00:06Célia, responsable expérience et solutions patients chez Novo Nordisk.
00:09Et ce n'est pas toujours très clair de ce que ça veut dire.
00:11Ça veut dire à la fois travailler sur la patient-centricity et faire le pourré avec les patients,
00:14et améliorer tout ce qui est parcours de soins et qualité de vie, de la prévention primaire jusqu'aux complications.
00:24Par exemple, il y a une personne sur quatre de cette génération, et encore plus chez les femmes,
00:28qui pilotent leur santé, qui vont regarder leur qualité de sommeil, leur qualité de stress,
00:33qui font de plus en plus attention aussi à la partie activité physique.
00:35Pas forcément pour la partie esthétique, mais vraiment pour aller cocher la case à la fois bien-être et résilience.
00:41C'est vraiment une volonté qui a vraiment évolué dans cette génération-là.
00:45Et en même temps, on va voir qu'entre les années 2000 et maintenant,
00:48on a eu une explosion notamment par exemple de toutes personnes en situation d'obésité.
00:51La prévalence a fait x4, et ces maladies-là vont amener derrière des maladies de vieux,
00:56de personnes plus âgées, on va parler du diabète, on va parler des maladies cardiovasculaires,
01:00ou avant, quand on avait entre 15 et 30 ans, ce n'était pas les sujets dont on parlait.
01:04Effectivement, on peut se demander pourquoi, et le pourquoi, c'est aussi lié beaucoup à la société,
01:08et à la société sur la partie sédentarité, sur les ultratransformations, sur tout ce qui en vient.
01:12Mais la question, c'est aussi de se dire, une fois qu'on a fait ce constat,
01:15comment est-ce qu'on peut évoluer, et se dire qu'on essaie de redresser une courbe potentiellement positive,
01:21notamment sur ces maladies-là cardiométaboliques.
01:28Ce deuxième paradoxe, il est effectivement vraiment lié au fait de se dire qu'en plus de vouloir faire attention
01:32à sa santé,
01:33on a accès, pour une des premières fois, à un nombre de data quasiment infini,
01:37et des premiers réflexes qui ont été développés, de se dire, je vais rentrer mes symptômes,
01:41je vais rentrer et je vais essayer de m'identifier à des pairs que je peux trouver sur les réseaux
01:45sociaux.
01:46Et là, on est confronté à la mésinformation en santé, et de se dire, d'accord, mes figures de référence
01:51peuvent évoluer,
01:52ils ne sont plus forcément les professionnels de santé, mais ils vont être ses pairs sur les réseaux sociaux.
01:56Que ce soit des pairs qui existent, ou finalement qui n'existent pas, que ce soit complètement des faux comptes.
02:00Et on a par exemple un chiffre où aujourd'hui, 44% des femmes de la génération Z ont déjà
02:04pris des décisions pour leur propre santé,
02:06basées sur de fausses informations.
02:08Et ça, c'est vrai que ça peut aussi expliquer le premier paradoxe, qui est de se dire qu'on
02:12pense faire bien,
02:13mais que finalement, on nous emmène sur des terrains qui n'ont jamais été validés, ni scientifiquement, ni empiriquement,
02:19et sur des expériences très personnelles qui peuvent être extrêmement dangereuses.
02:23C'est aussi implémenté par le fait que cette génération, elle est plus portée sur l'expérimentation,
02:27et elle est prête à tester beaucoup de choses.
02:29Et de la même manière, on est entre 40 et 50% des femmes de cette génération,
02:32qui sont prêtes à expérimenter beaucoup de choses non validées dans le monde de la santé pour prendre soin de
02:36leur santé.
02:37Et là, on arrive sur un terrain glissant, en train de se dire qu'on est de plus en plus
02:41malade,
02:41alors qu'on essaye de faire attention, on essaye de se nourrir de plus en plus d'informations
02:45et qui ne sont peut-être pas toujours les bonnes.
02:47Et finalement, ça nous rend potentiellement encore plus malades, plus à risque,
02:50que ce soit sur l'utilisation de thérapeutiques qui n'en sont pas, ou qui sont des fausses,
02:54ou que ce soit sur juste des bons conseils de régler les génotététiques, de mieux manger, de mieux bouger,
02:59et ça amène potentiellement beaucoup de troubles du comportement alimentaire.
03:07Premier point sur la partie des informations, c'est qu'il y a des super rapports l'an dernier.
03:11Un livre blanc qui a été sorti très récemment par Femmes de Santé, sur cette partie mésinformations,
03:15à la fois pour expliquer comment est-ce qu'on détecte cette mésinformation,
03:18et surtout comment est-ce qu'on peut agir tous à titre individuel et collectif,
03:22et comment est-ce qu'on peut, quand on voit des choses qui potentiellement sont aberrantes pour la santé,
03:26les dénoncer et faire qu'il y en ait de moins en moins.
03:28D'autres actions qui peuvent être faites, c'est qu'aujourd'hui, les premiers réflexes de tout le monde,
03:31c'est d'aller un peu sur les LLM, d'aller sur les HGPT, d'aller sur tout ça.
03:35Et aujourd'hui, il y en a qui sont spécialisés dans le monde de la santé.
03:37C'est-à-dire que l'ensemble des données entrantes qui rentrent dans ces LLM-là
03:40sont uniquement basées sur des choses scientifiquement validées dans le monde de la santé,
03:44comme Gustave par exemple.
03:45Et là, on se dit déjà, si on avait cette migration de réflexes, et puis en plus c'est européen,
03:49ça pourrait vraiment amener à continuer à développer son pouvoir d'agir,
03:53c'est-à-dire à vouloir soi-même, avoir des réponses quand on n'en a pas forcément
03:56avec le système de santé qui est aujourd'hui bloqué,
03:58mais d'une manière potentiellement beaucoup plus sécurisée, sécurisante.
04:00Et le dernier point sur cette partie de mes informations,
04:03continuer à développer des figures d'autorité qui font justement de la paire et danse,
04:07mais qui sont des figures qui s'y connaissent un peu dans le monde de la santé
04:10et qui sont basées sur des choses scientifiques,
04:13et notamment aussi sur des choses scientifiques faites pour et par les femmes.
04:16C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on se compare à beaucoup de données,
04:18qui sont des données faites pour les hommes.
04:20Et par exemple, quand on parle juste de l'IMC, ce n'est pas la même chose entre les deux.
04:23Et si on compare à des mauvais comparatifs, finalement, on peut dégrader sa santé aussi.
04:28Effectivement, on parle vraiment de One Health, à la fois sur ce qu'implique la société,
04:31sur ce que nous, on va y mettre, la santé physique, la santé mentale, la santé environnementale.
04:35Et par exemple, parce que pour moi, c'est très fort pour moi, la fresque du climat,
04:38on a développé aussi une fresque qui s'appelle la fresque de la maladie-obésité au sens large,
04:41vraiment dans cet objectif de comprendre comment les traumatismes qu'on a pu vivre,
04:45encore plus chez les femmes quand on était jeune,
04:46comment l'ultra-transformation, comment le fait d'avoir un travail ou pas
04:50peut influencer tout ça, et bien avoir un impact sur les maladies et sur la prise en charge.
04:54Et tant qu'on ne comprend pas, on ne peut pas agir correctement.
04:56Et bien, comment le fait d'avoir un travail ou pas...
05:03Merci.
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