- il y a 8 mois
Ce mercredi 17 décembre, David Gaud, associé et CIO chez B. Durand Capital Partners, et Thibault Prébay, économiste indépendant, auteur, se sont penchés sur les mauvaises performances de la tech américaine sur les marchés boursiers en cette fin d'année, l'avis de Gabriel Zucman sur l'eldorado américain, ce que l'on attend de l'allocution télévisée de Donald Trump ce soir, les secteurs à fort potentiel en 2026, la décision de l'UE de renoncer au tout-électrique en 2035, ainsi que la bonne performance de l'IA à la bourse de Shanghai, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club ce soir, David Gau qui vient de nous rejoindre,
00:07directeur de l'investissement pour B Durand Capital Partners.
00:10Bonsoir David, bienvenue.
00:11Et Thibaut Prébé, économiste indépendant, auteur notamment sur les questions démographiques en fil rouge.
00:16Rebonsoir Thibaut.
00:17Rebonsoir.
00:18Oracle, alors juste pour rebondir sur l'actualité de ce soir,
00:20Oracle donc, un partenaire qui se défile sur les data centers d'Oracle,
00:24le titre perd 5% supplémentaire, le Nasdaq perd 1% du coup.
00:28Voilà, un nouveau Oracle qui fait peur au segment tech américain.
00:31Oracle c'est quoi ?
00:32C'est comme un peu perdre son genou, en tout cas en perdre l'usage,
00:35ou c'est juste une petite épine dans le pied qui gêne pour avancer,
00:37mais qui n'empêchera pas la tech de monter encore ?
00:40David ?
00:40Oracle avant tout, c'est un arrivant tardif sur tout ce qui est activité du cloud,
00:47qui essaie de se faire sa place à marche forcée,
00:50qui avait fait une première tentative en 2016-2017,
00:54qui avait investi, puis qui a relâché en fait l'effort sur l'intelligence artificielle
00:58et sur le cloud, et qui essaie de faire un gros comeback actuellement,
01:02à marche forcée, avec beaucoup de moyens,
01:04mais il est quatrième ou cinquième en fait.
01:07Donc il y a déjà du monde, il y a déjà pas mal de prétendants sur la place,
01:12et donc on connaissait Oracle pour la solidité de son business traditionnel,
01:16et là il vient jouer les éléments perturbateurs,
01:19mais ça pourrait être justement l'élément qui fait basculer un peu
01:23la profitabilité de l'ensemble du secteur,
01:26et le cloud est censé financer l'intelligence artificielle,
01:29d'une façon générale c'est ce qui est établi,
01:31et donc il paye le prix,
01:34et donc à chaque fois qu'on va avoir un peu une déconvenue
01:37sur ces tentatives à marche forcée, ça va heurter le titre.
01:41Vous êtes de ceux qui se réjouissent que la tech recule quand même,
01:43dans le sens où si bulle il y avait,
01:46je ne suis pas sûr, mais enfin si bulle il y avait,
01:47au moins ça lui permet de se dégonfler avant qu'elle n'éclate.
01:50C'est sûr, ça nous permet de tempérer un petit peu en cette fin d'année,
01:54de gagner un peu de temps,
01:56et puis ce qu'on va voir c'est que les chiffres de 2026
01:58vont rester quand même solides dans l'ensemble,
02:01au niveau des programmes d'investissement,
02:03au niveau du chiffre d'affaires et même des marges,
02:06et donc le secteur devrait bien se comporter l'année prochaine,
02:10mais peut-être de façon un peu plus normalisée,
02:12donc ce n'est pas une mauvaise chose qu'on ait un petit peu d'apaisement
02:16en cette fin d'année.
02:17Vous restez fondamentalement positif sur le potentiel de la tech ?
02:21C'est un des composants d'investissement qu'il faut garder en portefeuille.
02:24Après c'est intéressant, ça n'est qu'un des composants là désormais.
02:27En fait ça l'a toujours été,
02:28c'est un élément qui a énormément contribué,
02:31qui a grossi très vite,
02:33mais qui doit rester à sa place à côté de tous les autres segments,
02:37et ce qu'on voit actuellement dans les marchés en est la preuve,
02:40c'est qu'il ne faut pas être mono secteur,
02:43il faut être positionné sur un ensemble.
02:45Il faudra peut-être le dire aux Chinois ça,
02:46parce qu'en Chine ce matin il y a eu une introduction en bourse
02:48d'un acteur des puces qui s'appelle MetaX,
02:51alors c'est très trompeur comme nom,
02:52franchement MetaX, je ne sais pas pourquoi ils ont choisi ce nom,
02:54enfin peut-être que si d'ailleurs on a compris,
02:55mais je sais pourquoi.
02:57MetaX, franchement.
02:58Le titre a gagné quasiment 700% en clôture,
03:01il y a quelques jours c'était le Nvidia chinois qui avait gagné,
03:04Moore's Threads, il avait gagné 4000%,
03:07c'est l'exubérance là-bas.
03:09C'est comme à chaque fois quand le gouvernement donne des gages
03:12et finalement encourage et lance un cycle d'investissement,
03:19et donne le feu vert pour ce genre d'IPO,
03:21parce que c'est toujours autorisé, avant tout décidé par les autorités,
03:25c'est une IPO, celle dont on parle ce matin,
03:27qui a été sursouscrite 4000 fois,
03:29ce qui veut dire que derrière il y a eu des effets de levier,
03:32on a pu emprunter pour venir essayer de se positionner
03:34dans le bouc de placement,
03:37donc en fait il y a vraiment un soutien du gouvernement
03:41pour que ces IPO lèvent l'argent qu'elles veulent lever
03:44et qu'on ait en effet d'enthousiasme et de financement d'ailleurs,
03:48parce que c'est une industrie qui est en train de se construire,
03:51qui part de loin, qui progresse,
03:53qui n'est pas encore au niveau de Nvidia,
03:54c'est pour ça que les comparaisons ne sont quand même pas,
03:57il ne faut pas vendre Nvidia,
03:58parce qu'on voit les sociétés chinoises grimper,
04:02mais c'est sûr qu'on va en voir d'autres,
04:04il y a deux autres IPO qui arrivent à Hong Kong,
04:07donc ce sont d'autres concurrents très bientôt.
04:10Qui achète ?
04:11C'est le gouvernement chinois qui achète les actions
04:12ou c'est les particuliers qui n'ont pas besoin ?
04:15Oui, les investisseurs domestiques chinois ont été très éloignés de la bourse pendant des années,
04:20ils n'ont plus l'immobilier comme avant,
04:23comme source d'investissement,
04:25l'or est à un point haut,
04:27donc voilà, en voyant une ou deux IPO bien se comporter de cette façon,
04:32on va sûrement avoir un engouement pour ces marchés à nouveau
04:36et ça va profiter à l'ensemble de la cote, vraisemblablement.
04:39Oui, effectivement, il n'y a pas besoin,
04:40David Goh est bien placé pour en parler,
04:42le marché de Hong Kong, je crois que vous connaissez un petit peu très bien,
04:45mais là, sur ces deux dernières introductions en bourse,
04:48ce qui était fait exprès,
04:50c'était que le nombre de titres était ridicule par rapport à la demande,
04:54donc ça a provoqué un emballement, un buzz,
04:56et la preuve, on en parle.
04:58Mais c'est bien joué, justement,
04:59ou ils ne savent pas formater les IPO ?
05:01Ils ne savent pas formater les introductions en bourse ?
05:02Non, mais ils ne savent pas.
05:04Là, l'enveloppe, c'était 600 millions de dollars,
05:06c'est sûr que ce n'était pas grand-chose à l'échelle
05:09et avec le buzz qu'il y avait pour l'ensemble du marché.
05:16Après, ils lancent en fait ce cycle,
05:20ça va créer des financements,
05:22on voit les nombres d'IPO en Chine réaugmenter.
05:26Donc non, ils maîtrisent quand même plutôt bien leurs sujets.
05:29Thibaut, il y a juste la notion de valorisation,
05:31c'est que ce titre, donc MetaX,
05:34traite 50 fois le chiffre d'affaires actuellement.
05:36Nvidia, c'est à 34 fois,
05:39donc oui, il y a de l'excès,
05:40clairement, parce que MetaX ne fait pas d'argent,
05:43ne fait pas de profit,
05:45mais ce n'est pas non plus des ratios,
05:47on a connu dans le passé,
05:47des ratios beaucoup plus délirants en Chine.
05:49Donc finalement, il y a une forme un petit peu,
05:52bon, c'est exagéré, c'est excessif,
05:54mais en même temps, c'est sûr que c'est un segment
05:56qui est en train de se créer boursièrement.
05:58Oui, MetaX, vous avez acheté ce titre,
05:59MetaX ce matin à Shanghai, Thibaut.
06:01Vous faites partie de ceux qui ont participé à l'opération ?
06:03Pas du tout, mais le point qui est intéressant,
06:05vous avez la coiffure d'un participant en ce genre d'opération ?
06:07Je ne sais pas si vous perdez vos cheveux,
06:08vous êtes en train de développer une frustration.
06:10C'est bien avec les cheveux, c'est assez français quand même.
06:13Il y a d'autres possibilités de pilosité,
06:14si vous êtes en recherche.
06:17Le point qui est important pour moi,
06:18c'est de rappeler qu'on parle beaucoup tout le temps de géographie,
06:21mais la géographie n'est pas un vrai marqueur de performance en bourse,
06:23ce qui est un marqueur, c'est le secteur.
06:25Et aujourd'hui, la Chine étant un des indices industriels,
06:28sont faits déchirants en bourse par l'Inde,
06:30parce que tout le monde cherchait des valeurs tech,
06:32beaucoup mieux valorisées,
06:33ce qui fait que le marché chinois s'est fait complètement marginaliser.
06:36Et donc, il y a un besoin aujourd'hui pour la Chine,
06:38si elle veut retrouver de la place dans les portefeuilles,
06:41de l'attractivité,
06:42de diversifier son indice avec des valeurs techno.
06:45Et donc, il faut y voir aussi une volonté
06:47de retrouver un indice que les gens ont envie d'acheter.
06:50Et comme les gens n'ont pas assez de techno en Chine,
06:51quand il y en a une qui arrive,
06:52ça a forcément sa place dans les portefeuilles,
06:54un peu comme quand chez nous,
06:55on se retrouve avec une ou deux belles valeurs tech,
06:57tout le monde a envie d'y aller,
06:58parce qu'on se dit, il nous en manque dans les portefeuilles.
07:00Et donc, je pense que c'est ça qui est intéressant.
07:01Et encore une fois, avec l'effondrement relatif
07:04du marché chinois par rapport au marché mondial
07:06qui se fait supplanter par l'Inde,
07:08il y a à mon avis une volonté et des investisseurs
07:09de pouvoir revenir sur la Chine,
07:10et de la Chine de retrouver une attractivité.
07:12Donc, quelque part, au-delà des valeurs
07:14qui sont ce qu'elles sont,
07:16à mon avis, il y a une tendance qui est lourde
07:17à rendre sexy les indices actions chinois.
07:21La bataille boursière des Chinois,
07:23elle n'est pas contre Wall Street,
07:23elle est contre l'Inde, là, aujourd'hui ?
07:25Oui, aujourd'hui, en réalité.
07:27C'est-à-dire qu'à la base, eux,
07:28ils étaient dans un combat contre les États-Unis,
07:29qui est quand même un combat qui est devenu
07:31presque humoristique.
07:33Enfin, boursièrement, ça n'existe plus.
07:34En revanche, contre l'Inde,
07:36qui est quand même un pays qui est économiquement,
07:37à la base, beaucoup moins fort que la Chine,
07:39se retrouver avec une bourse indienne
07:41qui est très recherchée,
07:42alors même que c'est un pays
07:43où il y a des notions de comptabilité
07:44qui sont quand même parfois assez personnelles,
07:47c'est un affront pour les Chinois.
07:48C'est-à-dire se dire qu'aujourd'hui,
07:49un investisseur international, européen ou américain,
07:51il va privilégier l'indice indien sur l'indice chinois.
07:54Il y a dix ans, ça aurait semblé ridicule.
07:56Et donc, je pense que dans le constat qui est fait,
07:58il y a aussi l'idée qu'aujourd'hui,
07:59la répartition sectorielle de l'indice chinois,
08:01en fait, n'est plus assez sexy.
08:03Voilà, surtout à force d'aller fermer les boîtes
08:04qui fonctionnaient bien.
08:06Et donc ça, c'est un sujet.
08:07Et puis, je terminerai juste un mot
08:08sur l'indice américain, si vous me le permettez.
08:10On est dans une dissonance cognitive,
08:11c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
08:12on a un sentiment de peur,
08:13des indices de stress qui sont élevés,
08:15de la volatilité sur l'indice américain.
08:17Dans le même temps, sur le Nasdaq,
08:19on doit être à 3% du plus haut historique à tout péter.
08:22Donc, c'est vrai qu'il y a un truc
08:23qui est assez intéressant,
08:24qui montre que ça doit partir
08:25dans un sens ou dans l'autre.
08:26Mais on est dans une phase un peu de congestion.
08:28C'est-à-dire qu'on a un sentiment
08:30qui est très dégradé.
08:31Et en même temps, un marché qui,
08:33en termes de cours,
08:34n'est pas du tout à des niveaux inquiétants.
08:35Et c'est encore plus vrai
08:36si on regardait le Dow Jones.
08:37Et donc, on est sur une situation très atypique
08:39de stress au plus haut.
08:41Donc, qu'est-ce que ça va donner ?
08:42J'en sais trop rien.
08:43Je pense que si on veut parler de 10 ans,
08:45il faut avoir de la Tech US.
08:46À court terme, je ne serais quand même
08:47pas très surpris qu'il y ait un peu de nervosité
08:49et un peu d'argent à rendre.
08:50Oui, le problème, c'est quand on se met
08:51dans la peau d'un investisseur européen,
08:52et ce sont plutôt eux qui nous écoutent
08:54sur BFM Business.
08:55On s'est pris la devise.
08:56Comment ?
08:56On s'est pris la devise dans la tête.
08:57Oui, oui, exactement.
08:58Le dollar qui baisse,
08:59c'est-à-dire que la Tech américaine,
09:00elle a peut-être l'avenir devant elle.
09:02Elle a eu une superbe année 2025.
09:03On n'est qu'à 3% des records sur le Nasdaq.
09:06Mais quand on est européen,
09:06ça, on ne le voit pas.
09:07Parce que le dollar a tellement été
09:08cette année que...
09:09En européen, il faut se rappeler d'un truc,
09:10c'est que la devise n'est pas un facteur.
09:12Il ne faut pas investir pour la devise.
09:13Il faut presque essayer de ne pas le regarder.
09:15Vous avez une idée
09:16de combien est l'euro aujourd'hui ?
09:17Oui, je l'ai sous les yeux.
09:18Parfait.
09:191,1750.
09:20Si vous regardez,
09:21l'introduction de l'euro face au dollar,
09:23c'est 1,1710.
09:25Donc, on est sur deux décennies maintenant
09:27de fluctuation de l'euro-dollar
09:29pour revenir, mais à rien près,
09:32au même niveau qu'à l'introduction.
09:33Donc, c'est une histoire de variation,
09:35de volatilité,
09:36mais en vrai, sur le long terme,
09:37il ne se passe rien sur l'euro-dollar.
09:39Donc, je pense qu'il faut être un peu basique
09:40et dès qu'on est autour des 1,20,
09:41on peut faire ce qu'on veut.
09:43Dès qu'on va beaucoup plus bas sur l'euro,
09:44ce n'est pas idiot d'en racheter réciproquement,
09:46mais il faut, dans son raisonnement intellectuel,
09:48sortir de ce côté devise
09:49qui, en fait,
09:50autant sur des pays comme le Japon
09:51et très structurel,
09:52parce que c'est des mouvements
09:53qui ne vont que dans un sens,
09:54autant sur l'euro-dollar,
09:55on est en réalité
09:55pour deux zones relativement proches économiquement,
09:57malgré tout,
09:58dans les grandes largeurs,
09:59que de l'oscillation.
10:00Alors, justement,
10:00les deux zones de l'Atlantique,
10:03les deux rives,
10:03l'Europe et les Etats-Unis,
10:05sont-ils encore proches ?
10:06Oui, selon Gabriel Zuckman.
10:08On reparle de Gabriel Zuckman.
10:10D'après Gabriel Zuckman,
10:11on a tort,
10:11on a vraiment tort
10:12de parler de décrochage européen
10:14face aux Etats-Unis.
10:14Parler de décrochage européen,
10:16c'est être un ultra-conservateur,
10:17un conservateur,
10:18dit Gabriel Zuckman.
10:18Voilà ce qu'il explique.
10:20Je le lis,
10:21je le cite,
10:21et vous rebondirez.
10:23Il n'y a pas,
10:23dit Gabriel Zuckman,
10:24il n'y a pas d'eldorado américain.
10:26Leur surplus de croissance
10:27est dû au fait
10:27que leur population
10:28croît plus vite qu'en Europe.
10:30Mais surtout,
10:31cette croissance américaine
10:32est annihilée
10:33par l'explosion
10:34du coût de la vie
10:35qui a progressé
10:35de 70% aux Etats-Unis
10:37depuis 1990
10:38contre plus de 63%.
10:39C'est-à-dire que
10:40ce qu'il explique,
10:41c'est que
10:41si l'on retraite
10:43les effets liés
10:44à la hausse
10:45du coût de la vie,
10:46la croissance mayenne
10:47annuelle aux Etats-Unis
10:48a été d'1,6%
10:49ces 30 dernières années.
10:501,6%
10:50et en Europe,
10:511,5%.
10:51Quasi-égalité.
10:53Déjà, c'est curieux.
10:55Je peux dire deux choses.
10:56Un,
10:56les retraitements,
10:57quand on a une société
10:58pour avoir l'impression
10:59de gagner de l'argent
10:59alors qu'on n'en gagne pas.
11:00Donc, le retraitement,
11:01c'est toujours un truc
11:01où on fait dire ce qu'on veut.
11:03Je vous rappelle quand même
11:03que quand on parle de croissance,
11:05il n'y a pas de l'inflation dedans.
11:06La croissance,
11:07c'est pas la croissance nominale,
11:09c'est la croissance hors prix.
11:10Et la croissance américaine
11:11bat la croissance.
11:12Donc, retravailler un coût de la vie
11:13pour essayer de changer ça,
11:14la réalité,
11:15c'est que la croissance
11:16est donnée hors inflation
11:17et elle est très supérieure
11:18aux Etats-Unis
11:18par rapport à l'Europe.
11:19Ce que dit Gabriel Zucouman
11:19devrait en revanche,
11:20c'est que c'est beaucoup
11:21lié à la population
11:22mais je pense que c'est
11:23totalement oublier le vrai sujet.
11:25Le vrai sujet,
11:26c'est de rappeler
11:26qu'aujourd'hui,
11:27ce qui nous embête aux Etats-Unis,
11:28c'est la richesse du pays
11:29par la valeur du patrimoine,
11:31c'est-à-dire par la valeur
11:32des actions qui montent
11:33et donc la valeur du patrimoine
11:34des ménages
11:35et donc de leur future retraite
11:36qui monte,
11:37non pas comme la croissance
11:37ou la croissance nominale,
11:38mais comme la valeur patrimoniale
11:40et la valeur de leur marché
11:41qui a explosé.
11:42Aujourd'hui,
11:42je veux dire,
11:43quand vous êtes un retraité américain,
11:44vous voulez savoir
11:44combien vous touchez
11:49qui n'est pas une consommation,
11:50qui est une production,
11:51ce n'est pas clé.
11:52C'est-à-dire que si une usine
11:53se barre des Etats-Unis
11:53pour aller en Chine,
11:54ça baisse le PIB américain,
11:56ça augmente le PIB chinois,
11:57le retraité américain
11:58s'en tape complètement.
11:59Donc, raisonnez toujours
11:59en PIB,
12:00c'est un raisonnement
12:01de soutenabilité
12:02des comptes publics
12:02qui a un intérêt.
12:03Pour parler du ressenti
12:04du consommateur,
12:05je pense que ce n'est pas
12:06un bon indicateur.
12:08Mais c'est technique
12:09parce que le PIB,
12:09c'est compliqué.
12:10Pour comparer deux dynamiques
12:11économiques,
12:12ce n'est pas intéressant quand même.
12:13Est-ce qu'il dit
12:13compte tenu de la hausse
12:14du coût de la vie là-bas
12:15et de la souffrance
12:16des classes moyennes,
12:17dit-il donc,
12:18le PIB par habitant
12:19corrigé des coûts de la vie
12:20a progressé aux Etats-Unis
12:21de 70% en 30 ans
12:22contre plus 63 en Europe.
12:23On est presque au même niveau
12:24que les Etats-Unis,
12:25dit-il.
12:26Mais vous avez le droit
12:26de nuancer aussi.
12:28Forcément,
12:29il y a un message politique derrière.
12:31Il y a un biais
12:31assez idéologique.
12:33Moi, ce qui me dérange,
12:34c'est en fait
12:35la période sur laquelle
12:36il se fixe.
12:37Parce qu'en fait,
12:38on a eu une accélération
12:39très nette au niveau
12:40aux Etats-Unis
12:41depuis 20 ans.
12:42Donc, si vous réduisez
12:43un tout petit peu
12:44cette période,
12:45vous avez un écart
12:45qui est beaucoup plus important.
12:47Et c'est le moment
12:48où l'innovation,
12:49les développements technologiques
12:50ont pris de l'ampleur.
12:52Et là, ça montre quand même
12:53l'avancée américaine,
12:56les gains de productivité,
12:58l'aspect démographique aussi.
13:00C'est une réussite,
13:02c'est vrai,
13:02aux Etats-Unis
13:03qui est assez impressionnante
13:04quand même d'arriver à intégrer.
13:06Et puis,
13:06le coût de la vie,
13:07bien sûr,
13:08c'est négatif
13:09pour certaines catégories
13:10de populations,
13:11mais pour une grande partie
13:12de la population,
13:13un peu d'inflation,
13:14c'est une très bonne chose
13:15puisque ça crée en fait
13:16cet effet richesse
13:17au fil du temps.
13:19Il faut de l'inflation
13:19dans une économie,
13:20bon,
13:21il faut qu'elle soit contrôlée,
13:22mais ce n'est pas non plus
13:23le diable en personne.
13:25Mais regardez les marchés
13:26depuis le début de l'année,
13:27on n'arrête pas
13:27de se flageller là,
13:28nous,
13:29européens,
13:29face au miracle américain.
13:31Le stock sur Europe 600
13:32depuis le 1er janvier
13:33progresse plus
13:34que le S&P 500,
13:35en incluant les dividendes.
13:36Sauf que ce sont
13:37les investisseurs américains
13:37qui achètent
13:38dans le marché européen.
13:39Donc heureusement qu'on est là.
13:40C'est la première fois
13:40depuis combien de temps ?
13:41C'est eux derrière
13:43qui...
13:43Les bénéficiaires
13:43c'est les américains.
13:44Non mais même,
13:45c'est vrai,
13:45mais ça fait combien de temps
13:46que ce n'était pas arrivé ?
13:47Ce que je veux dire,
13:47c'est qu'il faudrait se dire
13:48si c'est vrai tous les ans.
13:50Mais là,
13:50sur 10 ans,
13:51prenez sur 10 ans
13:53l'écart entre S&P 500
13:54ou depuis 2007
13:55et l'Eurostox,
13:56on est sur du x3,
13:58donc je pense qu'il y a toujours
14:00ce biais
14:01qu'évoquait David
14:02de bien choisir
14:02son point de départ.
14:03Aujourd'hui,
14:0810 ans,
14:09savoir si entre 90 et 2000
14:10on faisait mieux en Europe
14:11aux Etats-Unis,
14:12je suis désolé,
14:12tout le monde s'en fout.
14:14Il y a toujours ce côté
14:15de dire je vais prendre
14:16la bonne période
14:16pour que ça aille l'air bien.
14:17Oui, on est d'accord.
14:19L'innovation,
14:19la dynamique,
14:20ça ne se fait pas
14:20sur du temps long.
14:21Il ajoute Gabriel Schuchman
14:22que les Etats-Unis
14:23comme l'Europe
14:23et malgré la croissance américaine,
14:25donc l'ampleur de cette croissance,
14:26les deux ont vu leur part
14:27dans le PIB mondial reculer.
14:29Les Etats-Unis sont passés
14:30de 20% du PIB mondial
14:31à 15%
14:31malgré ce qu'on désigne
14:32comme un miracle.
14:38C'est intéressant.
14:39On verra ce qu'en dit
14:39Donald Trump ce soir.
14:40Il doit s'adresser
14:41à la nation américaine.
14:42Pas sûr qu'il parle
14:42de Gabriel Schuchman.
14:44Qui sait ?
14:44Il surprend toujours.
14:45Il est out of the box.
14:46Bon, il a effectivement
14:47la probabilité faible.
14:48Il parlera en revanche
14:49sans doute des classes moyennes.
14:50Très probablement.
14:51Il tentera de retisser
14:53son récit politique
14:54et le sens de sa politique
14:56économique
14:57alors que les classes
14:57moyennes américaines
14:58s'ouvrent.
14:58Cette fameuse économie
14:59en cas aux Etats-Unis.
15:01Scott Besson,
15:02son secrétaire au Trésor,
15:02a annoncé hier
15:03que les Américains
15:04dès le premier trimestre 2026
15:06allaient recevoir un chèque.
15:07Ça y est, d'ici au printemps
15:08donc de 1000 à 2000 dollars
15:09pour relancer un peu
15:10la consommation.
15:11Vous êtes Donald Trump
15:12ou son conseiller en communication.
15:13Qu'est-ce que vous lui conseillez
15:14pour son adresse
15:15ce soir à la nation ?
15:16Oui, il va insister
15:17sur ses aspects positifs
15:18et tangibles,
15:19c'est-à-dire cette remise de chèques.
15:21Il insistera probablement moins
15:23sur les effets négatifs
15:24parce qu'il y a quand même
15:25d'autres décisions
15:25qui ont été prises
15:26notamment sur le Medicare
15:27qui vont entraîner
15:29des hausses de coûts
15:31de ce Medicare
15:31pour les foyers,
15:33un moins bon remboursement
15:35et donc en fait
15:36quand on fait le calcul
15:37le Big Beautiful Bill
15:39dans son ensemble
15:40sa contribution
15:41risque d'être moindre
15:43en net
15:44que ce que le marché
15:45attend actuellement.
15:47Mais bon, lui
15:47ça lui donne l'occasion
15:48d'insister sur tous
15:49ces aspects
15:49ces effets d'annonce
15:50et ces aspects
15:51court terme
15:52très positifs
15:53pour les ménages.
15:53Et il faut communiquer maintenant
15:54parce que l'effet
15:55des droits de douane
15:56sur les prix aux Etats-Unis
15:57ça a été fait
15:57pourrait culminer peut-être
15:58aussi au premier trimestre 2026
16:00justement en même temps
16:00qu'arriveront les chèques ?
16:01Ça devrait en fait
16:02se lisser un peu plus
16:03au fil du temps
16:04mais on estime quand même
16:05que l'impact sur l'inflation
16:07c'est 0,5 à 0,8%
16:08ce qui est quand même
16:09pas rien
16:10par rapport à ce que
16:12la politique américaine
16:14essaye de réaliser
16:15qui est 2%.
16:16En fait,
16:17l'excès qu'on a
16:18d'inflation actuelle
16:20est très largement
16:21lié au tarif.
16:23Mais heureusement
16:23parallèlement
16:24les prix de l'essence
16:25baissent quand même
16:25on a les cours du pétrole
16:26qui ont bien baissé
16:27depuis plusieurs mois
16:27exactement
16:28et puis des loyers aussi
16:29aux Etats-Unis
16:29qui baissent pas mal
16:30c'est-à-dire que
16:30l'un dans l'autre
16:31Donald Trump
16:32qui pariait sur
16:33des droits de douane
16:35sans beaucoup plus
16:35d'inflation
16:36l'un dans l'autre
16:37et pour l'instant
16:37n'a pas complètement
16:38perdu encore ce pari
16:39Thibaut.
16:40Il n'a pas
16:41moi je pense
16:41je vais prendre
16:41exactement un mot
16:42ce que vous dites
16:43il n'a pas encore
16:44complètement perdu ce pari
16:45il va le perdre
16:46c'est-à-dire qu'il faut
16:46rappeler un truc
16:47quand on parlait
16:48sur ce plateau
16:49il y a 20 ans
16:49de politique monétaire
16:50on disait
16:50il faut 12-18 mois
16:51pour que 0,25
16:52de hausse de taux
16:53se retrouve dans l'économie
16:55quand vous montez
16:56les droits de douane
16:56vous avez les personnes
16:57qui ont leurs stocks
16:58à vendre
16:58qui du coup
16:59montent pas les prix au début
17:00puis qui essaient
17:00de limiter
17:01pour pas perdre de marché
17:02puis qui le passent
17:03et les personnes
17:04qui ont racheté
17:04elles-mêmes
17:04doivent après le repasser
17:05et donc tout ce mécanisme
17:07c'est long quoi
17:08et c'est pour le coup
17:09vraiment long
17:10et donc dans ce cadre là
17:12on va y avoir
17:13une contamination
17:14qui est relativement importante
17:15puisqu'on est quand même
17:17toujours à 3 d'inflation
17:17donc on peut aussi se dire
17:19que ça a pas pesé
17:20sur l'inflation
17:21ça a justement
17:21bloqué
17:23l'effet sur le pétrole
17:25et l'effet sur les loyers
17:25qui auraient dû
17:26faire baisser l'inflation
17:27c'est ça qui est intéressant
17:28c'est-à-dire que
17:28vous parlez de l'énergie
17:30qui est le principal coût
17:31avec le coût du loyer
17:33je vous rappelle
17:34que ça avait suffi
17:34à enflammer l'inflation
17:35en 2022
17:36et aujourd'hui
17:36malgré ses effets
17:37très négatifs
17:38l'inflation américaine
17:39ne baisse pas
17:39et elle est à des niveaux
17:40qui normalement
17:41justifie des hausses de taux
17:42donc vous voyez bien
17:42qu'en fait ce phénomène
17:43du coût de droit de douane
17:44existe
17:45en France je vous rappelle
17:46on n'est même pas
17:46à 1 d'inflation
17:47donc c'est intéressant
17:49de se rendre compte
17:49que c'est pas parce que
17:50l'inflation ne monte pas
17:52que Donald Trump
17:53gagne son pari
17:53c'est juste que
17:54son pari empêche
17:56d'avoir les bénéfices
17:57des autres éléments
17:58parce que le pétrole
17:58c'est pareil une oscillation
18:00donc un jour il va remonter
18:00et le jour il remontera
18:01peut-être qu'à ce moment-là
18:02on est à 4 ou 5 d'inflation
18:03et là on a un sujet
18:04donc je pense que c'est un pari
18:05qui est perdant
18:06et qui n'est pas bien orienté
18:08mais pour l'instant
18:08ça reste soutenable
18:09d'autant que le pétrole
18:10remonte un petit peu
18:11depuis hier
18:11on verra si ça se confirme
18:12mais il menace le Venezuela
18:14d'embargo
18:14sur les pétroliers
18:15qui vont vers le Venezuela
18:16ou en reviennent
18:17ça fait monter les cours du pétrole
18:18peut-être en parlera-t-il aussi
18:19ce soir du Venezuela
18:20Donald Trump
18:21David
18:21c'est juste un point
18:22en fait il a quand même réussi
18:24dans les traitements
18:25de l'inflation
18:26et les analyses
18:26sur l'inflation américaine
18:27à faire qu'on sépare
18:29en fait cet aspect
18:30tarif douanier
18:31avec l'inflation
18:33cœur
18:33et donc
18:34l'impact il est là
18:36il se fait sentir
18:37au niveau des classes
18:39des classes économiques
18:40défavorisées
18:41mais
18:42dans l'analyse
18:43en fait on se dit
18:44s'il n'y avait pas
18:45ces droits de douane
18:46ça serait ok
18:46et donc il y a tout un tas
18:48de décisions qui sont prises
18:49en se disant finalement
18:50on a réussi
18:51à contrôler l'inflation
18:53donc
18:53le sujet c'est
18:54est-ce qu'il faut
18:55quand même l'intégrer
18:56ou est-ce que
18:57on peut en faire quelque chose
18:59de temporaire
19:00de cette fameuse ajustement
19:01oui effectivement
19:02et le fameux point de départ
19:03sur lequel on base
19:04toute la suite
19:04on va poursuivre nos échanges
19:06messieurs dans un instant
19:06on est à 12 minutes
19:07de la clôture
19:08on entre dans la dernière ligne droite
19:09on accélère
19:10dans cette séance
19:11vers la clôture
19:12le CAC perd 0,2%
19:13Schneider Electric
19:14et Saint-Gobain
19:15sont les lanternes rouges
19:16moins 2,8%
19:17Saint-Gobain
19:17moins 3,4%
19:18pour Schneider Electric
19:19qui est assez présent
19:20assez présent Schneider
19:21aux Etats-Unis
19:21vous savez que Washington
19:22menace de cibler
19:23plusieurs groupes européens
19:24si l'UE persiste
19:25à annoncer des sanctions
19:27des amendes
19:28contre les GAFAM
19:29et bien dans ce cas
19:30si les amendes
19:30les sanctions
19:31contre les géants
19:31du numérique américain
19:33se poursuivent
19:33Washington sanctionnera
19:35les groupes européens
19:35présents sur le territoire américain
19:37ces groupes européens
19:38présents sur le territoire américain
19:39pour ne pas trop
19:40s'exposer aux droits de douane
19:42c'était un point positif
19:43ça pourrait devenir
19:44au contraire
19:44un point négatif
19:46donc si Washington
19:47décide de les cibler
19:47en représailles
19:48les sanctions affligées
19:50par l'Europe
19:50sur les GAFAM
19:51Schneider Electric
19:51donc très présent
19:52aux Etats-Unis
19:52perd 3,3%
19:54on a aussi parmi
19:55les groupes présents
19:55aux Etats-Unis
19:56Publicis
19:56qui tout à l'heure
19:57reculait bien
19:57mais qui là
19:58s'est retourné un peu
19:58à la hausse
19:59plus 0,2%
20:00autre titre à suivre
20:00Société Générale
20:01cette note favorable
20:02de Bank of America Securities
20:04qui vise 85 euros
20:05sur Société Générale
20:06ça permettrait à ce titre
20:07de retrouver
20:08un niveau
20:09qu'il n'avait plus vu
20:10plus connu
20:10depuis janvier 2008
20:11avant la crise financière
20:13ce serait tout un symbole
20:14mais Bank of America
20:14pense que c'est jouable
20:15désormais donc
20:16en rehaussant son objectif de cours
20:17à 85 euros
20:18sur Société Générale
20:20le titre est en tête du CAC
20:21aujourd'hui à 3,8%
20:22depuis le début de l'année
20:23c'est bien sûr
20:23la plus forte hausse
20:24plus de 140% de hausse
20:27depuis le 1er janvier
20:28sur Société Générale
20:28on ne parle pas du Bitcoin
20:29on parle bien de Société Générale
20:31on en parle donc ce soir
20:32avec David Go
20:33et Tribot Prébé
20:35Tibot Prébé
20:36pas Tribot
20:37même si vous êtes à Tribor
20:38j'essaie de trouver un truc
20:39pour me juste
20:40bon pour la suite
20:41quelle
20:41incroyable
20:42parfois il vaut mieux s'abstenir
20:44stratégie
20:45quelle stratégie
20:46quel type d'actifs
20:47quelle zone
20:47alors zone géographique
20:48on en a pas mal parlé
20:48mais quel secteur pour 2026
20:50David c'est le moment
20:51de tout mettre sur la table
20:52clairement nous
20:53notre recommandation
20:54se porte sur deux éléments
20:55au niveau sectoriel
20:57donc ce sont les champions nationaux
20:59dans des segments
21:01où on est plutôt
21:01en oligopole
21:02et on a quelques acteurs
21:04bien établis
21:05qui gèrent plutôt bien
21:08le marché national
21:09qui sont moins à risque
21:12vis-à-vis d'éventuels flambés
21:14sur les tensions internationales
21:17et commerciales
21:17donc typiquement
21:18le secteur des télécoms
21:19par exemple
21:20où on a eu une consolidation
21:21et je reviens sur le parallèle
21:24avec le cloud
21:25par exemple
21:25où on voit
21:26qu'il y a de plus en plus
21:26d'acteurs
21:27ça on sait que c'est très négatif
21:28pour un secteur
21:29quand vous avez de nouveaux entrants
21:30au-delà de 4-5
21:31là sur le secteur des télécoms
21:33on a eu de la consolidation
21:34on est plutôt à 2-3 acteurs
21:35assez peu de capex
21:37c'est assez normalisé
21:38de ce point de vue là
21:38donc c'est typiquement
21:39des segments
21:40qui devraient plutôt
21:41bien se débrouiller
21:41dans ces segments incertains
21:43sachant qu'on n'en parle pas beaucoup
21:44c'est dans l'angle mort
21:45mais Orange cette année
21:46a cartonné
21:47dans ce secteur des télécoms
21:48exactement
21:48et ça devrait se poursuivre
21:49parce que les valorisations
21:50restent tout à fait correctes
21:52il y a des dividendes
21:52assez importants
21:53qui sont payés
21:54et puis alors l'autre segment
21:55c'est les émergents
21:56parce que l'année prochaine
21:57on aura une croissance
21:59intéressante
22:00sur ces marchés
22:00on va bénéficier
22:02de la baisse du dollar
22:03on va bénéficier
22:04de la baisse des taux d'intérêt
22:05les baisses de taux d'intérêt
22:06se poursuivent
22:07sur une majorité
22:08de ces pays
22:09et on a un potentiel
22:11réveil
22:12de la croissance chinoise
22:13et en même temps
22:14on mentionnait l'Inde
22:15et d'autres pays
22:16qui connaissent
22:16en fait
22:17un beau rebond économique
22:18donc émergents
22:19et télécom
22:20tout à fait
22:21c'est un mélange
22:21banque
22:22on continue ou pas ?
22:24elle reste accessible
22:26elle semble plutôt
22:27bien naviguer
22:27dans les méandres
22:28des politiques monétaires
22:29actuelles
22:30et tant que les publications
22:31sont correctes
22:32et qu'on n'a pas trop
22:33de hausse de défaut
22:34de crédit
22:34il faudra surveiller
22:36un peu ce qui se passe
22:37au niveau du private credit
22:38parce que c'est de là
22:38que vont venir les faiblesses
22:40alors ça atteindra pas
22:41les banques directement
22:42tout de suite
22:42mais bon
22:43le marché déduira
22:44qu'il reste
22:45qu'il y a des effets
22:46de transmission
22:46donc pour l'instant
22:48le secteur reste
22:48plutôt intéressant
22:50défense
22:50s'il y avait un cessez-le-feu
22:52entre l'Ukraine et la Russie
22:53c'est l'occasion
22:54d'acheter le secteur
22:55s'il y a une baisse
22:55il faut acheter le secteur
22:57les budgets sont en place
22:58les états vont continuer
22:59d'investir
23:00l'histoire est à rallonge
23:02Ukraine ou pas Ukraine
23:03tout est en train
23:05de se déployer
23:06et la consommation
23:06on y va ou pas ?
23:07aux Etats-Unis
23:08peut-être avec l'échec
23:08de Scott Besant
23:09on risque d'avoir
23:11des surprises
23:11un peu négatives
23:12on va voir un quatrième trimestre
23:13qui risque d'être
23:14un petit peu challenging
23:15donc à court terme
23:16un peu plus prudent
23:17les valorisations
23:18ne sont pas spécialement
23:19attractives
23:20et comme on le dit
23:21il y a tout un tas
23:22d'autres secteurs
23:22qui sont intéressants
23:23secteur automobile
23:24maintenant Bruxelles
23:24fait marche arrière
23:25sur le tout électrique
23:26Bruxelles a annoncé hier
23:27finalement à partir de 2035
23:28on pourra continuer
23:29de vendre l'équilibre
23:30des thermiques
23:30de façon restreinte
23:31mais quand même
23:32ce sera possible
23:33c'est quand même
23:33une sacrée volte-face
23:34est-ce que ça permettra
23:35ce secteur automobile
23:36de renaître ?
23:38le secteur a déjà rebondi
23:40ça ne va pas empêcher
23:41la Chine de continuer
23:42à faire le forcing
23:43donc non
23:44on n'est pas très positif
23:45sur le secteur
23:46et on voit une fuite
23:47des cerveaux de l'automobile
23:48vers notamment
23:49le secteur de la défense
23:50il y a vraiment
23:50un attrait pour
23:52les prochaines années
23:54sur ce secteur de la défense
23:55il y a des tas de thématiques
23:56qui sont très similaires
23:57la mobilité
23:58les éléments de conduite
24:00automatique
24:00d'appréhension de l'espace
24:01et donc on a
24:02on risque d'avoir
24:04un appauvrissement
24:05au niveau européen
24:05vous voyez
24:07vous constatez
24:08vous observez
24:09vous confirmez
24:09une fuite des cerveaux
24:11de l'automobile
24:11vers la défense
24:12et vers le luxe
24:13on n'oublie pas
24:13Kering au passage
24:14mais oui
24:15Thibault
24:17comment vous regardez
24:18l'avenir de l'automobile
24:19on pensait
24:20l'Europe se pensait
24:21comme la puissance
24:22normative mondiale
24:23à travers sa réglementation
24:24ESG
24:24devenant le nouveau
24:25benchmark
24:25pour les investisseurs mondiaux
24:27voilà
24:28le nouveau code à suivre
24:29quoi en quelque sorte
24:30et puis finalement
24:31l'Europe fait marche arrière
24:32sur ses propres mesures
24:33oui mais après
24:34je pense que
24:34la flexibilité
24:35ou se rendre compte
24:36que le timing
24:37ne fonctionne pas
24:37c'est jamais une faiblesse
24:38c'est à dire qu'il faut
24:39toujours être capable
24:39de donner des règles
24:40puis après les adapter
24:41en fonction de la convergence
24:42qui est faite
24:43qui est quand même réelle
24:43mais il faut aussi se rendre compte
24:45qu'il y a besoin d'infrastructures
24:46qu'il y a des logiques
24:47d'électrification
24:47qui sont nécessaires
24:49dans les installations
24:50donc qu'il faut avoir
24:51l'énergie qui va avec
24:52donc la réalité
24:54c'est que
24:54moi je pense qu'il n'y a pas
24:56de drame
24:56à vouloir planifier
24:57et qu'il n'y a pas de drame
24:58à revenir dessus
24:58quand on change d'avis
25:00la manière que certains pays
25:01qui ont voulu sortir du nucléaire
25:02et qui se disent
25:03peut-être que c'était une connerie
25:03il vaut mieux
25:04c'est un truc qu'on apprend aux échecs
25:06c'est quand vous partez
25:07sur un mauvais plan
25:07parfois on a envie
25:08d'aller jusqu'au bout
25:09en se disant
25:09puisque je suis dedans
25:10j'y vais
25:10et parfois être capable
25:12de dire
25:12non mais là en fait
25:12ça n'allait pas
25:13et je reviens en arrière
25:14en prenant une perte
25:15de visibilité
25:16de stratégie
25:17ou de crédibilité
25:17c'est souvent
25:18plutôt une preuve de sagesse
25:19qu'autre chose
25:20je voudrais revenir
25:20sur ce que vous disiez
25:21aux Etats-Unis
25:21par contre
25:22où là je suis beaucoup
25:22préoccupé
25:24voire inquiet
25:25il y a un effet économique
25:26on va faire un peu
25:27de hard macro
25:28qui s'appelle
25:28l'effet d'éviction ricardien
25:30de l'économiste Ricardo
25:32économiste fort connu
25:33qui disait un truc très simple
25:34qui est tout à fait
25:35à l'oeuvre aujourd'hui
25:36en France
25:36et qui sera à mon avis
25:37à l'oeuvre aux Etats-Unis
25:37qui disait en fait
25:39que quand vous donnez
25:39de l'argent aux gens
25:40par un effet de relance
25:41keynésienne classique
25:42et bien en fait
25:43si vous le faites
25:43dans une phase
25:44où l'État
25:45est trop endetté
25:46les gens vont se dire
25:47de toute façon
25:47on va venir me reprendre
25:48le fric derrière
25:48donc je le mets de côté
25:49et donc je ne le dépense pas
25:50ce qui fait que les cas
25:51dépensent de l'argent
25:52perdent des matchs
25:54de manœuvre budgétaire
25:55à parfois un coût
25:56de la dette qui augmente
25:56pour donner de l'argent
25:57à des gens
25:58qui ne vont pas le dépenser
25:59et on viendra
25:59le rechercher plus tard
26:00sans aucun gain
26:01et on est un peu
26:02là-dedans en France
26:03c'est-à-dire qu'on voit
26:03que nos déficits excessifs
26:05ne créent pas
26:06une surcroissance en France
26:07par rapport aux autres pays
26:08donc on est exactement
26:09dans cette logique
26:09que la relance keynésienne
26:10doit être un effet
26:11de relance ponctuel
26:12et pas une stratégie
26:13de long terme
26:13et on arrive exactement
26:14à la même chose
26:15aux Etats-Unis
26:15avec cette idée
26:16de faire des chèques
26:17qui ne vont créer
26:18aucune activité
26:19et donc je suis assez
26:19circonspect sur la politique
26:20économique qui est menée
26:21sur des marchés
26:22un peu trop valorisés
26:23et sur des dynamiques
26:24économiques que je trouve
26:25assez préoccupantes
26:27parce qu'on est en train
26:27d'essayer d'appliquer
26:28un logiciel qui n'existe pas
26:29et donc je pense
26:30que tout ça finira
26:31sans catastrophisme
26:32de manière assez médiocre
26:34et donc je pense
26:35que c'est un marché
26:35qui a besoin de respirer
26:36et qui ne me fait pas rêver
26:37pour les mois à venir
26:38même si sur le très long terme
26:39je pense qu'il n'y a pas
26:40d'équivalent aux boîtes américaines
26:41Oui, un avenir à Madrid
26:42pour vous ?
26:44La bourse de Madrid
26:44gagne 42%
26:45depuis le 1er janvier
26:46Oui, après vous savez
26:47on est toujours
26:48dans cette logique espagnole
26:49de ce pays
26:51où on prend un exemple
26:51en Europe
26:52alors c'était souvent le Portugal
26:53les années précédentes
26:53qui marche bien
26:54puis on le regarde
26:55puis quand ça ne marche plus
26:55on regarde un autre
26:56je veux dire
26:57l'économie espagnole
26:57est une économie
26:58qui est peu opérante
26:59sur les deux dernières décennies
27:00avec une bourse
27:01qui est tout aussi peu opérante
27:03et donc le fait
27:03que dans des phases de rebond
27:04ça aille un peu mieux
27:06ça me fait sourire
27:07il y a tout ce débat
27:07ils ont monté énormément
27:08le salaire minimum en Espagne
27:10c'est génial
27:10si vous regardez depuis 2015
27:12le salaire moyen
27:13médian en Espagne
27:15a moins monté que le français
27:16alors qu'ils ont eu
27:17plus d'inflation
27:17et on vous explique
27:19non mais c'est un miracle
27:19parce qu'il manque
27:20le salaire minimum
27:20qui n'est utilisé nulle part
27:21en Espagne
27:22donc je veux dire
27:22cette fascination du
27:23on va regarder un pays
27:24puis maintenant on va nous dire
27:25que c'est la Grèce
27:26qui est également dans une phase
27:27de rebond
27:27qui est mieux
27:28je trouve ça un peu idiot
27:29rappelons une chose
27:30c'est qu'un pays
27:30qui est au top
27:31c'est-à-dire dans son asymptote
27:32ne peut pas être comparé
27:33à un pays qui a eu
27:34un gros creux
27:34et qui est en train
27:35de le remonter
27:35c'est pas les mêmes dynamiques
27:37vous ne pouvez pas comparer
27:38le Japon
27:39ou les Etats-Unis
27:40ou des pays qui sont
27:40c'est pas non plus
27:42un pays émergent
27:42l'Espagne
27:43l'Espagne c'est un pays
27:44qui a beaucoup souffert
27:44avec sa crise immobilière
27:45l'année 2000
27:46qui a une dynamique
27:47très pauvre
27:48et donc sa capacité
27:49à faire encore
27:49des gains de productivité
27:50est réelle
27:51maintenant il faut se rappeler
27:53aussi qu'on est sur une année
27:54qui est une année
27:54dite value
27:55où les valeurs de croissance
27:56européenne ont souffert
27:58pendant que les valeurs
27:59dite value
28:00ont beaucoup monté
28:01et l'Espagne
28:01est quand même
28:02un pays value
28:02voire deep value
28:03et donc il y a aussi
28:04là-dedans quelque chose
28:05de très sectoriel
28:06comme on le disait
28:07un peu à l'instar
28:07de nos réflexions
28:08sur la Chine
28:08versus l'Inde
28:09voilà
28:09l'Espagne
28:10il y a un pays
28:10qui est sectoriellement
28:11assez poussé
28:12je pense qu'il ne faut pas
28:13sur-analyser ça
28:14mais quand même
28:15féliciter que ce pays
28:16qui a eu des années
28:17pas faciles
28:17se retrouve dans des situations
28:18plus favorables
28:19ce qui est mieux
28:19pour l'Europe
28:20et pour tout le monde
28:20et tous les indices
28:21d'Europe du Sud
28:22qui cartonnent
28:23littéralement cette année
28:24oui oui
28:24l'Europe du Sud
28:25Lisbonne aussi
28:26pendant que Nouveau-Nordi
28:27se fait éclater
28:27donc oui on est sur
28:28une inversion sectorielle
28:29par rapport à ce qu'il y avait avant
28:30c'est une rotation
28:31à mon sens normale
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