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  • il y a 3 mois
Lors des questions au gouvernement de ce mardi 19 mai, à l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a pris la parole. Le Premier ministre s’est notamment exprimé sur l’augmentation des prix du pétrole. 

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Transcription
00:00Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre Marc-Angeli,
00:04l'État répond évidemment qu'on n'abandonnera aucun des métiers que vous avez listés dans votre question au gouvernement
00:10et pour cause, parce que c'est la philosophie de notre accompagnement depuis le début,
00:13qui est un accompagnement à l'activité, et je vais y revenir dans un instant, avec un soutien ciblé.
00:19Merci d'avoir refait le lien avec la géopolitique, parce que parfois dans notre vie politique,
00:22on finit par isoler ce qui se passe de manière domestique avec les grands conflits qui nous guettent.
00:28Et je l'avais dit au Président Marc Fénault il y a de cela 15 jours ou 3 semaines,
00:32malheureusement cette géopolitique s'est installée dans le réservoir des Françaises et des Français,
00:36et malheureusement nous le voyons, sous une forme ou sous une autre, cela va durer.
00:42Il ne faut pas mentir aux Françaises et aux Français, les guerres hybrides,
00:46ou malheureusement les guerres plus directes, vont se multiplier,
00:49et donc évidemment nous payons cash nos dépendances en la matière, vous l'avez dit vous-même,
00:53à chaque crise ce sont toujours les mêmes qui paient, c'est vrai,
00:58même si heureusement, si j'ose dire, par rapport à la guerre en Ukraine,
01:02ce n'est pas complètement la même problématique, le même enjeu que nous avons devant nous,
01:05parce que la guerre en Ukraine présentait une crise de volume, d'accès à l'énergie, d'accès au gaz,
01:11là où cette crise du transport maritime, pour l'instant,
01:15et heureusement les infrastructures de production de pétrole n'ont pas été touchées,
01:20autant qu'on pouvait le redouter au début du conflit,
01:23fait que nous avons une crise d'une inflation importée sur l'énergie.
01:27En tout cas, tous les scénarios sont sur la table sur le terrain géopolitique,
01:31et je veux le dire à travers vous, aux Françaises et aux Français,
01:34malheureusement la reprise des combats, et de cela, évidemment, il faut nous y préparer.
01:40La deuxième des choses, et je sais que votre groupe y est attentif,
01:44c'est l'impact sur les finances publiques.
01:46Là aussi, cette chose-là, parfois, est mise un peu rapidement de côté,
01:50parce que les taux d'intérêt, parce que l'activité, Madame la Ministre des Armées,
01:53de nos forces armées en opération extérieure sur l'ensemble de la zone,
01:59inévitablement, créent des dépenses, des impacts sur les finances publiques,
02:02qui n'étaient évidemment pas prévues lorsque nous avons voté le budget,
02:05mais une fois de plus, c'est une guerre,
02:06et je pense que les 6 milliards d'euros que nous avons documentés
02:09devront être remis à jour, évidemment, dans les temps qui viendront.
02:12Cela va sans dire, on y reviendra en transparence.
02:15Ensuite, pour répondre plus précisément à votre question,
02:18depuis le début, mon obsession, celle du gouvernement,
02:21à titre personnel, mon obsession,
02:23est de faire en sorte que des pans entiers de l'activité économique du pays
02:27ne se mettent pas aux arrêts.
02:29Les pêcheurs sont toujours l'exemple le plus facile à expliquer.
02:33Nos amis pêcheurs font un calcul coût avantage.
02:36Soit il y a une rentabilité à sortir, les bateaux prennent la mer,
02:39soit il n'y a pas de rentabilité à sortir, les bateaux restent à quai.
02:41Et l'ensemble de cette philosophie est celle qui nous a guidés
02:44pour les transporteurs, pour le BTP, pour les agriculteurs.
02:47Après la crise dure, je le disais, il va falloir se mettre à l'échelle aussi,
02:51soit par filière, soit en fonction évidemment de métiers nouveaux
02:55qui pourraient être concernés.
02:56Nous sommes en train de mettre une dernière main, si j'ose dire,
02:59à ces différentes annonces.
03:00Ensuite, ça pose la question, monsieur le ministre,
03:04au fond, du dynamisme de notre activité
03:06et donc aussi de la croissance qu'on est en droit d'espérer,
03:10en tout cas d'aller chercher pour cette année 2026.
03:13On est seulement au mois de mai, il y a des choses qu'on ne maîtrise pas,
03:16il y a des choses qu'on maîtrise.
03:17On le voit bien, on a des filières économiques
03:21qui tirent notre croissance vers le haut.
03:23La défense, et merci pour la manière dont les débats se sont déroulés
03:27dans cet hémicycle pour la loi de programmation militaire,
03:29on ne peut pas ne pas voir que la défense ou dans sa dualité,
03:32l'aéronautique va largement participer au soutien de cette activité.
03:37La communication, les secteurs de l'innovation et puis, pardon, l'énergie.
03:41Et heureusement que nous avons pris le décret
03:44pour la programmation pluriannuelle pour l'énergie.
03:46Heureusement que notre parc nucléaire, aujourd'hui,
03:48produit beaucoup plus en disponibilité que pendant la guerre en Ukraine
03:51parce que c'est un des éléments d'amortissement de cette crise
03:54que beaucoup de partenaires européens, évidemment, n'ont pas
03:57et d'autres pays dans le monde.
03:59Ensuite, on a des filières qui sont tangentes.
04:02J'en cite que deux, il y en a d'autres.
04:03J'en cite que deux, l'agriculture et le logement.
04:07Pourquoi tangent ? Parce que la capacité à produire est là.
04:11Pourquoi tangent ? Parce que malheureusement,
04:12le coût des intrants, et pas que le GNR, pas que le rouge,
04:16mais les engrais, vous l'avez cité,
04:17et l'ensemble des matériaux dérivés du pétrole,
04:21le plastique, pour ne citer évidemment que celui-là,
04:23mais il y en a d'autres en dérivés plus lointains,
04:26créent évidemment une inflation qui peut être contagieuse.
04:28Mais je dis tout de suite, mais il ne faut pas que certains secteurs
04:32en profitent justement pour jouer de cette inflation.
04:35Aujourd'hui, nous devons constater uniquement une inflation
04:37sur ces coûts dérivés des produits du pétrole,
04:41et pas autre chose.
04:42Et le ministre Serge Papin a reçu une mission de ma part,
04:46justement, pour bien clarifier l'ensemble des impacts de prix
04:50sur les filières.
04:51Et le BTP, évidemment, est au cœur de ces préoccupations.
04:55Ensuite, vous avez une filière dont on parle peu,
04:58qui, elle, est très fortement exposée en ce moment,
05:00et sur laquelle j'ai demandé au ministre Lescure et Martin
05:03de me faire rapidement des propositions,
05:05c'est la chimie, qui est un secteur industriel important
05:08dans notre pays, qui compte dans bon nombre
05:10des circonscriptions qui sont ici,
05:12et sur lequel, évidemment, l'exposition est très importante.
05:15Je ne veux pas être plus long, mais on le voit bien
05:17qu'on ne peut pas se comparer à la crise du Covid.
05:20Et pour cause, le pays tourne.
05:22On ne peut pas se comparer...
05:24Merci pour votre dignité.
05:26On ne peut pas se comparer à...
05:35Même quand un sujet est grave,
05:38mesdames et messieurs les députés de la France insoumise,
05:40vous allez chercher la querelle et le désordre.
05:43Voilà.
05:44Merci pour votre contribution au désordre,
05:47une fois de plus, dans cet hémicycle.
05:57Mais puisque vous me tendez la perche...
05:59Allez, s'il vous plaît.
06:00...et que souvent, la classe politique n'a pas toujours une bonne mémoire,
06:04je rappelle que celles et ceux qui se sont succédés
06:07sur les plateaux de télévision à l'automne et à l'hiver dernier,
06:11et qui ont expliqué droit dans les yeux,
06:13en montant aux Françaises et aux Français,
06:15qu'on pouvait ne pas avoir de budget,
06:17et que nous pouvions rester en loi spéciale,
06:20mettant la pression sur l'ensemble des groupes politiques de cet hémicycle
06:23pour qu'il n'y ait pas de budget.
06:25S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas d'aide.
06:28S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas d'accompagnement,
06:30ni pour les pêcheurs, ni pour les agriculteurs,
06:33ni pour le BTP, ni pour les transporteurs.
06:36S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas de loi de programmation militaire.
06:39S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas eu une niche de relance pour le
06:42logement.
06:43Halte à votre cynisme !
06:45Ce sont des guerres qui menacent la sécurité des Françaises et des Français,
06:48des Européens, notre économie.
06:50Maintenant, il est temps d'être patriote,
06:52d'avoir le canne des vieilles troupes,
06:54et enfin, de traiter les problèmes à la racine.
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