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  • il y a 1 semaine
Responsable Expérience et Solutions Patients chez Novo Nordisk, Célia Nassif Dumas revient sur les paradoxes de la génération Z en matière de santé. Entre volonté de monitorer son bien-être, explosion des maladies cardiométaboliques et dangers de la désinformation en ligne, elle partage son regard et les leviers d'action pour mieux accompagner les jeunes vers des parcours de soins sécurisés, en plaçant le patient au centre des solutions.

🔗 Célia Nassif Dumas : « 44% des femmes de la Gen Z ont pris des décisions pour leur santé basées sur de fausses informations » : https://www.marieclaire.fr/celia-nassif-dumas-44-des-femmes-de-la-gen-z-ont-pris-des-decisions-pour-leur-sante-basees-sur-de-fausses-informations,1519589.asp

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00:06Célia, responsable expérience et solutions patients chez Novo Nordisk.
00:09Et ce n'est pas toujours très clair de ce que ça veut dire.
00:11Ça veut dire à la fois travailler sur la patient-centricity et faire le pourré avec les patients,
00:14et améliorer tout ce qui est parcours de soins et qualité de vie, de la prévention primaire jusqu'aux complications.
00:24Par exemple, il y a une personne sur quatre de cette génération, et encore plus chez les femmes,
00:28qui pilotent leur santé, qui vont regarder leur qualité de sommeil, leur qualité de stress,
00:33qui font de plus en plus attention aussi à la partie activité physique.
00:35Pas forcément pour la partie esthétique, mais vraiment pour aller cocher la case à la fois bien-être et résilience.
00:41C'est vraiment une volonté qui a vraiment évolué dans cette génération-là.
00:45Et en même temps, on va voir qu'entre les années 2000 et maintenant,
00:48on a eu une explosion notamment par exemple de toutes personnes en situation d'obésité.
00:51La prévalence a fait x4, et ces maladies-là vont amener derrière des maladies de vieux,
00:56de personnes plus âgées, on va parler du diabète, on va parler des maladies cardiovasculaires,
01:00ou avant, quand on avait entre 15 et 30 ans, ce n'était pas les sujets dont on parlait.
01:04Effectivement, on peut se demander pourquoi, et le pourquoi, c'est aussi lié beaucoup à la société,
01:08et à la société sur la partie sédentarité, sur les ultratransformations, sur tout ce qui en vient.
01:12Mais la question, c'est aussi de se dire, une fois qu'on a fait ce constat,
01:15comment est-ce qu'on peut évoluer, et se dire qu'on essaie de redresser une courbe potentiellement positive,
01:21notamment sur ces maladies-là cardiométaboliques.
01:28Ce deuxième paradoxe, il est effectivement vraiment lié au fait de se dire qu'en plus de vouloir faire attention
01:32à sa santé,
01:33on a accès, pour une des premières fois, à un nombre de data quasiment infini,
01:37et des premiers réflexes qui ont été développés, de se dire, je vais rentrer mes symptômes,
01:41je vais rentrer et je vais essayer de m'identifier à des pairs que je peux trouver sur les réseaux
01:45sociaux.
01:46Et là, on est confronté à la mésinformation en santé, et de se dire, d'accord, mes figures de référence
01:51peuvent évoluer,
01:52ils ne sont plus forcément les professionnels de santé, mais ils vont être ses pairs sur les réseaux sociaux.
01:56Que ce soit des pairs qui existent, ou finalement qui n'existent pas, que ce soit complètement des faux comptes.
02:00Et on a par exemple un chiffre où aujourd'hui, 44% des femmes de la génération Z ont déjà
02:04pris des décisions pour leur propre santé,
02:06basées sur de fausses informations.
02:08Et ça, c'est vrai que ça peut aussi expliquer le premier paradoxe, qui est de se dire qu'on
02:12pense faire bien,
02:13mais que finalement, on nous emmène sur des terrains qui n'ont jamais été validés, ni scientifiquement, ni empiriquement,
02:19et sur des expériences très personnelles qui peuvent être extrêmement dangereuses.
02:23C'est aussi implémenté par le fait que cette génération, elle est plus portée sur l'expérimentation,
02:27et elle est prête à tester beaucoup de choses.
02:29Et de la même manière, on est entre 40 et 50% des femmes de cette génération,
02:32qui sont prêtes à expérimenter beaucoup de choses non validées dans le monde de la santé pour prendre soin de
02:36leur santé.
02:37Et là, on arrive sur un terrain glissant, en train de se dire qu'on est de plus en plus
02:41malade,
02:41alors qu'on essaye de faire attention, on essaye de se nourrir de plus en plus d'informations
02:45et qui ne sont peut-être pas toujours les bonnes.
02:47Et finalement, ça nous rend potentiellement encore plus malades, plus à risque,
02:50que ce soit sur l'utilisation de thérapeutiques qui n'en sont pas, ou qui sont des fausses,
02:54ou que ce soit sur juste des bons conseils de régler les génotététiques, de mieux manger, de mieux bouger,
02:59et ça amène potentiellement beaucoup de troubles du comportement alimentaire.
03:07Premier point sur la partie des informations, c'est qu'il y a des super rapports l'an dernier.
03:11Un livre blanc qui a été sorti très récemment par Femmes de Santé, sur cette partie mésinformations,
03:15à la fois pour expliquer comment est-ce qu'on détecte cette mésinformation,
03:18et surtout comment est-ce qu'on peut agir tous à titre individuel et collectif,
03:22et comment est-ce qu'on peut, quand on voit des choses qui potentiellement sont aberrantes pour la santé,
03:26les dénoncer et faire qu'il y en ait de moins en moins.
03:28D'autres actions qui peuvent être faites, c'est qu'aujourd'hui, les premiers réflexes de tout le monde,
03:31c'est d'aller un peu sur les LLM, d'aller sur les HGPT, d'aller sur tout ça.
03:35Et aujourd'hui, il y en a qui sont spécialisés dans le monde de la santé.
03:37C'est-à-dire que l'ensemble des données entrantes qui rentrent dans ces LLM-là
03:40sont uniquement basées sur des choses scientifiquement validées dans le monde de la santé,
03:44comme Gustave par exemple.
03:45Et là, on se dit déjà, si on avait cette migration de réflexes, et puis en plus c'est européen,
03:49ça pourrait vraiment amener à continuer à développer son pouvoir d'agir,
03:53c'est-à-dire à vouloir soi-même, avoir des réponses quand on n'en a pas forcément
03:56avec le système de santé qui est aujourd'hui bloqué,
03:58mais d'une manière potentiellement beaucoup plus sécurisée, sécurisante.
04:00Et le dernier point sur cette partie de mes informations,
04:03continuer à développer des figures d'autorité qui font justement de la paire et danse,
04:07mais qui sont des figures qui s'y connaissent un peu dans le monde de la santé
04:10et qui sont basées sur des choses scientifiques,
04:13et notamment aussi sur des choses scientifiques faites pour et par les femmes.
04:16C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on se compare à beaucoup de données,
04:18qui sont des données faites pour les hommes.
04:20Et par exemple, quand on parle juste de l'IMC, ce n'est pas la même chose entre les deux.
04:23Et si on compare à des mauvais comparatifs, finalement, on peut dégrader sa santé aussi.
04:28Effectivement, on parle vraiment de One Health, à la fois sur ce qu'implique la société,
04:31sur ce que nous, on va y mettre, la santé physique, la santé mentale, la santé environnementale.
04:35Et par exemple, parce que pour moi, c'est très fort pour moi, la fresque du climat,
04:38on a développé aussi une fresque qui s'appelle la fresque de la maladie-obésité au sens large,
04:41vraiment dans cet objectif de comprendre comment les traumatismes qu'on a pu vivre,
04:45encore plus chez les femmes quand on était jeune,
04:46comment l'ultra-transformation, comment le fait d'avoir un travail ou pas
04:50peut influencer tout ça, et bien avoir un impact sur les maladies et sur la prise en charge.
04:54Et tant qu'on ne comprend pas, on ne peut pas agir correctement.
04:56Et bien, comment le fait d'avoir un travail ou pas...
05:03Merci.
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