- il y a 22 heures
L'endocrinologue et nutritionniste Boris Hansel analyse l'impact de la désinformation santé sur les réseaux sociaux et décrypte le plan d'action gouvernemental. Entre promesses thérapeutiques mensongères et remèdes miracles, comment les professionnels de santé peuvent-ils reprendre la main face à l'infodémie ?
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00:04Bonjour Boris Ancel, bienvenue, merci d'être avec nous.
00:09Boris Ancel, le gouvernement vient de lancer un plan d'action contre la désinformation en santé.
00:15Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ce problème est devenu un enjeu pour la santé publique ?
00:21Parce que tous les jours on voit des patients arriver avec des pertes de chance, tout simplement.
00:25C'est-à-dire qu'à force d'entendre des informations à droite, à gauche, de lire, d'entendre, de
00:32voir,
00:33ça crée une pollution informationnelle en santé, ça crée une charge mentale.
00:41On essaye telle technique, telle technique pour aller mieux, pour se soigner.
00:45Et tout ça finalement, ça détourne les patients et la population en général du suivi tel qu'il est recommandé
00:54par les experts,
00:55par les autorités fondées sur les preuves scientifiques.
00:59Donc moi ça fait pratiquement dix ans que je parle de cette désinformation comme un problème de santé publique.
01:06Je suis très content d'entendre que c'est le terme maintenant qui est utilisé,
01:09parce qu'il y a des pertes de chance, des patients qui arrêtent les traitements,
01:13qui cherchent des solutions alternatives et qui arrivent parfois malheureusement trop tard
01:18dans nos cabinets, dans nos hôpitaux pour se faire prendre en charge.
01:22Moi je le vois dans toutes les pathologies cardio-métaboliques et l'obésité, qui est ma spécialité,
01:26mais c'est quelque chose qu'on voit dans d'autres domaines, y compris dans les cancers, dans d'autres
01:32maladies chroniques.
01:33Et ça, j'ai envie de dire, c'est un drame.
01:35Chacun fait ce qu'il veut, chacun choisit ce qu'il veut comme information.
01:38Mais on doit dénoncer ce problème et je pense qu'on est encore très très loin d'avoir pris la
01:44mesure,
01:45la mesure des conséquences de cette désinformation.
01:49Mais c'est-à-dire que sur le terrain, vous êtes coutumier de ce genre de comportement,
01:54quelqu'un qui vous dit « ah mais en fait j'ai lu que » ou qui ne va pas
01:58suivre vos prescriptions
02:00parce qu'il aura lu sur internet, c'est-à-dire que les médecins ne font plus le poids face
02:04aux informations.
02:05Pire que ça. On a des patients qui arrivent avec 15 ans de retard et on ne peut plus leur
02:10proposer de traitement adapté.
02:1115 ans de retard, vous voulez dire sur le traitement de leur maladie ?
02:13Exactement. Ça, c'est mon quotidien.
02:16Et évidemment, il y a aussi la problématique que lorsque vous proposez des solutions,
02:21qui sont les solutions fondées sur les preuves, et ce n'est pas que les médicaments,
02:25il y a aussi des interventions non médicamenteuses qui sont extrêmement efficaces,
02:31vous proposez ce que la science a montré comme efficace,
02:35et puis vous avez des personnes effectivement qui sortent de là et qui reviennent avec
02:40« oui mais ma copine m'a dit ça, j'ai vu sur internet que ceci, j'ai entendu cela.
02:45»
02:45Moi je vais vous dire, je pense qu'aujourd'hui…
02:46Il y a une défiance, une très défiance.
02:47Oui, alors une défiance mais pas que, il y a aussi le fait que vous ne savez plus qui vous
02:52parle.
02:53Quand vous voyez un expert en nutrition, quand vous voyez un naturopathe,
02:57quand vous voyez un coach en ceci…
02:59Oui justement, j'allais y venir, qui diffuse ces informations ?
03:01Tous les pseudos professionnels de santé, et sur internet, dans les réseaux, tout le monde a raison,
03:08tout le monde peut donner son avis, et il n'y a plus de différence, si vous voulez,
03:14entre celui qui parle sur la base des véritables données scientifiques,
03:18et celui qui est avec un vernis scientifique,
03:20parce qu'on peut toujours entourer ces propos d'un vernis scientifique,
03:25mais il vous dit des choses qui sont absolument ahurissantes, inefficaces, voire dangereuses.
03:31Vous savez, je pense qu'aujourd'hui, il ne suffit pas de dire « il y a de la désinformation
03:36».
03:36Je pense que notre rôle, et c'est pour ça que je suis ici aujourd'hui,
03:41en tant qu'universitaire, on a beau être professeur de médecine dans nos universités, dans nos hôpitaux,
03:45notre rôle, ce n'est pas seulement de dénoncer,
03:47c'est aussi de proposer quelque chose qui répond aux besoins des patients.
03:52D'où votre chaîne ?
03:53D'où la chaîne, effectivement, PUMS, pour une meilleure santé,
03:56qui est une chaîne qu'on a développée en lien avec l'université,
03:59en lien avec l'Institut en Spie-Cobé de Paris.
04:01Donc c'est 100% digital ?
04:02100% digital, 100% indépendant de l'industrie pharmaceutique et agroalimentaire,
04:07pour qu'on ne puisse rien nous opposer.
04:10370 000 abonnés aujourd'hui, 2 millions de vues par mois, ça croît,
04:14Et une thématique, par exemple ?
04:16Alors, toutes les thématiques, on a de la nutrition, des thématiques sur les cancers.
04:20Mais vous partez d'une idée reçue ?
04:22Alors, notamment, c'est-à-dire que c'est une...
04:25Effectivement, ce sont des vidéos qui ne sont pas universitaires au sens classique,
04:30ce n'est pas un cours, ce n'est pas un webinaire, ce n'est pas un cours magistral.
04:32Ce n'est pas un cours magistral.
04:33Je vous recommande d'aller voir, tout simplement, et vous verrez.
04:36L'idée, c'est vraiment de parler avec le ton des réseaux,
04:40faire du débunk, donner de l'information, du pratique,
04:44montrer...
04:44C'est accessible pour les jeunes ?
04:46C'est accessible pour tout public.
04:47D'accord.
04:48Tout public, les jeunes, les moins jeunes, les plus âgés.
04:53Voilà, la principale difficulté quand on fait ça, c'est que c'est beaucoup de travail,
04:57de l'investissement, et que quand, évidemment,
04:59on décide d'être indépendant d'industrie pharmaceutique agroalimentaire,
05:03on arrive à trouver les financements par le biais de nos diplômes universitaires
05:09qui permettent d'investir dans la pédagogie,
05:12mais aussi parfois des mécénats, des partenariats.
05:16Effectivement, on a parfois des mécénats, des partenariats,
05:21encore une fois, ça peut être des banques, ça peut être des mutuelles, des assureurs,
05:25tout acteur qui se dit qu'il a un rôle à jouer dans la bonne information en santé.
05:31Et j'allais dire, quelles sont vos sources, justement, en termes d'informations,
05:33puisque vous êtes journaliste, quelque part ?
05:36Non, mais vous...
05:36J'ai pas la carte, mais effectivement, nos sources, c'est très simple.
05:41C'est ce qui est validé scientifiquement,
05:44et ce qui est en phase avec les recommandations d'experts.
05:48Il n'y a pas de place, si vous voulez, pour...
05:51Est-ce que vous pouvez nous expliquer, justement, ce que ça veut dire,
05:53validé scientifiquement ? Parce qu'aujourd'hui, c'est un peu galvaudé.
05:56Mais vous avez tellement raison.
05:57En fait, c'est un tampon qu'on prend un peu partout, mais qu'est-ce que ça veut dire,
06:00en fait ?
06:00Vous avez tellement raison.
06:01Ça veut dire que, quand nous, on travaille,
06:03on a une centaine d'experts hospitaliers et universitaires
06:06qui veulent faire de la pédagogie.
06:07Ils utilisent la même méthode que celle qu'ils utiliseraient
06:11pour faire un cours de référence,
06:13ou pour participer, parce qu'ils participent parfois,
06:16à des recommandations d'experts au niveau national ou international.
06:19Donc, il y a un travail de bibliographie.
06:21Il y a un travail où on regarde, on lit les recommandations du monde entier.
06:26À ça, évidemment, on apporte notre touche
06:30de médecins, parce qu'on voit des patients au quotidien.
06:32Donc, notre expérience.
06:34À ça, on regarde, parce que c'est ça l'engagement
06:36des 100 experts qui participent aujourd'hui à la chaîne.
06:39On regarde ce qu'ils disent sur les réseaux.
06:40Donc, on parle avec le langage de ce qu'ils disent.
06:43Moi, je n'ai pas peur de parler du lait,
06:46de vous dire, voilà, on vous dit que le lait,
06:47ce n'est pas bon pour la santé,
06:49que c'est pro-inflammatoire, que ça donne les cancers.
06:50Parce que je sais que c'est dit.
06:52Je ne vais pas balayer du revers de la main cette idée.
06:54Je vais expliquer d'où ça vient,
06:56ce que dit la science et les recommandations concrètes.
07:00Il n'y a pas de condescendance, pas de mépris.
07:01Pas de condescendance.
07:02Les gens qui viennent à PUMS, quand vous regardez la chaîne,
07:04vous n'avez pas l'impression que ce sont des professeurs de médecine.
07:06On n'a pas besoin d'avoir un air professoral.
07:11On sait qu'on est enseignant, professeur, chercheur.
07:14Tout le monde est comme ça.
07:16On n'a pas besoin de se montrer comme un professeur.
07:19On parle aux gens, on vit dans la proximité.
07:22On a même des rendez-vous en direct,
07:24toutes les deux semaines, parrainés par la PHP,
07:27où on répond en direct aux questions des gens.
07:29Et tout ça dans une ambiance feel good, bonne humeur.
07:32Et le but du jeu, et je le dis pour mes collègues, mes confrères,
07:36c'est qu'il faut aujourd'hui qu'on sorte de nos services,
07:38de nos universités,
07:39ou alors il faut arrêter de taper sur la désinformation.
07:42C'est à nous, aujourd'hui, d'aller sur le terrain,
07:44de prendre la place de ces influenceurs,
07:48de ces faiseurs de mauvaises informations
07:51qui font, on l'a dit tout à l'heure,
07:53beaucoup, beaucoup de mal à la société.
07:55Et justement, vous le disiez tout à l'heure,
07:56la désinformation, elle touche tous les domaines.
07:58La vaccination, les cancers, l'alimentation, la santé mentale.
08:03Pourquoi certains sujets ont l'air d'être plus vulnérables que d'autres ?
08:06Parce que vous touchez à l'émotion des gens.
08:08Vous savez mieux que moi que dans l'image,
08:12le critère pour réussir, c'est quoi ?
08:14C'est l'émotion.
08:15Si vous faites de l'émotion, vous avez de l'audience,
08:18vous attirez les gens.
08:19Si en plus, vous leur donnez un conseil qui répond à leurs problématiques quotidiennes,
08:24là, vous avez tout gagné.
08:25Et si on prend les vaccins, par exemple ?
08:26Si on prend les vaccins,
08:28si vous voulez, on joue sur la peur, tout simplement.
08:32On joue sur le Big Pharma.
08:35Ça, ça fait plaisir aux gens de dire,
08:37il y a Big Pharma, il y a Big Pharma,
08:38et c'est eux qui nous empoisonnent.
08:40Alors moi, je précise toujours,
08:43je n'ai aucun lien d'intérêt avec l'industrie pharmaceutique agroalimentaire.
08:46Ça fait plus de dix ans que je n'ai pas pris un café avec un laboratoire.
08:49Je n'ai rien contre les laboratoires,
08:51mais c'est juste pour qu'on ne puisse pas remettre en question une seconde mes propos.
08:55Donc, vous avez mis de l'émotion, de la peur.
08:58Vous avez tapé sur Big Pharma,
09:00ça, ça fait plaisir à beaucoup de gens,
09:02et vous avez donné des solutions alternatives
09:04qui sont séduisantes et naturelles.
09:07Voilà.
09:07Donc, en gros, le vaccin,
09:09c'est une...
09:11Vous êtes des cobayes.
09:14C'est...
09:15Il y a des...
09:16Big Pharma, ils s'enrichissent sur votre dos.
09:19Et il y a des solutions naturelles,
09:20la vitamine C, la vitamine D,
09:22l'hydroxychloroquine, et je ne sais pas quoi encore.
09:24C'est-à-dire que vous faites un lien direct
09:25entre fausse information et complotisme ?
09:28Ah, mais il y a un lien entre les deux.
09:30Ça, de toute façon, il y a un lien entre les deux.
09:32Toutes les personnes qui font de la fausse information
09:34ne sont pas des complotistes.
09:36Beaucoup d'entre eux sont aussi des gens
09:38qui ont un intérêt personnel,
09:40que ce soit pour faire du buzz,
09:42que ce soit pour vendre leurs produits,
09:44des compléments alimentaires, des plans, des programmes.
09:47Donc, ils peut-être ont testé quelque chose
09:48qui fonctionne sur eux, mais qui pour autant n'est pas...
09:50Vous savez, en médecine, tout ce qu'on teste,
09:53quand on n'est pas bien, ça fonctionne
09:55uniquement parce qu'on s'occupe de soi.
09:57Et un des problèmes majeurs, justement,
09:59dans la maladie chronique,
10:00c'est de faire mettre au premier plan
10:03le ressenti immédiat quand vous faites quelque chose.
10:06Vous prenez un complément alimentaire,
10:08moi, tellement de patients me disent
10:09« j'ai pris la vitamine D,
10:10ça m'a donné un coup de fouet, ça va mieux ».
10:12Mais en fait, c'est 100% placebo.
10:14La vitamine D n'a jamais donné un coup de fouet.
10:16C'est dans l'inconscient collectif...
10:17Alors, pourquoi on en prend ?
10:18Non, il y a des indications
10:20qui sont très précises
10:23pour la prise de vitamine D
10:24chez les enfants, chez les personnes âgées,
10:27chez les personnes qui ont l'ostéoporose.
10:29Mais il y a aussi
10:30beaucoup de désinformations sur ce sujet.
10:33C'est un exemple.
10:33Mais pour tous les compléments alimentaires,
10:36pour toutes les méthodes,
10:38pour toutes les...
10:39pour toutes les...
10:41certains...
10:42voilà...
10:42techniques
10:44un petit peu particulières,
10:45c'est-à-dire...
10:46Oui, ça marche.
10:46Il n'y a rien de miraculeux.
10:47Ça marche à court terme.
10:48Oui, mais vous ressentez que ça marche.
10:51Et c'est ça le pire,
10:52c'est que vous faites quelque chose
10:53qui vous fait du bien
10:54parce que simplement
10:54vous vous occupez de vous
10:55et qu'il y a un effet placebo,
10:56vous dites à 5 amis
10:57« je sais que ça fonctionne »,
10:59les 5 amis vont l'essayer,
11:00à court terme ça marche,
11:01ils disent à 5 autres amis.
11:03Sauf que pendant ce temps-là,
11:04la maladie, en fait,
11:05elle n'est pas soignée.
11:06Et c'est ça le vrai problème
11:08de toutes ces méthodes
11:10qui ont l'air, a priori,
11:11de ne pas être dangereuses
11:13et qui, en fait,
11:14même si elles-mêmes
11:15ne sont pas dangereuses,
11:16elles mettent dans la tête
11:17des gens qui sont soignés.
11:18Et pendant ce temps-là,
11:19ce que je vous disais tout à l'heure,
11:20ils ne sont pas soignés.
11:21Et vous voyez arriver
11:22des diabétiques...
11:23Donc aujourd'hui,
11:23vous envoyez les conséquences directes...
11:25Complètement et au quotidien.
11:27Le gouvernement met en place
11:28un système d'info-vigilance
11:30et réfléchit à un infoscore santé
11:33sur le modèle du Nutri-Score
11:34pour évaluer la qualité
11:35des sources d'informations.
11:37Est-ce que vous pouvez nous expliquer
11:39comment ça fonctionnerait concrètement
11:40et qui serait impliqué
11:41en fait dans cette surveillance ?
11:42Écoutez, je ne sais pas encore
11:45ce qui concrètement
11:46va être mis en place.
11:47Mais c'est clair que l'idée,
11:49c'est de pouvoir dire
11:51à celui qui regarde,
11:52en un coup d'œil,
11:54est-ce que cette chaîne,
11:56ce média,
11:59cette information est fiable ?
12:02Et vous pourriez effectivement
12:03avoir un score de A à D,
12:05de A à E, très simple.
12:08Bon, c'est une bonne idée.
12:09Une sorte de tampon
12:10qui apparaîtrait sur le moins rare cycle,
12:12la moindre...
12:12Il y a déjà des structures
12:14qui l'ont proposée.
12:15Je veux quand même
12:17féliciter,
12:18ou en tout cas,
12:19parler de YouTube Health,
12:21YouTube,
12:21qui a mis en place
12:22il y a déjà quelques années
12:23un programme,
12:24justement,
12:26pour favoriser
12:27la mise en avant
12:28de l'information fiable
12:31par rapport à l'information non fiable.
12:33Donc, c'est un travail
12:33qui a déjà été fait
12:34et moi, je pense que
12:35les mieux placés pour ça,
12:37c'est justement
12:37les prestataires,
12:38ceux qui offrent des services.
12:39Chez YouTube,
12:40ils ont même en France
12:42quelqu'un qui est responsable,
12:43qui s'appelle
12:43Asma Zergdi,
12:45si je ne me trompe pas,
12:46et qui s'occupe au quotidien.
12:48Et pour vous donner un exemple,
12:50le professeur Herzberg,
12:51qui est un millonien
12:52professeur de nutrition,
12:54depuis début janvier,
12:55s'est fait usurper
12:56son identité
12:57sur YouTube
12:58et il y avait des vidéos
13:00complètement de désinformation
13:01où c'est lui qui parlait,
13:03c'est l'IA,
13:04avec des contenus
13:05qui n'étaient pas
13:06du tout de lui.
13:07Bon,
13:08il a fallu quand même
13:09quelques jours,
13:11mais ça a marché,
13:12ça a été retiré.
13:14Parce que YouTube
13:14a pris au sérieux
13:15cette alerte
13:17et ça a été retiré.
13:18Donc,
13:19voilà,
13:19il faut quand même
13:21mentionner
13:21qu'il y a des plateformes
13:22qui jouent le jeu.
13:24Je pense que
13:25ce que propose
13:25le gouvernement,
13:26c'est bien,
13:27mais moi,
13:28je reste pour l'instant
13:29dubitatif.
13:30Pourquoi ?
13:31Parce que quand vous voyez
13:32que pour le Nutri-Score,
13:32on n'a toujours pas réussi
13:34à l'imposer
13:35malgré un certain nombre
13:36d'arguments scientifiques,
13:39vous vous demandez
13:41comment on va faire.
13:42Alors,
13:42le Nutri-Score,
13:42ça fait une quinzaine d'années,
13:43je n'ai pas la date,
13:44je ne le rappelle plus,
13:45mais une quinzaine d'années.
13:46Mais il existe le Nutri-Score ?
13:47Il existe,
13:47mais il n'est pas obligatoire.
13:49Or,
13:49il y a
13:51un consensus,
13:52un relatif consensus,
13:53si vous voulez,
13:56chez les scientifiques
13:57de la nutrition,
13:58de l'intérêt
13:59de ce Nutri-Score
14:00de le rendre obligatoire.
14:02Il y a un certain nombre
14:02d'arguments
14:03pour dire que ça serait utile.
14:04Je ne peux pas vous dire
14:05aujourd'hui
14:05que c'est la solution
14:07miraculeuse
14:07pour que les gens
14:08mangent mieux.
14:08Ce n'est pas ça
14:09que je vous dis.
14:10Mais c'est une option.
14:11Et quand vous voyez
14:12l'idercie
14:12parce qu'il y a des lobbies,
14:14parce qu'il y a des intérêts
14:15à droite, à gauche,
14:17moi, je me pose la question
14:18comment, là,
14:19on part à zéro
14:20avec des grandes idées.
14:22Alors, encore une fois,
14:22ce qu'ont fait
14:24Mathieu Molimard,
14:26Madame Castagliola,
14:27Hervé Maisonneuve,
14:28c'est super,
14:28c'est un travail
14:29sur la désinformation
14:30pour le ministère
14:30qui est super.
14:31Maintenant, les mesures,
14:33moi, je ne les commente pas
14:35parce que, voilà,
14:36je suis content
14:37qu'il y ait la dynamique.
14:38Je suis content
14:38qu'on en parle ici
14:39parce qu'une des premières
14:40émissions où je suis invité
14:42pour parler de ça,
14:43vraiment comme un sujet
14:44de l'émission,
14:46mais je voudrais voir
14:47le concret.
14:48Et pour l'instant,
14:49voilà, quand je vois
14:49que, même à notre niveau,
14:51on se bat pour la chaîne Pums
14:54totalement indépendante
14:55et qu'on voit
14:55que quand on essaie
14:56de contacter
14:57les grandes organisations,
14:59ils disent
14:59c'est super,
15:00c'est très intéressant,
15:01mais ils continuent
15:02à faire des choses
15:03qui ne sont pas vues
15:04alors que nous,
15:05on est beaucoup plus vus
15:06et qui ne peuvent pas
15:07concurrencer
15:08avec l'information
15:10des influenceurs,
15:12ça me pose question.
15:13Je pense que
15:13les responsables
15:14doivent aujourd'hui regarder
15:15qui peut vraiment
15:17s'attaquer
15:17à la désinformation,
15:18qui peut vraiment
15:20fournir la bonne information
15:21dans un langage
15:23grand public
15:24que tout le monde
15:24va comprendre
15:25et ça, pour l'instant,
15:26ils n'ont pas passé le pas.
15:27Merci beaucoup Boris
15:28Merci à vous.
15:29Restez avec nous,
15:30c'est l'heure du scan
15:30avec Harvey.
15:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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