- il y a 7 semaines
Lundi 22 juin 2026, retrouvez Cyril Parison (Responsable de la recherche obligataire, SILEX), Alexandre Drabowicz (Directeur des investissements, Indosuez Wealth Management) et Florent Delorme (Stratégiste, M&G; Investments) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:06Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Florent Delors met à nos côtés, stratégiste chez M&G Investments.
00:17Bonsoir Florent.
00:18Bonsoir.
00:18Cyril Parison nous accompagne également, le responsable de la recherche obligataire de Silex.
00:22Bonsoir Cyril.
00:23Bonsoir Grégoire.
00:24Merci d'être là, merci à Alexandre Rabovitch de nous accompagner également.
00:27Bonsoir Alexandre.
00:28Bonsoir Grégoire.
00:28Notre directeur des investissements d'Indo-Suez Wealth Management.
00:32On va parler sans doute de Kevin Warch et de la méthode que Kevin Warch veut apporter à la réserve
00:37fédérale américaine.
00:38Mais avant cela, et c'est l'occasion parfaite de revenir sur la manière dont on conduira peut-être la
00:46politique monétaire demain
00:47par rapport à la manière dont elle a été conduite au cours des années passées.
00:52La disparition d'Alan Greenspan aujourd'hui à l'âge de 100 ans nous permet de revenir sur le monde
00:58d'avant.
00:58En matière de conduite de politique monétaire, Alexandre, donc 87-2006, 5 mandats à la tête de la réserve fédérale
01:07américaine pour Alan Greenspan.
01:09Dans un monde qui était encore totalement différent.
01:11J'en veux pour preuve une citation que j'ai retrouvée en lisant rapidement la quelques nécrologies d'Alan Greenspan.
01:19Le ciblage de l'inflation, c'est quelque chose qui suppose que nous soyons en capacité de prévoir l'inflation.
01:27Et je crois que personne, aucun de nous, n'est en capacité de le faire ou ne sera en capacité
01:33de le faire demain.
01:34Ça montre bien quand même quelle était l'époque et quelle était la manière de faire de la politique monétaire
01:40par rapport au dernier mandat qu'on a connu de Bernanke à Jérôme Poel en passant par Janet Yellen.
01:46Moi, j'ai commencé ma carrière avec Greenspan en 1994.
01:50C'est l'époque où finalement, les décisions de la Banque Centrale avaient beaucoup plus de volatilité
01:56que les résultats d'Nvidia ou des chiffres de l'emploi et où la Banque Centrale pouvait même surprendre.
02:02C'était un événement à chaque fois.
02:03Un événement, oui.
02:05Et avec beaucoup de dispersion.
02:06Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
02:08Moi, ce qui m'a toujours frappé avec Greenspan, l'expression que vous utilisez,
02:12je pense que ça résume un petit peu le personnage.
02:14Il avait quand même un verbe et une capacité d'analyse hors pair.
02:19Pour autant, c'était un économiste absolument brillant.
02:22C'est quand même lui, à un moment donné, qui avait dit, par la fameuse expression de l'exubérance irrationnelle,
02:28pour dire qu'à un moment donné, il ne comprenait plus non plus ce qui se passait sur les marchés.
02:34Et pour autant, après, il avait commencé aussi à changer un petit peu son avis en disant,
02:39de toute façon, et notamment, c'est l'expression qui vient souvent aujourd'hui,
02:43est-ce qu'on est dans un état de bulle sur les marchés financiers ?
02:46On ne sait jamais si on est dans une bulle jusqu'au jour où elle éclate.
02:50Parce que même lui-même, à un moment donné, il savait que de toute façon,
02:53c'était extrêmement compliqué, comme l'inflation, à savoir si on était dedans.
02:57À prévoir.
02:58Exubérance irrationnelle, c'est une expression qu'il utilise une seule fois dans sa carrière,
03:02dans un tweet prononcé en décembre 1996.
03:06Il a regretté, je pense.
03:07Le marché, bah, il signalait déjà une exubérance qui lui sautait aux yeux en décembre 1996.
03:13Le marché a continué de monter jusqu'en mars 2000.
03:16Oui, absolument.
03:18Après, il a plutôt bien piloté l'après-crise, puisque je le rappelle, c'est quand même...
03:24Il a commencé par 87, il arrive en 87, juste après le krach de 87.
03:28Là, sans se poser de questions, il baisse les taux, il accommode tout de suite la situation.
03:32Rien que pour ça, faire cinq mandats d'affiliés, déjà, chapeau,
03:35parce que je pense que physiquement, ça doit être éreintant.
03:38Mais c'est quand même lui qui a conduit, finalement, à la suppression de la volatilité des marchés,
03:43jusqu'en 2006, qui a contribué peut-être à tout cet effet de levier
03:47qui a été mené sur les marchés et qui a créé derrière la plus grande craque depuis les années 30.
03:54Évidemment, beaucoup de polémiques, finalement, si le Rinspa n'avait une responsabilité de soi,
03:58je ne pense pas.
03:59Néanmoins, un grand bonhomme qui a disparu aujourd'hui, donc beaucoup de respect pour lui.
04:02Il dit, à propos de la crise des sommes primes,
04:05effectivement, on lui a reproché d'avoir alimenté des excès spéculatifs
04:09qui ont pu conduire à cette crise immobilière aux Etats-Unis.
04:13Il disait, on me salue pour des choses que je n'ai pas faites
04:17et on me critique aussi pour des choses que je n'ai pas faites.
04:19Revenant, notamment, sur l'idée qu'il aurait été, à l'origine,
04:22en tout cas, qu'il aurait créé les conditions de la crise des subprimes de 2007-2008.
04:27Après quoi, on cherche toujours un coupable.
04:29C'est très américain de trouver le vilain, aussi.
04:32Complètement.
04:33Cyril, vous êtes gérant obligataire, en plus.
04:35Alors, l'héritage Greenspan.
04:37Et est-ce que Kevin Warch, puisque c'est le sujet contemporain du moment,
04:41est-il en train de nous ramener à une Fed qui serait plus proche de celle des années 90 sous
04:47Greenspan ?
04:48Alors, peut-être parce que Greenspan, c'était finalement assez conventionnel dans son approche.
04:52Moi, j'ai plus été bercé, durant ma carrière, par Ben Hanke,
04:56les approches non conventionnelles de quantitative easing, etc.
05:00Ou quand même, sortir la boîte à outils, ça a quand même bien sauvé le monde, on va dire.
05:05Kevin Warch, je n'ai pas été spécialement impressionné par sa nouvelle approche.
05:10J'ai trouvé qu'effectivement, le taux de 2% qu'il a énoncé était...
05:14Il faut savoir dire qu'on ne sait pas.
05:16Ça, on peut le reconnaître à Alan Greenspan.
05:18Quand on ne sait pas et qu'on n'a pas une bonne vision de comment fonctionne son économie,
05:22et notamment sur l'inflation, ce qui est un peu le cas, je pense,
05:25aujourd'hui, quand on annonce 2% d'inflation,
05:28quand on sait déjà que le taux neutre aux Etats-Unis n'arrête pas d'être relevé à la hausse
05:33plutôt vers les 3,5 que plutôt vers les 2,5, on va dire,
05:36c'est compliqué d'annoncer cette taux.
05:38Voilà, exactement.
05:39Mais globalement, ça nous donne un signe que, déjà, quand on relève le taux neutre,
05:42ça veut dire que se donner un billet d'inflation vers 2%,
05:46c'est quasiment de l'inaccessible.
05:48Donc, on le fait pour paraître indépendant, crédible,
05:53et bien commencer son mandat.
05:55Mais, quelque part, je n'ai pas été impressionné,
05:57voilà, à recherche de données assez plausibles.
06:01Ça, Powell avait engrangé le chantier, on va dire,
06:03sur la recherche de données crédibles,
06:05parce que si on est data-dependent, il faut des données crédibles, évidemment.
06:08Mais derrière ça,
06:10on sent bien que le billet au quiche de relever les taux,
06:13il est quand même bien dans les tuyaux aujourd'hui.
06:17et, quelque part, pour le moment, outre la posture,
06:21je n'ai pas vu, voilà, Kevin Warch incarner quelque chose de bien nouveau
06:24par rapport à Jérôme Powell.
06:25Mais sur les 2%, donc, la réaffirmation de l'objectif de 2%,
06:30c'est quelque chose, effectivement,
06:31qui a marqué cette première conférence de presse de Kevin Warch,
06:36alors que ça fait 5 ans qu'on est hors cible,
06:39de ce point de vue-là.
06:41Vous ne croyez pas au fait que Kevin Warch va vouloir
06:45que la Fed s'attaque sérieusement
06:46à ce petit surcroît d'inflation qui perdure,
06:49qui persiste, de choc en choc,
06:52de choc d'offre en choc d'offre, etc.,
06:54qui s'incruste toujours un peu plus dans le système,
06:57dans les services.
06:57Vous ne pensez pas que la Fed doit être sérieuse
07:00à un moment par rapport à la reconquête
07:03de cet objectif d'inflation ?
07:04Si, si, tout à fait.
07:04Mais alors, à ce moment-là,
07:05il faut avoir un ton beaucoup plus dur
07:08quelque part pour y arriver,
07:09sachant qu'aujourd'hui, c'est vrai que le biais
07:12de Kevin Warch, c'est quand même de dire
07:13l'IA, c'est des inflationnistes.
07:15Alors, ça sera peut-être des inflationnistes
07:17dans 5 ans, probablement,
07:18quand tout sera en place, pourquoi pas ?
07:20Mais pour l'instant, c'est très inflationniste.
07:21Mais avant de mettre tout en place,
07:22on a bien 2-3 ans encore de cycles très élevés de capex,
07:26même si on a un pic de capex en 2027,
07:29ça fait loin en 2027.
07:30Donc, on ne peut pas rester sur une inflation de ce type.
07:34La Fed ne peut pas regarder à travers
07:37cette AI inflation et ce cycle d'investissement
07:39qui peut tirer les prix encore à l'heure.
07:40C'est comme en Europe 2-3 ans.
07:41Tant que c'est de l'inflation énergétique,
07:43il n'y a pas de problème.
07:44On peut dire, voilà, on ne peut rien faire,
07:46c'est un problème d'offre.
07:46Mais quand ça commence à s'immiscer
07:48dans tout ce qui est core inflation,
07:49comme c'est le cas aujourd'hui, globalement,
07:52c'est quand même plus compliqué.
07:53Donc, pour le moment,
07:55moi, j'ai plus ressenti,
07:57c'était mon ressenti,
07:58quelque chose en ligne,
07:59un petit peu avec du Jérôme Powell,
08:01plutôt que quelque chose de vraiment
08:02disruptif dans le discours de Kevin Warch.
08:04Bon, d'Alan Grinspan à Kevin Warch,
08:06qu'est-ce qui vous intéresse, là,
08:07dans cette discussion ?
08:11L'Alan Grinspan, oui,
08:12c'est la fin d'une époque,
08:13d'un âge d'or aussi des Etats-Unis.
08:15C'est pour ça qu'il y a aussi
08:16un peu cette nostalgie.
08:17Un cycle d'expansion, effectivement,
08:19peut-être historique.
08:19Voilà, il était indéniablement
08:22un grand technicien de l'économie
08:25et avec en plus un charisme hors normes.
08:28Mais aussi, le contexte de l'époque
08:32était plutôt porteur,
08:33puisque c'est l'âge d'or américain.
08:35Et c'est vrai que les banquiers centraux,
08:36maintenant, sont confrontés quand même
08:37à des environnements plus difficiles à gérer,
08:41avec une puissance américaine déclinante,
08:44un stock de dettes extrêmement important.
08:47Donc, c'est sans doute plus compliqué
08:49de fixer un cap clair
08:51ou de faire du fine-tuning
08:52sur une politique monétaire
08:53quand le navire est confronté
08:56à des vents très adverses.
08:59Donc, c'est ça, la vraie rupture.
09:03Et c'est vrai que Kevin,
09:05le nouveau patron de la Fed,
09:08a un peu surpris, finalement,
09:09par son discours très dur,
09:12puisqu'il s'est fait élire
09:15sur le thème plutôt
09:16de la baisse des taux d'intérêt.
09:18Et là, on a compris
09:20qu'il voulait réaffirmer
09:21la crédibilité de la Fed.
09:22Donc, il revient à une position
09:24plus orthodoxe.
09:25Le marché s'en accommode, mais...
09:27Et on est dans l'idée
09:28qu'il parle dur
09:29pour essayer d'agir le moins
09:31ou il parle dur
09:32parce qu'il pense
09:33qu'il faut revenir à 2%
09:34et qu'il faudra se donner
09:35les moyens de le faire.
09:36Ça, c'est très difficile
09:37de le savoir.
09:39Je ne sais même pas
09:39si lui-même le sait vraiment,
09:40en fait,
09:44puisque les pouvoirs publics américains
09:46sont confrontés
09:47à une situation
09:47qui est extrêmement délicate
09:49où, à la fois,
09:51il faut financer
09:51un cycle d'investissement massif
09:54notamment dans la technologie.
09:56Et donc, ça,
09:57ça plaide plutôt
09:58pour une politique monétaire
10:00assez accommodante
10:01puisqu'il faut que l'économie
10:03se finance à des taux
10:04pas trop élevés.
10:05Et en même temps,
10:06il voit bien
10:07qu'on est dans un monde
10:08structurellement inflationniste,
10:10que l'inflation file
10:12et qu'il faudrait aussi
10:14la contrôler un peu.
10:16Et entre ces deux objectifs,
10:19évidemment,
10:19il est difficile
10:20de trouver une ligne de crête.
10:22et moi,
10:23j'ai quand même
10:23plutôt le sentiment
10:24d'un pilotage à vue
10:25sur ces questions-là.
10:29Je crois qu'ils vont essayer
10:32de concilier les deux.
10:33Mais quelle est vraiment
10:34la priorité ?
10:35Est-ce que c'est
10:36de favoriser l'investissement,
10:38la croissance
10:38ou est-ce que c'est
10:39la maîtrise de l'inflation ?
10:41Je ne sais pas exactement
10:43comment le consensus
10:44se fait au sein
10:45de la Réserve fédérale
10:46et de l'élite américaine.
10:47Ce qui est sûr,
10:48c'est qu'un peu plus
10:48d'inflation permettrait
10:49quand même
10:50de réduire le stock de dettes.
10:51Donc, en soi,
10:52ça militerait
10:53pour laisser un peu
10:54filer l'inflation.
10:55C'est en ce sens
10:56que son propos extrêmement dur
10:57sur cette question-là
10:58peut surprendre.
10:59Mais j'imagine que...
11:01Après dire,
11:02les 2% ne sont plus
11:03un objectif
11:03et on s'accommodera
11:05d'une inflation à 3%,
11:06même si elle est à 3%
11:07depuis un certain nombre
11:09de temps,
11:10ça peut créer aussi
11:11un petit séisme
11:11dans l'autre sens.
11:12quand même.
11:13Voilà,
11:13c'est l'argent pour lequel
11:14peut-être que la stratégie,
11:15c'est de progressivement
11:17accoutumer les marchés
11:19dans les faits
11:20à cette inflation
11:21de l'ordre de 3%,
11:22mais sans jamais
11:23affirmer clairement
11:25qu'on l'accepte,
11:27ce qui serait effectivement
11:28une ligne de crête
11:28possible,
11:30un intermédiaire
11:31entre différents objectifs
11:32contradictoires
11:32entre eux.
11:34Mais je ne vois pas
11:35encore effectivement
11:36se dégager très clairement
11:37des lignes de force.
11:38C'est la même chose
11:38sur la question
11:39de la réduction
11:40du bilan
11:41de la Réserve fédérale.
11:43Là, pour moi,
11:44c'est un angle mort
11:45par rapport
11:46à la situation
11:47dans laquelle
11:48l'État américain
11:50se trouve
11:50et qu'à un niveau
11:51d'endettement colossal
11:52des déficits abyssaux,
11:55dire qu'on va réduire
11:56massivement,
11:56voire même bannir
11:57l'usage du bilan,
11:59ça, ça me semble
12:00pour le coup
12:00une contradiction
12:01très très forte
12:02avec la situation,
12:05les objectifs affichés
12:07du gouvernement américain
12:09qui veut maintenir
12:10son leadership mondial.
12:11Donc, la réduction
12:12du bilan,
12:13je n'y crois vraiment pas.
12:14Pour ce qui concerne
12:15le pilotage des taux courts,
12:16effectivement,
12:17il y a une ambiguïté
12:18qui devra être levée.
12:19Oui.
12:20Bon, Alexandre,
12:20sur les premiers pas
12:21de Walsh,
12:22effectivement,
12:23est-ce qu'il y a l'idée
12:24d'une rupture possible,
12:25d'une nouvelle méthode
12:26qui impliquerait
12:27une nouvelle manière
12:28de conduire
12:28la politique monétaire
12:30avec la volonté réelle
12:32de revenir
12:33à l'objectif
12:34de 2% ?
12:35Ou est-ce qu'on est encore
12:37comme le disait Florent
12:38dans la continuité
12:39de ce qui se fait
12:39jusqu'à présent ?
12:40C'est-à-dire essayer
12:40de tenir sur un chemin
12:41de crête
12:42en se disant
12:43que l'effort
12:44à mener
12:45pour ce dernier kilomètre
12:47de retour à l'inflation
12:48à 2%,
12:49toujours se questionner
12:50sur est-ce que cet effort
12:52en vaut vraiment
12:53la chandelle
12:54pour dire les choses ?
12:55Pour moi,
12:56c'est un peu
12:56un discours d'investiture.
12:58Oui.
12:58C'est-à-dire que vous arrivez,
13:00voilà,
13:00vous devez forcément
13:02vous montrer
13:03comme un patron crédible
13:04parce qu'après tout,
13:06voilà,
13:06avec des prédécesseurs
13:07comme Bernanke,
13:09comme Greenspan,
13:10etc.,
13:10il y a quand même
13:11pas mal de pression.
13:12Moi, je dis toujours,
13:13il y a une différence
13:14entre je postule
13:16pour le job
13:16et le jour où je suis
13:18assis et j'endosse le job.
13:20Donc,
13:20pour moi,
13:20il a déjà fait plutôt
13:21un bon job,
13:22c'est-à-dire qu'on n'a pas eu
13:23des taux longs,
13:24qu'on a pris 50 BP
13:25le premier jour.
13:26Et je pense que c'était
13:26son challenge.
13:27Oui, oui,
13:28et le dollar a pris 1%.
13:29Voilà,
13:29pour montrer qu'il était
13:30quelqu'un de très crédible,
13:32qu'il était un vrai passion
13:33de la Fed
13:33et qu'il n'hésiterait pas
13:34à faire ce qu'il doit faire,
13:36c'est-à-dire que dans son double mandat,
13:38si à un moment donné,
13:39effectivement,
13:39c'est l'inflation,
13:40c'est là où il actera.
13:41La surprise,
13:42quelque part,
13:42dans ce discours,
13:43c'est que quand vous écoutez
13:43tout ce qu'il vous dit,
13:44il se dit,
13:44mais pourquoi vous n'avez pas
13:46remonté les taux le jour même ?
13:47Parce que normalement,
13:48avec tout ce qu'on a entendu
13:50de Warch,
13:50il aurait de dire,
13:51un peu comme la garde,
13:52j'en remonte les taux.
13:53Donc,
13:54je pense qu'il a d'abord
13:55cette volonté
13:56de créer sa réputation,
13:57de stabiliser
13:58le marché obligataire,
14:00peut-être qu'il veut plus
14:01piloter des taux longs
14:01que piloter à ce stade
14:03les taux courts,
14:04parce qu'il est vrai
14:04que sur les taux courts,
14:06honnêtement,
14:06c'est super compliqué
14:07d'avoir cette vue.
14:09Vous pouvez avoir la vue
14:10inflation transiteur
14:11parce que moi,
14:12je ne contrôle pas
14:12ce qui se passe
14:13dans l'étroit d'Armousse
14:14des prix du pétrole.
14:15J'ai par contre
14:15des fortes sous-jacentes,
14:17encore un peu déflationnistes,
14:18notamment au marché de l'emploi,
14:20pour le moment.
14:21Il n'y a pas d'évidence
14:22d'inflation et d'effets secondaires
14:24à ce stade,
14:25mais c'est là où,
14:26effectivement,
14:27il pourrait changer
14:28le discours
14:28si on avait
14:29des vrais effets secondaires,
14:31un peu comme 2022-2023,
14:33où à un moment donné,
14:34il n'aura pas le choix.
14:34Maintenant,
14:35il y a beaucoup d'analystes
14:36et de banques
14:36qui révisent aujourd'hui
14:38pour prévoir
14:39des hausses
14:40d'autos d'intérêt.
14:41Donc, quelque part,
14:42les conditions financières
14:44vont un petit peu
14:44se resserrer
14:45mécaniquement par le marché.
14:47Alors,
14:47est-ce que ces options,
14:48pour l'instant,
14:49c'est de dire
14:51laissons et incitons
14:51le marché à faire
14:52le travail,
14:53ça m'évitera,
14:54moi, peut-être,
14:55de le faire
14:55réserve fédérale américaine,
14:57est-ce qu'il peut,
14:58entre guillemets,
14:59compter,
14:59ou est-ce qu'il peut
15:00anticiper
15:01un réel affaiblissement
15:02de l'économie américaine ?
15:03Et ça nous amène
15:04au sujet de l'IA,
15:05de l'inflation liée à l'IA.
15:07Comment vous regardez
15:08ce phénomène
15:09du point du macro,
15:10Alexandre ?
15:11D'un côté,
15:12l'IA,
15:12évidemment,
15:13c'est un cycle
15:13d'investissement
15:15incroyable,
15:17historique,
15:17avant d'être
15:18massivement déflationniste,
15:20c'est d'abord
15:20inflationniste
15:21à travers la hausse
15:22violente
15:23des prix des composants
15:24importés,
15:24notamment,
15:25pour construire
15:26des data centers
15:26et tout ce qui va
15:28avec.
15:29Et cette inflation,
15:30c'est aussi une ponction
15:31supplémentaire
15:31sur le pouvoir
15:32d'achat des ménages,
15:33avec une consommation
15:34dont on se demande
15:35chaque mois
15:35si elle va continuer
15:36de tenir
15:37au fur et à mesure
15:38que les taux d'épargne
15:39se sont largement
15:40normalisés,
15:41etc.
15:42Net-net,
15:43comment ça s'équilibre,
15:45tout ça ?
15:45Nous,
15:46ce qu'on voit,
15:46effectivement,
15:47c'est qu'on estime
15:48aujourd'hui l'impact
15:48sur l'inflation
15:49un peu court terme
15:50de ces dépenses
15:51liées autour
15:52de l'intelligence
15:53artificielle.
15:54C'est effectivement
15:55inflationniste,
15:55mais encore une fois,
15:56c'est plutôt un choc
15:57one-off.
15:58On estime
15:58aux alentours
15:58de 0,5%
16:00de contribution
16:00à l'inflation.
16:02Maintenant,
16:02ce qu'il ne faut pas
16:02oublier,
16:03c'est qu'à l'inverse
16:04de ça,
16:04on a aujourd'hui
16:06l'effacement
16:07des droits de douane
16:08de l'année dernière
16:09qui étaient également
16:10inflationnistes
16:10à hauteur de pratiquement
16:111%,
16:12qui sont en train
16:13de s'annuler.
16:14Tout ça arrive
16:15un petit peu en même temps,
16:15donc l'effet est peut-être
16:17moins visible,
16:18mais ce qui est certain,
16:19c'est qu'au moyen terme,
16:21on aura plutôt
16:21des forces déflationnistes.
16:23Donc si la Fed
16:23est capable de piloter
16:24un peu ses mots
16:25en vous disant
16:25on regarde plutôt
16:27nous,
16:27au moyen terme,
16:28on a cette volatilité
16:30prix d'énergie,
16:31la volatilité
16:31sur les prix
16:32de l'intelligence
16:33artificielle,
16:34mais il y a quand même
16:35des forces sous-jacentes,
16:36le marché de l'emploi,
16:38le marché
16:38de l'immobilier
16:39et puis derrière
16:40les gains de productivité
16:42qui vont être amenés
16:43par l'intelligence artificielle,
16:45ça devrait faire baisser
16:46effectivement
16:47l'inflation sous-jacente
16:48à ce moment-là
16:49et si elle est crédible
16:50dans son discours
16:51et si les marchés
16:52croient la Fed,
16:53ça peut fonctionner.
16:54Et en tout cas,
16:55jusqu'à récemment,
16:56même un pétrole
16:58qui est monté
16:58à 120 dollars,
16:59on n'a pas vu
16:59les anticipations
17:01d'inflation
17:01long terme
17:02exploser à l'hausse.
17:03Alors qu'on est resté
17:05sur des taux
17:06relativement encore élevés.
17:07Bon, la Fed reste crédible
17:09aujourd'hui,
17:10Cyril.
17:13Comment vous voyez
17:14l'impact
17:15d'une réouverture
17:16d'Ormouz ?
17:17Alors évidemment,
17:17rien n'est normalisé
17:18aujourd'hui,
17:19il y a 60 jours
17:20de négociations,
17:21tout peut basculer
17:22du jour au lendemain,
17:24d'un tweet à l'autre,
17:24etc.
17:25Néanmoins,
17:26le marché anticipe
17:27depuis quelque temps
17:27déjà que cette réouverture
17:29va avoir lieu,
17:29que le trafic,
17:30même s'il prend du temps
17:31à se normaliser,
17:32se normalisera in fine,
17:34etc.
17:35C'est quoi le monde
17:36qu'on retrouve
17:37ou qu'on trouve
17:38d'ailleurs
17:39après ce nouveau
17:40choc d'offres,
17:41cette crise
17:41qui aura duré
17:42quand même
17:433-4 mois ?
17:45Qu'est-ce qu'on retrouve
17:46derrière ?
17:46Est-ce qu'on revient
17:47sur des équipes macro
17:48qui prévalaient
17:49en début d'année
17:49ou est-ce que non ?
17:50Les choses ont changé
17:51entre-temps ?
17:52Déjà, ça prend un petit peu de temps.
17:54C'est-à-dire que
17:55le T3
17:56ne va pas être
17:57non plus
17:58super bullish
17:59pour l'inflation.
18:03On va dire,
18:03on a encore,
18:04comme le disait
18:05votre collègue,
18:05on a un mois
18:06pour réouvrir
18:08l'O2-3-1-Muse
18:09après le déminage
18:10qui lui-même
18:11va prendre un temps
18:13avec un point d'interrogation.
18:15Donc, c'est sûr
18:16que le T3
18:16va être encore
18:17très inflationniste
18:18ce qui est globalement
18:19pricé aujourd'hui
18:20dans les marchés.
18:22notamment sur la partie
18:23courte des taux.
18:25D'où peut-être
18:25une deuxième hausse
18:26de taux de la Banque Centrale Européenne,
18:28peut-être un réglage
18:29aussi à un ajustement
18:30de la Fed, etc.
18:31Elle est faite,
18:31il y aura l'ajustement
18:32de la Fed,
18:33mais tout ça est quand même
18:33bien pressé.
18:34Quand vous regardez
18:34le 2 ans,
18:35le choc
18:35le plus important
18:36qu'on a eu,
18:372025,
18:38c'est plutôt des chocs
18:38sur la partie longue
18:39de la courbe,
18:40avec notamment
18:40le plan de revitalisation
18:42allemand, etc.
18:43Là, c'est plutôt
18:44le choc sur le cours.
18:45Et la pente, d'ailleurs,
18:46n'arrête pas de baisser
18:47entre le 2 et le 10 ans,
18:48elle est sous les 30 BP
18:49aux Etats-Unis.
18:50Donc, c'est là
18:51où le jeu va être
18:51un petit peu plus compliqué
18:53demain,
18:53maintenir ses taux de 10 ans,
18:55on va dire,
18:55sur les 4-5,
18:56sachant que la pente
18:57est très basse aujourd'hui.
18:58Mais encore une fois,
18:59pour le moment,
18:59le job,
18:59il est plutôt bien fait
19:00et je pense que c'était important,
19:01notamment vis-à-vis de Scott Besant,
19:03qui s'était beaucoup
19:04à prononcer pour les taux longs.
19:07Si demain, effectivement,
19:08on a un pétrole
19:08qui revient vers les 70 dollars,
19:11ce qui,
19:12les futurs aujourd'hui,
19:13price quelque chose
19:13entre 75 et 80,
19:15on peut aller vers 70,
19:16ça peut aller vite.
19:17Oui, ce n'est pas très loin.
19:19Et puis, surtout,
19:20il faut se rappeler
19:20de ce qu'était le début d'année,
19:22la suroffre, etc.
19:23Donc, en fait,
19:24ça va être beaucoup la Chine
19:25qui va dire
19:26où se positionne
19:27le pétrole demain.
19:29Mais oui,
19:29on peut revenir
19:30sur un scénario.
19:32Alors, c'est compliqué
19:33parce qu'il y a
19:33les valorisations de marché
19:34qui sont déjà très élevées
19:36et puis il y a
19:36le scénario macro.
19:38Est-ce que le scénario macro,
19:39il change beaucoup ?
19:40Aux Etats-Unis,
19:41pour moi,
19:41il ne change pas tant que ça
19:43pour la partie haute
19:44de la cour bancaire.
19:45Il change énormément
19:46pour la partie basse.
19:47On l'a vu,
19:48c'est très compliqué.
19:49La consommation,
19:50vous n'en faisiez pas.
19:52Notamment aussi
19:52parce que l'inflation
19:53des salaires
19:53a énormément baissé
19:54par rapport
19:55à l'inflation réelle
19:56aujourd'hui.
19:56Donc, finalement,
19:56les courbes se sont croisées.
19:58On a deux, trois mois
19:58de baisse du pouvoir d'achat
19:59là aux Etats-Unis.
20:00Exactement.
20:00On a effacé plusieurs
20:02trimestres de gains
20:02du pouvoir d'achat.
20:03Voilà.
20:03Donc, là-dessus,
20:04ça peut effectivement
20:04un moment...
20:05Pour moi,
20:05le risque,
20:06il est beaucoup
20:06sur le consommateur US
20:07aujourd'hui.
20:07Il n'est pas trop temps
20:08sur les entreprises.
20:09À un moment,
20:10cette consommation
20:10peut lâcher.
20:11Alors,
20:13on a des indices agrégés.
20:15Encore une fois,
20:15quand on parle du PIB,
20:16c'est des indices agrégés.
20:17Donc, c'est la partie basse
20:18de la cour bancaire
20:19qui est en train de lâcher.
20:20Ça, il y a plein d'indicateurs
20:23qui le montent,
20:23les taux de défaut
20:24sur les subprimes, etc.
20:25Donc, on parle souvent.
20:26Mais ce ne sont pas
20:27des indicateurs
20:28qui nécessairement
20:30indiquent un fléchissement
20:31de l'économie
20:31au niveau macro.
20:32Je pense qu'on est
20:33quand même plutôt
20:33bien ancré
20:34sur une croissance
20:36des Etats-Unis
20:37autour d'entre 2 et 2,5.
20:39Par contre,
20:39ce qui n'est pas du tout
20:40le cas en Europe.
20:40Là, pour le coup,
20:41en Europe,
20:42ça lâche quand même
20:42beaucoup dans beaucoup
20:43de secteurs,
20:45dans beaucoup de segments.
20:46Et je serais même tenté
20:47de dire que les dernières
20:48prévisions de la BCE
20:49étaient quand même
20:49très optimistes
20:50par rapport...
20:51Mais du coup,
20:51on va profiter quand même
20:52de cette réouverture d'Harmouz.
20:54Nous, en Europe,
20:54il y a un peu de rattrapage,
20:56un peu de réaccélération
20:57encore possible ?
20:59On en profite déjà
21:00un petit peu sur pas mal
21:01de secteurs de rattrapage
21:02au niveau tech, etc.
21:05On peut en profiter
21:06éventuellement
21:06sur des secteurs
21:07comme le luxe,
21:08ce genre de choses.
21:09Est-ce qu'on va en profiter
21:10sur l'automobile,
21:11sur le reste de l'économie
21:12un peu...
21:13Brécan de mortard,
21:14c'est un peu plus compliqué.
21:14Ah oui, d'accord.
21:15Bon, Florent,
21:16le monde d'après Hormouz,
21:17là.
21:18Les leçons quand même
21:19de ce nouveau choc d'offres,
21:21de la capacité des économies
21:22à y faire face,
21:23là, c'est toujours
21:23le thème de la résilience.
21:25Et qu'est-ce que ça ouvre
21:26ou réouvre
21:27comme perspective,
21:27effectivement,
21:28pour l'investisseur ?
21:30La thématique
21:31de l'investissement
21:32en action européenne
21:34revient un petit peu
21:36davantage,
21:36puisque, effectivement,
21:37l'économie européenne
21:38a été quand même
21:40particulièrement pénalisée
21:41du fait de notre dépendance
21:43à l'énergie.
21:46Donc, la perspective
21:47que progressivement
21:48les choses rentrent
21:48dans l'ordre
21:49ne peut être que bonne
21:51pour l'Europe,
21:52pour la consommation
21:54en Europe.
21:55Donc, pour nous,
21:56ça réouvre
21:56la thématique
21:57d'investissement en Europe.
21:58Maintenant, c'est vrai.
22:00On a le droit,
22:00à nouveau,
22:01d'acheter des actions européennes.
22:03Oui, parce que...
22:05Le permis.
22:06Disons que
22:07le cas d'investissement
22:09dans la zone euro
22:10a toujours été contesté,
22:13puisqu'on a une fragilité
22:15institutionnelle,
22:16faiblesse de la productivité,
22:18les arguments
22:18qu'on met souvent en avant.
22:21Mais quand on venait,
22:21en plus, rajouter
22:24un problème énergétique,
22:26là, effectivement,
22:27ça posait quand même
22:30de sérieuses difficultés
22:31pour défendre
22:32la thèse d'investissement.
22:33Maintenant, c'est vrai
22:34que, pour le coup,
22:35on peut se demander
22:36s'il est vraiment pertinent
22:36que la BCE
22:39ait monté
22:40ses taux directeurs,
22:41envisage de le faire
22:41encore peut-être.
22:43Autant, aux Etats-Unis,
22:45il y a quand même
22:46une activité économique
22:48qui, pour l'instant,
22:49ne fléchit pas.
22:50On a des créations
22:51d'emplois
22:52tout à fait honorables,
22:53des indicateurs d'activité
22:54qui sont toujours
22:54bien orientés.
22:55Donc, la Réserve fédérale
22:56peut se permettre
22:58d'hésiter
22:58entre croissance,
23:00maîtrise de l'inflation.
23:01Autant,
23:02dans la zone euro,
23:03c'est vrai qu'il y a
23:04une polarisation
23:04des débats
23:05de la Banque centrale
23:06sur l'inflation,
23:07ce qui semble
23:08un peu incongru
23:09compte tenu
23:10des fragilités
23:11en termes de croissance
23:12potentielle de la zone euro
23:13et des déficits
23:14d'investissement massifs
23:15sur lesquels
23:16tout le monde est d'accord
23:17dans ce qui concerne
23:19la souveraineté
23:19au sens large,
23:20qu'elle soit technologique,
23:22militaire et énergétique,
23:23que j'en parle à l'instant.
23:25Donc, on peut revenir
23:26tactiquement
23:28sur la zone euro
23:30parce qu'on travaille
23:31pour des investisseurs
23:32européens
23:33qui, de toute façon,
23:36sont quand même
23:36un passif en euro.
23:37Donc, le risque de change
23:39ne peut pas être excessif
23:40dans leur portefeuille.
23:41Il y a sans doute là
23:43une occasion
23:43de revenir un petit peu.
23:45Mais ça n'enlève en rien
23:47les problèmes structurels
23:48de la zone euro.
23:49Et de ce fait-là,
23:51c'est vrai que finalement,
23:53le reste du monde
23:55semble toujours
23:56une opportunité
23:57où la croissance
23:58sera sans doute plus forte
23:58que ce soit
23:59dans les pays émergents
24:00ou aux Etats-Unis.
24:01Petite parenthèse,
24:02alors, thème périphérique
24:04à celui de la zone euro,
24:06le Royaume-Uni,
24:08septième Premier ministre
24:09a priori
24:10en dix ans
24:11post-Brexit.
24:13Bon, le marché,
24:14visiblement,
24:14a bien anticipé
24:15cette affaire-là.
24:18Ça devient
24:19business as usual.
24:20Tant qu'on se tient
24:22aux règles
24:22de trajectoire budgétaire,
24:25aujourd'hui,
24:27les marchés
24:28n'en prennent pas
24:29plus ombrage que ça.
24:30Une nouvelle crise politique
24:31au Royaume-Uni,
24:33il est clair
24:34que le Royaume-Uni
24:35est dans une situation
24:36délicate
24:38depuis
24:40une vingtaine d'années,
24:41je dirais.
24:42Le Brexit a accéléré
24:46une situation économique
24:47qui était déjà
24:48fortement déséquilibrée
24:49avec une activité économique
24:50très concentrée
24:51sur Londres,
24:51mais disons,
24:52le reste du pays
24:53souffrant
24:54d'un déclassement
24:56progressif.
24:56La dimension très positive,
24:58c'est que le Premier ministre
24:59qui est pressenti
25:01bénéficie
25:02disons
25:03d'un soutien
25:05assez fort
25:06dans une large partie
25:07de l'opinion publique,
25:08notamment en dehors de Londres.
25:09Il y a sans doute
25:09une assise politique
25:11beaucoup plus forte
25:13dans les classes populaires
25:15tout en étant...
25:16L'adversaire,
25:17c'est réforme maintenant.
25:18Je veux dire,
25:18pour un parti
25:18comme le Labour
25:20traditionnel,
25:21s'il fait en repasser
25:22par les yeux,
25:24en tout cas,
25:25le sujet,
25:25c'est comment je regagne
25:26des parts de marché
25:27face à Réformuquet.
25:29Disons que cette personnalité
25:31semble bien placée
25:33pour réinstaller
25:34le centre-gauche
25:35au cœur du jeu politique.
25:39Donc,
25:40il n'y a pas de raison
25:42effectivement
25:42que la situation
25:42structurellement change
25:43comme ça,
25:44mais disons que c'est
25:44plutôt un bon signal
25:45et nous,
25:46pour ce qui nous concerne.
25:48C'est vrai qu'on profite
25:49des doutes
25:50sur l'écosystème financier
25:52anglais
25:53pour investir
25:55dans la dette
25:57britannique.
25:58Les taux sont quand même
26:00tendus
26:00de manière très forte
26:01pour refléter...
26:02Eux,
26:02c'est 5% sur du 10 ans
26:04quasiment.
26:05Exactement.
26:05Ça nous semble peut-être
26:06un peu excessif
26:07au regard
26:08de la capacité
26:09du Royaume-Uni
26:10quand même
26:10à sortir de l'ornière.
26:12On profite
26:13de ces points d'entrée
26:14sur les maturités
26:16un peu longues
26:16de la courbe
26:16au Royaume-Uni.
26:18Il y a eu un peu
26:18de stress à nouveau
26:19parce que
26:19Andy Burnham
26:20c'est plutôt
26:21l'aile gauche
26:22du parti travailliste
26:23et donc à nouveau
26:23le doute
26:24sur les trajectoires
26:25de finances publiques
26:25etc.
26:26Il a rassuré
26:28immédiatement.
26:28qui s'est engagé
26:29en disant
26:29j'inspecterai
26:30la trajectoire
26:31telle qu'elle a été
26:31fixée par mon prédécesseur
26:33et à priori
26:34on n'attend pas
26:35de surprise
26:35de ce côté-là.
26:36Je ne sais pas
26:36s'il y a un mot
26:36à rajouter
26:37sur le UK
26:39Alexandre
26:40et puis je voulais
26:41qu'on en vienne
26:41assez vite
26:41aussi au thème
26:42de l'IA
26:43toujours dans l'idée
26:44de la réouverture
26:45d'Ormouz.
26:45Est-ce que c'est
26:46l'occasion
26:47de jouer
26:47une forme
26:48de rotation
26:49à minima
26:50tactique
26:50sur les marchés
26:51et puis une fois
26:52qu'on a discuté
26:54de ça
26:54comment on se positionne
26:55sur la vague
26:56IA
26:58qui est un thème
26:59de plus en plus
27:00inflammable
27:00pour dire les choses.
27:02Oui c'est vrai
27:02je pense que
27:03là aujourd'hui
27:03pour venir
27:04à votre question
27:05précédente
27:05c'est aussi un petit peu
27:06le retour
27:07à l'exceptionnalisme
27:07américain
27:08quelque part
27:09le début d'année
27:10post-Hormouz
27:11parce qu'au début
27:12de l'année 2025
27:132026
27:14on sortait finalement
27:15en disant
27:16c'est le reste du monde
27:17hors Etats-Unis
27:18pour venir à ce qui a été
27:19dit effectivement
27:20sur l'Europe
27:20aujourd'hui
27:20c'est plutôt
27:21c'est le reste du monde
27:22hors Europe
27:23en tout cas
27:25mais oui
27:25c'est un petit peu
27:26le retour
27:26à l'exceptionnalisme
27:27américain
27:28porté par l'intelligence
27:30artificielle
27:30et les investissements
27:33absolument massifs
27:36maintenant
27:36aujourd'hui
27:37ce qui est assez
27:38étonnant de voir
27:39c'est qu'on aurait pu
27:40imaginer finalement
27:41avec une forte
27:41baisse du pétrole
27:43que certains pays
27:44qui avaient été
27:45fortement pénalisés
27:46par cette remontée
27:48choc énergétique
27:49allaient beaucoup plus
27:49rebondir
27:50je crois par exemple
27:51l'Inde
27:52qui finalement
27:53a été le grand perdant
27:54depuis le début de l'année
27:55déjà par l'intelligence
27:57artificielle
27:57parce qu'il est vu
27:58comme un pays
27:59qui est la victime numéro
28:00d'intelligence artificielle
28:01et derrière
28:01il se prend
28:02le choc énergétique
28:03là finalement
28:04on résout le problème énergétique
28:05ça rebondit pas
28:05et au contraire
28:06on a même une accélération
28:08au sein des marchés émergents
28:10de la thématique
28:11intelligence artificielle
28:12mais cette fois-ci
28:13sur les semi-conducteurs
28:15parce que bon
28:15hors Japon
28:16enfin en zone géographique
28:17c'est la meilleure zone
28:18sur les émergents
28:20on a la Corée
28:21qui fait 100% de performance
28:23Taïwan qui fait 50%
28:25là on s'est recréé un autre problème
28:27de concentration de performance
28:28cette fois-ci sur les émergents
28:29c'est trois valeurs
28:30qui font la paire
28:31des émergents
28:32mais d'un autre côté
28:33elles ont quand même
28:34des croissances de profit
28:35absolument insolents
28:36alors certains disent
28:37oui mais
28:37si on regarde
28:38les profits normalisés
28:39sur plusieurs années
28:40en fait
28:40c'est pas si terrible que ça
28:41voire même
28:42c'est pas très bon
28:44maintenant
28:44ce qui me choque aujourd'hui
28:45dans le narratif
28:46en fait
28:46sur finalement
28:48le doute
28:48qu'on peut avoir
28:49sur la performance
28:51des émergents
28:51liée à l'intelligence artificielle
28:53c'est un peu
28:54le parallèle de 2023
28:55avec les 7 magnifiques
28:57on disait
28:57toute la performance
28:58du S&P
28:59c'est 7 valeurs
29:00et ça va pas durer
29:01c'est pas possible
29:02c'est trop cher
29:03la croissance
29:04des bénéfices
29:05ne suit pas
29:05il y a trop de monde
29:06ça va s'effondrer
29:07le marché va s'effondrer avec
29:08c'est pas du tout arrivé
29:10non seulement
29:10les 7 magnifiques
29:12on ferait pratiquement
29:13plus de performance
29:14en 2025
29:14je crois qu'elles sont à zéro
29:15depuis le début de l'année
29:16ça n'a pas empêché
29:18le reste de la cote
29:18d'avoir ce rattrapage
29:20qui s'est fait
29:20sur d'autres secteurs
29:22d'autres valeurs
29:22notamment les petites capitalisations
29:24et donc
29:25moi ce que je dis aujourd'hui
29:26c'est que les émergents
29:27ayons peut-être
29:28un esprit ouvert
29:29en se disant
29:30on a un envolé du marché
29:31qui se fait
29:32et c'est très souvent le cas
29:33de manière très très concentrée
29:35au début d'un mois
29:36parce qu'il y a
29:36un repressing important
29:37sur une grosse thématique
29:39les semi-conducteurs
29:40mais c'est le verre
29:40à moitié plein
29:42c'est-à-dire
29:43vous voyez le reste
29:44du réservoir
29:45du potentiel s'ouvrir
29:47je ne suis pas alarmiste
29:48dans ces conditions
29:49je pense que
29:50beaucoup d'investisseurs
29:51ont loupé un petit peu
29:52ce rallier aujourd'hui
29:53et doivent justifier
29:54cette sous-performance
29:56en disant
29:57déjà moi
29:58en tant que gérant actif
29:59je ne peux pas avoir
30:00les mêmes pondérations
30:00que mon indice
30:01parce que c'est
30:01ultra concentré
30:02ça c'est un problème
30:03pour les gérants d'actifs
30:05en actif
30:06en passif
30:06vous n'avez pas de problème
30:07mais d'ailleurs
30:08on peut aussi avoir
30:09un rattrapage
30:09de la cote des émergents
30:10puisqu'il y a encore
30:11beaucoup de pays
30:12beaucoup de secteurs
30:13beaucoup de valeurs
30:14qui sont délaissés
30:15regardez la Chine
30:16cette année
30:16depuis le début de l'année
30:17même la tech chinoise
30:18ne fait pas grand chose
30:19donc si on avait
30:20à un moment donné
30:21un rattrapage
30:23notamment par les actions chinoises
30:24qui ont très très bien performé
30:25en 2024-2025
30:26et bien ça peut
30:27redonner un élan
30:28sur les émergents
30:29je grossis un peu le trait
30:30je caricature peut-être Alexandre
30:31mais ceux qui ont raté
30:32les rallies de TSMC
30:34SKNX ou Samsung
30:35ou qui n'y ont pas
30:36suffisamment participé
30:37on va les voir
30:38se positionner
30:39sur les actions chinoises
30:40pour jouer peut-être
30:41le potentiel
30:42des actions chinoises
30:43je pense qu'on ne l'a pas vu
30:44ça
30:44voilà c'est ça
30:45on ne l'a pas vu encore
30:47je pense que
30:47mais vous dites
30:48ça ouvre la voie
30:49à effectivement
30:51la possibilité
30:52d'aller chercher
30:52d'autres valeurs en Asie
30:54pour jouer la zone
30:56on ne l'a pas vu aujourd'hui
30:57mais je pense qu'effectivement
30:58quand on va se repositionner
30:59et que tout ça va un petit peu
31:01s'apaiser
31:01il y aura peut-être
31:02une reprise
31:03par d'autres segments
31:03du marché émergent
31:05sur l'IA
31:05alors ça devient aussi
31:06un thème crédit
31:07bien sûr
31:07depuis de nombreux mois
31:08maintenant Cyril
31:09je ne sais pas
31:10où on en est des calculs
31:11mais l'idée
31:12c'est est-ce que
31:13les hyperscalers
31:14vont émettre
31:15encore plus de dettes
31:17que ce qu'on imagine
31:18aujourd'hui
31:18ou est-ce qu'à un moment
31:19c'est plutôt l'inverse
31:21qui va se produire
31:21est-ce qu'on va avoir
31:23à travers peut-être
31:25un recalibrage
31:26des capex
31:26peut-être aussi
31:27des émissions
31:28obligataires
31:28qui seront amenées
31:29à baisser
31:30il y a deux choses
31:31en fait
31:31c'est sûr
31:32on en avait déjà parlé
31:32sur ce plateau
31:33c'est le gros thème
31:34sur le fixed income
31:36pour 2026
31:37et d'ailleurs
31:38les investisseurs
31:39n'étaient pas vraiment prêts
31:40parce que moi
31:40quand je parle
31:40à pas mal de clients
31:41en Europe
31:43acheter de la tech
31:43ça se fait sur les actions
31:44on n'achète pas de la tech
31:45dans le fixed income
31:46sauf que les indices
31:48ils sont totalement disruptés
31:49donc il y a un moment
31:49il faut quand même
31:50se mettre en ligne
31:51puis les acteurs américains
31:52c'est plus de 30%
31:53du contingent
31:54de dettes aujourd'hui
31:55sur les indices euros
31:57donc il faut quand même
31:58en prendre
31:59bien loin
32:00devant la France
32:01et l'Allemagne
32:01ça c'est la première chose
32:02moi ce que je vois
32:03aujourd'hui
32:04devant ces méga deals
32:05donc évidemment
32:06qui viennent tous
32:07des hyperscalers
32:08et demain
32:08de SpaceX
32:10qui va mettre
32:10plus de 20 milliards
32:11encore sur le marché
32:12etc
32:12donc ça ne fait que continuer
32:14il y a deux choses
32:14déjà
32:15il y a que
32:16on se rend compte
32:17que même chez
32:17ceux qui généraient
32:18beaucoup de cash flow
32:19ça commence un peu
32:20à piquer
32:20qu'il faut mettre
32:21un petit peu
32:22la pédale douce
32:23qu'on commence à faire
32:23des augmentations de capital
32:25équilibrer
32:25dette propre quoi
32:26les augmentations de capital
32:28sur ces niveaux de valorisation
32:30ça ne fait pas trop de mal
32:31on aimait ça
32:31après ce que j'ai vu aussi
32:33chez pas mal d'acteurs
32:34plutôt de second rang
32:35c'est qu'on était
32:36un petit peu
32:36dans l'ingénierie financière
32:37c'est à dire
32:38qu'est-ce qu'on va proposer demain
32:39on ne peut pas faire
32:39que de la dette unsecured
32:40qui vaut très très cher
32:41donc vous êtes un petit data center
32:43moi j'étudie une société
32:44comme CoreWave par exemple
32:45qu'est-ce qu'il fait
32:46en fait il va faire
32:47des dettes sécurisées
32:48des dettes sécurisées
32:49sur celui qui le loue
32:50le data center
32:52dette sécurisée aussi
32:53par les microprocesseurs
32:54les puces qu'il doit acheter
32:55pour mettre dans les data centers
32:56donc c'est ce qu'on appelle
32:57des GPU backed loans
32:59gagés par les puces
33:00gagés voilà
33:01donc ça c'est un moyen de faire
33:02et puis même Oracle
33:03qui est voilà
33:04qui a un gros
33:05pour le coup
33:06quasiment 600 milliards
33:07de market cap
33:07il dit
33:08à un moment
33:09voilà je ne peux pas mettre
33:09toute ma trésorerie
33:10sur la table
33:11je ne peux pas faire
33:11que de la dette
33:12même si on est sur du 3 chiffres
33:14en termes de croissance
33:15sur de la dette
33:16donc il dit
33:16ils essayent de trouver
33:17des moyens de faire
33:18donc là c'est par exemple
33:20vous amenez vos puces
33:21vous amenez votre hardware
33:22ça m'évite moi
33:23de toujours tirer
33:25sur mon BFR
33:26et quelque part
33:27ça permet d'aménager
33:28le financement
33:29donc je trouve que
33:29depuis 6 mois
33:31il y a de la dette
33:32normale
33:32mais on essaie
33:33de trouver d'autres canaux
33:34pour financer tout ça
33:35parce qu'on est sur des
33:36évidemment sur le gident
33:37mais
33:38alors et le dernier point
33:40effectivement je trouve
33:41c'est dans la valorisation
33:43que fait le marché equity
33:44donc c'est dans la valorisation
33:46très élevée
33:47et la valorisation
33:48du marché fixed income
33:49qui n'aime pas
33:50prendre de risque
33:50encore une fois
33:51sur ce type de secteur
33:52et souvent on se retrouve
33:53avec des spreads
33:54donc qui sont vraiment
33:55le reflet du risque
33:56de l'entreprise
33:57qui sont des fois
33:58très élevés
33:59par rapport à ce que
34:00nous on anticipe
34:00des fondamentaux
34:01ou de ce que price
34:02le marché equity
34:03donc on travaille beaucoup
34:04sur l'arbitrage
34:05d'être equity
34:06en ce moment
34:07sur le marché de la tech
34:08le marché c'est pas encore
34:09bien positionné
34:10c'est pas approprié
34:11c'est pas approprié
34:12le marché de la tech
34:13notamment en Europe
34:14c'est pas encore bien positionné
34:14ces nouveaux acteurs
34:14metteurs de dette
34:16exactement
34:17c'est normal
34:18on n'est pas habitué
34:19à des business
34:19d'hypercroissance
34:19une phase de découverte
34:20des prix
34:21exactement
34:21tout à fait
34:22bon intéressant
34:23bon sur la partie
34:24investissement IA
34:25alors d'ailleurs
34:26c'est une question
34:26que posaient
34:27à certains de vos confrères
34:28est-ce que l'IA
34:28devient une classe d'actifs
34:29bon je sais pas
34:30si on en est là
34:31aujourd'hui
34:32mais c'est vrai
34:33que ça devient
34:34un thème incontournable
34:35comment on reste
34:36équilibré
34:37dans le risk reward
34:38et comment on gère
34:39ce thème
34:40encore une fois
34:40je reprends l'idée
34:41de ce thème inflammable
34:42aujourd'hui
34:44Florent
34:45l'IA
34:46si ce n'est pas
34:47une classe d'actifs
34:47c'est le thème central
34:50des investissements
34:50de l'économie mondiale
34:51dans la décennie
34:52qui vient
34:52donc ça va être
34:53le moteur des marchés
34:54et même ceux
34:56qui veulent se tenir
34:57complètement à l'écart
34:58de ce qu'ils appellent
34:59l'IA
34:59en réalité
34:59ne le seront jamais
35:00puisque aucune
35:02économie ne tiendra
35:03si la TQS
35:05ne tient
35:06et
35:07on voit bien
35:08que tout est
35:09dépendant
35:09donc on ne pourra
35:10jamais être
35:10complètement à l'abri
35:11d'un éventuel échec
35:14de la thématique
35:15d'investissement
35:16même ceux
35:16qui veulent
35:17ne pas y aller
35:18alors après
35:19ce qu'on essaye
35:19de faire
35:20fort de ce constat
35:22que ça va être
35:23le coeur
35:24de la mécanique
35:25c'est effectivement
35:26de pas uniquement
35:28investir
35:29dans
35:30le coeur
35:31de l'écosystème
35:33il y a
35:34plein de manières
35:35de jouer
35:35la thématique
35:36l'IA
35:36on peut la jouer
35:38sur le plan
35:39de l'énergie
35:39par exemple
35:40on peut la jouer
35:40sur le plan
35:40des infrastructures
35:43donc finalement
35:44quand même
35:44le
35:45et on capte
35:45quand même
35:46une bonne croissance
35:46du thème
35:47ce que je veux dire
35:47c'est l'idée
35:48c'est d'aller chercher
35:49des thématiques
35:49connexes
35:51pas avec une exposition
35:52de pure player
35:53mais quand même
35:54une exposition
35:54relativement significative
35:56tout à fait
35:56quand des gens
35:57investissent
35:57dans Schneider
35:58c'est une manière
35:59de jouer
35:59la thématique
36:00de l'IA
36:00sans être
36:00trop exposé
36:02avec toute la volatilité
36:03que ça peut
36:04induire
36:07à cette thématique
36:08effectivement
36:09un peu inflammable
36:10mais il y a moyen
36:12quand même
36:12d'élargir
36:12vraiment
36:13à la fois
36:14sur le plan
36:14de la nature
36:15des entreprises
36:16dans lesquelles on investit
36:16puis également
36:17sur le plan géographique
36:18parce qu'il n'y a pas
36:19que la tech US
36:21qui a le leadership
36:22mais finalement
36:23quand on cherche bien
36:24on s'aperçoit
36:24partout dans le monde
36:25il y a des entreprises
36:26qui d'une manière
36:26ou d'une autre
36:27fournissent des composants
36:29pour les data centers
36:31ou d'autres choses
36:32donc voilà
36:33l'idée c'est vraiment
36:34d'élargir
36:35à la fois géographiquement
36:37et également
36:37ne pas être toujours
36:39au coeur du réacteur
36:40mais on peut être
36:41à la périphérie
36:41peut-être évidemment
36:42des espoirs de gains
36:43un peu moindres
36:44mais aussi
36:45moins de volatilité
36:47donc ça c'est notre idée
36:48et puis après
36:49c'est vrai que là
36:50les marchés ont quand même
36:51bien valorisé
36:52récemment cette thématique
36:53on a des valorisations
36:55qui sont tendues
36:56sans qu'on puisse
36:58pour autant parler
36:59de but
36:59mais des valorisations tendues
37:00donc c'est sans doute
37:01pas un point d'entrée
37:02pour aller sur
37:03le coeur du réacteur
37:04donc nous
37:05on profite plutôt
37:06des semaines actuelles
37:08pour essayer
37:08d'aller sur des thématiques
37:11peut-être un peu
37:11moins liées
37:12effectivement
37:13l'intelligence artificielle
37:15jouer le retour du cycle
37:17un peu quand même
37:17voilà on joue
37:17le retour du cycle
37:18j'en ai parlé un petit peu
37:19un peu sur l'Europe
37:20et on revient également
37:21comme tu l'as présenté
37:22sur les actions émergentes
37:25on pense effectivement
37:26que les actions chinoises
37:29ne sont pas forcément
37:30valorisées à leur potentiel
37:31et puis on va aller aussi
37:32chercher des pays
37:34comme le Brésil
37:35l'Indonésie
37:36où on pense que là
37:37on peut constituer
37:37des positions
37:38évidemment
37:39c'est des positions
37:40de diversification
37:40c'est pas le cas
37:41d'un portefeuille
37:42mais voilà
37:43donc en gros
37:44les trois grandes idées
37:45c'est l'IA
37:46mais dans toute
37:47la largeur du spectre
37:48d'investissement
37:50et les actions
37:51mais plutôt
37:51actuellement renforcer
37:52les pays émergents
37:53ou l'Europe
37:54un peu de réajustement
37:55de portefeuille
37:56à mi-année
37:57effectivement
37:58après les parcours
37:58qu'on a déjà vu
37:59dans l'IA
38:00je rappelle
38:00l'indice des semi-conducteurs
38:02qui a doublé
38:02effectivement
38:03en quelques semaines
38:04quelques mois
38:05merci beaucoup messieurs
38:06merci d'avoir été avec nous
38:07les invités de Planète Marché
38:08ce soir
38:08Florent Delambre
38:09M&G Investments
38:10Alexandre Drabovitch
38:11Indos-U.S. Wealth Management
38:13et Cyril Parison
38:14Silex
38:15M&G Investments
38:15M&G Investments
38:15Spaces
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