Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 minutes
Sur ses réseaux sociaux, Sébastien Leroy, maire de Mandelieu-La Napoule (Nouvelle Énergie), a critiqué la politique gouvernementale sur les logements sociaux. Le plateau de l'Heure des Pros est revenu sur sa prise de position.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Dans notre rubrique de la semaine, le bonheur d'être un élu local et un citoyen français, avec ce gouvernement
00:06d'élite et ce Parlement extrêmement courageux et créatif,
00:09je vais vous parler de logement social, puisque je reçois un courrier de l'État qui me demande, qui m
00:15'ordonne de construire 2345 logements sociaux à Mont-de-Lieu
00:19pour remplir les quotas de la loi SRU. Et naturellement, 2345 logements sociaux avec une modalité d'en faire 774
00:28avant le 31 décembre 2028.
00:31En résumé, on me demande de faire par mois un immeuble de 35 logements. Naturellement, vous aurez compris que même
00:38si on était une armée de chinois
00:39avec des bétonnières et des brouettes, on n'y arriverait pas. Mais ce n'est pas grave, parce que vous
00:44savez, dans cet hommage toujours perpétuel
00:46à l'Union soviétique et au grand plan de Brezhnev, même si c'est débile, on continue à imposer. Toujours
00:53plus. On n'y arrivera pas.
00:54Mais ce n'est pas grave. Ça fait très bien dans les documents de com. Et tout ça pour une
00:58amende de 2,5 millions d'euros par an.
01:02Alors naturellement, trois observations. Premièrement, c'est totalement irréalisable. Mandelieu est exposé de risque majeur à 85%.
01:10Mais ça, j'ai bien compris que ça n'intéressait personne. Et que naturellement, quand demain, on sera inondé,
01:15les premiers qui me font ce courrier seront les premiers à me dire qu'on n'aurait jamais dû les
01:19construire.
01:20Deuxièmement, j'ai bien saisi aussi qu'en réalité, ce n'est pas tellement les logements sociaux qui vous intéressent.
01:26C'est plutôt les dominos, évidemment, que Verstaville, qui sont quand même sympas à prendre tous les ans.
01:30Et troisièmement, bien sûr, que la réalité est un concept aujourd'hui qui est devenu tellement éloigné
01:36de ce qui vous intéresse au quotidien qu'on ne va pas s'embarrasser avec ces petits détails.
01:40Donc merci encore pour ce courrier. J'aime autant vous dire qu'on ne va pas y arriver et qu
01:46'on ne les fera pas,
01:47parce que je ne vais pas faire sur une ville inondable à 85% une urbanisation supérieure à ce qu
01:52'a connu ce territoire
01:53depuis la Deuxième Guerre mondiale. Mais c'est ainsi. On est toujours dans ce délire.
01:59Vive l'Union soviétique, camarades. Faisons des plans. 2300, c'est un peu petit joueur.
02:04Moi, je vous propose de faire 5000 logements sociaux avec un objectif d'en faire 350 par mois.
02:10Là, ça a de la pêche. Voilà. Vive la France et surtout, vivement, que tout change.
02:15Ce pays est dingue. Je gère, ce pays est dingue. En fait, ce pays est dingue, mais à un niveau
02:20de dinguerie.
02:22Mais je ne peux pas vous dire autre chose. Ce que je dis là, ce n'est même pas politique
02:27ce que je dis.
02:28Vous comprenez ce que je veux dire ? Ce n'est pas de droite ou de gauche. Ce pays est
02:31dingue.
02:32Et voilà, quand vous l'écoutez, ce maire, c'est-à-dire qu'on veut... Enfin, vous avez compris.
02:38Il y a 85%. Vous avez 85% de terrains inondables. Ils veulent construire des images.
02:44Ce pays est dingue. Alors, il a raison. Il faut que ça change.
02:49Alors, tout le monde ne veut pas le faire changer de la même manière.
02:51Mais enfin, c'est un...
02:52Mais ce qui est impressionnant, c'est que l'effet comique naît du simple exposé de la réalité.
02:56Mais oui !
02:56On rie. Enfin, on ne devrait pas rire parce qu'il y a de quoi pleurer.
02:59Mais c'est des petits hommes gris.
03:01Simplement en disant A, B, C. Et tout s'effondre.
03:04Parce que les autres sont dans l'idéologie.
03:06Les petits hommes gris. Les petits hommes gris, quoi.
03:08Mais que font... Qu'est-ce que font les gens qui nous gouvernent ?
03:11Vous imaginez tous les services, tous les fonctionnaires qui sont payés
03:14à faire tourner cette machine, à envoyer les courriers...
03:17Mais ce que ça a coûté.
03:19Les gens qui ont réfléchi là-dessus, ce que ça a coûté.
03:23Mais on est...
03:24Je n'ai pas d'autres expressions à trouver, pardonnez-moi, de dire
03:27ce pays est dingue.
03:28Donc si, Mathias Lebes, ce pays est dingue, c'est l'Union soviétique.
03:32Là, ça vous laisse quoi, d'ailleurs ?
03:34Non, non, ça ne me laisse pas quoi.
03:35Ce qui m'étonne, c'est qu'il y a une loi, la loi SRU,
03:38et cette loi, elle a été votée par les représentants du peuple français.
03:44Donc nous sommes tous responsables, collectivement, de cette dinguerie,
03:47si le pays est dingue.
03:48Mais vous avez évidemment raison.
03:50Moi, je suis un véganiste, vous savez, donc...
03:52Mais vous avez parfaitement raison.
03:54Vous avez parfaitement raison.
03:55Et la loi SRU, il faut la remettre en cause, mais immédiatement.
03:58C'est la première chose qu'il faut changer.
03:59Elle a été votée par le Parlement.
04:02Mais moi, il y a plein de trucs qui ont été votés par le Parlement
04:04qu'il faut remettre en cause, en fait.
04:05Ça s'appelle la démocratie.
04:05Si on peut constater que ça ne marche pas, il a changé la loi.
04:07Voilà.
04:08Non, mais après, si 80% des terrains sont inconstructibles,
04:13effectivement, ça paraît incroyable qu'il n'y ait pas de dérogation,
04:16qu'il n'y ait pas, au cas par cas, des aménagements.
04:18Mais il y a beaucoup de maires qui dérogent à ces lois
04:21parce que, très clairement, ils n'ont pas envie d'avoir de logements sociaux
04:24parce que les logements sociaux, ça ne fait pas bien dans le paysage.
04:27Et du coup, effectivement, ils dérogent à la loi.
04:30Une question de paysage.
04:32Sébastien Leroy, en tout cas, je salue Sébastien Leroy,
04:34que je ne connaissais pas,
04:35qui a pris, évidemment, la suite de son oncle,
04:38qui s'appelait Henri Leroy,
04:40qui est un jeune maire.
04:42Et il faut toujours écouter les maires.
04:43Sous-titrage Société Radio-Canada
04:45Sous-titrage Société Radio-Canada
04:48Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations