- il y a 2 heures
- #sudradio
Les Vraies Voix avec udith Beller avec Saliha Ait-Hamou, Bruno Pomart , Baptiste Robert, Nathalie Cohen-Beizermann
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2026-08-14##
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NewsTranscription
00:00:008h-20h, les vraies voix Sud Radio.
00:00:02Sud Radio.
00:00:04Parlons vrai.
00:00:06Dorothée Bonassi, vous êtes directrice générale de BYD France.
00:00:09Dites-moi, pourquoi les Français peuvent-ils faire confiance à BYD ?
00:00:12Parce que BYD est un expert mondial des véhicules électriques et super hybrides,
00:00:17avec plus de 30 ans de savoir-faire dans la technologie des batteries,
00:00:21et nous offrons une gamme très large, de la citadine au grand SUV,
00:00:25en 100% électrique ou en super hybride.
00:00:27Et concrètement, qu'est-ce que ça change pour les automobilistes français ?
00:00:30D'abord la proximité. Nous avons près de 120 concessions partout en France,
00:00:34et nous continuons à nous développer.
00:00:36Et ensuite la sérénité, puisque nous offrons une garantie à 6 ans sur tous nos véhicules,
00:00:41et 8 ans sur les batteries.
00:00:42Bien, et côté accompagnement ?
00:00:44Tous nos techniciens sont formés à nos technologies,
00:00:47et accompagnent nos clients partout en France.
00:00:49Et surtout, près de 98% des pièces de rechange sont livrées sous 48 heures.
00:00:54Ah oui, un petit dernier mot pour la fin ?
00:00:56Eh bien, pour tous ceux qui ne connaissent pas BYD,
00:00:58je les invite à venir essayer nos véhicules en concession.
00:01:01Merci beaucoup.
00:01:03Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo.
00:01:06Vosfactures.fr, logiciel de facturation en ligne, procédure PDP, PA engagée,
00:01:12PEPOL certifiée, présente.
00:01:14Les vraies voix Sud Radio, 17h-19h, Judith Belair.
00:01:18Hello, hello, chers amis, chers auditeurs, c'est notre dernière soirée ensemble ce soir,
00:01:22même si vous retrouverez les vraies voix de l'été dès lundi, car l'antenne ne s'arrête jamais.
00:01:27Le Conseil constitutionnel vient de censurer l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans,
00:01:31jugeant la mesure disproportionnée.
00:01:33On marche un peu sur la tête, vous ne trouvez pas ?
00:01:34On en parle dans l'info en plus.
00:01:36Et vous, vous n'hésitez pas surtout à réagir et à dire ce que vous pensez sur notre chaîne YouTube.
00:01:41Ce vendredi, c'est le dernier jour avant le week-end et pas n'importe lequel.
00:01:44Demain, c'est le 15 août.
00:01:45Alors vous, qu'est-ce que vous avez prévu ?
00:01:46Départ, famille, plage, repos, travail ?
00:01:48On veut vous entendre, vous nous appelez au 0826 300 300.
00:01:52Sans oublier vos trois débats et vous qui prenez la parole, vos avis, vos expériences, vos coups de gueule aussi.
00:01:56Allez, bienvenue dans les vraies voix de l'été sur Sud Radio.
00:01:59Les vraies voix Sud Radio.
00:02:00A 17h30, votre question du soir.
00:02:02Fin juin, le système informatique de la DGFIP, le fisc français, a été piraté.
00:02:08700 000 personnes sont potentiellement concernées.
00:02:10L'affaire ne sort que maintenant, après la revendication de l'attaque.
00:02:14Des données de contribuables auraient été consultées et extraites.
00:02:16Alors on vous pose la question, est-ce que nos données sont assez protégées ?
00:02:19Vous pouvez évidemment aller commenter sur YouTube à toutes ces questions qu'on vous pose pendant les vraies voix de
00:02:24l'été.
00:02:24A 18h20, votre grand débat.
00:02:26La sécheresse touche désormais la quasi-totalité du pays.
00:02:29Plus de 40 000 personnes subissent déjà des coupures d'eau au robinet.
00:02:32Tandis que l'approvisionnement de 550 000 habitants est sous tension.
00:02:35Et que près de 3 millions sont placés en vigilance.
00:02:37Avec les canicules à répétition et le manque de pluie.
00:02:39La priorité est désormais claire.
00:02:41Préservez l'eau potable.
00:02:42Alors on est un peu inquiet d'ailleurs.
00:02:43Est-ce que vous, vous avez peur de manquer d'eau ?
00:02:45C'est une vraie question.
00:02:46Vous n'hésitez pas évidemment à nous appeler pour nous en parler.
00:02:48Le standard est à vous.
00:02:49A 18h43, on fait le point sur ce qui fait bouger les réseaux sociaux.
00:02:52Une vidéo choc depuis quelques jours à Avignon.
00:02:54Un couple juif australien est pris à partie par un homme irlandais
00:02:57qui tient des propos antisémites et profère des menaces de mort.
00:03:00La scène est filmée, partagée, commentée des milliers de fois.
00:03:03Avec cette haine qui devient virale, on se pose la question.
00:03:06Est-ce que les réseaux banalisent l'antisémitisme ?
00:03:08Vous n'hésitez pas évidemment à nous appeler au 0826 300 300 pour donner votre opinion.
00:03:13Et puis évidemment, commenter sur Youtube.
00:03:15Allez, vos vraies voix de ce soir.
00:03:17Les vraies voix Sud Radio.
00:03:18Et c'est le retour de Salia Aitamou.
00:03:20Bonsoir Salia.
00:03:22On fait la dernière ensemble, ça me fait bien plaisir.
00:03:24Moi aussi.
00:03:24Alors, vous êtes humoriste, entrepreneur, fondatrice du Woman Comédie Tour et chroniqueuse, ma chère Salia.
00:03:31Bruno Pommard, le retour aussi.
00:03:33La dernière aussi, ensemble.
00:03:35C'est la quête pour vous.
00:03:37Après, c'est les vacances.
00:03:38Je vois que notre amie est cumularde.
00:03:41Elle est cumularde et puis elle assure à l'enfer.
00:03:42Elle a fait un paquet de trucs.
00:03:43C'est formidable.
00:03:44Merci.
00:03:45Vous êtes président du Think Tank Initiative Sécurité Intérieure, Bruno.
00:03:48Et puis vous êtes aussi ancien membre du RAID.
00:03:50C'est parti pour la question du soir.
00:03:55Le système informatique de la DGFIP, autrement dit le fisc français, a été victime du cyberattaque fin juin.
00:04:01L'affaire n'est révélée que maintenant après la revendication du piratage.
00:04:04Le pirate, il revendique 678 438 lignes de données volées.
00:04:09Donc près de 700 000, on aura compris.
00:04:11Personnes potentiellement concernées.
00:04:12Alors quand une attaque reste inconnue du grand public pendant plusieurs semaines, on se demande, on vous demande d'ailleurs
00:04:17sur YouTube, vous n'hésitez pas, nos données sont-elles assez protégées ?
00:04:21Pour en parler, nous sommes avec Johan de Malmort, notre auditeur, qui nous appelle au 0826 300 300.
00:04:27Bonsoir Johan.
00:04:29Bonsoir.
00:04:29Alors on va vous demander ce que vous en pensez, vous, puisque a priori vous travaillez dans l'informatique numérique,
00:04:34Johan.
00:04:35Oui, tout à fait.
00:04:36Tout à fait.
00:04:36Alors qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que nos données sont assez protégées ?
00:04:41Non, non, non. Malheureusement, pas assez.
00:04:44Ok.
00:04:45Mais c'est malheureusement le cas de la plupart des entreprises.
00:04:49Bonsoir.
00:04:50On ne déroge pas.
00:04:51A savoir qu'on a des dépendances sur des systèmes qui ne sont pas souverains.
00:04:57Typiquement, la plupart du temps, des bases de données sur des systèmes américaines, notamment.
00:05:03Ce qui fait que ce sont des systèmes qui sont répertoriés, qui sont connus pour avoir certaines failles.
00:05:09Et malheureusement, il y a des personnes qui sont assez douées, suffisamment douées pour pouvoir exploiter ces failles.
00:05:15Parce qu'il y a une seconde fuite qui aurait exposé les données de près de 680 000 contribuables.
00:05:21Ça, c'est la première.
00:05:22Et puis près de 2 millions de propriétaires aussi, a priori.
00:05:25Pour en parler, on est aussi avec Baptiste Robert.
00:05:27Bonsoir Baptiste.
00:05:29Bonsoir.
00:05:29Vous êtes chercheur en cybersécurité et hacker ?
00:05:32Ah non, ça me fait rigoler maintenant.
00:05:34Ah tiens, justement.
00:05:36On a un peu lissé sur le plateau.
00:05:37Bienvenue, cher ami.
00:05:40Enchanté.
00:05:41Alors Baptiste, est-ce qu'on est assez protégé ?
00:05:43A priori, non.
00:05:44Enfin, je ne sais pas ce que vous en pensez, vous.
00:05:46Alors, on est assez protégé, mais on ne le sera jamais.
00:05:49Il n'y a jamais de cybersécurité maximale.
00:05:52Ça n'existe pas, en réalité.
00:05:54C'est un peu comme la sécurité physique.
00:05:56On peut faire le maximum, mais il n'y aura jamais de cybersécurité absolue.
00:06:03Ce qu'a dit le monsieur sur la souveraineté est un vrai sujet, mais ce n'est pas forcément le
00:06:06sujet ici.
00:06:07Le sujet, il est que quand on est une grande entité avec des dizaines de milliers de personnes,
00:06:12quand on a des millions d'utilisateurs, c'est difficile de sécuriser un tel système.
00:06:18Est-ce que c'est acceptable pour autant ?
00:06:19Non, pas vraiment.
00:06:21Et ce qui se passe est grave.
00:06:22Il faut le dire.
00:06:23Aujourd'hui, il y a une multiplication des fuites de données.
00:06:26C'est un vrai problème.
00:06:27Mais il faut aussi savoir que des failles de sécurité, dans les systèmes, il y en aura toujours.
00:06:32La question, c'est de se dire comment, en tant qu'entité de l'État, en tant qu'organisation, en
00:06:37tant que ministère,
00:06:38je me mets en position de recevoir les failles de sécurité, de les corriger au plus vite,
00:06:42et d'avoir les bonnes personnes aux bons endroits pour pouvoir corriger rapidement.
00:06:46Le Premier ministre Sébastien Lecornu, il avait dévoilé un plan d'action pour renforcer la lutte contre les cyberattaques,
00:06:51notamment la création d'une autorité numérique de l'État,
00:06:54et puis une enveloppe de 200 millions d'euros qui doit notamment financer des investissements dans les applications,
00:06:58les outils de détection et la cryptographie post-quantique.
00:07:02Ça devient très technique.
00:07:04Cela dit, c'est vrai qu'on se dit que les hackers, en général, sont beaucoup plus évolués que nous,
00:07:08parce qu'ils sont plus souples aussi.
00:07:11Allô, Baptiste Robat, vous êtes avec nous ?
00:07:13Oui, pardon.
00:07:14Oui, bien sûr.
00:07:15Oui, oui, tout à fait.
00:07:18200 millions, il faut se dire que, surtout sur la cryptographie post-quantique,
00:07:22qui est un autre domaine qui demande beaucoup d'investissement,
00:07:26c'est de la paille.
00:07:27C'est clairement pas grand-chose.
00:07:28Alors, c'est toujours mieux que rien.
00:07:29C'est un effet d'annonce, c'est ça que vous dites.
00:07:31C'est clairement un effet d'annonce.
00:07:33C'est quelque chose qui est déjà existé.
00:07:36Il va fusionner des choses qui avaient été défusionnées auparavant,
00:07:39et donc, on est sur la manœuvre politique qui n'a pas un effet immédiat.
00:07:45Pour avoir un effet sur la cybersécurité de l'État, le problème, c'est que c'est systémique.
00:07:51Il faut faire un audit de où est-ce qu'on dépense les choses,
00:07:56qu'est-ce qu'on a pris, est-ce qu'on a des bonnes solutions aux bons endroits,
00:07:59est-ce qu'on a les bonnes personnes aux bons endroits.
00:08:01J'ai l'impression que c'est une conversation qu'on a en boucle
00:08:03avec tous les projets du gouvernement en ce moment, depuis quelques jours.
00:08:07Et c'est de la cybersécurité qui n'est pas exclue.
00:08:10Bien sûr.
00:08:11Salia et Tamou, quand on sait que ce piratage, il a eu en juin,
00:08:14et qu'on ne le sait que maintenant, parce que le pirate a revendiqué,
00:08:17on est à même de se poser des questions aussi.
00:08:19C'est sûr qu'on peut se poser beaucoup de questions.
00:08:21J'ai regardé un petit peu, justement, pour avoir quelques informations.
00:08:24On a Bercy qui a fini par avouer, donc il le savait.
00:08:27Maintenant, qu'il le sache.
00:08:29C'est vraiment, moi, ce que je pense,
00:08:31c'est qu'il le sache.
00:08:32Et que le grand public ne le sache pas,
00:08:34ce n'est pas en vrai le fond du problème.
00:08:36Le fond du problème, c'est de régler le problème.
00:08:41C'est-à-dire de trouver une solution,
00:08:43puisqu'aujourd'hui, on a rendu les déclarations en ligne obligatoires,
00:08:46sous peine d'amende.
00:08:47On a obligé 31 millions de Français
00:08:49à mettre leur vie fiscale en ligne.
00:08:51Et aujourd'hui, on leur dit, en fait, on n'est pas capable de vous protéger.
00:08:53Oui, c'est vrai.
00:08:55Je crois que la DGFIP,
00:08:57la Direction Générale des Finances Publiques,
00:08:59effectivement, a une responsabilité là-dedans.
00:09:01sur moderniser leur système informatique.
00:09:04Mais je crois que c'est dans tous les ministères.
00:09:05Dans tous les régaliens, il y a des problèmes.
00:09:06On le voit.
00:09:07On l'a eu, malheureusement, au ministère intérieur également.
00:09:09C'est une vraie question.
00:09:10Et quand on voit ce qui s'est passé là,
00:09:12c'est quand même des données vachement confidentielles.
00:09:15Parce qu'à travers ça,
00:09:16j'ai discuté avec un ami qui est banquier,
00:09:17qui m'expliquait que
00:09:19piquer les informations,
00:09:20nom, prénom, adresse,
00:09:21et tout ce qu'on peut imaginer,
00:09:22c'est savoir ce que les gens ont dans le panier, comme on dit.
00:09:25Et ça peut faire l'objet, comme on a vu avec la crypto,
00:09:27de gens qui sont ciblés,
00:09:29pour aller les saucissonner,
00:09:31et les kidnapper,
00:09:32voire les détrousser, comme on dit.
00:09:35Donc c'est un vrai problème.
00:09:36Et je crois que ce pays a besoin d'une réforme totale
00:09:39sur tout un tas de domaines.
00:09:40On n'a pas su anticiper, encore une fois.
00:09:42Et puis on voit, malheureusement, le résultat.
00:09:44On est en train de le payer.
00:09:45Et le milieu des finances,
00:09:48pareil, encore une fois.
00:09:49Donc il va falloir réagir très rapidement.
00:09:51Il est temps qu'on arrive au futur présidentiel
00:09:53pour pouvoir changer...
00:09:55Ah bah ça, je suis bien d'accord, il est temps.
00:09:58Baptiste Robert,
00:09:59je sais que vous devez nous quitter,
00:10:01donc je vous repose une petite question juste avant.
00:10:03Berthi, il a finalement effectivement confirmé
00:10:05qu'un accès légitime intervenu fin juin
00:10:07à la suite d'une usurpation d'identité
00:10:09avait permis cette consultation et extraction de données.
00:10:12Donc autant dire qu'en fait,
00:10:12en termes de pare-feu, j'ai envie de dire,
00:10:14de sécurité,
00:10:15c'était caduque pratiquement.
00:10:17Alors, oui et non.
00:10:19Et attention, dans ce que vous avez dit précédemment,
00:10:21ils n'étaient pas forcément au courant.
00:10:23Peut-être qu'il s'est passé un mois et demi,
00:10:26mais il est tout à fait probable
00:10:29que les impôts aient appris en même temps
00:10:32qu'ils avaient été hackés.
00:10:35C'est-à-dire que comment on peut ne pas voir
00:10:37une fuite de données aussi importante ?
00:10:39Si on n'a pas de système de monitoring,
00:10:41si on ne sait pas qui est présent,
00:10:43si on ne monitore pas ce qui rentre
00:10:46et ce qui sort de son réseau,
00:10:48un attaquant qui est un peu malin,
00:10:50ou pas d'ailleurs,
00:10:51parce que s'il n'y a pas de système de surveillance autour,
00:10:53il va être en capacité de rentrer,
00:10:55de faire sa petite affaire,
00:10:56d'exfiltrer les données dont il a besoin,
00:10:59et il repart comme ça,
00:11:00et personne ne l'a vu,
00:11:01personne ne l'a arrêté.
00:11:02Et donc, il y a un scénario,
00:11:04je ne sais pas,
00:11:05je n'ai pas accès au dossier
00:11:06et aux personnes en question,
00:11:08mais il y a aussi un scénario
00:11:09où la direction générale
00:11:11a appris en même temps que tout le monde
00:11:13qu'ils avaient été hackés.
00:11:14J'ai envie de dire que c'est presque pire.
00:11:15Ils viennent de faire la communication.
00:11:17On va le faire complètement pire.
00:11:18Vous ne voulez pas qu'on vous fasse embaucher
00:11:19à la direction des finances publiques, non ?
00:11:21Bruno, il a le bras long.
00:11:25Bon, merci beaucoup d'être venu partager avec nous,
00:11:27Baptiste Robert,
00:11:28je rappelle que vous êtes chercheur en cybersécurité.
00:11:29Et à cœur, vous restez avec nous,
00:11:32chers auditeurs.
00:11:32Puis d'ailleurs, on a toujours Johan
00:11:33qui nous appelle de Malmorde
00:11:35dans les bouches du Rhône.
00:11:37C'est un joli lapsus que j'aime faire.
00:11:40Voilà, donc vous faites comme lui.
00:11:41Vous nous appelez 0826 300 300.
00:11:42Nous, on arrive tout de suite.
00:11:43A tout de suite.
00:11:4517h17, je vous rappelle
00:11:46nos vraies voix du jour.
00:11:48Les vraies voix Sud Radio.
00:11:50Salia Aitamou,
00:11:50vous êtes humoriste, entrepreneur,
00:11:52fondatrice du Women Comedy Tour
00:11:53et chroniqueuse.
00:11:55Bruno Pommard,
00:11:56vous êtes président du Think Tank
00:11:56Initiative Sécurité Intérieure
00:11:58et ancien membre du RAID.
00:11:59J'ai moins de références,
00:12:00vous avez remarqué.
00:12:00Mais j'ai bien appris ma leçon,
00:12:01vous avez vu.
00:12:02Oui, oui, c'est vrai.
00:12:03Allez, c'est reparti
00:12:04par la question du soir.
00:12:05Les vraies voix Sud Radio.
00:12:07Le fisc français a été piraté fin juin.
00:12:09Près de 700 000 contribuables
00:12:10pourraient être concernés par la fuite.
00:12:12L'attaque n'est révélée que maintenant
00:12:13car le pirate revendique.
00:12:15Alors, il aurait récupéré
00:12:16des données de contribuables,
00:12:17mais genre beaucoup, beaucoup.
00:12:19Et donc, une question se pose d'ailleurs.
00:12:21On vous la pose sur YouTube.
00:12:22Vous n'hésitez pas à les commenter.
00:12:23Nos données sont-elles assez protégées ?
00:12:25A priori, on a la réponse.
00:12:26Mais bon, on va continuer à échanger.
00:12:28On est toujours avec Johan
00:12:29qui nous appelle de Malemort.
00:12:31Bonsoir, Johan.
00:12:32Bonsoir.
00:12:33Rebonsoir.
00:12:34Rebonsoir.
00:12:35Alors, vous, en fait,
00:12:37ce que vous dites,
00:12:37c'est qu'il y a un problème
00:12:39de trous dans la raquette.
00:12:41C'est-à-dire qu'en fait,
00:12:41dès qu'on voit un petit trou
00:12:42dans le grillage même,
00:12:43on peut s'y engouffrer
00:12:44quand on est un hacker spécialisé.
00:12:46Oui, oui.
00:12:47Alors après,
00:12:47comme l'a dit votre intervenant,
00:12:49la sécurité à 100%,
00:12:51ça n'existe pas.
00:12:52Le risque zéro n'existe pas.
00:12:54C'est vrai, ça sur toutes les couches
00:12:57de la société, j'ai envie de dire,
00:12:58Bruno Pema.
00:12:59Oui, sur toutes les couches.
00:13:00Mais regardez,
00:13:00il y a quelques années,
00:13:02le Pentagone,
00:13:02ils sont rentrés dans l'ordinateur.
00:13:04Le Pentagone,
00:13:05on dit que c'est le CNDC1,
00:13:06ils ont réussi à rentrer.
00:13:07Il y a eu l'ANTS aussi,
00:13:08il n'y a pas très longtemps.
00:13:09Il faut savoir d'ailleurs
00:13:09que les hackers,
00:13:10j'aurais dû le dire
00:13:11à notre précédent auditeur
00:13:12qui est intervenu,
00:13:13les hackers sont aux Etats-Unis
00:13:15recrutés même
00:13:15dans les agences du gouvernement.
00:13:17Parce qu'évidemment,
00:13:18on a affaire à des petits génies quelque part.
00:13:19Donc, il faut les récupérer
00:13:20au lieu de foutre en prison systématiquement
00:13:22et puis s'en servir
00:13:23peut-être pour nous expliquer
00:13:24ce qui ne va pas
00:13:24et pour faire évoluer nos systèmes.
00:13:26Johan, vous êtes hacker, vous ?
00:13:29Non, non.
00:13:30Hub, hub, hub, hub.
00:13:31Non, non, non.
00:13:31Allez, dites-le, dites-le, dites-le.
00:13:33Il a bugué,
00:13:33il a trop bugué.
00:13:35Allez, affouez-le.
00:13:37Je ne m'attendais pas à cette question.
00:13:39Non, je dirige une équipe
00:13:41où on a ce qu'on appelle
00:13:42des hackers éthiques,
00:13:43c'est-à-dire des hackers
00:13:44qui sont en charge, effectivement,
00:13:45de trouver les failles
00:13:46de cyber sécurité.
00:13:47Hackers éthiques,
00:13:47vous appelez ça, vous ?
00:13:48Oui, c'est pas mal.
00:13:49Oui, c'est bien, ça.
00:13:49Ça veut dire quoi ?
00:13:50C'est des hackers du bon côté.
00:13:52Ah oui, d'accord.
00:13:53Oui, c'est ça.
00:13:53On intervient, en fait,
00:13:54sur demande des clients
00:13:55sur un territoire spécifique.
00:13:57D'accord.
00:13:57Et pourquoi vous ne travaillez pas
00:13:58avec les ministères ?
00:14:01Pour plusieurs raisons.
00:14:02D'abord, il faut qu'ils
00:14:04extriment le besoin.
00:14:05Oui, c'est sûr.
00:14:07Il y a une chose aussi,
00:14:08il y a plusieurs choses aussi
00:14:09par rapport à ce qui a été dit,
00:14:10mais normalement,
00:14:12les ministères sont en charge,
00:14:14en tout cas,
00:14:15de réaliser des audits
00:14:16à minimum une fois par an
00:14:18pour déjeter justement
00:14:20la sécurité
00:14:21de leur système d'information.
00:14:22Bien sûr, oui, c'est clair.
00:14:23Parce que vous vous rendez compte
00:14:24l'impact que ça a,
00:14:25les données qui ont fusé, là,
00:14:27pour la DGF.
00:14:28Il est en vente,
00:14:29les données,
00:14:29toutes les données sont en vente,
00:14:31paraît-il,
00:14:31selon le site spécialisé
00:14:32French Breaches,
00:14:33pour plusieurs milliers d'euros.
00:14:34Eh oui, alors vous rendez compte
00:14:35que, je disais tout à l'heure,
00:14:36les gens peuvent savoir,
00:14:39les gens m'ont attentionné
00:14:39combien vous avez sur votre compte,
00:14:41etc.
00:14:41Donc, vous saucissonnez,
00:14:42faire comme on a fait
00:14:43avec les patrons d'un crypto-monnaie.
00:14:44Bon, ça ne m'arrivera pas.
00:14:46Vous faire passer
00:14:46pour de faux représentants bancaires
00:14:48pour essayer de vous vendre
00:14:49des produits, etc.
00:14:50Non, mais ils peuvent même
00:14:52viser vos comptes.
00:14:53C'est important, monsieur Pondorin,
00:14:54on peut tout simplement
00:14:55aussi prendre votre identité,
00:14:56maintenant.
00:14:56C'est ça.
00:14:57Oui, absolument.
00:14:58J'ai votre référence fiscal,
00:15:00votre nom, votre prénom,
00:15:00votre adresse,
00:15:01votre date de mécanque,
00:15:02je peux souscrire des crédits
00:15:03à votre nom.
00:15:03Exactement.
00:15:04Ah oui, ça fait peur, là.
00:15:05Oui, oui, exactement.
00:15:07Il faut faire peur.
00:15:07Par contre, il y a une chose
00:15:08que vous avez dite,
00:15:09moi, qui m'a fait un petit peu peur,
00:15:11dans les deux cas,
00:15:12c'est que la direction générale
00:15:15a avoué,
00:15:16ou en tout cas a constaté
00:15:17qu'effectivement,
00:15:18il y avait bien eu un piratage.
00:15:20Mais de deux choses,
00:15:21une, soit ils étaient au courant,
00:15:22ils auraient dit,
00:15:22et là, c'est légal,
00:15:24parce qu'on est dans l'obligation
00:15:26maintenant,
00:15:26depuis l'entrée en vigueur
00:15:28de la réglementation générale
00:15:29de la protection
00:15:30dans les données personnelles,
00:15:31de prévenir les usagers
00:15:34au bout de 48 heures,
00:15:35j'imagine pas.
00:15:36Soit ils n'étaient pas au courant,
00:15:38et là, c'est peut-être pire,
00:15:39parce que ça veut dire
00:15:40qu'ils n'ont pas de,
00:15:40effectivement,
00:15:41comme a dit votre précédente auditeur,
00:15:43ils n'ont pas de monitoring
00:15:43sur système,
00:15:44donc ils ne savent pas
00:15:44ce qui se passe.
00:15:45Et comment on fait
00:15:46pour bloquer, alors ?
00:15:48Pardon ?
00:15:48Là, maintenant,
00:15:49comment on fait
00:15:49pour bloquer concrètement ?
00:15:50C'est trop tard.
00:15:51Ah, mais non,
00:15:51on ne peut plus,
00:15:51on ne peut plus.
00:15:52La donnée a fuité.
00:15:53La donnée a fuité.
00:15:55La seule chose,
00:15:56éventuellement,
00:15:57qu'on peut faire,
00:15:57c'est aller sur ces plateformes
00:16:00de vente
00:16:00et voir si on arrive
00:16:02peut-être à retrouver
00:16:03la personne
00:16:04qui a fait ça
00:16:05et peut-être essayer
00:16:07de...
00:16:07avant que les données
00:16:08soient vendues.
00:16:09Mais ça,
00:16:09c'est la gendarmerie
00:16:11à faire son travail maintenant.
00:16:12Il y a quelque temps,
00:16:12en tout cas.
00:16:13Alors, on continue
00:16:14au standard
00:16:15avec nos auditeurs
00:16:160826 300 300.
00:16:17Vous avez bien raison
00:16:18de nous appeler
00:16:18et de donner votre opinion
00:16:19puisque Sud Radio,
00:16:20c'est votre antenne.
00:16:21On est avec Anthony
00:16:22qui nous appelle de Pessac.
00:16:23Bonsoir, Anthony.
00:16:24Bonsoir à tous.
00:16:25Bonsoir.
00:16:26Alors, Anthony,
00:16:27vous, vous travaillez
00:16:28dans la cybersécurité.
00:16:29Ce que vous dites,
00:16:29c'est que pour les services
00:16:30de l'État en général,
00:16:31il y a des appareils
00:16:32qui sont quand même
00:16:32assez vieux, quoi.
00:16:34Oui, tout à fait.
00:16:35Alors, moi,
00:16:36j'interviens souvent
00:16:37dans tout ce qui est
00:16:38administration pénétentiaire
00:16:39et même pour le ministère
00:16:41de l'Intérieur,
00:16:41pas pour l'ESGALU.
00:16:43Donc, beaucoup de police
00:16:44et de gendarmerie.
00:16:45Et pour les...
00:16:46Ce qui est existant,
00:16:47le matériel actif,
00:16:48donc le matériel informatique
00:16:49est très existant,
00:16:51voire pas du tout sécurisé.
00:16:52Voire obsolète, quoi.
00:16:53C'est ça ?
00:16:54Oui, obsolète,
00:16:54même qu'on peut acheter
00:16:56dans le commerce.
00:16:56C'est déjà arrivé.
00:16:58Et donc, c'est du matériel
00:16:59qui peut être hacké
00:17:00facilement.
00:17:01Oui.
00:17:02Donc, en fait,
00:17:03ce qu'on disait tout à l'heure
00:17:04sur cette enveloppe
00:17:05de 200 millions d'euros
00:17:06que prévoit le gouvernement,
00:17:07en fait, c'est comme,
00:17:08pardonnez-moi le terme,
00:17:09parlons vrai,
00:17:09c'est du pipi de chat, quoi.
00:17:12Oui, si vous voulez,
00:17:13pour toutes les constructions nouvelles,
00:17:15ça, je n'ai pas de doute
00:17:16que tout est bien fait,
00:17:17mais c'est pour l'existant.
00:17:19Et des fois,
00:17:20on va, comment dire,
00:17:21on va faire des extensions,
00:17:22les extensions sont sécurisées,
00:17:23mais le cœur de réseau en lui-même,
00:17:25le cœur du système,
00:17:26lui, ne l'est pas.
00:17:27Et donc, ça va coûter
00:17:28des gros, gros billets, quoi.
00:17:30Oui, c'est vrai.
00:17:31Celle-l'IA, Itamu,
00:17:32en fait, quand on entend
00:17:34qu'il n'y a aucun budget,
00:17:35en fait, pratiquement,
00:17:36qui est détaché
00:17:37à cette cybersécurité
00:17:38qui est devenue un élément essentiel
00:17:39de notre sécurité en général,
00:17:41on est quand même à même
00:17:42de se poser des questions, quoi.
00:17:43Bien sûr qu'on peut
00:17:44se poser des questions,
00:17:45et moi, ce que je peux,
00:17:46en tout cas, en dire,
00:17:46c'est qu'à partir du moment
00:17:48où on sait qu'il n'y a pas
00:17:49le budget nécessaire
00:17:49pour sécuriser, justement,
00:17:51ce genre de catastrophe,
00:17:54vraiment, c'est fou
00:17:55ce qui s'est passé.
00:17:56Mais dans ces cas-là,
00:17:56on le dit aux usagers.
00:17:58Ça veut dire qu'on n'oblige pas
00:17:59les usagers à être obligés
00:18:00de mettre, par exemple,
00:18:01leurs impôts.
00:18:02Voilà, on peut...
00:18:03En ligne, vous voulez dire ?
00:18:04Oui, bien sûr.
00:18:07On repasse au papier.
00:18:07Tiens, le papier ?
00:18:09Tout est numérisé aujourd'hui.
00:18:11Oui, ok.
00:18:13Mais tout est numérisé,
00:18:14mais rien n'a été sécurisé.
00:18:16Alors, je ne pense pas
00:18:17que rien n'a été sécurisé.
00:18:19C'est sécurisé,
00:18:20mais c'est rétrograde,
00:18:21c'est vieux, quoi.
00:18:22Mais imaginez pour la police,
00:18:23par exemple,
00:18:24si on devait repasser au papier
00:18:25pour les plaintes et tout,
00:18:26ça serait l'enferme.
00:18:27Oui, mais là,
00:18:27on ne parle pas de la même chose.
00:18:28Oui, mais quand même.
00:18:30Si un commissariat
00:18:31qui est piraté,
00:18:32que les données,
00:18:32elles remontent,
00:18:33c'est pareil,
00:18:33ils ont des données
00:18:34personnelles importantes.
00:18:35Il y a un service
00:18:37qui a été mis en place
00:18:37qui est quand même sécurisé
00:18:39parce que c'est
00:18:39les dernières générations.
00:18:40Mais on l'a vu
00:18:41il y a peu de temps,
00:18:42d'ailleurs,
00:18:42encore une fois,
00:18:42le ministère intérieur
00:18:43a été aussi hacké
00:18:45sur le sujet.
00:18:45L'agence nationale
00:18:46des titres sécurisés,
00:18:48la NTS,
00:18:48elle a été hackée en avril.
00:18:51Et ce qu'ils disent aussi,
00:18:52c'est qu'en 2025,
00:18:53il y a eu 453 200 attentes numériques
00:18:55qui ont été enregistrées.
00:18:56C'est une hausse de 87%
00:18:58sur les dernières années.
00:18:58Je vous rassure,
00:18:59ce n'est pas que la France,
00:19:00ne pensons pas
00:19:00qu'on est non plus à la...
00:19:01Oui, bien sûr.
00:19:01Au Moyen-Âge,
00:19:03je vous dis,
00:19:03le Pentagone,
00:19:04il y a quelques années,
00:19:04le Pentagone.
00:19:06Quand on sait que les Américains
00:19:07de la CIA,
00:19:08ils parlent sur Telegram,
00:19:09en même temps...
00:19:10En attendant,
00:19:10on a quand même un fils
00:19:11qui sait tout de nous.
00:19:13Oui, c'est sûr.
00:19:13Et nous,
00:19:14on ne sait rien de lui.
00:19:16Et qui ne sait pas se protéger
00:19:18de tout le monde.
00:19:18Je pense que Judith Bélair
00:19:20a beaucoup,
00:19:21beaucoup d'argent.
00:19:22Ah oui.
00:19:22Non, c'est sûr.
00:19:24Ce que je disais tout à l'heure,
00:19:25c'est que je ne serai pas saucissonné
00:19:26s'ils ont accès à mon dossier.
00:19:27A priori, ça va aller.
00:19:28Coupez.
00:19:29Vous coupez, s'il vous plaît.
00:19:31Non, non, plus sérieusement.
00:19:32Écoutez, moi, en tout cas,
00:19:33pour clôturer ce que j'ai à dire là-dessus,
00:19:36c'est qu'à un moment donné,
00:19:36je veux bien.
00:19:37J'accepte, moi,
00:19:38qu'il y ait des erreurs,
00:19:39qu'il y ait des hackers
00:19:40qui ont envie de s'amuser, etc.,
00:19:42à revendre...
00:19:43Ils gagnent de l'argent, surtout.
00:19:43Non, mais voilà.
00:19:44Mais il y a des victimes derrière
00:19:45et ça, c'est grave.
00:19:46Et la deuxième des choses,
00:19:48c'est qu'à un moment donné,
00:19:49il faut se rendre aussi à l'évidence
00:19:50et reconnaître que notre système,
00:19:51il n'est peut-être pas assez performant
00:19:54et il faut travailler pour le performer, quoi.
00:19:56C'est tout, en fait.
00:19:57Il y a du boulot, hein.
00:19:58Travailler pour le performer,
00:19:59j'aime bien ça.
00:20:00Elle est vachement optimiste, c'est clair.
00:20:02Moi, je suis toujours optimiste.
00:20:04Non, mais t'es raison, mais non.
00:20:05On a des moyens,
00:20:06on le disait encore hier,
00:20:07on a des moyens en France,
00:20:08on peut faire des choses.
00:20:10Bon sang, pourquoi on ne le fait pas ?
00:20:11Avec 200 millions,
00:20:11on ne va pas faire des miracles.
00:20:12Je te rassure,
00:20:14changer des concepts informatiques
00:20:16de ce niveau-là,
00:20:17à mon avis,
00:20:17ça coûte beaucoup,
00:20:17beaucoup, beaucoup d'argent.
00:20:18Anthony, vous êtes encore avec nous ?
00:20:20Oui, je suis là.
00:20:21À votre avis,
00:20:21combien de temps il faudrait,
00:20:22combien de temps,
00:20:22combien d'argent plutôt,
00:20:24il faudrait et combien de temps,
00:20:25d'ailleurs, tiens,
00:20:27pour remoderniser un petit peu tout ça, là ?
00:20:29Eh bien,
00:20:30je ne saurais pas trop quoi dire
00:20:31parce que vu que les prix,
00:20:33tu vas-tu à l'informatique,
00:20:34ont augmenté ces derniers mois
00:20:35à cause du problème de RAM
00:20:36et de sémiconducteurs,
00:20:38les prix, là,
00:20:40ils ont beaucoup, beaucoup gonflé, quoi.
00:20:42Donc, pour un serveur informatique
00:20:44et puis en avoir pour 5 000 euros,
00:20:45juste le serveur.
00:20:46Ah oui, c'est énorme.
00:20:47Donc, il faudrait beaucoup plus d'argent
00:20:49que cette enveloppe
00:20:49dont nous parle, effectivement,
00:20:50le Premier ministre.
00:20:51Merci beaucoup, Anthony.
00:20:52Merci, Johan.
00:20:53Merci aux auditeurs de Sud Radio
00:20:54d'être présents à ce rendez-vous
00:20:56des Vraies Voix de l'été
00:20:57et de venir participer.
00:20:58D'ailleurs, vous le savez,
00:20:59vous pouvez commenter
00:21:00et dire ce que vous pensez
00:21:01sur notre chaîne YouTube.
00:21:02On fait un point sur vos commentaires
00:21:03avec vous, Quentin Saunier.
00:21:04Et oui, Judith,
00:21:05puisqu'on vous pose cette question,
00:21:06nos données sont-elles assez protégées ?
00:21:08Vous répondez non à 98%.
00:21:10C'est clair.
00:21:11Vous nous laissez aussi
00:21:12beaucoup de commentaires
00:21:13plutôt du même avis.
00:21:15Julien qui nous dit
00:21:16avec des ordinateurs
00:21:17de la préhistoire
00:21:17et des logiciels
00:21:18qui vont avec,
00:21:18on peut se considérer chanceux
00:21:20si le mal n'est pas pire que ça.
00:21:22On a Laurent qui nous dit
00:21:23ils viennent nous vendre
00:21:24leur future identité numérique,
00:21:26euro numérique,
00:21:26passeport numérique
00:21:27et j'en passe.
00:21:28Ça promet.
00:21:28Et enfin, on a Guillaume
00:21:29du même avis
00:21:30qui nous dit
00:21:31ils veulent tout numériser
00:21:32mais ils se tirent une balle
00:21:33dans le pied.
00:21:34Les pirates informatiques
00:21:35vont s'en donner à cœur joie.
00:21:36Eh ben, on aime bien
00:21:37comment vous parlez vous
00:21:38les auditeurs de Sud Radio.
00:21:39Parlez vrai.
00:21:41On vous aime.
00:21:42Ne changez rien.
00:21:43Merci Quentin Saunier.
00:21:45Il est 17h28 sur Sud Radio.
00:21:47Dans un instant,
00:21:47ça va être le tour de table
00:21:48de nos vraies voix.
00:21:49Ils ont des sujets chauds évidemment.
00:21:51Vous pensez bien.
00:21:52Donc vous restez là.
00:21:52A tout de suite.
00:21:5417h20,
00:21:55les vraies voix Sud Radio.
00:21:56Merci d'avoir choisi
00:21:57les vraies voix de l'été
00:21:58sur Sud Radio
00:21:58et bienvenue si vous nous rejoignez.
00:22:00Tout de suite,
00:22:01c'est le tour de table
00:22:02de vos vraies voix.
00:22:03Les vraies voix Sud Radio.
00:22:05Salia Aitamou,
00:22:06vous allez nous parler
00:22:06d'un petit scandale
00:22:08révélé par nos confrères de TF1
00:22:10allant faire des petites annonces
00:22:11du sexe contre des logements
00:22:12à Paris.
00:22:13Oui.
00:22:14Alors, j'ai été
00:22:15à la fois surprise
00:22:17et déjà très contente
00:22:18que TF1 en parle.
00:22:19Il faut dire ce qu'il y a.
00:22:20Et en même temps,
00:22:22surprise
00:22:23que ça ne soit pas
00:22:24quelque chose d'isolé.
00:22:25Aujourd'hui,
00:22:26pour avoir un studio
00:22:27de 15 mètres carrés,
00:22:28on ne vous demande plus
00:22:29trois fiches de paye
00:22:30et un garant.
00:22:30Non, non.
00:22:31On vous demande tout de suite
00:22:32de donner votre robe.
00:22:33Voilà.
00:22:33de donner votre âme
00:22:35et votre corps
00:22:35et tout ce que vous voulez.
00:22:36Surtout,
00:22:36on parle des femmes,
00:22:37on est d'accord.
00:22:39Pourquoi les hommes,
00:22:40on ne leur demande pas ?
00:22:41Non, c'était...
00:22:42Non, non, non.
00:22:43Pardon.
00:22:44Non.
00:22:44On peut rigoler,
00:22:45mais c'est vrai que c'est surprenant.
00:22:47C'est pas que vous n'êtes pas intéressants,
00:22:48mais c'est bon.
00:22:50C'est qu'on a autre chose,
00:22:51nous,
00:22:51c'est de plus intéressant.
00:22:52Non, mais c'est désastreux,
00:22:55c'est choquant,
00:22:55c'est...
00:22:57Et c'est usuel en fait.
00:22:59C'est usuel.
00:22:59Et ça touche tous les sites.
00:23:01Ça veut dire que
00:23:02c'est pas trois annonces isolées,
00:23:04c'est tout un système
00:23:05qui a été construit.
00:23:06Moi-même,
00:23:07je l'ai découvert
00:23:08quand je suis arrivée à Paris,
00:23:09etc.
00:23:10Et je me suis rendu compte...
00:23:10Ça vous est arrivé, vous ?
00:23:11Oui, bien sûr que ça m'est arrivé.
00:23:12Bien sûr.
00:23:13Mais raconte.
00:23:14Je peux vous raconter une anecdote,
00:23:15ne serait-ce qu'il n'y a pas longtemps
00:23:17où j'avais répondu
00:23:17à une petite annonce
00:23:18sur un petit, on va dire,
00:23:21emploi, voilà, en plus, etc.
00:23:23Et je me suis retrouvée
00:23:24avec la personne qui m'a...
00:23:25Enfin, l'homme m'envoie sa photo.
00:23:28Donc, tout de suite...
00:23:29Alors, forcément,
00:23:30avec la maturité que j'ai, etc.
00:23:33Je sais très bien
00:23:33qu'il ne m'envoie pas sa photo
00:23:35pour me dire, viens bosser.
00:23:36Donc, tout de suite,
00:23:37j'ai coupé court, etc.
00:23:38Mais c'est vrai,
00:23:39quand c'est des gamines de 20 ans,
00:23:40c'est différent, quoi.
00:23:40Mais ça arrive énormément.
00:23:42J'ai eu le cas,
00:23:43quand je suis arrivée à Paris
00:23:44au tout début,
00:23:45où j'ai été visiter un logement
00:23:46et la personne avait fermé derrière
00:23:47et je ne savais pas trop
00:23:48si j'allais pouvoir ressortir du logement.
00:23:50Mais ça, je dirais,
00:23:51à la limite,
00:23:51moi, je suis quelqu'un
00:23:52qui est assez mature
00:23:53et qui arrive,
00:23:54entre parenthèses,
00:23:55à me...
00:23:57Comment dire ?
00:23:57À me sécuriser.
00:23:59Donc, voilà,
00:24:00moi, quand je vais quelque part,
00:24:01je mets ma géologue, etc.
00:24:02Donc, on retrouvera toujours,
00:24:04comme on dit.
00:24:05Mais à 20 ans,
00:24:06à 25 ans, peut-être que...
00:24:08Et puis, on vient de la province.
00:24:09On cherche quelque chose
00:24:10à tout prix.
00:24:10Alors, le côté province-Paris,
00:24:13il est...
00:24:14La rupture, elle est énorme ?
00:24:15Elle est énorme.
00:24:16Oui.
00:24:16Elle est énorme.
00:24:16Elle est énorme.
00:24:17Ça fait combien de temps
00:24:17que vous êtes à Paris ?
00:24:18Là, ça va faire deux ans
00:24:19au mois de novembre.
00:24:19Oui, d'accord.
00:24:20Et je commence tout juste à...
00:24:22À vous adapter ?
00:24:23Oui.
00:24:24Qu'est-ce qui a changé le plus ?
00:24:25Bon, il y a cette histoire
00:24:26dont vous venez de nous
00:24:27de parler, effectivement,
00:24:28mais le rapport à la ville,
00:24:29qu'est-ce qui change ?
00:24:30Alors, Paris, en fait,
00:24:31c'est quitte ou double.
00:24:32C'est à la fois
00:24:34le tout du possible,
00:24:35comme on dit.
00:24:35Donc, c'est génial
00:24:36parce que dans tous les métiers,
00:24:38vous pouvez faire
00:24:39plein de choses, réussir, etc.
00:24:40Mais après,
00:24:41il y a beaucoup de populations.
00:24:42Il y a beaucoup
00:24:42de mélanges de populations.
00:24:44C'est ce qu'on n'a pas
00:24:44en province.
00:24:44Très cosmopolite, bien sûr.
00:24:45Exactement.
00:24:46C'est très cosmopolite.
00:24:47Et après, il y a aussi
00:24:48le rapport homme-femme
00:24:49qui est différent.
00:24:50Il y a tellement de monde
00:24:51qu'on n'a pas le temps
00:24:52de s'occuper de tous les cas,
00:24:53de toutes les histoires, etc.
00:24:55Donc, vous êtes
00:24:55vachement plus vulnérables.
00:24:57Oui.
00:24:58C'est ce que tu dis là.
00:25:00J'entends, évidemment.
00:25:01C'est pas normal.
00:25:05Les réseaux sociaux,
00:25:06tout va tellement vite.
00:25:07Alors, je ne parle même pas
00:25:08des stars qui sont embêtés
00:25:09par les relations
00:25:11qu'ils ont pu avoir
00:25:12ou qu'ils ont avec les femmes.
00:25:13Mais sur tout un tas de sujets,
00:25:15maintenant,
00:25:15les hommes, quand même,
00:25:17prennent du recul
00:25:18par rapport à tous ces sujets.
00:25:19Et là, quand tu balances ça,
00:25:20effectivement,
00:25:21ça me surprenne quelque part.
00:25:22Pour en revenir au sujet,
00:25:22oui, que je rappelle aux auditeurs,
00:25:24il y a des propriétaires
00:25:26ou des gens
00:25:27qui demandent du sexe
00:25:28contre le logement à Paris.
00:25:28Les mecs, ils n'ont pas peur
00:25:29de se retrouver en crise.
00:25:31Exactement.
00:25:33Effectivement, on pense
00:25:33à ces jeunes femmes
00:25:35qui montent de province
00:25:36et qui ne sont pas matures
00:25:37comme vous, Zalia,
00:25:38et qui vont tomber dedans, en fait.
00:25:39Complètement.
00:25:40Et puis, qu'ils ont besoin de trouver
00:25:40parce que trouver un appart
00:25:41sur Paris, aussi petit soit-il,
00:25:43c'est pas du tout évident.
00:25:44Et puis, ça coûte cher.
00:25:45On a 90% des arnaques sentimentales
00:25:48qui ne sont jamais signalées
00:25:50et à chaque fois,
00:25:50c'est le même mécanisme.
00:25:52Dans mes recherches aussi,
00:25:53par rapport à cette enquête,
00:25:56il y a quand même un cadre légal.
00:25:58Je tiens quand même à le rappeler.
00:26:00C'est du pénal.
00:26:01C'est trois délits.
00:26:01Discrimination,
00:26:02harcèlement sexuel
00:26:03et sollicitation sexuelle.
00:26:04Il faut savoir que c'est
00:26:06trois ans d'emprisonnement
00:26:07et 45 000 euros d'amende.
00:26:09Donc, il faut quand même
00:26:10l'avoir en tête.
00:26:11C'est important.
00:26:12C'est du délit pénal.
00:26:14Donc, mesdames,
00:26:14si ça vous arrive,
00:26:15n'hésitez pas à aller le dénoncer.
00:26:16Complètement.
00:26:17Complètement.
00:26:17Parce qu'ils se sentent en plus
00:26:20supérieurs.
00:26:20Exactement.
00:26:21Supérieurs.
00:26:21Et ils se disent
00:26:22qu'en fait,
00:26:22il n'y a jamais personne
00:26:23qui dira quoi que ce soit.
00:26:24Et signaler, signaler,
00:26:25signaler sur les sites,
00:26:27sur les plateformes,
00:26:27que ce soit Le Bon Coin,
00:26:28que ce soit...
00:26:293919 ?
00:26:30Exactement.
00:26:31Appelez 3919 si vous êtes...
00:26:33Tout à fait.
00:26:33Tout à fait.
00:26:34Le site Toi Chez Moi.
00:26:35En difficulté.
00:26:36Et j'en passe.
00:26:37Il y a d'autres sites.
00:26:38Il y en a plein.
00:26:38C'est vraiment des logements
00:26:40qui, malheureusement,
00:26:41sont mis sur des plateformes
00:26:43où, encore une fois,
00:26:43on revient à la sécurité
00:26:44et à la légitimité de l'annonce.
00:26:47C'est vrai qu'il faut faire attention
00:26:47aussi aux petites annonces
00:26:48sur Internet en général
00:26:49ou à qui vous faites entrer
00:26:51chez vous aussi,
00:26:51dans l'autre sens.
00:26:52Moi, je ne fais rentrer
00:26:53personne chez moi.
00:26:54J'ai une chambre d'amis
00:26:55à disposition.
00:26:57C'est gentil.
00:26:57C'est gentil de penser à moi, Bruno.
00:27:00Bon, bah tiens,
00:27:01Bruno faisait la parole.
00:27:03Là, vous allez nous parler,
00:27:04vous, de ces 474 personnes
00:27:05qui ont été interpellées.
00:27:06Dans 183 millions...
00:27:07Attendez,
00:27:08je dis juste la phrase,
00:27:09c'est par rapport aux incendies.
00:27:10Oui, pardon.
00:27:10Que les gens sachent.
00:27:11Je vous en prie, Bruno Pommard.
00:27:13Merci, Judith.
00:27:14Ouais, non, non,
00:27:15on le sait.
00:27:15Et encore,
00:27:16il faut avoir une grande pensée
00:27:17pour nos pompiers bénévoles,
00:27:19professionnels
00:27:19qui sont encore sur le terrain.
00:27:21C'est encore en train de brûler.
00:27:22Ça reprend depuis...
00:27:23Dans les Landes, ouais.
00:27:24Vous vous rendez compte ?
00:27:26474.
00:27:26Moi, je veux bien entendre
00:27:27que les mecs sont à moitié débiles
00:27:28ou quoi que ce soit
00:27:29parce qu'ils sont attirés par le feu
00:27:30et on fout le feu.
00:27:31À un moment donné,
00:27:32stop, stop, stop.
00:27:35183 mineurs.
00:27:36Que foutent les mineurs
00:27:37à foutre le feu en pleine nuit
00:27:38dans un bois ?
00:27:39Ça, c'est un sujet récurrent aussi.
00:27:41On fout dehors les mineurs
00:27:42après 23h
00:27:43ou même après 22h.
00:27:45Et je crois qu'il faut être intransigeant.
00:27:46J'ose espérer que la justice,
00:27:47à ce niveau-là,
00:27:48sera capable de taper très très fort,
00:27:50encore une fois,
00:27:51parce que vous savez
00:27:51que vous êtes passible
00:27:5210 ans de prison
00:27:53et 150 000 euros d'amende.
00:27:54Voire même plus
00:27:55si c'est aggravé, d'effet.
00:27:57Si c'est aggravé,
00:27:58s'il y a quelqu'un qui meurt
00:27:59ou qui est déjà blessé.
00:28:00Il faut rappeler que les pompiers
00:28:00qui sont morts.
00:28:01Les pompiers sont morts pour rien.
00:28:04Pas pour rien.
00:28:06Parce que des imbéciles
00:28:06ont foutu le feu.
00:28:07Vous vous rendez compte ?
00:28:08Ils sont morts
00:28:08dans l'exercice de leur travail.
00:28:10Ils ne sont pas morts pour rien.
00:28:12Malheureusement,
00:28:13à cause de comportements inadmissibles.
00:28:15Mais si les familles nous écoutent,
00:28:16il faut quand même qu'ils sachent
00:28:17qu'ils ne sont pas morts pour rien.
00:28:18Bien sûr,
00:28:18on a un total soutien pour eux
00:28:19et je crois qu'il y a une mobilisation.
00:28:21Il y a même un concert
00:28:22qui se met en place
00:28:22avec Obispo,
00:28:23avec pas mal de personnalités.
00:28:24et puis là,
00:28:24j'ai reçu un élan-colonel hier
00:28:26qui disait
00:28:27qu'ils font une grosse mobilisation
00:28:28le 29 septembre
00:28:29et que le 26,
00:28:30ils reprennent la place
00:28:30de la République à Paris
00:28:31pour répondre aux questions.
00:28:33Un concert qui va être produit
00:28:33par mon copain Cyril Hanouna.
00:28:35Il a mis 300 000 euros
00:28:36sur la table
00:28:36pour produire le truc
00:28:37et je trouve que c'est formidable.
00:28:39Il n'a pas besoin de pub,
00:28:39Cyril,
00:28:40mais je le fais parce que...
00:28:41A priori,
00:28:42c'est 474 personnes interpellées
00:28:44si les dossiers fonctionnent
00:28:45et qu'ils sont solides.
00:28:45Bruno Pommard,
00:28:46ils vont être sévèrement punis.
00:28:47Il faut expérir.
00:28:48Il faut qu'il y ait
00:28:49la sanction immédiate.
00:28:50On le dit sur tout un tas de sujets.
00:28:51On n'attend pas deux ans
00:28:52pour dire
00:28:53vous avez fait ça,
00:28:54on va vous mettre en prison.
00:28:56Donc, il faut sanctionner
00:28:57sévèrement
00:28:58et rapidement
00:28:59pour que la sanction
00:29:00ait valeur d'exemple.
00:29:00Et pour les mineurs,
00:29:01on fait quoi alors ?
00:29:02Une réponse judiciaire.
00:29:03Mais même s'il est prouvé
00:29:05dans les enquêtes
00:29:06que les mineurs...
00:29:07On est constaté
00:29:08qu'il y avait des mineurs
00:29:08le soir à des heures
00:29:09pas possible,
00:29:10les parents doivent être responsables.
00:29:11Je crois qu'à un moment donné,
00:29:12il faut arrêter...
00:29:12Vous savez qu'il faut incriminer
00:29:13les parents dans ces cas-là ?
00:29:13Bien sûr !
00:29:14Mais la responsabilité
00:29:15des parents aussi
00:29:15sur tous les sujets d'ailleurs
00:29:17qui concernent les mineurs
00:29:18et dans tout ce qu'on voit
00:29:19au quotidien,
00:29:20je crois qu'à un moment donné,
00:29:21il faut remettre...
00:29:22Comment dit Gérard ?
00:29:23L'église du milieu du village.
00:29:24Oui, et puis...
00:29:25Non, mais il a raison.
00:29:26Il a raison.
00:29:27Laurent Nunez l'a dit.
00:29:28Je crois qu'un choc d'autorité
00:29:29c'est nécessaire dans ce pays.
00:29:30On s'en sort plus.
00:29:31Ça devient fou.
00:29:31Ah oui, oui, oui.
00:29:32Donc, on devient complètement fou.
00:29:33Donc, il faut sanctionner
00:29:35et encore une...
00:29:36Au nom du respect
00:29:37de ces pompiers,
00:29:38ils sont 250 000 en France
00:29:40qui font un travail formidable.
00:29:42Ils nous protègent
00:29:43dans des conditions
00:29:44parfois déplorables
00:29:45et ils le font
00:29:46avec détermination.
00:29:47Donc, il faut les soutenir
00:29:49et surtout, encore une fois,
00:29:50sanctionner ces individus
00:29:51parce que c'est des crimes
00:29:52qu'ils commettent tout simplement.
00:29:53Crimes sur la nature
00:29:54mais crimes sur l'humain
00:29:55puisqu'il y a des gens
00:29:56qui meurent.
00:29:57Salia et Itamou,
00:29:58vous êtes d'accord,
00:29:59j'imaginais,
00:29:59avec ce que dit Bruno Pema?
00:30:00Complètement.
00:30:01Je suis complètement d'accord
00:30:01avec Bruno.
00:30:02De toute façon,
00:30:02c'est que la responsabilité
00:30:04des parents,
00:30:05elle est là
00:30:06et elle est indiscutable.
00:30:08J'ai reçu, moi,
00:30:09à un moment donné,
00:30:10une assesseure
00:30:12sur l'émission, justement,
00:30:13que j'ai produite,
00:30:15que j'anime, etc.
00:30:17Vous en parlez
00:30:17de votre émission,
00:30:18vous avez le droit.
00:30:19Oui, je peux,
00:30:20qui s'appelle
00:30:20Rendez-vous au tribunal
00:30:21où je traite
00:30:23tout le milieu judiciaire
00:30:24et donc,
00:30:24je reçois des avocats,
00:30:26des procureurs,
00:30:27des magistrats,
00:30:28tout le milieu judiciaire
00:30:29confondu,
00:30:30des griffiers, etc.
00:30:31Et aussi,
00:30:32des gens
00:30:32qui ont eu
00:30:33un parcours judiciaire
00:30:34et donc,
00:30:34j'ai eu la chance
00:30:34de rencontrer
00:30:35une assesseure
00:30:36qui est venue
00:30:36et qui m'a expliqué
00:30:37justement son métier
00:30:38d'assesseur
00:30:39mais aussi son métier
00:30:40d'assesseur
00:30:40dans une cour de mineure.
00:30:42Donc, ça veut dire
00:30:42que vraiment,
00:30:43elle a affaire...
00:30:43Déjà, explique aux auditeurs
00:30:44ce que c'est un assesseur,
00:30:45je pense.
00:30:46Un assesseur,
00:30:47c'est quelqu'un
00:30:48qui travaille avec un juste,
00:30:49un civil comme nous
00:30:50et qui a accès,
00:30:51en fait,
00:30:52au tribunal,
00:30:52qui a la légitimité
00:30:55de pouvoir intervenir
00:30:56auprès du magistrat.
00:30:57Et qui a accès
00:30:58au dossier aussi.
00:30:59Et qui a accès
00:30:59au dossier,
00:30:59exactement,
00:31:00et qui vient soutenir
00:31:02et aider le magistrat
00:31:03dans sa décision.
00:31:05D'ailleurs,
00:31:06il faudrait qu'ils en fassent
00:31:07partout des assesseurs,
00:31:07on en a besoin.
00:31:08Je sais que ça n'existe pas.
00:31:10Engagement citoyen,
00:31:11formidable.
00:31:11Oui, complètement.
00:31:12Mais vraiment,
00:31:12j'ai adoré.
00:31:13D'ailleurs,
00:31:13ça m'a même donné envie,
00:31:14moi, du coup,
00:31:15d'y penser.
00:31:16Pourquoi pas ?
00:31:17On en reparlera.
00:31:18Mais voilà,
00:31:19la cour des mineurs,
00:31:21quand elle m'a expliqué
00:31:22ce qu'elle faisait
00:31:22sur son métier,
00:31:23etc.,
00:31:24elle m'a expliqué
00:31:24une chose qui m'a choquée.
00:31:26Moi, je suis maman aussi,
00:31:27j'ai une petite fille
00:31:27de 8 ans.
00:31:28Quand vous faites des enfants,
00:31:29vous allez jusqu'au bout
00:31:30de l'éducation.
00:31:32Je vous arrête deux secondes.
00:31:33Quand vous êtes
00:31:33une famille monoparentale,
00:31:34vous êtes une femme seule,
00:31:36imaginons,
00:31:36vous avez trois garçons,
00:31:37il y en a un qui a 25 ans,
00:31:38l'autre qui a 17,
00:31:38l'autre qui a 15.
00:31:39Comment est-ce que vous voulez,
00:31:40et ça, c'est une vraie question,
00:31:41les retenir à l'intérieur ?
00:31:43C'est-à-dire que physiquement,
00:31:44c'est impossible.
00:31:45Oui.
00:31:45Alors, à 25 ans,
00:31:46déjà, ça y est.
00:31:48Normalement.
00:31:49À 25 ans, bon.
00:31:50Il dort à la maison encore,
00:31:51à priori, à 25 ans.
00:31:52Oui, mais bon,
00:31:52il dort à la maison, quoi.
00:31:53À 25 ans,
00:31:53il ne dorme que à la maison.
00:31:54D'accord.
00:31:54Alors, ceux de 17 et de 15, alors ?
00:31:57À partir du moment
00:31:57où votre enfant est mineur,
00:31:58vous devez, en tout cas,
00:32:00essayer de continuer.
00:32:01Oui, ça ne marche pas.
00:32:02Alors, je suis d'accord avec vous,
00:32:04et des fois, ça ne peut pas marcher.
00:32:04Quand vous êtes une femme seule,
00:32:05ce n'est pas si simple que ça.
00:32:06Moi, j'ai élevé ma fille
00:32:07pendant 6 ans toute seule,
00:32:08et effectivement,
00:32:08c'est une petite fille,
00:32:09donc voilà, c'est différent.
00:32:11On est d'accord,
00:32:11les filles et les garçons,
00:32:12c'est toujours différent,
00:32:13mais cela dit,
00:32:14ça ne vous désengage pas
00:32:16de votre responsabilité.
00:32:18On est bien d'accord.
00:32:19Mais Bruno Pommard,
00:32:20encore une fois,
00:32:20ces femmes qui sont seules
00:32:21avec des hommes,
00:32:22parce que même à 15, 17 ans,
00:32:23les garçons,
00:32:24ça commence à être des hommes
00:32:25et qui ont la force physique et tout,
00:32:26si le garçon,
00:32:27il a envie de sortir,
00:32:27qu'est-ce qu'elle va faire ?
00:32:28Elle ne va pas l'enfermer.
00:32:30Alors, si c'est une femme seule,
00:32:31évidemment,
00:32:31c'est toujours un problème.
00:32:32Parce qu'il y en a quand même beaucoup
00:32:33et de plus en plus
00:32:34des familles monoparentales.
00:32:35Il y en a 700 000, je crois.
00:32:37On n'est pas loin,
00:32:37même du million, je crois.
00:32:38Actuellement,
00:32:39c'est une catastrophe,
00:32:40effectivement,
00:32:40l'évolution dans ce sujet
00:32:41fait que malheureusement,
00:32:42on trouve souvent des mamans seules
00:32:44et souvent avec la responsabilité
00:32:45des enfants,
00:32:46parce que les maris sont trop courageux
00:32:47et se barrent.
00:32:48C'est admissible.
00:32:49En même temps,
00:32:49ne j'entends pas le problème
00:32:51sur les mamans monoparentales.
00:32:53Oui, mais c'est pour ça
00:32:54que vous me parlez
00:32:54de responsabilité des parents.
00:32:55Bruno Pommard,
00:32:56vous avez des jeunes
00:32:56à 22h qui sont dans la rue.
00:32:58Si c'est des jeunes garçons,
00:32:58c'est plus compliqué quand même.
00:32:59Je le sais bien.
00:33:00Et pour les mamans qui sont seules,
00:33:01qui parfois rentrent à 21h du jour
00:33:02et qui partent à 5h le matin
00:33:03pour aller faire le ménage,
00:33:04c'est caricatural ce que je dis là.
00:33:06Mais malheureusement,
00:33:07ça existe.
00:33:08Et encore une fois,
00:33:09c'est compliqué.
00:33:10Donc, la répression,
00:33:11j'entends,
00:33:11mais qu'est-ce qu'on en fait
00:33:12alors de ces dames ?
00:33:14Il faut les soutenir.
00:33:15Il y a des services sociaux
00:33:16qui sont là pour ça.
00:33:17Il faut développer,
00:33:18encore une fois,
00:33:19l'aide à la parentalité,
00:33:20le soutien à ces mamans.
00:33:22Mais le problème,
00:33:23c'est qu'on est une société
00:33:24qui...
00:33:24On parlait tout à l'heure
00:33:25des hackers
00:33:26et de ce qui s'est passé
00:33:27avec la DGFIP.
00:33:28Mais toute la société
00:33:30va très très mal.
00:33:31Et sur le travail éducatif,
00:33:32on a un travail formidable
00:33:33à remettre en place
00:33:34parce que, encore une fois,
00:33:36l'éducation part à volo.
00:33:37Et encore une fois,
00:33:38vous savez,
00:33:39la prévention, l'éducation,
00:33:40vous savez,
00:33:40je suis branché avec ça
00:33:41depuis 35 ans.
00:33:42J'aide les jeunes,
00:33:42je fais ce que je peux
00:33:43depuis 35 ans.
00:33:44J'ai l'impression parfois
00:33:45de vider l'océan
00:33:46à la petite cuillère.
00:33:46Mais il faut le faire,
00:33:47il faut continuer.
00:33:48Mais si les gouvernants
00:33:49ne prennent pas conscience de ça...
00:33:51Hier, je recevais
00:33:51Marie-Pierre Védraine,
00:33:53la ministre déléguée
00:33:54de la Citoyenneté,
00:33:54qui a compris,
00:33:55c'est une femme de terrain
00:33:56qui a compris un petit peu
00:33:57mon message,
00:33:58en disant,
00:33:58travaillons sur le préventif,
00:34:00sur l'éducation.
00:34:01C'est pas juste en réaction
00:34:03parce qu'on est toujours
00:34:03en réaction dans ce pays.
00:34:04On va mettre des poligiers.
00:34:05On va mettre des feux, justement.
00:34:07Ça marche juste pour le moment.
00:34:09Il faut travailler sur le fond.
00:34:10Et le fond,
00:34:10j'ai l'impression que parfois,
00:34:11les politiques l'oublient.
00:34:12Il est oublié.
00:34:13Et ça sera le mot
00:34:13de la fin de ce débat.
00:34:14Pardon, je suis désolée.
00:34:15Il est 17h43.
00:34:16On doit rendre l'antenne
00:34:17parce qu'on revient,
00:34:17évidemment, juste après.
00:34:190826 300 300
00:34:20si vous avez envie de participer
00:34:21au jeu qui vient,
00:34:22le Blind Test.
00:34:24Attention, Bruno Pommard.
00:34:25J'ai très, très bon
00:34:25de la fin sur le sujet.
00:34:27Et puis, on va vous demander
00:34:27ce que vous feriez
00:34:28si vous étiez ministre,
00:34:29vous, les auditeurs.
00:34:30Tiens, tiens.
00:34:30Allez, à tout de suite.
00:34:3217h20,
00:34:3317h,
00:34:33Les Vraies Voix Sud Radio.
00:34:35Les Vraies Voix Sud Radio.
00:34:3717h19,
00:34:38Judith Belair.
00:34:39Ah, 17h46,
00:34:41l'antenne est à vous.
00:34:42Ça rigole bien,
00:34:43l'antenne.
00:34:43Ça rigole derrière aussi,
00:34:45à l'area.
00:34:45Bref, c'est la fête ce soir.
00:34:46On est vendredi.
00:34:47Et on accueille 0826 300 300.
00:34:50Tiens, on va tout de suite
00:34:51demander à Eléonore
00:34:52qui nous appelle de Nîmes
00:34:53dans le Gard.
00:34:54C'est ce qu'elle ferait
00:34:54si elle était ministre.
00:35:02Vous savez faire des trucs,
00:35:05vous, Eléonore ?
00:35:05Bonsoir.
00:35:06Bonsoir, tout le monde.
00:35:07Comment ça va ?
00:35:09Ça va.
00:35:10Ce soir, vous êtes notre ministre
00:35:12de la lutte contre les discriminations
00:35:13et Dieu sait qu'il y en a.
00:35:15On vous écoute,
00:35:16on écoute vos trois propositions.
00:35:17Allez-y.
00:35:18Alors, proposition numéro 1,
00:35:20je vais réciter tout mon texte,
00:35:22vous allez voir.
00:35:23Renforcer les contrôles
00:35:25et les sanctions.
00:35:25Ah, ça, ça va plaire
00:35:26à Bruno Pommard.
00:35:27C'est bien.
00:35:28Autouru-duit.
00:35:29Je renforcerai les contrôles
00:35:31pour mieux identifier
00:35:32les discriminations dans l'emploi,
00:35:34le logement
00:35:34ou encore l'accès
00:35:35à certains services.
00:35:36Je mettrai également en place
00:35:38des sanctions plus rapides
00:35:39et plus diffusives
00:35:41lorsque les discriminations
00:35:43sont réellement constatées.
00:35:44Bravo, Eléonore.
00:35:45Par exemple,
00:35:46en multipliant les opérations
00:35:47de testing
00:35:48pour vérifier si deux personnes
00:35:49ayant le même profil
00:35:50sont traitées différemment.
00:35:53Ça, c'est ma première proposition.
00:35:54La deuxième.
00:35:55Allez-y.
00:35:56Éduquer dès le plus jeune âge.
00:35:58On en revient à l'éducation.
00:36:00Oui.
00:36:00Je renforcerai la sensibilisation
00:36:02à l'école
00:36:03contre le racisme,
00:36:04le sexisme,
00:36:05l'homophobie
00:36:06et le handicap.
00:36:08C'est vrai.
00:36:08Et sous toutes les formes
00:36:09de discrimination.
00:36:10L'objectif serait d'agir
00:36:12dès le plus jeune âge
00:36:13pour éviter que certains préjugés
00:36:14ne s'installent durablement.
00:36:16Alors, je dirais par exemple
00:36:18avec des interventions
00:36:19et des témoignages directement
00:36:21dans les établissements scolaires.
00:36:22Ça, c'est vrai.
00:36:23C'est très juste aussi.
00:36:24Bon sens.
00:36:26Et j'ai fini par la proposition
00:36:27numéro 3.
00:36:29Faciliter les démarches
00:36:30pour les victimes.
00:36:31Je créerai un dispositif
00:36:34beaucoup plus simple
00:36:36pour permettre aux personnes
00:36:38victimes et ou témoins
00:36:39d'une discrimination
00:36:40de signaler rapidement
00:36:42une situation
00:36:42et d'être accompagnées
00:36:44dans leurs démarches.
00:36:45Beaucoup de personnes
00:36:46renoncent aujourd'hui
00:36:47à agir
00:36:48parce qu'elles ne savent pas
00:36:49vers qui se tourner.
00:36:50Donc, je mettrai en place
00:36:52une solution
00:36:54plus facile
00:36:56pour les victimes
00:36:57et les témoins.
00:36:58Tout à fait.
00:36:59Bon, madame la ministre,
00:37:00je voulais vous signaler
00:37:01pour le dernier point
00:37:02que le ministère intérieur
00:37:03a fait des avancées
00:37:05sur ces sujets
00:37:05avec les plaintes en ligne,
00:37:06déjà.
00:37:06C'est une bonne chose.
00:37:07Alors, c'est vrai
00:37:08qu'on reçoit des dizaines
00:37:10et des centaines de plaintes
00:37:10et après, il faut les traiter.
00:37:11Mais il y a quand même
00:37:12des avancées qui ont été faites
00:37:13dans ce domaine
00:37:14en matière de réception,
00:37:16je dirais,
00:37:16ou d'accueil des plaignants
00:37:18pour tous les comportements
00:37:20dont vous avez parlé
00:37:21à l'instant.
00:37:21Mais après, il faut aller...
00:37:23Le problème,
00:37:23c'est formidable
00:37:24ce que vous dites,
00:37:24évidemment, moi,
00:37:24j'adhère totalement.
00:37:27On ne peut pas avoir
00:37:28que de l'informatique,
00:37:29on ne peut pas avoir
00:37:29que ça.
00:37:30Il faut traiter.
00:37:31Et traiter, c'est ça
00:37:32le plus compliqué,
00:37:33c'est parce qu'il faut
00:37:34mettre des gens compétents,
00:37:35capables d'être à l'écoute
00:37:36et de pouvoir répondre,
00:37:37évidemment, aux problématiques
00:37:38de nos plaignants.
00:37:38Toujours un problème
00:37:39d'effectifs et de budget.
00:37:40De l'humain.
00:37:42Après, c'est un point de vue.
00:37:43Bien sûr, bien sûr.
00:37:44Dans le sens où,
00:37:45je pense que,
00:37:46quand on est président
00:37:48ou dirigeant
00:37:50de notre pays,
00:37:51il faut choisir
00:37:54à gagner.
00:37:56Exactement.
00:37:56C'est un débat récurrent.
00:37:59C'est un débat récurrent
00:38:00autour de ce plateau.
00:38:02Salia Itamou ?
00:38:03Il faut savoir départager.
00:38:04Pour savoir où on met l'argent,
00:38:05il faut aussi prioriser
00:38:07et puis faire au fur et à mesure.
00:38:08On ne peut pas constamment
00:38:09dire qu'il y a ça, ça, ça
00:38:10comme problème
00:38:11et puis dire,
00:38:12en fait, on ne s'en sort pas.
00:38:13On ne s'en sort pas,
00:38:14il va falloir qu'on s'en sorte.
00:38:14De toute façon,
00:38:15on n'a pas d'autres tissus.
00:38:16On est d'accord ?
00:38:16Moi, je voudrais juste
00:38:17rebondir sur un élément
00:38:19que madame la ministre
00:38:21nous a donné.
00:38:21Et les honneurs.
00:38:22Et les honneurs.
00:38:23Et les honneurs,
00:38:26j'ai eu des interventions
00:38:26auprès des jeunes.
00:38:27Moi-même, je fais des interventions
00:38:28dans les collèges et les lycées.
00:38:30J'ai eu cette année
00:38:31comme jeune
00:38:33les SECPA.
00:38:34C'est un public
00:38:35qui a déjà des difficultés
00:38:38et qui a su
00:38:40et pris
00:38:41ce qu'on avait
00:38:43à leur transmettre.
00:38:44Et dans les interventions
00:38:45qu'on a faites cette année
00:38:47sur ce public-là,
00:38:50figurez-vous
00:38:50que j'ai été très surprise
00:38:51parce qu'on a travaillé
00:38:52sur les discriminations,
00:38:53sur les rixes,
00:38:54sur le harcèlement,
00:38:56sur vraiment
00:38:57des sujets
00:38:58importants.
00:38:59Et entre le premier atelier
00:39:00et le dernier atelier
00:39:01que j'ai fait avec eux
00:39:02et après on les a amenés
00:39:02au théâtre,
00:39:03ils ont joué
00:39:03devant plusieurs personnes,
00:39:06300 ou 400 personnes
00:39:07au théâtre
00:39:07au mois de juin.
00:39:08Et bien, je peux vous dire
00:39:09que vraiment,
00:39:11les enfants,
00:39:11je ne les reconnaissais pas.
00:39:12Pédagogiques.
00:39:13Exactement.
00:39:14Et il y a eu
00:39:16des enfants
00:39:17qui ne se parlaient
00:39:18même pas,
00:39:18qui aujourd'hui
00:39:19sont devenus copains,
00:39:21etc.
00:39:22Donc oui,
00:39:22effectivement,
00:39:23il faut aller au cœur
00:39:24de nos écoles
00:39:25et aller justement
00:39:27fournir ces compétences-là
00:39:28à ces enfants
00:39:29qui en ont besoin
00:39:30maintenant et pas plus tard.
00:39:30Et Léonore,
00:39:31qu'est-ce que vous faites
00:39:31dans la vie, vous ?
00:39:33Je suis agent
00:39:34dans le transport.
00:39:35D'accord,
00:39:35donc vous devez
00:39:36en voir pas mal.
00:39:43vous devez en voir
00:39:43pas mal
00:39:44des incivilités
00:39:45du coup.
00:39:46Oh là là,
00:39:47mon Dieu.
00:39:47Ben oui, ben oui, ben oui.
00:39:49C'est pour ça que je vous dis
00:39:50que ça dépend
00:39:50de ce que l'on veut.
00:39:51Est-ce qu'on veut réprimander ?
00:39:52Est-ce qu'on veut éduquer ?
00:39:54Est-ce que notre priorité
00:39:55n'est pas d'éduquer ?
00:39:59Exactement.
00:40:00Mais éduquer,
00:40:01ça...
00:40:01N'ayons pas peur
00:40:02d'engueuler nos enfants.
00:40:06Malheureusement,
00:40:06je pense que l'éducation,
00:40:09il faut savoir dire non.
00:40:10Ah bah oui,
00:40:11ça c'est sûr.
00:40:11Et voilà.
00:40:13Aujourd'hui,
00:40:14on peigne
00:40:14nos éducations
00:40:16où on ne dit jamais non.
00:40:18Bien sûr.
00:40:18Et Léonore,
00:40:19vous êtes parfaite,
00:40:20ne changez rien.
00:40:21C'est bien entendu.
00:40:22Vous restez avec nous,
00:40:23Léonore,
00:40:23parce que tout de suite,
00:40:24on va jouer.
00:40:24Vous savez.
00:40:25Est-ce que vous êtes bonne
00:40:26en blind test,
00:40:27Léonore ?
00:40:28Parce qu'à priori,
00:40:29autour de la table...
00:40:30Oh !
00:40:31Elle est bonne tout court.
00:40:32en parlant vrai
00:40:33sur ce radio.
00:40:34Ça ne change rien,
00:40:35Léonore de Nîmes.
00:40:37C'est beaucoup de répart.
00:40:38On adore.
00:40:39Allez,
00:40:39c'est parti pour le jeu de l'été.
00:40:42C'est pas mal ça.
00:40:42J'adore.
00:40:44Le jeu de l'été,
00:40:44le jeu de l'été,
00:40:45on va jouer.
00:40:46La musique,
00:40:47il y a un problème.
00:40:49Il y a un problème de jingle,
00:40:50c'est pas grave,
00:40:51on va faire sans.
00:40:52Eh bah du coup,
00:40:52Léonore,
00:40:53on va jouer.
00:40:53Alors l'idée,
00:40:54c'est vraiment que
00:40:55comme vous êtes trois,
00:40:55c'est chacun pour sa pomme,
00:40:57puisque vous êtes trois.
00:41:00C'est bonjour,
00:41:00le pommard.
00:41:01Ah bah oui,
00:41:01pomme, pommard,
00:41:02vous êtes parfait Bruno,
00:41:04changez rien.
00:41:05C'est un spécial
00:41:06Faites la fête avec moi
00:41:07ce soir pour mon dernier jour
00:41:08avec vous avant la rentrée
00:41:09puis le retour à une activité
00:41:10normale évidemment.
00:41:11Chacun pour soi,
00:41:12je l'ai dit,
00:41:12puisque vous êtes trois.
00:41:13Est-ce qu'on peut lancer
00:41:14le blind test,
00:41:14l'area ?
00:41:15Eh bah c'est parti,
00:41:16numéro un.
00:41:17Alors on donne...
00:41:18Ça c'est trop bon,
00:41:18c'est trop mal.
00:41:20Mais il l'avait dit tout à l'heure,
00:41:21de toute façon,
00:41:21mais si, si,
00:41:22on l'a dit.
00:41:23Tu lui donnes...
00:41:24Ah non,
00:41:24mais on l'a dit
00:41:24à même autant.
00:41:25Un point chacun.
00:41:26Bon allez,
00:41:26je vais être sympa.
00:41:27Allez honnête,
00:41:28allez honnête,
00:41:28c'est bien.
00:41:29Je vais être sympa.
00:41:30De ouf carrément.
00:41:31Bon et Léonore,
00:41:32vous avez vu son show ?
00:41:34Oui,
00:41:34mais c'est qu'au téléphone,
00:41:36je risque de perdre.
00:41:37Non,
00:41:37vous criez.
00:41:38Je partage avec Bruno.
00:41:40Je suis fort.
00:41:41Parlez fort
00:41:42et parlons vrai.
00:41:43Allez,
00:41:43numéro deux.
00:41:44Ah,
00:41:47Diana Ross.
00:41:48Bravo.
00:41:49Oh non.
00:41:50C'est pas grave.
00:41:51Non mais ça c'est la vraie musique,
00:41:53excusez-moi,
00:41:53ça c'est la vraie musique.
00:41:54Je dois reconnaître ça.
00:41:55ça c'est la vraie musique.
00:41:56Donna Summer,
00:41:57en fait tous ces...
00:41:58C'est les années 80 aussi.
00:42:00bah oui.
00:42:01T'étais pas née.
00:42:01Je suis ici,
00:42:02je suis en 87.
00:42:03Ah oui,
00:42:03donc ouais.
00:42:04Bon,
00:42:05elle va nous raconter sa vie.
00:42:07Là c'est une petite dédicace
00:42:09pour vous Bruno Pommard,
00:42:10numéro trois.
00:42:11Belle histoire,
00:42:12Gips.
00:42:16Pour la dernière fois,
00:42:17vous aviez appelé NPM Gips,
00:42:19donc j'étais obligée
00:42:20de vous la faire celle-là.
00:42:21j'ai des choses à rattraper d'hier.
00:42:23J'ai peur.
00:42:24Elle est à fond.
00:42:25J'ai peur que je...
00:42:26J'ai peur de partir,
00:42:27de me faire rien suiter.
00:42:28Et Léonore,
00:42:28faut pas vous laisser faire.
00:42:30Mais oui,
00:42:30mais je crie,
00:42:31mais vous m'entendez pas.
00:42:31Mais si,
00:42:32on vous entend.
00:42:33Ah,
00:42:34il y a moyen
00:42:35qu'elle l'a dit en premier,
00:42:36me dit la réa.
00:42:37Eh ben,
00:42:37c'est le point pour vous,
00:42:38Léonore.
00:42:38Si, si, si.
00:42:42Allez,
00:42:53je partage.
00:42:53J'ai pris mes pilules
00:42:55qui aérées dans mon cerveau.
00:42:57Des fois,
00:42:57j'en prends des pilules comme ça.
00:42:58C'est caché.
00:42:59Bah,
00:43:00c'est pas des blagues.
00:43:00Non,
00:43:01c'est pas de ce qu'on pensait.
00:43:02Faites attention,
00:43:02on est à l'antenne quand même.
00:43:04C'est les appréciantes.
00:43:05Allez,
00:43:05numéro 5.
00:43:06C'est ça.
00:43:10La la la la la.
00:43:13Rita Mituko.
00:43:14Ouais,
00:43:15bravo,
00:43:16Eleonore.
00:43:16Je connais même pas,
00:43:17moi.
00:43:17Rita Mituko,
00:43:1840 ans.
00:43:19Faut vous refaire
00:43:19votre culture musicale.
00:43:20Ça va pas du tout,
00:43:22là.
00:43:22On est d'accord.
00:43:23Allez,
00:43:23ça,
00:43:23je suis sûre que vous allez connaître
00:43:24et moi,
00:43:24j'adore.
00:43:25C'est parti.
00:43:30Vous ne connaissez pas?
00:43:32Des millions de personnes
00:43:33à travers le monde
00:43:34l'écoutent tous les jours.
00:43:35J'ai pas le cas.
00:43:36Sérieux?
00:43:37Non.
00:43:37Ah bon?
00:43:38Il est en concert
00:43:40des bejouillers.
00:43:41Il y a que toi
00:43:41qui l'écoutes.
00:43:42Non,
00:43:42il y a pas que moi.
00:43:43Non,
00:43:43il y a tout le monde
00:43:43qui l'écoute.
00:43:45Bad Bunny.
00:43:46Ah,
00:43:47bravo,
00:43:47mais vous avez fait
00:43:48un Shazam
00:43:49ou pas,
00:43:49Eleonore?
00:43:50Oui,
00:43:51oui,
00:43:51oui.
00:43:52Non,
00:43:53non,
00:43:53Bad Bunny.
00:43:54Allez,
00:43:54on vous donne le point,
00:43:55on est sympa.
00:43:55Pas de triche.
00:43:56Bad Bunny,
00:43:57quand même.
00:43:58Vous ne connaissez pas
00:43:58Bad Bunny,
00:43:59qui est chanté au Super Bowl.
00:44:00Bad Bunny,
00:44:01mais il n'y a pas de russi.
00:44:06C'est bienvenu,
00:44:06je vous ai dit
00:44:07qu'il n'y a pas de russi.
00:44:09C'est un peu un rappeur,
00:44:10Bad Bunny.
00:44:11Bon,
00:44:12allez,
00:44:12numéro 7.
00:44:12Quand la musique est bonne,
00:44:14là,
00:44:15c'est un colmeur.
00:44:16Bravo,
00:44:16Eleonore,
00:44:17elle se rattrape.
00:44:17Attention,
00:44:18Eleonore,
00:44:18elle va gagner.
00:44:20Vous êtes au courant.
00:44:20On la laisse passer un peu devant.
00:44:22Oui,
00:44:22on la laisse passer devant.
00:44:23Je cache ma feuille
00:44:24parce que j'ai l'impression
00:44:25qu'on la regarde.
00:44:25Je vois pas,
00:44:25je vois pas déjà.
00:44:26Ah,
00:44:27il faut mettre des lunettes,
00:44:27Bruno.
00:44:29Allez,
00:44:29numéro 8.
00:44:32Prêt ?
00:44:33Ah,
00:44:35Léonore,
00:44:35c'est moi,
00:44:36là,
00:44:36c'est moi-ci,
00:44:37ça suffit.
00:44:37J'avoue,
00:44:37il est sorti,
00:44:38il met du cœur.
00:44:40Bon,
00:44:40ça,
00:44:40vous allez connaître,
00:44:41ça,
00:44:41numéro 9.
00:44:44Oh là là,
00:44:45vous êtes trop forte,
00:44:47Léonore.
00:44:48Pookie dans le slide.
00:44:50Pookie pour ?
00:44:51C'est Ayana Kamoura.
00:44:52c'est Ayana Kamoura.
00:44:52Je ne sais pas
00:44:53ce que ça veut dire,
00:44:54mais c'est pas grave.
00:44:55T'as le Pookie dans le slide.
00:44:56C'est le nom du furie
00:44:58de ma compagne.
00:44:59Ah,
00:44:59ben voilà.
00:45:01Bon,
00:45:02numéro 10,
00:45:03ça,
00:45:03c'est ma génération.
00:45:08Ah oui,
00:45:09je connais.
00:45:10J'ai un peu de la télé,
00:45:11la chanson.
00:45:14Non.
00:45:15Personne.
00:45:17Non.
00:45:23C'est quoi,
00:45:24c'est une musique ?
00:45:24T'es le tronique.
00:45:26Ah ouais.
00:45:27voilà.
00:45:28Ça,
00:45:29j'ai écouté ça en boucle
00:45:30quand j'avais 12 ans.
00:45:31Voilà,
00:45:31c'était ma chanson préférée,
00:45:32je pense.
00:45:33Ah oui,
00:45:33ça fait longtemps.
00:45:34Ah oui,
00:45:34ça date un peu quand même.
00:45:35C'est un petit peu.
00:45:35Ça a été facile,
00:45:36ça.
00:45:37Merci beaucoup,
00:45:38Léonore.
00:45:39Alors,
00:45:39vous avez combien,
00:45:39Léonore ?
00:45:391, 2,
00:45:403,
00:45:404,
00:45:415,
00:45:41Salia.
00:45:42Léonore est sauf,
00:45:432 ce soir,
00:45:43bravo.
00:45:44Bruno,
00:45:451, 2,
00:45:453,
00:45:464,
00:45:465.
00:45:47Bruno et Léonore
00:45:48sont à égalité.
00:45:50Bravo.
00:45:55On adore sur Sud Radio.
00:45:57Allez,
00:45:57vous restez avec nous.
00:45:58Merci beaucoup,
00:45:59Léonore.
00:46:00On vous embrasse.
00:46:01Vous restez avec nous.
00:46:02Dans un instant,
00:46:02c'est votre grand débat.
00:46:03On va parler de choses
00:46:04un peu moins drôles,
00:46:04de la sécheresse
00:46:05qui touche notamment
00:46:06à la quasi-totalité du pays.
00:46:09Et voilà,
00:46:09il est 17h57.
00:46:11A tout de suite.
00:46:1217h20,
00:46:13les vraies voix Sud Radio.
00:46:15Vraies voix Sud Radio,
00:46:1617h19,
00:46:18Judith Ballère.
00:46:18Je vous rappelle
00:46:19vos vraies voix du jour
00:46:20à 18h04 sur Sud Radio.
00:46:22Nous sommes avec
00:46:23Salia Aitamou
00:46:24qui est humoriste,
00:46:25entrepreneur,
00:46:25fondatrice du Women Comedy Tour
00:46:27et chroniqueuse.
00:46:28Comment ça va, Salia ?
00:46:29Ça se passe bien ?
00:46:30Si votre micro n'est pas ouvert,
00:46:31vous ne pouvez pas me répondre
00:46:32en même temps.
00:46:32J'ai envie de dire,
00:46:33recommencez,
00:46:33vous allez bien ?
00:46:34Oui, ça va et vous ?
00:46:35Oui, ça va, merci.
00:46:36Bruno Pommard,
00:46:37ça va aussi ?
00:46:38Oui, je suis très content.
00:46:39Écoutez,
00:46:39c'est votre dernière.
00:46:40Je vous reverrai l'année prochaine
00:46:41au mois d'août.
00:46:42Peut-être.
00:46:43Ça va faire long quand même.
00:46:44Vous allez venir faire mon émission
00:46:45entre temps.
00:46:46Avec plaisir.
00:46:46Le dimanche soir à 19h,
00:46:47c'est excellent.
00:46:48Bruno Pommard,
00:46:49vous êtes président du Think Tank
00:46:50Initiative Sécurité Intérieure
00:46:51et ancien membre du RAID.
00:46:52Allez, c'est parti
00:46:53pour le grand débat.
00:46:57La sécheresse touche
00:46:58désormais la quasi-totalité
00:47:00du pays.
00:47:02Des coupures d'eau au robinet,
00:47:04550 000 habitants
00:47:05vivent dans des zones
00:47:06où l'approvisionnement
00:47:07est sous tension
00:47:08et près de 3 millions de personnes
00:47:09sont placées en vigilance.
00:47:10Avec les canicules à répétition
00:47:12et le manque de pluie,
00:47:12la priorité est claire.
00:47:13Préservez l'eau potable
00:47:14et évitez les pénuries.
00:47:16Mais du coup,
00:47:16pour vous,
00:47:17et d'ailleurs chez vous,
00:47:18comment ça se passe ?
00:47:19Vous n'hésitez pas
00:47:19à nous appeler
00:47:20au 0826 300 300
00:47:21pour témoigner,
00:47:22nous dire si vous avez
00:47:23assez d'eau ou pas
00:47:24et comment vous faites d'ailleurs
00:47:25avec l'eau en général.
00:47:26Du coup,
00:47:26on vous pose cette question
00:47:27sur YouTube.
00:47:28Est-ce que vous avez peur
00:47:29de manquer d'eau ?
00:47:30C'est une vraie question.
00:47:31Vous pouvez nous appeler,
00:47:31je vous l'ai dit,
00:47:320826 300 300.
00:47:33On part à Mérues,
00:47:36en Lausère,
00:47:37avec le maire David Erard.
00:47:39Bonsoir David.
00:47:40Oui, bonsoir.
00:47:41Bonsoir aux auditeurs.
00:47:42Bienvenue.
00:47:43Bonsoir.
00:47:44Bonsoir à vous.
00:47:45Et du coup,
00:47:46dans votre commune,
00:47:47monsieur le maire,
00:47:48l'eau est impropre
00:47:49à la consommation ?
00:47:50Oui, tout à fait.
00:47:53Ça fait depuis,
00:47:54je crois,
00:47:555 juillet.
00:47:565 juillet,
00:47:57d'après un contrôle de l'ARS,
00:47:58parce que quand même,
00:47:59on est un village
00:48:00très touristique.
00:48:02Donc,
00:48:03on a beaucoup de contrôles.
00:48:05Donc,
00:48:05le contrôle s'est avéré.
00:48:07Bon,
00:48:07maintenant,
00:48:08on contrôle les chlorates,
00:48:09on contrôle les chlorates.
00:48:10Il y a quelques années,
00:48:11on ne les contrôlait pas.
00:48:12Maintenant,
00:48:13on se contrôle.
00:48:14D'accord.
00:48:15Et vous savez pourquoi,
00:48:16du coup,
00:48:16il y en a trop,
00:48:17et c'est parce qu'il n'y a plus
00:48:19assez d'eau,
00:48:19c'est ça ?
00:48:20Alors,
00:48:22personnellement,
00:48:23on ne peut pas trop savoir
00:48:24parce que ça,
00:48:25c'est la comcom
00:48:26qui a la légitimité
00:48:27de parler à un terme
00:48:28puisque c'est sur l'exploitation.
00:48:31Mais,
00:48:31en fait,
00:48:32nous,
00:48:32c'est comme pas l'eau des rivières.
00:48:34Parce que la ministre
00:48:35de la Transition écologique,
00:48:36Monique Barbu,
00:48:36elle a demandé au préfet
00:48:37une gestion plus rigoureuse
00:48:38des restrictions.
00:48:39On imagine que c'est aussi
00:48:39suite à cette demande,
00:48:40en fait,
00:48:41que vous avez eu cette année-tée.
00:48:42Je pense que oui.
00:48:44Parce que là,
00:48:44nous,
00:48:45maintenant,
00:48:45on est avec des packs d'eau.
00:48:46Donc,
00:48:47imaginez une population
00:48:48de 884 habitants
00:48:51l'hiver.
00:48:52L'hiver,
00:48:52c'est tout à l'année,
00:48:53mais l'hiver.
00:48:54Mais en été,
00:48:54vous montez à combien ?
00:48:56On multiplie par 4 ou 5,
00:48:58Oui, quand même.
00:48:58Donc,
00:48:58faites le calcul,
00:48:59ça va vite.
00:49:00Donc,
00:49:00les campings sont
00:49:02pleins,
00:49:02pleins,
00:49:03pleins.
00:49:03Les hôtels sont pleins.
00:49:05Donc,
00:49:06on va livrer des palettes.
00:49:08Donc,
00:49:08nous,
00:49:09par contre,
00:49:09l'Amérique,
00:49:10on fait bien.
00:49:11Parce que,
00:49:11en fait,
00:49:11je suis aussi
00:49:13vice-président de la Comcombe
00:49:15en relation avec l'eau.
00:49:16Parce que je crois ici
00:49:17que l'eau deviendrait
00:49:18une denrée très très rare
00:49:19et qu'il y aurait pas mal
00:49:20de travaux à faire à l'issue.
00:49:21Eh bien,
00:49:22vous avez bien raison.
00:49:24Allez-y,
00:49:25M. le maire,
00:49:25je vous ai coupé la parole.
00:49:26Vous avez encore un truc à dire ?
00:49:27Non,
00:49:27non,
00:49:28je veux dire que,
00:49:29écoutez,
00:49:29nous,
00:49:29par contre,
00:49:30de ne pas dramatiser,
00:49:31c'est que,
00:49:32personnellement,
00:49:33avec l'aide de M. le préfet,
00:49:34de la Comcombe,
00:49:35on arrive à gérer
00:49:36tout le monde,
00:49:37tout le monde qui vient
00:49:38dans son pack de bois,
00:49:40ses réserves,
00:49:41au cas où.
00:49:42La population est bien équipée,
00:49:44quoi.
00:49:45Oui,
00:49:45tout à fait,
00:49:45tout à fait.
00:49:46Allez,
00:49:47on part dans l'eau de 0826 300 300,
00:49:49on accueille,
00:49:50pardon,
00:49:50Jean-Pierre,
00:49:51qui nous appelle de Lecate.
00:49:52Bonsoir,
00:49:52Jean-Pierre.
00:49:53Bonjour.
00:49:54Alors,
00:49:54je suis allé au frais en Bretagne.
00:49:56Oui.
00:49:57Il fait moins chaud qu'à Lecate.
00:49:59Vous avez bien raison.
00:50:00Je suis à Kerloan,
00:50:02je ne sais pas si vous le situez,
00:50:03pas très loin de Roscoff.
00:50:04On attend la Bretagne.
00:50:06Oui,
00:50:07disons que là,
00:50:08il fait 20,
00:50:0822.
00:50:09C'est mieux.
00:50:11Oui,
00:50:11c'est tout à fait,
00:50:12c'est sensible.
00:50:13Alors,
00:50:13Jean-Pierre,
00:50:14vous vous appelez parce que
00:50:15vous faites une consommation d'eau,
00:50:17alors vous arrivez à vous tenir
00:50:19à 100 litres par an,
00:50:20ce qui n'est pas grand-chose,
00:50:21effectivement,
00:50:22sans compter évidemment
00:50:23les bouteilles d'eau
00:50:24dont vous servez
00:50:24pour vous hydrater.
00:50:26Oui,
00:50:27Mais vous avez déjà conscience de ça
00:50:28et vous vous restreignez,
00:50:31voilà,
00:50:31vous comptez tout ce que vous utilisez,
00:50:32quoi.
00:50:32Alors,
00:50:33il faut déjà préciser
00:50:35que je peux bien voir
00:50:36ma consommation d'eau
00:50:37puisque je vis dans mon camping-car
00:50:39depuis deux ans et demi
00:50:40et que je fais mon réservoir d'eau
00:50:44faisant 100 litres,
00:50:46je fais un plein par an,
00:50:48je dis bien 100 litres par an.
00:50:50Bravo.
00:50:51Hors mon litre et demi par jour
00:50:53de boisson.
00:50:54D'accord.
00:50:55Donc,
00:50:55j'ai plein,
00:50:56j'ai un nombre de stratégies.
00:50:57Bois de l'eau minérale aussi.
00:50:59Ah oui,
00:50:59d'accord.
00:51:00Il fallait expliquer à Bruno Pobin.
00:51:02Oui,
00:51:03j'avais pas tout carté.
00:51:03C'est la blondeur qui remonte.
00:51:05On vous écoute,
00:51:06pardon.
00:51:07Allez-y,
00:51:07Jean-Pierre.
00:51:08Je vous en prie.
00:51:09Oui,
00:51:09donc,
00:51:09j'ai quelques stratégies.
00:51:11Par exemple,
00:51:12je ne fais pas de vaisselle.
00:51:13Ah.
00:51:14J'ai adopté un pulvérisateur.
00:51:16Je ne sais pas,
00:51:16il y a un écho,
00:51:17j'espère qu'il ne vous gêne pas.
00:51:18Non,
00:51:18non,
00:51:19allez-y,
00:51:19allez-y.
00:51:20Il y a,
00:51:20donc,
00:51:21j'utilise un pulvérisateur
00:51:22qui consomme très peu d'eau
00:51:23pour nettoyer ma gamelle,
00:51:25pas d'assiette.
00:51:26Et j'ai une tasse par ailleurs
00:51:29et...
00:51:29Vous vivez comme un assiette,
00:51:31en fait,
00:51:31Jean-Pierre.
00:51:32Comment vous dites ?
00:51:33Vous vivez comme un assiette,
00:51:34oui.
00:51:35Oui,
00:51:35un peu,
00:51:36un peu,
00:51:36il y a quelques points.
00:51:38C'est un état d'esprit chez vous,
00:51:39quoi.
00:51:41Tout le monde ne peut pas faire comme ça,
00:51:42en fait.
00:51:42C'est ça le problème,
00:51:43Jean-Pierre.
00:51:44On vous entend.
00:51:45C'est très ergonomique
00:51:46et on gagne également
00:51:47beaucoup de temps
00:51:48à ne pas faire la vaisselle.
00:51:49Ah,
00:51:49je suis bien d'accord,
00:51:50mais sinon,
00:51:51il y a un truc qui s'appelle
00:51:51le lave-vaisselle.
00:51:53Pardon.
00:51:54Et qu'on adore.
00:51:56Dans un camping-car,
00:51:57je ne l'ai pas encore.
00:51:59Vous êtes parfait.
00:52:00Je continue à vous expliquer.
00:52:02Allez-y.
00:52:03Donc,
00:52:03j'utilise,
00:52:03pour les toilettes,
00:52:05j'utilise des sacs
00:52:06et j'urine dans des bouteilles.
00:52:08Des toilettes sèches,
00:52:09vous avez ?
00:52:09Je n'ai même pas
00:52:11à aller vidanger,
00:52:12etc.
00:52:13On se rend compte tout.
00:52:15Vous avez des toilettes sèches ?
00:52:17Il y a Bruno Pommard
00:52:18qui vous demande
00:52:18si vous avez des toilettes sèches,
00:52:20Jean-Pierre.
00:52:21Alors,
00:52:21je suis mieux que des toilettes sèches.
00:52:23C'est-à-dire,
00:52:24je ne consomme pas de sueur
00:52:25ni de choses pour chat,
00:52:26mais encore plus économique
00:52:28et encore plus ergonomique.
00:52:29Bon.
00:52:30Merci,
00:52:31Jean-Pierre.
00:52:31Alors,
00:52:32on va revenir un petit peu
00:52:33à notre sujet,
00:52:33Bruno Pommard,
00:52:34les quatre niveaux de gravité
00:52:35de la sécheresse en France.
00:52:36Il y a la vigilance au départ,
00:52:38donc là,
00:52:38c'est pour économiser
00:52:39l'eau.
00:52:40Après,
00:52:40il y a l'alerte,
00:52:41donc restrictions,
00:52:43arrosage,
00:52:43irrigation des cultures,
00:52:44etc.
00:52:44Ça,
00:52:44c'est la préfecture
00:52:44qui fait tomber ce genre de...
00:52:45Ensuite,
00:52:46il y a alerte renforcée,
00:52:47c'est l'interdiction carrément
00:52:48des activités affectant
00:52:49les milieux aquatiques,
00:52:51les piscines,
00:52:52etc.
00:52:53Et après,
00:52:55il y a la crise,
00:52:55et nous,
00:52:56on est en crise.
00:52:57La crise,
00:52:57c'est l'arrêt des usages
00:52:58non prioritaires.
00:52:59L'eau ne peut être prélevée
00:53:00que pour les usages essentiels.
00:53:02Au 1er août,
00:53:03il y a 1373 cours d'eau
00:53:04qui présentaient des ruptures
00:53:05d'écoulement ou des assecs.
00:53:06Oui,
00:53:07écoutez,
00:53:08à mon avis,
00:53:08il faut savoir,
00:53:09je ne sais pas si c'est le terme
00:53:10de se serrer la ceinture,
00:53:11mais bon,
00:53:11il faut être citoyen,
00:53:13il faut comprendre le problème
00:53:15et puis se mettre tous à la page,
00:53:18je dirais,
00:53:18et puis être respectueux,
00:53:20laisser la priorité
00:53:21de l'utilisation de l'eau
00:53:22pour ceux qui en ont besoin.
00:53:23Je pense toujours
00:53:23à nos agriculteurs
00:53:24parce que c'est eux
00:53:25qui nous font bouffer
00:53:25les agriculteurs,
00:53:26donc eux en ont besoin.
00:53:27Il faut qu'ils le fassent
00:53:28avec parcimonie,
00:53:29avec un usage intelligent,
00:53:31encore une fois,
00:53:31mais voilà,
00:53:32encore une fois,
00:53:33à nous tous
00:53:34de faire attention
00:53:35de réfléchir,
00:53:36pas nous directement
00:53:37les 68 millions d'habitants
00:53:38que nous sommes,
00:53:39mais les spécialistes,
00:53:40parce qu'il paraît
00:53:40qu'on a plein de spécialistes
00:53:41qui sont capables
00:53:42de régler ces problèmes
00:53:43de flotte,
00:53:44de trouver des réponses
00:53:46et des solutions
00:53:47pour qu'on puisse
00:53:48effectivement arrêter
00:53:50ce marasme total
00:53:51qui représente vraiment
00:53:53un problème pour notre pays,
00:53:54pour l'agriculture,
00:53:55encore une fois,
00:53:56j'y reviens,
00:53:56et puis pour notre vie
00:53:57au quotidien.
00:53:58Bon,
00:53:58et puis il y a des gestes basiques
00:53:59à adopter,
00:54:00c'est l'IA Itamou,
00:54:00par exemple,
00:54:01quand on se brosse les dents,
00:54:01on éteint le robinet,
00:54:02quand on se lave dans la douche,
00:54:03on éteint la douche,
00:54:04on ne prend pas trois bains
00:54:05par jour,
00:54:05etc.
00:54:07Complètement,
00:54:08et d'ailleurs,
00:54:08quand Judith,
00:54:09tout à l'heure,
00:54:10tu as annoncé la vigilance,
00:54:11la vigilance,
00:54:11elle devrait être renforcée
00:54:12dès le départ.
00:54:13Pourquoi ?
00:54:14J'ai découvert,
00:54:14moi,
00:54:15dans des hôtels,
00:54:15par exemple,
00:54:16où il y avait
00:54:17un sort de boîtier
00:54:18qui vous donne,
00:54:19en fait,
00:54:20l'alerte
00:54:20de ce que vous consommez.
00:54:21Là,
00:54:22on a ce monsieur
00:54:22qui consomme 100 litres.
00:54:23Maxi qui a limité les douches
00:54:24à 7 minutes la douche.
00:54:25Mais c'est long,
00:54:267 minutes.
00:54:267 minutes,
00:54:27c'est super long.
00:54:27Moi,
00:54:27je ne suis pas 7 minutes
00:54:28sous la douche,
00:54:29pourtant,
00:54:29je suis propre,
00:54:29on est d'accord.
00:54:30Ah bon ?
00:54:32Tu s'en peux voir
00:54:33sur le plateau,
00:54:33quoi ?
00:54:34Non,
00:54:34mais je suis sérieuse,
00:54:357 minutes,
00:54:36c'est très très long
00:54:36pour une douche.
00:54:373 minutes,
00:54:37Maxi.
00:54:38Voilà,
00:54:38on est d'accord.
00:54:383,
00:54:394 max,
00:54:39quand tu laves les cheveux,
00:54:40c'est un peu compliqué
00:54:41pour les filles.
00:54:4140 minutes,
00:54:42mais bon.
00:54:43Donc,
00:54:43il y a des gestes,
00:54:44déjà des défauts.
00:54:44Disons qu'entre le ferait
00:54:45et la douche,
00:54:45ce soir,
00:54:46elle en prend la campagne.
00:54:47Les gestes,
00:54:48la vigilance,
00:54:49elle doit déjà être renforcée
00:54:51en France.
00:54:52Parce que la vigilance,
00:54:53ça nous permet justement
00:54:54d'éviter de passer
00:54:56aux autres alertes.
00:54:58Les gestes du quotidien.
00:54:59On est d'accord.
00:55:00On a des nappes
00:55:01qui sont vides aujourd'hui.
00:55:03On a pensé que l'eau
00:55:04venait du robinet,
00:55:05en réalité,
00:55:05elle vient du ciel.
00:55:06Donc,
00:55:06à un moment donné,
00:55:07c'est vrai,
00:55:08on s'est dit qu'on ouvrait
00:55:09un robinet,
00:55:09mais l'eau,
00:55:09elle ne vient pas du robinet.
00:55:11Non,
00:55:11elle ne vient pas du robinet,
00:55:12elle vient du ciel.
00:55:13Ça, c'est le scoop, ça.
00:55:14Il n'y a pas que le ciel,
00:55:15il y a d'autres endroits.
00:55:16Oui, mais bon,
00:55:17elle vient quand même du ciel.
00:55:18Vous avez été bonne élève
00:55:19à l'école,
00:55:20c'est bien celle-là.
00:55:21On s'enquête à travailler.
00:55:23On a cru que l'eau,
00:55:23elle était gratuite,
00:55:25parce qu'elle sort du robinet.
00:55:26On va comprendre
00:55:27qu'elle est précieuse,
00:55:28mais on va vraiment le comprendre.
00:55:30On ne se rend pas compte,
00:55:32mais arrêtez l'eau
00:55:33toute une journée,
00:55:34faites-le,
00:55:34vous allez voir.
00:55:35C'est hyper dur.
00:55:36Ah oui, bien sûr.
00:55:37Parce que nous,
00:55:37on ouvre le robinet,
00:55:38on ne se rend plus compte.
00:55:39En fait,
00:55:39c'est devenu des habitudes.
00:55:40Mais en réalité,
00:55:41il faut effectivement
00:55:42brosser les dents,
00:55:43faire attention.
00:55:44Lave-vaisselle,
00:55:44c'est vrai.
00:55:44Lave-vaisselle,
00:55:45lave-vaisselle,
00:55:46c'est très bien,
00:55:46ça consomme moins d'eau.
00:55:47Mais attention,
00:55:48c'est pareil,
00:55:48utiliser un lave-vaisselle
00:55:49pour ne pas le remplir,
00:55:50il faut qu'il soit bien plein,
00:55:52etc.
00:55:54Il y a des gestes comme ça.
00:55:55Surtout,
00:55:55les dernières générations
00:55:56de lave-vaisselle,
00:55:57etc.
00:55:58Ils sont top.
00:55:58Oui,
00:55:59c'est quand même
00:55:59travailler pour éviter
00:56:02de faire le lave-vaisselle
00:56:03que lave-vaisselle.
00:56:06Sauf en faisant
00:56:07ce que faisait notre ami
00:56:08tout à l'heure.
00:56:09Oui,
00:56:10il faut avoir
00:56:11une sacrée discipline.
00:56:12Papa,
00:56:13maman et cinq gosses,
00:56:14ce n'est pas évident.
00:56:15Lave-vaisselle,
00:56:15c'est génial.
00:56:16Déjà,
00:56:16parce que tu as toujours
00:56:17les mains belles et propres.
00:56:19Ça permet aussi
00:56:19d'avoir moins d'humidité
00:56:21sur la peau.
00:56:22Et puis,
00:56:23mine de rien,
00:56:24moi,
00:56:24j'ai apprécié les repas
00:56:25avec le lave-vaisselle
00:56:25parce que je mange
00:56:26et je n'ai pas besoin
00:56:26d'aller faire la vaisselle.
00:56:27Elle est 18h14.
00:56:28Vous restez avec nous
00:56:29dans un instant.
00:56:29C'est le Grand Débat
00:56:30qui continue.
00:56:30Merci.
00:56:31David Erard
00:56:31qui est maire
00:56:32de Mérieux-S.
00:56:34Pardon,
00:56:34je ne sais pas
00:56:35si je l'ai bien prononcé
00:56:36en lézère.
00:56:37Commune où l'eau
00:56:37est impropre
00:56:38à la consommation
00:56:39mais pas parce qu'il n'y a
00:56:40pas de pénurie d'eau
00:56:40par contre.
00:56:41C'est juste que
00:56:42les alertes sont remontées
00:56:44par le préfet.
00:56:45Merci beaucoup.
00:56:4618h14,
00:56:47vous restez avec nous
00:56:47dans un instant.
00:56:48C'est la suite
00:56:48du Grand Débat.
00:56:5017h20,
00:56:51les vraies voix Sud Radio.
00:56:54Les vraies voix Sud Radio.
00:56:5617h19,
00:56:58la sécheresse
00:56:59s'étend désormais
00:57:01à presque toute la France.
00:57:02Plus de 40 000 personnes
00:57:03ont déjà été touchées
00:57:04par des coupures d'eau
00:57:05au robinet.
00:57:05550 000 habitants
00:57:06vivent dans des zones
00:57:07où l'approvisionnement
00:57:08est sous tension
00:57:09et près de 3 millions
00:57:09de personnes
00:57:10sont placées en vigilance.
00:57:11Une situation inquiétante
00:57:12qui amène cette question
00:57:13qu'on vous pose sur Youtube.
00:57:14Avez-vous peur
00:57:15de manquer d'eau ?
00:57:16C'est la suite
00:57:16de votre Grand Débat.
00:57:17Les vraies voix Sud Radio.
00:57:19Eh bien,
00:57:20nous sommes avec
00:57:21Thibaut Dautry.
00:57:22Bonsoir Thibaut.
00:57:23Bonsoir.
00:57:24Vous êtes éco-hydrologue
00:57:25Aline Rae,
00:57:26c'est l'Institut National
00:57:27de Recherche
00:57:27pour l'Agriculture,
00:57:28l'Alimentation
00:57:28et l'Environnement.
00:57:30Quand on sait
00:57:30que 70% du territoire
00:57:32fait l'objet
00:57:32de mesures
00:57:32de restriction
00:57:33des usages
00:57:34en raison de la sécheresse,
00:57:35c'est quand même
00:57:36assez énorme.
00:57:37On a un peu peur
00:57:38de manquer d'eau
00:57:38parce qu'on entend
00:57:39que dans certaines communes,
00:57:40il y a un vrai problème
00:57:41de pénurie d'eau potable.
00:57:44Tout à fait.
00:57:44C'est déjà le cas
00:57:45dans pas mal de communes.
00:57:46Je pense qu'il y a 40 000 personnes
00:57:48qui sont déjà affectées
00:57:49et malheureusement,
00:57:50les prévisions actuelles
00:57:52ne sont pas très encourageantes
00:57:53sur les précipitations
00:57:54donc ça va faire que les gardées.
00:57:57On n'est pas encore...
00:57:58On est au 15 août.
00:57:58L'été n'est pas fini.
00:58:00Quand on sait que les ménages
00:58:01utilisent en moyenne
00:58:02150 litres d'eau potable
00:58:03par personne et par jour,
00:58:04ce n'est pas du tout
00:58:05ce qu'utilise notre renditeur
00:58:06qu'on a entendu tout à l'heure.
00:58:07Lui, il est à 100 litres par an.
00:58:08Eh bien, au moins.
00:58:09On ne se rend pas compte.
00:58:10150 litres, ça fait un paquet quand même.
00:58:12150 par personne, oui.
00:58:13On se dit que quand même
00:58:14on est un petit peu,
00:58:15pardonnez-moi le terme,
00:58:16à l'ouest.
00:58:16On ne se rend pas compte ?
00:58:19On parle dans l'urbanité.
00:58:21Oui, c'est complexe comme sujet
00:58:22parce qu'en fait,
00:58:23c'est quand même la base de la ville
00:58:24donc on en a besoin.
00:58:25Il y a certaines inutiles.
00:58:28Voilà, on va aux toilettes
00:58:29dans de l'eau potable
00:58:30mais malgré tout,
00:58:31on n'est de loin
00:58:31pas les premiers consommateurs d'eau
00:58:33donc il faut que tout le monde
00:58:35et pas uniquement les habitants...
00:58:36Mais ça, c'est une aberration
00:58:37les toilettes à l'eau potable d'ailleurs
00:58:38excusez-moi mais...
00:58:39C'est une aberration aujourd'hui
00:58:41mais voilà, il y a quelques années
00:58:42quand il y a des gens
00:58:44qui mourraient de maladies
00:58:44parce que l'eau n'était pas plus grave
00:58:46c'est encore le cas
00:58:46dans pas mal de grandes parties du monde
00:58:49ce n'est pas forcément une aberration
00:58:50mais aujourd'hui, on se rend compte
00:58:51que toute cette eau-là
00:58:52qui est balancée
00:58:54ça coûte quand même pas mal
00:58:55pour la retraité
00:58:56c'est un petit peu dommage quand même
00:58:58sachant qu'il y a des gens
00:58:59qui n'ont pas l'eau au robinet.
00:59:00C'est ça.
00:59:01Le consommé,
00:59:02s'il ne met pas à l'eau
00:59:02du robinet domestique
00:59:03on parle aussi de l'eau
00:59:04pour l'agriculture
00:59:05qui est environ à 45%
00:59:06des consommations d'eau
00:59:07contre 21%
00:59:08pour la production d'eau potable
00:59:09mais en même temps
00:59:10c'est 45%
00:59:11pour nos agriculteurs
00:59:12pour notre agriculture
00:59:13s'ils n'étaient pas utilisés
00:59:14on ne pourrait plus manger.
00:59:16Oui.
00:59:17Alors c'est tout à fait le cas
00:59:19en fait c'est essentiel
00:59:20de pouvoir manger
00:59:21après il y a une partie
00:59:22de l'eau qui est utilisée
00:59:23pour l'agriculture
00:59:23qui n'est pas tout à fait
00:59:24pour nous faire manger directement.
00:59:26Par exemple ?
00:59:26Quand il y a un petit maraîcher
00:59:28il y a du maïf
00:59:29qui part en exportation
00:59:30pour venir à des animaux
00:59:31dans les pays
00:59:32donc il y a aussi
00:59:33tous les usages
00:59:34ont une marge de manœuvre
00:59:35pour pouvoir être
00:59:36plus sobre
00:59:37et plus vertueux
00:59:38sur l'utilisation
00:59:39de la ressource en mode.
00:59:40Alors dans 92 départements
00:59:41les autorités restreignent
00:59:43les usages de l'eau potable
00:59:44pour préserver les nappes
00:59:44et les rivières
00:59:45et on sait qu'il y a
00:59:471373 cours d'eau
00:59:48qui sont asséchés
00:59:50du coup
00:59:51où est-ce qu'on va aller
00:59:52chercher l'eau ?
00:59:52Il faut attendre qu'il pleuve ?
00:59:54Malheureusement
00:59:55c'est un peu ça
00:59:56en fait cette année-là
00:59:57qui sera une année
00:59:59dans les normes
01:00:00dans les années 2050
01:00:01ça a été démontré
01:00:02ça a été modélisé
01:00:03y compris par les services
01:00:04de l'Etat
01:00:05dans le cadre
01:00:05de programmes nationaux
01:00:06en fait on sait que
01:00:08dans 30 ans
01:00:092026
01:00:09ça sera un été normal
01:00:11malheureusement
01:00:12et donc en fait
01:00:13il va falloir faire en sorte
01:00:14qu'on transforme
01:00:15notre façon de fonctionner
01:00:16pas simplement
01:00:17en faisant des petites
01:00:18mesurettes
01:00:18ou de l'urgence
01:00:19mais un vrai travail
01:00:20à faire
01:00:20pas en période de crise
01:00:21mais en période de...
01:00:22On est bien d'accord
01:00:23il faut arrêter
01:00:23d'éteindre les feux
01:00:24il faut être un petit peu
01:00:25plus prévoyant
01:00:26c'est un sujet en boucle
01:00:27autour de ce plan
01:00:28depuis plusieurs jours
01:00:30Exactement
01:00:30On va écouter
01:00:31tiens un petit son
01:00:32de Benoît Biteau
01:00:33qui est député écologiste
01:00:34sur le stockage
01:00:35Personne n'est contre
01:00:36l'irrigation
01:00:36personne n'est contre
01:00:37le stockage de l'eau
01:00:38c'est juste qu'il faut
01:00:38créer des conditions
01:00:39pour que ces stockages
01:00:41fonctionnent
01:00:41En vérité
01:00:42les stockages
01:00:43tels qu'ils sont réalisés
01:00:44ne permettent pas
01:00:45les promesses
01:00:46les promesses
01:00:47qui sont derrière
01:00:48ces stockages
01:00:49ne permettent pas
01:00:50de restaurer
01:00:51les niveaux d'étiage
01:00:51importants
01:00:52dans les cours d'eau
01:00:53en été
01:00:53ne permettent pas
01:00:54de satisfaire
01:00:55l'irrigation
01:00:56pour tous les agriculteurs
01:00:58et ne permettent pas
01:00:59non plus
01:01:00de préserver
01:01:00la distribution
01:01:01d'eau potable
01:01:02c'est la raison
01:01:02pour laquelle
01:01:02la justice
01:01:04a condamné
01:01:04ces équipements
01:01:05qui sont sur
01:01:06ma circonscription
01:01:07Thibaut Dautry
01:01:08une réaction
01:01:09Bruno Pommard
01:01:09vite fait
01:01:11il parlait des bassines
01:01:12le monsieur
01:01:12à priori
01:01:14les agriculteurs
01:01:14en ont besoin
01:01:15donc il est gentil
01:01:15le monsieur
01:01:16mais vous n'êtes pas d'accord
01:01:17avec les écologistes
01:01:18en général
01:01:18non pas du tout
01:01:19parce que la preuve
01:01:20c'est la dernière fois
01:01:21ils ont foutu sur la gueule
01:01:21mes copains
01:01:22mais non
01:01:23on en a besoin
01:01:24des bassines
01:01:25je ne parle qu'aux agriculteurs
01:01:26je ne parle pas
01:01:28aux gens qui sont
01:01:29à l'Assemblée nationale
01:01:29à nous faire
01:01:30de l'écologie politique
01:01:31toute la journée
01:01:32un petit mot là-dessus
01:01:33moi je suis d'accord aussi
01:01:34donc bien sûr
01:01:35il a raison
01:01:38Thibaut Dautry
01:01:40pour terminer
01:01:40on va vous donner
01:01:41le mot de la fin
01:01:42sur ce que vous venez
01:01:42d'entendre justement
01:01:43ces histoires
01:01:44de méga bassines
01:01:44c'est surtout
01:01:46dommage de s'opposer
01:01:47on a tous besoin d'eau
01:01:48y compris les agriculteurs
01:01:50et en fait
01:01:50il faut arrêter
01:01:50pour ou contre
01:01:51il faut être un peu
01:01:52dans la nuance
01:01:52en fait le stockage
01:01:54est nécessaire
01:01:54mais à certaines conditions
01:01:56et pas partout
01:01:58merci beaucoup
01:01:59Thibaut Dautry
01:01:59je rappelle que vous êtes
01:02:00éco-hydrologue à l'INRAE
01:02:01qui est l'Institut national
01:02:02de recherche pour l'agriculture
01:02:03l'alimentation
01:02:03et l'environnement
01:02:04ce sujet il nous touche
01:02:05il nous touche tous
01:02:06donc vous le savez
01:02:07chers auditeurs
01:02:08vous pouvez aller commenter
01:02:09sur ce que vous entendez
01:02:09à l'antenne de Sud Radio
01:02:10sur Youtube
01:02:11on fait un point d'ailleurs
01:02:12avec Quentin Saunier
01:02:13sur vos commentaires
01:02:14et oui Judith
01:02:15puisqu'on vous pose cette question
01:02:16avez-vous peur de manquer d'eau
01:02:17et vous répondez non
01:02:18à seulement 52%
01:02:20c'est assez serré
01:02:21et 48% oui quand même
01:02:22exactement
01:02:22et vous nous laissez aussi
01:02:24beaucoup de commentaires
01:02:25on a Chantal qui nous dit
01:02:26les restrictions
01:02:26je les comprends
01:02:27mais je n'espère pas arriver
01:02:28jusqu'au manque d'eau
01:02:29on a Christophe qui nous dit
01:02:30si les agriculteurs
01:02:31fonctionnent tout
01:02:32il est certain qu'on manquera d'eau
01:02:33ce à quoi lui répond Norbert
01:02:34dans mon village
01:02:35de 160 habitants
01:02:36il y a 47 piscines
01:02:38ce n'est pas à nous
01:02:39agriculteurs de faire l'effort
01:02:40ça c'est vrai
01:02:4047 piscines
01:02:41c'est beaucoup
01:02:42160 habitants
01:02:42mais le pourcentage
01:02:43est surprenant même
01:02:44ça veut dire
01:02:44les gens n'ont pas peur
01:02:45mais fait en même temps
01:02:46s'ils n'ont pas peur
01:02:47c'est qu'ils sont
01:02:47on pourrait considérer
01:02:48qu'ils font quand même
01:02:50attention quant à l'utilisation
01:02:51c'est comme ça
01:02:51Léa disait
01:02:52ils disent que c'est magique
01:02:53parce qu'on ouvre le robinet
01:02:56ils boirent l'eau de la piscine
01:02:57et pissaient tout
01:02:57non mais c'est comme
01:02:58c'est comme quand il y a
01:02:59des incendies
01:02:59tout d'un coup
01:03:00on se rend compte
01:03:00qu'on a un réchauffement climatique
01:03:01c'est pareil
01:03:02quand il n'y aura plus d'eau
01:03:03qui coule par le robinet
01:03:03on saura qu'on n'en a plus
01:03:04alors ce serait bien
01:03:05de se réveiller avant
01:03:05et vu qu'on est les professionnels
01:03:06d'attendre la fin
01:03:09de la fin
01:03:09pour dire
01:03:09ah ben non ça
01:03:10il faut vite faire quelque chose
01:03:11bon bah attendons
01:03:1318h23
01:03:13n'attendez pas
01:03:14restez avec nous
01:03:15on continue avec
01:03:16le coup de fil de l'été
01:03:200826 300 300
01:03:22vous pouvez évidemment
01:03:23nous appeler
01:03:24pour nous raconter
01:03:25un peu votre vie
01:03:25sur Sud Radio
01:03:26parce que demain
01:03:28c'est le 15 août
01:03:29c'est le coup de fil de l'été
01:03:31les vraies voix Sud Radio
01:03:33oui merci pour le jingle
01:03:36donc demain c'est le 15 août
01:03:38c'est l'un des grands rendez-vous
01:03:38de l'été
01:03:39pour beaucoup
01:03:39c'est aussi l'occasion
01:03:40de profiter d'un jour férié
01:03:41de partir
01:03:42de retrouver la famille
01:03:43ou simplement de lever le pied
01:03:44alors si vous êtes en vacances
01:03:45on veut tout savoir
01:03:46est-ce que vous avez prévu
01:03:47quelque chose
01:03:48vous avez prévu quoi
01:03:48tiens pour le 15 août
01:03:49on part
01:03:50tiens
01:03:52l'iorac sur l'ouïre
01:03:53en Dordogne
01:03:55bonsoir Stéphane Guiry
01:03:57bonsoir
01:03:57bonsoir à tous
01:03:58bonsoir
01:03:59alors vous êtes en vacances
01:04:00vous dans une maison de vacances
01:04:02effectivement
01:04:03oui c'est tout à fait ça
01:04:04et alors qu'est-ce que vous allez faire
01:04:05demain pour le 15 août
01:04:07et bien demain
01:04:08ça risque d'être
01:04:08une petite promenade
01:04:09au marché de Bergerac
01:04:11une ville qui n'est pas
01:04:12très très joie
01:04:12de Bordeaux
01:04:13c'est trop sympa
01:04:14par la suite
01:04:15un petit restaurant
01:04:16avec des crevettes
01:04:18pas loin
01:04:19avec aussi
01:04:21un petit ensemble turc
01:04:23notamment
01:04:24aller voir
01:04:26la place Cyrano
01:04:27voir un petit peu
01:04:28les statues
01:04:29d'accord
01:04:30et la basilique
01:04:31la balade quoi
01:04:32la bonne balade
01:04:32qui va avec
01:04:35et tiens
01:04:36Bruno Pommard
01:04:37faites quoi
01:04:37vous pourrez être 15 août
01:04:38c'est une bonne question
01:04:39j'étais en train
01:04:39de me poser la question
01:04:40vous allez poser la question
01:04:41à notre auditeur
01:04:44on va aller manger au resto
01:04:45il faut faire travailler
01:04:46nos restaurateurs
01:04:46on va boire un coup
01:04:47avec modération
01:04:48et puis c'est ça
01:04:49le plus important
01:04:50c'est de se faire plaisir
01:04:51moi j'adore aller
01:04:52dans les bistrots
01:04:53et dans les restos
01:04:53je trouve que c'est sympa
01:04:54parce qu'on discute
01:04:55avec plein de gens
01:04:55et je trouve ça formidable
01:04:56donc voilà ce que je vais faire
01:04:57le 15 août
01:04:58sauf s'il m'accompagne
01:04:59à une autre idée
01:05:00mais je ne crois pas
01:05:03Salia Itamou
01:05:04qu'est-ce que vous faites
01:05:05de votre 15 août
01:05:06alors moi demain
01:05:06je vais revoir une amie
01:05:07avec qui j'ai bossé aussi
01:05:08donc je suis très contente
01:05:09de la revoir demain
01:05:10je l'embrasse
01:05:10elle s'appelle Titem
01:05:11elle est professeure
01:05:12dans un collège
01:05:14à Épinay-sur-Seine
01:05:15donc je pense qu'elle m'écoute
01:05:17aujourd'hui
01:05:17en tout cas elle était là
01:05:18hier elle l'écoutait
01:05:18et donc je serai avec elle
01:05:22demain
01:05:22et je pense qu'on va faire
01:05:23on va sortir les maillots
01:05:24serviettes
01:05:25j'ai besoin moi
01:05:26de m'allonger
01:05:26d'accord
01:05:27en maillot
01:05:28et de prendre un peu le soleil
01:05:30c'est une bonne idée ça
01:05:31pour le 15 août
01:05:32sur le bord d'un
01:05:32c'est un maillot
01:05:33peu importe
01:05:34j'ai pas de spot particulier
01:05:37Stéphane
01:05:37vous êtes là
01:05:38oui
01:05:39on parle beaucoup de chaleur
01:05:40et de sécheresse cet été
01:05:41est-ce que vous avez l'impression
01:05:41que ça a quand même changé
01:05:42la manière de vivre vos vacances
01:05:45en fait
01:05:46oui bien entendu
01:05:47on voit que par rapport
01:05:48à il y a 10-15 ans
01:05:49où vraiment
01:05:50comment dirais-je
01:05:51on pouvait sortir
01:05:53un peu plus facilement
01:05:54maintenant on fait
01:05:55un petit peu plus de piscine
01:05:56on essaye d'aller
01:05:57un peu plus à la mer
01:05:59et puis il y a aussi
01:06:00les feux d'artifice
01:06:01qui sont annulés
01:06:01parce que vous avez
01:06:02un feu d'artifice
01:06:03potentiellement
01:06:04vous savez pas
01:06:04s'il aura encore lieu
01:06:05parce que vous êtes censé
01:06:06terminer votre journée
01:06:07comme ça demain
01:06:07mais pour des raisons de sécurité
01:06:09il y a des chances
01:06:09il y a même de grandes chances
01:06:11qu'il n'y ait pas lieu
01:06:12ce serait dommage
01:06:13parce que ça aurait été
01:06:13l'occasion de prendre
01:06:14de belles photos
01:06:15mais bon
01:06:15comme vous savez
01:06:16il faut préserver les forêts
01:06:18là
01:06:18voilà
01:06:19envoyez-nous vos photos
01:06:20de crevettes
01:06:21c'est de belles photos aussi
01:06:23tu as envie de manger des crevettes
01:06:24c'est ce qu'il nous a dit
01:06:26oui bah du coup
01:06:26ça vous a donné envie
01:06:27j'adore les crevettes
01:06:29bon bah voilà
01:06:30merci beaucoup
01:06:31en tout cas
01:06:31qu'est-ce que vous allez faire
01:06:32ce soir aussi
01:06:33là vous allez faire
01:06:33un petit resto aussi
01:06:35Stéphane Guéry
01:06:36petit barbecue
01:06:36à côté de la piscine
01:06:38bien près
01:06:39proche de la piscine
01:06:40attention aux étincelles
01:06:41donnez-nous votre adresse
01:06:42on vous rejoint
01:06:43ouais on va venir manger
01:06:44un petit bout de viande
01:06:45avec vous en Dordogne
01:06:46on ramène les extincteurs
01:06:48on ramène les extincteurs
01:06:49voilà
01:06:50on reçoit la bouteille de rosée
01:06:52avec modération
01:06:52bien évidemment
01:06:53Stéphane Guéry
01:06:54vous êtes vacancier
01:06:55à Lurac sur Louire
01:06:56en Dordogne
01:06:57merci d'avoir témoigné
01:06:58avec nous ce soir
01:06:59sur Sud Radio
01:07:00merci à vous
01:07:01allez à bientôt
01:07:01merci Stéphane
01:07:02vous profitez de vos vacances
01:07:04on ne sait pas ce que vous faites
01:07:05pour le 15 août
01:07:06mais soyez ensemble
01:07:07prenez du bon temps
01:07:08profitez de ce beau soleil
01:07:10même s'il fait très chaud
01:07:11l'idée c'est de se faire plaisir
01:07:13évidemment
01:07:14on reste ensemble
01:07:15puisque dans un instant
01:07:16ça sera l'info en plus
01:07:18avec Quentin Barbaza
01:07:19il est 18h27
01:07:21sur Sud Radio
01:07:21à tout de suite
01:07:2317h20
01:07:23les vraies voix Sud Radio
01:07:25les vraies voix Sud Radio
01:07:2817h19
01:07:29Judith Belair
01:07:30vous êtes bien sur Sud Radio
01:07:32et vous avez raison
01:07:33nous on est bien avec vous aussi
01:07:34et je vous rappelle
01:07:35nos vraies voix du soir
01:07:36tiens
01:07:36Salia Aitamou
01:07:37vous êtes humoriste
01:07:38entrepreneur
01:07:38fondatrice du Women Comedy Tour
01:07:39et chroniqueuse
01:07:41et vous Bruno Pema
01:07:42vous êtes président du think tank
01:07:43initiative sécurité intérieure
01:07:45et aussi un membre du Red
01:07:46et bien à 18h30
01:07:48c'est l'info en plus
01:07:48avec vous
01:07:49Quentin Barbaza
01:07:49les vraies voix Sud Radio
01:07:52alors il y a un petit scandale
01:07:53enfin moi je pense que c'est un scandale
01:07:55Quentin
01:07:55le Conseil constitutionnel
01:07:56censure, retoque la loi
01:07:58interdisant les réseaux sociaux
01:07:59au moins de 15 ans
01:07:59marche sur la tête
01:08:00effectivement c'est un petit coup de tonnerre
01:08:02qui est tombé cet après-midi
01:08:03aux alentours de 15h
01:08:05les sages du Conseil constitutionnel
01:08:07considèrent que cette interdiction
01:08:08porte une atteinte non adaptée
01:08:10nécessaire et proportionnelle
01:08:11à la liberté d'expression
01:08:12et de communication des mineurs
01:08:14autrement dit
01:08:14protéger les enfants
01:08:15oui mais pas de n'importe quelle manière
01:08:18un revers pour le gouvernement Macron
01:08:20qui avait fait de cette mesure
01:08:21un cheval de bataille
01:08:22et peut-être une revanche
01:08:23maintenant pour la gauche
01:08:24puisque c'est LFI et le Parti Socialiste
01:08:26qui étaient à l'origine d'un recours
01:08:27et justement on va en parler
01:08:29avec Arthur Delaporte
01:08:30qui est député socialiste du Calvado
01:08:32c'est porte-parole du parti
01:08:33c'est lui qui avait initié le recours
01:08:35devant le Conseil constitutionnel
01:08:36bonsoir monsieur le député
01:08:37bonsoir
01:08:37bonsoir
01:08:38Arthur Delaporte
01:08:39vous aviez saisi le Conseil constitutionnel
01:08:41aujourd'hui
01:08:42votre mesure passe
01:08:43votre recours passe
01:08:44c'est une satisfaction ?
01:08:46c'est jamais une satisfaction
01:08:48parce qu'on avait alerté
01:08:49le gouvernement
01:08:50on partage tous un même objectif
01:08:51c'est celui de protéger les enfants
01:08:53vous savez moi j'ai été président
01:08:54de la commission d'enquête
01:08:55sur les effets psychologiques
01:08:56de TikTok sur les mineurs
01:08:57et des victimes
01:08:58on en a vu
01:08:59et moi je pense d'abord à elles
01:09:01quand je fais la loi
01:09:01sauf que le problème
01:09:02c'est que quand on fait
01:09:03une loi bavarde
01:09:04une loi d'affichage
01:09:05une loi où on sait
01:09:06qu'à la fin
01:09:07elle ne sera pas applicable
01:09:08en fait d'une certaine manière
01:09:09on ne raconte pas la vérité
01:09:11aux françaises et aux français
01:09:12et donc moi
01:09:12ce que j'ai dit
01:09:13depuis le début au gouvernement
01:09:14c'est qu'il faut trouver
01:09:15des moyens
01:09:16pour que cette loi
01:09:17elle soit respectueuse
01:09:18de l'état de droit
01:09:19et des libertés fondamentales
01:09:20le texte y prévoyait quand même
01:09:21d'écarter dès le 1er septembre
01:09:23les plus jeunes
01:09:23des réseaux sociaux
01:09:24on parle de TikTok
01:09:24Snapchat
01:09:25X Instagram
01:09:26en particulier de Snapchat
01:09:27on en entend beaucoup parler
01:09:28en ce moment
01:09:28avec les recrutements
01:09:30des réseaux prostituées
01:09:32des réseaux narcos
01:09:33et tout ça
01:09:34avec nos mineurs
01:09:35donc même si effectivement
01:09:36la loi c'était un fourre-tout
01:09:38il n'empêche que c'était quand même
01:09:39quelque chose d'enfin concret
01:09:40dès le 1er septembre
01:09:41mais en fait
01:09:42ce n'était pas du tout concret
01:09:43parce que ce qui allait se passer
01:09:44c'est que
01:09:45s'il n'y avait pas
01:09:46une décision du conseil constitutionnel
01:09:48il y aurait eu
01:09:48de l'insécurité juridique
01:09:49les plateformes
01:09:50elles se seraient engouffrées
01:09:51dans la brèche
01:09:51elles n'auraient pas appliqué la loi
01:09:53parce que de toute façon
01:09:54elles auraient dit
01:09:54la loi est mal faite
01:09:55et c'est ce qu'a dit
01:09:56le conseil constitutionnel
01:09:57donc moi en fait
01:09:58je suis pour des lois
01:09:59qui s'appliquent
01:09:59parce que s'il n'y a pas
01:10:00de loi qui s'applique
01:10:01en fait on ne protège pas
01:10:02les enfants
01:10:03l'objectif
01:10:04c'est de lutter
01:10:05contre les fonctionnalités
01:10:06néfastes des réseaux sociaux
01:10:07moi c'est ce que je dis
01:10:08et c'est ce qu'on essaie de faire
01:10:09à l'échelle européenne notamment
01:10:10le problème c'est que
01:10:11le président de la république
01:10:12il a voulu absolument
01:10:13sa mesure d'interdiction
01:10:14sèche et généralisée
01:10:16et le conseil constitutionnel
01:10:17il a dit une chose simple
01:10:18quand on touche
01:10:19aux libertés fondamentales
01:10:20que ce soit
01:10:20la liberté de communication
01:10:21d'expression
01:10:22ou même le fait
01:10:23que tous les utilisateurs
01:10:24allaient devoir donner
01:10:25leur identité
01:10:26et moi je n'ai pas de problème
01:10:27à donner mon âge
01:10:28pour protéger les mineurs
01:10:29le problème c'est
01:10:30qu'il faut dire comment
01:10:31et là il n'y avait même pas
01:10:32de mode d'emploi dans la loi
01:10:33c'est un peu comme
01:10:34les citronographiques
01:10:35on imagine avec une reconnaissance
01:10:39faciale
01:10:39tout simplement
01:10:40et bien en fait
01:10:41c'est pas si simple que ça
01:10:42parce que le gouvernement disait
01:10:43il n'y aura pas de reconnaissance faciale
01:10:45ça sera pas ça la solution
01:10:46ça sera la carte d'identité
01:10:48de tout le monde
01:10:48sauf que finalement ça
01:10:51c'est pas quelque chose
01:10:52qui était dans la loi
01:10:53la loi elle disait juste
01:10:54qu'il y aura une vérification
01:10:54d'identité
01:10:55et le problème c'est
01:10:56qu'on ne peut pas juste dire
01:10:56non la loi disait même pas
01:10:58il y aura une vérification
01:10:59la loi disait rien
01:11:00et on ne peut pas ne rien dire
01:11:01quand on va vérifier
01:11:02l'identité de toute la population
01:11:03c'est ça que j'essaie de dire
01:11:04c'est qu'il faut des garanties
01:11:06et depuis le début
01:11:06on a dit au gouvernement
01:11:08mettez les garanties dans la loi
01:11:09mettez les précisions
01:11:10mettez le périmètre
01:11:11par exemple
01:11:12le périmètre
01:11:12on ne savait même pas
01:11:13si Whatsapp était dans la loi
01:11:15ou hors de la loi
01:11:16ils ont dit que ce n'était pas
01:11:17dans la loi depuis le départ
01:11:18très clairement
01:11:18ça fait déjà deux mois
01:11:19vous vous dites
01:11:20que ce n'était pas dans la loi
01:11:21mais moi je vous dis
01:11:22parce que j'ai écrit cette loi
01:11:23j'ai fait partie des députés
01:11:24qui l'ont voté
01:11:24que Whatsapp et Youtube
01:11:26étaient dans la loi
01:11:27telle que c'était écrit
01:11:27et le problème
01:11:28c'est que c'est ce flou là
01:11:30que le Conseil constitutionnel
01:11:31il a censuré
01:11:33et on ne peut pas faire
01:11:33la loi n'importe comment
01:11:34mais pourquoi
01:11:34si vous travaillez sur la loi
01:11:36il lui manque des trucs
01:11:37en fait
01:11:37Arthur Delaporte
01:11:38parce que vous travaillez
01:11:39sur une loi que vous validez
01:11:41et ensuite que vous faites retoquer
01:11:42on ne comprend pas là
01:11:43mais moi je n'ai pas voté
01:11:44cette loi
01:11:44moi je me suis abstenu
01:11:45et j'ai dit au gouvernement
01:11:46attention
01:11:46votre loi elle est fragile
01:11:47juridiquement
01:11:48je pense qu'elle ne passe pas
01:11:49le filtre du Conseil constitutionnel
01:11:51parce que vous n'avez pas
01:11:52mis les garde-fous nécessaires
01:11:53mais c'est bien dommage
01:11:54mais même les gamins
01:11:56entre 10 et 14 ans
01:11:57selon l'ARCOM
01:11:58sont pour cette interdiction
01:12:00oui
01:12:01alors moi je vais vous dire
01:12:02je vais dans les collèges
01:12:03beaucoup
01:12:04parce que justement
01:12:05on parle de TikTok
01:12:06on parle des dangers
01:12:07des réseaux sociaux
01:12:07et moi ça c'est mon objectif
01:12:09c'est de lutter contre
01:12:09les dangers des réseaux sociaux
01:12:10que nous disent les jeunes
01:12:12ils nous disent qu'ils veulent
01:12:13une interdiction
01:12:13des réseaux sociaux dangereux
01:12:15ils veulent qu'on interdise
01:12:16par exemple TikTok
01:12:17et moi je suis pour l'interdiction
01:12:18Snapchat aussi
01:12:18ils veulent qu'on interdise
01:12:19les fonctionnalités dangereuses
01:12:22que ce soit
01:12:23sur Snapchat
01:12:23ou sur d'autres réseaux
01:12:24mais le problème
01:12:26c'est que les jeunes
01:12:27ils sont des futurs citoyens
01:12:30comme les autres
01:12:30et qu'ils ont le droit
01:12:31de s'informer
01:12:32et que là
01:12:32la loi telle qu'elle était écrite
01:12:34c'était une interdiction
01:12:35sèche et généralisée
01:12:36de l'ensemble
01:12:37des réseaux sociaux
01:12:38et même beaucoup plus loin
01:12:39que les réseaux sociaux
01:12:39ça pouvait aller même
01:12:40concerner des messageries
01:12:42et aujourd'hui
01:12:43le Conseil constitutionnel
01:12:45si vous lisez
01:12:45la décision
01:12:46à écrire noir sur blanc
01:12:48il faut une liste
01:12:49plus précise
01:12:49de ce que vous voulez
01:12:51définir
01:12:51par les interdictions
01:12:53que vous visez
01:12:54et quand on fait une loi
01:12:55on vous entend
01:12:55Arthur Delaporte
01:12:56merci on est pris par le temps
01:12:57je vais donner la parole
01:12:58à Bruno Thomas
01:12:59merci beaucoup
01:13:00Arthur Delaporte
01:13:00M. le député
01:13:01moi j'entends
01:13:03franchement je comprends rien
01:13:04en fait
01:13:05on interdit
01:13:06on n'interdit pas
01:13:07quelles sont
01:13:08les réponses magiques
01:13:09que vous apportez
01:13:10pour qu'on puisse protéger
01:13:11nos enfants
01:13:12vous
01:13:12en tant que socialiste
01:13:13ces réponses
01:13:14elles existent
01:13:15en fait
01:13:15elles existent
01:13:17par exemple
01:13:18moi dans le rapport TikTok
01:13:19j'ai proposé des choses simples
01:13:20limiter le temps d'écran
01:13:22à 45 minutes
01:13:23modérer les contenus dangereux
01:13:25mais ça on le fait déjà
01:13:25vous êtes à la laxisme
01:13:27M. le député
01:13:27c'est du laxisme
01:13:28moi je le fais
01:13:30déjà
01:13:30j'ai l'avis parental
01:13:31vous le faites
01:13:32mais vous savez
01:13:33que vous n'avez que
01:13:34un mineur sur trois
01:13:35qui a un logiciel
01:13:36de contrôle parental
01:13:36et que parmi ces mineurs
01:13:38sur trois
01:13:38qui ont du contrôle parental
01:13:40il y en a deux tiers
01:13:40qui le contournent
01:13:41demandez à vos enfants
01:13:42ils vous expliqueront
01:13:43qu'en deux minutes
01:13:44sur n'importe quelle application
01:13:46ils peuvent craquer
01:13:46le contrôle parental
01:13:47donc la réalité
01:13:49c'est qu'aujourd'hui
01:13:50il faut limiter
01:13:51le temps d'écran
01:13:51il faut limiter
01:13:52les fils ininterrompus
01:13:54des algorithmes
01:13:55parce qu'on ne s'arrête
01:13:56jamais de consulter
01:13:56merci beaucoup
01:13:57excusez-moi
01:13:58on est pris par le temps
01:13:58autour de la porte
01:13:59il nous reste très peu de temps
01:14:00c'est ce que porte la commission européenne
01:14:01et moi je la soutiens
01:14:02merci beaucoup
01:14:03une petite conclusion avec vous
01:14:05Quentin Barbaza peut-être
01:14:06et Salia
01:14:06juste un petit mot là
01:14:08il n'a pas répondu à votre question
01:14:09il faut limiter
01:14:10il faut limiter
01:14:10il faut limiter aussi
01:14:11les bêtises au gouvernement
01:14:12à un moment donné
01:14:13je suis désolée
01:14:13il y a des choses
01:14:14qui ont été proposées
01:14:15mais moi je me permets de le dire
01:14:16on propose une loi
01:14:18on arrive avec
01:14:19effectivement un gros manque juridique
01:14:21et on dit
01:14:22la loi ne passe pas
01:14:22parce que ça ne répond pas
01:14:24à la nécessité
01:14:25ce n'est pas adapté
01:14:26ce n'est pas proportionnel
01:14:27on fait quoi ?
01:14:28c'est vrai qu'on marche un peu
01:14:29sur la tête
01:14:30mais après pour remettre
01:14:32un peu dans la contextualité
01:14:33le président Macron
01:14:34qui a demandé aujourd'hui
01:14:35à Sébastien Lecornu
01:14:36Premier ministre
01:14:37de refaire une loi
01:14:38de réécrire une loi
01:14:39pour qu'au printemps 2027
01:14:42cette loi passe
01:14:43véritablement
01:14:43elle n'aura pas lieu
01:14:45on est bien d'accord
01:14:45nos enfants vont pouvoir
01:14:46continuer à utiliser
01:14:48des réseaux qui sont nocifs
01:14:49c'est un vrai bonheur
01:14:50merci beaucoup Arthur Delaporte
01:14:52je rappelle que vous êtes
01:14:53député PS du Calvado
01:14:54ce porte-parole du Parti Socialiste
01:14:56et que vous avez rédigé ce recours
01:14:57auprès du Conseil Constitutionnel
01:14:59restez avec nous
01:15:00chers amis
01:15:00on continue avec
01:15:01ce qui fait bouger
01:15:02les réseaux sociaux
01:15:03tout de suite
01:15:03les vrais voix sud-radio
01:15:06alors Bruno Pommard
01:15:07vous êtes encore à l'antenne
01:15:08vous savez
01:15:10allez ce qui fait bouger
01:15:11les réseaux sociaux
01:15:12c'est tout de suite
01:15:13c'est une vidéo
01:15:14qui tombe beaucoup
01:15:14sur la toile
01:15:15vous l'avez peut-être vu
01:15:16même sûrement
01:15:17un couple juif australien
01:15:18a été agressé à Avignon
01:15:19par un homme irlandais
01:15:20proférant des menaces
01:15:22de mort
01:15:23et des propos antisémites
01:15:24très violents
01:15:24la scène a été filmée
01:15:26largement diffusée
01:15:27sur les réseaux sociaux
01:15:28où ce type de contenu
01:15:28peut-être à la fois dénoncé
01:15:30mais aussi commenté
01:15:31détourné ou banalisé
01:15:33dans un contexte
01:15:34où les actes antisémites
01:15:35explosent
01:15:36on se pose la question
01:15:37avec vous
01:15:37est-ce que les réseaux sociaux
01:15:39ils banalisent
01:15:39l'antisémitisme
01:15:40selon vous ?
01:15:42alors on va écouter
01:15:42un petit son
01:15:43de notre ministre
01:15:43Aurore Berger
01:15:44déjà l'antisémitisme
01:15:46c'est pas la liberté
01:15:47d'expression
01:15:47on est bien d'accord
01:15:48l'antisémitisme
01:15:49c'est un délit
01:15:50le racisme
01:15:51de la même manière
01:15:52donc il ne faut pas
01:15:53confondre les choses
01:15:54on peut avoir
01:15:55des débats
01:15:55extrêmement vifs
01:15:57et on continuera
01:15:58à avoir des débats
01:15:58extrêmement vifs
01:15:59par contre
01:15:59on ne débat pas
01:16:01de l'antisémitisme
01:16:02on le combat
01:16:02et je crois que ça
01:16:04il faut qu'on s'accorde dessus
01:16:05il y a des pays
01:16:05qui ont fait d'autres choix
01:16:06aux Etats-Unis
01:16:07moi je pourrais venir
01:16:08sur un plateau de télévision
01:16:09en expliquant que la Shoah
01:16:10n'a pas existé
01:16:10en France on ne peut pas
01:16:12faire ça
01:16:13et tant mieux
01:16:14c'était notre ministre
01:16:16Aurore Berger
01:16:16qui est ministre déléguée
01:16:17chargée de la lutte
01:16:18contre les discriminations
01:16:19et puis de l'égalité
01:16:20hommes-femmes
01:16:20évidemment que vous venez
01:16:21d'entendre sur Sud Radio
01:16:22pour échanger
01:16:23nous sommes avec
01:16:23Nathalie Cohen-Bezermann
01:16:25qui est membre du comité
01:16:26directeur du CRIF
01:16:26bonsoir Nathalie
01:16:28oui bonsoir
01:16:29bonsoir Julie
01:16:30bonsoir tout le monde
01:16:31bienvenue
01:16:32Nathalie
01:16:32l'homme en question
01:16:33l'Irlandais
01:16:34qui a insulté
01:16:35ce couple de confessions juives
01:16:36d'origine australienne
01:16:38dans un supermarché d'Avignon
01:16:40aurait même regretté
01:16:41qu'Hitler n'ait pas terminé
01:16:42le travail
01:16:42et en fait
01:16:43quand on regarde
01:16:44la vidéo sur les réseaux sociaux
01:16:45les commentaires en dessous
01:16:47hérissent le poil
01:16:48parce qu'il y a des gens
01:16:49qui sont d'accord
01:16:50et il y en a beaucoup
01:16:51qu'est-ce que ça vous
01:16:53voilà
01:16:54est-ce que c'est
01:16:54les réseaux sociaux
01:16:55qui banalisent l'antisémitisme
01:16:58on peut le dire
01:16:59mais on ne peut pas
01:17:01non plus mettre la faute
01:17:02que sur les réseaux sociaux
01:17:03je voudrais surtout dire
01:17:04je ne suis pas là
01:17:05pour défendre une institution
01:17:07ou parler au nom
01:17:08d'une institution
01:17:09je parle pour des gens
01:17:10qui actuellement
01:17:11des familles
01:17:12qui ferment les commentaires
01:17:14sous les photos
01:17:15de leurs enfants
01:17:16des ados
01:17:16qui tiktok
01:17:18des professeurs
01:17:19de l'éducation nationale
01:17:20qui n'osent même plus
01:17:22dire leur nom
01:17:23on est dans un climat
01:17:25qui est absolument
01:17:25qui est absolument délétère
01:17:27qui est absolument
01:17:28terrible
01:17:29et effectivement
01:17:30comme vous le dites
01:17:31il y a des français
01:17:32qui ont écrit là
01:17:33publiquement
01:17:34sous leur nom
01:17:34parfois
01:17:35sur les réseaux sociaux
01:17:36que des juifs
01:17:37allaient finir en savon
01:17:39parce qu'il y a eu
01:17:39l'épisode de la canicule
01:17:41il y a eu
01:17:42cet Australien
01:17:44qui a insulté
01:17:45une femme
01:17:46dans un supermarché
01:17:48des remarques
01:17:49qui franchement
01:17:50font vraiment
01:17:51frais dans le dos
01:17:52mais aux juifs
01:17:53mais pas que aux juifs
01:17:55parce que ce ne sont pas
01:17:56parce que le gouvernement
01:17:56condamne aussi
01:17:57complètement
01:17:58et très fermement
01:17:59ces faits
01:18:00il faut le savoir
01:18:01Aurore Berger
01:18:02Aurore Berger
01:18:02oui c'est gentil
01:18:03Aurore Berger
01:18:04Serge Patin aussi
01:18:05c'est extraordinaire
01:18:07Serge Patin
01:18:07alors on va nous dire
01:18:09on va nous dire
01:18:09c'est le contexte
01:18:10ça fait plus de deux ans et demi
01:18:12bientôt trois ans
01:18:13que c'est le contexte
01:18:13c'est la colère
01:18:14c'est Gaza
01:18:14non
01:18:15c'est pas que ça
01:18:16le savon
01:18:17les fours
01:18:18ça parle pas
01:18:19de la politique israélienne
01:18:20ça parle d'Auschwitz
01:18:21ça vise des juifs
01:18:22ça vise des juifs
01:18:23en tant que juifs
01:18:24et il y a 5000 kilomètres
01:18:25de là
01:18:26effectivement
01:18:26un juif de Créteil
01:18:28il n'a pas de compte
01:18:29à rendre
01:18:29sur ce qu'on fait
01:18:30sur ce que fait
01:18:31un gouvernement étranger
01:18:33personne
01:18:33personne ne demande
01:18:35à un français
01:18:35d'origine chinoise
01:18:37de se justifier
01:18:38sur Pékin
01:18:38par exemple
01:18:39ou à un français
01:18:41de se justifier
01:18:41sur Macron
01:18:43voilà
01:18:43un français
01:18:44de se justifier
01:18:44sur Macron
01:18:45donc c'est très grave
01:18:47en fait
01:18:47on parle vraiment
01:18:48d'antisémitisme
01:18:49alors on va donner
01:18:50quelques chiffres
01:18:50Salia et Tamou
01:18:51les violences physiques
01:18:52représentent 126 faits
01:18:53en 2025
01:18:53contre 106
01:18:54en 2024
01:18:55on parle des violences
01:18:57évidemment contre les juifs
01:18:58leur part
01:18:58passe de 10,4%
01:19:00à 14,2%
01:19:01des actes antisémites
01:19:02recensés
01:19:02c'est absolument énorme
01:19:03ça ne s'arrête jamais
01:19:04et surtout c'est mondial
01:19:05maintenant on a l'impression
01:19:06qu'est-ce que ça vous inspire ?
01:19:08alors moi ce que je vois déjà
01:19:09c'est des jeunes
01:19:11qui sont complètement bêtes
01:19:12et abrutis
01:19:12et ils sont abrutis
01:19:13par les réseaux sociaux
01:19:14et c'est encore plus dangereux
01:19:15que d'être limite
01:19:17contre les juifs
01:19:19il y a aussi
01:19:20on en revient encore
01:19:20à ce qu'on disait tout à l'heure
01:19:21à l'éducation
01:19:22très important
01:19:23parce que si les parents
01:19:25sont aussi
01:19:26contre les juifs
01:19:28enfin là le monsieur irlandais
01:19:29c'est pas un jeune homme
01:19:30il a au moins 60 ans
01:19:32oui
01:19:33on est d'accord
01:19:36on revient quand même
01:19:37à l'éducation
01:19:37ça veut dire que derrière
01:19:38on ne sait pas
01:19:38comment il a été éduqué
01:19:39comment il a grandi
01:19:40etc
01:19:41attention
01:19:41ça n'excuse pas
01:19:42ça n'excuse pas
01:19:43c'est pas l'éducation
01:19:44c'est le manque de culture
01:19:45aussi
01:19:45c'est des gens qui connaissent
01:19:46pas vraiment le sujet
01:19:47en général aussi
01:19:48on est d'accord
01:19:48avec l'ouverture
01:19:49etc
01:19:49mais voilà
01:19:50les réseaux n'ont pas
01:19:51inventé l'antisémitisme
01:19:52et ils lui ont même donné
01:19:53un abonnement
01:19:55aujourd'hui
01:19:55sur la place
01:19:56des réseaux sociaux
01:19:57moi en tout cas
01:19:58ce que je vois aujourd'hui
01:19:59c'est que c'est devenu
01:20:00banal
01:20:01on a banalisé quelque chose
01:20:03qui n'aurait jamais dû
01:20:05l'être
01:20:06maintenant comment on va
01:20:07se trouver
01:20:07Nathalie Cohen-Bezermann
01:20:09si je peux ajouter
01:20:10quelque chose
01:20:10par rapport aux réseaux sociaux
01:20:11parce qu'on n'entend que ça
01:20:12là ces jours-ci
01:20:13c'est vrai que les plateformes
01:20:14elles ont leur part évidemment
01:20:15mais soyons honnêtes
01:20:17le vrai problème
01:20:18c'est en aval
01:20:19à mon avis
01:20:20on peut écrire
01:20:21on aurait dû finir le travail
01:20:22et ne rien risquer
01:20:23parce que la loi
01:20:25la loi
01:20:27existe
01:20:27elle existe
01:20:28mais
01:20:29elle ne tombe
01:20:30presque jamais
01:20:31il y a trop de
01:20:32peu de plaintes
01:20:33qui sont déposées
01:20:33il y a trop d'affaires
01:20:34qui sont fixées
01:20:35il y a des délais
01:20:36qui découragent
01:20:37et quand personne
01:20:38n'est jamais condamné
01:20:40en fait
01:20:41même s'il y a des plaintes
01:20:42ça décourage complètement
01:20:44vous voyez
01:20:46je le dis
01:20:47alors ceux qui nous écoutent
01:20:49qui fassent des signalements
01:20:51sur Pharos
01:20:52y compris des plaintes
01:20:53y compris pour des messages
01:20:54qui vous semblent peut-être
01:20:55bien sûr
01:20:56il n'y a pas de suivi derrière
01:20:57c'est ça
01:20:58une plainte isolée
01:21:00elle se perd
01:21:00mais s'il y a
01:21:01100 plaintes
01:21:02qui sont déposées
01:21:03on va finir
01:21:04à obtenir un résultat
01:21:07vous savez
01:21:08au delà des réseaux
01:21:09au delà de tout
01:21:10ce qu'on peut imaginer
01:21:11il y a une vraie responsabilité
01:21:13encore une fois
01:21:14de notre personnel politique
01:21:15dans tout ce qui se passe
01:21:16actuellement
01:21:16et je peux vous assurer
01:21:17que tout ça
01:21:18c'est nourri
01:21:18on le voit bien
01:21:19d'ailleurs
01:21:20à travers les réseaux sociaux
01:21:21à travers les déclarations
01:21:22de certains
01:21:22et je pense évidemment
01:21:24à ces personnes
01:21:25de la France insoumise
01:21:26qui en ont fait
01:21:27fond de commerce
01:21:28il faut le dire
01:21:29électorale
01:21:29totale
01:21:30et qui fait
01:21:31qu'on est en train
01:21:32d'opposer de plus en plus
01:21:33nos communautés
01:21:34dans ce pays
01:21:34et si on va dans les quartiers
01:21:36et qu'on s'aperçoit
01:21:36effectivement
01:21:37que les gens
01:21:38certaines personnes
01:21:39n'aiment pas les juifs
01:21:40parce qu'il faut le dire
01:21:41c'est parce qu'ils ont été
01:21:43comment dire
01:21:44boostés par des gens
01:21:45qui sont là sur le terrain
01:21:46des militants
01:21:46d'extrême gauche
01:21:47qui ne font que ça
01:21:49toute la journée
01:21:49la responsabilité
01:21:50de ces gens là
01:21:51est extrême
01:21:52dans ce qui pourrait se passer
01:21:53dans l'avenir
01:21:54et là
01:21:54il y a quelque chose
01:21:56à faire de sérieux
01:21:57de la part du gouvernement
01:21:58au delà des lois
01:21:59on peut faire des lois
01:22:00et tout ça
01:22:01j'entends bien
01:22:02mais ce qui engraine
01:22:03notre quotidien
01:22:03c'est cet antisémitisme
01:22:05de certains politiques
01:22:06et ça c'est
01:22:07une catastrophe
01:22:08allez vous restez avec nous
01:22:09pour la suite de ce débat
01:22:10il est 18h44
01:22:11sur Sud Radio
01:22:12on se retrouve tout de suite
01:22:15Les vrais voix Sud Radio
01:22:1717h19h
01:22:18Judith Beller
01:22:19à Avignon
01:22:20un couple juif australien
01:22:21a été agressé
01:22:22par un homme irlandais
01:22:22un subtant antisémite
01:22:24menace de mort
01:22:24et une scène filmée
01:22:25qui devient virale
01:22:26cette haine qui se filme
01:22:27se partage
01:22:28et se banalise en ligne
01:22:29amène cette question
01:22:30qu'on vous pose sur Youtube
01:22:31n'hésitez pas à les commenter
01:22:32ou à nous appeler
01:22:33pour réagir à ce que vous entendez
01:22:34les réseaux sociaux
01:22:36banalisent-ils l'antisémitisme ?
01:22:38pour en parler
01:22:38nous sommes avec
01:22:39Nathalie Cohen-Bezermann
01:22:40qui est membre du comité
01:22:41directeur du CRIF
01:22:43c'est vrai qu'il y a une montée
01:22:45Nathalie Cohen-Bezermann
01:22:46aujourd'hui
01:22:46de l'antisémitisme en France
01:22:48c'est la vérité
01:22:49dans le monde entier
01:22:49en fait
01:22:50puisque les faits
01:22:51dont on parle aujourd'hui
01:22:52sont des faits
01:22:53commis par un Irlandais
01:22:54contre des Australiens
01:22:56donc il y a vraiment
01:22:56une espèce de globalisation
01:22:59de cet antisémitisme
01:23:01et ça s'emballe
01:23:02et c'est vrai
01:23:02que ça se banalise
01:23:03et donc on se dit
01:23:04mais qu'est-ce qu'on peut faire
01:23:06concrètement aujourd'hui ?
01:23:09Concrètement
01:23:10voilà
01:23:10tout mettre sur la faute
01:23:11des réseaux sociaux
01:23:12je pense que
01:23:13c'est pas une bonne chose
01:23:14ça attise
01:23:16ça attise
01:23:18la personne
01:23:19qui a parlé
01:23:20précédemment
01:23:20a dit qu'effectivement
01:23:21il y avait
01:23:22un parti politique
01:23:23en France
01:23:24qui en faisait
01:23:24ce fonds de commerce
01:23:27voilà
01:23:27et qui légitime
01:23:28et qui donne
01:23:29des arguments
01:23:30à toutes ces personnes
01:23:31qui les autorisent
01:23:32à parler
01:23:33comme elles le font
01:23:34la loi
01:23:35elle existe
01:23:36on a
01:23:37la loi Guesso
01:23:38mais c'est pas appliqué
01:23:40en fait
01:23:41voilà
01:23:41elles sont pas appliquées
01:23:43et puis surtout
01:23:43comme je le disais
01:23:44précédemment
01:23:45il n'y a pas suffisamment
01:23:46de gens
01:23:47qui portent plainte
01:23:48Robert
01:23:49a fait une remarque
01:23:52sous le poste
01:23:53du collectif
01:23:54Nous Vivrons
01:23:54qui a aussi
01:23:56publié un tweet
01:23:57par rapport
01:23:59à la canicule
01:24:00parce qu'il y a
01:24:01une canicule en Israël
01:24:02comme il y en a
01:24:02dans le monde entier
01:24:03il y a eu des réponses
01:24:04à cette publication
01:24:06absolument
01:24:07horribles
01:24:08avec encore une fois
01:24:09les fours
01:24:10etc
01:24:11et elles
01:24:12les élus aussi
01:24:13ont une part
01:24:14de responsabilité
01:24:14parce qu'Aurore Berger
01:24:15l'a dit
01:24:15ils peuvent
01:24:16et eux seuls
01:24:17peuvent le faire
01:24:17les élus de la République
01:24:18déposer des articles 40
01:24:21et effectivement
01:24:22s'il y a
01:24:22un dépôt massif
01:24:26qui font un dépôt massif
01:24:27qui appellent à l'article 40
01:24:29et des individus
01:24:30qui au regard
01:24:31de toute cette déferlante
01:24:32de haine
01:24:33sur les réseaux sociaux
01:24:34portent plainte
01:24:35moi-même je le fais
01:24:36c'est vrai que c'est du travail
01:24:37c'est vrai que ça demande du temps
01:24:39parce qu'il faut se déplacer
01:24:40après au tribunal
01:24:41il faut savoir que les gens
01:24:43contre qui vous portez plainte
01:24:44on les retrouve
01:24:45grâce à leur compte X
01:24:46mais qu'évidemment
01:24:47ils sont défendus
01:24:49par des avocats
01:24:50ce sont souvent
01:24:50des petites frappes
01:24:51vraiment pas très fréquentables
01:24:53mais ils sont défendus
01:24:55par des avocats
01:24:56qui viennent en pro bono
01:24:58et qui défendent
01:24:59ces individus-là
01:25:01et effectivement
01:25:02ils peuvent être condamnés
01:25:03par la 17ème chambre
01:25:04parce qu'on tombe
01:25:05sous le couvert
01:25:05de la liberté
01:25:06de la loi de la presse
01:25:08ils sont condamnés
01:25:09ils font appel
01:25:10donc ça prend du temps
01:25:11mais
01:25:12il ne faut pas lâcher l'affaire
01:25:13mais c'est vrai que
01:25:14quand on écoute
01:25:15Nathalie Cohen-Bezermann
01:25:16Bruno Pommard
01:25:16sur ce délai de traitement
01:25:17des plaintes
01:25:18le manque aussi
01:25:19de condamnation
01:25:20derrière etc
01:25:20bon on comprend
01:25:21que les gens
01:25:22n'aient pas forcément envie
01:25:23de s'y coller
01:25:23mais non
01:25:24parce que
01:25:25j'entends
01:25:25tous les éléments
01:25:27de langage
01:25:27de madame
01:25:28et j'adhère
01:25:28mais le problème
01:25:29c'est le traitement
01:25:30c'est que
01:25:30on peut faire
01:25:31des articles 40
01:25:32on peut faire
01:25:33tout ce qu'on veut
01:25:33le problème
01:25:34c'est que
01:25:37le problème
01:25:38à résoudre
01:25:38est insoluble
01:25:39totalement insoluble
01:25:40on le voit
01:25:41dans tout un tas
01:25:41de domaines
01:25:42d'ailleurs
01:25:42quand vous voyez
01:25:43le nombre de plaintes
01:25:44qui sont en attente
01:25:45dans tous les domaines
01:25:45on parlait des viols
01:25:47sur mineurs
01:25:47on parlait des viols
01:25:48sur nos compatriotes
01:25:50féminines etc
01:25:51on ne sait plus
01:25:52comment traiter
01:25:53les sujets
01:25:53évidemment
01:25:54les plaintes
01:25:54concernant l'antisémitisme
01:25:55sont en nombre
01:25:57incalculable
01:25:57on a même
01:25:58sur internet
01:25:59vous pouvez aller
01:25:59sur ma sécurité
01:26:00pour le faire
01:26:00vous pouvez aller
01:26:01déposer une plainte en ligne
01:26:02le problème c'est que
01:26:03c'est le traitement
01:26:04au bout
01:26:04qu'il faut arriver
01:26:05et au bout
01:26:06c'est quoi le traitement
01:26:06ça veut dire
01:26:07de l'humain
01:26:07encore une fois
01:26:08donc la réponse
01:26:09elle est quasi
01:26:11impossible
01:26:11à mon sens
01:26:12inexistante
01:26:12à mon sens
01:26:14Salia Aitamou
01:26:14ça en dit pas grand chose
01:26:15ça dit pas grand chose
01:26:16de beau en fait
01:26:18sur notre société
01:26:19c'est vrai que vous le disiez
01:26:20tout à l'heure en antenne
01:26:21on n'a pas été élevés comme ça
01:26:22moi quand j'étais petite
01:26:22dans la cour d'école
01:26:23il y avait Mohamed
01:26:24il y avait Jacob
01:26:24il y avait Salomé
01:26:26il y avait tout le monde mélangé
01:26:26et personne ne se demandait
01:26:28d'où il venait en fait
01:26:28c'était pas du tout un sujet
01:26:29c'était là où la république
01:26:31réussissait
01:26:31c'était là où la laïcité
01:26:32réussissait
01:26:33et j'ai l'impression
01:26:33que le fil s'est perdu
01:26:34mais complètement
01:26:35je le disais tout à l'heure
01:26:36effectivement
01:26:36moi j'ai grandi dans une famille
01:26:38et voilà
01:26:39c'est un peu
01:26:40on va dire
01:26:40c'est ma cellule familiale
01:26:42personnelle
01:26:42mais je peux le dire
01:26:44aujourd'hui à l'antenne
01:26:44on a grandi avec un papa
01:26:45et une maman
01:26:46qui nous ont donné des valeurs
01:26:47qui nous ont appris
01:26:48à nous aimer tous ensemble
01:26:49moi j'ai grandi à la Roche-sur-Yon
01:26:50la Roche-sur-Yon
01:26:52on était tous mélangés
01:26:54et il n'y avait aucun problème
01:26:56donc c'est vrai que moi
01:26:57en arrivant en plus à Paris
01:26:59j'ai commencé à découvrir
01:26:59forcément les quartiers
01:27:01etc
01:27:01et je trouve ça dommage
01:27:03je trouve ça vraiment dommage
01:27:05Nathalie Cohen-Bezermann
01:27:06merci beaucoup
01:27:07d'être venue partager avec nous
01:27:08au Laker
01:27:09et si vous êtes en vacances
01:27:10on espère que vous profitez
01:27:11avec un peu de soleil
01:27:13justement pour sortir
01:27:13de ce marasme
01:27:14je rappelle que vous êtes
01:27:15membre du comité directeur
01:27:17du CRIF
01:27:17merci Nathalie
01:27:18vous savez
01:27:19chers auditeurs
01:27:20que vous pouvez évidemment
01:27:21commenter ce que vous entendez
01:27:22à l'antenne
01:27:23sur Youtube
01:27:24d'ailleurs on va faire
01:27:25un petit point
01:27:25avec Quentin Saunier
01:27:26sur vos commentaires
01:27:27je vous rappelle
01:27:28qu'il y a un couple juif
01:27:29qui a été pris à partie
01:27:30agressé violemment
01:27:30en fait
01:27:31par un Irlandais
01:27:32qui a proféré
01:27:33des insultes antisémites
01:27:35menaces de mort
01:27:36à une scène filmée
01:27:37qui est devenue virale
01:27:38sur les réseaux sociaux
01:27:39et on vous pose la question
01:27:40est-ce que ces réseaux sociaux
01:27:41en question
01:27:41ils banalisent l'antisémitisme
01:27:43on vous écoute
01:27:44Quentin Saunier
01:27:44et bien nos auditeurs
01:27:45répondent oui
01:27:46à 72%
01:27:47c'est assez clair
01:27:48vous nous laissez aussi
01:27:49beaucoup de commentaires
01:27:49Emmanuel
01:27:50qui nous dit
01:27:51il banalise
01:27:52toute la violence
01:27:53malheureusement
01:27:54pas uniquement l'antisémitisme
01:27:55et on a Florian
01:27:56qui s'interroge plus globalement
01:27:58et qui nous dit
01:27:59y a-t-il une chose
01:27:59que les réseaux sociaux
01:28:00ne banalisent pas
01:28:01merci beaucoup Quentin Saunier
01:28:03merci mes chers vrais voix
01:28:05c'est un bonheur
01:28:06de partager cette dernière
01:28:07avec vous
01:28:08avant les vacances
01:28:08c'est un beau moment
01:28:10vous partez combien de mois
01:28:11en vacances ?
01:28:12j'en peux plus
01:28:13lundi vous retrouverez
01:28:14Frédéric Brindel
01:28:15Salia Itamou
01:28:16je rappelle que vous êtes
01:28:17humoriste entrepreneur
01:28:18fondatrice du
01:28:19Women Comedy Tour
01:28:19et chroniqueuse
01:28:20welcome anytime
01:28:22Bruno Pommard
01:28:23vous êtes président du
01:28:23Think Tank
01:28:24Initiative Sécurité Antérieure
01:28:25et ancien monde du RAID
01:28:26vous aussi vous partez en vacances ?
01:28:27non je reviens
01:28:28je suis lundi avec Frédéric Brindel
01:28:30vous êtes un vrai abonné
01:28:32je suis addict
01:28:32je suis le radio
01:28:33moi j'ai un petit dernier mot
01:28:35c'est vraiment une petite dédicace
01:28:36pour Mélissa
01:28:37Sohan
01:28:38Kaina
01:28:39Mala
01:28:39elles se reconnaîtront
01:28:40je les embrasse fortement
01:28:41et je vous aime les filles
01:28:43et on les embrasse aussi
01:28:45merci à tous et à toutes
01:28:47d'avoir été au rendez-vous
01:28:48de C'est vrai vrai de l'été
01:28:49avec moi
01:28:50dès lundi vous serez
01:28:50avec Frédéric Brindel
01:28:51à 17h
01:28:52en attendant
01:28:53moi je pars en vacances
01:28:54mais on se retrouve à la rentrée
01:28:55vos deux émissions
01:28:56le samedi parlons femmes
01:28:57à 13h30
01:28:58avec les femmes puissantes
01:28:59et le dimanche c'est excellent
01:29:00avec le meilleur de l'excellence française
01:29:01c'est à 19h
01:29:02je vous retrouve
01:29:03dès la première semaine de septembre
01:29:04et je vous embrasse
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