Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 semaines
Mercredi 2 septembre 2026, retrouvez François Rimeu (Stratégiste senior, Crédit Mutuel AM), Olivier Malteste (Directeur des investissements, Althéis) et Gilles Bazy-Sire (Président, Equity GPS) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Générique
00:05...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Vous nous retrouvez tous les jours en direct à 12h30 et à 17h30.
00:17Vous nous retrouvez également en replay sur notre site bismart.fr
00:21et vous pouvez nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées au sommaire de cette
00:27édition.
00:28Donc ce soir, les affrontements se sont nettement intensifiés entre Washington et Téhéran cette nuit dans le détroit d'Ormuz.
00:35L'armée américaine a mené des frappes ciblées contre des installations militaires iraniennes sur la côte.
00:41Téhéran, qui affirme que ces tirs ont touché des zones résidentielles, a immédiatement riposté en visant des bases américaines dans
00:48la région.
00:49Une reprise des hostilités qui brise des semaines de calme fragile.
00:53Les cours du pétrole se stabilisent au cours de la séance avec un baril de Brent autour de 95 dollars.
01:00Aujourd'hui, cette situation pèse sur les marchés actions, notamment en Europe.
01:05Les indices évoluent sans tendance marquée.
01:08En France, le CAC 40 est autour de l'équilibre en cette fin de séance.
01:12Aux Etats-Unis, les grands indices ont même ouvert en petite hausse dans les premiers échanges.
01:17Bref, plus la guerre dure, plus le pétrole est cher et plus il y a des risques inflationnistes.
01:23Et tout cela, ça fait craindre des hausses des taux d'intérêt.
01:26Et justement, en parlant de hausse des taux d'intérêt, la Banque de Nouvelle-Zélande a rendu sa décision monétaire
01:33et relève une nouvelle fois les siens de 25 points de base, comme prévu les passants, ainsi à 2,75%.
01:39La Banque du Canada était aussi attendue aujourd'hui, mais elle a opté pour le statu quo de son côté.
01:46Et puis, la Fed se réunira les 15 et 16 septembre prochains.
01:49En attendant, on a regardé l'enquête ADP sur l'emploi privé cet après-midi,
01:54qui intervient en préambule de la publication du rapport mensuel sur l'emploi du département du travail américain
02:01pour le mois d'août vendredi.
02:03L'économie américaine a créé moins d'emplois que prévu, avec 38 000 créations en août contre 47 000 attendus.
02:10C'est également légèrement inférieur au mois de juillet.
02:14Et dans ce contexte, les taux poursuivent leur remontée.
02:17Le rendement américain à 10 ans s'ancre désormais sur le seuil de 4,80% au plus haut depuis
02:233 ans.
02:23Et le rendement à 30 ans est désormais au plus haut depuis 2004.
02:28En Asie, le rendement japonais à 10 ans se stabilise autour de 3%.
02:32Un seuil qu'il avait déjà touché hier pour la première fois depuis 1996.
02:37En Europe, le rendement allemand à 10 ans se tend encore aujourd'hui pour flirter avec le seuil de 3
02:43,40%.
02:44Enfin, le rendement français à 10 ans est au plus haut depuis 2008 et dépasse celui de la Grèce.
02:51Du côté des devises, enfin, un mot du Yen qu'on surveille particulièrement.
02:55La devise nippone s'est fortement appréciée face au dollar de plus de 1%.
03:00Les marchés restent vigilants et craignent une nouvelle intervention des autorités.
03:05Et puis, du côté des résultats, la saison des résultats, justement, touchent à sa fin.
03:10Mais Dell progresse de plus de 10% après avoir relevé ses prévisions annuelles de chiffre d'affaires et de
03:16bénéfices portés par la forte demande d'intelligence artificielle.
03:20On attend les résultats de Broadcom aussi demain soir.
03:343 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
03:38François Rimeux est avec nous.
03:39Vous êtes stratégiste senior chez Crédit Mutuel Asset Management.
03:43Bonsoir.
03:44Bonsoir, Pauline.
03:45Olivier Maltest, directeur des investissements chez Alteis.
03:48Bonsoir, Pauline.
03:49Et Gilles Bazissir, vous êtes président d'Equity GPS.
03:51Bonsoir.
03:53Donc, on le disait en introduction, l'escalade des tensions dans le détroit d'Ormous depuis le début de la
03:58semaine a mis fin à un mois de calme relatif.
04:01Le Brent s'était stabilisé depuis un mois autour de 80 dollars et franchit à nouveau les 95 dollars ce
04:08matin.
04:09Un pétrole qui est au plus haut depuis le mois de juillet.
04:15Comment les investisseurs réagissent aujourd'hui, Olivier ?
04:19On voit une remontée, évidemment, du prix du pétrole assez rapide depuis le début de semaine.
04:24En même temps, d'ailleurs, que l'annonce au niveau du pétrole de l'usolea aussi qui avait été faite
04:28par Donald Trump.
04:29Et c'est assez logique.
04:31En fait, on voit que les tensions reprennent, les frappes reprennent globalement, que l'Iran de toute façon répond aussi
04:37systématiquement.
04:39Donc là, je pense qu'il n'y a pas réellement de surprise sur cette envolée du prix du pétrole.
04:43Ça va poser des questions si ça dure.
04:44C'est ce qu'on dit depuis la fin février.
04:47Moi, ce qui m'avait le plus surpris, c'était plutôt la détente extrêmement rapide des prix du pétrole, justement,
04:52au début de l'été, lorsque la pause était arrivée.
04:55Puisqu'on était passé assez rapidement sous les 80 dollars le baril.
04:59Ce que moi, j'estimais être un peu un plancher.
05:02Parce qu'il y a quand même deux choses, même si le conflit s'était arrêté et la pause avait
05:07perduré.
05:08Il y a quand même deux choses qui sont relativement importantes sur ce conflit.
05:11D'une part, c'est que c'est quand même la première fois où le détroit d'Ormuz a été
05:13bloqué.
05:14Et je pense que ça, ça vaut une prime de risque pour au moins quelques années sur le prix du
05:18baril.
05:19Puisque ça a été fait une fois, ça peut être refait à un moment ou à un autre, notamment par
05:23les Iraniens.
05:24Et la deuxième chose, c'est qu'on est quand même avec des réserves, des niveaux de réserve, et notamment
05:28des réserves stratégiques qui sont particulièrement basses.
05:30Ce qui veut dire qu'en imaginant que le détroit d'Ormuz rouvre complètement et qu'il n'y ait
05:34plus de problème, il va falloir quand même reconstituer ces réserves.
05:37Ce qui fait de la demande.
05:38C'est en plusieurs mois avant de revenir.
05:39Exactement.
05:40Et ce qui, du coup, moi j'avais été quand même très surpris.
05:42J'avais trouvé que le pétrole était redescendu quand même très très vite, globalement.
05:46Donc là, qu'il remonte à 95, je trouve que ce n'est pas surprenant.
05:49Alors ça repose des questions et je pense qu'on en parlera évidemment sur les taux et sur les craintes
05:53et les risques inflationnistes.
05:55Sur toute l'énergie au global.
05:56Parce qu'on se focalise beaucoup sur le pétrole.
05:58Il y a aussi le gaz.
05:59Il y a aussi le gaz qui peut être problématique, notamment en Europe.
06:03Mais globalement, voilà, il y a ces deux effets-là.
06:06L'affrontement repart.
06:07Alors, on a toujours du mal à suivre en fonction des déclarations sur...
06:11On a entendu parler d'un passage au niveau du détroit d'Ormuz qui faisait qu'environ la moitié de
06:15ce qui passait habituellement,
06:16arrivait à passer, ça avait été sécurisé par les Américains, voire même retiré au niveau des mines, des mines sous
06:21-marines.
06:22On a toujours du mal à savoir ce qui est vrai et ce qui n'est pas vrai.
06:25Puisque même en essayant de suivre les balises, évidemment, je pense que les bateaux essayent aussi de retirer leurs balises
06:29pour pouvoir passer plus discrètement pour les bateaux qui passent.
06:32Donc on a toujours du mal à avoir vraiment des informations.
06:34Mais ce qui est sûr, c'est que là, un conflit qui repart de manière très importante.
06:37Une annonce certainement décidée par Donald Trump pour essayer de calmer le marché du pétrole sur le pétrole vénézuélien.
06:43On a du mal à savoir si effectivement les Américains vont vraiment vouloir y aller
06:48parce que c'est un pétrole qui est particulier et qui n'est pas forcément facile à travailler.
06:51J'ai vu que Scott Besant avait fait une déclaration aujourd'hui en disant que les Américains allaient y aller
06:55et qu'on allait récupérer cette manne qui effectivement peut donner un petit peu d'air à terme.
07:00C'est vrai qu'on a des sujets avec cette tension qui repart en termes de conflits.
07:06François Rimeux, vos commentaires sur ce qui vient d'être dit.
07:10Est-ce que vous pensez que justement ce prix du baril de Brent, je prends le Brent en référence,
07:15mais de 95 dollars, est-ce que c'est un des principaux risques aujourd'hui pour le marché ?
07:21Le sujet est complexe.
07:23Il y a le sujet du Brent, il y a le sujet des produits raffinés, il y a le produit
07:26du gaz,
07:26il y a le produit de tout ce qui passe par Hormuz qui ne passe pas, les engrais, etc.
07:30On a des phénomènes inflationnistes qui sont multiples depuis maintenant de nombreuses années.
07:35Et c'est ça aussi qui désancre les anticipations de l'inflation.
07:38Et c'est ça le risque pour les marchés obligataires.
07:41C'est pour ça qu'ils sont de plus en plus nerveux, entre guillemets, par rapport à ces tensions.
07:45Donc c'est une prime de risque supplémentaire pour les marchés.
07:48C'est très net pour les marchés obligataires, évidemment.
07:53Et c'est très difficile de savoir comment ça va évoluer.
07:56C'est de la géopolitique, personne n'a de boule de cristal.
07:58On voit bien dans les conflits passés que même quand on imagine que ça va durer quelques mois,
08:02en fait, personne n'en sait rien.
08:04L'Ukraine et la Russie, ça fait des années que ça dure, on ne sait pas quand est-ce qu
08:06'on sortira.
08:07Et l'Iran et les Etats-Unis, peut-être que dans un an, dans deux ans, dans cinq ans,
08:10on est toujours là.
08:11Personne n'en sait absolument rien.
08:13Donc à terme, il est probable qu'Hormuz perde de son importance
08:18parce qu'on va trouver des moyens de circonvenir à une partie de l'Hormuz.
08:22Mais c'est possible pour le brut, c'est plus compliqué pour les produits raffinés,
08:25c'est compliqué pour le gaz.
08:27Ce sera quand même un problème à terme.
08:30Ça provoque des goulets d'étranglement.
08:31Donc tout ça, c'est inflationniste.
08:34C'est inflationné dans un monde où les déficits budgétaires sont hors de contrôle.
08:40Donc des primes de terme plus importantes.
08:41Dans des banques centrales qui sont embêtées parce que la croissance dominelle est forte partout.
08:45La croissance tient globalement.
08:47Et donc les banquiers centraux n'ont pas d'autre choix que de remonter les taux.
08:50Et finalement, les niveaux de taux, ils sont cohérents.
08:52Et les marchés sont assez logiques en faisant remonter les taux.
08:55Et c'est peut-être pas terminé.
09:00Donc prédire l'avenir, c'est impossible.
09:05Et imaginer une résolution rapide de ce conflit-là,
09:08c'est compliqué à imaginer aussi, vu la situation dans laquelle on est aujourd'hui.
09:13Maintenant, on comprend bien que Donald Trump n'a pas, a priori, d'intérêt à faire montrer le prix du
09:17pétrole avant les mi-termes.
09:20Mais malgré tout, les solutions de sortie, elles ne semblent pas multiples.
09:23Or, le Venezuela, c'est une belle histoire.
09:25Mais bon, ça va prendre des années et des années.
09:27Le pétrole est hyper lourd.
09:28On ne sait pas exactement ce qu'il y a comme réserve.
09:30L'accord ressemble à l'accord entre les Anglais et les Égyptiens.
09:33Il y a des dizaines d'années de ça.
09:35C'est à moitié anticonstitutionnel.
09:37C'est fait par quelqu'un qui est entre eux.
09:41On voit vraiment que c'est le pouvoir privé qui prend la main sur les intérêts publics vénézuéens.
09:47Donc c'est compliqué de se projeter à très long terme
09:49et de voir si vraiment ça va régler une partie de l'offre qu'on a perdue à Hormuz.
09:54Donc à court terme, je trouve que ça aura peu d'impact.
09:56Mais oui, il y a une prime de risque supplémentaire.
09:58Et c'est logique finalement qu'on ait les marchés obligataires sous pression comme on les a aujourd'hui.
10:03Gilles Bazissière, votre analyse sur cette situation.
10:06Et puis peut-être un mot, vous en avez parlé rapidement,
10:09mais de la remontée aussi des rendements obligataires partout à travers le monde.
10:13Qu'est-ce que ça nous dit sur la situation aujourd'hui ?
10:17Donc l'envolée des prix de l'énergie, des énergies différentes,
10:23parce qu'en effet il y a des situations très différentes selon les types de produits.
10:27et leur utilisation finale.
10:32Il faut élargir ça également aux engrais,
10:36ce qui est une forme d'intrant pour de l'énergie calorique,
10:41pour l'alimentation dans le monde.
10:43Ça c'est très important.
10:45Et y rajouter le conflit russo-ukrainien qui également n'arrange pas les choses.
10:51Donc l'environnement est inflationniste.
10:53Inflationniste avec en plus des effets assez directs,
10:58toute chose étant égale par ailleurs, si cette situation perdurait,
11:02sur les marges des entreprises qui sont dépendantes de ces intrants.
11:12Est-ce qu'on a eu déjà des effets sur les résultats du trimestre ?
11:17On le voit déjà sur une boîte comme les producteurs d'engrais.
11:25Ou les grands chimistes.
11:28Donc Yara en Norvège, AXO, BASF, Bayer, etc.
11:34Enfin une grosse partie de l'industrie allemande également, bien sûr.
11:38Au sens large, qui est très dépendante du gaz russe,
11:41qui est devenue plus dépendante du gaz américain ou nord-africain.
11:49Mais là, la fermeture d'Hormuz, en fait, ça fait monter les prix mondiaux du gaz.
11:55Et c'était les Asiatiques qui étaient les plus gros acheteurs de gaz qatari.
12:02Et bien en fait, maintenant, il y a plus de concurrence
12:06pour des vaisseaux et des expéditions flottantes qui sont sur la mer
12:11et que les gens s'échangent à coup d'enchaire alors qu'ils sont sur l'eau.
12:17Et donc ça, pour l'Europe, c'est vraiment une très, très, très mauvaise situation
12:22qui est négative pour les marges des entreprises de biens de transformation
12:30et également inflationniste.
12:32Donc, un négatif sur les marges des entreprises d'inflation,
12:35c'est un environnement qui est plutôt à la stagflation
12:39et c'est pas très bon.
12:41Sur les faits sur les marchés obligataires,
12:43ça se cumule avec le fait qu'on a une économie mondiale à deux vitesses,
12:49l'IA et le reste qui est en surchauffe.
12:53Et le reste qui est correct, mais dont le profil de croissance
12:59n'a rien à voir avec l'IA.
13:02Donc, il y a une double demande adressée sur les marchés de l'épargne
13:08en matière de financement de déficit budgétaire,
13:12d'une part, pour la plupart des pays développés, pas tous,
13:16à peu près 80% des pays développés qui sont sujets à un début de surendettement
13:21dont on ne sait pas comment il pourra se terminer sans douleur.
13:27Et il y a quand même 20% des pays développés dans le monde,
13:33enfin en matière de capitalisation financière,
13:34et qui ont des finances publiques très très saines
13:36et des entreprises très très saines.
13:38Et nous, stratégiquement, c'est vers cette importante minorité
13:43que l'on dirige nos regards.
13:46Enfin, on a une préférence très très forte pour ces pays-là.
13:51Donc, la hausse des marchés obligataires,
13:52là aussi, c'est une autre source de coûts pour les entreprises,
13:56particulièrement les endettés.
13:59Diffuse, pas tout de suite, à terre, au fur et à mesure de leur refinancement,
14:03leur refinancement de la dette, comme pour les états d'ailleurs.
14:05Mais entre la hausse des coûts de l'énergie
14:07et la hausse des coûts que représente la charge de la dette
14:11pour les agents économiques endettés,
14:13ce n'est pas une bonne nouvelle.
14:15On va peut-être juste un tout petit peu préciser
14:17sur les rendements aujourd'hui,
14:21avant de passer à la suite.
14:23Olivier, concrètement, un rendement américain à 10 ans,
14:26à 4,80%,
14:28ça renvoie à quoi comme signal pour le marché ?
14:32Déjà, on a passé la barre des 4,50.
14:34À chaque fois, on se fixe un peu des barres,
14:36des soils un petit peu symboliques,
14:37sur lesquelles, jusqu'à présent, 4,50,
14:39on sentait quand même que l'administration Trump
14:42et le trésor américain étaient déjà commencés à être un petit peu gênés.
14:45Donc on a franchi tranquillement les 4,50,
14:47on est à 4,80,
14:48donc on a maintenant une nouvelle cible,
14:50une nouvelle barre qui est plutôt à 5,
14:52globalement, d'inquiétude.
14:54Ce qu'il y a à noter quand même,
14:55c'est que les taux montent,
14:56mais les taux montent de manière relativement concertée,
14:59et j'ai presque envie de dire tranquillement,
15:00on ne voit pas d'accélération,
15:01de violente accélération,
15:02comme on avait pu les voir pendant les droits de douane notamment,
15:05ce qui avait fait changer vraiment l'impulsion
15:07et les décisions de l'administration Trump,
15:09et c'est là où on avait eu les 90 jours pour négocier.
15:12Donc on a des taux qui montent progressivement,
15:15qui ne s'arrêtent pas de monter,
15:16et on a aussi une vraie déconnexion
15:18entre le marché actions,
15:20qui lui tient bien,
15:21sur l'été,
15:22on est en légère hausse,
15:23alors c'est 2% globalement dans les actions mondiales sur l'été,
15:27sur des marchés obligataires par contre qui baissent,
15:29puisque les taux ont tendance,
15:31enfin les taux montent,
15:32et on a vraiment cette déconnexion entre les marchés actions,
15:34on a l'impression que rien ne peut vraiment les faire chuter,
15:37ou les faire paniquer,
15:38on a eu des interventions sur le Yann aussi,
15:40on sait que c'est toujours un petit peu tendu ce genre de choses,
15:43mais il n'y a pas eu de mouvement important sur les marchés actions,
15:46et les marchés obligataires,
15:47eux, qui sont beaucoup plus vigilants sur la situation,
15:50mais qui montrent progressivement,
15:51on n'a pas encore d'accélération.
15:52Alors le vrai risque,
15:53pour moi il est là,
15:54c'est-à-dire qu'il y a un moment lorsqu'on va se rapprocher de certains niveaux,
15:58c'est que ça s'accélère vraiment,
15:59et que les taux aient testé un petit peu,
16:02vraiment les décisions américaines,
16:04et tester la Fed,
16:05et tester aussi du coup Scott Besset,
16:07qui s'est donné la possibilité d'acheter deux fois plus d'obligations longues,
16:11donc c'est vraiment mu d'impact,
16:12ça fait baisser légèrement les taux pendant deux jours,
16:14et puis les taux sont remontés,
16:15et après c'est bien annoncé,
16:17après il faut voir ce qu'il va en faire ou pas.
16:20Mais voilà,
16:21on a ces choses-là,
16:22et quand on regarde aussi,
16:24moi là où je suis surpris,
16:25par contre aussi sur la volatilité,
16:26c'est un peu ce que veut Kevin Worsh aussi,
16:29mais c'est sur la volatilité des prévisions,
16:31notamment de sa décision pour la prochaine politique monétaire,
16:34c'est très très volatil,
16:36même au sein de la journée,
16:37c'est-à-dire que ce matin,
16:38je regardais ce matin,
16:38on était à plus de 70%,
16:40et on a tendance à dire que...
16:4164% en fin de journée, j'ai vu.
16:43Ça a baissé beaucoup dans la journée,
16:45et le 70% là aussi,
16:46parce qu'on parlait de seuil,
16:47on a tendance à dire que quand on est au-dessus des 70%,
16:50c'est pas sûr que Kevin Worsh le fera,
16:51mais que...
16:52C'est quasiment.
16:52Voilà, c'est acté,
16:53et que du coup,
16:54la fête suit le marché,
16:5570% est un peu la barre qu'on a en tête,
16:58lorsqu'on surveille les marchés.
16:59Donc ce matin,
17:00on était aux alentours des 70%,
17:02et puis voilà,
17:02vendredi,
17:03avant la décision de Jackson Hole,
17:05on était quand même très très minoritaire,
17:08on est repassé au-dessus des 50% juste après,
17:11et puis voilà,
17:12progressivement...
17:12Ça ne fait que monter.
17:13Exactement,
17:14et c'est assez volatile dans la journée,
17:15puisque voilà,
17:16on était à plus ou moins,
17:17environ 70 ce matin,
17:18on est repassé à 64-65,
17:20donc on voit quand même une certaine volatilité
17:22sur cette indécision,
17:24sur ce que fera la Fed,
17:26ce qui est la volonté de Kevin Worsh,
17:27il veut donner beaucoup moins de guidance
17:30et beaucoup moins d'indications sur sa politique,
17:32donc ça, pour le coup,
17:33ça fonctionne.
17:35Voilà, globalement,
17:36donc des taux qui,
17:36pour l'instant,
17:37montent,
17:37ce qui va finir à un moment
17:39par vraiment poser problème,
17:40parce que le déficit américain,
17:42il est aussi important,
17:43surtout à la situation française,
17:46mais la situation est guère mieux aux Etats-Unis,
17:49mais pour l'instant,
17:50pas vraiment d'emballement,
17:51quelque chose qui reste,
17:52j'ai envie de dire,
17:52sous contrôle,
17:53même si les décisions
17:54n'ont pas réussi vraiment
17:56à calmer cette hausse,
17:57mais pour l'instant,
17:58des taux qui montent,
18:00sans s'emballer,
18:01sans avoir de phénomène
18:02vraiment d'accélération,
18:04qui là, pour le coup,
18:04pourrait vraiment chahuter les marchés
18:06de manière relativement importante,
18:07et qu'il faudrait surveiller
18:09pour la stabilité.
18:10Justement,
18:11revenons peut-être un peu
18:12plus en détail,
18:13François,
18:13sur la Fed,
18:14qu'est-ce qu'on peut attendre
18:16de cette réunion ?
18:17Alors,
18:18Kevin Warsh à Jackson Hole,
18:20il a remis l'inflation
18:21vraiment au cœur du débat,
18:22on voit qu'on a un indice PCE
18:24qui ressort quand même
18:25largement au-dessus de la cible,
18:27et surtout au-dessus de 3%,
18:30on attend vendredi
18:31le rapport sur l'emploi américain,
18:33voilà,
18:33qu'est-ce qu'on fait
18:34de toutes ces données ?
18:36Kevin Warsh,
18:37après,
18:38il joue un personnage
18:39pour être peu lisible,
18:40il est difficile à dire
18:42parce qu'il dit un peu l'inverse
18:44et son contraire
18:44mois après mois,
18:45donc on nous a fait
18:46un premier opus
18:47lors de sa nomination,
18:48plutôt une posture
18:49un peu au quiche,
18:50en rappelant l'objectif,
18:50etc.,
18:51puis en juillet,
18:52un peu un flou artistique
18:54et plutôt accommodant,
18:55et puis là,
18:55il nous fait une rentrée
18:56à Jackson Hole,
18:57un peu l'inverse,
18:57il reprend son premier visage,
19:00restrictif,
19:00l'économie va très bien,
19:01l'inflation n'est pas la cible,
19:02etc.,
19:03donc si on suit
19:04un textbook normal,
19:05d'un chairman normal
19:05de la Fed,
19:06ce qu'il vient de faire,
19:07c'est qu'il nous a annoncé
19:08qu'il montait les taux en septembre,
19:09et les marchés,
19:10normalement,
19:11devraient presser ça
19:11à 90%.
19:12Bon,
19:13c'est Kevin Warsh,
19:14on n'a pas de recul,
19:15on ne sait pas le lire encore,
19:16donc cette probabilité,
19:17elle n'est plus faible
19:18parce qu'on n'est pas certain,
19:19et parce qu'effectivement,
19:20il reste à la fois
19:21un rapport d'emploi
19:21et surtout un chiffre d'inflation
19:22avant la prochaine réunion.
19:24Et comme pendant l'été,
19:25on a quand même eu
19:26deux chiffres d'inflation
19:27qui étaient un peu en retrait
19:28par rapport aux attentes,
19:29que quand on regarde
19:30les chiffres sur trois mois glissants,
19:31finalement,
19:32on l'inflation encore,
19:32on est en dessous de deux,
19:34donc si jamais
19:34on a des chiffres à la fois
19:36sur l'emploi et l'inflation
19:37qui sont un peu soft,
19:38on peut très bien
19:39construire un argumentaire
19:41en disant,
19:41regardez,
19:42l'inflation,
19:43la dynamique est plutôt bonne,
19:44l'emploi,
19:45ce n'est pas terrible,
19:46le conflit Hormuz,
19:47c'est volatile,
19:48je vais garder les toits
19:51on hold
19:51et gagner un peu de temps.
19:52Ce n'est pas impossible.
19:53Et il aurait pu,
19:54entre guillemets,
19:55préparer un peu
19:55ce genre de potentiel
19:58de décision à Jackson Hole,
19:59ce qu'il n'a pas du tout fait.
20:01Après,
20:01Besant ne l'arrange pas non plus
20:03parce que Besant
20:04fait un peu,
20:05entre guillemets,
20:06une partie de son boulot,
20:07en tout cas,
20:08et il essaye de rendre
20:09la situation un peu plus accommodante
20:10en faisant une espèce
20:11de pseudo-operation twist
20:13via le Trésor,
20:14mais pour des montants
20:14qui sont faibles
20:16comparé au stock
20:16et même si on étend ça
20:17sur un an
20:18et même si on double
20:19ou si on triple les montants,
20:19comparé au stock,
20:20c'est rien.
20:21Finalement,
20:22on se rend bien compte
20:22que si on veut vraiment
20:23peser sur les parties longues
20:25de courbe,
20:25comme ça semble être
20:26le but du Trésor,
20:27ils ne le feront pas tout seuls.
20:28Ils le feront avec la Fed.
20:30La Fed a les moyens
20:30de contrôler les parties longues
20:31si elle en a envie.
20:32Les moyens sont potentiellement
20:33illimités.
20:34Ça aura un coût sur le dollar,
20:35évidemment,
20:35mais elle en a les moyens
20:37si jamais il y a
20:38cette volonté-là.
20:40Donc,
20:40on va voir
20:40comment Guarche
20:43est réellement bâti,
20:44entre guillemets,
20:44lors de sa prochaine réunion.
20:46Mais il n'y a pas vraiment
20:48de monde
20:48où on arrive à défendre
20:51une non-hausse de taux
20:52quand on a une croissance
20:53nominale de cet ordre-là,
20:55un investissement de cet ordre-là,
20:56un taux de chômage de cet ordre-là,
20:57une inflation,
20:58etc.
20:58On peut les faire
20:59les uns à la suite des autres.
21:01On peut construire
21:01un pseudo argumentaire
21:02sur le court terme,
21:03mais le textbook
21:04d'une fête normale,
21:05c'est de monter les taux.
21:05Il n'y a pas vraiment
21:08matière à beaucoup discuter.
21:10Alors,
21:10on peut se dire
21:10que le taux de participation
21:11est faible,
21:11etc.
21:12On peut trouver
21:12un des arguments
21:13pour argumenter,
21:15on peut toujours,
21:16mais c'est compliqué.
21:18Et vu ce qu'il a dit
21:19à Jackson Hole,
21:20normalement,
21:21on devra avoir une autre.
21:22Ce n'est pas certain,
21:23il est difficile à lire,
21:24mais ce serait
21:25une forme de normalité quand même.
21:27Olivier,
21:27vos commentaires
21:29sur Kevin Walsh
21:30et Jackson Hole ?
21:31Moi,
21:33je trouve que
21:34la décision de Scott Bessent
21:36va plutôt dans le sens
21:36de ce que souhaitait à la base
21:38Kevin Walsh aussi,
21:39je pense.
21:39C'est-à-dire qu'il a tendance
21:40à dire que la FED
21:42jusqu'à présent
21:43a fait trop de travail,
21:44notamment en prenant
21:45des choses sur le bilan,
21:46enfin en montant trop
21:46son bilan.
21:48pour être élu,
21:49il a infléchi son discours
21:50concernant les taux.
21:51Donc,
21:52il a certainement dû donner
21:53des gages,
21:53de volonté de baisser
21:54les taux directeurs
21:55pour faire plaisir
21:55à Donald Trump.
21:56Mais par contre,
21:57il est resté très ferme
21:57sur son idée
21:58de baisser le bilan de la FED.
22:00Et il a toujours considéré
22:01que la FED faisait trop
22:03et que,
22:04justement,
22:05Scott Bessent
22:05devait faire plus,
22:06à mon avis.
22:07Et donc,
22:08ça,
22:08ça allait pour moi
22:09plutôt dans son sens
22:10et donner l'impression
22:11d'avoir quelque chose
22:11qui allait être coordonné,
22:12même si les montants
22:13énoncés,
22:14vous avez raison,
22:15sont vraiment très très faibles.
22:16Et donc,
22:16c'est pour ça aussi
22:17que ça n'a pas eu
22:18d'impact global
22:19et très important
22:19sur le marché.
22:22Le discours,
22:22quand même,
22:23l'importance,
22:23je trouve,
22:24de ce qu'il a annoncé
22:25à Jackson Hole
22:26vendredi dernier,
22:27oui,
22:27c'est presque nous dire
22:28que le marché de l'emploi
22:29et les données
22:29qu'on aura vendredi,
22:30on pourrait presque poser
22:31une RTT
22:31parce que lui,
22:32il va rester vraiment
22:33focalisé sur l'inflation.
22:34Sa priorité,
22:34c'est l'inflation
22:35et les volatilités
22:37des données de l'emploi
22:38sont relativement importantes
22:40aussi et donc,
22:40quel que soit le chiffre,
22:42alors,
22:42il peut très bien
22:43faire une pirouette
22:43et s'en servir
22:44dans son discours
22:45mais,
22:45a priori,
22:46le cœur quand même
22:47de son sujet,
22:48c'est l'inflation.
22:50Néanmoins,
22:50il peut aussi dire
22:51que les taux font le travail
22:52à sa place
22:53et qu'il n'a pas besoin
22:53de les monter
22:54puisque,
22:55globalement,
22:55les taux longs montent
22:56et donc,
22:57vont ralentir l'économie
22:58et que donc,
22:59pas besoin de monter les taux.
23:00Donc,
23:01c'est vrai qu'il va nous falloir
23:02apprendre à décrypter
23:03le Kevin Worsche
23:05et donc,
23:06c'est aussi pour ça
23:07qu'on a une forte volatilité
23:08sur les estimations
23:09de probabilité
23:10mais,
23:11voilà,
23:11je pense que le chiffre
23:12de l'emploi de vendredi,
23:12du coup,
23:13perd un peu de son intérêt.
23:14L'inflation est plus importante.
23:17On va faire un petit pas de côté
23:19et parler peut-être
23:19un peu des valeurs avec vous.
23:21Gilles,
23:21qu'est-ce qu'on peut retenir
23:24du premier semestre
23:26de cette année
23:27et qu'est-ce qu'on peut attendre
23:29jusqu'à décembre ?
23:31Quelles valeurs vous suivez ?
23:32Quel secteur ?
23:33Quelle zone géographique aussi ?
23:36Qu'est-ce que vous regardez
23:36chez Quiti GPS ?
23:38Alors,
23:38on regarde le monde entier.
23:39On couvre 95 plus
23:42de la capitalisation
23:43pour serre mondiale.
23:448 000 valeurs
23:45mais on établit nos ratings
23:46tous les jours
23:49avec l'information
23:50la plus fraîche possible
23:51à la fois top-down,
23:53macro et bottom-up
23:54spécifique aux entreprises.
23:57Donc,
23:58depuis le début de l'année,
24:01la hausse des marchés actions
24:04a fait que notre rating moyen
24:06sur le marché mondial
24:08a baissé.
24:10On est à l'heure actuelle
24:11à moins de 1 sur 10
24:13en termes de rating agrégé
24:15sur le monde.
24:17Donc, c'est faible.
24:18Ça veut dire que
24:20les perspectives
24:22de performances ultérieures
24:24à venir
24:25sont dans une zone
24:26qui, historiquement,
24:27a correspondu
24:28à des performances
24:31très en dessous de la moyenne
24:33en règle générale.
24:35Ceci étant dit,
24:37on a bien sûr
24:37tout un nuage
24:40de dispersion
24:41autour de ce rating agrégé
24:46selon les pays
24:47mais surtout les secteurs
24:48et puis les valeurs
24:49ou les thèmes
24:50également.
24:51parmi les zones
24:54qu'on n'apprécie pas trop,
24:58qui ont de mauvais ratings,
25:00on a le cœur
25:02de la zone euro.
25:03D'accord.
25:04La France,
25:04l'Allemagne.
25:06Ça, c'est clairement lié
25:07à des évolutions
25:08de taux d'intérêt
25:09qui sont assez négatives.
25:13Et puis,
25:14pour l'Allemagne,
25:15c'est quand même
25:16également le fait
25:17qu'ils sont soumis
25:20à un grand nombre
25:22de ventes face
25:23à l'heure actuelle,
25:25à la fois en termes industriels,
25:26de concurrence des Chinois,
25:28à la fois sur les marchés européens
25:30et alors que la Chine
25:31était historiquement
25:32un de leurs gros marchés
25:33à l'exportation
25:34où ils se sont complètement
25:36retirés,
25:37repoussés
25:38de la Chine.
25:41Mais également
25:42une impréparation
25:43en matière
25:44d'énergie
25:46et en termes
25:52de transition énergétique.
25:54D'accord.
25:54Ce qui est très coûteux,
25:57même au-delà
25:58de l'aspect
25:59du climat
26:00au global.
26:01Quant à la France,
26:02moi, la France,
26:02on connaît le problème,
26:03il est malheureusement
26:04classique,
26:06historique.
26:07Et on revient
26:08devant une problématique
26:10d'excédent budgétaire,
26:14de vie au-dessus
26:15de nos moyens,
26:16de déni généralisé
26:18d'une grande partie
26:19de la population,
26:21d'une partie
26:22non négligeable
26:23de nos dirigeants aussi,
26:25qui sont le reflet,
26:26bien sûr,
26:27de ce que la population
26:29aimerait entendre.
26:30Et c'est une situation
26:32très compliquée
26:33et qu'on voit également
26:36se complexifier
26:37via l'aspect
26:39de l'instabilité
26:41politique
26:43et d'une forme
26:44de dégagisme
26:45qui n'est pas propre
26:47à la France,
26:48mais qui,
26:50dans le contexte français,
26:52donne des conséquences
26:55un peu plus aigües
26:56que dans d'autres pays
26:57ou dans d'autres marchés.
26:59Parmi les pays
27:00qu'on apprécie
27:02dans ce contexte-là,
27:04dans l'autre géographique,
27:05il y a la Suisse.
27:06D'accord.
27:08Avre de Paix,
27:11très bien géré,
27:12un très gros marché action,
27:14c'est aussi important
27:15que le marché français,
27:16le marché,
27:17la capitalisation
27:18boursière
27:18des entreprises suisses.
27:20C'est un voisin,
27:22comme il est petit,
27:24on a tendance
27:24à le regarder de haut,
27:26mais en fait,
27:28il faudrait qu'on se mette
27:30si on chausse
27:30des bonnes lunettes
27:32et bien on se rend compte
27:33que les entreprises suisses
27:37sont mieux positionnées
27:40que beaucoup
27:41de leurs pères européens.
27:43Alors ça donne
27:44en même temps
27:46une once d'espoir
27:47en France,
27:48on a un pays voisin,
27:50proche,
27:51pas très différent de nous
27:52et qui s'en sort
27:53très très bien.
27:55L'espoir est permis
27:56mais probablement
27:57pas à court terme.
27:58Merci beaucoup Messieurs,
27:59on va devoir s'arrêter là.
28:01Gilles Bazitir,
28:02président d'Equity GPS,
28:04Olivier Maltès,
28:05directeur des investissements
28:06chez Alteis
28:07et François Rimeux,
28:09stratégiste senior
28:10chez Crédit Mutuel
28:11Asset Management.
28:13Merci à tous les trois
28:14d'avoir été
28:15à nos côtés
28:16en plateau.
28:17Merci à vous
28:18de nous avoir suivis
28:19et on se retrouve
28:20demain à midi et demi
28:21en direct
28:22sur Bsmart.
28:24Sous-titrage Société Radio-Canada
28:30Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations