00:00Je reste sur Parcoursup parce qu'on voit que ça cristallise, qu'il y a une incompréhension entre Yves Tréard
00:04et le reste du monde.
00:04Je rigole Yves, pardon. Non, non, non, mais je rigole, mais qu'il y a une incompréhension parfois sur cette
00:10demande-là
00:10qui est de dire on supprime Parcoursup, tout le monde peut aller là où il veut et ce sera formidable.
00:15Et de l'autre côté, le ministre qui dit mais en fait ça n'existe pas jamais de la vie.
00:18Vous, vous êtes où dans ce débat-là ?
00:20Alors bon, c'est pas facile. D'abord je voudrais remercier ces jeunes que je trouve absolument fabuleux.
00:25Alors moi, ils me fatiguent toute la journée parce que je suis sur le trottoir avec eux, je leur parle,
00:30on essaye de se comprendre, on ne se comprend pas toujours.
00:31Ça vous rappelle le boulot là ?
00:32En tout cas, oui, j'ai l'impression de continuer la journée.
00:35Et puis, une autre petite anecdote, Paul-Éloire, parce que j'ai eu la chance d'y être provisoire adjoint
00:39pendant trois ans.
00:40Et que c'est un merveilleux souvenir, en tout cas, cet établissement est pour moi un lieu au-delà des
00:47difficultés qu'on peut y trouver.
00:48On y a fait des choses formidables aussi et absolument exceptionnelles, qu'on n'a pas fait ailleurs.
00:53Alors, trop longtemps.
00:57Alexis demandant quelle année ?
00:582014.
00:59Alexis qui travaille aussi à Paul-Éloire.
01:01Exactement.
01:02Et donc sur Parcoursup, alors pardon d'apporter un petit peu de nuance, si tant est que ce soit possible.
01:07On est là pour ça.
01:08Parcoursup, ça a eu quand même une vertu qu'on a du mal à appréhender quand on revient un peu
01:15en arrière.
01:15C'est qu'il y a quelques années, sans Parcoursup, les élèves de banlieue ne rentraient pas sur Paris.
01:21Ils ne le faisaient pas.
01:22Depuis qu'il y a Parcoursup, c'est la stricte égalité pour un élève qui...
01:27C'est pas vrai, monsieur, c'est pas vrai.
01:29Attendez, attendez.
01:31Alors, pardon, je veux bien qu'on en témoigne, mais à stricte égalité, il n'y a pas de barème
01:37en l'occurrence pour Parcoursup, mais ça ne se passe pas comme ça.
01:40Il y a stricte égalité entre les élèves qui viennent d'Île-de-France, des départements limitrophes.
01:45Pas vrai.
01:47Alors, c'est pas parce qu'on n'est pas d'accord et qu'on peut asséner que c'est
01:50pas vrai que ça décrit la réalité.
01:52C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison.
01:55Non, mais on a des arguments.
01:56J'en suis désolé.
01:57Mais en l'occurrence, les chances sont rigoureusement les mêmes au jeu du loto.
02:02Si on met les boules, les statistiques sont les mêmes.
02:04Alors, c'est peut-être pas satisfaisant.
02:06Peut-être que Parcoursup est un fabuleux totem qui, aujourd'hui, cristallise des tas de choses.
02:11Mais on a eu l'opportunité, et avec une forme de stupeur avec Henri, puisqu'on s'est retrouvé samedi
02:15soir,
02:15à découvrir les priorités qui étaient celles des étudiants.
02:19En l'occurrence, l'emploi du temps arrivait à 70% des préoccupations.
02:23Et Parcoursup, à ce moment-là, et à cet instant-là, à 16,4%.
02:28Donc, je comprends que ça puisse être un fabuleux totem,
02:31mais je ne suis pas certain que ce soit, aujourd'hui, bien analysé.
02:35La transparence qu'on requiert du côté de Parcoursup.
02:38Alors, ce n'est peut-être pas satisfaisant, je l'entends parfaitement.
02:41Même le Premier ministre l'a dit.
02:42Toutefois, tous les rapports, et moi, aujourd'hui, je tâne mes enseignants
02:47pour qu'ils me fassent les rapports et qu'ils les déposent dans Parcoursup,
02:50afin qu'ils puissent être lus et visibles par tous les étudiants
02:53qui voudraient savoir comment s'opère la sélection,
02:56sont disponibles dans Parcoursup.
02:58Et aujourd'hui, PJ,
02:58ça date, général.
02:58Sous-titrage FR ?