- il y a 2 mois
Chaque dimanche, Igor Sahiri vous accompagne de 14h à 16h dans BFM Week-end.
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur BFM TV.
00:00:02A la une de l'actualité, c'est cette nouvelle journée très chaude en France.
00:00:0635 départements sont passés en vigilance rouge canicule depuis midi, peut-être davantage dès demain.
00:00:14Le mercure va largement dépasser les 40 degrés à plusieurs endroits.
00:00:17Depuis hier, 4 personnes, toutes mineures, sont décédées de noyades.
00:00:21845 écoles et collèges resteront porte-clos dès demain.
00:00:25Une nouvelle cellule de crise du gouvernement est prévue à 18h.
00:00:29La chaleur va encore monter d'un cran cet après-midi avec des niveaux parfois exceptionnels.
00:00:3341 degrés dans le sud-ouest jusqu'à 42 degrés sur le littoral Charenté.
00:00:38Dans le reste du pays, ce sera jamais en dessous de 30.
00:00:42Nous vous accompagnons cet après-midi dans cette canicule avec nos équipes déployées en France.
00:00:46Chaleur exceptionnelle, je vous le disais, qui a causé donc plusieurs drames ces dernières 24 heures.
00:00:51Quatre adolescents se sont noyés, un en Dordogne, un autre à Dunkerque et deux à Besançon
00:00:55à la suite d'une baignade interdite dans une rivière.
00:00:59Les explications de Rudi Cossèque et Nicolas Rodier.
00:01:09Baignade interdite par la ville de Besançon, mais pas si difficile d'accès
00:01:13puisque nous nous trouvons au bord du Doubs avec Nicolas Rodier.
00:01:16On peut y accéder assez facilement finalement par des escaliers.
00:01:20C'est donc à quelques mètres d'ici qu'hier après-midi, un mineur s'est noyé dans le Doubs.
00:01:25En le voyant, son ami a tenté de l'aider, mais lui aussi, il s'est vite retrouvé en difficulté.
00:01:30C'est à ce moment-là que quatre témoins leur ont porté secours.
00:01:34Ils sont parvenus à les extraire du cours d'eau trop tard.
00:01:37Malheureusement, les deux mineurs étaient en arrêt cardio-respiratoire.
00:01:40Les témoins les ont massés.
00:01:41Les pompiers les ont évacués vers un hôpital, mais toutes les tentatives de réanimation sont restées vaines.
00:01:47Place désormais au temps de l'enquête pour comprendre les circonstances de l'accident,
00:01:51comprendre comment deux mineurs se sont noyés à quelques instants d'intervalle.
00:01:56Car comme vous avez pu le voir sur ces images, et comme aussi le rappelle la mairie dans un communiqué,
00:02:01cette portion de rivière comporte des risques, et notamment un courant assez fort et quelques rochers immergés.
00:02:06– Et la ministre de la Santé, Stéphanie Riste, a rappelé l'évidence.
00:02:11On ne se baigne pas dans une zone interdite. Écoutez-la.
00:02:14– J'appelle à la vigilance des grands-parents, des parents et des jeunes qui nous écoutent.
00:02:19On ne se baigne pas dans des zones interdites parce qu'il n'y a pas de surveillance et parce
00:02:23que ça peut être dangereux.
00:02:24On a malheureusement trop de décès de jeunes dans notre pays parce qu'ils vont se baigner dans des rivières.
00:02:32Je comprends qu'on ait envie de se rafraîchir,
00:02:34mais le bilan est déjà à ce jour trop difficile.
00:02:40– Vous l'avez bien compris, des températures extrêmes vont donc s'installer un peu partout en France.
00:02:44À Dompierre-sur-Mer, en Charente-Maritime par exemple, le mercure dépasse les 40 degrés.
00:02:49C'est déjà un record.
00:02:51Victor Pérez-Boucheron, vous êtes sur place avec Lucille Martin.
00:02:55Mais le pire, ce n'est pas cela, c'est le ressenti.
00:02:57– En effet, Igor, vous venez de le dire dans les titres, la Charente-Maritime,
00:03:03le littoral Charenté-Maritime va flirter avec les 40 degrés, 42 degrés ici.
00:03:07Donc attendu en ressenti, vous l'avez dit, nous sommes à Dompierre-sur-Mer,
00:03:10une des communes de la Charente-Maritime qui hier était en vigilance jaune
00:03:14et qui sans transition se retrouve aujourd'hui en vigilance rouge.
00:03:17Pour en parler avec moi, Guillaume Craballe, vous êtes donc le maire d'Ivergogne de Dompierre-sur-Mer.
00:03:21Monsieur le maire, les élus qu'on voit derrière vous, vous avez dû vous organiser en quelques heures.
00:03:26– Oui, bonjour. Effectivement, c'est les élus et les bénévoles de la mairie
00:03:29et du centre communal d'action sociale qui se sont partagés les listes,
00:03:33en tout cas des personnes fragiles de la commune, pour commencer à les appeler dès ce matin.
00:03:37Et ça continue encore cet après-midi, pour prendre de leurs nouvelles,
00:03:40pour leur proposer aussi des gestes simples à suivre pour éviter d'avoir trop chaud,
00:03:47pour tenter de se rafraîchir.
00:03:49Et puis, si ça ne répond pas, on essaie d'appeler des proches,
00:03:51on essaie de savoir ce qu'il se passe.
00:03:52Et puis, on leur propose aussi de pouvoir se rendre à la maison de retraite
00:03:56qui a une salle climatisée pour quelques heures de fraîcheur.
00:03:59– Monsieur le maire, combien de personnes isolées, de personnes sensibles, âgées,
00:04:03a appelé aujourd'hui ?
00:04:04– On a une liste de 107 personnes, mais ça correspond exactement à 89 domiciles
00:04:08puisqu'il y a des couples.
00:04:09Et là, à l'heure d'aujourd'hui, on a réussi à contacter pratiquement 85 personnes sur les 107
00:04:14qui vont bien et qui sont ravis d'avoir cet échange téléphonique
00:04:18qui est un lien aussi pour eux important.
00:04:20Et puis, ils se rendent compte qu'on pense à eux.
00:04:23Pour l'instant, il n'y a pas de situation de crise,
00:04:24même s'il nous reste encore quelques personnes à contacter.
00:04:27Mais ce qui nous inquiète, c'est que ça va durer toute la semaine.
00:04:29– Oui, exactement. Et vous le disiez à vos élus,
00:04:31la cellule, le plan communal de sauvegarde que vous avez activé ici à Dompier-sur-Mer,
00:04:34au minimum jusqu'à jeudi ?
00:04:35– Oui, c'est les informations météorologiques que nous avons de la part de la préfecture.
00:04:40Donc, des températures caniculaires au moins jusqu'au jeudi.
00:04:44Et donc, cette cellule qui va se réunir tous les jours
00:04:46pour faire un point sur la situation.
00:04:48– Merci beaucoup, Guillaume Craballe.
00:04:49On vous laisse retourner avec vos élus.
00:04:51Voilà, 42 degrés attendus ici sur le littoral Charenté-Maritime.
00:04:54– Merci beaucoup, Victor, avec Lucille Martin.
00:04:58Maintenant, c'est l'heure de retrouver le document exceptionnel BFM TV et l'In Rouge.
00:05:03Coluche, le rire et les failles.
00:05:04C'était il y a 40 ans la mort de Coluche le 19 juin 1986.
00:05:09Un décès survenu lors d'un accident de moto.
00:05:12Encore mystérieux pour certains.
00:05:15Coluche, c'est l'humour féroce, mais aussi ses ennemis.
00:05:18Et puis, cette candidature à la présidentielle
00:05:20qui a fait trembler l'Elysée pendant un temps.
00:05:23Cette histoire incroyable racontée par Isabelle Quintard,
00:05:26Nicolas Baggioni, Alexandre Funnel avec Stéphanie Cambu.
00:05:39– Au pio, sur les hauteurs de Grasse.
00:05:46– Quand je suis arrivé, la France était coupée en deux.
00:05:49Maintenant, elle va être pliée en quatre.
00:05:52Ces mots résonnent encore, plus de 40 ans après.
00:05:59– Il y a un candidat qui m'a dit que j'étais un rigolo,
00:06:01alors je lui ferai remarquer que c'est pas moi qui ai commencé, c'est tout.
00:06:06– Je fais de la politique uniquement parce que les concurrences déloyales,
00:06:10les hommes politiques, nous font rire.
00:06:11Alors moi, j'arrêterai donc de faire de la politique
00:06:13dès qu'ils arrêteront de nous faire rire.
00:06:18Des mots qui parlent à Gérard.
00:06:20Lui qui parcourt chaque année ses routes de l'arrière-pays cannois
00:06:23dans le sud de la France.
00:06:27Accompagné de ses amis motards,
00:06:29il emprunte le même itinéraire que Coluche,
00:06:32le jour où il a trouvé la mort à l'âge de 41 ans.
00:06:35– En 86, un 19 juin,
00:06:46un nommé Michel Cogucci a eu un accident un peu plus loin là-bas.
00:06:51– Gérard, mort dans un accident de moto près de Grasse,
00:06:54il avait 41 ans, il nous a fait rire.
00:06:57Ce soir, on pleure.
00:07:00En juin, tous les ans, depuis 30 ans,
00:07:03des milliers de motards se réunissent autour du rond-point
00:07:06qui porte désormais son nom.
00:07:08– Oui !
00:07:10– Oui !
00:07:12– Malgré le temps qui passe,
00:07:15l'affluence ne faiblit pas pour rendre hommage
00:07:17aux comiques des années 80.
00:07:19– Il a réussi à rassembler les gens
00:07:23alors qu'aujourd'hui, on est une société nombriliste.
00:07:25Chacun pense qu'à soi et pas à l'autre.
00:07:28Coluche, c'était l'inverse.
00:07:29Et c'est vrai que c'est un esprit qui nous interpelle.
00:07:33Voilà.
00:07:34Et on cherche à notre humble niveau
00:07:36à essayer de faire passer ce message.
00:07:42Coluche n'était pas qu'un humoriste.
00:07:44– Et le chef, il a un infractus.
00:07:47Non, pas ici, dans le mieux-carte.
00:07:49– C'était aussi un provocateur.
00:07:52– Alors, quand t'es ministre,
00:07:53il y a un truc que t'es sûr,
00:07:54c'est que tu retourneras pas à l'école.
00:07:56Tandis qu'en prison, faut voir.
00:07:58Un homme engagé.
00:07:59– Mon père est mort à la guerre.
00:08:03Mon frère se tue au travail.
00:08:06Encore aujourd'hui, son visage continue d'être brandi
00:08:10sur les pancartes des manifestants,
00:08:12sur les ronds-points des Gilets jaunes.
00:08:15L'humoriste est même redevenu,
00:08:17grâce à l'intelligence artificielle,
00:08:20le porte-voix des révoltés contre la Macronie.
00:08:22– On a doublé le prix de l'essence.
00:08:25Est-ce qu'il y a deux fois moins de bagnoles qui roulent ?
00:08:28Non ! Voilà !
00:08:31Comment un humoriste peut-il rester 40 ans
00:08:34après sa disparition une icône politique ?
00:08:37– Je pense qu'il avait touché quelque chose
00:08:41de très profond, en fait, dans la société française
00:08:44et qu'il en était devenu une sorte de porte-parole,
00:08:47notamment de gens qu'on voit mal ou qu'on voit peu.
00:08:51– Maintenant, souvent, ça va, c'est une catégorie de gens
00:08:54qui sont des chômeurs, qui ont une famille.
00:08:56– Il est quand même très proche de la définition de la France,
00:09:00liberté, égalité, fraternité.
00:09:02– Quand je suis arrivé, la France était coupée en deux,
00:09:05maintenant, elle va être pliée en quatre.
00:09:06– Merci.
00:09:08– Et derrière la blague se cache une candidature
00:09:12qui a fait trembler au plus haut sommet de l'État.
00:09:15– Merci. Je suis venu vous dire son allénement
00:09:18pour laquelle il y en a qui ne saurait pas
00:09:20que je suis officiellement candidat à la présidence de la République.
00:09:23– Une farce politique motivée par une colère.
00:09:27– C'est ça le problème, c'est que justement,
00:09:28les types pour qui je me présente,
00:09:30ils n'existent pas en politique.
00:09:34– Le gouvernement est dissous.
00:09:36– C'est l'histoire d'un bouffon
00:09:38qui a fait peur au roi.
00:09:51– Je l'ai connu, j'avais 16 ans.
00:09:55Il venait souvent dans le petit magasin de mes parents.
00:09:58Et très vite, il avait sympathisé avec mon père.
00:10:01Et puis d'un jour, de façon un peu naturelle,
00:10:03après que j'ai fait quelques études,
00:10:05il m'a proposé de venir travailler avec lui,
00:10:08mais il allait m'apprendre la lumière.
00:10:10Donc je suis devenu éclairagiste.
00:10:12– Pendant 30 ans,
00:10:14Jean-Michel Vagalzi va le suivre partout.
00:10:17Il devient son secrétaire particulier,
00:10:19son confident.
00:10:21De Coluche, il décrit l'envie de s'en sortir,
00:10:24de percer.
00:10:25– Ce que j'ai de son enfance,
00:10:26c'est tout ce qu'il m'a raconté,
00:10:28c'est-à-dire enfant d'une maman qui était fleuriste,
00:10:32un papa qui est mort quand il avait 3 ans.
00:10:35– J'ai vécu avec ma mère et ma sœur
00:10:38dans une pièce cuisine en banlieue,
00:10:40et puis jusqu'au service militaire, quoi, tu vois.
00:10:45– C'était plus ou moins un petit loup-bar à Montrouge.
00:10:48C'est une enfance de garçon de banlieue des années 60.
00:10:53– Il est dans la rue,
00:10:55il traîne avec la cité, la rue, la banlieue,
00:11:00et il fonce en arrêt,
00:11:02tas de petits coups qui sont quoi ?
00:11:04De voler quelques bonbons,
00:11:06faire quelques caves, de s'amuser, de ci, de ça.
00:11:09– Je l'ai entendu dire maintes fois
00:11:12à quel point il aurait pu basculer de l'autre côté.
00:11:16C'était limite.
00:11:18Le noir et le blanc, le bien ou le mal,
00:11:21il aurait pu devenir un peu petit délinquant,
00:11:25ce qu'il a quand même frôlé,
00:11:26il le reconnaissait.
00:11:29– Il quitte l'école à 16 ans
00:11:32et entre directement dans la vie active.
00:11:36Il multiplie les petits boulots.
00:11:38L'injustice sociale, il la voit de ses propres yeux.
00:11:42– Il connaît les couches populaires,
00:11:44il connaît la violence sociale
00:11:45et comme c'est un type d'intelligence prodigieuse,
00:11:48il a beaucoup lu.
00:11:49Il a rencontré des copains, lui,
00:11:51qui devaient être syndicalistes, etc.,
00:11:52et qui lui ont fait lire Marx,
00:11:54qui lui ont fait lire les grands auteurs
00:11:57de la pensée sociale.
00:11:58– Il commençait à m'intéresser à la politique
00:12:00à travers des bouquins et puis à travers l'actualité.
00:12:04– Donc il avait une vraie conscience de classe,
00:12:07comme on dit.
00:12:08– Il n'y a quand même pas que ça dans la vie
00:12:09que de finir dans un appart avec une femme
00:12:13et des gosses, un frigidaire à crédit
00:12:14et puis un boulot à l'usine
00:12:17où on n'est même pas sûr que ça va durer.
00:12:20– La politique, Coluche l'apprend donc dans la rue,
00:12:23en observant les gens du peuple.
00:12:26Et son métier, il va l'apprendre
00:12:29en se confrontant au public chaque soir
00:12:31dans un lieu insolite mais formateur.
00:12:38Tout débute dans un petit passage
00:12:40du quartier Montparnasse.
00:12:42Une bande de jeunes comédiens
00:12:43construit de ses mains un théâtre
00:12:45qui va révolutionner le spectacle vivant,
00:12:48le Café de la Gare.
00:12:49– Ils vont construire ce lieu,
00:12:51le Café de la Gare,
00:12:52qui ouvrira en 1969.
00:12:54Et à partir du moment où ils ont le lieu,
00:12:56ils sont leur propre patron
00:12:58et ils décident de toutes les règles.
00:13:00– S'il n'y a plus de chef,
00:13:01on a toutes les fonctions.
00:13:02Alors affolement, mais affolement
00:13:04de 80 personnes,
00:13:05vous voyez la force que ça représente.
00:13:07– Il n'y a pas de réservation,
00:13:08il faut faire la queue devant le théâtre
00:13:09pour rentrer.
00:13:11Il n'y a pas de prix fixe,
00:13:12il y a une roue qui va déterminer
00:13:14le prix des places.
00:13:16– Votre couleur va tomber sur un chiffre
00:13:18entre moins 1 et 20
00:13:19et ce chiffre, au scandale,
00:13:21va être le prix d'entrée.
00:13:22– Ah, et non ?
00:13:23C'est pas ce qu'il m'est arrivé,
00:13:24on le met trop ?
00:13:25– Non.
00:13:25– J'étais à côté d'un type, là,
00:13:29entre Châtelet et Trocadéro, là.
00:13:32– Alors, je tenais là-bas,
00:13:34et puis ils me poussaient comme ça.
00:13:35– C'est bien les mecs, ça ?
00:13:36– Ouais, ils me poussaient, ça.
00:13:38– Alors, moi, je dis rien,
00:13:39puis je leur pousse,
00:13:41normal, hein ?
00:13:43– Alors, ils se retournent vers moi
00:13:44comme ça, puis ils me fais.
00:13:45– C'est-à-dire que tu as un culot ?
00:13:46– Ils se retournent vers moi
00:13:47et ils me fais.
00:13:48– Oh, pardon !
00:13:49– C'est bien les mecs, ça.
00:13:51– Coluche y apprend le métier
00:13:54avec Romain Bouteille,
00:13:56Miu Miu et Patrick Devers.
00:13:58Mais très vite,
00:14:00il s'affranchit de cette bande.
00:14:02– Vas-y, renvoie tout ce qui est dans la salle.
00:14:04– En 1974…
00:14:06– Ça, c'est le maquillage,
00:14:08on fait ce qu'on peut
00:14:08pour ressembler à l'affiche,
00:14:10parce que c'est pas le tout
00:14:11que les gens viennent,
00:14:12il faut qu'ils restent.
00:14:13– Il se construit un costume
00:14:14qui est une déclaration de guerre sociale.
00:14:18– Vous savez ce que c'est, la salopette ?
00:14:20– C'est la salopette
00:14:22des trimardeurs américains
00:14:25pendant la grande crise.
00:14:27Et les gens se baladaient
00:14:28d'État en État
00:14:29pour trouver à bouffer.
00:14:31Ils avaient cette salopette-là,
00:14:33une salopette américaine
00:14:34qu'ils avaient trouvée au puce.
00:14:35Les Américains,
00:14:36donc le côté moderne,
00:14:37pour l'époque,
00:14:38les chaussures jaunes,
00:14:40le rapport au clown,
00:14:41ils se mettaient toujours
00:14:42du rouge sur le nez.
00:14:43C'est en même temps
00:14:44et le clown
00:14:45et le mec qui vient du peuple.
00:14:47Ça, c'est un truc
00:14:48qui a été complètement gambergé
00:14:49par lui.
00:14:51Dans la France des années 70,
00:14:54l'apparence est un marqueur social.
00:14:58Coluche choisit de porter
00:15:00le vêtement des travailleurs manuels.
00:15:02– Les gens sentent
00:15:04qu'il est de leur côté.
00:15:06C'est pas un intellectuel
00:15:08qui va faire des jeux de mots,
00:15:10qui est pas comme De Vos.
00:15:12Donc là, c'est un clown.
00:15:15– C'est un cheval de Troie.
00:15:17Sous le déguisement du clown,
00:15:18il fait entrer la parole du peuple
00:15:20dans les salons télévisés.
00:15:22Ce soir-là,
00:15:23des millions de Français
00:15:24découvrent ce sketch.
00:15:26– C'est l'histoire d'un mec.
00:15:29– Les tout premiers pas
00:15:30de Coluche à la télévision.
00:15:32– Vous la connaissez, non ?
00:15:33– Un sketch interprété
00:15:35en pleine soirée électorale.
00:15:38– Il va le jouer en 1974
00:15:42au moment des résultats
00:15:45de la présidentielle.
00:15:46Et il y a un trou,
00:15:47Mitterrand ne prend pas la parole.
00:15:48Et Paul Lederman,
00:15:49qui était son producteur
00:15:51et impresario,
00:15:52obtient de Guiluche
00:15:53qu'on fasse passer Coluche,
00:15:54inconnu,
00:15:55et qu'il fasse son sketch
00:15:56devant la France.
00:15:57Donc il fait l'histoire d'un mec.
00:15:59– Mettons par exemple
00:16:01qu'on rencontre un vrai con
00:16:03en Suisse.
00:16:05– C'est un Belge.
00:16:09– Ce premier sketch
00:16:11va lancer sa carrière.
00:16:13Et très rapidement,
00:16:15son nom se retrouve
00:16:17en haut de l'affiche.
00:16:19Au fil des spectacles,
00:16:21Coluche évolue.
00:16:22– C'est toujours sur les pauvres gens
00:16:25que tu t'acharnes obstinément.
00:16:27« Misère, misère, misère. »
00:16:30Il ne se contente plus
00:16:31d'incarner des personnages
00:16:33du coin de la rue.
00:16:34– Plus, c'est Papy Mouzeau.
00:16:37Il devient commentateur,
00:16:39pédagogue, sociologue comique.
00:16:42– Les salauds,
00:16:44c'est à la sueur de notre front
00:16:46que les salauds
00:16:47gagnent leur pognon
00:16:49et ils nous jettent
00:16:50pour faire ripaille.
00:16:52Les copains ont le notre travail.
00:16:54– À partir de 1977,
00:16:57il prend la posture
00:16:57d'un sociologue
00:16:58puisqu'il va se mettre
00:17:00à critiquer
00:17:01et à déconstruire
00:17:02le monde social
00:17:03tel qu'il s'établit.
00:17:04– Ses cibles ne changent pas.
00:17:06Les flics.
00:17:08– Oui, je sais,
00:17:09j'ai l'air un peu con.
00:17:11Ah non, mais l'uniforme
00:17:13n'est pas beaucoup.
00:17:15Parce que ma femme
00:17:17me dit toujours
00:17:17« T'as signé sans réfléchir. »
00:17:21Elle me dit
00:17:23« Que alors ? »
00:17:25Eh, j'ai demandé aux autres,
00:17:26ils ont fait pareil, hein.
00:17:28Si on avait réfléchi,
00:17:30on n'aurait pas signé.
00:17:31Faut pas le prendre
00:17:31pour des cons non plus.
00:17:33– Les politiques
00:17:34ne sont pas épargnés.
00:17:35– Formidable.
00:17:36Avant, elle était
00:17:36ministre de la Santé,
00:17:37Simone Veil.
00:17:39Elle ne voulait plus
00:17:40qu'on fume.
00:17:41Eh bien, même
00:17:42les cheminées du Nord
00:17:43ne fument plus.
00:17:43C'est quand même balèze, non ?
00:17:45– Il assume de critiquer
00:17:47les travers de la société
00:17:48avec le rire.
00:17:50– On fait rire
00:17:51avec les mêmes procédés
00:17:52depuis tout le temps.
00:17:53Simplement, il se trouve
00:17:54que les sujets de conversation
00:17:55employés pour faire rire,
00:17:56c'est-à-dire le racisme
00:17:57et tout ça,
00:17:58ce sont des choses
00:17:58qui n'avaient pas été
00:17:59aussi profondément amenées
00:18:01dans le musical
00:18:02pour une raison d'ailleurs
00:18:03très simple,
00:18:04c'est qu'avant,
00:18:04on ne pouvait pas.
00:18:05– Est-ce que s'il vous plaît,
00:18:06le schmilblick actuellement
00:18:07est-il contre les travailleurs
00:18:08et miguel là-dedans ?
00:18:09– Non, monsieur.
00:18:10À quoi pensez-vous ?
00:18:11– Je pensais une matac de CES
00:18:13parce que c'est pas pour le dément
00:18:14qu'actuellement...
00:18:16– Il disait tout haut
00:18:17que chacun pensait,
00:18:19mais à la différence
00:18:21de ceux qu'il critiquait
00:18:23en disant c'est un beauf
00:18:24et tout,
00:18:24pas du tout.
00:18:26Extrêmement finement,
00:18:27il se moquait justement
00:18:29des travers
00:18:29ou des trucs de bistro
00:18:31et tout,
00:18:31de manière extrêmement rigolote.
00:18:34– Non, je dis à la haine
00:18:34que je suis pas négoire
00:18:35parce que je suis pas négoire
00:18:36que tu as de la haine.
00:18:39Hein ?
00:18:40Non, mais t'es l'air pas,
00:18:41je t'explique.
00:18:42– Non, mais je dis à la haine
00:18:44que je suis pas négoire
00:18:45parce que je...
00:18:46– Hein ?
00:18:47Moi aussi, j'ai de la haine.
00:18:49– Ouais, mais c'est pas
00:18:49sa réception.
00:18:52– Les gens se reconnaissaient
00:18:54en disant,
00:18:55bah ouais,
00:18:55c'est pas un petit bourge,
00:18:57y a pas de mépris de classe,
00:18:59quoi.
00:18:59Il est avec nous.
00:19:01Il vient de nous.
00:19:04– En 1978,
00:19:06il arrive sur Europe 1.
00:19:08– On met du son et de l'image,
00:19:09bonjour.
00:19:11– Avec l'émission,
00:19:13on n'est pas là
00:19:13pour se faire engueuler.
00:19:16– On n'est pas là
00:19:17pour se faire engueuler,
00:19:19on est là
00:19:19pour voir le défilé.
00:19:22– La richesse du chat
00:19:23est comparable à celle
00:19:24des princes saouds d'Arabie,
00:19:27d'Arabie saoudite
00:19:28ou des grandes familles du Koweït.
00:19:30– Quand Coluche arrive à la radio,
00:19:32il est déjà extrêmement connu.
00:19:34Il a déjà cette réputation
00:19:36d'être un contestataire
00:19:37et de dire tout haut
00:19:39ce que d'autres n'oseraient pas dire,
00:19:42notamment vis-à-vis du pouvoir.
00:19:43– Chirac revient,
00:19:47tout va très bien,
00:19:50le chat s'en va,
00:19:52lui ça va pas.
00:19:53– Cette émission sur Europe 1
00:19:55va durer plusieurs mois
00:19:56et c'est un très très grand succès.
00:20:00Malgré l'audience,
00:20:01la direction de la radio
00:20:02écoute avec anxiété
00:20:04chaque émission,
00:20:05tant l'humoriste
00:20:06est capable de tout.
00:20:08– On n'est pas là
00:20:09pour se faire engueuler.
00:20:12– À la même époque,
00:20:14Alain Duhamel travaille lui aussi
00:20:16à Europe 1
00:20:16et se souvient des relations
00:20:18tendues avec cette direction.
00:20:20– Il adorait faire peur
00:20:23au patron de presse
00:20:24et au patron de radio,
00:20:26etc.
00:20:26C'était un de ses plaisirs
00:20:28dans la vie.
00:20:28– Au départ,
00:20:29il a eu un défaut de prononciation,
00:20:31Jusquard Restain,
00:20:31il est prognate.
00:20:32– Quand il avait une cible,
00:20:34c'était un rhinocéros.
00:20:35– Il fonçait dessus
00:20:37et il n'y avait pas intérêt
00:20:38à être sur sa trajectoire.
00:20:40– C'est-à-dire qu'il a
00:20:42les dents, tu vois,
00:20:44du dessous
00:20:45qui passent devant
00:20:46les dents de devant.
00:20:47Il est comme chat.
00:20:49– Ces employeurs
00:20:51voulaient absolument la voir
00:20:53et étaient terrifiés
00:20:54par ce qu'ils disaient.
00:20:55Les deux.
00:20:57– Le pouvoir n'apprécie pas beaucoup
00:21:00et Coluche est licencié de la radio.
00:21:03– Hé, maman !
00:21:03Maman !
00:21:04Je passe la division.
00:21:10– Il va rebondir
00:21:11sur Radio Monte-Carlo
00:21:14et l'annonce déjà.
00:21:16– Radio Monte-Carlo !
00:21:18– Il ne compte pas changer.
00:21:20– Tout ce que j'ai intérêt
00:21:21à faire,
00:21:22c'est être comme
00:21:22le plus possible
00:21:25sans artifices,
00:21:26c'est-à-dire naturel
00:21:27et puis si jamais ça plaît,
00:21:29tant mieux
00:21:29et si ça ne plaît pas,
00:21:30tant mieux.
00:21:32À l'époque,
00:21:33une affaire empoisonne
00:21:34la fin du septennat,
00:21:36les diamants de Bokassa.
00:21:41octobre 1979,
00:21:43le canard enchaîné révèle
00:21:45que le président centrafricain,
00:21:47Jean Bédel Bokassa,
00:21:48a offert six ans plus tôt
00:21:49une plaquette de 30 carats de diamants
00:21:53à Giscard,
00:21:54alors ministre des Finances.
00:21:56Valeur estimée,
00:21:571 million de francs.
00:21:59– À la question que vous m'avez posée
00:22:01sur la valeur
00:22:01que j'aurais reçu
00:22:02comme ministre des Finances,
00:22:03j'oppose un démenti catégorique
00:22:05et j'ajoute méprisant.
00:22:08– Mais un an plus tard,
00:22:14Bokassa confirme le cadeau.
00:22:16Le président Giscard est fragilisé.
00:22:20Coluche, sur Radio Monte Carlo,
00:22:22en fait sa cible numéro 1.
00:22:24Romain Goupil était son assistant
00:22:26et préparait toutes ses fiches.
00:22:29– C'était le running gag
00:22:32où la blague continue et permanente
00:22:35et lourdingue.
00:22:36Quelle que soit la coupure de presse
00:22:38que je lui passais,
00:22:39ça allait sur les diamants de Giscard.
00:22:42Mais il n'y avait pas un truc
00:22:43où il ne trouvait pas la combine
00:22:45pour revenir.
00:22:46Donc c'était que des fous rires
00:22:48absolument incroyables
00:22:49parce que ça passait par des trucs
00:22:50complètement déments.
00:22:52– Là encore,
00:22:53la direction de Radio Monte Carlo
00:22:55grince des dents.
00:22:56– Élysée me disait,
00:22:57Michel, vraiment,
00:22:58tu as pris trop de risques
00:22:59avec ce type,
00:23:00ça ne passe pas très bien.
00:23:02Je dis à Coluche,
00:23:05venez me voir
00:23:06parce que vraiment,
00:23:07ça ne va pas.
00:23:08Il est venu
00:23:09et il m'a dit,
00:23:10bon,
00:23:11on vous demande que je parte.
00:23:13Je dis,
00:23:13ben oui,
00:23:13c'est la vérité,
00:23:15on va demander en effet
00:23:16d'obtenir votre départ.
00:23:19– Bassi était directeur
00:23:21de Radio Monte Carlo à l'époque.
00:23:24C'était celui qui était
00:23:25chef de cabinet de Giscard
00:23:26juste avant.
00:23:29Et là,
00:23:30que sur son antenne,
00:23:32tous les jours,
00:23:33à la même heure,
00:23:34les autres n'arrêtent pas
00:23:35de raconter sur les diamants,
00:23:38c'était impossible.
00:23:40– Coluche est débarqué
00:23:41le 2 février,
00:23:42seulement 12 jours d'antenne.
00:23:45– Salut.
00:23:47– Pour lui,
00:23:48le message est clair.
00:23:50Tant qu'il reste
00:23:51dans la case amuseur,
00:23:52le pouvoir le tolère.
00:23:54Dès qu'il devient contestataire,
00:23:56on lui coupe le micro.
00:23:59– Sous-titrage Société Radio-Canada
00:24:00– Cette censure va le faire réfléchir
00:24:01à une autre option.
00:24:03– Alors,
00:24:05comme on a voté
00:24:06pendant 30 ans
00:24:07pour des gens compétents
00:24:08et intelligents,
00:24:08je propose aujourd'hui
00:24:09qu'on vote pour un imbécile
00:24:10qui n'y connaît rien,
00:24:11c'est-à-dire moi.
00:24:12Un soir d'automne 1980,
00:24:14la France découvre
00:24:16l'improbable projet
00:24:17de Coluche,
00:24:18sa candidature
00:24:19à l'élection présidentielle
00:24:21de 1981.
00:24:23– Romain Goupil,
00:24:24lui dit,
00:24:25si tu te présentes
00:24:26à la présidentielle,
00:24:27on ne pourra plus
00:24:28te censurer
00:24:29et à partir de là,
00:24:30tu pourras dire
00:24:30tout ce que tu veux.
00:24:32– J'avais pensé
00:24:33à me présenter
00:24:34la foi d'avant
00:24:34déjà il y a 7 ans,
00:24:35mais comme je n'étais pas
00:24:36assez connu,
00:24:37je ne pouvais pas.
00:24:39Alors,
00:24:39je me suis dit
00:24:40que j'avais qu'une solution,
00:24:43c'était d'apprendre.
00:24:44– On ne peut pas interdire
00:24:45un candidat.
00:24:46Le candidat peut tout dire,
00:24:47c'est le miracle
00:24:49de la République,
00:24:50un système démocratique
00:24:51avec des élections
00:24:52et quoi pense le candidat,
00:24:55il peut s'exprimer.
00:24:55– Et maintenant,
00:24:57tu considères
00:24:57que tu peux aller jusqu'au bout ?
00:24:58– Ben maintenant,
00:24:59je vais essayer de foutre,
00:25:00tu sais comment c'est.
00:25:02On fait ce qu'on peut
00:25:03et puis on fout le bordel
00:25:05qu'on va foutre, quoi.
00:25:06On fera toujours ça de prix.
00:25:08– C'est une farce
00:25:09et en même temps
00:25:10d'offrir au peuple français,
00:25:12je reprends son expression,
00:25:13un bol d'air au ras du sol.
00:25:15Et c'était vraiment
00:25:16ce qu'on ressentait.
00:25:17On sentait
00:25:18qu'on ne respirait pas
00:25:19au ras du sol.
00:25:21On sentait
00:25:21qu'on nous faisait chier,
00:25:23qu'on était un petit peu,
00:25:24que c'était tatillon,
00:25:26il y avait plein de trucs
00:25:26interdits,
00:25:27il n'y avait pas les radios libres,
00:25:28il n'y avait rien.
00:25:29Et c'est une volonté
00:25:30de respirer.
00:25:31– Parce que moi,
00:25:32ce que je fais,
00:25:32c'est uniquement
00:25:32pour semer la merde
00:25:33et pour compter
00:25:35combien on est
00:25:36à vouloir
00:25:38être du côté des rieurs
00:25:39plutôt que des emmerdeurs.
00:25:40– C'était virulent,
00:25:43virulent.
00:25:44Quand vous dites
00:25:45bleu blanc merde,
00:25:46qui est la faute officielle
00:25:47qu'on voudrait voir
00:25:48dans toutes les mairies
00:25:48et dans toutes les administrations,
00:25:51on l'a fait poser
00:25:53sur des chiottes.
00:25:54Ce qui prouve bien
00:25:57la dérision,
00:25:58la moquerie,
00:25:59mais ça va toucher
00:26:00quelque chose
00:26:00de particulier
00:26:02à l'époque.
00:26:03– Mais ce qui commence
00:26:05comme un coup marketing
00:26:06va devenir bien plus que ça.
00:26:08– Coluche,
00:26:09Coluche,
00:26:10Coluche,
00:26:11Coluche,
00:26:11candidat à l'élection présidentielle,
00:26:13M. Coluche,
00:26:14devrais-je peut-être dire aujourd'hui,
00:26:15qui avait hier organisé
00:26:16une conférence de presse
00:26:17pour présenter cette candidature.
00:26:19Il se retrouve aujourd'hui
00:26:20face à Daniel Grand-Clément
00:26:22et l'invité du Crible d'Antenne 2.
00:26:23C'est à vous.
00:26:24– Alors est-ce qu'aujourd'hui
00:26:25vous vous prenez au sérieux ?
00:26:26– Ça a immédiatement
00:26:27intéressé tout le monde.
00:26:29Chacun s'est dit
00:26:30bon, ça va être
00:26:31une campagne animée
00:26:32et donc il a bénéficié
00:26:34d'une vraie écoute instantanée.
00:26:37– Mais les gens,
00:26:37ils savent très bien
00:26:38que de toute façon
00:26:38c'est une plaisanterie
00:26:40puisque je me présente
00:26:41au premier tour.
00:26:42Ce que je veux simplement,
00:26:43c'est que les mecs
00:26:43– Vous ne me parlez pas du tout
00:26:45sur le tour de la plaisanterie,
00:26:46il n'a pas du tout.
00:26:46– Mais oui,
00:26:47parce que c'est de fait
00:26:49que ce n'est pas une plaisanterie.
00:26:50– Mais vous allez être
00:26:50entraînés obligatoirement
00:26:51à ce que ce ne soit plus
00:26:52une plaisanterie.
00:26:53– C'est grâce à vous
00:26:55que ce n'est pas une plaisanterie.
00:27:00Un sondage le crédit très vite
00:27:02de 12,5% d'attention de vote.
00:27:04À la même période,
00:27:06Giscard est à 32%
00:27:08contre 18% pour Mitterrand.
00:27:10Une surprise pour tout le monde.
00:27:12– Quand on a vu
00:27:13que ça cristallisait un peu,
00:27:15à ce moment-là,
00:27:16les politiques ont commencé
00:27:18à prendre ça au sérieux.
00:27:21Quelques mois plus tard,
00:27:2316% des Français
00:27:24ont envie de voter pour lui.
00:27:27Et ce chiffre
00:27:28fait réfléchir l'humoriste.
00:27:30– Et là,
00:27:31je l'ai senti profondément troublé.
00:27:33Mais sincèrement.
00:27:35Et je me rappelle
00:27:35qu'il m'a dit quelque chose
00:27:36du genre
00:27:37« Je pense que ça n'arrivera pas. »
00:27:40« Tu te rends compte
00:27:41que si ça se faisait,
00:27:43je pourrais changer quelque chose
00:27:45à l'histoire de notre pays. »
00:27:47– C'est un marrant.
00:27:48Alors comme ils font
00:27:49tout ce qu'ils peuvent à gauche
00:27:50pour ne pas prendre le pouvoir.
00:27:52– Et qu'il s'est pris au jeu
00:27:53parce qu'il a croisé
00:27:55pas mal de gens
00:27:56qui, tout d'un coup,
00:27:58se mettaient à lui faire confiance.
00:28:00– Vous comptez voter
00:28:01pour que les jouent ?
00:28:02– Éventuellement, oui.
00:28:03Pourquoi pas ?
00:28:04Mitran nous refuse recart.
00:28:06Certains autres nous refusent
00:28:07des écologistes
00:28:08qui sont, me semble-t-il,
00:28:09plus intelligents
00:28:10que tout ce qu'on a vu
00:28:10jusqu'à présent.
00:28:11Alors pourquoi pas Coluche ?
00:28:12– Les gens se mettaient
00:28:14à dire « Ben voilà,
00:28:15vous pouvez devenir
00:28:16notre porte-parole. »
00:28:17Ça l'a beaucoup touché.
00:28:19– Moi, je propose
00:28:19non pas que Coluche
00:28:21soit un président de la République,
00:28:22ce qui est bien sûr absurde,
00:28:23mais que quel que soit
00:28:24le président de la République,
00:28:26celui-ci passe au moins
00:28:27une demi-heure
00:28:28avec Coluche par jour.
00:28:29Des comités de soutien
00:28:30sont organisés.
00:28:31– C'est bon pour ça ?
00:28:33– Pour Coluche ?
00:28:34– Ah, bravo !
00:28:35– Des chanteurs
00:28:36poussent sa candidature
00:28:37comme Eddie Mitchell
00:28:39ou Michel Sardou.
00:28:40– Si vous voulez,
00:28:41je ne vote jamais,
00:28:42mais s'il a ses 500 voix,
00:28:43je lui promets
00:28:44d'aller me lever le dimanche
00:28:45et d'aller voter pour lui.
00:28:47Ça, c'est certain.
00:28:48Parce que je trouve
00:28:48que Coluche
00:28:49va pouvoir dire des vérités.
00:28:51– Des appuis hétéroclites
00:28:53affluent.
00:28:54Gérard Nicou,
00:28:55leader du syndicat
00:28:56des petits commerçants,
00:28:58promet des milliers
00:28:58de signatures de maires.
00:29:00– Je m'entourer
00:29:01pour Coluche
00:29:02parce qu'entre
00:29:02les comiques
00:29:03de circonstance
00:29:03et un comique professionnel,
00:29:04je choisirais
00:29:05le comique professionnel.
00:29:06– Les plus grands
00:29:07intellectuels français
00:29:08se mobilisent aussi
00:29:09comme Pierre Bourdieu,
00:29:11professeur au Collège de France,
00:29:13Gilles Deleuze,
00:29:14philosophe,
00:29:15ou le sociologue
00:29:16Alain Touraine.
00:29:18Avec une partie
00:29:19du pays qui le soutient
00:29:20et notamment
00:29:21des noms prestigieux,
00:29:25Coluche se sent désormais
00:29:26investi d'une mission,
00:29:28représenter
00:29:29ce qui n'existe pas
00:29:30en politique.
00:29:31– On est dans la merde.
00:29:33C'est-à-dire que
00:29:34moi, personnellement,
00:29:35ça va,
00:29:35j'ai gagné du pognon
00:29:36et je le dis tout le temps
00:29:37et j'en ai rien à foutre,
00:29:38je vais me tirer.
00:29:39Mais pour ceux
00:29:40qui sont obligés
00:29:41de rester,
00:29:41c'est vraiment le bordel.
00:29:42C'est vraiment pas bien.
00:29:43Il y a une pyramide sociale
00:29:45où il y a un mec
00:29:45qui est en haut tout seul,
00:29:47jusqu'à là,
00:29:48vous me direz,
00:29:48il y a du vent
00:29:49en ce moment là-haut.
00:29:50Parce qu'il y a beaucoup
00:29:51de mecs qui volent sa place.
00:29:52Et plus on descend,
00:29:52plus on est nombreux.
00:29:53Et quand on arrive en banc,
00:29:54on est vraiment dans la merde.
00:29:55Alors moi,
00:29:56ce que je voudrais,
00:29:56c'est qu'on remue la merde
00:29:57de manière assurée.
00:29:58C'est donc vraiment
00:29:59une histoire de merde,
00:30:00ma candidature.
00:30:01Je voudrais qu'on remue la merde
00:30:02et que l'odeur monte
00:30:03jusqu'au nez des mecs
00:30:04qui dirigent
00:30:05et qu'au lieu d'être
00:30:05tourné vers l'extérieur du pays,
00:30:07se tourne un peu
00:30:07vers l'intérieur
00:30:08et qu'ils disent
00:30:08qu'est-ce qu'il y a,
00:30:09qu'est-ce qui se passe,
00:30:10qu'est-ce qu'ils ont ceux-là ?
00:30:11Ah merde,
00:30:12on leur prend tout leur pognon.
00:30:13Ah oui,
00:30:13il faudrait leur en laisser un peu.
00:30:14Un coluche candidat,
00:30:16j'appelle les fainéants,
00:30:17les crasseux,
00:30:18les drogués,
00:30:18les alcooliques,
00:30:19les pédés,
00:30:20les femmes,
00:30:20Est-ce à cause
00:30:21de ce poids politique inattendu ?
00:30:25À partir de fin novembre 1980,
00:30:28tout semble basculer.
00:30:30Le climat devient menaçant
00:30:31pour le candidat coluche.
00:30:36Pas de spectacle coluche
00:30:38ce soir au théâtre du gymnase à Paris.
00:30:40Le régisseur du spectacle,
00:30:41René Gorsin,
00:30:42a été assassiné.
00:30:43Le régisseur de coluche,
00:30:4539 ans,
00:30:46marié,
00:30:46père de deux enfants
00:30:47est retrouvé abattu
00:30:49de deux balles dans la nuque
00:30:50sur un chantier
00:30:51le long de la Marne.
00:30:56Je l'apprends dans l'après-midi.
00:30:58J'arrive au théâtre
00:30:59et en disant,
00:31:00qu'est-ce que...
00:31:00Et l'ambiance,
00:31:01effectivement,
00:31:02elle est assez grave
00:31:03pour tout le monde.
00:31:04D'abord parce qu'on l'aimait bien
00:31:05et puis il y a cette histoire
00:31:07quand même.
00:31:08Est-ce que c'est pas
00:31:09un assassinat
00:31:10lié à la campagne ?
00:31:12Ça n'a rien à voir
00:31:13avec votre récente candidature
00:31:15aux élections.
00:31:15J'espère que non.
00:31:17J'espère que non
00:31:18parce que si
00:31:20des gens qui sont
00:31:20des professionnels
00:31:21de la politique
00:31:22agissent comme ça
00:31:22vis-à-vis des candidats,
00:31:23ça va leur retomber
00:31:24sur le nez
00:31:24parce que j'ai pas
00:31:25l'intention de notaire
00:31:26si je le sais.
00:31:27Le commissaire chargé
00:31:28de l'affaire
00:31:29aurait reçu l'ordre
00:31:30de laisser planer
00:31:31le doute sur un lien
00:31:32avec la candidature
00:31:33de coluche
00:31:34alors que la police
00:31:35a su très vite
00:31:36qu'il s'agissait
00:31:37d'un crime
00:31:37d'ordre privé
00:31:39orchestré
00:31:39par la femme
00:31:40du régisseur.
00:31:42L'inspecteur chargé
00:31:43de l'enquête
00:31:44me dit
00:31:45je le savais
00:31:4615 jours après
00:31:47mais en haut lieu
00:31:48on m'a demandé
00:31:49de ne pas bouger
00:31:50au motif
00:31:51qu'il fallait laisser
00:31:52reposer la patte.
00:31:54Ce qui signifie
00:31:55qu'à ce moment-là
00:31:56la police
00:31:57savait
00:31:58qu'en réalité
00:31:58ça n'avait rien à voir
00:32:00mais on leur a demandé
00:32:01d'attendre un an
00:32:02avant d'arrêter
00:32:02la personne coupable.
00:32:03Le but c'était
00:32:04que cette candidature
00:32:06pue.
00:32:08Libération
00:32:09consacre 11 articles
00:32:10à l'affaire
00:32:11en une semaine.
00:32:13Coluche
00:32:13passe de la rubrique
00:32:14politique
00:32:15à la rubrique
00:32:16fait divers.
00:32:18Quelques jours plus tard
00:32:19il reçoit
00:32:20une lettre
00:32:20de menace de mort
00:32:21signée
00:32:22honneur de la police.
00:32:24Le même commando
00:32:26qui avait revendiqué
00:32:27l'assassinat
00:32:27du militant
00:32:28d'extrême gauche
00:32:29Pierre Goldman
00:32:29un an plus tôt.
00:32:32Il va recevoir
00:32:32des balles
00:32:33par courrier
00:32:34chez lui
00:32:36ce qui a de quoi
00:32:37effrayer également
00:32:38même si des menaces
00:32:39il en a déjà reçu
00:32:40beaucoup
00:32:41et puis
00:32:42il est annulé
00:32:43dans deux émissions
00:32:44sans que les raisons
00:32:45qui lui sont données
00:32:45soient vraiment
00:32:46très claires.
00:32:48Devant les caméras
00:32:49les politiques
00:32:50semblent vouloir
00:32:51mettre un terme
00:32:51à cette farce.
00:32:54Michel Rocard
00:32:55va parler de Coluche
00:32:56comme d'une maladie
00:32:57de la démocratie.
00:32:59Je ne crois pas
00:33:00ça
00:33:01qu'un
00:33:03professionnel
00:33:04du comique
00:33:04se présente
00:33:06à l'élection
00:33:07à la présidence
00:33:07de la république française
00:33:08ça ne grandit pas
00:33:10la dignité
00:33:11ni de l'institution
00:33:11ni de la procédure.
00:33:14En parallèle
00:33:15la campagne
00:33:16de décrédibilisation
00:33:17dans la presse
00:33:18commence
00:33:18dans l'express.
00:33:20six pages
00:33:21viennent mettre
00:33:22en doute
00:33:22la probité
00:33:23du comique.
00:33:24Les questions
00:33:25d'une note
00:33:26de restaurant
00:33:26et d'hôtel
00:33:27impayée
00:33:28lorsque Coluche
00:33:28tournait
00:33:29vous n'aurez pas
00:33:29l'Alsace
00:33:30et la Lorraine
00:33:30dans le sud-ouest.
00:33:32Un journal
00:33:33d'extrême droite
00:33:34Minute
00:33:36va plus loin
00:33:37en publiant
00:33:38la photo
00:33:38anthropométrique
00:33:39de Coluche
00:33:40et titre
00:33:41la bavure
00:33:41de Coluche
00:33:42avec un extrait
00:33:43de son casier judiciaire.
00:33:46Ils le sortent
00:33:47parce qu'il y a
00:33:47la photo
00:33:48anthropométrique
00:33:49une addition
00:33:50d'objets volés
00:33:51qui sont
00:33:52un inventaire
00:33:54à l'après-vert
00:33:54il avait 16 ans
00:33:55et volé
00:33:56trois rasoirs
00:33:57ou deux rasoirs
00:33:58c'est ridicule
00:33:59c'est même pas
00:33:59un tombereau de rasoir
00:34:01c'est rien.
00:34:02L'artiste
00:34:03ne comprend pas
00:34:04comment la presse
00:34:05est au courant.
00:34:07Comment
00:34:08ce casier
00:34:09cet extrait
00:34:09de casier
00:34:11qui normalement
00:34:12est secret
00:34:12est arrivé
00:34:13dans le journal Minute
00:34:15car la machine
00:34:16la plus redoutable
00:34:17est invisible
00:34:18une cellule
00:34:19téléguidée
00:34:20par le ministre
00:34:20de l'intérieur
00:34:21Christian Bonnet
00:34:22via les renseignements
00:34:23généraux
00:34:24et derrière
00:34:25cette fuite
00:34:25du dossier judiciaire
00:34:29un groupe
00:34:30le groupe
00:34:30de direction
00:34:31service spécialisé
00:34:33dans la lutte
00:34:33antigauchiste
00:34:34a commencé le travail
00:34:36c'était devenu
00:34:37un état
00:34:38dans l'état policier
00:34:39quand même
00:34:39si c'est pas
00:34:40un état
00:34:40dans l'état
00:34:41on dit
00:34:42que le groupe
00:34:43de direction
00:34:44c'était aussi
00:34:44un endroit
00:34:45où il y avait
00:34:45beaucoup de coups tordus
00:34:48écoutez
00:34:48là c'est vous
00:34:49qui le dites
00:34:49il y avait des coups tordus
00:34:50ça dépend
00:34:51de ce qu'on entend
00:34:51par coup tordu
00:34:53un coup tordu
00:34:54c'est un coup
00:34:54qui n'est pas droit
00:34:55c'est ça
00:34:55que vous voulez dire
00:34:57bon maintenant
00:34:58la ligne droite
00:34:59est-ce que c'est
00:34:59la meilleure technique
00:35:00policière
00:35:00j'en suis pas convaincu
00:35:02ils ouvrent le dossier
00:35:03numéro 817 706
00:35:06au nom de
00:35:07Michel Colucci
00:35:0812 policiers
00:35:10sont mobilisés
00:35:11son casier
00:35:12ses activités
00:35:13sa vie
00:35:14sont épluchées
00:35:17je me suis rendu compte
00:35:18que j'étais suivi
00:35:20je m'en suis rendu compte
00:35:22musicien
00:35:22qui est de la campagne
00:35:23sur scène
00:35:24et pourtant
00:35:25donc oui
00:35:31mais ils voulaient que
00:35:32Giscard soit réélu
00:35:33les équipes de Giscard
00:35:35ils étaient au pouvoir
00:35:36donc ils faisaient tout
00:35:37pour qu'un petit troublillon
00:35:39ne gêne pas la campagne
00:35:42c'est tout
00:35:42la campagne
00:35:46est ouverte
00:35:48Coluche
00:35:49son côté provoque
00:35:51briseur des conventions
00:35:53ça commençait à
00:35:54devenir problématique
00:35:58donc il y en avait certains
00:36:00qui avaient envie
00:36:00de siffler
00:36:01la fin de la récré
00:36:02si j'ose dire
00:36:06ah monsieur le ministre
00:36:07alors
00:36:08entrez
00:36:09alors
00:36:09qu'est-ce que c'est
00:36:10à quelle heure vous arrivez
00:36:11pourtant
00:36:11Coluche n'abdique pas
00:36:13écoutez monsieur le président
00:36:14on a pensé
00:36:15vous faire plaisir
00:36:15sans blague merde
00:36:17et va même prétendre
00:36:18avoir les 500 signatures
00:36:21indispensables
00:36:22pour avoir le droit
00:36:23de participer
00:36:24à la présidentielle
00:36:25c'est l'ancien président
00:36:27qui s'entraîne
00:36:28pour les prochaines élections
00:36:29il a le droit de faire ça
00:36:30je croyais
00:36:31interdire la télé
00:36:32celui-là
00:36:32qui pourra se présenter
00:36:34une première estimation
00:36:35de Pierre-Alain
00:36:367 des quelques 35
00:36:38petits candidats
00:36:38affirment avoir obtenu
00:36:40au moins
00:36:40le nombre requis
00:36:41de promesses
00:36:41de signature
00:36:42dans l'ordre alphabétique
00:36:44Coluche
00:36:45650
00:36:47en fait
00:36:48Coluche
00:36:49est en train
00:36:49de se jouer
00:36:50des médias
00:36:52il fallait que je marque
00:36:52dans la paume
00:36:53de ma main
00:36:54le nombre
00:36:54parce que je mentais
00:36:55tellement
00:36:56donc je disais
00:36:57on en est à 180
00:36:58et puis il fallait
00:36:58que l'interview suivant
00:37:00je dise 182
00:37:01puis le suivant
00:37:02à 220
00:37:02n'importe quoi
00:37:03j'inventais
00:37:04mais il fallait pas
00:37:05que je dise
00:37:05on est à 80
00:37:06alors que 3 jours avant
00:37:08j'avais dit 180
00:37:09en fait
00:37:10on en avait une
00:37:14ce maire
00:37:15qui lui a offert
00:37:16sa signature
00:37:18Coluche
00:37:18l'a rencontré
00:37:21ce qui est formidable
00:37:22dans l'histoire
00:37:22c'est qu'ils ont
00:37:23mis la barre
00:37:23les 500 signatures
00:37:24pour éviter
00:37:25les rigolos
00:37:26et c'est le pire
00:37:27des rigolos
00:37:28qu'ils vont avoir
00:37:30la royauté
00:37:30avait son bouffon
00:37:31et le bouffon
00:37:32permettait de dire
00:37:33des vérités
00:37:33et moi
00:37:34si Coluche
00:37:34il veut dire
00:37:35des vérités
00:37:35à l'écran
00:37:35il n'y a aucune raison
00:37:36qu'on ne l'empêche
00:37:37de dire ça
00:37:40il restera seul
00:37:42les partis font pression
00:37:44sur les maires
00:37:47le syndicat
00:37:48des petits commerçants
00:37:49qui avait promis
00:37:50des milliers
00:37:50de parrainages
00:37:51se rétracte
00:37:53la consigne passe
00:37:54sur les 3 chaînes publiques
00:37:58Coluche
00:37:59n'a plus droit
00:38:00de citer
00:38:03quand au début
00:38:05ça passait
00:38:06pour
00:38:07une de ses originalités
00:38:09de plus
00:38:09tout le monde
00:38:10était prêt
00:38:11à ouvrir les portes
00:38:13tout le monde
00:38:14c'était pas une question
00:38:16de gauche
00:38:16de centre
00:38:16de droite
00:38:17de public
00:38:17ou de privé
00:38:18une fois que
00:38:19ça eut donné
00:38:20le sentiment
00:38:21de coaguler
00:38:22et que quelque chose
00:38:23se passait
00:38:24le regard
00:38:25a changé
00:38:26et les responsables
00:38:28de l'audiovisuel
00:38:29l'ont regardé autrement
00:38:30et je suppose
00:38:31qu'on a dû
00:38:32leur en parler
00:38:33pas mal
00:38:54l'humoriste
00:38:55a du mal
00:38:56à abandonner
00:38:57le candidat Coluche
00:38:58il y a pris goût
00:38:59et il est prêt
00:39:00à tout
00:39:01pour retrouver
00:39:02l'attention
00:39:02des médias
00:39:06télévision
00:39:08comment on dit
00:39:09presse
00:39:11presse
00:39:11presse
00:39:26presse
00:39:26je me souviens
00:39:28stop
00:39:30stop
00:39:30c'était une farce
00:39:31stop
00:39:32on rentre pas là-dedans
00:39:33stop
00:39:34vous êtes sûr
00:39:34oui oui on est sûr
00:39:35stop
00:39:35là on va faire l'unanimité
00:39:37ceux qui sont proches de lui
00:39:39on va dire non
00:39:40mais il était profondément déprimé
00:39:44le problème c'est qu'il avait
00:39:45soit tout à fait raison
00:39:47soit extrêmement tort
00:39:48donc c'est un peu compliqué
00:39:49mais souvent il avait
00:39:51il avait tout à fait raison
00:39:52dans ses décisions
00:39:53où elles étaient bienvenues
00:39:54mais de toute façon c'était indiscutable
00:39:56il était le patron
00:39:57ça pouvait pas être autrement
00:39:58donc c'est là où il va commencer
00:40:00la grève de la faim
00:40:01à partir de ce repas
00:40:03j'entame une grève de la faim
00:40:05mais je pourrais vivre sur la réserve
00:40:09qui se terminera
00:40:11lorsque j'aurai pris des dates
00:40:13pour faire deux émissions
00:40:14une à la radio
00:40:15une à la télé
00:40:16qui concerne la politique
00:40:17à savoir le club de la presse
00:40:19de repas
00:40:19qu'on m'a gentiment refusé
00:40:20il y a quelque temps
00:40:22que je voudrais donc forcer à faire
00:40:24et le quart sur table
00:40:25d'antenne 2
00:40:25avec monsieur Elkabach
00:40:27qui n'est pas du tout
00:40:29chef de la censure
00:40:30comme on pourrait le croire
00:40:31on rentrait dans la vraie campagne
00:40:33il n'est pas candidat
00:40:34il n'a pas les signatures
00:40:35je vois pas pourquoi
00:40:37il ira à l'heure de vérité
00:40:38assis à ça
00:40:39c'est absurde
00:40:41ce truc là
00:40:43sur scène
00:40:43il semble jusqueboutiste
00:40:45et sans étiquette
00:40:48en privé
00:40:48c'est une autre partition
00:40:50qui se joue
00:40:52il cherche en fait
00:40:53à faire gagner un camp
00:40:56à l'époque
00:40:57Jacques Attali
00:40:58est le conseiller spécial
00:40:59de François Mitterrand
00:41:00il vient de rencontrer Coluche
00:41:02par l'intermédiaire
00:41:03de France Gall
00:41:03et Michel Berger
00:41:06on a raconté
00:41:07que j'ai demandé à le voir
00:41:08que je l'ai supplié
00:41:09de ne pas être candidat
00:41:10parce que
00:41:10c'est pas vrai
00:41:11il est venu chez moi
00:41:12et il m'a dit
00:41:13exactement les mots suivants
00:41:16je ne serai pas candidat
00:41:18je n'ai aucune intention
00:41:19de l'être
00:41:19la seule chose
00:41:21que je veux
00:41:21c'est faire battre
00:41:23Valéry Giscard d'Estaing
00:41:25et j'ai confiance en toi
00:41:27je vais t'aider
00:41:28et on va le faire battre
00:41:31la position de Mitterrand
00:41:33elle a été celle
00:41:34de quelqu'un
00:41:35qui a très bien compris
00:41:37que Coluche
00:41:38arrivait à cristalliser
00:41:40et à amener vers lui
00:41:41un vote de colère
00:41:45ça lui posait problème
00:41:46parce que
00:41:47il comptait capitaliser
00:41:49lui aussi
00:41:49sur une partie
00:41:50de cette colère
00:41:52et que donc
00:41:53il fallait marcher
00:41:54sur des oeufs
00:41:55en quelque sorte
00:41:55ne pas
00:41:58attaquer Coluche
00:42:00et puis faire en sorte
00:42:02que des messages passent
00:42:05à destination de Coluche
00:42:06ça soit lui
00:42:07qui comprenne que
00:42:09ce serait bien
00:42:10qu'il se retire
00:42:11après quatre mois et demi
00:42:12de campagne
00:42:14dans l'état actuel
00:42:15de ma candidature
00:42:15et de la censure
00:42:17je préfère
00:42:18que ma candidature
00:42:19s'arrête
00:42:19parce que
00:42:19elle commence
00:42:20à me gonfler
00:42:21Coluche
00:42:21jette l'éponge
00:42:22un 16 mars 1981
00:42:25tant que ça m'a fait rire
00:42:26c'était très bien
00:42:27à partir du moment
00:42:28où ça m'a pu faire rire
00:42:29évidemment
00:42:29ça se gratte un peu
00:42:30puisque si moi
00:42:31ça ne me fait pas rire
00:42:32comment je vais faire
00:42:32pour faire rire les autres
00:42:34quelques semaines plus tard
00:42:37Coluche
00:42:37enverra cette lettre
00:42:38à Jacques Attali
00:42:39entre les deux tours
00:42:40de l'élection présidentielle
00:42:43Mitterrand me réveille
00:42:44un petit mot
00:42:45charmant
00:42:45je vais lui répondre
00:42:46de cette plume
00:42:47pour le remercier
00:42:48j'espère comme tout le monde
00:42:50que cette fois
00:42:50j'aurai l'occasion
00:42:51de le rencontrer
00:42:52en tout cas
00:42:53si vous croyez
00:42:54que je peux vous être utile
00:42:55je me mets à votre disposition
00:42:57quelle que soit la besogne
00:42:59avec la discrétion
00:43:00et le dévouement
00:43:01de rigueur
00:43:03dans quelques secondes
00:43:04vous allez connaître
00:43:05le nom
00:43:06du président
00:43:07de la république
00:43:084
00:43:083
00:43:092
00:43:11François Mitterrand
00:43:12est élu président
00:43:13de la république
00:43:16le candidat Coluche
00:43:17n'est plus
00:43:19vous êtes à télévision
00:43:20il y a longtemps
00:43:21que je ne vous ai pas vu
00:43:22mais l'homme politique
00:43:23n'a pas dit son dernier mot
00:43:25il va simplement
00:43:26changer de costume
00:43:32en février 1985
00:43:354 ans après sa candidature
00:43:37avortée
00:43:38Coluche regarde la télévision
00:43:40ce qu'il y voit
00:43:41le met en colère
00:43:43je fais les magasins
00:43:44qui sont moins chers
00:43:46aucun légume que je veux
00:43:48je peux l'acheter
00:43:49la viande rouge
00:43:50on en prend jamais
00:43:52on est chez lui
00:43:52un après-midi
00:43:53tous les deux
00:43:54et c'est là qu'il me dit
00:43:55je te rends compte
00:43:55j'ai fait à la télé
00:43:56qu'il y a des mecs
00:43:57qui ne bouffent pas
00:43:57à leur faim
00:43:58avec le pognon
00:43:59que je viens de donner aux impôts
00:44:00il avait dû donner
00:44:01je ne sais pas
00:44:01l'équivalent de 2 millions de francs
00:44:03je te rends compte
00:44:04si 2-3 mecs comme moi
00:44:05s'y mettent
00:44:06on a de quoi acheter
00:44:07de la nourriture
00:44:08pour que plus personne
00:44:09ait faim en France
00:44:09c'est là l'idée
00:44:10elle est là
00:44:11il me dit
00:44:12renseigne toi là-dessus
00:44:13j'aimerais faire ça
00:44:13les délais ont été respectés
00:44:16le premier jour de l'hiver
00:44:17a vu le coup d'envoi
00:44:18par Coluche
00:44:18de l'opération
00:44:19restaurant du coeur
00:44:20ça va aller Arton ?
00:44:22l'idée est simple
00:44:23donner à manger
00:44:24à ceux qui ont faim
00:44:25on va réunir
00:44:28des excès dans de production
00:44:29des choses qui sont
00:44:30souvent gâchées
00:44:31sans contrôle
00:44:32sans justificatif
00:44:34les mains dans les poches
00:44:35on fait une distribution
00:44:36plutôt qu'un repas
00:44:37parce que
00:44:38venir bouffer là
00:44:39c'est un petit peu
00:44:41dérangeant pour eux
00:44:41qui ont une famille
00:44:42alors que là
00:44:42tu viens faire tes courses
00:44:44pour 4-5 personnes
00:44:44tu rentres chez toi
00:44:45te fais à bouffer
00:44:46t'es pas obligé
00:44:46de dire aux enfants
00:44:47on me l'a donné
00:44:49si je suis pas élu ici
00:44:50ça sera pas de ma faute
00:44:53je pense qu'il n'aurait
00:44:55jamais créé
00:44:56les restos du coeur
00:44:56s'il n'avait pas fait
00:44:57la campagne
00:44:58Coluche est devenu
00:44:59plus social
00:45:00plus sensible
00:45:01à ces questions
00:45:02les restos du coeur
00:45:03c'est vrai
00:45:04peut être vu
00:45:04comme un prolongement
00:45:05de ce qu'il avait
00:45:06essayé de mettre en place
00:45:07à 81
00:45:08il voulait défendre
00:45:10les dominés
00:45:11il voulait redonner
00:45:12de la dignité
00:45:13à ceux
00:45:14qui en avaient peu
00:45:15et avec les restaurants
00:45:16du coeur
00:45:16c'est vraiment
00:45:17ce qui se produit
00:45:19salut tout le monde
00:45:22même ses anciens
00:45:23adversaires politiques
00:45:24le reconnaissent
00:45:254 ans après
00:45:26la candidature
00:45:28Giscard d'Estaing
00:45:29l'homme contre lequel
00:45:30Coluche avait mené
00:45:31sa campagne
00:45:31vient proposer son aide
00:45:33Giscard va venir nous voir
00:45:35dans le studio à Europe 1
00:45:36où on lance
00:45:37les restos du coeur
00:45:38et il nous dit
00:45:39bon de quoi vous avez besoin
00:45:40et il nous a aidé
00:45:42à la création
00:45:43des restos du coeur
00:45:44preuve de cette
00:45:45nouvelle légitimité
00:45:47Coluche est accueilli
00:45:48au parlement européen
00:45:50l'ancien bouffon
00:45:52est désormais
00:45:52écouté
00:45:53et respecté
00:45:54ce qu'on est venu
00:45:56vous demander
00:45:56en tout cas
00:45:57ce qu'on est venu
00:45:57dire ici
00:45:58c'est qu'il faudrait
00:45:59que ça s'élargisse
00:46:00à la communauté
00:46:01que tous les pays
00:46:02pour les déshérités
00:46:03qui n'ont pas à manger
00:46:05puissent avoir accès
00:46:06à ces excellentes productions
00:46:08en décembre 1985
00:46:11la première campagne
00:46:12des restos du coeur
00:46:13permet de distribuer
00:46:148,5 millions de repas
00:46:21mais moins d'un an plus tard
00:46:25le 19 juin 1986
00:46:33Coluche meurt sur la route d'Opio
00:46:35près de Grasse
00:46:36dans un accident de moto
00:46:38Coluche est mort
00:46:39sur une route de campagne
00:46:40il faisait beau
00:46:40l'amateur de grosses cylindrées
00:46:42était allé faire un tour
00:46:43avec des copains
00:46:44une balade
00:46:44puis un camion débouche
00:46:46manoeuvre
00:46:46il coupe la route
00:46:47c'est le choc
00:46:48c'est pas possible
00:46:49c'est pas vrai
00:46:52je pense pas trop
00:46:52il croire
00:46:53je crois pas
00:46:54le moment était bien
00:46:56il disait ce qu'il pensait
00:46:57c'est tout
00:46:57hier j'ai pensé à lui
00:46:59je lui ai dit
00:47:00tiens Coluche
00:47:00on le voit plus souvent
00:47:01à la télé
00:47:02puis maintenant
00:47:03il est mort
00:47:03c'est dommage
00:47:05sa mort
00:47:05reste entourée
00:47:06de mystères
00:47:07aux yeux de certains
00:47:08ce jour là
00:47:09l'AFP envoie une dépêche
00:47:11Coluche roulait trop vite
00:47:12dans des virages sinueux
00:47:15un camion manoeuvré
00:47:17il n'a pas pu l'éviter
00:47:19c'est la version officielle
00:47:21et celle du chauffeur
00:47:23j'étais engagé
00:47:24je l'ai pas vu
00:47:24il m'a débouché
00:47:25je l'ai vu quand il a fait un peu l'argues
00:47:27je voulais que je vous dise d'autre
00:47:28je peux rien vous dire
00:47:29il allait vite ?
00:47:30ah oui très vite
00:47:30combien ?
00:47:31quelle vitesse ?
00:47:32je vais pas vous dire
00:47:32mais je vous dis qu'il allait très vite
00:47:36Antoine Casubolo
00:47:36ancien journaliste
00:47:38a enquêté sur la mort de Coluche
00:47:40il en a même fait un livre
00:47:41et selon lui
00:47:43plusieurs éléments poseraient question
00:47:47Coluche
00:47:47il était dans une ligne droite
00:47:49il roulait à 60
00:47:50en gros parce que ça c'est expertisé
00:47:53le compte-tour est bloqué de la moto
00:47:57et en plus il est embrayé en 3ème
00:47:59d'accord ?
00:48:01donc c'est une ligne droite
00:48:02ses deux copains
00:48:03ils sont derrière
00:48:04il y a un camion qui arrive en face
00:48:06en face
00:48:08il barre pas la route
00:48:09il est tout droit en face
00:48:10il roule lentement
00:48:11il a pas de clignotant
00:48:13il a rien
00:48:13en fait Coluche il est là
00:48:16il y a Didier qui est là
00:48:17et il y a Ludo qui est là
00:48:18et le camion il arrive comme ça
00:48:20sans clignotant
00:48:20et au dernier moment il fait ça
00:48:22il shoot
00:48:23il shoot dans Coluche
00:48:24voilà
00:48:25le chauffeur aurait-il volontairement
00:48:28percuté Coluche ?
00:48:29en tout cas sa présence
00:48:30à cet endroit là
00:48:31intrigue Antoine Casubolo
00:48:34le chauffeur de ce jour là
00:48:36le 19 juin
00:48:37il est en congé
00:48:39il emprunte le camion
00:48:41de son employeur
00:48:43et il va
00:48:44vider
00:48:45des gravats
00:48:46dans ce terrain
00:48:48qui n'est pas
00:48:49un truc
00:48:50pour vider les gravats
00:48:52le procès du chauffeur
00:48:53a bien conclu
00:48:54à un accident
00:48:55et à un homicide
00:48:56involontaire
00:49:08mais les conditions
00:49:09de sa mort
00:49:09n'ont jamais cessé
00:49:10de nourrir les fantasmes
00:49:11jusqu'à aujourd'hui
00:49:14c'est peut-être le signe
00:49:15que ce que Coluche
00:49:16incarnait
00:49:17reste trop puissant
00:49:18pour qu'on accepte
00:49:19qu'un simple accident
00:49:20l'ait emporté
00:49:21c'était un personnage
00:49:25fondamental
00:49:25dans la société française
00:49:27sur le colonne vertébrale
00:49:29de l'intelligence française
00:49:31de l'humour français
00:49:32de la gouaille
00:49:34il ne pouvait pas mourir
00:49:36comme ça
00:49:36c'est trop bête
00:49:37donc forcément
00:49:38ce n'est pas possible
00:49:40qu'un être aussi exceptionnel
00:49:42meurt de l'accident de la route
00:49:43ce n'est pas possible
00:49:45pourtant c'est vrai
00:49:47désormais
00:49:48les restos du coeur
00:49:49distribuent chaque année
00:49:50plus de 163 millions
00:49:52de repas
00:49:5220 fois plus
00:49:54qu'à leur début
00:49:55comme si Coluche
00:49:57avait su répondre
00:49:58aux besoins du peuple
00:49:59mieux que certains politiques
00:50:02quand je serai grand
00:50:04je veux être con
00:50:06beaucoup plus con
00:50:08ton grand-père
00:50:12on garde cette image
00:50:13du contestataire
00:50:15de celui qui parle
00:50:16pour les dominer
00:50:18de celui qui ose
00:50:19critiquer
00:50:20le pouvoir
00:50:21maintenant c'est devenu
00:50:23une figure
00:50:24de quelqu'un
00:50:24qui n'a jamais trahi
00:50:25quelqu'un
00:50:26qui ne mentait pas
00:50:33tout est réuni
00:50:34dans la société française
00:50:35pour avoir un nouveau
00:50:36moment Coluche
00:50:38c'est incroyable
00:50:39qu'on n'ait pas eu
00:50:40un nouveau Coluche
00:50:41la vraie question
00:50:43c'est
00:50:43est-ce qu'il n'y a pas
00:50:44quand même
00:50:45un espace politique
00:50:47une telle colère
00:50:49une telle détestation
00:50:50du système politique
00:50:52ce réservoir
00:50:53de gens
00:50:54qui ne croient plus
00:50:55à la politique
00:50:55au point de ne pas
00:50:56se déplacer
00:50:57ils sont disponibles
00:50:59si j'ose dire
00:50:59pour quelqu'un
00:51:01qui saurait
00:51:01incarner ce que
00:51:02Coluche
00:51:03a incarné
00:51:03en 81
00:51:1746 ans après sa candidature
00:51:19la colère
00:51:21qu'il incarnait
00:51:21n'a jamais été
00:51:22aussi vive
00:51:23Coluche
00:51:24n'est pas un souvenir
00:51:25c'est peut-être
00:51:26un avertissement
00:51:28vous êtes sur BFM TV
00:51:29soyez les bienvenus
00:51:30à la une de l'actualité
00:51:31cette nouvelle journée
00:51:32très chaude
00:51:33en France
00:51:3435 départements
00:51:35ont basculé
00:51:36depuis midi
00:51:36en vigilance rouge
00:51:37peut-être davantage demain
00:51:39le mercure
00:51:40va largement dépasser
00:51:41les 40 degrés
00:51:41à plusieurs endroits
00:51:42le ressenti
00:51:42pourrait même atteindre
00:51:43parfois plus de 45 degrés
00:51:46demain lundi
00:51:47la vigilance rouge
00:51:48canicule
00:51:48pourrait donc concerner
00:51:50bien plus de départements
00:51:51par précaution
00:51:52845 écoles
00:51:54et collèges
00:51:54resteront porte-close
00:51:56une nouvelle cellule de crise
00:51:57du gouvernement
00:51:57est prévue aujourd'hui
00:51:58à 18h
00:52:00c'est une conséquence
00:52:01tragique
00:52:02de ces fortes chaleurs
00:52:03en l'espace de 24h
00:52:044 personnes
00:52:05toutes mineures
00:52:06sont décédées de noyades
00:52:07dans des zones
00:52:08pour la plupart
00:52:09interdites à la bignade
00:52:10la ministre de la santé
00:52:12a appelé au respect
00:52:12des consignes
00:52:20la chaleur va donc
00:52:21monter encore d'un cran
00:52:22cet après-midi
00:52:23avec des niveaux
00:52:24parfois exceptionnels
00:52:2541 degrés
00:52:27dans le sud-ouest
00:52:27jusqu'à 42 degrés
00:52:29sur le littoral
00:52:30charenté
00:52:30et dans le reste du pays
00:52:31ce sera jamais
00:52:32en dessous
00:52:33de 30 degrés
00:52:34nous vous accompagnons
00:52:35cet après-midi
00:52:35dans cette canicule
00:52:37avec nos équipes
00:52:37déployées en France
00:52:39vous le voyez
00:52:39à Paris
00:52:40en Loire-Atlantique
00:52:41dans le Rhône
00:52:41et en Charente-Maritime
00:52:43les températures extrêmes
00:52:44qui vont donc s'installer
00:52:45en France
00:52:46en Charente-Maritime
00:52:47justement
00:52:47le mercure dépasse
00:52:49les 40 degrés
00:52:50aujourd'hui
00:52:51c'est déjà un record
00:52:52Victor Pérez
00:52:53Boucheron
00:52:53vous êtes
00:52:53à Donpierre-sur-Mer
00:52:55c'est donc
00:52:57en Charente-Maritime
00:52:57avec Lucille Martin
00:52:58le plus difficile
00:52:59là-bas
00:53:00c'est le ressenti
00:53:03oui
00:53:04vous l'avez dit
00:53:04c'est le ressenti
00:53:05le plus difficile
00:53:06parce qu'ici
00:53:06sur le littoral
00:53:07charenté-maritime
00:53:08il fait 43 degrés
00:53:10en ressenti
00:53:10notamment ici
00:53:11dans la commune
00:53:12de Donpierre-sur-Mer
00:53:14Donpierre-sur-Mer
00:53:14qui a été placé
00:53:15en vigilance jaune hier
00:53:16et qui est passé
00:53:17en vigilance rouge
00:53:18aujourd'hui
00:53:18donc il faut s'adapter
00:53:19Guillaume Craballe
00:53:20vous êtes le maire
00:53:20d'Ivergauche
00:53:21de Donpierre-sur-Mer
00:53:21les élus qui travaillent
00:53:23derrière vous
00:53:23qu'est-ce qu'ils sont
00:53:23en train de faire ?
00:53:24ils appellent les 107 personnes
00:53:26qui sont inscrites
00:53:27donc sur la liste
00:53:28des personnes fragiles
00:53:29de la commune
00:53:30pour savoir comment
00:53:31elles vont
00:53:31prendre de leurs nouvelles
00:53:32les inciter
00:53:33à se rafraîchir
00:53:35à boire
00:53:35et à fermer
00:53:37leurs habitations
00:53:38pour conserver
00:53:38le plus possible
00:53:39la chaleur
00:53:39et leur proposer
00:53:40le cas échéant
00:53:41des pièces
00:53:42qu'on a identifiées
00:53:43sur la commune
00:53:44qui peuvent les accueillir
00:53:45des pièces climatisées
00:53:46ou rafraîchies
00:53:47vous avez dû vous adapter
00:53:48au moins 24 heures
00:53:49monsieur le maire
00:53:49oui parce qu'hier soir
00:53:50il faisait encore
00:53:5120-25 degrés
00:53:52et comme vous l'avez indiqué
00:53:53tout à l'heure
00:53:53on a passé la barre
00:53:54des 40 degrés
00:53:55cet après-midi
00:53:56donc c'est une adaptation
00:53:57en urgence
00:53:58mais nous avions déjà eu
00:53:59il y a au mois de mai
00:54:00un pic de canicule aussi
00:54:02qui nous avait finalement
00:54:02permis de nous mettre
00:54:04le pied à l'étrier
00:54:05de ce que nous sommes
00:54:05en train de vivre aujourd'hui
00:54:06la dernière question
00:54:07qu'en sera-t-il demain
00:54:07pour les habitants
00:54:08de Donpierre-sur-Mer
00:54:11la difficulté
00:54:11c'est que cette canicule
00:54:13dure au moins
00:54:14jusqu'au jeudi
00:54:14donc on va réunir
00:54:15cette cible de crise
00:54:16une fois par jour
00:54:17pour faire le point
00:54:17sur ces personnes fragiles
00:54:19et puis demain
00:54:20c'est le service d'aide
00:54:20à domicile aussi
00:54:21qui va rendre visite
00:54:22à l'ensemble
00:54:22des personnes fragiles
00:54:24et isolées
00:54:24pour avoir de leurs nouvelles
00:54:25donc toute cette semaine
00:54:27nous allons être mobilisés
00:54:28au service de la population
00:54:29Merci beaucoup monsieur le maire
00:54:30le maire de Donpierre-sur-Mer
00:54:3243 degrés
00:54:34donc ici attendu
00:54:34on ressentit cet après-midi
00:54:35à Donpierre-sur-Mer
00:54:36en Charente-Maritime
00:54:37Merci beaucoup Victor
00:54:39avec Lucille Martin
00:54:40donc pour ce duplex
00:54:42on va tout de suite
00:54:43venir vers vous
00:54:44et Léonard Bocara
00:54:45il faut s'attendre
00:54:46à ce que la vigilance
00:54:47s'élargisse
00:54:48un petit peu plus à 16h
00:54:49Oui
00:54:49pour demain
00:54:50c'est une certitude
00:54:51il y aura une extension
00:54:53de cette vigilance
00:54:54avec probablement
00:54:55beaucoup plus de départements
00:54:57en vigilance rouge
00:54:58on parle de l'ordre
00:54:59de la moitié du pays
00:55:01à peu près
00:55:01donc ça va s'ajuster
00:55:02c'est une décision
00:55:03qui est aussi en train
00:55:04de se prendre actuellement
00:55:05encore une fois
00:55:06on le rappelle
00:55:06c'est pas uniquement
00:55:07Météo France
00:55:07on est en relation
00:55:08avec Santé publique France
00:55:09et bien évidemment
00:55:10les autorités
00:55:11ont aussi des facteurs
00:55:14aggravants
00:55:14qui vont prendre en compte
00:55:15afin d'annoncer
00:55:16dès 16h
00:55:17la vigilance
00:55:18qui sera valable
00:55:18pour demain
00:55:19et ça semble inévitable
00:55:21au vu des prévisions actuelles
00:55:23puisque les prévisions
00:55:24d'aujourd'hui
00:55:25font état
00:55:26d'une augmentation
00:55:28considérable
00:55:28vraiment
00:55:28des températures
00:55:29extrêmes
00:55:30déjà ça augmente
00:55:31vraiment aujourd'hui
00:55:32particulièrement
00:55:32sur l'ouest du pays
00:55:34là où il va faire
00:55:35le plus chaud
00:55:36donc on parle
00:55:36de la quarantaine
00:55:37de degrés
00:55:38qui est frôlée
00:55:39voire même atteinte
00:55:39déjà par endroits
00:55:41le plus chaud
00:55:42c'est le sud-ouest
00:55:43le centre
00:55:43le Poitou
00:55:44mais surtout
00:55:45ça n'est pas fini
00:55:46puisque demain
00:55:47la chaleur
00:55:48grimpe encore
00:55:49en fait
00:55:50on a une goutte froide
00:55:51qui est située
00:55:52vraiment au large
00:55:53du Portugal
00:55:54et qui va se rapprocher
00:55:55et elle tourne
00:55:56dans le sens inverse
00:55:57des aiguilles
00:55:57d'une montre
00:55:57elle va nous renvoyer
00:55:59encore plus d'air chaud
00:56:00que ce qu'on a déjà
00:56:01et donc c'est là
00:56:02où on va encore
00:56:03gagner quelques degrés
00:56:04et malheureusement
00:56:05ça ne va pas prendre
00:56:05la tournure d'un pic
00:56:07mais plutôt d'un plateau
00:56:08qui pourrait durer
00:56:09jusqu'à jeudi
00:56:10colonel Jérôme Boulanger
00:56:12porte-parole de la sécurité
00:56:13civile est avec nous
00:56:14en plateau
00:56:14bonjour monsieur
00:56:16d'expérience
00:56:17vous avez déjà vécu
00:56:18une deuxième vague
00:56:19de canicules
00:56:20en l'espace de deux mois
00:56:21en France
00:56:22avec des températures
00:56:23qui montent
00:56:24aussi haut
00:56:24la dernière
00:56:26le dernier épisode
00:56:28de canicules
00:56:28que j'ai en mémoire
00:56:29c'est 2019
00:56:302019
00:56:31qui avait été
00:56:33un épisode marquant
00:56:35et qui avait
00:56:35donné lieu
00:56:37à l'élaboration
00:56:38d'un plan
00:56:39d'un plan hors sec
00:56:40d'organisation
00:56:41de la sécurité civile
00:56:43plan hors sec
00:56:45vague de chaleur
00:56:46bon aujourd'hui
00:56:47c'est ce plan
00:56:48qui demande
00:56:49aux préfets
00:56:50qui sont classés
00:56:50en canicules rouges
00:56:51d'activer
00:56:52leur centre opérationnel
00:56:54départemental
00:56:54leur cellule de crise
00:56:56départementale
00:56:57donc on voit que
00:56:582019
00:56:59a permis
00:57:00de tirer
00:57:01un certain nombre
00:57:01de leçons
00:57:02et que les territoires
00:57:04s'organisent
00:57:04j'ai bien aimé
00:57:05le reportage
00:57:06que vous avez diffusé
00:57:07en Charente-Maritime
00:57:08où le maire
00:57:09explique comment
00:57:10dans les territoires
00:57:11il y a des réponses
00:57:13qui sont faites
00:57:13des réponses
00:57:14de proximité
00:57:15avec notamment
00:57:16les plans communaux
00:57:17de sauvegarde
00:57:17que la sécurité civile
00:57:18aide à élaborer
00:57:19avec les réserves
00:57:21communales
00:57:21de sécurité civile
00:57:22qui sont des citoyens
00:57:24qui s'engagent
00:57:24pour aider les autres
00:57:26et cela nous rappelle
00:57:27qu'en France
00:57:28la solidarité
00:57:29n'est pas un vain mot
00:57:30quand il y a
00:57:31des épisodes de crise
00:57:32les français sont solidaires
00:57:34vous craignez quand même
00:57:35des dégâts
00:57:35si j'ose dire
00:57:36dans les prochains jours
00:57:37dans la mesure
00:57:37où cette vague de chaleur
00:57:38exceptionnelle
00:57:39va durer au moins
00:57:40jusqu'à mardi
00:57:41mercredi
00:57:41peut-être même jeudi
00:57:42ce qui est important
00:57:43c'est de voir
00:57:44tous les efforts
00:57:44de prévention
00:57:45qui sont faits
00:57:46bien sûr
00:57:47notre présence
00:57:48sur les plateaux
00:57:49en est la preuve
00:57:50mais cette prévention
00:57:52elle est faite
00:57:53à tous les niveaux
00:57:53vous avez vu
00:57:54sur les autoroutes
00:57:55les panneaux
00:57:55qui demandent
00:57:56aux gens
00:57:57de s'hydrater
00:57:57de se mettre à l'abri
00:57:58etc
00:57:59c'est vrai aussi
00:58:00dans tous les territoires
00:58:01les mairies
00:58:02les préfets
00:58:03diffusent aussi régulièrement
00:58:04des informations
00:58:05donc la prévention
00:58:06est là
00:58:06pour aider
00:58:08les populations
00:58:09ça suffira ?
00:58:10alors ça suffira
00:58:11je n'en sais rien
00:58:13il est bien sûr
00:58:13bien trop tôt
00:58:14pour tirer un bilan
00:58:16puisque on sait
00:58:17effectivement
00:58:17que cette période
00:58:19de canicule
00:58:19va durer
00:58:20cette semaine
00:58:22après d'un point de vue
00:58:23secours
00:58:24et prise en charge
00:58:26des personnes
00:58:27les sapeurs-pompiers
00:58:28sont très engagés
00:58:29dans les territoires
00:58:30sont mobilisés
00:58:30très clairement
00:58:31les gardes
00:58:32sont renforcés
00:58:33dans les casernes
00:58:34de sapeurs-pompiers
00:58:35les bénévoles
00:58:36des associations
00:58:36agrées de sécurité civile
00:58:38sont aussi
00:58:38très engagés
00:58:39on les verra
00:58:39sur les manifestations
00:58:41faites de la musique
00:58:42et autres
00:58:44les maraudes
00:58:45aussi des maraudes
00:58:45qui sont organisées
00:58:47dans toutes les grandes villes
00:58:48pour porter
00:58:49rafraîchissement
00:58:50nourriture
00:58:50aux gens qui sont
00:58:51dans la rue
00:58:52donc tout ça
00:58:53est fait
00:58:53pour limiter
00:58:54les conséquences
00:58:55de la chose
00:58:56lieutenant-colonel
00:58:57Ludovic Pingano
00:58:58consultant gestion crise
00:58:59BFM TV
00:59:00fondateur du cabinet
00:59:01Astric
00:59:01est-ce que tout est fait
00:59:02réellement
00:59:02pour qu'on évite
00:59:05des complications
00:59:05je parle des hôpitaux
00:59:07je parle
00:59:08des noyades
00:59:09on va le voir un petit peu plus tard
00:59:10de boignettes interdites
00:59:12tout est fait
00:59:13en tout cas
00:59:13le maximum est fait
00:59:14est-ce que c'est suffisant
00:59:14ça c'est un autre sujet
00:59:15parce qu'on est effectivement
00:59:16dans une situation
00:59:17tout à fait exceptionnelle
00:59:18dans laquelle il y a encore
00:59:19beaucoup d'incertitudes
00:59:20et Léonore le dit très bien
00:59:21on ne sait pas encore
00:59:22exactement
00:59:23combien de temps
00:59:24cette période de canicule
00:59:25va durer
00:59:25il faut se souvenir
00:59:26de ce qui s'est passé
00:59:27en 2003
00:59:28puisque
00:59:30l'affluence
00:59:30vers les structures hospitalières
00:59:32vers les services d'urgence
00:59:33ne sont pas arrivés
00:59:33dans les premiers jours
00:59:34mais au bout de
00:59:344, 5, 6 jours
00:59:367 jours
00:59:36en fonction de la vulnérabilité
00:59:37des personnes
00:59:38donc ça c'est un vrai sujet
00:59:39parce qu'en fait
00:59:40le plan
00:59:40et mettre en place des plans
00:59:42c'est très bien
00:59:43et ces plans
00:59:43c'était très justement dit
00:59:45par le colonel Boulanger
00:59:46ont évolué depuis 2003
00:59:47notamment avec ce plan
00:59:49lié au Fort-Chaleur
00:59:50en 2019
00:59:51mais pour autant
00:59:52le plan n'apporte pas
00:59:53les moyens
00:59:54et ça c'est aussi
00:59:55une réalité
00:59:56c'est-à-dire que
00:59:56ce qu'on peut craindre
00:59:57à juste titre
00:59:58c'est une affluence
00:59:59de patients
00:59:59dans les jours qui viennent
01:00:00vers les services d'urgence
01:00:01des hôpitaux
01:00:02avec des services d'urgence
01:00:03qui sont déjà aujourd'hui
01:00:04pour la majorité d'entre eux
01:00:06saturés
01:00:07et qui donc vont de nouveau
01:00:09retrouver cette saturation
01:00:10des lits d'hôpitaux
01:00:11qui vont se remplir
01:00:12et avec cette balance
01:00:14qui fait qu'on aura plus de gens
01:00:15qui vont entrer dans les hôpitaux
01:00:17que des gens qui vont sortir
01:00:18donc ça c'est une véritable inquiétude
01:00:19qu'on a déjà connue
01:00:21en 2003
01:00:22et puis moi je voudrais quand même
01:00:24qu'on soit très prudent
01:00:25alors il y a des initiatives
01:00:26extrêmement intéressantes
01:00:28comme ce qui a été fait
01:00:28par ce maire en Charente-Maritime
01:00:30où ils organisent des visites
01:00:32chez les personnes
01:00:32les plus vulnérables
01:00:33mais malheureusement
01:00:34ça n'arrive pas partout
01:00:35donc il y a tous ceux
01:00:36qu'on peut voir
01:00:37les SDF qui sont dans la rue
01:00:38qu'il faut soutenir
01:00:39qu'il faut aider
01:00:39mais il y a aussi tous ces gens
01:00:40qu'on a oubliés
01:00:41ces gens qu'on ne voit pas
01:00:43et moi je suis très inquiet
01:00:44parce que je me souviens
01:00:45qu'en 2003
01:00:45plusieurs semaines
01:00:47après la canicule
01:00:48on a malheureusement
01:00:49été chercher des personnes
01:00:50décédées dans leur appartement
01:00:51depuis plusieurs semaines
01:00:52que toute la société avait oubliées
01:00:54Léopold Odebert
01:00:55du service politique de BFMTV
01:00:56je retourne vers vous maintenant
01:00:57puisqu'on a appris tout à l'heure
01:00:59qu'une nouvelle cellule
01:01:00de crise interministérielle
01:01:01va avoir lieu à 18h
01:01:02alors il s'agit des directeurs
01:01:03de cabinet
01:01:04des différents ministères
01:01:05il n'empêche
01:01:05le gouvernement
01:01:07est obligé
01:01:08quelque part
01:01:09d'être présent
01:01:10d'être là
01:01:10au cas où
01:01:11ou en tout cas peut-être
01:01:12pour prendre des décisions
01:01:12un peu plus importantes
01:01:13que celles d'hier
01:01:14Oui c'est un suivi
01:01:15qui est fait effectivement
01:01:17via les directeurs de cabinet
01:01:19donc ce sont les bras droits
01:01:20de chaque ministre
01:01:22concernés par
01:01:23les différents domaines
01:01:25qui font écho
01:01:25à cette crise
01:01:26évidemment l'école
01:01:27évidemment
01:01:28il y a l'intérieur
01:01:29l'agriculture
01:01:31etc
01:01:31j'en passe
01:01:32ce soir à 18h
01:01:33donc tous réunis
01:01:34autour du directeur de cabinet
01:01:35du premier ministre
01:01:37qui coordonne donc
01:01:38dans le détail
01:01:39toutes les remontées de terrain
01:01:41il n'y a pas forcément
01:01:42de décisions supplémentaires
01:01:44à attendre
01:01:44ce soir
01:01:45mais ce qu'on comprend bien
01:01:46c'est que
01:01:46via aussi différents déplacements
01:01:48chaque ministre
01:01:49dans son domaine
01:01:49essaye
01:01:50de faire comme il peut
01:01:51pour bien organiser
01:01:53la remontée
01:01:54des informations
01:01:55ce soir par exemple
01:01:56à 22h
01:01:57la ministre de la santé
01:01:58va se rendre
01:01:58à l'hôpital Necker
01:02:00au SAMU
01:02:01pour en parler à l'instant
01:02:02aller voir les capacités hospitalières
01:02:05les soignants
01:02:06et notamment la prise en charge
01:02:07des enfants
01:02:07comme c'est le cas à Necker
01:02:08voir comment tout cela
01:02:09est organisé
01:02:10certains diront
01:02:11c'est beaucoup de communication
01:02:12oui c'est vrai
01:02:13mais évidemment
01:02:14il y a aussi un enjeu
01:02:15d'image pour ce gouvernement
01:02:17de faire en sorte
01:02:17qu'il n'y ait pas
01:02:18de loupées
01:02:19d'erreurs
01:02:19comme bien ce spectre
01:02:21de 2003
01:02:22gravite toujours
01:02:23au-dessus des esprits
01:02:24il s'agit de se préparer
01:02:25au mieux
01:02:26pour tenter
01:02:27de se coordonner
01:02:29et d'anticiper
01:02:29j'ajoute que
01:02:30parmi les décisions
01:02:31qui ont été prises
01:02:32notamment à la mi-journée
01:02:33le ministre de l'éducation nationale
01:02:34a annoncé
01:02:35la fermeture demain
01:02:36de 845 écoles
01:02:38et collèges
01:02:39et l'aménagement
01:02:40dans 1800 établissements
01:02:41du temps de scolarité
01:02:43ça veut dire
01:02:43très concrètement
01:02:44que les élèves partiront
01:02:45dès le début d'après-midi
01:02:46on va y venir
01:02:47dans un instant colonel
01:02:47je vous ai vu
01:02:48lever la main
01:02:48ne bougez pas
01:02:49on va d'abord partir
01:02:51en Loire-Atlantique
01:02:52en Loire-Atlantique
01:02:53il y a un festival
01:02:54le festival Elfest
01:02:55le célèbre festival Elfest
01:02:57il se trouve
01:02:58que la Loire-Atlantique
01:02:59fait partie des 35 départements
01:03:01en rouge
01:03:02alors on me dit
01:03:03dans mon oreillette
01:03:03que Mathéo Fromi
01:03:05notre reporter
01:03:05n'est pas tout à fait prêt
01:03:06du coup je me tourne vers vous
01:03:07colonel Boulanger
01:03:08bon rappelons quand même
01:03:09que ces 35 départements
01:03:10classés rouges
01:03:11vigilance canicule
01:03:12c'est inédit
01:03:13peut-être même
01:03:14qu'on va aller
01:03:15beaucoup plus loin
01:03:16tout à l'heure
01:03:17bon vous en tant que
01:03:18porte-parole de la sécurité civile
01:03:19on peut imaginer
01:03:21j'invente un
01:03:21qu'on limite au maximum
01:03:23la circulation des gens
01:03:25les transports en extérieur
01:03:27d'aller à son lieu de travail
01:03:29pour éviter au maximum
01:03:31les risques
01:03:32d'insolation
01:03:33d'accident
01:03:34ou que sais-je
01:03:35limiter les dégâts
01:03:36au maximum
01:03:36parce qu'il va y en avoir
01:03:37on le sait
01:03:38d'après vous
01:03:40on parle de la cellule
01:03:42interministérielle de crise
01:03:43il travaille là en ce moment
01:03:45cette cellule
01:03:45ce soir à 18h
01:03:47c'est la cellule
01:03:48décision
01:03:49qui
01:03:50comme son nom l'indique
01:03:51prendra des décisions
01:03:52mais elle travaille
01:03:53cette cellule
01:03:54en continu
01:03:55sur de l'anticipation
01:03:56justement
01:03:57des risques
01:03:58qu'est-ce que vous sauriez vous
01:03:59si vous étiez
01:04:00chef du gouvernement
01:04:01ce qui est important
01:04:02aussi de signaler
01:04:03certes on parle de Paris
01:04:04et de la cellule
01:04:06de crise nationale
01:04:07mais il y a toutes
01:04:08les cellules
01:04:08de crise départementale
01:04:10qui sont importantes
01:04:11c'est là
01:04:12que des décisions
01:04:13aussi au plus proche
01:04:14du terrain
01:04:15peuvent être prises
01:04:16et c'est là
01:04:17toute l'intelligence
01:04:18finalement
01:04:18et la responsabilité
01:04:19des maires
01:04:20des préfets
01:04:20en lien avec les organisateurs
01:04:22des manifestations
01:04:23avec les gestionnaires
01:04:25des routes
01:04:25les départements
01:04:26les décisions
01:04:27doivent être prises
01:04:28au plus proche
01:04:29des réalités
01:04:29en fonction des situations
01:04:31et pas forcément
01:04:32au niveau national
01:04:33sans rentrer justement
01:04:34dans le détail
01:04:36des situations
01:04:37on va aller dans le Rhône
01:04:39on va aller dans le Rhône
01:04:39puisque certains habitants
01:04:40pratiquent un petit peu
01:04:42la méthode Coué
01:04:43pour fuir la chaleur
01:04:44Damien Charton
01:04:45vous êtes dans le lieu Lyon
01:04:46avec Raphaël Blanc-Damour
01:04:49les musées
01:04:50remportent
01:04:50plus de succès
01:04:52que d'habitude
01:04:52grâce au système
01:04:54de climatisation
01:04:55évidemment
01:04:57et oui
01:04:58parce qu'un musée
01:04:59devient un îlot de fraîcheur
01:05:00quand il fait 37 degrés dehors
01:05:02il fait à peu près 25
01:05:04au musée Gadagne
01:05:04dans le Vieux Lyon
01:05:05un musée de l'histoire
01:05:07de la Lille de Lyon
01:05:07et de la marionnette
01:05:09c'est la gratuité
01:05:11et la climatisation
01:05:12qui ont attiré
01:05:13trois fois plus
01:05:13de visiteurs hier
01:05:14qu'un samedi normal
01:05:15et justement
01:05:16je suis avec l'un d'entre eux
01:05:17Brice
01:05:18bonjour
01:05:18vous venez de Versailles
01:05:19vous êtes venu ici
01:05:21évidemment un peu
01:05:22pour les deux
01:05:22j'imagine
01:05:22la gratuité
01:05:23ou la climatisation
01:05:24les deux
01:05:25c'est quoi ?
01:05:25on venait un petit peu
01:05:26pour les deux à la base
01:05:27on a un groupe
01:05:27de 6-7 potes à côté
01:05:29on venait pour déjeuner
01:05:30on savait que c'était
01:05:31gratuit et climatisé
01:05:32donc on est venu se rafraîchir
01:05:33et visiter
01:05:33en profiter
01:05:34voilà
01:05:35est-ce que l'histoire
01:05:36des musées gratuits
01:05:37qui vont peut-être rester gratuits
01:05:39si on est en alerte rouge
01:05:40ça peut vous faire
01:05:40un peu plus aller au musée
01:05:42et faire cet îlot de fraîcheur
01:05:43ou pas ?
01:05:44bah oui je pense
01:05:45je pense
01:05:45là du coup
01:05:46on a encore un petit peu
01:05:47de temps devant nous
01:05:48on va essayer de se balader
01:05:49voir s'il y en a d'autres
01:05:50et pourquoi pas
01:05:50on va faire un autre
01:05:51donc ouais je pense
01:05:52que c'est une bonne chose
01:05:52je vous apprends
01:05:53qui est le musée des beaux-arts
01:05:54de la ville de Lyon
01:05:54qui est au terreau aussi
01:05:55qui est très beau
01:05:56et qui est climatisé
01:05:57merci Brice
01:05:58donc voilà
01:05:58en tout cas
01:05:59si jamais
01:06:00on passe en alerte rouge
01:06:01ici à Lyon
01:06:03tous les musées
01:06:04les 4 musées municipaux
01:06:06passeront en gratuité
01:06:08merci beaucoup Damien
01:06:09merci beaucoup
01:06:10et bon courage à Lyon
01:06:12parce qu'à Lyon effectivement
01:06:12il fait très chaud
01:06:13on le sait
01:06:14épisode caniculaire
01:06:15qui va durer donc
01:06:16une bonne partie
01:06:17de la semaine prochaine
01:06:17un plateau jusqu'à jeudi
01:06:19nous disait Eleonore
01:06:20à situation exceptionnelle
01:06:22décision exceptionnelle
01:06:23vous l'évoquiez Léopold
01:06:25tout à l'heure
01:06:25plus de 800 écoles
01:06:26et collèges
01:06:26seront fermés demain
01:06:28c'est ce que vient d'annoncer
01:06:29le ministre de l'éducation nationale
01:06:30on l'écoute
01:06:32demain 845 écoles
01:06:33et collèges
01:06:34seront fermés en France
01:06:35fermés au sens
01:06:36qu'ils n'accueilleront pas d'élèves
01:06:37ou alors un accueil minimal
01:06:38dans des régions particulières ?
01:06:39alors principalement
01:06:40dans les départements
01:06:42qui sont en vigilance rouge
01:06:43c'est essentiellement là
01:06:44qu'ils se trouvent
01:06:45et 1800 autres établissements
01:06:48nous ont indiqué
01:06:48aménager leurs horaires
01:06:49c'est-à-dire libérer
01:06:50pour être clair
01:06:51les élèves en début d'après-midi
01:06:52et je vous le disais
01:06:53en titre tout à l'heure
01:06:55cette vague exceptionnelle
01:06:56de chaleur et de canicule
01:06:58a causé plusieurs drames
01:06:59ces dernières 24 heures
01:07:014 adolescents se sont noyés
01:07:02un en Dordogne
01:07:03un autre à Dunkerque
01:07:05et deux à Besançon
01:07:06à la suite d'une baignade
01:07:07interdite
01:07:07dans une rivière
01:07:08les explications de Rudi Cossèque
01:07:10avec Nicolas Rodier
01:07:11Diego Johan
01:07:12et Mathis Pires
01:07:15c'est sur cette verge
01:07:16que deux adolescents
01:07:17se sont noyés hier
01:07:18dans le Doubs
01:07:19la température affiche
01:07:2135 degrés
01:07:21les deux amis plongent
01:07:23d'un coup
01:07:23l'un d'eux disparaît
01:07:24de la surface
01:07:25son ami
01:07:26tente alors
01:07:27de lui porter secours
01:07:28mais se fait aspirer
01:07:29à son tour
01:07:29dans les profondeurs
01:07:30ils avaient 15 ans
01:07:31ce tragique accident
01:07:32rappelle la dangerosité
01:07:34du Doubs
01:07:34et la nécessité
01:07:35de respecter strictement
01:07:37les règles de sécurité
01:07:38en vigueur
01:07:38hier
01:07:39deux autres adolescents
01:07:40ont perdu la vie
01:07:41en se baignant
01:07:42l'un à Dunkerque
01:07:43l'autre
01:07:43après avoir plongé
01:07:45dans la Dordogne
01:07:46j'appelle
01:07:46à la vigilance
01:07:47des grands-parents
01:07:48des parents
01:07:48et des jeunes
01:07:49qui nous écoutent
01:07:50on ne se baigne pas
01:07:51dans des zones interdites
01:07:52parce qu'il n'y a pas
01:07:53de surveillance
01:07:54et parce que ça peut être
01:07:55dangereux
01:07:56on a malheureusement
01:07:57trop de décès
01:07:58de jeunes dans notre pays
01:08:00parce qu'ils vont
01:08:01se baigner
01:08:02dans des rivières
01:08:03éviter les zones à risque
01:08:04et celles non surveillées
01:08:05cette professionnelle
01:08:06rappelle les règles
01:08:07de bon sens
01:08:08quand on se baigne
01:08:09on ne se baigne jamais
01:08:09tout seul
01:08:10on rentre progressivement
01:08:11dans l'eau
01:08:11si on se baigne
01:08:12avec des enfants
01:08:13on vérifie
01:08:14on surveille activement
01:08:15les enfants
01:08:16concernant les adultes
01:08:17on doit être en pleine
01:08:19connaissance
01:08:19de ses capacités
01:08:20de ses capacités physiques
01:08:22donc si on a un coup
01:08:23de fatigue
01:08:23un coup de chaleur
01:08:24si on a consommé
01:08:25de l'alcool avant
01:08:25on ne rentre pas dans l'eau
01:08:27on évite d'aller se baigner
01:08:28l'été dernier
01:08:29plus de 400 personnes
01:08:30sont mortes par noyade
01:08:31en France
01:08:32une hausse de 16%
01:08:34par rapport à 2024
01:08:37409 personnes
01:08:38noyées en France
01:08:39on va parler
01:08:40de ces noyades
01:08:41de ces tragédies
01:08:41Alexel Lamotte
01:08:42vous êtes le responsable
01:08:43au sein de la Fédération
01:08:45française
01:08:45des maîtres nageurs
01:08:47rappelez-nous tout simplement
01:08:48un peu de pédagogie
01:08:49pourquoi il est dangereux
01:08:50de se baigner dans une rivière
01:08:51par exemple en ce moment
01:08:52il y a du courant
01:08:54et donc on est des fois
01:08:56pris par le courant
01:08:56et en aval
01:08:59de là où on s'est baigné
01:09:00quand on est pris par le courant
01:09:01il n'y a peut-être pas moyen
01:09:02de remonter par exemple
01:09:04parce que la rivière
01:09:05a creusé sous les racines
01:09:08et du coup
01:09:08on ne peut pas remonter
01:09:09donc c'est très clair
01:09:10qu'il faut se baigner
01:09:12dans les endroits
01:09:13surveillés
01:09:14dans les baignades autorisées
01:09:15aux heures de surveillance
01:09:17évidemment
01:09:17c'est un conseil
01:09:18qui est un peu difficile
01:09:18en ce moment
01:09:19parce qu'il fait chaud
01:09:19donc on sait que l'eau
01:09:21ça va nous rafraîchir
01:09:22ça va nous faire du bien
01:09:23physiologiquement
01:09:24c'est indispensable
01:09:25d'aller se rafraîchir
01:09:27quand il fait plus de 35 degrés
01:09:28il est urgent
01:09:29de rafraîchir
01:09:30la température
01:09:31du corps
01:09:32mais
01:09:33il faut absolument
01:09:35fréquenter les piscines
01:09:36de janvier à décembre
01:09:37et puis avoir
01:09:38toutes les informations
01:09:39par les maîtres nageurs
01:09:40sauveteurs
01:09:41généralement un petit plan
01:09:42sur les cinq bonnes pratiques
01:09:44pour se baigner
01:09:45en toute sécurité
01:09:46on peut se baigner
01:09:47en toute sécurité
01:09:49même quand il n'y a pas
01:09:50de surveillance
01:09:50mais toujours dans les zones
01:09:52qui sont balisées
01:09:52et qui sont des zones
01:09:54qui sont habituellement
01:09:54fréquentées par des baigneurs
01:09:56et on se baigne effectivement
01:09:57comme disait
01:09:58le pompier
01:09:59par deux
01:10:00et on nage
01:10:01le long du bord
01:10:02on ne se jette pas
01:10:03dans l'eau
01:10:04rapidement
01:10:04surtout en ce moment
01:10:05avec les fortes
01:10:07différences de température
01:10:08entre
01:10:11l'atmosphère extérieure
01:10:12et la température
01:10:13de l'eau
01:10:13qu'on ne se jette pas
01:10:15dans l'eau
01:10:16on ne saute pas
01:10:17des ponts
01:10:17quand on est
01:10:18sur un pont
01:10:19sur une rivière
01:10:20ou un canal
01:10:21parce qu'il peut y avoir
01:10:22des objets
01:10:22en bas des ponts
01:10:23souvent les gens
01:10:24jettent les objets
01:10:25par les ponts
01:10:26si on tombe
01:10:27sur un guidon de vélo
01:10:28ça peut être mortel
01:10:29donc tout ça
01:10:30il y a plein de précautions
01:10:31à prendre
01:10:31effectivement les gens
01:10:32vont se baigner
01:10:33on n'évitera pas
01:10:34au moment des canicules
01:10:35des baignades sauvages
01:10:37mais si on prend des précautions
01:10:39on peut éviter
01:10:39grandement les risques
01:10:40donc il faut fréquenter
01:10:42les piscines
01:10:43et avoir les conseils
01:10:44des maîtres-lingeurs-sauveteurs
01:10:45nous souhaitons sauver
01:10:46un maximum de vie
01:10:47grâce à la prévention
01:10:48on la pratique
01:10:49depuis trois décennies
01:10:50grâce aux journées nationales
01:10:51de prévention de la noyade
01:10:52je renvoie vos spectatrices
01:10:54et spectateurs
01:10:55sur le site
01:10:56de la fédération française
01:10:57des maîtres-lingeurs-sauveteurs
01:10:59à l'onglet
01:10:59journée nationale
01:11:00de prévention de la noyade
01:11:01on a tous les flyers
01:11:02tout ce qu'il faut
01:11:03ils peuvent même
01:11:04les afficher à la maison
01:11:05s'ils ont des piscines
01:11:06avec tous les bons conseils
01:11:07pour éviter les risques
01:11:09par exemple
01:11:10quand l'eau est accessible
01:11:12par les enfants
01:11:13il faut qu'il y ait un adulte
01:11:14dans l'eau
01:11:14merci Axel Lamotte
01:11:16colonel
01:11:16je vous voyais tiquer
01:11:17quand Axel Lamotte
01:11:18a parlé de baignades
01:11:19non surveillées
01:11:20ou en tout cas
01:11:20pas autorisées
01:11:23les problèmes arrivent là
01:11:24déjà
01:11:25et même dans les piscines
01:11:27je voudrais rebondir
01:11:28alors ce qui a été dit
01:11:29est fort juste
01:11:30même sur les piscines privées
01:11:32puisque les gens
01:11:33ont de plus en plus
01:11:33de piscines à la maison
01:11:34il faut que ces piscines
01:11:36soient vraiment bien sécurisées
01:11:38et surveiller les enfants
01:11:40les parents ont tendance
01:11:41à croire que
01:11:42parce qu'un enfant
01:11:43a une bouée
01:11:43ou des brassards
01:11:44il est en sécurité
01:11:45ce qui est important
01:11:46c'est que
01:11:47dès qu'un enfant
01:11:48est dans l'eau
01:11:48un adulte
01:11:49et un seul adulte
01:11:50par enfant
01:11:51assure la surveillance
01:11:53ça c'est fondamental
01:11:54pour les baigneurs
01:11:56il ne faut jamais
01:11:57aller au-delà
01:11:58de ses forces
01:11:59il faut toujours
01:12:02rester raisonnable
01:12:03et pas croire
01:12:03qu'on est capable
01:12:05toujours
01:12:05de bien faire les choses
01:12:07et puis aussi
01:12:08ce qui est important
01:12:09c'est de prévenir
01:12:10les secours
01:12:11ça c'est quelque chose
01:12:12qui est important
01:12:13dès lors qu'il y a
01:12:15un problème
01:12:15c'est pas essayer
01:12:17soi-même
01:12:17de rattraper
01:12:19la personne
01:12:20qui était en difficulté
01:12:21mais c'est d'appeler
01:12:21les secours spécialisés
01:12:22Merci beaucoup colonel
01:12:23dans ce contexte brûlant
01:12:24la SNCF a lancé
01:12:25un appel ce matin
01:12:26son PDG
01:12:27Jean Castex
01:12:29recommande
01:12:30aux personnes vulnérables
01:12:31d'éviter de prendre le train
01:12:32pour éviter les accidents
01:12:34sur le réseau ferroviaire
01:12:36particulièrement fragile
01:12:37sous ces fortes chaleurs
01:12:39et c'est sous cette chaleur écrasante
01:12:40que la marche
01:12:41contre le racisme
01:12:42et l'extrême droite
01:12:44s'était lancée
01:12:44à 14h tout à l'heure
01:12:46à Paris
01:12:47on retrouve notre reporter
01:12:48dans le cortège
01:12:48une marche
01:12:49à l'appel
01:12:50de la France insoumise
01:12:52et du maire
01:12:52de Saint-Denis
01:12:53Bali Bagayoko
01:12:55victime lui-même
01:12:56de racisme
01:12:57depuis son élection
01:12:58en mars dernier
01:13:02oui exactement
01:13:03et d'ailleurs
01:13:03cette marche
01:13:04contre le racisme
01:13:05et l'extrême droite
01:13:06qui était effectivement
01:13:07à l'appel du maire
01:13:08de Saint-Denis
01:13:09qui a fait sur scène
01:13:10Bali Bagayoko
01:13:11c'est lui qui a
01:13:12la parole
01:13:13avant même
01:13:13que le cortège
01:13:14dans la séance
01:13:15il y a également
01:13:16de nombreuses organisations
01:13:16qui viennent soutenir
01:13:18ce mouvement
01:13:18comme la CGT
01:13:19la FSU
01:13:20ou encore
01:13:21la Ligue des Droits de l'Homme
01:13:22et puis sur le plan politique
01:13:23le parti
01:13:24La France insoumise
01:13:25soutient l'événement
01:13:26le chef de file
01:13:27du parti
01:13:27Jean-Luc Mélenchon
01:13:28est dans le cortège
01:13:29nous l'avons rencontré
01:13:30tout à l'heure
01:13:31il souligne notamment
01:13:32l'importance
01:13:32de lutter
01:13:33contre le racisme
01:13:34et la montée
01:13:34de l'extrême droite
01:13:35dans le cadre
01:13:36de la compagnie
01:13:36pour la présidentielle
01:13:37de 2027
01:13:38je vous laisse l'écoute
01:13:41c'est la question du racisme
01:13:45et cette question
01:13:46à mon avis
01:13:48va être une des questions
01:13:49de la présidentielle
01:13:50la France est au pied du mur
01:13:52qu'est-ce qu'elle choisit
01:13:53est-ce qu'elle va continuer
01:13:54cette dérive
01:13:55que l'on observe
01:13:56dans le racisme
01:13:58le rejet des autres
01:13:59alors on pointe
01:14:00tantôt une population
01:14:01tantôt l'autre
01:14:02ou bien est-ce que
01:14:03politiquement
01:14:04démocratiquement
01:14:05on va décider
01:14:06stop
01:14:06basta
01:14:06il y en a assez
01:14:08Luc Mélenchon
01:14:09avec les principaux ténors
01:14:12de la France insoumise
01:14:13durant cette marche
01:14:13contre le racisme
01:14:14et l'extrême droite
01:14:15marche qui se terminera
01:14:16par un concert
01:14:17place de la république
01:14:18maintenue
01:14:18par le tribunal administratif
01:14:21ainsi que la fête de la musique
01:14:22on y verra évidemment
01:14:23durant
01:14:25cette journée
01:14:25sur BFM TV
01:14:26mais en attendant
01:14:27dans quelques minutes
01:14:28rendez-vous
01:14:28tout à l'heure
01:14:29pour parler du Moyen-Orient
01:14:30enfin ça y est
01:14:32les négociations de paix
01:14:33ont démarré
01:14:34en Suisse
01:14:35vous le voyez
01:14:35cette poignée de main
01:14:36entre le vice-président américain
01:14:38J.D. Vance
01:14:39et les médiateurs pakistanais
01:14:41tout à l'heure
01:14:42c'était près de Lucerne
01:14:44on en parle dans un instant
01:14:45avec tous nos spécialistes
01:14:46et nos équipes sur place
01:14:4815h31 sur BFM TV
01:14:50l'actualité de ce dimanche
01:14:51c'est la canicule
01:14:51mais c'est aussi
01:14:52le Moyen-Orient
01:14:53les négociations de paix
01:14:55ont enfin démarré en Suisse
01:14:57une image attendue
01:14:58depuis 48h
01:14:59le vice-président américain
01:15:00J.D. Vance
01:15:01qui sert la main
01:15:02au médiateur pakistanais
01:15:04le premier ministre
01:15:04Chebaz Sharif
01:15:05et le maréchal Mounir
01:15:07au Burgenstock
01:15:08près de Lucerne
01:15:09donc en Suisse
01:15:10sans la délégation
01:15:12iranienne
01:15:13en revanche
01:15:13à l'image
01:15:14mais elle est bien là
01:15:16nous serons
01:15:17au Liban
01:15:18avec Chloé Giraud
01:15:19en Israël
01:15:20avec Charlotte Gillard
01:15:22à Doha
01:15:23au Qatar
01:15:23avec Celia Vallée
01:15:24et puis à New York
01:15:25avec Elisabeth Guédel
01:15:28et c'est avec vous
01:15:28Elisabeth Guédel
01:15:29que l'on commence
01:15:30les pourparlers
01:15:31de paix
01:15:31entre les Etats-Unis
01:15:32et l'Iran
01:15:33démarre enfin
01:15:34avec 48h de retard
01:15:36des négociations
01:15:36focalisées aujourd'hui
01:15:37sur le Liban
01:15:38et les avoir gelés iraniens
01:15:39mais évidemment
01:15:40avec en toile de fond
01:15:42le détroit d'Hormuz
01:15:50Elisabeth ne nous entend pas
01:15:52on va retrouver tout à l'heure
01:15:53Elisabeth
01:15:53il y a eu un petit décalage
01:15:55je vous entends à présent
01:15:56je vous entends à présent
01:15:58effectivement
01:15:59les Américains sont soulagés
01:16:00que ces négociations
01:16:01commencent enfin
01:16:02mais avec vraiment
01:16:02beaucoup de questions
01:16:03qu'est-ce qui va en sortir
01:16:04qu'est-ce que
01:16:04J.D. Vence
01:16:05le vice-président américain
01:16:06qui est la personne
01:16:08la plus respectée
01:16:09en tout cas
01:16:09par les Iraniens
01:16:11dans ces négociations
01:16:13va pouvoir enfin
01:16:15obtenir
01:16:16les débuts des négociations
01:16:17vont surtout
01:16:19être question
01:16:20de la situation
01:16:21au Liban Sud
01:16:22mais ce qu'attendent
01:16:23beaucoup les Américains
01:16:24et ça occupe
01:16:25tous les médias américains
01:16:26c'est
01:16:26qu'est-ce qui se passe
01:16:27dans le détroit d'Hormuz
01:16:28c'est la grande question
01:16:29avant le 28 février
01:16:31avant le déclenchement
01:16:32du conflit au Moyen-Orient
01:16:33et bien l'Iran
01:16:34avait une capacité
01:16:36de nuisance
01:16:37tout à fait théorique
01:16:38sur ce détroit d'Hormuz
01:16:39mais évidemment
01:16:40ça a été un test
01:16:41grandeur nature
01:16:42ce conflit
01:16:43et maintenant l'Iran
01:16:43a ce levier de négociation
01:16:45a pu voir
01:16:45qu'à coup de mines
01:16:47et de drones
01:16:49peut perturber
01:16:50tout le flux maritime
01:16:51sur ce détroit d'Hormuz
01:16:52donc c'est vraiment
01:16:52la grande question
01:16:53et ce que soulignent
01:16:54les médias américains
01:16:55ici
01:16:55c'est que
01:16:56les enjeux sont considérables
01:16:58donc pour Donald Trump
01:16:59et pour les républicains
01:17:00pour le parti républicain
01:17:02l'inflation qui a été exacerbée
01:17:04par ce conflit
01:17:05qui pèse sur tous les américains
01:17:07y compris les partisans de Donald Trump
01:17:09qui incitent le président
01:17:10à reprendre le contrôle de l'économie
01:17:12très rapidement
01:17:13avant
01:17:13on le sait
01:17:14on va le répéter
01:17:15pendant plusieurs mois
01:17:17les élections
01:17:18de mi-mandat
01:17:18au mois de novembre
01:17:20donc des enjeux élevés
01:17:21beaucoup de questions
01:17:21qu'est-ce que les Etats-Unis
01:17:23vont enfin obtenir
01:17:24lors de ces négociations ?
01:17:25Une question Elisabeth
01:17:26merci beaucoup
01:17:27depuis New York
01:17:28pour BFM TV
01:17:28on part tout de suite
01:17:29au sud Liban
01:17:29enfin en tout cas à Beyrouth
01:17:30pour retrouver notre équipe
01:17:33d'envoyés spéciaux
01:17:34Chloé Giraud
01:17:35et Valentin Rivolié
01:17:36on sait que Téhéran
01:17:37a fait du sud Liban
01:17:38une ligne rouge
01:17:40il y avait une pause
01:17:41dans les combats
01:17:42depuis hier 16h
01:17:43pause qui a été violée
01:17:48Oui tout à fait
01:17:49on assistait à une accalmie
01:17:51voire même à une cessation
01:17:53des activités militaires
01:17:54depuis hier 16h
01:17:56plus de frappes aériennes
01:17:58plus de tirs d'artillerie
01:17:59bref plus de violations
01:18:00notables de ce cessez-le-feu
01:18:03et même dans les combats
01:18:04au sol
01:18:04et ce même dans les zones
01:18:05d'ailleurs où ces affrontements
01:18:06étaient très intenses
01:18:08ces derniers jours
01:18:08entre le Hezbollah et Israël
01:18:10mais effectivement
01:18:10vous venez de le dire
01:18:12il y a eu les premières frappes
01:18:14donc depuis 24h
01:18:15sur le sud Liban
01:18:16c'était il y a une heure environ
01:18:18deux frappes de drones
01:18:19sur les villes de Nabatye
01:18:21et de Khfartebni
01:18:23ce sont deux localités
01:18:24qui sont parmi les plus touchées
01:18:26ces derniers jours
01:18:27et ces dernières semaines
01:18:28par les raids aériens israéliens
01:18:31pour le moment
01:18:32pas de victimes
01:18:33pas de blessés
01:18:34à déplorer
01:18:34mais bien évidemment
01:18:35c'est un bilan
01:18:36qui peut encore évoluer
01:18:38et donc une reprise
01:18:39des frappes
01:18:40dans le sud Liban
01:18:41alors que des discussions
01:18:42des pourparlers
01:18:43sont actuellement en cours
01:18:45en Suisse
01:18:46entre l'Iran
01:18:46et les Etats-Unis
01:18:47et que la question du Liban
01:18:49est centrale
01:18:49dans ces discussions
01:18:50merci beaucoup Chloé
01:18:52merci avec Valentin Révolier
01:18:54donc depuis Beyrouth
01:18:55pour BFM TV
01:18:55sur le plateau
01:18:56avec moi
01:18:57Lova Rinel
01:18:58chercheuse spécialiste
01:18:59en dissuasion nucléaire
01:19:00Adel Bakawan
01:19:01directeur du
01:19:02European Institute
01:19:04for Studies
01:19:04on the Middle East
01:19:05and North Africa
01:19:06auteur de la décomposition
01:19:07du Moyen-Orient
01:19:08aux éditions thaïlandiers
01:19:09le général Jérôme Pellisrandi
01:19:11et puis Olivier Ravanello
01:19:13messieurs dames bonjour
01:19:14bon
01:19:16le Téhéran avait fait
01:19:17Olivier
01:19:17du sud Liban
01:19:19et de cette guerre
01:19:20entre Israël
01:19:20et le Hezbollah
01:19:21une ligne rouge
01:19:22d'ailleurs a réinsisté
01:19:23en disant
01:19:24que ces négociations
01:19:25doivent s'ouvrir là-dessus
01:19:26absolument
01:19:27il y avait eu une pause
01:19:28depuis hier 16h
01:19:30c'est ce que nous raconte
01:19:31Chloé Giraud
01:19:31depuis Beyrouth
01:19:32pause qui s'est terminée
01:19:33est-ce que d'après vous
01:19:35ça va menacer une nouvelle fois
01:19:36une énième fois
01:19:37ces négociations
01:19:39ou on va faire comme si ?
01:19:41C'est l'enjeu du jour
01:19:42en fait
01:19:42vous avez un
01:19:43Vance qui arrive
01:19:45vice-président américain
01:19:46et qui vient
01:19:47au nom de la délégation
01:19:48américaine
01:19:49poser les règles
01:19:50de cette négociation
01:19:51il ne va pas rester
01:19:52pendant 60 jours
01:19:53il ne va pas négocier
01:19:54en se levant tous les matins
01:19:55il vient pour poser les règles
01:19:56les règles
01:19:57c'est une méthode
01:19:58quels sont les préalables
01:20:01à véritablement rentrer
01:20:02dans le détail
01:20:03les préalables
01:20:03c'est un
01:20:04que le cessez-le-feu au Liban
01:20:05soit respecté
01:20:06c'est que deux
01:20:06le détroit d'Ormose
01:20:07soit rouvert
01:20:08et que trois
01:20:09on se mette d'accord
01:20:09sur la façon dont on travaille
01:20:11est-ce qu'on négocie
01:20:12tout d'un coup
01:20:13est-ce qu'on fait
01:20:14les 14 points
01:20:14les uns après les autres
01:20:15est-ce qu'on parle tout de suite
01:20:16du nucléaire
01:20:17ou après
01:20:17c'est ça le job de Vance
01:20:19dans les 24, 48, 72 heures
01:20:21qui viennent
01:20:22et en effet
01:20:22le premier préalable
01:20:24des préalables
01:20:25c'est que les armes
01:20:27se taisent
01:20:27au sud Liban
01:20:28et la deuxième chose
01:20:29que Vance doit faire
01:20:30Olivier, juste avant
01:20:31votre deuxième point
01:20:31je vous arrête
01:20:32puisque depuis quelques secondes
01:20:33maintenant à l'antenne
01:20:34on voit le dernier message
01:20:36de Donald Trump
01:20:37sur Trouffe Chaussiol
01:20:39qui justement
01:20:39parle de cette situation
01:20:41au Liban
01:20:41l'Iran doit immédiatement
01:20:42mettre fin aux agissements
01:20:43de ses mandataires
01:20:44grassement payés au Liban
01:20:46sinon nous frapperons
01:20:47l'Iran
01:20:47très durement à nouveau
01:20:48comme la semaine dernière
01:20:50mais encore plus fort
01:20:51signé donc
01:20:52le président
01:20:53Donald J. Trump
01:20:55ce qui va dans le sens
01:20:56de ce qu'on est en train
01:20:57d'expliquer
01:20:58avec une petite nuance
01:20:59c'est que Trump considère
01:21:00que l'Iran a la main
01:21:02sur le Hezbollah
01:21:02et que c'est l'Iran
01:21:04qui dit au Hezbollah
01:21:05tu attaques
01:21:05ou tu te tais
01:21:06tu fais parler les armes
01:21:08ou tu les fais taire
01:21:09là où lui
01:21:10ne considère pas
01:21:11qu'il a complètement
01:21:12la main sur Netanyahou
01:21:13et que Netanyahou
01:21:14fait un petit peu
01:21:15ce qu'il veut
01:21:15donc la problématique
01:21:17c'est d'arriver
01:21:18à faire que les belligérants
01:21:19au sud Liban
01:21:21respectent une trêve
01:21:22le temps que ces négociations
01:21:23puissent avancer
01:21:24et que Vance
01:21:25trouve une posture
01:21:26américaine
01:21:27c'est-à-dire que
01:21:27dans cette négociation
01:21:28ils ne peuvent pas
01:21:29continuer à tout lâcher
01:21:30comme ils ont fait
01:21:31jusqu'à présent
01:21:31et notre correspondante
01:21:33le disait très bien
01:21:34les républicains du parti
01:21:36commencent à être paniqués
01:21:37à l'idée de voir
01:21:38ce président
01:21:39qui lâche surtout
01:21:39donc il faut à la fois
01:21:40qu'il durcisse un peu
01:21:41la position américaine
01:21:42sans que tout s'effondre
01:21:45il sera également question
01:21:46durant ces négociations
01:21:47évidemment
01:21:48du détroit d'Hormuz
01:21:49péage ou pas péage
01:21:50géré par les Iraniens
01:21:51ou par les Américains
01:21:52on ne sait pas trop
01:21:54réellement
01:21:54le dossier est loin
01:21:55très loin d'être réglé
01:21:56Célia Vallée
01:21:57vous êtes à Doha
01:21:59pour BFM TV
01:22:00il n'empêche que
01:22:01durant cette période
01:22:02de négociation
01:22:03durant 60 jours
01:22:04le détroit est censé rouvrir
01:22:06alors expliquez-nous
01:22:06un peu la situation
01:22:07au moment où on se parle
01:22:11Alors c'est pas très clair
01:22:12dans le détroit d'Hormuz
01:22:13parce que hier
01:22:14les gardiens de la révolution
01:22:15ont formulé
01:22:16l'avertissement
01:22:16aux navires
01:22:17qui se trouvaient
01:22:18dans ce passage stratégique
01:22:19qu'ils seraient fermés
01:22:21mais nous
01:22:21ce que nous indiquent
01:22:22les données maritimes
01:22:23et bien c'est qu'une vingtaine
01:22:25de navires ont franchi
01:22:26ce détroit d'Hormuz
01:22:27depuis hier
01:22:28ce sont des pétroliers
01:22:29principalement
01:22:30qui transportent
01:22:31donc du gaz naturel
01:22:33liquéfié
01:22:34et du pétrole
01:22:35et ils coupent également
01:22:37leur transpondeur
01:22:38au moment
01:22:39de passer
01:22:40ce passage stratégique
01:22:41voilà ce qu'on a
01:22:42pour les données maritimes
01:22:43donc en fait
01:22:43c'est un avertissement
01:22:44qui n'est pas respecté
01:22:46en tout cas
01:22:47pour les gardiens
01:22:47de la révolution
01:22:48de l'autre côté
01:22:49la marine américaine
01:22:51indique qu'elle est présente
01:22:52qu'elle affirme
01:22:53sa présence
01:22:54dans le détroit d'Hormuz
01:22:55on sait
01:22:56que la marine américaine
01:22:57a fait passer
01:22:5855 navires
01:22:59le long des côtes
01:23:00Omanès
01:23:00des navires qui sont escortés
01:23:02par la marine navale
01:23:03américaine
01:23:0355 donc hier
01:23:05on sait également
01:23:06que des avions
01:23:07sont présents
01:23:08au dessus du détroit d'Hormuz
01:23:09ils contrôlent
01:23:10et surveillent la zone
01:23:11et le président américain
01:23:12s'est exprimé
01:23:13sur le sujet hier
01:23:14il a martelé
01:23:15encore et encore
01:23:16que ce détroit d'Hormuz
01:23:17ne sera pas payant
01:23:18après les négociations
01:23:20et que s'il doit y avoir
01:23:22un péage
01:23:22et bien il sera
01:23:23en faveur des américains
01:23:24donc la situation
01:23:25elle n'est toujours pas
01:23:26clarifiée
01:23:26dans le détroit d'Hormuz
01:23:27et elle est effectivement
01:23:28au coeur des discussions
01:23:30qui sont en cours
01:23:31en ce moment même
01:23:31en Suisse
01:23:32Merci beaucoup
01:23:33Célia Vallée
01:23:34on me dit merci
01:23:34également à Tanguy Tricouar
01:23:36qui vous accompagne
01:23:38l'Ovarinel en 30 secondes
01:23:39bon 55 bateaux
01:23:41qui ont franchi
01:23:42le détroit
01:23:42c'est pas loin
01:23:43de la moitié
01:23:45du temps normal
01:23:46120 bateaux
01:23:47quotidien avant la guerre
01:23:48ça va mieux
01:23:49sauf qu'on ne sait pas
01:23:50du tout les conditions
01:23:51on ne sait pas du tout
01:23:52si ça va aller
01:23:53un petit peu mieux
01:23:54dans les jours à venir
01:23:54et encore moins
01:23:55après les négociations
01:23:56Et on voit bien
01:23:57que le climat
01:23:58pose encore plus de doute
01:23:59ce qui est certain
01:23:59c'est que détroit d'Hormuz
01:24:00et dans le cadre
01:24:01de ces négociations
01:24:02c'est le pilier
01:24:03enfin le curseur d'ajustement
01:24:05pour les Iraniens
01:24:06de négocier
01:24:07et d'avoir la main
01:24:09par rapport à Donald Trump
01:24:10sur Israël
01:24:11notamment sur la question libanaise
01:24:12donc vous voyez
01:24:12une espèce de domino
01:24:13là qui s'inscrit
01:24:14de puzzle
01:24:15et là je vois
01:24:16que le détroit d'Hormuz
01:24:17redevient
01:24:17ce qu'on a vu
01:24:18depuis plusieurs semaines
01:24:21le curseur d'ajustement
01:24:22sur lequel
01:24:23les Iraniens mettent pression
01:24:24Adèle Bakawan
01:24:26Oui
01:24:27on est entré
01:24:28dans une zone
01:24:29de turbulence
01:24:30une zone
01:24:31d'incertitude
01:24:32par rapport
01:24:32à cette négociation
01:24:33en Suisse
01:24:34C'est le montagne russe
01:24:34Ça veut dire quoi ?
01:24:35Ça veut dire
01:24:36vous avez le dossier
01:24:37de Détroit d'Hormuz
01:24:38qui revient régulièrement
01:24:40pour perturber
01:24:41la négociation
01:24:42vous avez aussi
01:24:43le dossier libanais
01:24:44qui revient régulièrement
01:24:45pour perturber
01:24:47la négociation
01:24:47mais malgré
01:24:48les deux dossiers
01:24:49vous avez
01:24:50une volonté solide
01:24:51des Iraniens
01:24:52et des Américains
01:24:53pour aller en Suisse
01:24:54pour négocier ensemble
01:24:55et cette négociation
01:24:56a commencé
01:24:57à une heure
01:24:57d'après-midi
01:24:58On va partir
01:25:00en Israël
01:25:01puisque le gouvernement
01:25:03de Benjamin Netanyahou
01:25:04ne change pas de ligne
01:25:05Charlotte Gillard
01:25:06vous êtes à Tel Aviv
01:25:07pour BFM TV
01:25:08avec Jérémie Nuller
01:25:09Son armée continuera
01:25:11de frapper ses cibles
01:25:12si nécessaire
01:25:13et ne retirera pas
01:25:14ses troupes du sud Liban
01:25:15C'est clair
01:25:16net et précis
01:25:20Et oui
01:25:20C'est ce qu'à Seine
01:25:21sans relâche
01:25:22l'État hébreu
01:25:22malgré la pression américaine
01:25:24les troupes israéliennes
01:25:25ne se retireront pas
01:25:26de la bande
01:25:27du sud Liban
01:25:28qu'elle occupe
01:25:28au nom de la zone
01:25:30de sécurité
01:25:30ce sont les mots
01:25:32du ministre
01:25:32de la défense israélien
01:25:33Israël Katz
01:25:34un peu plus tôt
01:25:35aujourd'hui
01:25:36afin de protéger
01:25:37les zones du nord
01:25:39d'Israël
01:25:40d'autant qu'une bataille
01:25:41est en cours
01:25:41près de Nabatier
01:25:42contre une infrastructure
01:25:44stratégique du Hezbollah
01:25:45un complexe souterrain
01:25:47qui s'étend
01:25:47sur plusieurs kilomètres
01:25:49et dans lequel
01:25:49sont retranchés
01:25:50une trentaine
01:25:51de combattants
01:25:52du Hezbollah
01:25:52l'armée israélienne
01:25:53dit mettre tous ses efforts
01:25:55dans ses combats
01:25:56et qu'une présence physique
01:25:57reste nécessaire
01:25:58afin de détruire
01:26:00ces tunnels
01:26:00ces dernières 48 heures
01:26:01Israël affirme également
01:26:03avoir ciblé
01:26:04300 cibles
01:26:05du Hezbollah
01:26:06et tué une centaine
01:26:07de ses combattants
01:26:08le Hezbollah
01:26:09qui lui continue
01:26:10de dénoncer
01:26:11de son côté
01:26:12une tentative
01:26:12d'expansion
01:26:14d'Israël au Liban
01:26:15Merci beaucoup Charlotte
01:26:16avec Jérémy Muller
01:26:18qui vous accompagne
01:26:19restez avec nous
01:26:19dans un instant
01:26:20on ira
01:26:21à la cellule
01:26:22de Météo France
01:26:24puisque Mathieu Lefebvre
01:26:25le ministre délégué
01:26:27auprès de la ministre
01:26:28chargée de la transition écologique
01:26:30est sur place
01:26:31pour annoncer
01:26:32le changement
01:26:33de vigilance
01:26:33de Météo France
01:26:35à 16h
01:26:36vigilance
01:26:36qui pourrait
01:26:37voir s'élargir
01:26:39le nombre de départements
01:26:40classés en vigilance
01:26:41rouge canicule
01:26:42à tout de suite
01:26:42à tout de suite
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