00:00Évidemment qu'on sera là le 17.
00:01Et pour revenir sur la question que vous posiez au départ,
00:04moi je trouve qu'aujourd'hui c'était une déferlante encore dans les rues.
00:06Je veux dire, la mobilisation d'aujourd'hui était encore extrêmement, extrêmement importante.
00:09Et moi je pourrais même parler d'extension.
00:10Aujourd'hui, c'est 90% des universités qui ont été touchées aujourd'hui par la mobilisation.
00:15Le ministère du 35 ?
00:17Il y a plusieurs chiffres qui tournent, c'est comme d'habitude.
00:19C'est comme les chiffres des services de police et les chiffres des organisations syndicales.
00:23Mais bon, en tout cas, voilà, je veux dire, il y a une extrême majorité d'universités
00:26qui sont aujourd'hui mobilisées.
00:27Je veux dire, là, voilà, Évry, Sofia Viltaneuse, moi à Paris 8, en Banlieue,
00:31on est tous mobilisés, toutes les facs en Paris, Jean-Parisienne, elles sont mobilisées.
00:34On était dans la manifestation aujourd'hui.
00:37Pour moi, ce qui me semble très intéressant pour rebondir sur ce que disait Ahmed aujourd'hui,
00:40je pense que ça, c'est un truc qui va inquiéter, qui devrait terrifier même le gouvernement.
00:44C'est qu'aujourd'hui, le mouvement est en train de se structurer à la base.
00:46Et aujourd'hui, il y a une nouveauté dans cette mobilisation qui est extrêmement importante,
00:50c'est qu'il y a eu un appel à manifester à Hôtel de Ville,
00:54impulsé non pas par les syndicats, mais par les assemblées générales,
00:56qui justement se réunissent depuis le début du mouvement.
00:59Et l'appel des assemblées générales universitaires,
01:02elle a rassemblé énormément, énormément de monde.
01:05Et à Hôtel de Ville, c'était une énorme déferlante.
01:07Et ça, c'est extrêmement puissant,
01:09parce que c'est ce qui va permettre précisément qu'on va pouvoir poursuivre le mouvement.
01:13Oui, mais justement, qu'est-ce que vous allez en faire de ça ?
01:14Vous vous dites déferlante, qu'est-ce que vous allez en faire, Alexis ?
01:16Eh bien, précisément, moi, je pense qu'on doit continuer à renforcer
01:18cette question de l'auto-organisation des étudiants,
01:21continuer à se réunir en assemblée générale,
01:23pour discuter du fait qu'on va continuer à se mobiliser,
01:26durant les vacances y compris, après le 17 octobre,
01:28qu'on continue à donner des dates de mobilisation, etc.
01:31C'est-à-dire faire ce qu'on fait,
01:32nos prédécesseurs qui ont réussi à obtenir des victoires,
01:35comme par exemple le retrait du CPE en 2006.
01:37Il y avait une grande coordination nationale étudiante.
01:40Pour vous, c'est le modèle.
01:40Oui, mais alors, on en revient toujours,
01:41et on va en parler tout au long de la soir, évidemment, de vos revendications,
01:44mais qu'est-ce qui ferait que vous arrêteriez ce mouvement ?
01:47Précisément, moi, je crois qu'aujourd'hui,
01:49c'est dingue qu'on pose encore la question en réalité.
01:51Ce n'est pas contre vous, je veux dire, mais voilà.
01:53Ce mouvement-là, pour moi, doit être extrêmement clair.
01:55Ce qu'ils revendiquent, c'est la fin de Parcoursup,
01:57c'est la fin du 8h-18h,
01:58c'est la fin des conditions désastreuses dans les établissements scolaires,
02:02c'est des moyens massifs, massifs, massifs,
02:04qui doivent être investis aujourd'hui dans l'éducation.
02:07Mais c'est plus largement, et ça, je crois que c'est important,
02:09un rejet général du système qu'on nous offre.
02:12Il y a un rejet aujourd'hui de l'avenir que propose le capitalisme français à la jeunesse.
02:16Et c'est ça qui est en train de s'exprimer,
02:18et c'est ça qui est extrêmement puissant.
02:19Mais pour vous, c'est tout, c'est un package ?
02:20C'est-à-dire que tout ce que vous êtes posé sur la table, c'est tout ou rien ?
02:22C'est évidemment un package,
02:24et je pense que tant que Parcoursup ne sera pas tombé,
02:26tant qu'il n'y aura pas des milliards qui seront investis dans l'éducation,
02:29on ne s'arrêtera pas, on continuera à se mobiliser.
02:32Et moi, j'espère aussi que le 17 octobre,
02:34il y aura énormément de monde qui va venir avec nous pour se mobiliser.
02:37Et je pense que si les travailleurs, ils commencent à faire grève,
02:40si les cheminots, les énergéticiens, les machinistes, les hospitaliers, etc.,
02:44je pense que c'est une très, très grande possibilité.
02:46C'est une très grande possibilité.
02:47Et moi, j'appelle tous les travailleurs à le faire,
02:49à ne pas attendre le 5.
02:50Évidemment, vous demandiez le 5.
02:51On sera dans la rue le 5.
02:52Le 5, c'est le 5 novembre, c'est notamment l'appel de la CGT.
02:55Exactement.
02:55On sera dans la rue le 5 novembre, c'est une évidence.
02:58Par contre, nous, on n'a pas envie d'attendre le 5 novembre.
03:00Le 17 octobre, je pense que vous avez vu,
03:01tout le monde dit que ça va être la fin de l'époque contemporaine.
03:03Je ne sais pas si vous avez vu cette histoire.
03:04Je ne sais pas si tout le monde dit ça.
03:06Je veux dire, ça tourne beaucoup aujourd'hui.
03:08Les gens, ils parlent de la fin de l'époque contemporaine.
03:10Qu'est-ce que ça veut dire ?
03:11C'est-à-dire que les gens, en fait, ils parlent aujourd'hui de révolution.
03:13Ils parlent de vouloir changer le système.
03:15Ils parlent de vouloir, c'est ce que disait tout à l'heure aussi mon camarade tout à l'heure.
03:18Il y a une volonté vraiment de quelque chose de puissant aujourd'hui.
03:21Et je pense que le 17, ça va être un point de départ.
03:23En tout cas, ça doit être un point de départ.