien directeur du renseignement militaire ukrainien.
04:03Ceci apparaît plausible étant donné que le chef intérimaire du SBU
04:07est un ennemi personnel de M. Boudanov depuis le début de la guerre
04:11où il y avait eu des crocs en jambes entre les deux services.
04:14Autre actualité en Ukraine,
04:16de nouvelles restrictions relatives à l'usage de la langue russe
04:19dans le cadre scolaire sont prises pour la rentrée.
04:21Un sujet qui, faut-il le rappeler, reste extrêmement sensible
04:25puisqu'il est l'une des sources des conflits internes dans le pays
04:28depuis le début de l'année 2014.
04:31Il faut savoir qu'il y a 4 à 5 mois,
04:34il y avait une étude sociologique qui avait été publiée
04:36selon laquelle les écoliers continuaient à parler russes dans les récréations.
04:41Et avec leurs professeurs dans 53% des écoles en Ukraine,
04:44le gouvernement ukrainien, via le défenseur des droits de la langue ukrainienne,
04:48a annoncé un serrage de vice, non seulement auprès des professeurs
04:51qui ont interdiction de parler russe, y compris dans les cours d'école,
04:55y compris en dehors du temps scolaire, y compris sur les sorties scolaires,
04:59mais aussi sur les parents d'élèves, auxquels ces interdictions vont être aussi étendues,
05:03à savoir dans les réunions parents-professeurs,
05:06dans les boucles WhatsApp des classes et des écoles,
05:09et bien l'usage de la langue russe sera interdit aux parents,
05:13sous peine d'amende qui pourrait aller jusqu'à 11 900 grisna.
05:17Du côté de la ligne de front, les sources russes affirment avoir réalisé
05:21un encerclement physique de troupes ukrainiennes dans la région de Kharkov
05:26et pris plus ou moins en tenaille la ville de Horyehov dans le secteur de Zaporizhia.
05:31Il conviendra toutefois d'attendre plusieurs jours, voire semaines,
05:35pour que ces évolutions soient confirmées ou infirmées,
05:38étant donné qu'entre les groupes d'infiltration avancée,
05:41les drones et les robots de combat,
05:43il est bien difficile de suivre l'évolution de la ligne de front avec certitude.
05:47Côté politique, Volodymyr Zelensky a tenté un coup de bluff
05:51en invitant les compagnies aériennes civiles opérant en Russie
05:54à prendre leur disposition,
05:56même si pour le moment cela ne semble pas avoir généré de mouvements de panique de ce côté-là.
06:01Mais des escalades futures ne sont pas exclures,
06:03étant donné que Volodymyr Zelensky promettait ce vendredi des ripostes
06:07après qu'un drone russe ait frappé le bâtiment du SBU à Kiev.
06:11Et ce week-end, une nouvelle visite des envoyés de Donald Trump,
06:15Steve Witkoff et Jared Kushner,
06:17est prévue à Moscou puis Kiev.
06:19Difficile de dire si cela permettra de relancer le dialogue entre Kiev et Moscou,
06:23qui semble au point mort.
06:25Mais Donald Trump n'a pas manqué de rappeler qu'il compte faire les poches des Européens
06:28en leur réclamant le remboursement des aides américaines données à l'Ukraine
06:32sous le mandat de Joe Biden.
06:34Guerre ou paix ? Qu'importe.
06:36Washington veut sa part du gâteau sur ses alliés,
06:39qu'elle traite surtout en obligé.
06:45La Constitution et le référendum s'invitent dans le débat présidentiel.
06:49Au-delà des petites polémiques, c'est une question presque intéressante
06:52qu'a provoqué Bruno Retailleau.
06:54Explication.
06:55Je suis en total désaccord.
06:57Je vois depuis des mois et des mois,
06:59certains hommes ou femmes politiques attaquent le Conseil constitutionnel
07:04et notre Constitution.
07:05Notre Constitution, c'est notre bien le plus précieux.
07:08Prenons garde à cela.
07:10Nous avons besoin d'un cadre.
07:11C'est un cadre qui est protecteur, qui est issu de notre histoire.
07:15Le Conseil constitutionnel est une émanation constitutionnelle
07:19qui est chargée de faire appliquer cette Constitution.
07:21La Constitution comme table de la loi.
07:23Yael Broun pivet s'est vivement opposée jeudi à Bruno Retailleau
07:27sur une éventuelle modification de la Constitution.
07:29Rien culoté quand on sait qu'elle a elle-même poussé à la modification de la Constitution
07:34avec l'introduction de l'avortement dans le texte sacré de la République.
07:37Le président des Républicains, qui tente d'exister dans la campagne,
07:42a lui dit vouloir faire de la Constitution la mère de toutes les batailles de 2027.
07:47S'il est élu, le candidat LR promet un pacte constitutionnel,
07:51élargir l'article 11 à tout le domaine de la loi,
07:54ramener à environ 2,5 millions le seuil citoyen du référendum d'initiative partagée,
07:59le RIP, et permettre aux Français de revenir sur une censure du Conseil constitutionnel.
08:03Face au développement du gouvernement des juges,
08:06de nombreuses voix s'élèvent aussi depuis plusieurs mois.
08:09L'ancien ministre de l'Intérieur a pu compter dans cette bataille
08:12sur le soutien de Michel Barnier, ancien Premier ministre et figure patricienne,
08:16généralement plutôt réputée, peu audacieux.
08:19Le référendum devient ainsi un thème pour 2027.
08:22Marine Le Pen promette, elle, un référendum constitutionnel sur l'immigration
08:25et a annoncé le 31 août une consultation sur une grande loi
08:29contre les idéologies islamistes,
08:31incluant la pénalisation du voile dans l'espace public,
08:34comme l'a rappelé le vice-président de l'Assemblée nationale,
08:37le député Sébastien Chenu.
08:39Maintenant, nous nous sommes pour l'utilisation du référendum,
08:42nous nous réservons le droit de pouvoir le faire,
08:44mais ce que nous voulons, c'est faire reculer le port du voile,
08:47symbole de l'islamisme et de la soumission de la femme, dans notre pays.
08:50Donc nous verrons les outils, nous verrons, j'allais dire, la tuyauterie,
08:54mais simplement l'objectif demeure le même.
08:57Un référendum pour un élément déjà dans le programme du RN
09:00sur un sujet techniquement très compliqué
09:01qui impliquerait logiquement aussi les religieuses catholiques
09:05et qui sait, le port de certaines capuches ou couvre-chefs.
09:08Quoi qu'il en soit, le principe du référendum est toujours évoqué
09:11et cela pour de nombreux sujets par le RN.
09:14Gabriel Attal, toujours là pour avancer dans la course à l'échalote,
09:17propose lui une journée référendaire annuelle.
09:19Il s'était déjà manifesté pour un référendum
09:21après que le Conseil constitutionnel retoque le projet d'interdiction
09:24des réseaux sociaux aux mineurs.
09:26Jean-Luc Mélenchon, lui, demeure partisan du RIC,
09:29le référendum d'initiative citoyenne.
09:31Sous le règne macronien, le référendum a souvent été évoqué
09:35mais jamais utilisé avec une série de renoncements bien chargés.
09:39Le 3 juillet 2017, il promet de l'utiliser si nécessaire
09:42pour sa réforme institutionnelle.
09:43Le 25 avril 2019, après les Gilets jaunes,
09:45il rejette le RIC mais promet de faciliter le RIP.
09:49Le 29 juin 2020, il ouvre la voie à un référendum climatique.
09:52Le 14 décembre, il annonce un référendum constitutionnel sur l'environnement,
09:56abandonné le 6 juillet 2021, faute d'accord avec le Sénat.
09:59Le 11 avril 2022, il n'exclut pas un référendum sur les retraites.
10:02Le 14 juillet, il évoque de futurs référendums.
10:05En novembre 2023, il propose d'élargir l'article 11 aux questions sociétales
10:09avant de constater l'absence de majorité.
10:11Le 25 mai 2024, il dit pouvoir aller à tout moment au référendum
10:16en Nouvelle-Calédonie, puis précise qu'il ne s'agit pas d'une intention.
10:19Le 31 décembre 2024, il promet de faire trancher des sujets déterminants.
10:23Enfin, le 13 mai 2025, il souhaite plusieurs référendums
10:26en même temps dans les mois qui viennent.
10:28Aucune consultation n'a finalement eu lieu.
10:32Le RIP existe depuis 2015.
10:33Il exige 185 parlementaires, puis le soutien de 10% du corps électoral
10:37soit environ 4 900 000 personnes.
10:40Même ce seuil atteint, le référendum n'est obligatoire
10:43que si les deux chambres examinent le texte.
10:46La tentative sur le statut d'aéroport de Paris n'avait en 2020
10:49recueilli que 1 093 030 soutiens.
10:52Le RIC, revendication phare des Gilets jaunes, n'existe lui toujours pas.
10:56Le contraste avec l'opinion est net.
10:58Selon Rodoxa Backbone, le 3 septembre, 84% des Français
11:02souhaitent favoriser les référendums.
11:0479% approuvent le RIC et 80% un vote après une censure constitutionnelle.
11:09La fiction, qui est l'état de droit censé organiser la hiérarchie des normes,
11:13la séparation des pouvoirs et garantir certains droits,
11:16tient bon face à la volonté de consulter les électeurs.
11:19Et son invocation semble de plus en plus un mouvement désespéré
11:22d'une petite élite pour garder la main sur le pouvoir sans faire face aux urnes.
11:26En toile de fond, se joue ici un vieux débat
11:29entre une vision calcénienne du droit, perçue comme système autonome,
11:32et celle de Karl Schmitt, droit reposant sur la force et la décision souveraine.
11:36Avec sa proposition de secouer le Conseil constitutionnel,
11:39Bruno Retailleau sera au moins parvenu à ouvrir des débats un peu plus intéressants
11:44que se portant sur un bout de tissu ou une ligne budgétaire.
11:51Rebondissement dans l'affaire du périscolaire parisien.
11:54La responsabilité d'Anne Hidalgo et d'Emmanuel Grégoire est dénoncée par plusieurs plaintes.
11:59Pendant ce temps, des révélations sont attendues sur l'ensemble du territoire national.
12:03Renaud de Bourleuf.
12:04Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire s'enfoncent dans la tourmente.
12:07Ce vendredi, le collectif MeToo École et les avocats des familles
12:09ont annoncé déposer plainte contre des élus anciens et actuels
12:13et des cadres de la mairie de Paris.
12:14Sont principalement visés l'ancien maire Anne Hidalgo,
12:17ses anciens adjoints Patrick Bloch et Emmanuel Grégoire,
12:19désormais maires, pour non-assistance à personnes en danger
12:22et mise en danger de la vie d'autrui.
12:24Les peines d'emprisonnement peuvent aller jusqu'à 7 ans.
12:27Que savaient-ils et qu'ont-ils fait ?
12:29Ou plutôt, que n'ont-ils pas fait ?
12:31Concrètement, les autorités municipales auraient reçu, parfois depuis longtemps,
12:34des signalements concernant des comportements inquiétants
12:37sans avoir toujours pris suffisamment rapidement les mesures de protection,
12:40de suspension ou de signalement judiciaire.
12:43L'alerte était pourtant lancée dès 2015,
12:46soit à peine un an après le début du premier mandat d'Anne Hidalgo.
12:49Le sujet était explicitement mis sur la table
12:51lors d'un conseil le 14 avril 2015.
12:54Et vous voudriez quoi ?
12:55Qu'on vous dise quoi ?
12:57Qu'on dise qu'il n'y a plus de recrutement du tout ?
13:00Qu'il n'y a plus du tout de recrutement pour des personnes
13:03qui ont des relations professionnelles avec des enfants ?
13:07C'est quoi le fond de votre question ?
13:10Donc, M. Grégoire va non seulement rappeler le droit
13:17et la rationalité du droit à Dubon dans un débat tel que vous l'introduisez,
13:23mais en plus, il va vous dire comment on procède à la ville.
13:27Continuez, Emmanuel Grégoire.
13:29Emmanuel Grégoire. En effet, le futur maire était déjà dans la boucle.
13:32Il était alors maire adjoint chargé des ressources humaines et des services publics.
13:36Le sujet a été remis sur la table pendant les deux mandats d'Anne Hidalgo
13:38a fortiori à partir de 2025 au moment des révélations de cash investigation.
13:43Inès de Ragnell, élue de Paris et du 15e arrondissement,
13:45aurait alors adressé une lettre à Anne Hidalgo.
13:47Elle lui indique que, s'il est louable de mener une enquête dans une école
13:50après la révélation d'un cas de pédocriminalité,
13:53il serait bon d'effectuer une enquête en amont, globale, sur l'ensemble du périscolaire.
13:58Une demande qui a été refusée.
14:00De quoi rendre les échanges difficiles lors de conseils municipaux
14:03à la fin du mandat d'Anne Hidalgo.
14:05Dans une grande attitude démocratique,
14:07le maire parlait bien fort pour couvrir du mieux possible les paroles de son opposante.
14:11Madame de Ragnell, si vous voulez reprendre la parole, le règlement vous le permet.
14:16Trop aimable.
14:17Je note quand même qu'il a fallu que ce soit votre premier adjoint
14:20qui éprouve de l'émotion et de la compassion pour les familles
14:23pour que vous en ayez à votre tour.
14:25C'est vrai, moi je n'en ai pas.
14:26Écoutez, à vous entendre ces viols, c'est mon tour de parler.
14:30Mais arrêtez ces attaques personnelles.
14:31Ces viols rentrent dans des statistiques nationales.
14:34Donc, dans le fond, on est dans la moyenne, tout va bien.
14:37Ça fait des années, ça ne s'appelle pas une polémique,
14:40ça fait des années qu'on vous alerte.
14:42Moi, je prends la parole à chaque conseil de Paris sur ce sujet.
14:46Vous allez me laisser parler, vous allez me laisser parler.
14:48Moi, ce que je vous demande, c'est qu'avez-vous fait ces derniers mois
14:51pendant que des dizaines d'enfants...
14:53Comportement indigne, chacun jugera.
14:55Notons qu'à côté des policiers et des juges, les sénateurs étudient la question.
14:59En ce moment, au Sénat, une mission d'information dotée des pouvoirs d'une commission d'enquête
15:02se penche sur la prévention et le traitement des violences dans le péri-scolaire.
15:06Son rapporteur, le sénateur LR de Paris, Agnès Évren, dénonce une ouverture.
15:11Voilà, 203 enquêtes pénales, qu'un rapport écrivait noir sur blanc tout ce qui s'est passé aujourd'hui.
15:16C'est donc bien qu'il y a eu un déni, un omertin, un mépris de la parole des enfants.
15:21Agnès Évren ajoute qu'elle a demandé à Manuel Grégoire la liste de tous les signalements
15:24qui ont été effectués de 2015 à 2025.
15:26Déjà, la mission d'information a soulevé de nombreuses questions.
15:30Ainsi, une journaliste de RTL y a dit avoir fait un test sur les conditions de recrutement
15:34des animateurs périscolaires.
15:35Elle s'est présentée dans une mairie avec un CV en partie falsifié.
15:38En 8 minutes, sans diplôme dans l'animation, sans contrat de travail,
15:42alors que son casier judiciaire n'avait pas été vérifié.
15:44Elle avait été envoyée au contact d'enfants dans une école de Créteil.
15:47L'entretien a été extrêmement rapide,
15:52puisque entre le moment où je suis entrée dans le bureau
15:54et le moment où je suis sortie du bureau,
15:57il s'est déroulé 8 minutes.
15:58La personne avec qui j'ai été en contact m'a demandé si j'avais des diplômes.
16:02J'ai dit que je n'en avais pas.
16:05Puis elle m'a demandé si j'étais disponible aujourd'hui pour travailler.
16:09Ce à quoi j'ai répondu, oui.
16:11Plus tard dans l'échange, la personne m'a demandé si j'avais eu des ennuis avec la justice.
16:16J'ai répondu non.
16:19Puis elle a formulé le fait que, normalement,
16:23elle est dans le devoir de vérifier mes antécédents judiciaires
16:27avant de me mettre en contact des enfants,
16:29mais que ce jour-là, elle ne peut pas car elle a trop de besoins.
16:32Donc elle m'a demandé si je pouvais partir tout de suite.
16:34Elle m'a donné le nom de l'école en question,
16:38qui est une école élémentaire, primaire.
16:42Et 30 minutes plus tard,
16:43je suis allée travailler comme animatrice périscolaire
16:46pour la pause méridienne dans cette école.
16:47Je suis restée deux heures au contact des enfants.
16:50Je n'ai pas eu de formation à proprement dit.
16:53Un autre détail troublant,
16:55les animateurs, probablement recrutés aussi rapidement que cette personne,
16:58sont très souvent des hommes.
16:59Avec un lieu de profil pour s'occuper d'enfants de moins de 5 ans,
17:01environ 90% des suspects,
17:03dans le cadre des 203 enquêtes qui secouent le périscolaire parisien,
17:06sont des hommes.
17:07N'entend aussi que, comme ce témoignage le montre,
17:10les faits dépassent les limites de Paris.
17:12Mais si Paris est un cas exceptionnel,
17:15et je le redis,
17:15par le nombre d'affaires
17:18et l'ampleur de l'omerta qui a régné
17:20depuis des années,
17:22Paris n'est malheureusement pas une exception.
17:24Ce vendredi, une enquête de France Info
17:26dévoile que les 20 plus grandes villes de France
17:27sont aujourd'hui toutes confrontées
17:29à des signements de violence dans le périscolaire
17:31et sont concernés par des enquêtes sur ces faits.
17:34Plus tôt au cours de l'été,
17:34une autre affaire a secoué la ville de Tarnos,
17:36commune de 12 000 habitants situés au bord de la mer
17:38entre Bayonne et Osgore.
17:40Un animateur pays scolaire
17:41travaillant dans un centre de loisirs
17:42est soupçonné de viol et attouchement
17:44sur plusieurs enfants de 3 et 4 ans.
17:45Il est visé par 14 plaintes.
17:48Il a été remis en liberté.
17:49Fin juillet, par un arrêt de la cour d'appel de Pau,
17:51les juges ont estimé que,
17:52compte tenu de la médiatisation de cette affaire,
17:54sa sécurité ne peut pas mieux être assurée
17:56en milieu carcéral,
17:58compte tenu de la nature des faits.
17:59Notons qu'il relâchait sans brasser l'électronique.
18:01Le contrôle judiciaire impliquait
18:03l'interdiction de séjour dans les langues,
18:04l'interdiction de contact avec les victimes,
18:06l'interdiction d'exercer une activité
18:07impliquant un contact habituel avec des mineurs
18:09et un pointage une fois par quinzaine.
18:12Des parents de victimes sidérés
18:13ont souligné qu'il était ainsi libre de ces mouvements
18:15pouvant aller sur n'importe quelle plage
18:17mettant d'autres enfants en danger.
18:18La légèreté de la pari judiciaire inquiète aussi
18:21qu'en tout de suite
18:21qu'ils seront donnés à l'affaire Hidalgo-Grégoire
18:23et aux autres affaires
18:24qui vont être dévoilées partout en France.
18:30Passons à présent à l'actualité en bref en France.
18:34Victoire pour la liberté scolaire,
18:36le ministère des armées a rédigé une circulaire
18:38interdisant toute discrimination
18:39à l'encontre des élèves issus des lycées privés hors contrat
18:42dans le cadre des admissions classe préparatoire
18:44des lycées militaires publics.
18:46Rappelons qu'en juin dernier,
18:47des élèves au très bon dossier
18:48ont eu la surprise d'être refusés
18:50aux Britanniques nationales militaires.
18:52Ils avaient pour point commun
18:53d'être issus d'établissements privés hors contrat
18:55de confession catholique.
18:56Leurs parents avaient déposé un recours
18:58avec le soutien de l'association Créer son école
19:00dont la présidente Anne Cofinier
19:01nous avait exposé la situation.
19:02Alors, le ministre qui a commencé
19:04à nous répondre a dit
19:05que c'était l'éducation nationale
19:08et qu'en principe,
19:09il faut plus exactement
19:10que c'était le proviseur
19:11détaché par l'éducation nationale
19:13qui avait donc commis une faute.
19:15Donc, la défense a décliné
19:17toute responsabilité,
19:18toute volonté de discrimination.
19:21Bon, le fait est qu'il y a d'autres lycées militaires
19:24dans lesquels il semblerait
19:25que les élèves issus des écoles hors contrat,
19:27en particulier catholiques,
19:28aient le plus grand mal à rentrer,
19:30malgré leur forte détermination
19:32et leur grande passion
19:33pour la chose militaire.
19:35Donc, j'ai un sentiment quand même
19:36qu'il y a une réticence actuelle
19:38à l'égard de ces profils d'élèves,
19:39c'est-à-dire à la fois hors contrat et catholique,
19:41ou catholique tout seul,
19:43y compris sous contrat.
19:44Mais, entre mon impression
19:46et des faits,
19:47il y a une différence.
19:48Donc, je préfère en rester aux faits
19:50et les faits,
19:51c'est qu'un dossier excellent
19:52qui est pris dans des prépas
19:53de tout premier plan,
19:55qui sont des prépas étoiles,
19:56n'a même pas été considéré
19:57ni sur liste d'attente
19:58ni sur rien
19:58par le britanné national militaire
20:00qui n'est quand même pas
20:01l'école la meilleure de la Terre,
20:02même si c'est une très bonne école.
20:04Eh bien, ça,
20:04ça ne peut pas être le fruit du hasard.
20:06Le cochon dans le dur.
20:08Le savantia a convoqué le CSE
20:09de sa branche charcuterie
20:10et produits de la mer
20:11le 7 septembre
20:12pour examiner un projet
20:13de réorganisation
20:14et la probable cession
20:15du site Bordeaux-Cenel
20:16d'Ivraie-Lévesque
20:17près du Mans.
20:18Cette usine,
20:18unique site de production
20:19de la marque
20:20et premier producteur français
20:21de Riette,
20:22emploie 133 salariés
20:24plongés dans l'incertitude.
20:25La filiale,
20:26qui regroupe aussi
20:27Correa et Syntagone,
20:28reste isolée
20:29après la consolidation du groupe.
20:31Selon un délégué CGT,
20:32elle est globalement déficitaire,
20:33même si Bordeaux-Cenel
20:34tend vers l'équilibre.
20:35L'usine moderne inaugurée
20:36en 2019,
20:37conçue pour 13 000 tonnes par an,
20:39n'a produit
20:39que moins de 8 000 tonnes
20:40en 2025
20:41face à un marché
20:42de la charcuterie
20:43sous pression.
20:43Savantia sautait
20:44jusqu'au CSE
20:45qui devrait préciser
20:46le calendrier,
20:47un éventuel repreneur
20:48et les garanties sociales.
20:49Le bateau cool,
20:50jouons un peu.
20:51Un jeu en ligne gratuit,
20:52La bataille du budget,
20:53créée par Ryan Nezard,
20:54ancien conseiller budgétaire
20:56de Gabriel Attal
20:56de nationalité française,
20:58plonge le joueur
20:58dans la peau
20:59du ministre des comptes publics.
21:00La mission pour le joueur,
21:01adopter les lois de finances
21:02de 2027 à 2032
21:04et éviter la faillite
21:05face à un déficit
21:06qui dériverait
21:06à 5,9% du PIB
21:08sans effort.
21:09Plus de 200 mesures
21:10de gauche comme de droite
21:11permettent de baisser les dépenses,
21:12relever les impôts
21:12ou réformer.
21:13Le créateur,
21:14enseignant à Sorbonne Paris Nord,
21:15a calqué la réalité
21:16près de 150 milliards d'euros
21:17d'efforts nécessaires.
21:19Le jeu impose
21:19de négocier avec ministres,
21:21syndicats et lobbies
21:21tout en surveillant
21:22popularité et marché.
21:24Alléas économiques
21:25et géopolitiques
21:25viennent compliquer les plans.
21:27Dragon Ball
21:27fout droit le parc
21:28d'attractions parisien
21:29alors qu'un accord
21:30a été signé fin août
21:31entre l'Elysée
21:32et l'Arabie Saoudite
21:33pour la construction
21:33de trois parcs à thème
21:34autour de l'univers du manga
21:36et que la président
21:37de la région Île-de-France
21:38Valérie Pécresse
21:38avait explicitement
21:39parlé de Dragon Ball.
21:41Le studio japonais
21:42Toei Animation
21:43a fait une surprise
21:44en début de semaine.
21:44Lundi,
21:45le studio détenteur
21:46des droits d'animation
21:47de Dragon Ball
21:47a publié un communiqué
21:49indiquant
21:50qu'aucune licence
21:51n'a été accordée
21:52pour un parc Dragon Ball
21:53en France
21:53et qu'ils n'ont connaissance
21:54d'aucun projet de ce type.
21:59L'actualité internationale
22:01en bref.
22:04Téhéran ne baisse pas la garde
22:06selon le Financial Times.
22:07La Russie aide l'Iran
22:08à développer un missile
22:09de croisière supersonique
22:10via le programme
22:11C-430L
22:13lancé en 2023.
22:14Des spécialistes russes
22:15de NPO
22:16Machinostroyenia
22:17et Rossobo
22:18Ronexport
22:18ont collaboré
22:19avec Téhéran
22:20pour mettre au point
22:20un stratoréacteur
22:22permettant un vol
22:23plusieurs fois supérieur
22:24à la vitesse du son
22:25aura de l'eau
22:26difficile donc
22:27à intercepter
22:28destiné à des missiles
22:29antinavires.
22:30Ce transfert technologique
22:31est l'un des plus importants
22:32de Moscou vers l'Iran.
22:33Téhéran a déjà testé
22:34le système de propulsion.
22:35L'alliance s'est renforcée
22:36depuis la guerre en Ukraine
22:37et l'opération américaine
22:38Epic Fury.
22:39Des documents
22:40de juin 2026
22:41montreraient
22:42que les négociations
22:43se poursuivent.
22:44Peu de pays
22:44maîtrisent cette technologie
22:45parmi eux
22:46la Russie,
22:46la Chine
22:47et la France.
22:49Onze mots
22:49de Donald Trump
22:50sur les Malouines
22:51ont suffi à mobiliser
22:52le gouvernement argentin.
22:53A interroger lundi,
22:54le président américain
22:55a déclaré
22:56réexaminer
22:56toutes les positions.
22:58Raffaire Milley
22:58s'est lui exprimé
23:00jeudi soir sur
23:01je cite
23:01« la cause la plus sacrée
23:02de l'Argentine »
23:03qui revendique
23:04l'archipel administré
23:05par Londres
23:05depuis 1833.
23:07Le ministre des Affaires
23:08étrangères
23:08a présenté des démarches
23:10pour relancer
23:10les négociations,
23:11renforcer les soutiens
23:12internationaux
23:13et contester
23:13l'exploitation des ressources,
23:14notamment le projet
23:15pétrolier
23:16Sea Lion.
23:17Un projet de loi
23:18pourrait sanctionner
23:18les entreprises argentines
23:20y participant.
23:21Londres invoque
23:22le droit
23:22à l'autodétermination
23:23des 3200 habitants
23:25qui ont voté
23:25à 99,8%
23:27pour rester britannique
23:28en 2013.
23:29Milley
23:29veut la restitution
23:30diplomatique
23:31tout en préparant
23:32une visite à Londres
23:33et la levée
23:34de l'embargo
23:34sur les armes.
23:37Encore un constructeur
23:38automobile
23:38qui ralentit.
23:39Jeudi en Allemagne,
23:40le conseil de surveillance
23:41de Volkswagen
23:41a approuvé
23:42un plan
23:43de restructuration
23:43historique
23:44100 000 suppressions
23:46d'emplois
23:46dans les 5 années
23:47à venir.
23:47Cela comprend 15%
23:49des effectifs mondiaux
23:49du groupe
23:50Audi Mark
23:50qui comprend notamment
23:52Volkswagen
23:52mais aussi Audi,
23:53Porsche et Skoda.
23:54Le groupe a souffert
23:55de la concurrence chinoise,
23:56des tarifs douaniers américains
23:58mais aussi et surtout
23:58de la transition énergétique
24:00chère aux autorités
24:01bruxelloises
24:02et berlinoises.
24:03Quelle que soit
24:04la volonté
24:05de la Commission européenne,
24:06la demande de voitures électriques
24:07n'a pas été au rendez-vous
24:08et les investissements
24:09ont ainsi été
24:10beaucoup trop coûteux.
24:13Un double sauvetage
24:14inespéré
24:14au Népal.
24:15Jeudi,
24:15les secours
24:16ont retrouvé vivants
24:17deux ouvriers
24:18retenus prisonniers
24:18dans un tunnel
24:19depuis la crue
24:20survenue le 26 août.
24:21Le bilan reste très lourd.
24:23Il s'élève vendredi
24:24à 1 259 morts
24:25et 5 083 disparus.
24:28Par ailleurs,
24:287 500 habitations
24:29ont été complètement détruites.
24:30Près de 85 000 sinistrés
24:32sont désormais
24:32privés de toit.
24:33Les autorités estiment
24:34qu'il faudra
24:35en reconstruire
24:35environ 20 000.
24:37Des ponts,
24:37des routes,
24:37des écoles
24:38et des centrales
24:38de barrage hydroélectriques
24:40ont été endommagées
24:41ou ensevelies.
24:46Pour la rentrée
24:47du samedi politique,
24:48Élise Blaise reçoit
24:49le diplômé
24:50de l'école de guerre
24:50Hervé Caresse
24:51pour démêler
24:52le vrai du faux
24:52sur la propagande
24:53de guerre
24:54dans les médias,
24:54particulièrement en Ukraine.
24:56Dimanche,
24:57Terre de Mission
24:57et lundi,
24:58dès 7h,
24:58un zoom
24:58avec l'avocate
24:59Manon Sirasek
25:01sur son livre
25:01sur l'islam radical.
25:03C'est la fin
25:03de cette édition.
25:04Merci de votre fidélité.
25:05À lundi.
25:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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