- il y a 17 heures
Ce vendredi 21 août, Olivier Malteste, directeur des Investissements de Althéis by Yomoni, Marc-Antoine Barbé, gérant actions small caps chez MCA Finance, ainsi que Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur du site Boursikoter.com, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:04BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse avec Guillaume Sommerer.
00:09A vos côtés et en format concentré, c'est BFM Bourse à la clôture des marchés chaque jour dans cette
00:14période estivale.
00:15On se retrouvera d'ailleurs sur nos formats habituels de rentrée dès lundi, la grande rentrée de BFM Business bien
00:20évidemment.
00:20Le CAC 40 là, on est à 5 minutes de la clôture. Ah, il est en hausse, ça change un
00:24peu après cette baisse d'affilée.
00:26Le CAC 40 tente un rebond, encore un peu fragile, mais enfin on gagne 0,3%. Là, on va voir
00:31si ça tient encore en clôture, plus 0,3.
00:32Donc pour l'instant, on met fin à cette série baissière assez extraordinaire qu'on vient de vivre.
00:36La pire depuis 2017 quand même. Après cette baisse d'affilée, le CAC récupère 0,3% pour l'instant,
00:418478.
00:43On va le vivre, on va vivre ces derniers instants de cotation avec Olivier Maltès.
00:46Il vient de nous rejoindre, le directeur des investissements d'Alteis by Iomony. Bonjour Olivier. Bonjour Guillaume.
00:51Marc-Antoine Barbé aussi nous accompagne, MCA Finance. Bonsoir Marc-Antoine, ravi de vous retrouver.
00:54Et Gilles Santacreux pour boursicoté.com. Bonsoir Gilles, on parlera du potentiel technique des marchés pour les prochaines séances ensemble.
01:03On a des indicateurs intéressants aujourd'hui qui montrent que bon, même si le consommateur américain boude un petit peu,
01:08l'activité est quand même toujours au rendez-vous, la dynamique, le dynamisme américain, les PMI, les services aux Etats
01:13-Unis,
01:14supérieurs aux attentes, ils ont été publiés là pour ce mois.
01:16Et ils ressortent les PMI des services à quasiment 57, 56,8. On les attendait sous les 54, donc c
01:23'est meilleur qu'attendu.
01:24On a plutôt des bonnes nouvelles en fait sur le front des indicateurs de confiance.
01:28Il y a les PMI qui ont été publiés aux Etats-Unis.
01:30Puis ici en Europe, Olivier, on peut peut-être démarrer là-dessus parce qu'on n'a pas à rougir.
01:34Les PMI de la zone euro aussi sont sur une dynamique favorable à plus de 52, 52,1 pour ce
01:40mois d'août.
01:41C'est pas mal.
01:41Oui, donc ils montent légèrement par rapport au mois dernier. On les attendait plutôt en baisse à 51,7.
01:45Donc c'est plutôt des bons chiffres avec des services qui sont restés stables globalement.
01:51Alors c'est pas forcément le cas partout, mais en Europe globalement c'est resté stable.
01:55Et puis un manufacturier par contre, lui qui se comporte, qui tient très très bien et qui est relativement fort.
02:00Sur un plus haut de 4 ans et demi, le PMI manufacturier européen.
02:03Tout à fait. Donc c'est vraiment des chiffres qui sont plutôt encourageants.
02:06Donc c'est des indicateurs d'achat. Donc c'est vraiment de la prospective.
02:08Alors, je disais, c'est pas le cas partout.
02:11C'est-à-dire que les services et les PMI, ils sont un peu décevants en Allemagne et en France
02:15globalement,
02:16notamment sur le côté service.
02:18Et le côté service globalement se comporte bien et a été soutenu surtout par l'Espagne et l'Italie.
02:23Donc c'est pas forcément le cas partout.
02:24Quand on retire l'Allemagne et l'Italie, un S&P nous dit que c'est quand même les plus
02:28forts,
02:28les plus bons chiffres au niveau des services depuis 2022 globalement.
02:33Donc depuis le retour après post-Covid.
02:35Donc voilà. Donc c'est à la fois un peu surprenant puisque les indicateurs d'achat, forcément,
02:38on se dit qu'il y a quand même beaucoup d'incertitudes, que ce soit l'inflation,
02:42que ce soit l'évolution des taux de la Banque Centrale Européenne.
02:46Enfin, tout ça est un contexte quand même relativement anxiogène et qui peut amener à se poser les questions.
02:51Mais en fait, si on les met en relation avec les résultats trimestriels qu'on a eus récemment,
02:55avec une très très bonne saison des résultats, notamment en Europe,
02:58et surtout une très très bonne saison sur les anticipations à venir pour le trimestre suivant,
03:03où globalement les entreprises ont surpris en étant relativement optimistes pour le prochain trimestre,
03:08c'est assez aligné et c'est assez logique globalement.
03:11Donc soyons heureux, prenons ces chiffres positifs globalement.
03:15Après, vous l'avez rappelé en préambule, après toutes ces séances notamment de baisse du CAC,
03:20quelque chose vraiment qui bouge en fonction des pays, mais qui globalement est bon pour la zone euro.
03:24Sur le front manufacturier, l'Allemagne envoie un signal, elle se distingue avec un PMI manufacturier,
03:29c'est vrai qu'il s'améliore grandement pour l'Allemagne, grâce à la demande importante pour les équipements liés
03:34à l'IA,
03:34mais aussi bien sûr aux investissements dans la défense des Allemands.
03:37Ça booste ce PMI et ce PMI de la zone euro globale, donc en juillet à 52,1.
03:41Je vais sauter à pieds joints dans cette brèche que vous ouvrez là.
03:45Est-ce qu'il faut privilégier l'Europe pour la suite ?
03:47Parce que c'est vrai que quand on regarde ces indicateurs de confiance,
03:50directeur d'achat, c'est plutôt favorable.
03:52Les publications de l'entreprise, franchement, on n'a pas vraiment de quoi rougir face aux Etats-Unis.
03:55Elles ont été bonnes ici en Europe.
03:56Et de grandes maisons américaines estiment que, je pense à Bank of America par exemple,
04:00ou Goldman Sachs estiment que le marché sous-estime sans doute l'Europe,
04:03à force de penser tout le temps à l'IA, on en oublie l'Europe,
04:06alors que l'Europe se distingue aussi en ce moment.
04:07Est-ce qu'il va falloir la privilégier l'Europe désormais ?
04:10C'est assez paradoxal parce qu'il y a quand même beaucoup d'incertitudes.
04:13On voit aussi une dichotomie banque centrale.
04:15Je ne sais pas si on aura le temps d'y revenir,
04:16mais les prévisions de hausse des taux de la Banque centrale européenne,
04:19de toute façon pour septembre, la Banque centrale européenne va remonter ses taux.
04:22Ce matin, on va être à 96%, quelque chose comme ça.
04:25Donc c'est pratiquement du 100% globalement.
04:27Et on commence même à voir une probabilité
04:29qui va plutôt dans le sens d'une nouvelle hausse en décembre,
04:31ce qui est plutôt relativement nouveau.
04:33On pensait qu'on allait s'arrêter en septembre
04:34et là on est légèrement au-dessus des 50% sur les prévisions de décembre
04:37lorsqu'on regarde les courbes de taux globalement.
04:40Donc il y a quand même des incertitudes,
04:41il y a quand même un certain nombre de risques qui sont liés à l'Europe.
04:44Et surtout, moi, ce qui me frappe, c'est qu'il y a quelques mois,
04:48lorsqu'on discutait entre gérants globalement, allocataires,
04:51personne ne voulait vraiment surpondérer l'Europe
04:53et tout le monde était vraiment sur la zone euro très très défensif,
04:56justement avec tous ces risques-là liés au conflit en Iran qui perdure
05:00et sur lequel on a du mal à avoir une porte de sortie,
05:02même si là on a l'impression que ça bouge un peu,
05:04mais on a eu tellement l'impression qu'on ne sait pas s'il faut vraiment y croire.
05:07Et par contre, lorsqu'on regarde les flux globalement sur le mois de juillet,
05:11ils sont revenus relativement forts aux États-Unis.
05:13Et lorsqu'on regarde les études, notamment les études de Bancof Américain,
05:16qui publient souvent les positionnements des gérants,
05:19on voit que c'est déjà revenu.
05:20Donc il faut peut-être être méfiant.
05:22Effectivement, on était très pessimistes sur la zone euro,
05:24on a été surpris positivement et tant mieux.
05:28La question à se poser, est-ce que ce n'est pas trop tard ?
05:30Est-ce que déjà beaucoup de choses ne sont pas dans les cours ?
05:33Et puis est-ce que le troisième trimestre va transformer ses anticipations
05:36et ses perspectives, qui là pour le coup sont plutôt positives,
05:39toujours en termes de résultats ?
05:41On poursuit nos échanges sur tous ces enjeux.
05:43On va regarder le marché obligataire aussi,
05:45qui a animé la semaine et tendu les marchés cette semaine.
05:47Donc d'abord, c'est la clôture là, les 17h36.
05:50Et notre CAC 40 termine donc en hausse après 8 baisses d'affilée.
05:53Je disais 7 tout à l'heure.
05:54Non, non, on était à 8 baisses d'affilée sur le CAC 40.
05:56Pire série depuis 2017.
05:58On n'a pas de 9e baisses d'affilée.
05:59Ça, c'est la bonne nouvelle.
06:00On interrompt cette série donc, puisque le CAC tente un petit rebond ce soir
06:03après 8 baisses d'affilée, plus 0,37%.
06:06La plus forte hausse, Stellantis.
06:08En fait, on rattrape les valeurs qui ont le plus souffert ces dernières semaines.
06:10C'est le cas de Stellantis qui gagne aujourd'hui un peu plus de 4%.
06:13Autre valeur à suivre aujourd'hui, Renault avec un relèvement d'opinion aujourd'hui
06:17sur ce titre Renault de la part d'un broker.
06:20Le titre en profite un tout petit peu.
06:22Et puis IAG aussi, relèvement d'opinion sur la maison mère de British Airways
06:25ou encore Iberia dans le secteur aérien.
06:26Le titre IAG coté à Londres gagne 0,6%.
06:29Les replis, Thalès perd un peu plus d'un pourcent.
06:33Après, une émission obligataire quand même d'un milliard d'euros.
06:35On va revenir avec Marc-Antoine Barbé dans un instant.
06:37Un milliard d'euros d'émissions obligataires pour bien tout simplement financer le rachat d'Exail.
06:42Ce titre, Thalès perd un peu plus d'un pourcent.
06:44Lanterne rouge du CAC ce soir.
06:45Et puis les cours du pétrole restent très fermes.
06:48On n'est qu'encore à plus de 90 dollars.
06:50Le baril de Brent est à 94 dollars en ce moment.
06:52Mais Total Energy cette fois recule.
06:54Malgré la hausse des cours, Total Energy perd un peu plus d'un pourcent.
06:58Gilles Santacreux est avec nous au boursicoté.com.
07:00Rebonsoir Gilles.
07:01Donc, il n'y aura pas de neuvième baisse d'affilée après cette série.
07:03La pire depuis 2017.
07:05On repart un peu de l'avant.
07:06Timidement, c'est vrai.
07:07Plus 0,37 en clôture sur le CAC.
07:09Quel signal ça envoie pour la suite ça Gilles ?
07:12Alors, si on regarde un peu ce qui se passe en clôture de la séance.
07:16Effectivement, on termine sur une clôture haussière.
07:18Par contre, lorsque l'on regarde la structure du mouvement actuel,
07:21on a en analyse technique une formule.
07:25C'est la loi de Dow.
07:26C'est-à-dire qu'on regarde les plus hauts et plus bas des séances
07:28par rapport aux séances précédentes.
07:29Et lorsque l'on regarde la séance du jour par rapport à celle d'hier,
07:32par exemple, on a un plus bas inférieur et un plus haut qui est aussi inférieur.
07:36Ce qui veut dire que la hausse que nous observons aujourd'hui,
07:39elle ne confirme pas ou en tout cas ne donne pas de signal de retournement.
07:42Le point positif, c'est que l'on a réagi sur le contact d'une zone horizontale
07:47qui était clairement identifiée à 8 450 points.
07:49C'était un rebond qui était attendu.
07:51Pour l'instant, ce rebond, il est purement technique.
07:53Donc, pour la semaine prochaine, ce qu'il va falloir observer,
07:55c'est justement le fait que cette zone ne soit pas refranchie à la baisse,
07:59ce qui pourrait nous donner un signal de neutralisation
08:01par rapport à la dynamique baissière que nous avons maintenant depuis ces quelques jours.
08:05Mais tant que l'on reste sous la zone des 8 560 points,
08:09on ne pourra pas considérer que nous sommes dans une phase de retournement.
08:12C'est au-delà de cette zone que l'on commencerait à avoir des signaux un peu plus positifs.
08:17Donc, effectivement, on stoppe un mouvement baissier, mais c'est à confirmer.
08:21On n'est pas encore sur un retournement de tendance.
08:23Il faudra observer ça la semaine prochaine,
08:25sachant qu'au niveau de mes algos qui nous donnent un petit peu des probabilités d'évolution,
08:31on pourrait avoir un rebond qui se renforce en milieu de semaine prochaine.
08:36Ça, c'est encourageant. On va voir. On va suivre cette semaine.
08:39On va la vivre ensemble, bien sûr, puisque ce sera le retour la semaine prochaine
08:42de tous les formats en format intégral à l'échelle normale de BFM Business.
08:46La grande rentrée de toutes nos émissions habituelles, donc la semaine prochaine.
08:49Et dès 15h30, vous pourrez vivre à nouveau l'ouverture de Wall Street avec John Plassard.
08:52Et désormais Antoine Larigauderie, tiens, qui prendra les commandes pour l'ouverture de Wall Street au quotidien.
08:56Nous, on se retrouvera ensuite pour BFM Bourse de 16 à 18.
09:00Un mot aussi, quand même, du Bitcoin et de l'or. C'est quand même dingue.
09:04La semaine que vient de vivre le Bitcoin, Gilles, on peut en parler tout de suite.
09:07Plus 20% le Bitcoin sur la semaine. On est à plus de 77 000 dollars.
09:11Et il se trouve que l'once d'or aussi a fortement rebondi.
09:13On est à 4 660 en ce moment sur l'once d'or, Gilles.
09:17Oui, on a énormément de mouvements.
09:19Sur l'or, effectivement, tout est parti des annonces du Trésor.
09:23Sur le Bitcoin, mais sur l'ensemble des crypto-monnaies, on a des hausses qui vont de 20 jusqu'à
09:2940-50%.
09:30On a Ripple, notamment, qui gagne 40% en 3 jours.
09:34Alors, qu'est-ce que l'on a ?
09:35On a eu ces annonces du Trésor qui ont reboosté un petit peu les cours de nombreuses crypto-monnaies.
09:40On a eu des rachats de short.
09:42On a eu en signal technique ce que l'on appelle des sorties de squeeze,
09:46c'est-à-dire des zones de faible volatilité dans lesquelles on sort par un mouvement violent.
09:54Donc, c'est un mouvement qui, pour l'instant, donne de bonnes perspectives.
09:57On n'est pas encore sur un retournement majeur, mais cela pourrait se confirmer la semaine prochaine.
10:02Au vu des volumes que l'on a et de la configuration graphique que l'on a sur de nombreuses
10:06crypto-monnaies,
10:06donc, vous l'avez dit, Bitcoin qui revient sur des niveaux, là, on est sur les 77 500.
10:13Ce sont des niveaux que l'on n'a plus vus depuis le mois de mai de cette année.
10:18Effectivement, cela va être un mouvement à surveiller et c'est le cas aussi sur de nombreuses autres crypto-monnaies.
10:24Donc, voilà, le signal est donné.
10:28S'il n'y avait eu que le Trésor, eh bien, on aurait eu une impulsion mercredi et ensuite, cela
10:32se serait calmé.
10:32Non, ce que l'on voit, c'est qu'il y a une forme de continuité dans ce mouvement.
10:35C'est donc à surveiller, là aussi, la semaine prochaine.
10:38Oui, avec Donald Trump qui fait pression sur le Sénat américain pour une adoption rapide du Clarity Act.
10:42C'est un projet qui vise à structurer davantage le marché crypto et qui serait favorable, bien sûr, au Bitcoin.
10:47Cela aussi, cela nourrit la hausse du Bitcoin cette semaine.
10:49En plus, c'est vrai, des annonces du Trésor américain pour racheter plus d'obligations.
10:54Et puis, il y a des rumeurs selon lesquelles les États-Unis, pour leur réserve stratégique,
10:59pourraient, leur réserve stratégique, ne pas se contenter de la nourrir à travers des Bitcoins saisis.
11:03Non, ils pourraient acheter.
11:04Les Américains, Washington, l'État fédéral, pourraient choisir d'acheter désormais des Bitcoins
11:08et ne pas se contenter de faire vivre cette réserve stratégique avec les Bitcoins saisis par la justice américaine.
11:13Bon, ça, ça relève un peu du fantasme encore.
11:15Mais c'est vrai que le Bitcoin vit une super semaine.
11:17Vous restez avec nous, Gilles.
11:18Dans un instant, on parlera des valeurs qui ont animé cette séance avec Marc-Antoine.
11:21Juste, cette expansion monétaire qui revient, qui nourrit le Bitcoin à la hausse,
11:26qui, ben voilà, cette expansion monétaire, en tout cas, les annonces du Trésor sont peut-être justifiées
11:30ou pas, suffisantes ou pas, face à la hausse des taux.
11:32Le 10 ans américain a touché de nouveaux records cette semaine.
11:35Le 30 ans américain des plus hauts de 2007, c'est l'un des faits majeurs de la semaine aussi.
11:39Et le Trésor qui annonce donc vouloir doubler ses rachats d'obligations pour calmer le marché obligataire.
11:43Est-ce que ça suffira, Olivier ?
11:45Alors, c'est plus de la gestion de dette que vraiment de l'expansion monétaire.
11:48C'est-à-dire qu'il s'est donné la liberté, Scott Besson, de racheter deux fois plus à chaque
11:53fois
11:54sur les émissions plutôt longues, donc 10 ans du 30 ans.
11:57Mais ça veut dire qu'il faudra quand même se refinancer sur une partie plus courte.
12:02Alors, c'est quelque chose qu'il n'aimait pas trop historiquement, qu'il avait plutôt tendance à critiquer.
12:06Mais là, on reconnaît peut-être le côté un petit peu trader.
12:08C'est-à-dire que comme les taux montent beaucoup, les obligations, il peut les racheter moins cher
12:12que lorsqu'il les avait émis.
12:14Donc, il y a un gain potentiellement à faire.
12:16Donc, c'est plus de la gestion de dette que vraiment de l'expansion monétaire.
12:20Je pense que le côté Bitcoin, c'est plus effectivement, comme vous l'avez dit, Guillaume,
12:22le Clarity Act et cette idée que certainement, ça pourrait doper et faciliter un petit peu l'expansion.
12:28Donc, voilà.
12:29Et ça a eu un impact, le fait que le Trésor se donne la possibilité de racheter.
12:34C'est un peu un signal envoyé au marché en disant, si vraiment ça monte trop, nous, pour racheter.
12:38C'est ça, à défaut de la Fed, parce que tout au long de la décennie 2010, c'est la
12:42Fed qui n'arrêtait pas de racheter les obligations
12:43pour essayer de calmer un peu, temporiser, on va dire climatiser, c'est le mot de l'été, le marché
12:49obligataire.
12:49Alors là, comme la Fed ne veut plus agir, c'est la doctrine de Kevin Walsh, ne plus piloter les
12:53marchés.
12:53C'est le Trésor qui annonce vouloir racheter à nouveau des obligations.
12:56Donc, ça a eu un impact une journée sur le 10 ans.
12:59On est rebaissé de 5 BP en termes de taux et environ 10 sur le 30 ans.
13:03On a tout repris assez rapidement sur le 10 ans.
13:06Il reste un tout petit peu sur le 30 ans, mais presque rien.
13:08Mais c'est plus un signal pour dire qu'on est capable d'agir.
13:11Et c'est vrai que là, par contre, il y a un peu une idée.
13:14Kevin Walsh aussi, il voulait que le Trésor puisse agir aussi de concert
13:17et que la Fed, justement, ne soit pas obligée de tout faire.
13:20Et donc là, c'est peut-être aussi un signal envoyé au marché en disant qu'effectivement,
13:23on peut s'attendre à des actions plus ou moins coordonnées
13:26et qui s'entendent effectivement bien sur la stratégie pour piloter tout ça.
13:30Et un Trésor plus actif pour détendre le marché budgétaire.
13:32Sauf qu'on voit que ça ne marche pas.
13:34Ça a marché une séance et depuis, les taux se sont retendus.
13:37Alors, Scott Bessent a repris la parole en disant
13:38« Non, non, mais on ira plus loin et on va annoncer aussi dans les prochains jours
13:42des mesures budgétaires pour moins aggraver le déficit ».
13:45Alors, ils vont changer de modèle économique,
13:47de modèle de financement de leurs dépenses,
13:50les Américains d'un seul coup ou ce sera plus difficile ?
13:52Non, mais les soucis aussi qu'ils ont,
13:54c'est potentiellement les acheteurs de dettes côté américain.
13:57Puisqu'on voit les taux montent au Japon
13:59et un des gros acteurs quand même acheteurs de dettes américaines,
14:02c'est quand même le Japon.
14:03Si les taux montent, on peut s'attendre à ce qu'il y ait moins de flux de ce côté
14:06-là.
14:06On voit qu'il y a de la concurrence aussi par les émetteurs privés
14:09qui émettent de plus en plus, évidemment,
14:11pour tout ce qui va être IA et compagnie et infrastructures.
14:14Donc, il y a quand même beaucoup, beaucoup d'offres sur la dette globalement.
14:17Une demande qui est peut-être un peu plus faible.
14:19Un dollar qui rebosse aussi de manière assez importante sur la semaine
14:23par rapport notamment à l'euro.
14:25Donc, tout ça fait qu'ils ont aussi un besoin de trouver de l'offre.
14:29Si le Trésor se met à acheter de la dette plus longue,
14:32ils sont du coup achetés en naturel.
14:34Par contre, ils vont le refinancer.
14:36Donc, ils vont le refinancer sur des maturités un petit peu plus courtes.
14:38Il faut regarder l'impact globalement sur le déficit,
14:40à quel taux ils vont le refinancer,
14:41parce que c'est aussi potentiellement des taux qui étaient relativement bas
14:44lorsque l'émission avait été mise.
14:47Je ne pense pas vraiment à une refonte globale du modèle.
14:50Mais raccourcir la maturité de la dette américaine,
14:52c'est aussi contribuer à la rendre encore plus volatile à l'avenir.
14:55Tout à fait.
14:55Et c'est pour ça qu'ils n'étaient pas forcément pour,
14:57que ce soit Kevin Worsh ou Scott Bessent.
15:00Après, c'est peut-être aussi du tactique.
15:02On avait vu aussi que quand les taux montent,
15:04souvent, ça a un impact politique sur Donald Trump et sur ses décisions.
15:08On l'avait vu au moment des droits de Rouen.
15:09C'est ça qu'il lui avait donné, qu'il avait forcé à faire un délai.
15:12Là, on ne voit pas trop de réactions et de changements
15:14vraiment de stratégie côté Donald Trump face aux taux.
15:16C'est peut-être aussi une tentative de reprendre un petit peu la main
15:18et de dire, là, on se donne des moyens d'agir.
15:20Pour l'instant, ils n'ont pas forcément agi énormément.
15:23Ils ont les moyens d'agir.
15:24Ils ont agi sur le Yen pendant l'été aussi.
15:27Donc, c'est peut-être un signal, une tentative de signal
15:29qui, pour le marché, n'a pas forcément été pris
15:31de manière vraiment très importante.
15:33C'est ça.
15:34Le 10 ans américain reste sur les plus hauts de la semaine,
15:36à 4,73, malgré les annonces du Trésor qu'on vient de développer.
15:39Le 30 ans américain aussi, toujours proche de plus haut de 2007.
15:42Le 10 ans français est à 4,13 en ce moment.
15:43On reviendra sur l'impact de ces tensions obligataires.
15:46Aussi pour la tech, dans quelques instants.
15:48Juste avant, il n'y a pas que la tech qui s'endette de plus en plus
15:50et qui a recours aux émissions obligataires.
15:52Il y a aussi Thalès.
15:53On apprend que Thalès a réalisé un milliard d'euros d'obligations,
15:57enfin a émis un milliard d'euros d'obligations
15:59pour financer le rachat d'Excel Technologies.
16:01Ce fameux rachat dont on parlait beaucoup avant l'été.
16:03Oui, un milliard d'euros d'obligations émises
16:05pour financer ce rachat d'Excel.
16:06Thalès termine à moins 1% l'anterne rouge du CAC.
16:08Marc-Antoine, on vous retrouve chez MCA Finance.
16:11Bonsoir Marc-Antoine.
16:12Moins 1% Thalès et ce signal,
16:13donc un milliard d'euros d'obligations émises
16:15pour racheter Excel.
16:16Comment vous regardez l'annonce
16:18et le potentiel surtout de ce type Thalès ?
16:21Bonsoir Guillaume, bonsoir à tous.
16:23Oui, effectivement, c'est une demi-surprise.
16:25On savait qu'il y avait une volonté de Thalès d'acquérir Excel.
16:30Mécaniquement, il y avait des besoins de trésorerie.
16:32Alors là, l'émission, elle est importante.
16:34On parle d'un taux assez intéressant
16:36de 3,5 sur 4 ans ou 3,75 sur 8 ans.
16:40En fait, c'est un taux qui est plus bas
16:44qu'aujourd'hui, que le taux de l'OAT à 10 ans français.
16:47Donc, ce qui veut dire que les investisseurs,
16:49en tout cas les marchés,
16:50estiment que c'est moins dangereux
16:51d'être aujourd'hui positionnés sur Thalès
16:54que d'être sur l'État français.
16:56Voilà, donc c'est un taux qui est quand même intéressant
16:58pour Thalès, qui a l'objectif d'acquérir Excel,
17:02qui va leur permettre de consolider leur marché,
17:04notamment sur la partie sous-marine,
17:06avec notamment la spécialité d'Excel,
17:08qui était les sous-marins.
17:10Donc voilà, une bonne nouvelle pour la société.
17:14Rien de particulier.
17:16Aujourd'hui, l'opération devrait se finaliser
17:18dans les prochaines semaines.
17:20Je vous ai vu sourire, Olivier,
17:21quand à l'instant, Marc-Antoine nous disait
17:22Thalès se refinance à moins cher que l'État français.
17:25À beaucoup moins cher même.
17:26Il y a un vrai écart de taux, là.
17:27Oui, oui, et ce n'est pas la première fois
17:29qu'on voit que les entreprises,
17:30alors ça paraît un peu paradoxal,
17:31mais que les entreprises privées
17:33arrivent à s'endetter moins cher
17:34que le souverain et que l'État français.
17:36Donc effectivement, et on le voit,
17:39sur l'analyse, on voit,
17:40quand on compare le spread entre l'Allemagne,
17:42alors tous les taux montent globalement,
17:43les taux européens, les taux de l'Allemagne montent,
17:45et ce n'est pas un problème vraiment d'inquiétude
17:47sur la dette allemande,
17:48mais c'est le climat qui est plutôt
17:51sur la hausse des taux
17:52et puis sur le fait que l'Allemagne aussi
17:53s'endettent de plus en plus,
17:54même s'ils ont évidemment beaucoup de marge
17:56pour le plan de relance,
17:58notamment sur les infrastructures et la défense.
18:00Mais quand on regarde le spread,
18:01on voit un spread français,
18:02un écart de taux entre le 10 ans français
18:04et le 10 ans allemand
18:05qui augmente progressivement,
18:06doit être aux alentours de 85 ou 86 points de base.
18:09Alors, moi, je n'anticipe pas vraiment
18:12un pricing vraiment politique.
18:13Je pense que c'est dû à la hausse des taux, en fait.
18:15Naturellement, comme on a un sous-dit de déficit
18:17et que la situation devient de plus en plus compliquée,
18:19plus les taux montent, plus le souci s'aggrave.
18:22Et donc, c'est ce qui fait que lorsqu'on regarde
18:25structurellement, plus les taux montent
18:26et plus ce spread s'élargit,
18:28cet écart s'élargit et augmente progressivement.
18:30C'est-à-dire que c'est autoréalisateur.
18:32On n'est pas encore dans la prime de risque politique
18:34liée à la présidentielle.
18:35Ça, c'est encore devant nous, sans doute.
18:36Pour moi, c'est encore devant nous.
18:37Et puis les discussions au budget sont encore devant nous.
18:39Et je pense que ça pourrait monter un petit peu plus.
18:41Donc là, on est presque au plus haut.
18:43Quand Michel Bernier avait démissionné,
18:44on était aux alentours de 90 points de base de mémoire.
18:46Donc on arrive proche des niveaux qui sont hauts.
18:47Mais pour moi, on n'avait pas des taux
18:51quelque chose qui se dissimine progressivement
18:53sans que les marchés aujourd'hui
18:55essayent vraiment d'estimer
18:56ou de faire un peu peur
18:58sur la prime de risque politique
18:59qui pourrait effectivement arriver
19:00en fonction de la façon dont le débat budgétaire va se poser.
19:04Et puis après, évidemment,
19:05on rentrera dans le moment de la campagne électorale
19:07où les sondages deviendront un peu plus précis
19:09et les programmes seront un peu plus montrés
19:11et mis en avant.
19:12On a encore de beaux jours devant nous, je pense,
19:14sur cette dette française.
19:15Et puis les agences de notation qui vont s'exprimer.
19:17Fitch la semaine prochaine, d'ailleurs.
19:19Ce sera vendredi,
19:19qui doit actualiser la note de la France.
19:21Gilles, on vous retrouve à nouveau
19:22chez boursicoté.com.
19:23Donc Thalès qui emprunte à moins cher
19:25que l'État français.
19:25Un milliard d'euros quand même
19:26pour financer le rachat d'Excel.
19:28Moins 1%, c'est la lanterne rouge
19:29ce soir du CAC 40, Thalès.
19:30Quel potentiel graphique voyez-vous sur le titre ?
19:35Effectivement, c'est la plus forte baisse
19:36sur le CAC 40 aujourd'hui.
19:38En termes de, je dirais, de potentiel,
19:41on est enfermé dans un range,
19:43c'est-à-dire une zone d'évolution
19:44totalement horizontale
19:45depuis le début du mois de mars de l'année 2025.
19:48Donc ça fait plus d'un an
19:49qu'on évolue entre 215 et 275 euros.
19:54On a marqué un contact
19:56avec le haut de cette zone de range,
19:57c'était au milieu du mois d'août,
20:00il y a quelques jours.
20:01Et puis depuis, la phase de consolidation,
20:03on la ressent bien aussi sur ce titre.
20:05Donc grossièrement,
20:07on n'a pas trop de signal actuellement,
20:10de signal technique sur ce titre,
20:12si ce n'est qu'il ne bouge pas
20:13de son range depuis plus d'un an.
20:14Et ce n'est pas cette nouvelle
20:16qui va changer les choses
20:17puisqu'elle a un impact plutôt négatif
20:19sur le titre comme on le voit aujourd'hui.
20:21Donc pour l'instant,
20:21pas de changement sur l'évolution
20:23moyen-interne du titre Thalès.
20:25Oui, alors ce secteur de la défense
20:26qu'on suit très très près, bien sûr.
20:28Ces derniers mois,
20:28le secteur bancaire a vraiment cartonné.
20:31Les trois grandes banques françaises
20:32ont gagné chacune plus de 20%
20:33depuis trois mois en bourse.
20:35Marc-Antoine, on vous retrouve pour la rentrée.
20:37On commence à se préparer quand même.
20:39Quelle est la valeur à vos yeux
20:41ou le secteur, si vous préférez,
20:42voter en touche, Marc-Antoine ?
20:43En tout cas, ce qu'il faudra privilégier,
20:45votre chouchou pour les allocations à la rentrée.
20:49Je vais essayer de me mouiller.
20:50Je vais aller directement dans une valeur,
20:53même si on est positif sur le secteur
20:55au sens large.
20:57J'irais plutôt sur Schneider Electric.
20:59Là, on est sur la thématique de l'électrification.
21:02La publication qui a eu lieu
21:03il y a quelques semaines,
21:04elle a été excellente.
21:05Elles ont relevé les objectifs.
21:06Elles bénéficient naturellement
21:08de l'engouement autour des data centers.
21:11Et puis, d'une manière générale,
21:11de l'électrification en Europe.
21:13Ça ne nous a pas manqué, vous échappez,
21:14qu'il y a eu le plan européen
21:16qui a la volonté, l'Union européenne
21:18a la volonté de doubler
21:20la consommation énergétique
21:21ayant recours à l'électricité d'ici 2040.
21:24Donc, on va passer de 23%,
21:26en tout cas l'objectif, à 46%.
21:28Donc, c'est des besoins importants.
21:29Schneider en bénéficie naturellement.
21:32Le chiffre d'affaires est en forte progression.
21:34On parle d'une croissance organique de 14%.
21:36Les marges progressent.
21:39Ça va avec.
21:40Donc, tout va bien pour Schneider.
21:42Et c'est, me semble-t-il,
21:43une bonne opportunité
21:44pour se positionner sur une tendance séculaire
21:46qui permettra de réduire,
21:48pour nous, qui est importante,
21:49qui permettra de réduire
21:50notre exposition au gaz et au pétrole.
21:51Et on le sait, ces derniers jours,
21:53ça devient problématique.
21:54Donc, l'électrification me semble intéressant
21:57et Schneider en premier lieu.
21:59Bon, donc, plutôt une valeur du CAC 40
22:00que vous proposez.
22:01Est-ce que c'est signe
22:02que vous vous méfiez
22:03davantage des petites et moyennes valeurs ?
22:05C'est vrai que souvent,
22:06les années de campagne présidentielle,
22:08de campagne électorale,
22:09les petites et moyennes valeurs
22:10ont tendance parfois
22:11à souffrir davantage
22:12parce qu'elles dépendent davantage
22:13du marché domestique
22:14que les grandes valeurs du CAC 40.
22:15Est-ce que le fait
22:16qu'on entre bientôt
22:17en campagne électorale,
22:17effectivement,
22:18vous rend plus méfiant
22:19sur le potentiel
22:19des Smolémides à Paris ?
22:22Oui, effectivement,
22:23vous avez raison de le rappeler.
22:25D'une manière générale,
22:26les petites et moyennes entreprises françaises
22:28ont plutôt une exposition plus domestique.
22:30Alors, ils sont sensibles,
22:31effectivement,
22:32à la politique française,
22:33mais également au taux d'intérêt
22:34puisqu'ils ont souvent plus besoin
22:36d'avoir recours à la dette
22:37et qu'ils peuvent impacter leur bilan.
22:40Effectivement,
22:40ça peut donner des tensions
22:42dans les prochains mois.
22:43On verra d'ici là.
22:44Il y a encore le temps.
22:46Mais effectivement,
22:47c'est un scénario à avoir en tête
22:49où on essaye de se diversifier
22:51en étant exposé
22:52sur des petites et moyennes valeurs françaises
22:54mais qui ont une partie
22:55de leur business à l'international
22:56pour justement essayer
22:57de diversifier sur risque.
22:59Merci beaucoup, Marc-Antoine,
23:00de nous avoir accompagné
23:01à MCA Finance.
23:01On salue aussi Gilles Santacreux
23:03qui nous a accompagné
23:03depuis les bureaux de boursicoté.com
23:05et la tech dans tout ça
23:06parce qu'on parle beaucoup
23:07du marché obligataire.
23:08On se demande si les taux
23:09vont reprendre les commandes du marché
23:10face à la tech
23:11après plusieurs trimestres,
23:12années où la tech a fait la loi.
23:14Est-ce que la tech
23:15est en train de perdre
23:15le contrôle au profit des taux
23:17ou vous pensez que la tech
23:17peut encore soutenir les marchés
23:19malgré les taux, là, Olivier ?
23:20Je pense que la tech
23:22peut encore soutenir les marchés
23:23malgré les taux, globalement.
23:25On a quand même
23:26des bons résultats
23:27et des bons chiffres.
23:28Alors, effectivement,
23:29c'est volatil,
23:30effectivement, ça souffre.
23:31La semaine prochaine,
23:32elle va être intéressante
23:33parce que comme d'habitude,
23:34on va avoir Nvidia mercredi
23:35donc il y a un chiffre macro
23:38presque maintenant
23:40avec des attentes
23:41qui sont en ligne
23:41avec les prévisions,
23:43enfin les anticipations
23:43qu'avait données Nvidia aussi.
23:45Donc, ça signifie aussi
23:46que les analystes
23:47ne trouvent pas
23:48qu'Nvidia soit particulièrement
23:49conservateur
23:49lorsqu'ils font leurs prévisions.
23:50En général,
23:51les analystes,
23:51ils anticipent toujours plus
23:52que ce qui avait été anticipé
23:54le trimestre d'avant.
23:55Donc, on devra avoir
23:56des bons résultats
23:57surtout que Nvidia,
23:58aujourd'hui,
24:00ne valorise rien du tout
24:01compter Chine.
24:02Donc, on pourrait avoir
24:02des bonnes surprises.
24:04Et il y a effectivement
24:04ce côté taux
24:06qui n'est jamais très, très bon
24:07pour les valorisations,
24:08notamment des valeurs technologiques.
24:10Et puis, comme elles s'endettent
24:10de plus en plus,
24:12globalement aussi,
24:13et qu'elles vont potentiellement
24:14avoir besoin de plus en plus
24:15de s'endetter
24:16pour financer des grands plans
24:17d'infrastructures
24:18et des grands plans
24:19de développement
24:19sur l'intelligence artificielle,
24:22oui, il faut surveiller
24:24globalement les taux.
24:25Je pense qu'il y a toujours
24:26ce potentiel relativement important
24:27quand même sur la tech.
24:29Sur la tech, mais alors,
24:30attention aux taux
24:30parce qu'elles s'endettent
24:31de plus en plus,
24:31ces valeurs tech,
24:32si bien qu'elles participent
24:33à mettre les États sous pression
24:34parce que ça fait beaucoup
24:35de demandes d'émissions obligataires
24:36désormais en provenance
24:37du secteur privé
24:38avec ces géants de la tech
24:39qui ont besoin de financer
24:40leurs investissements
24:40par la dette.
24:42Et alors, d'après Bloomberg,
24:43Broadcom pourrait s'endetter
24:45à hauteur de 100 milliards de dollars
24:48justement pour financer
24:49des infrastructures de calcul,
24:50notamment au service d'entropique.
24:51100 milliards de dollars
24:52d'émissions de dette
24:53possibles de la part de Broadcom.
24:55Avec deux émissions de dette,
24:56oui, une junior
24:57et une senior
24:58et qui seraient là
24:58pour sécuriser et développer
25:00avec des achats
25:01notamment auprès d'entropiques
25:03et ainsi de suite.
25:03Donc, il y a vraiment
25:04quelque chose qui se sécurise
25:05qui serait...
25:06Alors, on parle de discussions
25:07avec Apollo,
25:08enfin, avec un certain nombre
25:09d'habitués
25:10sur ce genre de dossier.
25:12Les grands.
25:12Donc, c'est des grands...
25:14C'est des gros montants.
25:16C'est assis dans la ligne
25:17de ce qu'on voit globalement.
25:18D'ailleurs, lorsqu'on regarde
25:21cette semaine,
25:21les minutes de la Fed
25:22ont été aussi publiées
25:23et c'est des discussions
25:24qui sont liées globalement
25:25aussi au niveau de la Fed
25:27sur l'impact
25:28de ces emprunts
25:30qui sont faits
25:30par les acteurs privés
25:32globalement
25:32et par la tech
25:33pour ces sujets
25:34d'infrastructure
25:35avec une vraie attente
25:36de plus en plus.
25:37Plus on s'endette
25:38et plus globalement
25:39on investit,
25:39plus on va attendre
25:40vraiment des résultats
25:41importants.
25:42Et c'est regardé
25:42par la Fed
25:43et c'est regardé aussi
25:44et mesuré
25:45sur l'impact inflationniste
25:46puisqu'on a tous en tête
25:47et c'était un des arguments
25:49de Scott Bessent
25:49de dire que
25:50l'intelligence artificielle
25:51globalement serait déflationniste.
25:53On voit pour l'instant
25:53l'impact plutôt inflationniste
25:55que ce soit par le coût des mémoires,
25:57par le coût des processeurs
25:58et ainsi de suite.
25:58De l'électricité.
25:59De l'électricité.
26:00Enfin on voit pour l'instant
26:01surtout l'impact inflationniste
26:02et on le voit
26:03dans les échanges
26:04qu'il y a eu
26:04entre les différents gouverneurs
26:05au sein de la Fed.
26:06Il y a cette question
26:07de savoir
26:07à quel moment
26:08on pourrait commencer
26:09à avoir les premiers signes
26:11déflationnistes
26:12et d'augmentation
26:12de la productivité
26:14globalement.
26:14Donc c'est vraiment
26:15le sujet est vraiment là
26:17et il y a une vraie attente
26:18sur les résultats
26:19et sur la matérialisation
26:20de ces résultats.
26:22Et puis on verra
26:22si la bourse de Seou
26:23se reprend quand même
26:24après les dernières semaines
26:25un peu plus difficiles.
26:26Il se trouve que les géants
26:27des cartes mémoires
26:28sud-coréens
26:29annoncent des rachats
26:30des rachats
26:31de leurs propres obligations
26:31mais alors à tour de bras.
26:33Avant-hier c'était
26:34SKNX
26:35qui a annoncé
26:3530 milliards de dollars
26:36de rachats d'obligations.
26:38Samsung annonce encore plus.
26:3980 milliards
26:40en tout cas
26:40des rachats d'actions
26:41d'actions
26:42d'actions
26:42je n'ai dit d'obligations
26:43d'actions
26:44ça c'est l'obsession
26:45obligataire de la semaine
26:46non le rachat d'actions
26:4780 milliards de dollars
26:48de rachats d'actions
26:49par Samsung annoncé aujourd'hui.
26:50Et un gros dividende
26:51je crois aussi
26:51annoncé
26:52et il y a cette volonté
26:54de faire partager
26:54alors ils ont souffert
26:55en bourse
26:56depuis quelques temps
26:57ça a quand même
26:58bien baissé aussi
26:59donc il y a cette volonté
27:00alors ils sont pris
27:01entre le besoin aussi
27:02d'investir beaucoup
27:03et donc de dépenser
27:04donc de garder
27:05suffisamment de cash
27:06pour pouvoir le faire
27:06mais ils ont aussi
27:07ce besoin de rassurer
27:09leurs investisseurs
27:09en disant oui
27:10peut-être que
27:11l'intelligence artificielle
27:12tout ça
27:13va mettre du temps
27:14pour se matérialiser
27:15vraiment concrètement
27:16mais en tout cas nous
27:17puisqu'on est en début
27:18et on est en carte mémoire
27:19et ainsi de suite
27:20on est vraiment au début
27:21du cycle
27:22on fournit vraiment
27:23ce qu'il faut
27:24on est en capacité déjà
27:25de vous montrer
27:26que ça a généré
27:27du cash
27:28et donc on va faire
27:28du rachat d'actions
27:30pour que vous actionnaires
27:31vous puissiez bénéficier
27:32et que voilà
27:33et d'ores et déjà
27:33dire aux actionnaires
27:34ça rapporte
27:36d'investir dans nos actions
27:37voilà 80 milliards de dollars
27:38donc de rachat d'actions
27:39envisagé par Samsung
27:41alors comment Samsung
27:42s'exprime
27:43bien en expliquant
27:44que les fruits
27:44de la croissance
27:45de l'entreprise
27:45vont se traduire
27:47par des avantages tangibles
27:48aux actionnaires
27:48voilà ce que dit Samsung
27:49donc après cette annonce
27:50qui devrait faire monter le titre
27:51et sans doute
27:52l'ensemble de la bourse
27:53de Séoul
27:53de lundi
27:54merci beaucoup
27:54de nous avoir accompagné
27:55ce soir
27:56Olivier Maltest
27:57Alteis
27:57by YouMoney
27:59régulièrement à nos côtés
27:59on salue
28:00nos deux autres experts
28:01donc Marc-Antoine Barbé
28:02et Gilles Santacreux
28:03dans un instant
28:03c'est le 18h écho
28:04avec Stéphanie Collot
28:05le CAC ce soir
28:06met fin à une série
28:06de 8 baisses
28:07après 8 baisses d'affilée
28:08on récupère un peu de terrain
28:09plus 0,37
28:10bonne soirée à tous
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