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  • il y a 2 jours
Envie de reprendre un peu d’info ? Ça tombe bien c’est le week-end et on peut encore plus prendre son temps. 120 minutes pour revenir sur les événements avec les acteurs de l'actualité.

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00:00On va parler à présent d'immigration. On verra si cela donne le ton de la campagne présidentielle.
00:04En tout cas, c'est au cœur de la campagne d'Edouard Philippe.
00:07Ça y est, c'est l'immigration dont il veut faire pour le moment son sujet.
00:11Il en parlait depuis Mayotte ce vendredi.
00:14Je suis venu dire que l'État devait ici se concentrer sur deux priorités.
00:22La première, c'est la reprise en main, la reprise du contrôle de l'immigration.
00:28La seconde, c'est la reconstruction et le développement des infrastructures indispensables à la vie de nos concitoyens français.
00:38Les écoles, la santé, la production et la distribution de l'eau et les infrastructures de développement économique.
00:46Voilà, Edouard Philippe, ce matin à Mayotte, il poursuivra cette tournée à La Réunion.
00:52Marie Chantret, il parle d'immigration à Mayotte, mais l'immigration, c'était aussi le sujet sur lequel il était
00:57sorti de son silence,
00:58juste après ces images d'afflux de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta.
01:03Absolument. Et il ose le parallèle, par ailleurs, entre Mayotte et Ceuta, l'ancien Premier ministre.
01:08Des images qui, en effet, durant l'été, ont marqué les esprits,
01:13qui ont, dans la foulée, sans surprise, enclenché un débat politique intense.
01:18Edouard Philippe, qui, en effet, pour ce premier déplacement, après une pause estivale,
01:23avant une campagne qui a d'ores et déjà démarré, appuie.
01:27Et certains diront un coup de barre à droite à sa campagne déjà entamée.
01:33Mayotte, un territoire, on sait, submergé par l'immigration illégale.
01:38Où, et Alexandre Nicolique est là pour en témoigner, le Rassemblement national fait des scores particulièrement hauts,
01:44notamment à la dernière présidentielle, mais aussi à l'occasion des législatives anticipées,
01:50suite à la dissolution où le RN a fait élire une députée.
01:54Et, en effet, aujourd'hui, Edouard Philippe considère que ces sujets migratoires,
01:58ces sujets précisément consacrés à Mayotte, ou une situation, peut-être qu'on y reviendra,
02:03mais particulièrement catastrophique sur le plan humanitaire,
02:06ne doivent pas uniquement être le sujet du Rassemblement national,
02:09et que, désormais, il faut des mesures fortes qu'il continue, ou en tout cas qu'il dresse en partie.
02:17Sophie Dupont, notre reporter sur place avec qui j'ai pu échanger,
02:20a échangé également avec des habitants sur place,
02:23qui considèrent aujourd'hui que les solutions proposées par l'ancien Premier ministre sont difficilement réalistes.
02:29C'est ça aussi le terrain, considérant de déclaration en déclaration,
02:33vouloir couper les vannes de l'immigration, ce n'est pas forcément faisable.
02:36Et Marine Le Pen, là aussi, on y reviendra sans doute, dans un tweet,
02:41l'a renvoyé aussi à ce qu'a été son passé, en l'espèce Premier ministre,
02:45et que, aux affaires, que n'a-t-il pas fait lorsqu'il était trois ans à Matignon.
02:50Alors, on va ouvrir tout de suite ce débat politique,
02:52puisque nous sommes avec Alexandère Nicolique pour le Rassemblement national.
02:55Bonsoir, et puis à distance, alors, c'est jamais très facile de débattre avec des débatteurs à distance,
03:01donc je vais vous demander de vous écouter, et d'essayer de ne pas vous couper trop la parole.
03:06J'essaierai d'arbitrer, moi, entre vous trois, car vous êtes trois.
03:10On retrouve aussi Xavier Iacovelli.
03:11Bonsoir, vous êtes sénateur, démocrate et progressiste, vice-président du Sénat.
03:15Et puis, depuis les universités d'été de la France Insoumise,
03:20on vous retrouve également Daniel Obono.
03:24Bonsoir.
03:25Bien précisément, Marie le disait, il essaie d'aller sur votre terrain, Edouard Philippe ?
03:30Oui, mais c'est évidemment un problème très important à Mayotte.
03:35Donc, face à cette réalité-là, il adapte son discours.
03:39Mais si c'est un problème à Mayotte, et d'ailleurs, il le dit,
03:42il dit, pour que les Mahorais aient un avenir serein, je le cite,
03:45on doit reprendre le contrôle de cette immigration.
03:47Mais c'est le cas aussi globalement sur tout le territoire français.
03:51Donc, les dispositifs qu'il évoque,
03:53pourquoi ils ne seraient pas valables sur l'ensemble du territoire français ?
03:56C'est-à-dire qu'il veut remettre en cause le droit du sol en disant que ça pose un
04:00problème à Mayotte,
04:01mais ça pose un problème globalement en France.
04:02Le droit d'asile qui est totalement dévoyé
04:05et qui peut être ouvert presque au monde entier aujourd'hui,
04:09eh bien évidemment qu'il faut revenir à ce que la Constitution disait en 1946,
04:13c'est-à-dire qu'il faut que ce soit sur des personnes individuelles
04:16qui se battent pour la liberté.
04:18Il faut que le droit d'asile retrouve un sens.
04:21Mais il dit que cette immigration, elle est incontrôlée à Mayotte, c'est vrai.
04:25Mais quand en France, on a entre 800 000 et 1 million de personnes
04:28qui sont en situation irrégulière,
04:30c'est dire à quel point on ne contrôle plus rien.
04:33Et Édouard Philippe, sur ce sujet,
04:36évidemment que la politique qu'il avait pu mener
04:39montre que ce qu'il avait pu faire a engendré beaucoup plus d'immigration.
04:45Entre 2017, quand il arrive aux manettes comme Premier ministre,
04:51et ensuite 2019, on a vu une augmentation de l'immigration considérable.
04:57Et de la même manière, entre 2000, donc sous Jospin et 2019,
05:00on a vu une immigration qui avait augmenté et un poids migratoire de 2,5 fois,
05:05ce qui est considérable.
05:06Comme c'est un débat, tout le monde va avoir la parole.
05:09Daniel Obono, vous avez, j'imagine, vous aussi entendu ces propos d'Édouard Philippe.
05:14Et parmi ce qu'il dit, il ne dit pas seulement réduire et maîtriser,
05:19il dit que c'est fermé pour Mayotte, c'est une fermeture totale.
05:27Oui, j'ai entendu les propos d'Édouard Philippe,
05:31qui est en campagne présidentielle et en campagne présidentielle,
05:34en bon candidat de droite.
05:35Il fait sa campagne sur le dos du malheur, de la souffrance, des morts
05:41dans la région de Mayotte, autour de Mayotte.
05:45Des milliers de gens, chaque année, meurent à cause des politiques
05:51contre l'immigration.
05:54Et puis, de manière plus générale, c'est la course à l'échalote
05:57de la droite avec l'extrême droite.
05:59Et on pourrait se dire qu'au bout de neuf ans d'une même politique
06:03à reprendre, aller jusqu'à reprendre des pans du programme
06:08de l'extrême droite, il pourrait se dire que ça suffit, en fait.
06:13Ça suffit, en fait, de maltraiter les gens.
06:15Et ça suffit de créer dans le pays un état d'esprit anti-immigration,
06:21un état d'esprit raciste.
06:23Mais non, ils ont décidé de faire cette campagne sur ce thème-là,
06:27toujours plus à droite, à croire que les gens préféreront
06:31la copie à l'original.
06:32On sait très bien que ce n'est pas le cas.
06:35Et c'est pourquoi il est tellement indispensable
06:38que dans cette campagne présidentielle, il y ait une candidature
06:42comme celle de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise
06:44qui propose tout autre chose qui soit en accord avec nos principes
06:50et nos valeurs républicains.
06:51Et puis surtout, qui soit la seule politique véritablement réaliste
06:55en matière d'immigration.
06:56– Sur ce que vous voulez faire, vous vous répondrez,
06:59et vous vous répondrez, notamment avec Alexander Nicolis,
07:04Xavier Iacovelli, il a tort, comme le dit Daniel Obono,
07:07Edouard Philippe, de se dire, tiens, je vais aller sur ce terrain-là
07:10en espérant, je reprends votre expression,
07:13que les électeurs préféreront la copie à l'original.
07:16Enfin, je l'inverse, mais c'est évidemment comme ça
07:19qu'on peut le dire le concernant.
07:22– Non, je pense qu'il a raison d'aller sur cette thématique
07:26et notamment la question à Mayotte, parce que quand on connaît Mayotte,
07:29et moi j'ai eu la chance d'aller à Mayotte avec mon collègue sénateur
07:35Tani Mohamed Souali, qui est l'ancien ministre,
07:37qui est sénateur de Mayotte, avec notre collègue aussi Salama Rama,
07:40et qui nous ont montré la réalité du terrain.
07:43Parce que c'est bien de parler depuis Paris,
07:44mais je pense que c'est encore mieux de se rendre compte
07:47de la réalité de ce que vivent aujourd'hui
07:49à la fois les maorais, nos compatriotes maorais,
07:51mais aussi les étrangers en situation régulière
07:54qui aspirent à être accueillis
07:57comme dans n'importe quel département français,
07:59et qui aujourd'hui, toutes nos infrastructures publiques
08:03sont entièrement saturées par une immigration irrégulière,
08:07une immigration massive venant des Comores.
08:10Et je vous rappelle que c'est quand même quasiment 50%
08:13de la population de l'île qui est en situation irrégulière,
08:16avec l'impact que ça peut avoir aussi sur la question
08:19de l'éducation des enfants français maorais
08:23de ce département ultramarin,
08:26parce que je vous rappelle que les français maorais
08:28n'ont accès à l'école qu'une demi-journée par jour
08:33parce qu'on n'a pas assez d'infrastructures,
08:35parce que massivement, en fait,
08:37il y a des personnes en situation irrégulière
08:42qui viennent sur le territoire français à Mayotte.
08:44Et donc, oui, il y a un principe de réalité, en fait, à Mayotte,
08:48où il ne faut pas fermer les yeux.
08:51Et donc, c'est aussi pour ça qu'il est important
08:54que les candidats à la présidentielle,
08:56Edouard Philippe en est un,
08:57Gabriel Attal a des propositions aussi dessus,
09:00il faut qu'il y ait des propositions claires
09:01sur la maîtrise de l'immigration
09:03et qu'on ne peut plus avoir les mêmes règles
09:06d'un département ultramarin en cas entouré de pays,
09:11et notamment les comores qui viennent massivement à Mayotte.
09:16Et pareil, pour l'Hexagone,
09:18ce n'est pas du tout la même situation.
09:19Donc, il faut avoir une différenciation, en tout cas,
09:21sur la réponse que nous apportons sur la question migratoire,
09:24parce que ça va au détriment des Français ultramarins
09:27et des Français de Mayotte en particulier.
09:29Vous avez cité Edouard Philippe,
09:31et effectivement, là, Edouard Philippe est à Mayotte,
09:34mais on comprend bien quand même que ce débat,
09:36ils veulent faire porter sur la question migratoire
09:38plus globalement.
09:40Daniel Obono, je crois que vous devez nous quitter,
09:42donc je vous pose une dernière question
09:43et puis je vous rends la parole.
09:45Parmi ce qu'a évoqué Edouard Philippe,
09:47il a parlé de ces hubs en dehors des frontières
09:50pour accueillir les migrants en situation irrégulière.
09:53C'est une mesure européenne
09:57qui a été votée, d'ailleurs,
10:01par l'Alliance droite extrême-droite européenne.
10:04Le président de la République a dit jamais,
10:07Gabriel Attal dit jamais,
10:08Edouard Philippe, lui, il va jusque-là.
10:14Bien sûr, il est dans cette logique,
10:16mais je tiens à rappeler que M. Edouard Philippe
10:18a été Premier ministre d'Emmanuel Macron
10:21qui a fait voter la première loi macroniste
10:24contre les immigrés et les personnes
10:27en situation de migration.
10:29En 2018, c'était M. Collomb.
10:31Il avait exactement le même discours.
10:32Je suis membre de la commission des lois
10:34qui présente les textes à la Sénégationale.
10:36Et après, tous les ans, on a un texte,
10:39on a exactement le même discours
10:40que vous avez entendu
10:41de la part de M. le sénateur Macroniste
10:44qui explique qu'il faut être réaliste, etc.
10:46Ils ont été...
10:47Daniel Obono, je suis désolée,
10:49notre liaison...
10:51Daniel Obono, je suis obligée de vous couper
10:55parce que notre liaison n'est pas bonne
10:58et que l'on entend simplement un mot sur deux
11:00de ce que vous nous dites,
11:01ce qui, évidemment, pour vous, n'est pas bien
11:04et pour nous, ne nous aide pas à nourrir le débat.
11:08Les hubs, ça fait partie de ces propositions.
11:10C'est le règlement retour.
11:11Là, on dézoome en effet un petit peu.
11:17Vous, vous dites oui, il faut le faire.
11:19Ça faisait partie justement du règlement retour
11:21du Parlement européen.
11:22Emmanuel Macron, lui, qui s'y était opposé justement
11:24à ces hubs pour mettre les personnes
11:27en situation irrégulière.
11:30La majorité des macronistes...
11:32Ce n'est ni efficace, ni correctement.
11:33Oui, la majorité des macronistes, d'ailleurs,
11:34s'y sont opposés au Parlement européen.
11:36Mais d'ailleurs, on voit parfois des discours
11:38de certains macronistes.
11:39Mais quand ils sont aux manettes,
11:40c'est un échec considérable.
11:42Même sur les OQTF, on se rappelle
11:43les déclarations de M. Macron,
11:45de M. Darmanin, qui promettaient 100%
11:47d'OQTF exécutés.
11:49Et à chaque fois, on voit qu'on est entre
11:517 et 12%.
11:52D'ailleurs, Edouard Philippe, qui maintenant
11:55fait semblant d'avoir des positions
11:57très claires sur l'immigration,
11:59il y a une grande part de responsabilité.
12:00Parce que quand il était aux manettes,
12:02on avait 10% seulement des OQTF exécutés.
12:04Ça concernait aussi ce que vivent les Mahorais.
12:07Parce que les personnes qui étaient
12:08en situation irrégulière à Mayotte,
12:09il n'a pas été en capacité de les expulser.
12:13Après, je veux juste répondre à Mme Obono,
12:14parce que j'entends encore très rapidement.
12:17Mais quand elle dit encore une fois
12:18que c'est cette politique migratoire qui tue...
12:20Non, la politique migratoire qui tue
12:21et ceux qui ont du sang sur les mains,
12:23c'est ceux qui laissent l'espoir
12:25à des personnes de venir, de bénéficier
12:27des aides sociales grâce aux impôts
12:29des Français et des étrangers
12:31en situation régulière,
12:32d'être logés gratuitement,
12:34de bénéficier donc de l'effort collectif français
12:37et de rester sur le territoire
12:38sans jamais être expulsés.
12:39Si il y avait une politique ferme
12:41en matière d'immigration qu'on choisissait
12:43enfin qui arrive sur le territoire français,
12:44que systématiquement les personnes
12:46qui venaient a été expulsées
12:47sans bénéficier justement d'aide
12:49de l'État français,
12:50eh bien ils ne prendraient pas le risque
12:51de traverser la mer et de mourir.
12:53Donc ceux qui leur laissent un espoir
12:55au risque de leur vie,
12:56eh bien c'est les personnes
12:58qui soutiennent justement
12:59cette politique migratoire irrégulière.
13:01Alors Daniel Obono ne peut pas...
13:03Oui mais c'est important de le préciser.
13:04Parce qu'elle a dû nous quitter
13:05mais Xavier Iacovelli,
13:07Édouard Philippe fait semblant,
13:10peut-être que je vais un peu loin
13:11en reprenant vos propos,
13:12mais en disant
13:14oui oui il faut, c'est hub,
13:15il faut les faire
13:16alors qu'en effet quand il était aux manettes
13:18ce n'était pas la politique
13:21appliquée par son gouvernement.
13:23Écoutez, je ne sais pas
13:24si aujourd'hui il faut
13:25particulièrement des hubs,
13:26en tout cas tout ce qui,
13:27je pense qu'il faut examiner
13:29sans tabou
13:30tout ce qui peut constituer
13:31un facteur d'attractivité
13:33de l'immigration clandestine
13:34et donc du coup agir,
13:36on va dire,
13:37tout en respectant
13:38bien sûr notre constitution
13:39et les engagements internationaux,
13:42mais agir contre
13:43cette immigration irrégulière
13:45sur le territoire de Mayotte,
13:47le territoire français de Mayotte.
13:48parce que ça va
13:51contre les intérêts
13:52des Mahorais
13:53en particulier
13:54et donc il est important
13:56qu'on puisse répondre à ça.
13:57Mais après,
13:58ça ne peut pas non plus
13:58être la seule réponse.
14:00La réponse ne peut pas
14:01se limiter seulement
14:02aux conditions
14:03d'accès au séjour
14:04ou à la répression
14:06beaucoup plus forte
14:07sur le travail clandestin.
14:08Il y a aussi
14:09la question des bidonvilles,
14:11il y a la question
14:11de lutter contre
14:12la reconstruction
14:13de ces bidonvilles
14:14et puis surtout
14:15ce qui est aussi important
14:16et ce qui est attendu
14:17par les Mahorais
14:18et ça honnêtement
14:20sur le terrain
14:20vous pouvez l'entendre
14:21régulièrement,
14:22il ne faut pas
14:23que la question migratoire
14:24soit un préalable
14:25à la refondation
14:26et à la reconstruction
14:28de Mayotte.
14:29Il y a encore
14:30beaucoup de retard
14:30sur la reconstruction
14:32de Mayotte
14:32et les Mahorais
14:33attendent ça
14:33mais ça doit être
14:34en parallèle.
14:35Il y a la question migratoire
14:36parce que c'est une question
14:37d'accès au service public
14:38pour les Français
14:39Mahorais
14:40et pour les étrangers
14:41en situation régulière
14:42et donc il faut répondre
14:43à la question migratoire
14:44mais il faut aussi
14:45parallèlement
14:46continuer la refondation
14:47de Mayotte
14:47et ça je pense
14:48que c'est essentiel
14:49et attendu
14:49par les Mahorais.
14:51Juste sur la reconstruction
14:52si on désoe un peu aussi.
14:53Non mais vite fait
14:53sur la reconstruction
14:54à Mayotte
14:55malgré
14:56il faut quand même le dire
14:57ils ont des vrais problèmes
14:58d'eau par exemple
14:59et là vous avez
14:59une décision judiciaire
15:01qui s'adapte
15:01aux règles françaises
15:02qui interdit
15:03la construction
15:04d'une usine
15:04de dessalement
15:05on voit des dizaines
15:06d'usines de dessalement
15:07en Espagne
15:08même dans des territoires
15:09beaucoup plus désertiques
15:10qui permettent justement
15:12pour les populations
15:13à avoir de l'eau
15:13et bien on voit
15:14qu'on a des règles
15:15qui sont absurdes
15:16et qui ne correspondent pas
15:16aux besoins
15:17de nos différents territoires
15:19c'est un exemple caricatural
15:21qui montre
15:21qu'on n'est pas prêt
15:22justement d'aider les Mahorais
15:23même sur un sujet
15:23comme l'eau
15:24je ne parle même pas
15:25de l'immigration
15:26où Edouard Philippe
15:27et je finirai juste là-dessus
15:29évoque plein de sujets
15:30le droit du sol
15:30le droit d'asile
15:31mais on ne sait pas comment
15:32d'ailleurs
15:32le droit du sol
15:33on peut à travers une loi
15:34mais il aurait fallu
15:35qu'il nous soutienne
15:35justement peut-être
15:36sur une loi globale
15:37mais sur le droit d'asile
15:38il faut une réforme constitutionnelle
15:40comme ça avait été le cas
15:41en 58
15:42avec le général de Gaulle
15:43sur le suffrage universel
15:44et bien de la même manière
15:46là il va falloir
15:47justement que ça passe
15:48par un référendum
15:49ce fameux référendum
15:50sur l'immigration
15:51qu'on évoque nous régulièrement
15:52pour changer les règles
15:54et qu'enfin
15:54on ait une politique migratoire
15:56adaptée pour mettre fin
15:57à cette submersion migratoire
15:59et pour ça Edouard Philippe
16:00il faudrait qu'il soutienne
16:00justement le référendum
16:01qu'on peut proposer
16:02mais malheureusement
16:03il s'y oppose
16:03Alors vous dites comment
16:06écoutez
16:10Ce que propose
16:11le candidat Edouard Philippe
16:12c'est important
16:13c'est une première étape
16:15je n'ai pas entendu
16:16comment il entendait
16:17empêcher les migrants
16:18d'entrer
16:19dans nos eaux territoriales
16:21je n'ai pas entendu
16:22Frontex
16:22je n'ai pas entendu
16:23la mobilisation
16:24de la marine nationale
16:26même si effectivement
16:27il faut clairement
16:28faire entendre
16:29au continent africain
16:31qui n'est qu'à 500 km
16:32de Mayotte
16:32que notre département
16:34n'est pas une porte d'entrée
16:36ni en France
16:37ni en Europe
16:37Vous n'êtes pas le seul
16:39je voulais que l'on écoute
16:41cette intervention
16:42vous n'êtes pas le seul
16:42à vous poser la question
16:43je vais me tourner
16:44vers nos spécialistes
16:44sur ce plateau
16:46pour Edouard Philippe
16:47c'est la façon
16:49de se démarquer
16:50des autres déjà candidats
16:52ou potentiels candidats
16:53du bloc central
16:54on sait que Gabriel Attal
16:55par exemple
16:55n'est pas sur la même ligne
16:57alors il y a plusieurs choses
16:59je pense pour Edouard Philippe
17:00il est dans un moment
17:01et on citait tout à l'heure
17:02la tribune
17:02qu'il a signée
17:03dans le Figaro
17:04au moment de la crise
17:05à Ceuta
17:05il est dans un moment
17:07où il veut mettre
17:07cette question migratoire
17:09au premier plan
17:10notamment pour parler
17:11à la droite
17:12pour rassurer la droite
17:14pour si vous voulez
17:15solidifier sa base
17:17solidifier son camp
17:18c'est probablement
17:19l'objectif
17:20de ce déplacement
17:21à Mayotte
17:21on peut aussi souligner
17:22qu'il intervient
17:23ces déclarations
17:24interviennent quelques jours
17:25après le ralliement
17:26de Gérald Darmanin
17:27qui en ralliant
17:28Edouard Philippe
17:29a pointé l'immigration
17:31comme un des sujets
17:32sur lesquels
17:33Edouard Philippe
17:34devait renforcer
17:35selon lui
17:36son discours
17:37donc là
17:38c'est ce qu'il fait
17:39en ce moment
17:39et puis par ailleurs
17:40il essaie
17:41sur cette question migratoire
17:42Edouard Philippe
17:43de trouver une ligne de crête
17:44qui lui permette
17:45de parler à la droite
17:46mais sans s'aliéner
17:47non plus
17:48l'une partie du centre
17:49voire du centre gauche
17:51qui pourrait tenter
17:52de voter pour lui
17:52pour éviter
17:53un duel
17:54entre Jean-Luc Mélenchon
17:56et Marine Le Pen
17:56et c'est pour ça
17:57que par ailleurs
17:58notamment
17:58il assume ouvertement
18:01de défendre
18:02une immigration
18:02de travail
18:03dans son dernier livre
18:04il dénonçait
18:05je cite
18:05les démagogues
18:07obsessionnelles
18:08du grand remplacement
18:09il a eu des mots
18:10très forts
18:10contre le RN
18:11aussi au cours
18:12de son dernier meeting
18:13au mois de juillet
18:14donc on voit bien
18:15qu'il essaie de trouver
18:16sur ce sujet là
18:17une ligne de crête
18:18il teste aussi
18:19parce qu'on voit bien
18:20et c'est vrai
18:21que les solutions
18:22elles n'ont pas été
18:23franchement évoquées
18:24il y a des mots
18:25il y a des mots forts
18:26il y a des mots chocs
18:27c'est souvent le cas
18:27d'ailleurs sur ce genre
18:28de sujet
18:29pour l'instant
18:30ce sont des mots
18:30oui et ça évidemment
18:32marque l'opinion
18:32qui est en attente
18:33puisqu'on a une opinion
18:34qui majoritairement
18:35considère bien sûr
18:36que l'immigration
18:37c'est un problème
18:38ce n'est pas le premier
18:39des sujets de préoccupation
18:40c'est plutôt dans les
18:41quatrièmes
18:42cinquièmes thèmes
18:42aujourd'hui
18:43qui considère
18:44qu'il y a ce besoin
18:44de fermeté
18:45si Français sur dix
18:46pense qu'il y a
18:46trop d'immigrés
18:47dans notre pays
18:48et qui considère surtout
18:49qu'il faut faire appliquer
18:50les lois existantes
18:51avant d'en faire
18:53voter de nouvelles
18:53et donc c'est vrai
18:54mais ce sera le cas
18:55sur beaucoup
18:56de sujets de cette campagne
18:57que sur beaucoup
18:58de sujets
18:59les citoyens vont
19:00se retourner vers
19:00les candidats
19:01et vont leur demander
19:01pourquoi vous ne l'avez
19:02pas fait avant
19:03combien ça coûte
19:04et comment allez-vous
19:05garantir que les mesures
19:06dont vous parlez
19:08rentrent dans les faits
19:09et soient efficaces
19:10la question de l'efficacité
19:11de l'action publique
19:11va être une question majeure
19:12et puis pour Edouard Philippe
19:13il y a un sujet
19:14effectivement
19:14il est aujourd'hui
19:15testé à peu près
19:16en deuxième position
19:17dans les sondages
19:18pas assez pour plier le match
19:21comme on dit
19:21ni dans son espace
19:22parce qu'il est concurrencé
19:23par Gabriel Attal
19:24ni même
19:25par rapport à Jean-Luc Mélenchon
19:26pour la qualification
19:27de la seconde place
19:28et donc il faut
19:29créer du débat
19:30créer du débat
19:30qui polarise la tension
19:31qui fait que le débat politique
19:33ne se résume pas
19:34à un face-à-face
19:35déjà écrit
19:35entre Marine Le Pen
19:36et Jean-Luc Mélenchon
19:37il le fait sur un thème
19:39où il sait évidemment
19:40qu'il va créer du débat
19:41il le fait aussi sur Mayotte
19:42et par rapport au point d'équilibre
19:44dont vous parliez à l'instant
19:46très intéressant
19:47j'ai retrouvé
19:47une enquête
19:48que nous avions fait
19:48il y a deux ans
19:49quand Gérald Darmanin
19:50avait fait des propositions
19:51sur Mayotte
19:51et bien autant
19:52la suppression du droit du sol
19:53à Mayotte
19:54était largement soutenue
19:55par les français
19:56autant la suppression
19:57du droit du sol
19:58ou sa remise en cause
19:59en général
20:00sur le territoire
20:01était donné des résultats
20:02beaucoup plus partagés
20:04donc si je vous entends bien
20:07c'est plutôt pas une mauvaise idée
20:09pour Edouard Philippe
20:10de se saisir
20:11comme premier sujet de campagne
20:13cette question de l'immigration
20:14même si Marie
20:14on a bien compris
20:15il va quand même marcher
20:16sur un fil
20:16parce que s'il devait
20:18hypothèse
20:18être le candidat
20:19du bloc central
20:20le bloc central
20:21ce n'est pas que
20:22l'électorat de droite
20:23à qui ces propositions
20:25peuvent parler
20:27et ou votre électorat
20:29que Edouard Philippe
20:31on comprend bien
20:31souhaiterait sans doute
20:33vous chipper
20:34pour passer au second tour
20:35Oui effectivement
20:36et c'est en ça
20:37que vous décriviez parfaitement
20:39cette forme de ligne de crête
20:40c'est-à-dire
20:41sur cette base
20:42d'un électorat de droite
20:44qui demande de la fermeté
20:45qui demande aussi
20:46sur les questions migratoires
20:48même si ça ne reste pas
20:49la priorité
20:50des priorités des français
20:51mais ça reste une
20:52des grandes préoccupations
20:53aujourd'hui
20:54mais en même temps
20:55quand vous voulez
20:56essayer de rassembler
20:57ce que va être la mission
20:59est-ce que ce sera
21:00Edouard Philippe à la fin
21:01encore une fois
21:02rien ne dit
21:02dans les enquêtes d'opinion
21:03il est le mieux placé
21:04mais la campagne est longue
21:06est-ce que
21:07si vous voulez tendre la main
21:09en effet
21:09à cet électorat
21:11plus à gauche
21:11ou en tout cas
21:12social-démocrate
21:13quand vous avez
21:14des propos très forts
21:15sur l'immigration
21:16voulant remettre en cause
21:17la question du droit
21:19d'asile
21:19ou d'ouvrir du sol
21:20encore une fois
21:21il parle bien
21:22de Mayotte
21:23et c'est une
21:24une précision
21:26très importante
21:26à avoir en tête
21:27des propositions
21:28qu'il n'a pas en tête
21:29de transposer
21:31sur le territoire
21:33métropolitain
21:34ça ne fait pas partie
21:34de ses propositions
21:35mais il ne veut pas
21:36que cette thématique
21:37échappe
21:38au bloc central
21:39et au candidat du centre
21:40c'est aussi
21:41en complément
21:42de ce que disait
21:42Marie-Anne
21:42un mot
21:43c'est aussi
21:44une manière
21:44pour lui
21:44de se démarquer
21:45d'Emmanuel Macron
21:46et de Gabriel Attal
21:47oui
21:47mais d'Emmanuel Macron
21:49parce qu'une des critiques
21:50qui va être posée
21:50contre Edouard Philippe
21:51c'est le fait
21:52d'assumer son bilan
21:53de macroniste
21:53c'est ce qu'on entendait
21:54on l'entendait
21:55dans votre bouche
21:56on l'entendait aussi
21:56dans la bouche
21:57de Daniel Obono
21:58je voudrais juste
21:59corriger vite fait
22:00vous disiez justement
22:01qu'il y avait
22:02un soutien plus important
22:03à la suppression du droit
22:03du sol
22:04à Mayotte
22:05je crois que j'avais regardé
22:06c'est 73% des français
22:08qui veulent la suppression
22:08du droit du sol
22:09à Mayotte
22:10mais il y a quand même
22:1065% des français
22:12qui veulent la suppression
22:12du droit du sol
22:13dans sa totalité
22:14donc il y a une majorité
22:15aujourd'hui de français
22:15comme il y a une majorité
22:16de français
22:1771% des français
22:18qui sont pour une préférence nationale
22:20par exemple
22:21sur les aides sociales
22:22en réalité
22:23sur toute la politique migratoire
22:25aujourd'hui
22:25il y a un soutien massif
22:27pour ce que peut proposer
22:28le rassemblement national
22:29et des choses
22:30qui sont loin
22:32d'avoir été mises en place
22:33par Edouard Philippe
22:34qui était un premier ministre
22:35immigrationniste
22:36et qui n'a fait qu'en réalité
22:37augmenter le nombre
22:38d'immigrés dans notre pays
22:40et laisser le nombre
22:41de personnes
22:42qu'il a réussi à expulser
22:43des mesures dérogatoires
22:44à Mayotte
22:45ont été prises
22:46en 2018
22:48et en 2025
22:49sur le droit du sol
22:50sur le droit du sol
22:52durcissant l'option
22:53de la nationalité
22:53à une présence
22:54de plusieurs mois
22:55voire plusieurs années
22:56sur le territoire
22:57vous ne pouvez passer
22:57que par une loi
22:58puisque ce n'est pas constitutionnel
22:59en revanche
23:00pour d'autres mesures
23:02il faut changer la constitution
23:03et c'est pour ça
23:04qu'un référendum
23:04est indispensable
23:05et c'est vrai que sur ce point
23:06si on est très factuel
23:07la demande de référendum
23:09sur la question
23:09de l'immigration
23:10dans l'opinion
23:10est quelque chose
23:11qui est largement soutenu
23:12et vous réagissez
23:13et vous réagissez
23:13Xavier Yacovelli
23:15on ne le voit pas
23:15il n'est pas avec nous
23:16sur ce plateau
23:17mais il nous écoute
23:17il nous regarde
23:18et cela vous fait vous aussi
23:20évidemment réagir
23:21oui oui tout à fait
23:22mais effectivement
23:23il y a déjà eu un durcissement
23:24de la question
23:25du droit du sol
23:26et notamment
23:26à part des amendements
23:27qui avaient été portés
23:28par mon collègue sénateur
23:30de Mayotte
23:31Tani Mohamed Soali
23:32et qui justement
23:34a fait une différenciation
23:35une différenciation
23:36entre les territoires
23:38entre le territoire de Mayotte
23:39et le reste de l'Hexagone
23:41et c'est vraiment aujourd'hui
23:42ce que nous on essaie de porter
23:43c'est cette différenciation
23:44territoriale
23:46la réalité
23:46c'est qu'on ne peut pas
23:47décider tout de Paris
23:48pour des territoires
23:49qui sont à plusieurs milliers
23:50de kilomètres
23:51la situation à Mayotte
23:52n'est pas la même
23:53que celle en Guyane
23:55elle n'est pas la même
23:56qu'en Nouvelle-Calédonie
23:56elle est encore moins
23:57la même que dans la Creuse
23:59et donc il faut pouvoir
24:00avoir cette différenciation
24:01tout en gardant l'unité
24:02de notre pays
24:03mais avoir des réponses
24:04qui soient différentes
24:05et je pense notamment
24:06à la question
24:07de l'exploitation
24:08des hydrocarbures
24:10que nous avons interdit
24:11depuis 2017
24:12avec la fameuse loi Hulot
24:14et qui bloque aujourd'hui
24:15le développement
24:16des territoires
24:16comme Mayotte
24:18alors qu'on a
24:19les pays voisins
24:19et notamment
24:20dans le canal du Mozambique
24:21qui permet d'exploiter
24:22et qui va enrichir
24:24le Mozambique
24:25alors que nous
24:26on a un territoire
24:26très pauvre
24:27qui est le territoire
24:28de Mayotte
24:28et qui pourrait être
24:30autosuffisant
24:30ou en tout cas
24:30avoir un développement
24:32économique important
24:34Mayotte
24:35il faut savoir
24:35que c'est un bijou
24:36pour ceux qui ont été
24:37à Mayotte
24:38c'est une île
24:39qui est certainement
24:40une des plus belles îles
24:41françaises
24:42et une des plus belles îles
24:43de la région
24:44et donc
24:44on a le même problème
24:46en Guyane également
24:47avec tous les pays
24:48autour de la Guyane
24:49qui peuvent exploiter
24:50et qui peuvent développer
24:51économiquement
24:51leur pays
24:52et nous
24:52on se contraint
24:53avec des règles
24:54qui empêchent
24:55le développement
24:56et donc du coup
24:56des populations
24:57qui s'appauvrissent
24:58sur ces territoires
24:59ultramarins
25:00et donc
25:00on a besoin aujourd'hui
25:01d'avoir une réponse
25:02différenciée
25:03pour nos territoires
25:04ultramarins
25:05pour les accompagner
25:06dans ce développement
25:06et je pense que
25:07c'est vraiment
25:08l'enjeu
25:08de cette élection
25:09présidentielle
25:10de pouvoir répondre
25:11aux attentes
25:12à la vie chère aussi
25:13que les ultramarins
25:14vivent
25:15quel que soit
25:15le territoire
25:16dans les différents océans
25:19Au-delà de ces territoires
25:20ultramarins
25:21Xavier Yacovelli
25:21sur cette question
25:22de l'immigration
25:23est-ce qu'Edouard Philippe
25:24a raison ?
25:24Certes là
25:25il parle de Mayotte
25:27mais c'est une façon
25:28de se positionner
25:29dans ce débat
25:30et en effet
25:31on le disait
25:31sur ce plateau
25:32de se démarquer
25:33des autres candidats
25:35ou candidats potentiels
25:36qui aspirent peut-être
25:38à concourir
25:39sous les couleurs
25:39du bloc central
25:41Mais la question
25:42de l'immigration
25:43est une question
25:44importante pour les français
25:45c'est pas la question
25:46numéro un
25:46comme vous l'avez pu
25:47vous avez pu le dire
25:48en plateau
25:49c'est une question
25:50importante malgré tout
25:51pour les français
25:51sur lesquelles il faut
25:52que les candidats répondent
25:53il faut pas être
25:54moi je suis contre
25:55l'idée
25:56que la question
25:57de l'immigration
25:58soit laissée uniquement
25:59à l'extrême droite
25:59et au Rassemblement national
26:00je pense qu'on a
26:01une responsabilité
26:02de parler d'immigration
26:04alors entre
26:05une extrême droite
26:06qui ferme toutes les frontières
26:07et qui se fait
26:08un repli sur soi
26:09et une extrême gauche
26:11menée par Jean-Luc Mélenchon
26:13qui veut ouvrir
26:13toutes les portes
26:14et vaille que vaille
26:15et on verra
26:15ce qui se passera après
26:17non moi je pense
26:17qu'aujourd'hui
26:18il y a besoin
26:19de réguler l'immigration
26:20on a besoin
26:21de l'immigration
26:21l'immigration légale
26:23et par contre
26:23lutter contre
26:24l'immigration illégale
26:25qui en plus pénalise
26:26y compris ceux
26:27qui viennent
26:28sur le territoire
26:29de façon illégale
26:30donc on a besoin
26:31de réguler l'immigration
26:32c'est une évidence
26:33et c'est ce qu'on essaie
26:34de porter
26:35dans le respect
26:36de notre constitution
26:37et encore une fois
26:37des traités
26:39internationaux
26:39donc oui la question
26:40migratoire
26:41devra être au coeur
26:41de cette présidentielle
26:42mais ça ne peut pas
26:44être encore une fois
26:44une réponse globale
26:45ce qui se passe
26:46à Mayotte
26:46ne peut pas être
26:47transposé
26:49sur le territoire
26:50hexagonal
26:51ça je pense que
26:52personne ne le revendique
26:53à part le Rassemblement
26:54National
26:55Non juste pour préciser
26:57monsieur Iacovelli
26:57vient de critiquer
26:58la loi Hulot
26:59la loi Hulot
26:59elle a été mise en place
27:00fin 2017
27:01sous Édouard Philippe
27:02donc c'est quand même
27:03assez étonnant
27:04de le voir critiquer
27:05cette loi
27:06sous Emmanuel Macron
27:07et je précise juste
27:08que Édouard Philippe
27:09je le cite
27:10avait dit
27:11que l'immigration
27:12participe à l'embolie
27:13de beaucoup de nos services publics
27:14là sur le territoire métropolitain
27:15et il avait dit
27:16qu'une grande partie
27:17de la violence
27:17qui s'exprime dans notre société
27:18est liée à l'immigration
27:20apparemment
27:20les solutions qu'il propose
27:22pour diminuer l'immigration
27:23ne seraient valables
27:23qu'à Mayotte
27:24et même s'il constate
27:25qu'il y a un problème
27:25lié à l'immigration
27:26sur le territoire métropolitain
27:27il ne veut pas protéger
27:28le reste des français
27:29sur les 100 autres départements
27:31que Mayotte
27:32ça en dit long
27:33sur ses priorités
27:34alors on verra
27:35sur le territoire métropolitain
27:37quelles seront peut-être
27:38à venir les propositions
27:39d'Édouard Philippe
27:40mais en tout cas
27:40ce qu'on voit
27:40c'est qu'effectivement
27:41il y aura une difficulté
27:42de toute façon
27:43pour
27:44alors que ce soit
27:44Gabriel Attal aussi
27:45d'ailleurs
27:46c'est que ces candidats
27:46pour l'instant déclarés
27:47du bloc central
27:48et vous le disiez
27:49on va toujours leur dire
27:51oui mais
27:52pourquoi vous ne l'avez pas fait avant
27:53alors ça va être
27:54le sparadrap
27:55mais pas seulement
27:56sur l'immigration
27:56sur l'ensemble
27:57on a parlé du budget
28:01tout à l'heure
28:01les finances publiques
28:04c'est assez facile
28:05pour leurs adversaires
28:06d'aller trouver
28:07des points d'accroche
28:08et la difficulté
28:09pour tous ces candidats
28:10du bloc central
28:10c'est à la fois
28:12prendre leur distance
28:13par rapport
28:14au bilan d'Emmanuel Macron
28:15mais sans trop le faire
28:16c'est-à-dire
28:16quand Édouard Philippe
28:19est allé
28:19jusqu'à demander
28:21une élection présidentielle
28:23anticipée
28:23et donc
28:24la démission
28:24d'Emmanuel Macron
28:25ça ne lui avait pas
28:26forcément réussi
28:27dans les sondages
28:28donc c'est ça
28:28qui est très compliqué
28:29c'est qu'à la fois
28:30ils doivent se distinguer
28:31un peu pour donner
28:32une sensation
28:32de renouvellement
28:33quand même
28:34et d'un nouveau cap
28:34et en même temps
28:35il ne faut pas trop
28:36se distancer
28:36parce que s'ils se distancent
28:37trop
28:37on va leur faire
28:38le reproche
28:39de ne pas être fidèles
28:40à leur engagement
28:41Alors on n'a pas entendu
28:42on a essayé de lui poser
28:44la question
28:44Marie-Gérale Darmanin
28:45nouveau soutien d'Édouard Philippe
28:46on regardera aussi
28:47qui sont ceux
28:48qui se rallient
28:49de part et d'autre
28:50on voit bien
28:51que la campagne
28:52est lancée
28:52les partis
28:54ouvrent tous
28:54les uns après les autres
28:56leurs universités d'été
28:57c'est l'actualité
28:57c'est sur BFM TV
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