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  • il y a 2 jours
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00:00Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est donc rendu à des sinistrés, des incendies.
00:00:04En fait, il voulait les rassurer et les assurer aussi que l'État serait à leur côté dans la phase
00:00:09de reconstruction.
00:00:10Il a commencé sa visite avec les habitants du Porche.
00:00:13183 maisons avaient brûlé, 200 personnes l'attendaient de pied ferme.
00:00:21Hante ! Hante ! Hante !
00:00:44Honteux, honteux, déhué pour Sébastien Lecornu, certes d'un groupe de personnes,
00:00:48mais il les a entendus, le Premier ministre, et il a reconnu qu'il aurait dû venir plus tôt.
00:00:54Est-ce que dans le montage du déplacement entre nous, aller au Porche après les annonces aurait été mieux ?
00:00:58Sans doute.
00:00:59Ça, je le concède bien volontiers parce que ce matin, on a reçu le collectif qui était représentatif justement des
00:01:06gens qui étaient non loin de la mairie ou du centre d'incendie et de secours.
00:01:09Et elles-mêmes d'ailleurs nous ont dit qu'elles prenaient des notes pour expliquer aussi tout ce qu'on
00:01:14a pu dire dans le cadre de cette réunion.
00:01:16Après, il est vrai qu'aller au Porche après les annonces que je viens de vous faire change un peu
00:01:20les choses.
00:01:21Et il s'était rendu au Porche durant le week-end, sans caméra ni rien, pour venir déjà prendre le
00:01:27pouls des habitants et rencontrer les locaux, Alexis Cubili.
00:01:31Oui, c'est tout à fait ça. C'était une séquence hors presse qui a eu lieu dimanche après-midi,
00:01:35qu'il a assumée tout à l'heure devant les journalistes en expliquant qu'il avait choisi de ne pas
00:01:41faire de communication sur ce dossier
00:01:42et qu'il avait eu la volonté d'aller voir avec une sécurité minimale pour regarder avec le maire, sans
00:01:50le corps préfectoral, comment l'État pouvait aider encore sur place.
00:01:55Il y est retourné ce matin, et ce sont les images que vous venez de diffuser, un accueil franchement hostile.
00:02:00Il a été copieusement hué par des habitants qui l'attendaient. Il ne s'est pas rendu vers eux à
00:02:06l'issue de sa rencontre avec le maire,
00:02:07mais il a bien vu un collectif de sinistrés au sein de la caserne de pompiers.
00:02:12Ce qu'il dit ensuite, c'est que finalement, une fois que les annonces sont tombées, peut-être que s
00:02:18'il y retournait, il ne serait pas accueilli de la même façon.
00:02:21Difficile de savoir si c'est vrai. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il a apporté
00:02:26un certain nombre de réponses concrètes à l'occasion de sa conférence de presse.
00:02:30On va les regarder en détail, on va voir si c'est suffisant, si ça balaye et rassure sur l
00:02:35'ensemble des inquiétudes.
00:02:36Mais on va justement retrouver Laura Cambo, elle est avec Lucas Davids, dans la commune du Porges, pour savoir quelle
00:02:42est l'atmosphère,
00:02:43quelle est la réaction des habitants depuis ces annonces et cette visite du Premier ministre.
00:02:50Oui, on leur a posé la question à ces habitants, puisqu'en effet, le Porges, c'est la commune qui
00:02:54a été le plus touchée par ces terribles incendies.
00:02:57Et nous sommes avec Mathieu. Alors Mathieu, vous êtes sinistré, votre maison a brûlé. Quelle réaction à ces annonces du
00:03:03Premier ministre ?
00:03:04La première impression que j'ai, c'est quand même, il y a des choses qui sont pas mal. Après,
00:03:09on en attend toujours plus, de toute manière.
00:03:11Et ce qu'on voudrait, nous, c'est vraiment qu'on peut-être qu'on nous voit, nous, vraiment les
00:03:16sinistrés, c'est-à-dire presque les 200 familles qui ont perdu leur maison.
00:03:20Là, il y a eu quand même beaucoup d'annonces pour tout le monde, pour les entreprises en général, pour
00:03:27la commune en général.
00:03:29Mais vraiment, pour nous, qui avons tout perdu, c'est vrai qu'il n'y a pas eu forcément de
00:03:33vraies annonces, à part au niveau des assurances, peut-être, et des permis de construire, ça va déjà bien nous
00:03:39aider.
00:03:40Racontez-nous, en quoi ces permis de construire, octroyer dans un délai d'un mois, ça pourrait être mieux pour
00:03:44vous ?
00:03:45Ça va accélérer les choses. En attendant, on n'a plus de domicile. Nous, on est hébergés à gauche, à
00:03:49droite. Moi, je suis retourné chez mes parents.
00:03:51Donc, à 40 ans, retourner chez ses parents, c'est moyen. Donc non, on espère vraiment que ça va vraiment
00:03:58accélérer le processus.
00:04:03Et au niveau des assurances, vous en êtes où ? Et qu'est-ce que vous demandez à l'État
00:04:06de faire ?
00:04:07Alors, au niveau des assurances, au niveau vraiment des murs, ça ne se passe pas trop mal, mais c'est
00:04:11vraiment au niveau des biens.
00:04:13On assure un contrat avec un certain volume d'assurés à l'intérieur.
00:04:19Et personne n'est venu nous dire, au fur et à mesure des années, qu'il fallait vraiment re-augmenter
00:04:25ses plafonds.
00:04:26Et on continue à vivre, on continue à vivre.
00:04:29Et le jour où on a un petit pépin ou un gros pépin comme ça, c'est là qu'on
00:04:32se rend compte qu'on est assuré avec un très faible taux.
00:04:36On a aussi appris qu'il y allait y avoir 10 millions d'euros qui allaient être donnés aux communes
00:04:41de Gironde qui ont été touchées.
00:04:42Oui, alors ça, ils en ont vraiment besoin. Moi, je sais, la commune du Porges, les réseaux étaient par terre.
00:04:47Réseaux d'électricité, réseaux de gaz, réseaux téléphoniques, réseaux d'assainissement.
00:04:53Je crois qu'on avait deux pompes ici aux Porges d'assainissement qui avaient cramé.
00:04:57Est-ce que 10 millions, ce sera assez quand vous faites l'étendue de ces dégâts ?
00:05:01Ce n'est jamais assez. Ce n'est jamais assez, de toute manière.
00:05:04Après, j'espère que c'est dans un premier temps de 10 millions pour lancer le système.
00:05:09Et après, on va bien se rendre compte qu'il va en falloir peut-être beaucoup plus.
00:05:14Surtout qu'on est capable d'en donner beaucoup plus à certains autres pays et à l'étranger.
00:05:18Nous, on aimerait bien qu'on nous regarde en tant que Français.
00:05:23Et on voit tout ce qu'ils sont capables de donner à l'étranger.
00:05:28Et nous, on n'a pas grand-chose. En réalité, 10 millions pour la France, pour un petit pays, pour
00:05:33un petit village français.
00:05:36Plusieurs, d'ailleurs, petits villages français, parce que ça englobe tous ces petits villages.
00:05:42Il appelle à faire toute la transparence sur ce qui s'est passé la nuit de l'incendie.
00:05:46Est-ce que c'est nécessaire pour vous réparer, vous et plus globalement, tous les habitants ?
00:05:50C'est plus que nécessaire. D'ailleurs, il a vraiment intérêt à le faire.
00:05:54Parce que c'est vrai que tous ces gens sont en colère.
00:05:56Moi-même, je suis en colère. Je garde la colère à l'intérieur de moi.
00:06:00Parce que, comme je vous l'ai dit, moi, j'ai rencontré le Premier ministre ce matin.
00:06:06Donc, toute cette colère, pour être écouté, il faut quand même la garder un minimum à l'intérieur de soi.
00:06:11Si on crache notre colère, on n'est pas écouté.
00:06:14Donc, il faut être plus intelligent, je pense.
00:06:17Et vraiment écouter. Il faut qu'il écoute le peuple.
00:06:23Merci beaucoup, Mathieu.
00:06:25Donc, vous l'avez compris, ici, les habitants du Porche qui attendent de voir très concrètement comment ces mesures promises
00:06:30vont se concrétiser sur le terrain.
00:06:32Merci, Laura Cambo avec Lucas David sur la commune du Porche pour BFMTV.
00:06:36Laura, avec cet habitant de la commune, a commencé à évoquer l'ensemble des mesures du Premier ministre.
00:06:41On va les reprendre, d'ailleurs, avec Théo Bassilana.
00:06:44Vous êtes à Bordeaux pour William Gay, pour BFMTV.
00:06:47Justement, le Premier ministre a voulu prendre des mesures pour les particuliers, pour les entreprises et l'expression qu'il
00:06:53a employées.
00:06:54C'est vraiment mettre le paquet.
00:06:59Exactement.
00:06:59Une métaphore qui a été employée tout à l'heure par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:07:03Je cite ces mots.
00:07:04On assume de sortir l'artillerie lourde.
00:07:07Autrement dit, une succession de mesures pour aider les sinistrés.
00:07:10Alors, comment les aider très concrètement ?
00:07:12Eh bien, concernant la reconstruction des logements sinistrés, il assure que les permis de construire pourraient être livrés sous un
00:07:20mois.
00:07:21Le délai est donc largement réduit.
00:07:23Et puis, pour les personnes évacuées, les frais de relogement, leur prise en charge sera totale et rapide.
00:07:30Ensuite, concernant les collectivités territoriales, elles vont également bénéficier d'une enveloppe de plusieurs millions d'euros.
00:07:37C'est une annonce qui a été faite tout à l'heure par le Premier ministre.
00:07:39Je vous propose de l'écouter.
00:07:41Il y a un enjeu de solidarité territoriale important.
00:07:44Donc là, c'est le sens des 12 millions d'euros que nous débloquons, et pour les Landes, et pour
00:07:49la Gironde, qui va vraiment être délégué à la préfète de région, donc échelon local.
00:07:54J'y reviendrai, c'est très important.
00:07:56Moins on gère depuis Paris, plus on redonne des capacités aux acteurs locaux, mieux ce sera.
00:08:01En tout cas, c'est notre philosophie.
00:08:03Et on va s'y employer.
00:08:04Mais cette somme d'argent, elle va être disponible dès maintenant.
00:08:06Et donc, elle va permettre aux collectivités de lancer les travaux sans retard.
00:08:12Et au fond, aussi, leur permettre de bâtir une forme de plan de relance.
00:08:17Et puis, il y a également des mesures pour soutenir les entreprises.
00:08:21Elles obtiennent une exonération de trois mois de leur cotisation sociale et de leur taxe foncière.
00:08:26Un dispositif similaire appliqué pour les agriculteurs, qui bénéficie également d'un plan d'aide de 6 millions d'euros
00:08:33pour relancer leur production.
00:08:35Enfin, sur la forme, on peut également retenir la volonté de Sébastien Lecornu de venir ici, en Gironde,
00:08:41accompagnée de six de ses ministres, comme pour montrer, finalement, que l'ensemble du gouvernement est mobilisé
00:08:48pour venir en aide aux sinistrés et aux collectivités territoriales.
00:08:52Théo Bacilana, William Guay à Bordeaux pour BFM TV.
00:08:55Alexis Cuvier, c'est vrai que les mesures qui sont énoncées sont précises.
00:08:58On retient aussi ce que dit le chef du gouvernement.
00:09:00C'est les préfets qui vont gérer.
00:09:02Moins c'est fait, plus Paris, plus on sera efficace.
00:09:05C'est ce que dit le Premier ministre.
00:09:07On sent bien qu'après la tragédie, maintenant, ce qu'ils veulent, c'est être efficaces
00:09:11et ne pas être pris en défaut.
00:09:12Oui, pas pris en défaut, à la fois sur ce qui va se passer dans les prochaines semaines,
00:09:17sur l'accompagnement très concret des sinistrés, des entreprises.
00:09:21Théo en parlait, ce sont les annonces principales.
00:09:24Cette possibilité d'obtenir, pour ceux qui demanderont,
00:09:26qui voudront procéder à des reconstructions équivalentes,
00:09:29cette possibilité d'obtenir un permis de construire sous un mois.
00:09:32Le symbole qui est pris, c'est la facilité législative.
00:09:36C'est la situation après Notre-Dame de Paris ou après le cyclone à Mayotte.
00:09:40Vous voyez tout de même l'importance que veut donner le gouvernement à ce qu'il s'est passé.
00:09:44Une disposition législative dans un projet de loi de relance du logement
00:09:48qui doit permettre d'accélérer ces reconstructions.
00:09:51Et puis, il y a pour les entreprises ce soutien, ce moratoire de trois mois sur des taxes
00:09:56qui doit leur permettre, là aussi, de les aider.
00:09:59Ça, c'est pour la partie accompagnement.
00:10:01Et puis, ce qui est aussi intéressant, ça, c'est davantage lié aux scènes de colère
00:10:05que l'on voyait tout à l'heure.
00:10:06C'est cette volonté du Premier ministre aussi d'expliquer ce qui s'est passé,
00:10:11de répondre aux commentaires sur, finalement, le fait que peut-être
00:10:15les autorités auraient fait un deux poids deux mesures,
00:10:18auraient privilégié les zones touristiques plutôt que cette commune du Porges
00:10:22ou que d'autres communes qui sont dans l'arrière-pays.
00:10:25Et bien là, le Premier ministre a demandé à ce qu'il y ait, je cite,
00:10:28des réunions rapides avec les communes concernées pour revenir sur le déroulé
00:10:34minute par minute, a dit le Premier ministre des opérations de secours
00:10:38d'il y a trois semaines, un mois.
00:10:39On va en parler avec nos invités.
00:10:42On va en parler avec Brice Lalonde, l'ancien ministre de la Transition écologique.
00:10:45Gaël Musquet, météorologue, notre consultant spécialiste à prévention
00:10:49des risques naturels.
00:10:50Le commandant sceptique, Adimala, officier des sapeurs-pompiers,
00:10:53puisqu'il y a les retours d'expérience à faire, bien évidemment.
00:10:55Mais Brice Lalonde, vous, l'ancien ministre, vous connaissez bien ce qui relève
00:11:00de la communication, du temps politique et ensuite de la concrétisation,
00:11:03de la réalisation.
00:11:05Est-ce que là, il a su trouver les mots, les mesures ?
00:11:08Est-ce que ça peut aller vite pour les habitants, selon vous, Brice Lalonde ?
00:11:12Alors je pense que oui, je pense que le Premier ministre, il est très concis,
00:11:16pas beaucoup, à la différence des autres ministres d'ailleurs.
00:11:19C'est assez frappant.
00:11:20Donc il a répondu, je pense, à ceux qui ont tout perdu,
00:11:24qui ont des maisons à reconstruire, certes.
00:11:27Maintenant, quand même, qu'est-ce qu'il y a eu ?
00:11:29Il y a eu des méga-feux, il y a eu 5 canicules de suite,
00:11:33il y a eu une sécheresse historique.
00:11:35À ça, il n'a pas répondu.
00:11:37Il y a le temps court et il y a le temps long.
00:11:39Alors, peut-être.
00:11:41Le temps court, c'est les sinistrés qui, elles, vont être relogés.
00:11:43Oui, mais est-ce que vous croyez que...
00:11:45Donnez l'impression que tout d'un coup, une fois que ça sera remis sur pied,
00:11:48qu'on aura à construire des maisons, terminez ?
00:11:51Tout sera comme avant ?
00:11:52Non, justement, c'est ça la difficulté.
00:11:54Et c'est sans doute la difficulté de l'exercice.
00:11:56Comment fait-on pour à la fois préparer l'avenir en disant,
00:11:59écoutez, on ne pourra peut-être pas faire comme avant,
00:12:01peut-être que la forêt, ça ne sera pas la même,
00:12:03peut-être que les constructions, on ne les mettra pas exactement au même endroit, etc.
00:12:06Parce que quand même, on a un certain nombre de leçons à tirer de cette crise.
00:12:11C'est-à-dire que, selon vous, il ne faut pas réagir dans l'urgence et dans l'émotion ?
00:12:14Il fallait prendre un petit peu plus de temps
00:12:17et dire peut-être aux habitants, écoutez, revenir au vent, c'est ce que vous voulez dire ?
00:12:20D'abord, c'était très bien qu'ils y aillent et qu'ils répondent à la colère et au désespoir.
00:12:25Non, ça, c'est une très bonne chose.
00:12:29Simplement, l'impression que l'on a, c'est pas de problème.
00:12:32L'État est là, on va régler le problème.
00:12:35Moi, je préfère que l'État vienne en disant, nous sommes inquiets pour l'avenir.
00:12:38Nous ne savons pas très bien comment il faut faire.
00:12:40Nous avons des problèmes de sécurité civile.
00:12:42Peut-être qu'il va falloir s'organiser autrement.
00:12:44Peut-être qu'il va falloir plus de pompiers.
00:12:46Peut-être qu'il va falloir vérifier si le guet armé était là à Somos le 22 juillet.
00:12:51Je ne sais pas, moi.
00:12:52Il y a des tas de choses de ce genre-là qu'il faut vérifier.
00:12:54Peut-être qu'il faut une organisation dans l'État différente.
00:12:57Peut-être même qu'il faut aller voir l'ensemble des répercussions
00:13:02et des conséquences nécessaires à tirer devant cette espèce de crise
00:13:06qui va se reproduire peut-être d'année en année.
00:13:08Vous avez raison.
00:13:08On sait qu'on aura des étés toujours aussi chauds,
00:13:11qu'on aura bien évidemment encore des incendies.
00:13:14Parce que là, on est sur 100 000 hectares brûlés globalement.
00:13:17Si on regarde le pays, 120 000.
00:13:18Et on en a plus de 42 000, ne serait-ce que sur ce feu-là en Gironde.
00:13:24On a le Var, et ça, c'est le président de la République qui s'en occupe.
00:13:27Mais c'est vrai qu'il y a deux temps qui se télescope, comme dit Brice Lalonde.
00:13:30Il y a le temps de l'urgence pour les sinistrés.
00:13:32Et puis, il y a le temps long pour éviter que ça ne se reproduise.
00:13:36Mais là, par les permis de construire, par les relogements,
00:13:40par les entreprises des sinistres, c'est ça qu'il doit faire le Premier ministre.
00:13:43C'est là qu'il doit agir d'abord, Gaël.
00:13:44Mais bien sûr, c'est son devoir.
00:13:46Comme quand il y a des cyclones ou des catastrophes immédiates,
00:13:49autre-mer ou autre.
00:13:50Et vous savez, c'est un droit fondamental.
00:13:52L'article 3 de la Déclaration universelle des droits de l'homme
00:13:55consacre le fait que chaque homme, chaque femme,
00:13:58a le droit à la vie, à la sûreté de sa personne.
00:14:00C'est le fondement même de la sécurité civile.
00:14:02C'est que l'État doit à ses citoyens cette sécurité, cette sûreté.
00:14:09Donc, le Premier ministre est dans son rôle.
00:14:11Maintenant, effectivement, notre pays a traversé par le passé des crises.
00:14:14On en a parlé quelques-unes en Outre-mer.
00:14:16Et le Premier ministre connaît très bien ces situations,
00:14:19puisqu'il était ministre des Outre-mer.
00:14:21Il avait une délégation interministérielle au risque majeur.
00:14:24Donc, il avait une personne, un peu le statut d'un préfet,
00:14:28qui était capable de mobiliser toutes les administrations
00:14:30pour pouvoir les mettre de concert sur ces questions d'urgence,
00:14:34à la fois réponse à incident, donc là, répondre à ses citoyens,
00:14:38à ses collectivités, à ses entreprises, mais aussi à la prévention.
00:14:42Parce que ce que l'on a vécu là, on l'a vécu il y a 37 ans.
00:14:46Et il y a 37 ans, on se posait les mêmes questions au Porsche.
00:14:48Comment on allait reconstruire ?
00:14:49On a aussi cherché des boucs émissaires.
00:14:51Regardons ces images ensemble, Brice Salande et Gaël Musquier.
00:14:54Là, on voit ces maisons qui ont brûlé.
00:14:55Vous voyez, elles sont détruites.
00:14:57Donc, il y a des gens qui sont dans la peine, qui ont tout perdu.
00:14:59Vous voyez, il y a, par exemple, cette jolie maison, avec le terrain autour, la piscine.
00:15:05Qu'est-ce qu'on fait ? On reconstruit au même endroit ?
00:15:07Pas forcément.
00:15:08Là, la charte, le cadre d'action de Sendai dit, il faut faire et reconstruire mieux.
00:15:15Donc, il va falloir qu'on tire les leçons de ce qui s'est passé
00:15:17et que l'on reconstruise ou qu'on ne le reconstruise pas.
00:15:20Ça va, et le Premier ministre a été clair là-dessus.
00:15:23Il y a des maisons et des territoires.
00:15:25Attendez, il a été clair, permis de construire en un mois pour une reconstruction équivalente.
00:15:28Oui, pour ceux pour qui c'est possible.
00:15:32Il a bien précisé aussi que, dans certains cas, en fonction du danger,
00:15:37et il n'y a pas que le danger lié au feu,
00:15:38on a aussi des dangers liés aux inondations dans cette zone.
00:15:42Souvenez-vous de l'aréole.
00:15:43Il y a quelques mois, l'aréole, avec la tempête Nils,
00:15:46on a des nématodes qui vont attaquer ces arbres.
00:15:49On a des problématiques liées aussi à la silviculture.
00:15:52Donc, il va falloir reconstruire.
00:15:53L'INRAE, qui est un des bras armés de l'État avec l'ONF
00:15:57pour la gestion des forêts, a fait des propositions
00:15:59pour de nouvelles espèces, de nouvelles essences,
00:16:01de nouveaux arbres à planter
00:16:03qui puissent traverser ces épisodes
00:16:04que l'on va, évidemment, malheureusement,
00:16:07dans le futur traverser.
00:16:08On est un des pays les mieux armés
00:16:10pour se relever, pour faire de la prévention.
00:16:12Mais ça, on doit imprimer.
00:16:13C'est de l'argent, c'est de la gouvernance,
00:16:15et c'est aussi de la formation.
00:16:17Il faut imaginer que, dans 37 ans,
00:16:19quand on reviendra au Porges,
00:16:20il faudra que des ingénieurs, des techniciens,
00:16:22des psychologues, des sociologues,
00:16:23parce qu'on ne parle pas encore, là,
00:16:25de la santé mentale de ces populations,
00:16:27mais il va falloir aussi les accompagner
00:16:28sur les traumatismes qu'elles ont vécu.
00:16:30– Brice Allende.
00:16:30– La forêt des Landes a connu beaucoup de modifications.
00:16:34Et elle a beaucoup souffert,
00:16:36pas simplement des incendies,
00:16:38mais elle a beaucoup souffert des tempêtes.
00:16:39Martin, Klaus, Nils, etc.
00:16:42Beaucoup d'arbres ont été couchés.
00:16:44Et du coup, on a planté beaucoup de jeunes arbres.
00:16:47Alors, tous ces jeunes arbres,
00:16:48ils sont assez fragiles.
00:16:49D'abord, c'est planté comme ça, comme des champs.
00:16:52– C'est la monoculture.
00:16:53– La monoculture.
00:16:55Et évidemment, comme ils sont tout petits,
00:16:56le feu atteint très vite la cime.
00:16:59Et l'incendie se propage très très vite.
00:17:01Et en plus, avant, on faisait du bois,
00:17:04du bois d'œuvre surtout,
00:17:05et maintenant, de plus en plus,
00:17:06on fait du bois pour du papier,
00:17:07pour des panneaux,
00:17:09et puis pour du bois, pour du feu.
00:17:11– Oui, un motif économique.
00:17:12– Exactement.
00:17:13Et donc, si vous voulez, à un moment donné,
00:17:14il faut savoir exactement à quoi elle va servir.
00:17:16– Donc, il ne faut plus la même forêt ?
00:17:17Il faut une autre forêt ?
00:17:18– Ce n'était pas exactement, voilà.
00:17:19Ce n'est plus la même forêt exactement que avant.
00:17:20– Oui, mais c'est des forêts privées.
00:17:22– Oui, mais alors, il faut discuter avec les forestiers.
00:17:24Les forestiers privés, ils savent à peu près comment faire.
00:17:27Et donc, il faut discuter avec eux.
00:17:29Il faut qu'ils montent sans doute,
00:17:30plantent moins d'arbres par hectare.
00:17:33– Vous voyez, le Premier ministre dit
00:17:33aide exceptionnelle au broyage des jeunes peuplements.
00:17:36– Oui, bien sûr.
00:17:37– Reconstitution d'une forêt plus résiliente.
00:17:39– Bien sûr, et ça, c'est les propositions d'Inrae.
00:17:40– Oui, et il faut notamment s'occuper de l'eau,
00:17:42parce que c'est son ancien marais.
00:17:44Et donc, c'est ça qui fait la tourbe.
00:17:45– Donc, il faut bien irriguer.
00:17:46– Mais il faut qu'on remette,
00:17:48qu'on fasse des méandres, qu'on fasse attention.
00:17:49– Des zones humides, oui.
00:17:50– Oui, des zones humides pour avoir de l'eau, etc.
00:17:52Et puis, tous ces arbres, si vous voulez,
00:17:54quand il y en a beaucoup, beaucoup comme ça,
00:17:55qui sont plantés très serrés,
00:17:56ils pompent l'eau.
00:17:57Et donc, ils assèchent la terre.
00:17:59– Et ils s'embrassent collés les uns aux autres.
00:18:00– Mais qu'est-ce qu'on fait pour les maisons,
00:18:01Brice Lalonde, alors ?
00:18:02Comment est-ce qu'on répond, justement,
00:18:04à ce que je disais ?
00:18:04– On débroussaille, on débroussaille.
00:18:06Le Premier ministre a insisté là-dessus.
00:18:08Il a dit, il est très vraisemblable
00:18:10que les obligations de débroussaillement
00:18:11n'aient pas été respectées un peu partout.
00:18:13On voit bien que, vous pouvez rencontrer un professionnel,
00:18:17les maisons qui ont brûlé sur tout,
00:18:19ce sont celles qui n'étaient pas vraiment nettoyées autour, etc.
00:18:23Bon, donc il y a beaucoup de choses à faire de ce genre-là.
00:18:25– Et ces maisons et ces entreprises,
00:18:26on les remet au même endroit ou pas ?
00:18:27– Ah ben c'est ça, c'est une partie de la question.
00:18:30Mais on les remet au même endroit peut-être,
00:18:31mais alors à ce moment-là, on fait le vide, un petit peu plus.
00:18:33On fait des pare-feux, on fait des points d'eau davantage.
00:18:37Il y en avait quand même pas mal, il ne faut pas non plus exagérer.
00:18:39Mais bon, il faut quand même se poser la question.
00:18:42Des méga-feux en 2022 et un méga-feu encore plus grand en 2026,
00:18:46ça veut dire que le risque est là
00:18:49et ça veut dire qu'il y a quelque chose qui n'a pas marché,
00:18:51quelque chose qui n'a pas fonctionné.
00:18:52En principe, la règle française, la doctrine française,
00:18:56le guet armé, c'est précisément d'avoir des avions
00:18:59les jours de grands risques qui sont avec de l'eau
00:19:02et qui peuvent se précipiter sur un feu naissant.
00:19:04Eh bien, je crains que ça a manqué à Somos.
00:19:08– On est aux limites, on est en rupture capacitaire.
00:19:10– Oui, on n'avait pas de Canadair non plus.
00:19:12– Canadair ou des personnes sur place,
00:19:13ou de priorité de chantier.
00:19:15On a une histoire dans notre pays sur,
00:19:17et le Premier ministre a insisté là-dessus,
00:19:19sur la solidarité territoriale.
00:19:21Il va falloir peut-être que dans certains villages,
00:19:23on repeuple certaines parties, qu'on dépeuple d'autres parties.
00:19:27– Ça veut dire quoi, repeupler, dépeupler ?
00:19:29Je ne comprends pas.
00:19:29– Ça veut dire que quand vous ne pouvez pas reconstruire,
00:19:31parce que vous avez un risque inondation,
00:19:32vous avez un risque feu, vous avez un risque sismique,
00:19:34vous avez un risque d'érosion du littoral,
00:19:36mais vous ne pouvez plus habiter là.
00:19:38– Donc là, si on est dans une...
00:19:40– Oui, mais là, la zone, elle a brûlé.
00:19:42– Elle a brûlé il y a 37 ans.
00:19:43Et elle rebrûle encore aujourd'hui.
00:19:45– Oui, d'accord.
00:19:45– Est-ce qu'elle va rebrûler dans 37 ans ?
00:19:46– Oui, mais entre-temps, pour les gens qui se disent,
00:19:49mais moi, j'ai mes affaires, j'ai mes biens,
00:19:51enfin même s'ils m'ont bien habitué,
00:19:52j'ai mes arbres, j'ai ma famille, j'ai mon vécu.
00:19:56Vous lui dites non, désolé, vous ne pouvez pas revenir,
00:19:58on ne reconstruit pas.
00:19:59Là, à cette maison, on ne va reconstruire pas.
00:20:00– Écoutez, je vais vous prendre un exemple encore plus dramatique.
00:20:01Le village de Miquelon, c'est tellement grave
00:20:04qu'on va déménager tout le village.
00:20:06400 personnes, donc c'est bien de vous dire.
00:20:08Les maisons, il y a des territoires,
00:20:11vous êtes en bord de Falaise, en Normandie,
00:20:13il y a de l'érosion, on ne va pas reconstruire la Falaise.
00:20:16Vous allez devoir déménager.
00:20:17– Alors, ce qui veut dire que quand le Premier ministre,
00:20:19je veux qu'on reste là-dessus, parce que les maisons,
00:20:23pour les gens, c'est la pierre, c'est là qu'ils vivent,
00:20:26c'est important, c'est du chagrin, c'est du vécu.
00:20:28– C'est la mort du pays aussi, ils aiment leur pays.
00:20:31– Et quand on leur dit, on va vous donner le permis de construire
00:20:33en un mois, c'est déraisonnable ?
00:20:34– Non, il y a des endroits, il y a des maisons
00:20:36pour lesquelles ça va être possible.
00:20:37Il y a des maisons où ça sera possible.
00:20:39Il n'y aura pas de débat.
00:20:40– Il a fait la nuance.
00:20:42– Il y a des endroits où ça sera possible.
00:20:43– Des reconstructions équivalentes, c'est vrai que le terme identique
00:20:46qui était écrit, d'ailleurs je crois, dans des éléments
00:20:47qui nous avaient été diffusés, le Premier ministre a dit
00:20:49qu'il n'appréciait pas vraiment ce terme,
00:20:51parce que la reconstruction à l'identique, en effet,
00:20:54elle est limitée de fait par ce qui vient de se passer.
00:20:56Les reconstructions équivalentes, lorsqu'elles seront possibles,
00:21:01elles seront réalisables avec ce permis de construire
00:21:04dans un délai restreint, mais ensuite il y a certainement
00:21:07d'autres endroits.
00:21:08– Mais est-ce qu'on arrive en un mois à bien mesurer les risques,
00:21:13ce qui a été perdu, refaire un plan, alors équivalent,
00:21:18pas l'identique, donc la précision est importante,
00:21:20vous avez raison Alexis.
00:21:21Voilà, est-ce qu'un mois c'est un bon délai ?
00:21:23– Bien sûr, on a des cartes de risque.
00:21:24– Sachant qu'il y a la rentrée qui arrive.
00:21:27– Mais on ne va pas reconstruire la maison en un mois.
00:21:28– Bien évidemment, mais ce qu'on veut être pour la rentrée prochaine,
00:21:31dire, voyez, ça y est, on lance votre projet.
00:21:33– Bien sûr, si vous allez aujourd'hui sur risques,
00:21:36géorisques.gouv.fr, vous verrez que notre pays a extrêmement bien documenté
00:21:40les risques sur chacun de nos territoires, technologiques et naturels.
00:21:44Ça, on a la carte des risques de notre pays, ça on l'a.
00:21:47Une fois qu'on a ça, quand le Premier ministre parle
00:21:49de solidarité territoriale, il n'est pas déraisonnable de penser
00:21:52que des villages en limite du Porche puissent accueillir
00:21:56certaines populations pour lesquelles les maisons ne pourront pas
00:21:59être construites, que certains civiculteurs abandonnent
00:22:02certaines parcelles parce qu'elles sont trop en proximité
00:22:04du domaine habitable.
00:22:06Tout ça, c'est des arbitrages qu'il va falloir faire évidemment
00:22:08et c'est pour ça que le Premier ministre insiste sur l'échelon local
00:22:11pour que, évidemment, depuis Paris, on n'ait pas cette lenteur,
00:22:15cette latence qui empêche ces gens de revenir
00:22:18à une situation digne où ils puissent à la fois recommencer à habiter.
00:22:23Mais n'oubliez pas qu'il n'y a pas que le fait d'habiter.
00:22:25Il faut travailler, il faut se loger.
00:22:28Permettez, Brice Allons, aujourd'hui, qu'on écoute l'expression
00:22:30qu'a employée le Premier ministre et puis ensuite,
00:22:32on en parle avec l'un des élus locaux.
00:22:33– Ils peuvent aussi s'y remettre.
00:22:35– On assume de sortir l'artillerie lourde
00:22:37parce que c'est cette artillerie lourde qui crée la rupture
00:22:39et qui permet à tout le monde de se projeter localement.
00:22:42– La première des choses, évidemment, c'est la question du relogement.
00:22:46Beaucoup de relogements d'urgence.
00:22:48On va augmenter les fonds d'accompagnement des collectivités locales
00:22:51pour ces relogements d'urgence.
00:22:53Le relogement n'a deux sens que si on ne donne pas une perspective de reconstruction.
00:22:56Alors là, ça pose des questions qui sont à la fois simples et redoutables.
00:22:59La question simple, c'est toutes les reconstructions d'habitations
00:23:03qui peuvent être faites, je ne dirais pas à l'identique,
00:23:06parce que les Françaises et les Français, nos compatriotes qui sont concernés par ça,
00:23:09n'auront peut-être pas envie de reproduire à l'identique la maison qu'ils avaient.
00:23:12C'est leur droit le plus strict.
00:23:13En tout cas, s'ils veulent reconstruire quelque chose d'équivalent,
00:23:16il faut que ce soit possible et possible très rapidement.
00:23:19– Nous sommes avec Bruno Lafonce,
00:23:21le maire de Biganos, président de la Défense des forêts
00:23:23contre les incendies en Aquitaine.
00:23:25Bonsoir, M. le maire, merci d'être avec nous.
00:23:27Donc, le Premier ministre sort l'artillerie lourde dans ce qu'il a dit.
00:23:29Vous l'avez vu ? Vous la sentez venir, l'artillerie lourde ?
00:23:33– Écoutez, moi, j'ai assisté, bonjour à tous et à toutes.
00:23:36J'ai assisté à la réunion ce matin
00:23:39où chacun a pu s'exprimer.
00:23:40Moi, je représentais à la fois ma commune,
00:23:42mais les autres maires ont parlé.
00:23:44Pour moi, je n'ai eu qu'une commune évacuée
00:23:46qui n'a pas été touchée par l'incendie
00:23:48ni simplement par la perte de chiffre d'affaires
00:23:51pour les commerces et le déplacement des populations.
00:23:53Moi, j'intervenais au titre de la forêt.
00:23:55J'ai entendu tout à l'heure un débat très intéressant
00:23:58sur la forêt et c'est à ce titre-là que j'ai participé.
00:24:01– Alors justement, la forêt, comment est-ce qu'on la fait renaître ?
00:24:04Est-ce qu'il faut de nouvelles essences ?
00:24:06Est-ce qu'il faut obliger les privés à cultiver d'autres arbres ?
00:24:12Que doit-on faire alors ?
00:24:14– Alors ce que j'ai dit depuis le début de cette catastrophe,
00:24:17d'abord, nous faisons ici beaucoup de prévention
00:24:20puisque depuis les années 49, on a aménagé ce massif
00:24:23pour que les pompiers puissent y rentrer
00:24:25et surtout qu'ils aient de l'eau.
00:24:26C'est la première des choses.
00:24:27Mais la société a bien changé.
00:24:29L'urbanisation est venue à l'encontre de la forêt
00:24:33et la forêt, bien sûr, est devenue une forêt industrielle
00:24:36où bien sûr, le but de la forêt, c'est de faire des arbres de valeur.
00:24:42On est à l'heure correspondant, dire qu'on fait des arbres de plus en plus petits.
00:24:45Il est vrai que 440 000 hectares qui sont détruits par les tempêtes,
00:24:50notamment celle de Klaus, ça fait du dégât.
00:24:52C'est 10 fois plus que ce que nous avons vécu dans le département de la Gironde avec ce feu.
00:24:58Donc effectivement, nous avons une même classe d'âge
00:25:00et donc il faut que nous rebâtissions aujourd'hui avec des lisières, avec des feuillus.
00:25:05Il faut que nous ayons des pare-feux qui soient entretenus,
00:25:07ce qui n'est pas forcément le cas aujourd'hui.
00:25:09Et il faut aussi prier.
00:25:10C'est pour ça que l'agriculture viendra avec nous
00:25:12parce qu'on s'est aperçu que l'agriculture, et nous le savions,
00:25:15peut être un débarrage important par rapport au feu.
00:25:18Il faut que nous aménagions tout cela.
00:25:20Il faut que nous gardions nos zones humides
00:25:22et aujourd'hui, nous travaillons avec un organisme environnemental
00:25:26qui s'appelle la Cepenso ici.
00:25:28Nous travaillons avec les forestiers pour leur faire respecter ces zones humides.
00:25:31Nous refaisons là où c'est possible du reméandrage
00:25:34parce que la plus grande peur que nous avons,
00:25:36c'est que toute cette eau qui va arriver,
00:25:38où les arbres ne boiront plus,
00:25:39puisqu'un pain, c'est 150 litres d'eau par jour et par arbre.
00:25:43Donc il y a des millions d'arbres qui sont à terre,
00:25:46ou du moins qui sont consumés.
00:25:47Donc cette eau, elle va aller où ?
00:25:49En direction du bassin d'Apechon.
00:25:50Il y a déjà eu une catastrophe en 2023
00:25:52qui a touché les ostrécuteurs.
00:25:55Donc ça, il faut l'éviter à tout bruit.
00:25:56Et donc nous avons beaucoup de travail à faire
00:25:58avant la saison hivernale.
00:26:00Mais monsieur le maire,
00:26:02il y a des intérêts privés qui se retrouvent aussi mêlés.
00:26:06C'est-à-dire que ce sont des forêts où on fait des arbres,
00:26:09on l'a répété tout à l'heure,
00:26:11pour faire du bois de chauffage,
00:26:12pour faire du papier.
00:26:14Donc il va falloir concilier l'intérêt général
00:26:18et l'intérêt privé.
00:26:20C'est possible ça ou pas ?
00:26:21Écoutez, il y a à la fois la forêt publique
00:26:23et la forêt privée.
00:26:24Ici, la forêt est privée à 95%.
00:26:26Vous imaginez, ce sont des chiffres importants.
00:26:28Et vous avez également les communes
00:26:30qui ont perdu toute leur capacité de forêt.
00:26:33La commune de Somos, par exemple,
00:26:34n'avait comme revenu que la forêt.
00:26:37Ils ont tout perdu.
00:26:38Il y en a d'autres, d'ailleurs.
00:26:39Et donc, il va falloir,
00:26:40comme il l'a été à une époque
00:26:41lorsqu'on a fixé les pare-feux,
00:26:44lorsqu'on a fait les pistes forestières,
00:26:45lorsqu'on a fait les aménagements après 49,
00:26:47il y a eu une solidarité entre les forestiers
00:26:50qui a été...
00:26:51Elle sera effectivement beaucoup plus difficile aujourd'hui.
00:26:54Mais je l'ai dit ce matin dans ma conclusion,
00:26:56c'est ça où nous perdons un peu de biodiversité
00:26:59et d'environnement,
00:27:01mais également de rentabilité.
00:27:02Et nous gardons,
00:27:03nous avons des chances de garder cette forêt
00:27:05ou sinon,
00:27:06nous aurons des catastrophes année après année.
00:27:09Et donc, je pense que c'est nous-mêmes
00:27:10et moi qui suis représentant de la DFCI,
00:27:12donc de la Défense des forêts contre les incendies,
00:27:14je dois me battre pour qu'il y ait
00:27:16le moins de départs de feu
00:27:17puisque le 12 juillet,
00:27:20il y a eu 15 départs.
00:27:22Il y en a 14 qui ont été arrêtés.
00:27:23Malheureusement, il y en a un qui a fait 42 000 hectares.
00:27:26Donc, il faut qu'il y ait le moins de départs possibles
00:27:28et travailler l'interface entre l'habitation et la forêt
00:27:32pour l'éloigner le plus possible,
00:27:34d'où des accords avec les propriétaires,
00:27:36qu'ils soient publics ou privés,
00:27:38mais également faire en sorte que la population
00:27:40ne soit pas dans ces forêts quand il y a des risques sévères,
00:27:44parce que c'est des risques qu'il y a.
00:27:46Mais tout ça, il va falloir en parler.
00:27:48Il faut que l'État nous aide aussi,
00:27:50non pas forcément en argent,
00:27:51mais pour contraindre un certain nombre d'égoïsmes personnels
00:27:55qui font que l'intérêt général ne passe plus,
00:27:58je dirais, par rapport à l'égoïsme personnel.
00:28:00Merci, M. le maire de Biganos.
00:28:02Bruno Laffont, merci d'avoir été avec nous.
00:28:03On a Karine Lazimichouraki,
00:28:06qui est là aussi, qui est présidente de LCK Assurance Conseil.
00:28:09Bonsoir, Karine Lazimichouraki.
00:28:11On a entendu le Premier ministre déclarer
00:28:13« On se fait engueuler à la place des assureurs.
00:28:16Le gouvernement va se mêler de la relation
00:28:18entre les assurés et leurs assurances.
00:28:20Et c'est les assureurs qui ne joueront pas le jeu.
00:28:23On va les dénoncer. »
00:28:24Qu'est-ce que vous répondez ?
00:28:26Alors, moi, bonjour.
00:28:30J'aimerais tout de même replacer,
00:28:33recadrer quelques points importants.
00:28:35Aujourd'hui, nous sommes quand même,
00:28:38on le rappelle,
00:28:39sur des choses qu'on peut promettre
00:28:41et il y a des choses qu'on ne peut pas promettre.
00:28:43Moi, je suis en fait un courtier.
00:28:46C'est important de resituer ce point
00:28:49parce qu'un courtier d'assurance est un intermédiaire
00:28:52qui, en fait, n'est pas l'assureur.
00:28:56C'est le moment d'arrient du client.
00:28:58Donc, ça ne veut dire pas de la compagnie.
00:28:59Les assureurs sont les partenaires.
00:29:01Mon métier consiste précisément à faire en sorte
00:29:03que ce que le client a signé
00:29:05tienne le jour du cynisme.
00:29:06Donc, quand j'entends les politiques dire des choses,
00:29:10je pense que le nerf de la guerre,
00:29:12ce qui bloque une indemnisation,
00:29:14c'est souvent les alinéas.
00:29:16D'accord ?
00:29:16Donc, ce qui est important,
00:29:18ce sont des sujets de contrat
00:29:19et pas des sujets de moralité.
00:29:21Donc, si on reprend ce qu'on peut promettre
00:29:24et ce qu'on ne peut pas promettre,
00:29:25le point de départ à dire d'emblée quand même,
00:29:27vous l'avez dit régulièrement,
00:29:29aujourd'hui, un incendie de forêt
00:29:31n'est pas une catastrophe naturelle.
00:29:32Ça veut dire qu'au sens de la loi,
00:29:34il n'y a pas d'arrêté,
00:29:35pas de délai automatique,
00:29:37pas de délai légal automatique.
00:29:38Donc, il y a le relâgement,
00:29:40il y a la provision,
00:29:42le solde, lui, peut prendre des mois.
00:29:45D'accord ?
00:29:45Donc, le tempo,
00:29:46ce n'est pas un montant,
00:29:48un chèque, un remboursement,
00:29:50c'est trois vagues.
00:29:51Il y a d'abord une première avance,
00:29:54c'est-à-dire le relogement en quelques jours,
00:29:56la provision en quelques semaines,
00:29:58le solde en plusieurs mois.
00:30:00Et ceux qui attendent le chèque parfait
00:30:03sans rien demander
00:30:04sont ceux qui attendent le plus longtemps.
00:30:07Donc, ça veut dire qu'il va falloir,
00:30:09surtout, par exemple,
00:30:10sur la provision,
00:30:12elle se demande,
00:30:13elle ne se déclenche pas toute seule.
00:30:15D'accord.
00:30:15Donc, il faut vraiment, vraiment
00:30:17que les assurés
00:30:20se rapprochent des personnes
00:30:21qui leur ont fait signer les contrats.
00:30:23Ça, vraiment, c'est...
00:30:24Parce qu'il y a des angles morts
00:30:25et je veux bien qu'on en parle
00:30:26si vous le souhaitez.
00:30:29Mais justement,
00:30:29quels sont ces angles morts, alors ?
00:30:31Parce que les assurés
00:30:33qui ont tout perdu
00:30:34et qui disent
00:30:34« Ah, ben, ça va, alors, chouette,
00:30:35l'État est à mes côtés
00:30:36et il va engueuler l'assureur
00:30:38avec moi, alors. »
00:30:40C'est là où...
00:30:40Attention à l'illusion, quoi.
00:30:41C'est ça ?
00:30:42– Tout à fait.
00:30:43Je vous remercie
00:30:44pour votre question, effectivement.
00:30:45Donc, la reconstruction complète.
00:30:46On va partir de ceux
00:30:47qui ont tout perdu,
00:30:48puisque c'est quand même
00:30:50un vrai sujet.
00:30:51La vraie condition,
00:30:52c'est trois lignes du contrat.
00:30:54Il y a la valeur à neuf
00:30:55ou valeur d'usage.
00:30:57Le capital déclaré
00:30:58et ensuite plafond,
00:30:59franchise et exclusion.
00:31:00Quand on est sur la valeur à neuf
00:31:01ou la valeur d'usage,
00:31:03en général,
00:31:04l'assureur déduit
00:31:05la vétusté.
00:31:06Une maison de 30 ans
00:31:07peut être indemnisée
00:31:08bien en dessous
00:31:09de son coût de reconstruction
00:31:10parce que la garantie
00:31:12valeur à neuf
00:31:12verse un complément,
00:31:14mais seulement sur justificatif
00:31:15de reconstruction effective.
00:31:17Et dans un délai contractuel,
00:31:18souvent,
00:31:19c'est deux ans.
00:31:20D'accord ?
00:31:20Ça, c'est le premier angle mort.
00:31:21Le capital déclaré,
00:31:23si la surface
00:31:23ou la valeur déclarée
00:31:25est inférieure
00:31:26à la réalité.
00:31:27Il y a une règle proportionnelle
00:31:29qu'on appelle
00:31:29qui s'applique.
00:31:31L'indemnité, donc,
00:31:31est réduite
00:31:32dans la même proportion.
00:31:34Avec la hausse
00:31:34du coût des matériaux,
00:31:36énormément de contrats signés
00:31:37il y a 5 ans
00:31:38ou 10 ans
00:31:39sont aujourd'hui
00:31:41sous-dimensionnés.
00:31:42Autre angle mort.
00:31:43Plafond franchi d'exclusion.
00:31:45Les dépendances,
00:31:46piscines, clôtures,
00:31:47panneaux solaires,
00:31:48arbres,
00:31:48contenus extérieurs, etc.,
00:31:49souvent plafonnés
00:31:50à des parts
00:31:51qui sont donc
00:31:53exclues.
00:31:55Le jardin brûlé
00:31:56n'est presque jamais
00:31:57couvert comme la maison.
00:31:59D'accord.
00:31:59Donc, c'est des points
00:32:00qu'il faut bien voir.
00:32:01Et vous dites
00:32:01entrez en contact
00:32:02avec votre assureur,
00:32:04avec votre conseil,
00:32:05celui qui vous a fait
00:32:05signer le contrat.
00:32:07Soyez précis.
00:32:08Ça ne va pas tomber du ciel.
00:32:09Et attention aux angles mort.
00:32:10Je vous remercie
00:32:11pour ces précisions
00:32:11que vous nous avez apportées.
00:32:13Merci beaucoup
00:32:14Karine Lazimichouraki,
00:32:15président de LCK Assurance.
00:32:16On va continuer
00:32:17de tirer les enseignements
00:32:18des annonces
00:32:19du Premier ministre
00:32:19Sébastien Lecornu
00:32:20aujourd'hui en Gironde.
00:32:22Le Président de la République,
00:32:23lui, est du côté du Var
00:32:24où ça a brûlé aussi.
00:32:26Il va recevoir
00:32:26l'ensemble des maires
00:32:27des communes sinistrées
00:32:29pour voir aussi
00:32:30comment l'État
00:32:30peut être à leur côté
00:32:31et reste avec nous.
00:32:34On revient sur cette journée
00:32:35importante pour les sinistrés
00:32:37des incendies en Gironde
00:32:38et dans les Landes
00:32:39puisque le Premier ministre
00:32:40Sébastien Lecornu
00:32:41s'est déplacé aujourd'hui.
00:32:43Il est allé sur place.
00:32:44Il a annoncé
00:32:44un certain nombre de mesures,
00:32:47notamment pour les permis
00:32:48de construire,
00:32:49reconstruire en équivalence
00:32:50le bâti-détruit
00:32:52avec des délais d'un mois
00:32:53pour les permis de construire,
00:32:54des dégrèvements intégrals
00:32:56des taxes foncières
00:32:57et des cotisations foncières
00:32:58des entreprises,
00:33:00exonération
00:33:00des cotisations
00:33:01sociales.
00:33:02On sort l'artillerie lourde,
00:33:03a dit le Premier ministre
00:33:05Sébastien Lecornu.
00:33:06Il veut que ça puisse aller vite.
00:33:08Il va donner le pouvoir
00:33:08au préfet.
00:33:09Il dit moins ce sera géré
00:33:10depuis Paris,
00:33:10plus ce sera efficace
00:33:12selon le chef du gouvernement.
00:33:13On va retourner au Porsche,
00:33:14retrouver Laura Cambeau
00:33:16en direct pour BFM TV
00:33:17avec Lucas David
00:33:18parce que c'est vrai
00:33:19que ce qui est intéressant,
00:33:20on a entendu la colère
00:33:21des habitants du Porsche.
00:33:22Il y a près de 200 maisons
00:33:23qui ont brûlé.
00:33:24C'est de savoir
00:33:25s'ils sont satisfaits
00:33:26des annonces du Premier ministre.
00:33:30Exactement.
00:33:30Ce sont des questions
00:33:32que l'on pose aux habitants.
00:33:33Ici, nous sommes dans un centre
00:33:35où il y a de nombreux sinistrés
00:33:37qui sont encore accueillis.
00:33:39Ils viennent récupérer
00:33:39de la nourriture
00:33:41ou encore des vêtements
00:33:42et nous sommes avec Alain.
00:33:44Alors Alain,
00:33:44vous êtes bénévole,
00:33:46vous êtes l'ancien maire du Porsche.
00:33:47Votre maison s'est sauvée,
00:33:49ça ne s'est joué à rien
00:33:50mais vous avez quand même
00:33:51écouté ces annonces
00:33:52de Sébastien Lecornu.
00:33:53Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:33:54Oui, j'ai écouté ces annonces.
00:33:56J'aurais bien aimé aussi
00:33:57que ce matin,
00:33:58alors que c'était prévu
00:34:00à peu près qu'on le voit
00:34:01à 20 mètres là où on était,
00:34:03derrière les barrières,
00:34:04que finalement,
00:34:04il est parti à 300 ou 400 mètres de nous.
00:34:07On a été bloqué.
00:34:08On n'avait aucune intention
00:34:09belliqueuse.
00:34:10On était simplement là
00:34:11pour faire valoir un petit peu
00:34:13ce qu'on a vécu
00:34:14et pour faire entendre
00:34:14à M. le Premier ministre
00:34:15nos problèmes.
00:34:17C'est dommage.
00:34:18Après, au niveau des annonces,
00:34:19je pense qu'il y a des annonces
00:34:20positives.
00:34:20Lesquelles ?
00:34:22Tout cet argent
00:34:23qui va être débloqué.
00:34:25Le fait que,
00:34:25si j'ai bien compris,
00:34:26les gens redevables
00:34:27d'une certaine partie
00:34:28de l'URSSAF
00:34:29allaient être comme fiscalement
00:34:31à bénéficier
00:34:32de ce que j'avais demandé
00:34:33l'autre jour
00:34:33de dégrèvement
00:34:34à titre gracieux.
00:34:36Ça compte beaucoup.
00:34:37Après,
00:34:38le bilan financier,
00:34:40l'enveloppe financière,
00:34:41il faudra voir
00:34:42comment elle sera réellement répartie
00:34:44entre les communes
00:34:45et entre les sinistrés.
00:34:47Voilà, parce que vous dites
00:34:48beaucoup d'argent,
00:34:49mais pour l'instant,
00:34:50on ne sait qu'il n'y aura
00:34:50que 10 millions d'euros
00:34:52qui seront donnés
00:34:52à toutes les communes
00:34:53de Gironde.
00:34:54Est-ce que c'est suffisant ?
00:34:56Alors,
00:34:56toutes les communes
00:34:57de Gironde,
00:34:57j'espère que ça s'arrêtera
00:34:59aux communes sinistrées,
00:35:01que ça n'ira pas au-delà,
00:35:02parce que là,
00:35:03on n'est plus
00:35:03dans le même cursus.
00:35:05Donc,
00:35:05les communes de Gironde,
00:35:06elles sont inégalement,
00:35:08bien sûr,
00:35:09victimes de cet incendie.
00:35:11Nous,
00:35:11au port,
00:35:11je crois qu'on a chargé
00:35:13comme jamais
00:35:148 000 hectares
00:35:15sur 13 000 de forêts,
00:35:17183 maisons
00:35:18sur 1 500 ou 600,
00:35:20400 bâtiments au total
00:35:21si on compte
00:35:22les petits abris
00:35:23de jardin
00:35:24et tout ça.
00:35:24Je crois qu'on a payé
00:35:26un très long tribut.
00:35:27Et moi,
00:35:27ce qui m'inquiète le plus,
00:35:29c'est qu'il faudrait
00:35:30que je sache un jour
00:35:31comment
00:35:32cet incendie
00:35:33ici,
00:35:33sur la Gironde,
00:35:34a pu se développer
00:35:35à hauteur
00:35:36de 42 000 hectares,
00:35:38qui est le plus gros incendie
00:35:40depuis 1949,
00:35:42alors que dans les Landes,
00:35:44il y a peut-être
00:35:44une méthode
00:35:45du feu
00:35:45d'attaques différentes.
00:35:47Ça a été limité.
00:35:47Le premier incendie,
00:35:48Biscarosse,
00:35:49en même temps que nous,
00:35:50à 3 600 hectares
00:35:51et pas plus tard
00:35:52qu'aujourd'hui
00:35:53ou hier,
00:35:53sur l'Uglon,
00:35:541 700 hectares.
00:35:56Donc,
00:35:56il y a un questionnement
00:35:57qui est à nous donner.
00:36:00Justement,
00:36:00Sébastien Lecornu
00:36:01a dit qu'il allait faire
00:36:02toute la lumière,
00:36:03que toute la transparence
00:36:04serait faite.
00:36:04Est-ce que c'est quelque chose
00:36:05que vous attendez
00:36:06avec un patient ?
00:36:07Eh bien,
00:36:07il nous a dit,
00:36:07je crois qu'il n'avait
00:36:08rien à cacher du tout.
00:36:09C'est le moment
00:36:10de nous dire
00:36:11ce qui,
00:36:11pour le moment,
00:36:11est caché.
00:36:12C'est cette différence
00:36:13qui me paraît
00:36:15énormissime.
00:36:163 600 au maximum
00:36:18d'un côté,
00:36:1842 000 de l'autre.
00:36:20Beaucoup de communes
00:36:21de l'Ouest Girondin
00:36:22ont subi
00:36:24un problème
00:36:25vraiment
00:36:25qu'on n'a jamais vu
00:36:27de notre temps.
00:36:28Donc,
00:36:28il faut qu'on sache
00:36:29pourquoi on est arrivé
00:36:30à ce chiffre astronomique.
00:36:32Voilà,
00:36:32merci.
00:36:33Merci beaucoup Alain.
00:36:34Donc,
00:36:34vous entendez
00:36:35cette colère
00:36:36des habitants du Porsche
00:36:37qui ont encore
00:36:37beaucoup de questions
00:36:38et qui attendent
00:36:39de voir comment
00:36:40ces mesures
00:36:41annoncées par Sébastien Lecornu
00:36:43vont être appliquées
00:36:44concrètement sur le terrain.
00:36:45Alors,
00:36:45on a entendu
00:36:46à votre micro,
00:36:47Laura Cambeau,
00:36:47justement,
00:36:48cet habitant,
00:36:48l'ancien maire du Porsche,
00:36:49s'interroger.
00:36:50Comment se fait-il
00:36:51que le feu soit parti
00:36:52aussi vite ?
00:36:53Pourquoi est-ce qu'on n'a
00:36:54pas pu l'arrêter ?
00:36:55Le Premier ministre,
00:36:57Sébastien Lecornu,
00:36:58a promis toute la transparence.
00:37:01Il peut être dit
00:37:02ici ou là,
00:37:03soit par les polémiques
00:37:03politiciennes
00:37:04menées par les uns
00:37:05et les autres,
00:37:06surtout par les réseaux sociaux,
00:37:07par certaines sphères
00:37:08complotistes.
00:37:09nous n'avons rien à cacher
00:37:10sur le déroulé des opérations.
00:37:12Et je pense
00:37:12qu'au fond,
00:37:13au moment où tout le monde
00:37:14a parfois dit un peu
00:37:15tout et n'importe quoi,
00:37:16il n'est pas inutile
00:37:17de remettre un tout petit peu
00:37:18de rationalité,
00:37:19de vérité.
00:37:20Et en tout cas,
00:37:20on n'a rien à cacher.
00:37:21Et donc,
00:37:21cette opération de transparence
00:37:23rationnelle,
00:37:24clinique,
00:37:25si j'ose dire,
00:37:26elle a beaucoup de sens.
00:37:27Elle permettra aussi
00:37:27à tout un chacun
00:37:28de comprendre la difficulté
00:37:29dans laquelle se sont retrouvés
00:37:30les services de l'État
00:37:31et les pompiers
00:37:32avec une multitude
00:37:33de départs de feu.
00:37:34Il y a eu la multitude
00:37:35de départs de feu.
00:37:36Il va y avoir des enquêtes.
00:37:38Les responsables
00:37:39des secours locaux
00:37:40seront à la disposition
00:37:40des habitants
00:37:41pour répondre
00:37:42à toutes les questions.
00:37:42Edgar Becket,
00:37:43quand le Premier ministre
00:37:45parle des sphères complotistes,
00:37:46c'est-à-dire que
00:37:47la colère des habitants
00:37:49est venue à un moment
00:37:50en disant
00:37:50qu'on a privilégié
00:37:51les riches du Cap Ferré
00:37:52plutôt que les modestes
00:37:53de la commune du Porche.
00:37:54Oui, dans cette déclaration,
00:37:56il s'adresse directement
00:37:56aux habitants du Porche,
00:37:58les habitants du Porche
00:37:59qui, en réalité,
00:38:00se sont sentis
00:38:00complètement délaissés,
00:38:02abandonnés par l'État.
00:38:04C'est à eux
00:38:04que Sébastien Lecornu
00:38:06s'adresse.
00:38:07Rappelez-vous,
00:38:07il y a quelques semaines,
00:38:08les habitants du Porche,
00:38:09certains habitants du Porche
00:38:10même se sont organisés
00:38:12en collectif.
00:38:13C'est d'ailleurs le collectif
00:38:14qu'a rencontré ce matin
00:38:15Sébastien Lecornu
00:38:16avec le maire du Porche.
00:38:17Et donc,
00:38:17ces habitants
00:38:19estimaient
00:38:19qu'ils avaient été
00:38:21sacrifiés
00:38:22au détriment
00:38:23de la commune voisine,
00:38:24de la commune
00:38:24de l'Ège-Cap-Ferré.
00:38:26Et donc,
00:38:27aujourd'hui,
00:38:27Sébastien Lecornu
00:38:28a voulu revenir
00:38:29sur cette polémique
00:38:31en expliquant
00:38:31que l'État
00:38:32n'abandonne personne,
00:38:34que les moyens
00:38:34étaient présents.
00:38:35C'est vraiment ça
00:38:36qu'a voulu dire
00:38:36le chef du gouvernement
00:38:38aujourd'hui
00:38:38et donc de rassurer
00:38:39ses habitants.
00:38:41C'est dur
00:38:41quand on est pompier
00:38:42de ce petit canimètre
00:38:43pour parler
00:38:43de la sécurité suite
00:38:44d'entendre
00:38:44oui, vous avez privilégié
00:38:46tel endroit
00:38:46plutôt que tel autre.
00:38:47Elle est importante
00:38:48la transparence
00:38:50dans la gestion
00:38:50de l'incendie ?
00:38:51C'est dur
00:38:52mais ça arrive malheureusement
00:38:52assez souvent
00:38:53et finalement,
00:38:54c'est aussi une interrogation
00:38:54qui peut être légitime
00:38:55pour un citoyen
00:38:56quand il revient chez lui
00:38:57et qu'il découvre
00:38:57une maison brûlée.
00:38:59Il va forcément se demander
00:39:00si les pompiers
00:39:00ont bien fait
00:39:01leur mission ou pas.
00:39:03Par cette déclaration,
00:39:04le Premier ministre
00:39:05explique que cette transparence
00:39:06est finalement
00:39:06la meilleure des réponses.
00:39:07Nous, on n'a rien à cacher
00:39:08finalement.
00:39:08Si on nous demande
00:39:09si on a été efficace,
00:39:10on va montrer les eurodatages,
00:39:12on va montrer les moyens
00:39:12qu'ont été employés
00:39:13et finalement,
00:39:14cette transparence
00:39:14permettra aussi potentiellement
00:39:15de faire connaître
00:39:17nos difficultés sur le terrain
00:39:18parce que combattre un feu,
00:39:19c'est plus compliqué
00:39:21de le faire sur le terrain
00:39:22que sur un plateau télé
00:39:23ou sur son canapé
00:39:24puisqu'il y a énormément
00:39:26de facteurs
00:39:26qui vont entrer
00:39:26en domaine de compte.
00:39:27Le commandant
00:39:28des opérations de secours
00:39:29par rapport aux informations
00:39:30qu'il va avoir,
00:39:31sa stratégie,
00:39:32les points sensibles
00:39:33à protéger, etc.,
00:39:34forcément,
00:39:34il fait des choix.
00:39:35On est loin,
00:39:36mais très loin de choix
00:39:37sur la classe sociale,
00:39:39la catégorisation de population.
00:39:40On est sur des choix factuels
00:39:41basés sur des éléments terrain
00:39:43avec aussi,
00:39:44il faut le rappeler,
00:39:44et c'est aussi
00:39:45ce qu'on dit
00:39:45sur les plateaux
00:39:45depuis maintenant
00:39:46de nombreuses semaines,
00:39:48combattre un feu de forêt,
00:39:48ce n'est pas non plus
00:39:49uniquement que mettre
00:39:49de l'eau dessus.
00:39:50C'est aussi faire
00:39:51du débroussaillement
00:39:52de ces maisons.
00:39:53Si on a autant de maisons
00:39:54qu'on brûlait,
00:39:54est-ce que le débrouissement
00:39:55a été fait ?
00:39:56Donc il y a une responsabilité
00:39:57des propriétaires terriens aussi ?
00:39:58Alors, cette responsabilité,
00:40:00moi je la temporais,
00:40:00je ne suis pas là
00:40:00pour juger les propriétaires.
00:40:02Ce que je dis,
00:40:03c'est d'ailleurs les éléments
00:40:04et les débats
00:40:04qu'on a pu avoir sur le plateau,
00:40:06c'est de dire que
00:40:06ce réaménagement du territoire,
00:40:07si le territoire
00:40:08est bien aménagé,
00:40:09si on a les bons dispositifs
00:40:10pour protéger
00:40:12à la fois la forêt
00:40:13et les habitations,
00:40:14nos choix seront peut-être
00:40:15plus simples à faire.
00:40:16Ça veut dire qu'on aura
00:40:17peut-être un peu moins
00:40:18d'éléments protégés
00:40:19et on pourra concentrer
00:40:20nos forces aussi
00:40:21sur des points
00:40:21purement stratégiques
00:40:22qui nécessitent...
00:40:23Donc ça, ça va être
00:40:24les retours d'expérience aussi ?
00:40:25Exactement.
00:40:26Les retours d'expérience,
00:40:27évidemment qu'il faut
00:40:28qu'on s'interroge aussi.
00:40:29On est sur des chiffres
00:40:30qui dépassent l'entendement finalement.
00:40:32On a rarement connu
00:40:33plus de 120 000 hectares brûlés.
00:40:35Nous, on va s'interroger.
00:40:36On est incontournablement
00:40:37face à un point de bascule
00:40:38sur notre stratégie
00:40:39de feu de forêt.
00:40:40Pourquoi ?
00:40:40Parce qu'on a connu
00:40:41des feux qui étaient virulents,
00:40:42parfois même avec peu de vent.
00:40:44Ça nous a surpris.
00:40:45On a connu des feux de forêt
00:40:46avec une importante intensité.
00:40:48Fort de ce constat-là,
00:40:49nous, on a basé
00:40:50notre stratégie de lutte
00:40:51par rapport à des feux de forêt
00:40:52qu'on avait l'habitude de voir.
00:40:53Là, on commence à toucher du doigt
00:40:54de plus en plus
00:40:55des feux hors normes.
00:40:57Par ces feux hors normes,
00:40:58on doit avoir une réponse
00:40:58qui peut être, elle aussi,
00:41:00hors normes.
00:41:00C'est aller chercher
00:41:01nos camarades en Europe,
00:41:02c'est aussi demander
00:41:03les renforts extra-départementaux.
00:41:05Et puis finalement,
00:41:05si on voit qu'on a du mal
00:41:06à répondre partout
00:41:08comme on sait le faire
00:41:09parce qu'on est sur des situations
00:41:10beaucoup plus complexes,
00:41:12il faudra, en effet,
00:41:13via des retours d'expérience,
00:41:14réfléchir à avoir aussi
00:41:15plus de moyens,
00:41:15plus de pompiers volontaires,
00:41:17plus de pompiers professionnels
00:41:18et militaires,
00:41:19et aussi avoir des moyens
00:41:20aériens et véhiculaires
00:41:22en conséquence
00:41:23par rapport au risque.
00:41:24Mais gardez aussi à l'esprit,
00:41:25je pense qu'il faut vraiment
00:41:26dépassionner ce débat-là,
00:41:27ne pas uniquement parler
00:41:28du guet aérien armé
00:41:30du 22 juillet
00:41:30en considérant que
00:41:31la virulence de l'incendie
00:41:32n'est provoquée
00:41:33que par ce guet aérien armé.
00:41:35Vous aurez les éléments
00:41:36par transparence,
00:41:37vous jugerez par vous-même,
00:41:38mais finalement,
00:41:38la réponse a été faite
00:41:39par rapport à la situation donnée
00:41:40et on a tenté de faire
00:41:42ce qu'on a pu faire
00:41:43et il n'y a aucun pompier
00:41:44sur place
00:41:45qui a souhaité sélectionner
00:41:47une personne au profit d'un autre
00:41:48ou une maison au profit d'un autre.
00:41:49Ça, c'est une certitude.
00:41:50Oui, d'ailleurs,
00:41:51ce n'est pas la première fois
00:41:52que Sébastien Lecornu
00:41:53en parle de cette polémique.
00:41:54Moi, je me souviens
00:41:55que début août,
00:41:56il avait donné une interview
00:41:57à la tribune dimanche
00:41:57et il déplorait
00:41:58que la douleur
00:41:59des habitants du Porge
00:42:00soit instrumentalisée
00:42:01par des complotistes
00:42:02sur les réseaux sociaux
00:42:03et il disait aussi ceci,
00:42:04ça rejoint ce que vous disiez,
00:42:06qui peut croire sérieusement
00:42:07qu'un état-major des pompiers
00:42:09déciderait de protéger
00:42:10une commune
00:42:10plutôt qu'une autre
00:42:11parce qu'elle serait plus aisée ?
00:42:13Ça fait dix ans
00:42:13qu'on a des rumeurs.
00:42:15Je préfère utiliser
00:42:15le mot rumeurs.
00:42:16À chaque crise,
00:42:17on a des rumeurs.
00:42:18Chaque crise.
00:42:19Souvenez-vous Saint-Martin,
00:42:20Bélédicte Jourdier
00:42:21est revenu dessus
00:42:22avec un super documentaire
00:42:23qui s'appelle
00:42:23Irma 2.0
00:42:25qui revient un an après
00:42:26sur toutes les rumeurs
00:42:28qui ont été émises
00:42:30après l'ouragan d'Irma.
00:42:31Souvenez-vous,
00:42:32on a accusé la préfète
00:42:33d'avoir quitté son poste.
00:42:34On a dit
00:42:35qu'il y avait des dizaines de morts
00:42:36dans les marinas de Saint-Martin.
00:42:38Là, c'est pareil.
00:42:39Si vous voulez,
00:42:40à chaque crise,
00:42:40on va remettre au milieu
00:42:42sur ces réseaux sociaux,
00:42:44on va remettre en cause
00:42:45l'action des pompiers,
00:42:46de la préfecture.
00:42:47Et si vous voulez,
00:42:47c'est pour ça
00:42:48qu'il faut faire des éclairs.
00:42:48Quand on a perdu sa maison,
00:42:49quand il y a 180 maisons
00:42:51qui ont brûlé dans une commune,
00:42:52on se dit
00:42:52que ce n'est pas possible,
00:42:53ça ne pouvait pas arriver.
00:42:54Qui est responsable ?
00:42:55Le premier responsable,
00:42:56c'est le feu.
00:42:57C'est l'incendie.
00:42:58On cherche à comprendre
00:42:59pourquoi il est venu,
00:42:59il est passé,
00:43:00il est arrivé aussi vite
00:43:01et de manière aussi intense.
00:43:02Exactement.
00:43:02Et si vous voulez...
00:43:03Les questions sont légitimes.
00:43:04Les réponses ne sont pas les bonnes,
00:43:10et on paye des impôts,
00:43:12on a des personnes
00:43:13qui sont élues,
00:43:14qui sont en responsabilité
00:43:15et c'est leur boulot
00:43:16et on est en droit
00:43:17de demander ce qui a été fait.
00:43:18Maintenant,
00:43:19chaque citoyen
00:43:20est responsable
00:43:21de sa propre sécurité.
00:43:22Ça aussi,
00:43:22il faut le rappeler.
00:43:24On ne peut pas mettre
00:43:25un premier ministre,
00:43:26un maire,
00:43:26un pompier,
00:43:27un gendarme
00:43:28derrière chaque Français.
00:43:29Ce n'est pas possible.
00:43:30Donc à un moment,
00:43:31il y a une part
00:43:32de responsabilité...
00:43:33La sécurité,
00:43:33c'est-à-dire le débroussaillement,
00:43:35le débroussaillement,
00:43:36l'entretien du terrain autour,
00:43:37les évacuations.
00:43:39Vous savez,
00:43:40quand vous faites des exercices
00:43:41à votre population,
00:43:42la population sait
00:43:43sur qui elle peut compter,
00:43:45elle sait jusqu'où
00:43:45elle peut aller,
00:43:46elle sait qui appeler,
00:43:48elle sait comment prendre soin
00:43:48des personnes en situation
00:43:49de handicap,
00:43:50parce qu'on n'en parle pas,
00:43:50mais vous savez,
00:43:51des personnes sourdes,
00:43:53malentendantes qui ont été évacuées,
00:43:54ça a été très compliqué
00:43:55pour elle à Bordeaux,
00:43:56dans ses centres
00:43:56d'hébergement d'urgence.
00:43:58Et donc,
00:43:58si vous arrivez
00:43:59à prendre soin
00:44:00des personnes
00:44:01les plus vulnérables
00:44:02de la société
00:44:03au moment de l'exercice,
00:44:05vous êtes mieux armés
00:44:06au moment où la crise survient.
00:44:08Brice,
00:44:08on est d'accord avec ça ?
00:44:09Oui,
00:44:10Je me rappelle plus,
00:44:11indépendamment de la discussion
00:44:13sur l'action des pompiers
00:44:14qui sont pour la plupart
00:44:15au départ
00:44:15le noyau professionnel,
00:44:17c'est l'incroyable mobilisation
00:44:19de la population,
00:44:20c'est la solidarité,
00:44:22c'est l'action des maires,
00:44:23ce sont les paysans
00:44:24qui sont travaillés
00:44:24avec leur tonne d'eau,
00:44:25ce sont les bénévoles
00:44:27qui ont organisé
00:44:27des repas
00:44:28pour les pompiers,
00:44:30ça,
00:44:30ça a été fantastique.
00:44:31Et en réalité,
00:44:32la protection civile,
00:44:33elle est très largement
00:44:35dépendante
00:44:35de la population elle-même.
00:44:37Du volontariat
00:44:37et du bénévolat.
00:44:38C'est la population.
00:44:39C'est très très frappant.
00:44:40Parce qu'elle est
00:44:41tout à fait décentralisée.
00:44:42Les pompiers eux-mêmes
00:44:43sont départementalisés.
00:44:45Alors évidemment,
00:44:45il y a une coordination nationale
00:44:47et même maintenant européenne,
00:44:48mais c'est d'abord
00:44:49des départements,
00:44:50etc.
00:44:50Donc c'est vraiment,
00:44:53nous dépendons
00:44:54de la bonne volonté
00:44:55de la population
00:44:55et de son entraînement
00:44:58et de son effort.
00:44:58Alors simplement,
00:45:00on a bien noté
00:45:00qu'on n'apprenait pas
00:45:02à nos enfants
00:45:03comment se servir
00:45:03d'un extincteur.
00:45:04On n'apprend pas
00:45:05les premiers gestes
00:45:06ou pas suffisamment
00:45:07de secours.
00:45:08Et donc,
00:45:08on doit aussi former
00:45:09dans nos écoles
00:45:11la population française
00:45:12à l'exercice
00:45:13de ses responsabilités,
00:45:14précisément,
00:45:15dans le domaine
00:45:16de la prévention
00:45:16des catastrophes.
00:45:18Un des principaux rétextes,
00:45:19c'est vraiment,
00:45:20véritablement,
00:45:20garder à l'esprit
00:45:21qu'à la fin de cette saison
00:45:22feu de forêt,
00:45:22il faut qu'on garde
00:45:23malgré tout
00:45:23cette virulence
00:45:24de l'incendie dans l'esprit
00:45:25pour à la fois éduquer
00:45:26notre population.
00:45:27Je l'ai dit déjà
00:45:28sur le plateau,
00:45:28mais vraiment,
00:45:29je le réassène,
00:45:30c'est un petit peu ma phrase,
00:45:31dire que finalement,
00:45:31le citoyen doit devenir
00:45:32le premier pompier de France.
00:45:36Parce que concrètement,
00:45:37si on ne se base
00:45:37que sur les moyens de pompier,
00:45:38sur notre capacité de réponse,
00:45:39on va tenter
00:45:40d'éteindre ce feu
00:45:41et de manière générale,
00:45:42on arrivera à l'éteindre.
00:45:43Mais à quel prix ?
00:45:44Parce qu'il faut prévenir,
00:45:45parce qu'il faut réaménager
00:45:46le territoire,
00:45:46parce qu'il faut débroussailler,
00:45:48il faut avoir des gestes
00:45:48qui évitent
00:45:50de provoquer ces incendies-là,
00:45:51parce qu'on le voit,
00:45:52en fait,
00:45:52avec les conditions
00:45:53astrométéorologiques
00:45:54qu'on voit actuellement,
00:45:55c'est beaucoup plus simple
00:45:56de provoquer un incendie.
00:45:58On en a de plus en plus
00:45:59et forcément,
00:45:59nos moyens à nous
00:46:00sont basés par rapport
00:46:01à un plancher cible.
00:46:04Dès lors qu'on va sortir
00:46:04de cette catégorisation
00:46:06et partir sur des feux hors normes,
00:46:07évidemment qu'on risque
00:46:08d'être dépassé
00:46:09et ça va nécessiter
00:46:10une meilleure réponse
00:46:11qui va forcément,
00:46:12malgré tout,
00:46:13pouvoir provoquer
00:46:14des complexités.
00:46:15Alors, nous sommes avec
00:46:16Pascal Gaud,
00:46:16qui est député socialiste
00:46:17de la Gironde.
00:46:18Bonsoir,
00:46:18Madame la députée.
00:46:19Merci d'être avec nous.
00:46:20Vous avez entendu la discussion.
00:46:21Vous avez surtout
00:46:22le plus important,
00:46:23c'est regarder,
00:46:24écouter,
00:46:25analyser les propositions
00:46:26du Premier ministre.
00:46:27Elles sont à la hauteur
00:46:28du drame ?
00:46:31Je pense que c'est
00:46:32une première base
00:46:33qui est posée financièrement.
00:46:35Elle était attendue.
00:46:37Elle va pouvoir
00:46:38enclencher
00:46:39à la fois
00:46:40le début
00:46:41de la reconstruction,
00:46:43de pouvoir rassurer
00:46:45les habitants
00:46:47qui ont été sinistrés.
00:46:48elle donne
00:46:49un petit peu
00:46:50à voir
00:46:50aux filières économiques,
00:46:52mais
00:46:54nous n'aurons pas
00:46:55la saison touristique
00:46:57n'est pas terminée.
00:46:58On ne sait pas encore
00:46:59l'évaluation exacte
00:47:02du montant
00:47:03de la facture.
00:47:04Donc,
00:47:04ça sera certainement
00:47:06beaucoup plus important,
00:47:07mais
00:47:08le geste
00:47:09de la venue
00:47:10du Premier ministre
00:47:11était nécessaire.
00:47:13Je regrette,
00:47:14pour ma part,
00:47:14qu'il n'ait pas
00:47:15rencontré
00:47:15plus ouvertement
00:47:17les habitants
00:47:18du Porsche,
00:47:19mais il peut dire
00:47:21qu'il a fait
00:47:21un certain nombre
00:47:22de déclarations
00:47:23et de mesures,
00:47:24notamment sur le logement,
00:47:26qui vont pouvoir
00:47:27donner une bouffée
00:47:27d'oxygène
00:47:28à l'ensemble
00:47:29des sinistrés.
00:47:30Voilà,
00:47:30Madame la députée,
00:47:31parce que ce qui est important,
00:47:32c'est ce qu'a dit
00:47:32le Premier ministre,
00:47:33c'est des permis de construire
00:47:34qui vont être attribués
00:47:35dans un délai
00:47:36d'un mois,
00:47:37mais est-ce que le Porsche
00:47:38va pouvoir revivre
00:47:40exactement comme avant,
00:47:41être reconstruit
00:47:42comme avant,
00:47:43sur les mêmes terrains,
00:47:45sur les mêmes parcelles
00:47:46ou il faudra
00:47:48prendre le temps
00:47:49quand même
00:47:49de repenser la ville,
00:47:50repenser la commune
00:47:51et son environnement ?
00:47:53Alors,
00:47:54je pense qu'il y a
00:47:54une volonté du maire,
00:47:55je l'ai entendu
00:47:57à plusieurs reprises,
00:47:58de dire qu'il signera
00:47:59un maximum
00:48:00de permis de construire.
00:48:01Je pense qu'il faut
00:48:02quand même
00:48:03une certaine prudence
00:48:04au égard
00:48:05à l'environnement
00:48:07forestier du Porsche,
00:48:08même s'il a été
00:48:09très largement endommagé.
00:48:12Le problème,
00:48:13c'est bien sûr
00:48:14pouvoir reconstruire,
00:48:15mais il ne faut pas nier,
00:48:16c'est ce qui manque
00:48:17un peu,
00:48:17même beaucoup,
00:48:18dans les annonces
00:48:19du Premier ministre,
00:48:20il n'y a pas de mesure
00:48:21d'adaptation à long terme.
00:48:23Donc, oui, reconstruire,
00:48:25mais peut-être
00:48:26qu'il va falloir
00:48:27être plus vigilant
00:48:28que nous avons été
00:48:29jusqu'à présent
00:48:30et que le Porsche
00:48:31aura besoin
00:48:32de revoir
00:48:32ces documents
00:48:34d'urbanisme.
00:48:35Merci,
00:48:35Madame la députée,
00:48:36merci d'avoir été avec nous.
00:48:37On va aller dans le Var
00:48:38retrouver Hugo Capelli
00:48:39en direct pour BFM TV
00:48:40parce que le Président
00:48:42de la République
00:48:42est en vacances
00:48:43à Brégançon,
00:48:44mais quand on est
00:48:45Président de la République
00:48:46et qu'il y a des drames,
00:48:47eh bien,
00:48:48on reçoit aussi
00:48:48les élus locaux,
00:48:49ceux notamment,
00:48:50Hugo,
00:48:50les maires des communes
00:48:52qui ont été touchés
00:48:53par les incendies du Var.
00:48:56Oui,
00:48:57et alors qu'il est,
00:48:58le Président reçoit
00:48:59en ce moment
00:49:00des maires,
00:49:01des gendarmes,
00:49:02mais aussi
00:49:03des pompiers du Var.
00:49:05Ils ont tous
00:49:06un point en commun.
00:49:06Eh bien,
00:49:07ils ont été confrontés
00:49:08aux incendies
00:49:09dans ce département
00:49:10durant cet été dramatique,
00:49:13notamment l'incendie
00:49:13du massif
00:49:14du Gros-Bessillon.
00:49:16C'est plusieurs milliers
00:49:17d'hectares
00:49:17qui ont brûlé.
00:49:19Alors,
00:49:19Emmanuel Macron,
00:49:20il veut envoyer
00:49:20un message
00:49:21en recevant
00:49:22ses élus,
00:49:23ses pompiers
00:49:24dans sa résidence
00:49:25d'été
00:49:26qui habituellement
00:49:27reçoit plutôt
00:49:28des chefs d'État,
00:49:30façon peut-être aussi
00:49:31de contenir la colère.
00:49:32On a vu les pompiers
00:49:33qui s'étaient mobilisés
00:49:34ces derniers jours,
00:49:35qui réclament
00:49:36davantage de moyens.
00:49:37Alors,
00:49:37quoi qu'il arrive,
00:49:38vous n'aurez pas
00:49:38d'image en direct
00:49:40de cette réunion.
00:49:42Tout se fait hors presse,
00:49:43mais tout ce beau monde
00:49:44va arriver
00:49:45sur les coups
00:49:45de 19h.
00:49:46Ici,
00:49:46où je me trouve,
00:49:47dans le centre
00:49:48de Bormes-les-Mimosa,
00:49:49où le Président
00:49:50est attendu tout à l'heure,
00:49:51il doit tenir
00:49:52un discours.
00:49:53On parlera
00:49:54beaucoup de militaires,
00:49:56mais l'entourage
00:49:56du Président
00:49:57nous fait savoir
00:49:58qu'Emmanuel Macron
00:49:58reviendra forcément
00:50:00sur les incendies
00:50:01qui ont touché
00:50:02la France cet été,
00:50:03lors de son discours
00:50:04qui aura lieu tout à l'heure,
00:50:05un petit peu après 19h.
00:50:06Hugo Capelli
00:50:07avec Léni Bocomis
00:50:08à Bormes-les-Mimosa
00:50:09dans le barret de Garbequet.
00:50:10Oui,
00:50:10c'est d'ailleurs
00:50:10la première fois
00:50:11que l'on va revoir
00:50:12le chef de l'État.
00:50:13La dernière fois,
00:50:14l'une des dernières fois,
00:50:15c'était lorsqu'il était allé
00:50:16en Gironde.
00:50:17C'était au moment
00:50:18des incendies
00:50:19de fin juillet.
00:50:21A l'époque,
00:50:21le chef de l'État
00:50:22ne parlait pas encore
00:50:22de reconstruction.
00:50:24Il parlait surtout
00:50:24de l'urgence.
00:50:25Je me souviens
00:50:26de certains messages
00:50:27de la gestion de crise.
00:50:28Tenir le front,
00:50:29protéger les populations,
00:50:31soutenir les pompiers,
00:50:31mobiliser les moyens.
00:50:33C'était le message
00:50:34délivré par le chef de l'État.
00:50:35C'était au centre opérationnel
00:50:36de Bordeaux.
00:50:37On était vraiment
00:50:38en plein
00:50:38dans l'incendie
00:50:40de Gironde
00:50:40fin juillet.
00:50:41Mais là,
00:50:42aujourd'hui,
00:50:43on reçoit les élus,
00:50:44on reçoit les pompiers,
00:50:45on répond aux attentes
00:50:46de la population.
00:50:47Mais est-ce qu'on a pris
00:50:48la mesure dans le temps,
00:50:50comme le disait
00:50:51Brice Lalonde ?
00:50:52C'est-à-dire que là,
00:50:52on est dans l'urgence,
00:50:54on répond.
00:50:54Alors,
00:50:54il va y avoir
00:50:55une élection présidentielle,
00:50:57on va avoir des programmes,
00:50:59on va avoir des mesures,
00:51:00on va en donner
00:51:01pour tout le monde,
00:51:02sans vraiment peut-être
00:51:03chiffrer.
00:51:04Mais c'est le temps long
00:51:05qu'il faut là maintenant,
00:51:06Tout à fait.
00:51:0710 ans.
00:51:08Ça avait mis 10 ans.
00:51:09En 1989,
00:51:10j'avais 9 ans.
00:51:10J'étais victime
00:51:11de l'ouragan Hugo
00:51:12en Guadeloupe.
00:51:12Je ne connaissais pas
00:51:13le Porsche.
00:51:13Vous étiez ministre.
00:51:15Il a peut-être 2-3 mois
00:51:16à vous dire
00:51:16après l'émission,
00:51:17ou des reproches
00:51:18qu'il garde pour lui
00:51:18depuis longtemps.
00:51:19Et donc,
00:51:19l'INA,
00:51:20l'Institut national
00:51:21d'audiovisuel,
00:51:22quand j'ai regardé
00:51:22ces images
00:51:23avant ce plateau,
00:51:24j'ai pu revoir
00:51:25ce qu'ont vécu
00:51:25ces habitants
00:51:26quand j'étais enfant
00:51:27en 1989.
00:51:29Et on avait tiré
00:51:30les enseignements
00:51:3010 ans après ou pas ?
00:51:31Ça a mis 10 ans.
00:51:3210 ans pour pouvoir
00:51:33rétablir évidemment
00:51:34la forêt,
00:51:35l'économie,
00:51:36restructurer.
00:51:37Il y avait déjà
00:51:38des polémiques à l'époque.
00:51:39Beaucoup de solidarité,
00:51:40beaucoup de pompiers.
00:51:41On a fait venir
00:51:41les moyens par train,
00:51:43les camions,
00:51:44les camions citernes.
00:51:45Tout ça avait été acheminé.
00:51:46Il y a une grande
00:51:46solidarité nationale.
00:51:47Déjà en 1989,
00:51:49cette crise aujourd'hui
00:51:50ne coûte plus cher
00:51:51que celle de 1989.
00:51:52Déjà.
00:51:53Et donc,
00:51:54mon vœu aujourd'hui
00:51:55à 46 ans,
00:51:56c'est que les enfants
00:51:57qui ont connu...
00:51:58Les enfants du Porges,
00:51:59les enfants du Var.
00:52:00Qui ne connaissent pas
00:52:01ces angoisses
00:52:02dans 10, 15, 20, 30 ans.
00:52:03Et donc,
00:52:04effectivement,
00:52:04pour ça,
00:52:05il va falloir
00:52:05de la planification.
00:52:06Il va falloir,
00:52:07au-delà du mandat
00:52:08d'Emmanuel Macron,
00:52:10au-delà de la responsabilité
00:52:11du Premier ministre actuel,
00:52:12parce que vous étiez
00:52:14au pouvoir à l'époque,
00:52:15mais ce n'est plus vous
00:52:16aujourd'hui.
00:52:16Et donc,
00:52:17il faudra que les gouvernants
00:52:19dans deux décennies,
00:52:20trois décennies,
00:52:21quatre décennies
00:52:22puissent aussi s'appuyer
00:52:23sur les investissements
00:52:24qui auront été faits
00:52:25aujourd'hui.
00:52:26Moi,
00:52:26je vous signale
00:52:26qu'à l'époque,
00:52:27les Canadaires
00:52:28qui sont en train
00:52:28de voler aujourd'hui
00:52:30ont été commandés
00:52:31par le gouvernement.
00:52:32Ils volent encore.
00:52:32Ils faisaient partie.
00:52:33Tout à fait.
00:52:33Vous voyez ?
00:52:34Tout à fait.
00:52:35Ils volent encore.
00:52:36Et ma génération
00:52:37s'appuie sur les investissements
00:52:38qui ont été faits
00:52:38par la vôtre.
00:52:39Et on le voit bien.
00:52:41C'est des décisions
00:52:42qui sont à prendre
00:52:43à l'échelle
00:52:44qui dépasse,
00:52:45bien entendu,
00:52:46le mandat d'un maire,
00:52:46le mandat d'un président
00:52:47de la République.
00:52:49Et on le voit,
00:52:50on aura besoin
00:52:50de cette pérennité d'action.
00:52:52On aura besoin
00:52:52de la pérennité aussi
00:52:53du financement.
00:52:54En 1946,
00:52:55quand nos aînés
00:52:56ont créé la CCR,
00:52:57la Caisse Centrale
00:52:58de Réassurance,
00:52:59l'objectif dans la Constitution,
00:53:00c'était que les Français
00:53:02soient à égalité
00:53:04face aux calamités naturelles.
00:53:05On ne parlait pas encore
00:53:06de risques liés
00:53:09au réchauffement climatique
00:53:10en 1946.
00:53:11Mais cette CCR,
00:53:12elle existe encore.
00:53:13Elle est encore
00:53:13dans le top 30
00:53:14des outils financiers
00:53:15mondiaux de réassurance.
00:53:17Donc c'est dire
00:53:17à quel point
00:53:18on aura évidemment
00:53:19à pérenniser
00:53:20ces investissements.
00:53:21Et encore une chose,
00:53:22cette CCR,
00:53:22quand je l'écoute,
00:53:23elle dit
00:53:23quand vous avez un aléa
00:53:24dont vous avez la certitude
00:53:26qu'il va se venir,
00:53:26ce n'est plus
00:53:27une question d'assurance.
00:53:28L'assurance,
00:53:28elle est là
00:53:29pour l'accident.
00:53:30Si vous êtes sûr
00:53:31qu'il y aura toujours
00:53:32des feux,
00:53:32si vous êtes sûr
00:53:33qu'il y aura toujours
00:53:34des inondations
00:53:34à cet endroit-là,
00:53:35ce n'est plus
00:53:36une question d'assurance,
00:53:37c'est une question
00:53:37de solidarité nationale.
00:53:38Nous sommes avec
00:53:39Patrick Seguin
00:53:39qui est président
00:53:40de la Chambre de Commerce
00:53:40et d'Industrie
00:53:41de Bordeaux,
00:53:43en Gironde.
00:53:43Donc Patrick Seguin,
00:53:44bonsoir.
00:53:45Merci d'être avec nous.
00:53:46Le président de la République,
00:53:48pardon,
00:53:48le Premier ministre,
00:53:49le Président de la République
00:53:50qui est dans le Var,
00:53:50le Premier ministre
00:53:51qui était en Gironde,
00:53:52est-ce qu'il a répondu
00:53:54correctement
00:53:54à vos attentes ?
00:53:57Écoutez,
00:53:58correctement,
00:53:58ce n'est peut-être pas le mot
00:53:59parce qu'on attend
00:54:00beaucoup de choses
00:54:01que lorsque le Premier ministre
00:54:02vient avec six ministres.
00:54:04Mais en tout cas,
00:54:05il y a eu des annonces
00:54:06qui sont intéressantes
00:54:07et qui vont nous permettre
00:54:08d'accompagner
00:54:09et d'aider les entreprises.
00:54:11D'une part,
00:54:1210 millions d'euros
00:54:12pour la Gironde
00:54:14et 2 millions d'euros
00:54:15pour les Landes
00:54:17par le biais
00:54:18du soutien des collectivités,
00:54:20notamment le Conseil régional
00:54:22qui va abonder ce fonds.
00:54:25Je pense que c'est
00:54:26déjà une bonne chose.
00:54:27Et puis,
00:54:27les exonérations
00:54:28de charges fiscales
00:54:29et sociales
00:54:29sur trois mois
00:54:30renouvelables,
00:54:31c'est encore une meilleure chose.
00:54:33Mais qu'est-ce qu'attend
00:54:34les entreprises aujourd'hui
00:54:35parce que pour elles,
00:54:36il y a une urgence ?
00:54:37Malheureusement,
00:54:37ce qui a été perdu,
00:54:39ça ne se rattrape jamais
00:54:40en business.
00:54:41Donc aujourd'hui,
00:54:42qu'est-ce qu'elles attendent
00:54:43précisément ?
00:54:45Eh bien,
00:54:45elles attendent effectivement
00:54:46comme vous le dites,
00:54:47justement,
00:54:47ça ne se rattrape pas
00:54:48ce qui est perdu est perdu,
00:54:49mais ce qu'elles veulent,
00:54:50c'est qu'elles aient
00:54:51un peu d'oxygène
00:54:53pendant les mois
00:54:54qui viennent
00:54:54sur ce qu'elles sont
00:54:55obligées de payer
00:54:55au niveau des,
00:54:56comme je disais tout à l'heure,
00:54:57des charges fiscales,
00:54:58des charges sociales
00:54:59qui commencent à tomber
00:55:00par exemple
00:55:00pour le mois d'août
00:55:03et d'ici la fin de l'année.
00:55:05Donc,
00:55:05l'exonération
00:55:06des charges fiscales
00:55:07et sociales
00:55:07sur les trois mois à venir,
00:55:08c'est une bonne chose
00:55:09pour l'ensemble
00:55:10de l'économie
00:55:11qui a été impactée.
00:55:12Je rappelle que ça concerne
00:55:13les entreprises
00:55:14qui ont été impactées
00:55:15directement ou indirectement,
00:55:16c'est-à-dire
00:55:17celles qui ont subi
00:55:19les évacuations.
00:55:20Et puis,
00:55:22ces exonérations
00:55:22seront renouvelables
00:55:23trois mois supplémentaires.
00:55:24Mais là,
00:55:25ça se corse un petit peu
00:55:26parce que trois mois supplémentaires,
00:55:27ça veut dire
00:55:27qu'on sort en 2027
00:55:29et qu'il faudra
00:55:31pouvoir d'ici là
00:55:32voter le projet
00:55:34de loi de finances,
00:55:34le PLF.
00:55:36Merci Patrick Seguin,
00:55:37merci d'avoir été avec nous.
00:55:38Et puis,
00:55:38il y a une polémique
00:55:38qui touche Laurent Nunes,
00:55:40le ministre de l'Intérieur.
00:55:41Le 13 août dernier,
00:55:42il avait réunion
00:55:42avec les pompiers
00:55:43et lors de cette réunion,
00:55:45c'est Mediapart
00:55:45qui nous le raconte,
00:55:46il a été enregistré
00:55:47à son insu,
00:55:49c'était une réunion
00:55:50sur les moyens
00:55:51et Laurent Nunes dit
00:55:51quand vous avez
00:55:52des opposants
00:55:52qui disent
00:55:53qu'il n'y a pas
00:55:53assez de moyens aériens,
00:55:55c'est normal
00:55:55qu'on ait une posture.
00:55:58Laurent Nunes,
00:55:59ce qui veut dire
00:55:59que cette posture,
00:56:02ça veut dire
00:56:03que ça va à l'encontre
00:56:04de ce qu'il dit publiquement,
00:56:05on dit que les moyens
00:56:06étaient nécessaires
00:56:07et donc là,
00:56:08il y a un problème.
00:56:09Où est la vérité ?
00:56:10Est-ce que Laurent Nunes
00:56:10sait que les moyens
00:56:11sont sous-dimensionnés
00:56:12et ensuite,
00:56:13il raconte l'inverse
00:56:14publiquement ?
00:56:16Attendez,
00:56:16Bruxellonde,
00:56:17il a répondu
00:56:17le ministre de l'Intérieur
00:56:18tout à l'heure,
00:56:19furax, furieux,
00:56:20qu'on ait pu enregistrer
00:56:21sans qu'il le sache.
00:56:23C'est une réunion
00:56:24entre un ministre
00:56:25de l'Intérieur
00:56:26et des organisations syndicales.
00:56:28Moi,
00:56:28dans ma carrière administrative
00:56:29et un peu politique
00:56:30quand j'étais secrétaire d'État,
00:56:31j'en ai tenu plein.
00:56:33Je n'ai jamais vu ça.
00:56:34Je n'ai jamais vu
00:56:35qu'on enregistre comme ça,
00:56:37sans le dire,
00:56:37de manière sauvage.
00:56:38Je leur ai dit
00:56:39en début de réunion
00:56:40que lorsque nous disons
00:56:41que les moyens
00:56:41sont suffisants,
00:56:42nous répondons
00:56:43à des attaques
00:56:44qui nous sont faites
00:56:44sur l'insuffisance
00:56:46des moyens aériens.
00:56:48Je leur ai dit
00:56:48que ma posture
00:56:50était aussi celle
00:56:51d'une posture politique
00:56:52de rabâcher,
00:56:53de ressasser sans cesse
00:56:54que ces moyens aériens
00:56:55sont suffisants.
00:56:56La flotte aérienne
00:56:56a été multipliée par deux
00:56:57depuis 2022.
00:56:59C'était effectivement
00:57:00une posture politique.
00:57:01Mais rien dans mes propos
00:57:03ne remettait en cause
00:57:04la position qui consiste
00:57:05à dire que les moyens aériens
00:57:07sont suffisants.
00:57:09De mon point de vue,
00:57:11la situation,
00:57:12ce qui se passe en ce moment
00:57:14dans notre pays
00:57:14et un peu partout dans le monde,
00:57:16c'est que ça nous échappe.
00:57:17Ça échappe à notre contrôle.
00:57:19Les incendies,
00:57:20la chaleur,
00:57:21la sécheresse,
00:57:22ça nous échappe.
00:57:23Et donc,
00:57:24la plupart de nos institutions
00:57:25et de nos lois
00:57:26sont faites pour
00:57:27une France tempérée.
00:57:28La France,
00:57:29c'est ce qu'on apprend
00:57:29à l'école.
00:57:30La France est un pays tempéré,
00:57:32gentiment arrosé
00:57:33par des pluies bretonnes.
00:57:35Eh bien,
00:57:35c'est plus ça.
00:57:36On est un pays tropical,
00:57:37quasiment,
00:57:37aride en été.
00:57:38Et donc,
00:57:39il faut qu'on organise
00:57:40en quelque sorte
00:57:41notre réponse
00:57:42pour que nos institutions,
00:57:43nos lois,
00:57:44répondent à cette nouvelle situation
00:57:45et qu'on reprenne le contrôle.
00:57:47Et ça,
00:57:48vous l'avez dit,
00:57:49monsieur,
00:57:49tout à l'heure,
00:57:50il y a bientôt
00:57:50une élection présidentielle.
00:57:51il me semble
00:57:52que c'est une question
00:57:53extrêmement importante
00:57:54pour nos candidats.
00:57:54Mais ça veut dire
00:57:55que nos responsables politiques,
00:57:56ils ont un double langage ?
00:57:58C'est-à-dire que
00:57:58lorsque Laurent Nunes dit
00:58:00écoutez,
00:58:00les moyens sont suffisants,
00:58:02il est dans la posture,
00:58:02c'est rassurez-vous,
00:58:04alors qu'en réalité,
00:58:05il sait très bien
00:58:05que ce n'est pas dimensionné ?
00:58:06Moi, je préférais avoir
00:58:07un gouvernement inquiet
00:58:10dont on voit l'inquiétude
00:58:11et qui dit
00:58:11qu'on a du boulot à faire
00:58:13plutôt que de dire
00:58:14tout est sous contrôle.
00:58:16Bon, voilà.
00:58:16Il y a deux discours
00:58:17sur les moyens
00:58:18des pompiers, alors ?
00:58:20Il y a un discours
00:58:21qu'il faut interpréter
00:58:21à l'aune
00:58:22de ce qui se passe actuellement.
00:58:23Au moment où on se parle,
00:58:24on est sur des feux
00:58:25qui sont hors normes.
00:58:27Dire qu'il y a bien
00:58:28quatre canadaires
00:58:29qui vont être achetés
00:58:29et qui vont être mis en production
00:58:31et qui devraient normalement
00:58:32sortir en 2028
00:58:33puis 2032,
00:58:34ça prouve bien
00:58:34qu'il y avait un besoin
00:58:35d'avoir des moyens supplémentaires.
00:58:36La réponse qui est effective
00:58:38au moment où on se parle,
00:58:39c'est de dire que
00:58:39face à cet incendie,
00:58:41les moyens ont pu répondre présents,
00:58:42il n'y avait pas
00:58:43une pénurie de moyens.
00:58:44Par contre,
00:58:45il y a eu des signaux faibles
00:58:46qui ont amené justement
00:58:46à réfléchir,
00:58:47à adapter
00:58:48notre réponse opérationnelle.
00:58:50Finalement,
00:58:51déjà,
00:58:51je pense que
00:58:52il faut se contextualiser
00:58:52un petit peu.
00:58:53On est quand même
00:58:53sur une vidéo
00:58:54qui est un peu dérobée.
00:58:55Là, le ministre
00:58:56réexplique les choses
00:58:57en expliquant qu'en effet,
00:58:58il y a une posture
00:58:59de rassurer aussi
00:59:01et de ne pas non plus
00:59:01aller dans l'anxiété
00:59:03et de dire
00:59:03en fait,
00:59:03on n'a pas de moyens,
00:59:04etc.
00:59:04On a malgré tout
00:59:05une flotte aérienne
00:59:06qui est présente,
00:59:07qui a montré son efficacité.
00:59:09Par contre,
00:59:09il ne faut pas nier non plus
00:59:10et c'est ce qui a été rappelé.
00:59:12Il n'y a pas de volonté
00:59:13de nier qu'il y a besoin
00:59:14d'avoir des canadaires supplémentaires.
00:59:15Tout le monde autour
00:59:16de la table le dit.
00:59:16Il en faut quatre
00:59:17parce qu'un canadaire,
00:59:19le premier arrive,
00:59:19l'eau s'évapore.
00:59:20Le deuxième arrive,
00:59:21l'eau arrive.
00:59:22Et ensuite,
00:59:22il en faut quatre de suite
00:59:23pour vraiment noyer
00:59:24l'incendie.
00:59:25C'est ça la réponse,
00:59:27c'est qu'en effet,
00:59:28il va falloir adapter
00:59:29les moyens
00:59:30et en avoir plus.
00:59:31Mais au moment où on se parle,
00:59:32il n'y avait pas non plus
00:59:33une pénurie telle
00:59:33qu'on devrait avoir
00:59:34un discours alarmiste
00:59:35comme ça a été avancé
00:59:36par certaines populations.
00:59:38Et c'est ça le sujet,
00:59:38en fait, finalement.
00:59:39Et par contre,
00:59:39en effet,
00:59:40il y a besoin d'avoir maintenant
00:59:41des moyens supplémentaires,
00:59:43notamment des moyens terrestres,
00:59:44des moyens véhiculaires
00:59:46et des moyens aériens
00:59:46qui vont continuer
00:59:47à être amenés
00:59:48depuis 2022, d'ailleurs.
00:59:49Et à noter tout de même
00:59:49que Laurent Nunez
00:59:51reconnaît une maladresse
00:59:52pour l'emploi du terme
00:59:53posture politique.
00:59:54C'est ce qu'il a expliqué
00:59:55tout à l'heure
00:59:55lors de la conférence de presse.
00:59:56Oui.
00:59:57Là, il est quand même
00:59:57un peu coincé
00:59:58avec cette histoire,
00:59:59Laurent Nunez.
01:00:00Quand vous reconnaissez
01:00:01une maladresse,
01:00:02ça veut dire que,
01:00:03normalement,
01:00:03au lieu de dire maladresse,
01:00:04on dit faute.
01:00:05Il n'y a pas de fatalité
01:00:06dans ces situations.
01:00:07Évidemment,
01:00:07on a tous intérêt
01:00:09que ces ministres réussissent.
01:00:10On a tous intérêt
01:00:11à ce que ces maires réussissent.
01:00:13Il n'y a pas de fatalité
01:00:14à ce qu'à chaque aléa,
01:00:15on se retourne
01:00:16contre son maire,
01:00:17contre son ministre
01:00:18ou contre son directeur.
01:00:19Et pour avoir fait
01:00:20de nombreux exercices,
01:00:21il y a des territoires,
01:00:22il y a des préfets,
01:00:23il y a des maires
01:00:24avec lesquels ça s'est bien passé.
01:00:27Je peux même témoigner
01:00:29de pétitions que j'ai vues
01:00:30pour qu'un préfet reste en poste
01:00:32parce que la population
01:00:33a estimé
01:00:34qu'il avait bien fait le travail.
01:00:37Le préfet Philippini,
01:00:38à La Réunion,
01:00:39a fait l'objet de pétitions
01:00:40pour qu'il reste.
01:00:41Pourquoi ?
01:00:41Parce qu'il était sur le terrain,
01:00:43parce qu'il s'est entraîné
01:00:44avec cette population,
01:00:45parce qu'il a été présent
01:00:47dans les médias,
01:00:48il a communiqué
01:00:49auprès de sa population
01:00:50avant les crises,
01:00:51pendant la crise,
01:00:52après la crise,
01:00:53il a rencontré
01:00:54les acteurs
01:00:55de l'économie numérique
01:00:57pour proposer
01:00:58des outils de prévention.
01:00:58Donc c'est peut-être
01:00:59quelque chose à faire aussi
01:01:00aujourd'hui en métropole.
01:01:02J'étais à La Réunion
01:01:03au mois d'octobre
01:01:04pour Cyclonex,
01:01:05400 personnes présentes
01:01:07dans l'amphithéâtre.
01:01:08Donc ce qui veut dire
01:01:09qu'il faut apprendre
01:01:09à faire des réunions
01:01:10de prévention aussi
01:01:11sur les incendies
01:01:12aujourd'hui.
01:01:12Exactement.
01:01:13Ça existe ou pas ?
01:01:14Des réunions de prévention
01:01:15sur les habitants ?
01:01:16Oui, avec les habitants.
01:01:18Il y a des exercices,
01:01:20il y a des réunions
01:01:21qui sont faites
01:01:21justement pour
01:01:22acclimater la population
01:01:23face à ce risque émergent
01:01:24qui est déjà présent
01:01:25mais qui commence
01:01:25à monter en intensité.
01:01:27Et ça va devenir,
01:01:27on l'espère en tout cas,
01:01:28des choses qui devront
01:01:29être distillées
01:01:30dans les différentes communes.
01:01:31C'est un peu le principe
01:01:31de subsidiarité
01:01:32en expliquant que le maire
01:01:33aussi a sa responsabilité,
01:01:34le préfet aussi,
01:01:35d'éduquer la population.
01:01:36Et dans d'autres pays,
01:01:37notamment le Japon,
01:01:38cette culture du risque,
01:01:39elle est exacerbée.
01:01:40avec les tsunamis
01:01:41et les tremblements de terre
01:01:42et les tsunamis.
01:01:43Et finalement,
01:01:43est-ce que ça ne serait pas
01:01:43la meilleure réponse ?
01:01:44Merci à tous d'avoir aidé
01:01:46à mieux comprendre
01:01:47aujourd'hui les réponses
01:01:48apportées par le Premier ministre
01:01:49Sébastien Lecornu
01:01:50aux incendies.
01:01:51On va résumer d'ailleurs
01:01:52pour ceux qui nous rejoindraient
01:01:53maintenant,
01:01:54voilà ce qu'a dit le Premier ministre
01:01:55à propos de l'enveloppe financière
01:01:56qui va être allouée.
01:01:58Il y a un enjeu
01:01:59de solidarité territoriale important.
01:02:01Donc là, c'est le sens
01:02:02des 12 millions d'euros
01:02:03que nous débloquons
01:02:04et pour les Landes
01:02:06et pour la Gironde
01:02:06qui va vraiment être délégué
01:02:08à la préfète de région,
01:02:10donc échelon local.
01:02:11J'y reviendrai,
01:02:11c'est très important,
01:02:12moins on gère depuis Paris
01:02:14et plus on redonne
01:02:15des capacités
01:02:17aux acteurs locaux,
01:02:18mieux ce sera.
01:02:18En tout cas,
01:02:18c'est notre philosophie
01:02:19et on va s'y employer.
01:02:21Mais cette somme d'argent,
01:02:22elle va être disponible
01:02:22dès maintenant
01:02:23et donc elle va permettre
01:02:24aux collectivités
01:02:25de lancer les travaux
01:02:28sans retard
01:02:28et au fond aussi
01:02:29de leur permettre
01:02:30de bâtir
01:02:31une forme de plan de relance.
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