- il y a 2 mois
Ce mardi 23 juin, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et François Chaulet, président de Montségur Finance, se sont penchés sur la hausse du dollar qui continue et remonte au plus haut depuis un an, les Bourses asiatiques plombées par la tech, les valeurs tech qui reculent partout dans le monde, l'action de SpaceX qui poursuit son repli, les marques automobiles européennes qui sont sous pression, les secteurs à suivre en Bourse au S2, ainsi que le coût économique du Brexit pour le Royaume-Uni, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Ce soir, nos experts du club qui viennent de nous rejoindre,
00:06François Chollet, le président de Montségur Finance.
00:08Bonsoir François.
00:08Bonsoir Guillaume.
00:09Et François Moignan, fil rouge, directeur de la rédaction d'Investir.
00:11Rebonsoir François.
00:12Rebonsoir.
00:13François et François sont là.
00:14Deux invités brillants.
00:15Alors brillants d'autant plus, vous êtes arrivé en moto, c'est ça ?
00:18Oui, la température est confortable.
00:21Oui, c'est ça.
00:22Vous êtes arrivé en me disant, je viens de me changer, c'est pas possible.
00:25En moto dans Paris, il faisait 42, c'est ça, avec la réverbération et tout.
00:29Eh bien, bravo d'être là, bravo d'être arrivé.
00:31On est content de vous parler.
00:31Par plaisir, toujours.
00:32Vous êtes déjà brillant, vous voyez, mais avant même de parler.
00:34Sans maquillage.
00:35Oui, sans maquillage.
00:37Bon, l'euro face au dollar, c'est intéressant là, ce qui se passe sur les devises.
00:40On va parler de la tech, bien sûr, ensemble dans un instant,
00:42qui trinque encore une baisse du Nasdaq.
00:44Mais d'abord, mine de rien, discrètement, le dollar remonte au point que l'euro,
00:48aujourd'hui, passe sous la barre d'un dollar 14.
00:50C'est quand même un phénomène du moment, parce qu'on se disait,
00:522026 sera une année de poursuite de l'affaiblissement du dollar,
00:55et puis depuis un mois, on voit l'inverse.
00:56L'euro vaut moins d'un dollar 14.
00:58Comment vous regardez ça ?
00:58C'est peut-être un peu plus récent que ça,
01:00puisque ça me paraît être le point de bascule de la première réunion
01:04du nouveau gouverneur de la Banque Centrale Américaine,
01:07Kevin Walsh, qui a effectivement fait bouger les lignes
01:11du côté des anticipations des marchés.
01:14Les marchés, souvenez-vous, il y a quelques mois,
01:17anticipés grâce à un nouveau président de la Banque Centrale,
01:19plus accommodant des baisses de taux pour accompagner la croissance
01:24et le gouvernement de Donald Trump, et sa volonté surtout.
01:29Et en l'espace d'une réunion, on a basculé de deux baisses de taux
01:34attendues ou espérées au titre de 2026,
01:37à deux hausses de taux redoutées côté américain.
01:41Et donc c'est un changement assez significatif des anticipations,
01:45et ce changement de pied qui n'est pas de la forward guidance,
01:50c'est-à-dire qui n'est pas clairement énoncé par le gouverneur,
01:55mais qui est clairement sous-jacent dans son discours,
01:57est un changement de pied qui vient évidemment renforcer le dollar,
02:02puisque les investisseurs considèrent qu'il y aura une meilleure rémunération
02:06d'ici la fin de l'année sur le dollar,
02:08qu'on aurait pu espérer avec les baisses de taux initiales.
02:11Donc c'est vraiment un changement de pied,
02:13et je pense même que c'est sur ce changement de pied
02:15qu'on a le changement de marché qui s'est passé depuis 48 heures
02:20avec la consolidation d'un certain nombre de valeurs,
02:23notamment technologiques, dont les multiples étaient extrêmement élevés,
02:27tout simplement pour prendre en compte un vrai changement monétaire
02:30qui est de nature, en tout cas, à montrer la limite
02:35qu'il peut y avoir parfois à survaloriser tout simplement
02:38des multiples et des performances.
02:39Et donc tout vient pour vous, alors on est à six jours maintenant,
02:42six jours après la conférence de presse et la décision de la Fed,
02:45la conférence de presse de Kevin Warch,
02:46on est en train de voir comment les choses s'infusent dans le marché,
02:49et donc le marché qui anticipe ces hausses de taux,
02:51ça fait baisser les valeurs de croissance et monter le dollar.
02:53Si je dois résumer les deux points qui me paraissent importants
02:56à regarder pour les investisseurs dans cette période estivale,
03:01c'est commencer par regarder l'élément clé de l'économie,
03:05c'est la réelle libération du détroit d'Hormuz,
03:07c'est-à-dire on a fait un premier pas de détente
03:10qui ramène le pétrole à 73 dollars,
03:13effectivement, en 2020, tout le monde respire,
03:15mais la vraie question maintenant,
03:17c'est l'ouverture totale du détroit d'Hormuz
03:19pour que les échanges commerciaux reprennent
03:21et qu'il n'y ait pas de goulet d'étranglement inflationniste
03:24de cette partie-là.
03:25La deuxième chose, c'est cette partie, effectivement,
03:28des anticipations de politique monétaire
03:30de part et d'autre de l'Atlantique,
03:31et là, de ce point de vue, c'est un changement
03:34qui est assez, une bascule en tout cas assez importante.
03:37Effectivement, c'est un nouveau régime là sur le dollar
03:39quand on voit la vitesse à laquelle le dollar
03:41est en train de remonter.
03:41Je suis investisseur, par exemple,
03:43je me mets dans la peau d'investisseur,
03:44je me dis, autant continuer d'investir à Wall Street
03:46parce que non seulement ça cartonne avec la tech,
03:48mais alors en plus, la valeur de mon portefeuille,
03:50vu que le dollar remonte,
03:51est en train de me permettre de doubler la mise.
03:55J'exagère un peu en disant doubler la mise,
03:57mais voilà, ça me permet de renforcer encore
03:58mes performances cette hausse du dollar.
03:59Est-ce que ça va encourager les gens à investir ?
04:01Est-ce que ça doit les encourager à investir davantage
04:03à Wall Street cette hausse du dollar ?
04:04Est-ce qu'elle est amenée à durer d'ailleurs pour vous, François ?
04:06Je dirais non, parce que si vous êtes dans une perspective
04:09de forte hausse des taux US,
04:11ça risque de peser sur les performances boursières
04:13des valeurs tech,
04:14et quand vous achetez américains,
04:15vous achetez surtout de la tech.
04:17Donc, ce n'est pas forcément se dire
04:19je vais gagner sur le dollar,
04:20mais si vous allez perdre après sur la monnaie locale
04:23en performance, voire en moins de value,
04:25ce n'est pas forcément le bon pari.
04:26Après, il n'est pas certain encore
04:28qu'il augmente ses taux.
04:29Là, on a eu un changement de discours,
04:31donc évidemment, ça ne plaît pas à Trump,
04:33mais on voit qu'habilement, il a gagné du temps.
04:36Parce que s'il y a une hausse des taux,
04:38elle n'interviendrait pas avant septembre.
04:40D'ici septembre, c'est une éternité
04:42dans le monde monétaire.
04:44Encore plus sur les devises.
04:45Donc, d'ici septembre,
04:46si les cours du pétrole retombent à 60,
04:51il va probablement changer son discours en juillet, etc.
04:54Donc, ce n'est pas encore ancré.
04:56Je trouve qu'il, de façon habile,
04:58il a laissé la possibilité de montrer
05:00qu'il était quelqu'un de pragmatique.
05:02Là, il a réussi son premier rendez-vous,
05:04qui est de dire, je ne suis pas l'homme de Trump,
05:06donc s'il faut augmenter les taux,
05:08en gros, je les augmenterai.
05:09Même si vous pensez que j'ai été nommé
05:11pour lui faire plaisir et baisser les taux.
05:14Mais il n'a pas laissé entendre
05:16qu'il allait appuyer sur le bouton
05:18une fois, deux fois.
05:20Donc, ce n'est pas encore garanti.
05:21Et surtout, je trouve qu'il a gagné du temps.
05:23Après, ça va dépendre.
05:24Est-ce que le Détroit, il est vraiment ouvert ?
05:27Ça fonctionne.
05:28Mais jusqu'à septembre,
05:30on a eu 39 annonces d'accords de paix de Trump
05:34depuis le début du conflit.
05:35Vous voyez ?
05:36Donc, il peut se passer énormément de choses.
05:39Donc, la hausse de taux, elle n'est pas garantie,
05:40mais il a montré qu'il serait indépendant.
05:42Et ça, bien sûr,
05:44quand on est patron de la Fed
05:46et qu'on montre qu'on est indépendant,
05:47ça valorise le dollar,
05:48parce qu'à un moment donné, on se dit
05:49est-ce que le dollar, ça ne va pas être une monnaie manipulée
05:52comme on peut le voir dans certains pays ?
05:54Il a recrédibilisé le dollar.
05:55Il a donné de la crédibilité.
05:56Il a réancré le dollar.
05:57Mais pour moi, il n'a pas encore acté en disant
05:59c'est sûr, il y aura des hausses de taux,
06:02une, deux, voire peut-être plusieurs,
06:04puisqu'il nous donne rendez-vous finalement en septembre.
06:07Bon, dollar qui remonte,
06:08donc l'euro vaut un dollar 13,77 en ce moment.
06:11Alors, on verra s'il y a des hausses de taux ou pas.
06:12Ça peut participer, le doute,
06:14à faire baisser les valeurs de croissance,
06:15dont les valeurs tech.
06:16Ce matin, en Asie, ça a été quand même spectaculaire.
06:18Le COSPI a perdu 10%.
06:19Sur les marchés asiatiques, au global,
06:21800 milliards de dollars sont partis en fumée tout à l'heure.
06:24Et on voit juste, François,
06:25que ça se propage aussi en Europe.
06:27STMicroelectronics perd 8%.
06:28Lanterne rouge, à quoi ?
06:29À 20 minutes de la clôture.
06:30Et Soitec perd 7% ce soir.
06:32Alors, pour revenir sur le COSPI,
06:33la baisse de 10% représente
06:36à peine quelques jours de cotation,
06:38puisque n'oubliez pas que le COSPI,
06:40c'est adjugé 104% de hausse
06:41depuis le début de l'année.
06:42Autant dire un parcours assez extraordinaire.
06:44Et de la même façon,
06:46l'ensemble des valeurs du secteur
06:47des fabricants de semi-conducteurs,
06:50notamment des fabricants de puces et de mémoire,
06:52a été dans une performance redoutable
06:54ces dernières semaines.
06:55Donc, on a une consolidation à ce stade
06:58qui est à la dimension
06:59des performances récentes
07:01de cette catégorie de boursière
07:03que nous avons depuis maintenant quelques semaines.
07:06Donc, franchement, pour l'instant,
07:07il n'y a pas de raison majeure
07:08d'imaginer que ce soit autre chose
07:10qu'une consolidation.
07:10Oui, mais le problème,
07:11c'est que cette baisse du COSPI de 10%,
07:13on est d'accord, c'est rien
07:14par rapport à l'ampleur de la hausse
07:15depuis le début de l'année,
07:15mais elle tient sur une ou deux valeurs.
07:17C'est ça qui est peut-être gênant
07:18et qui est peut-être un mauvais signe
07:19pour Wall Street,
07:19c'est l'effet de la concentration.
07:20Il ne suffit qu'une thématique
07:21ou deux, trois valeurs baissent
07:22pour qu'un indice perde 10% maintenant.
07:24Oui, mais il les a gagnés aussi en séance.
07:26Donc, ce que je veux dire,
07:28c'est que c'est à proportion
07:28de la volatilité de cet indice
07:31que se fait cette consolidation,
07:33tout simplement.
07:34Oui, oui.
07:35Un signe de la concentration quand même.
07:36Enfin voilà, il suffit de peu
07:38pour qu'aujourd'hui un indice
07:40plonge fortement.
07:41Bien sûr, le COSPI,
07:41c'est un des indices
07:42les plus volatiles du monde,
07:43mais est-ce qu'on peut imaginer
07:44que ce qui est arrivé ce matin à Séoul
07:46puisse arriver aussi à Wall Street
07:47compte tenu d'une grande concentration
07:48aussi sur la tech ?
07:49Là, moi aussi, je suis d'accord
07:51avec François, deuxième François.
07:54On est plus dans une respiration
07:56que dans une phase vraiment de stress
07:58après un parcours assez exceptionnel.
08:00Là, ce qui est drôle dans cette histoire,
08:02c'est que finalement,
08:04c'est venu d'Alphabet,
08:06la maison mère de Google,
08:07où on a découvert
08:08qu'il y avait un premier chercheur
08:10qui était parti,
08:11puis un deuxième.
08:12Ils sont partis chez Anthropik
08:13et OpenAI.
08:14Et finalement, on se dit
08:15l'IA va remplacer l'homme.
08:16Et lorsque vous avez deux ingénieurs
08:18qui partent dans un groupe
08:19qui en compte des milliers
08:20et des milliers,
08:22finalement, l'édifice s'écroule.
08:24Donc la bonne nouvelle,
08:25c'est que les ingénieurs
08:26ont encore un avenir
08:27et notamment les ingénieurs
08:28qui travaillent dans l'IA.
08:29Et surtout, c'est plus un prétexte.
08:30On cherche un prétexte
08:31pour prendre quelques bénéfices.
08:32C'est venu d'Alphabet,
08:33ça s'est propagé en Asie.
08:36Ça rejaillit, là, cette fois-ci,
08:38sur l'ensemble du secteur
08:39des semi-conducteurs
08:40qui pèsent très très lourd
08:41dans les indices désormais,
08:42avec des acteurs nombreux
08:44qui pèsent Nvidia en tête.
08:46Mais derrière, il y a Micron,
08:47Samsung, Skynyx, Broadcom, etc.
08:51Verdict, probablement mercredi soir.
08:53Mercredi soir, on va avoir
08:54Micron Technology qui va publier.
08:56Si Micron Technology,
08:58qui est un des acteurs majeurs
08:59dans la fabrication,
09:00conception de puces, mémoire,
09:03dépassent ses attentes,
09:04eh bien, on va remettre,
09:06comme on dit,
09:06une pièce dans la machine
09:07et la belle histoire
09:09va continuer de s'écrire.
09:10Si l'idée soit véritablement,
09:12là, il va falloir réfléchir
09:14sur les niveaux de valorisation.
09:16Pour faire un lien
09:17avec notre sénation de Tau,
09:19ce à quoi on assiste
09:21du point de vue
09:23des investissements
09:24dans l'IA
09:25et dans les logiciels
09:26et dans la tech,
09:27globalement, il faut bien avoir en tête
09:29que ça contribue aujourd'hui
09:30très significativement
09:31à l'inflation américaine.
09:33On retrouve dans les chiffres
09:35de l'inflation américaine
09:36une énorme contribution
09:38de la part de, justement,
09:40tous ces composants informatiques
09:42qui rentrent dans le prix d'achat
09:44des machines,
09:45des téléphones,
09:46des ordinateurs
09:46que les gens achètent
09:48de plus en plus
09:48pour internaliser de l'IA.
09:50Et donc, on voit bien
09:51que la Banque Centrale Américaine
09:53non seulement on n'a pas réussi
09:55à revenir à un taux d'inflation
09:57cible à 2%,
09:58on est au-dessus de 3%
09:59depuis plus de 5 ans
10:00et donc on n'a pas réussi
10:01à juguler ça.
10:03On attend de voir
10:04pour les boucles
10:05inflation-salaire,
10:06pour l'instant,
10:07ce n'est pas le cas
10:07et je pense que les hausses
10:08de taux, si elles arrivent,
10:09seront faites pour juguler,
10:10en tout cas en Europe,
10:11c'est ce qu'on a vécu,
10:12mais je pense que si c'est
10:13le cas aux Etats-Unis,
10:14ce sera pour empêcher également
10:15qu'il y ait des hausses
10:16de salaire inflationnistes.
10:19Mais en revanche,
10:20on a un vrai sujet,
10:21c'est que la multiplication
10:24par deux ou trois
10:25du coup de la mémoire,
10:27la phénomène de rareté
10:28que nous avons
10:29dans les data centers
10:30et toute la demande
10:31et ces investissements
10:32qui arrivent de manière colossale
10:34à l'échelle macroéconomique
10:35sont très inflationnistes.
10:37Et donc,
10:38c'est à la fois la croissance
10:39et l'inflation.
10:40C'est de la croissance économique
10:42et de l'investissement
10:43et de l'inflation
10:44parce que la rareté
10:45fait les prix
10:45et les prix montent
10:46de manière très conséquente
10:47et comme c'est l'essentiel
10:49des investissements du moment,
10:50on a une composante
10:52inflationniste
10:52qui est tout à fait redoutable.
10:53Mais alors figurez-vous
10:54ce que vous êtes en train de dire,
10:55vaut aussi pour les agences matrimoniales
10:56en Corée du Sud.
10:57C'est un article Reuters
10:58qui nous apprend
10:59qu'en Corée du Sud,
11:00un emploi
11:01ou un conjoint
11:01chez Samsung
11:02ou SKNX
11:03c'est très très recherché.
11:05Oui, oui.
11:05Selon les agences
11:06de rencontre sud-coréenne,
11:07les salariés
11:08de ces entreprises,
11:08donc Samsung Electronics,
11:10SKNX,
11:10les salariés
11:11de ces entreprises
11:12sont désormais classés
11:13au même rang
11:13que les médecins,
11:14les avocats
11:14ou d'autres professions
11:15traditionnellement considérées
11:16comme l'élite.
11:17Les primes massives
11:18liées au boom de l'IA
11:19créent un effet
11:21important
11:21et une nouvelle classe
11:22d'employés aisées
11:23qui attire énormément
11:24dans les agences
11:25matrimoniales sud-coréennes.
11:26De mémoire,
11:26c'était 250 000 dollars
11:28les primes par salarié
11:29chez Samsung
11:31négociées par les syndicats
11:32récemment
11:32et donc effectivement
11:34ça peut attirer
11:35sur des profils
11:37de rencontres en ligne
11:38mais ça montre bien
11:40qu'on a une phase
11:42où il y a un engouement
11:43absolument massif
11:44et on a des effets de bord.
11:46Ça peut être
11:47sur les sites de rencontres,
11:48ça peut être
11:48sur d'autres aspects.
11:50On l'a vu,
11:51vous parliez
11:51des ressources humaines,
11:52les ressources humaines
11:53dans l'IA,
11:53on a vu des embauches,
11:55je crois que le chiffre
11:56était à 1 milliard
11:56donc en stock option,
11:59salaire et autres
12:00primes garanties
12:01donc on voit bien
12:02qu'on est dans
12:03un autre monde.
12:04Ça a peut-être relancé
12:04la natalité,
12:05François.
12:06C'est pas nouveau,
12:07il y a quelques trimestres
12:08c'était les détenteurs
12:08de crypto,
12:09du bitcoin
12:10donc on voit
12:11que la roue tourne.
12:14Pour les investisseurs
12:15à l'action européenne
12:15effectivement,
12:16on a peut-être notre chance
12:16de rester actifs.
12:20Depuis le début de l'année,
12:21c'est quoi la plus forte hausse
12:21du CAC 40 ?
12:22Ça doit être
12:22SC Microelectronics.
12:24Vous pouvez témoigner d'ailleurs
12:26si vous nous écoutez,
12:27vous nous regardez
12:27employés, salariés
12:28d'SC Microelectronics,
12:29est-ce que vous voyez
12:29que sur les réseaux sociaux
12:30ça marche
12:30et que ça attire du monde
12:31le fait que vous soyez
12:32chez STM ?
12:33C'est quand même
12:34la plus forte hausse
12:34du CAC depuis le début de l'année,
12:35c'est pas rien.
12:36Malgré la correction.
12:38Effectivement.
12:38Le CAC 40 donc à moins 0,3
12:40cet après-midi,
12:41notre indice phare.
12:42Quand même,
12:42un dernier mot
12:43pour parler de la tech
12:44de SpaceX aussi
12:45qui tout à l'heure,
12:46SpaceX,
12:47c'est Antoine qui nous faisait
12:47remarquer l'ouverture
12:48de Wall Street
12:48est passé sous son premier
12:50cours de cotation.
12:51Alors il y a eu le prix
12:51d'introduction à 135 dollars
12:52et le premier cours
12:53c'était à peu près 150.
12:54SpaceX est passé
12:55sous les 150 tout à l'heure.
12:56Retour au pas de tir,
12:57a tweeté tout à l'heure
12:58Laurent Martin
12:58qui nous accompagne souvent
12:59dans cette émission.
13:00Retour au pas de tir.
13:00C'est la quatrième baisse
13:02d'affilée là pour SpaceX.
13:03François Cholet,
13:04parce que vous appelez
13:04tous les deux François,
13:05alors il faut que je vous distingue
13:06quand même.
13:06François Cholet,
13:06comment vous regardez
13:07cette aventure SpaceX ?
13:08On ne vous a pas encore
13:08entendu là-dessus.
13:09Alors c'est une aventure
13:10qui est un vrai succès.
13:12D'abord pilotée
13:13par des banques
13:15introductrices
13:16qui étaient évidemment
13:18très intéressées
13:19à la réussite
13:19du projet d'introduction
13:20de ce titre
13:21et de cette augmentation
13:22de capital.
13:23N'oubliez pas
13:23que c'est une levée
13:24de capital pour SpaceX
13:25qui a été faite
13:27par Elon Musk.
13:28Deuxièmement,
13:29pourquoi il faut que ça marche ?
13:30Parce qu'il y a
13:31beaucoup de choses
13:31à placer sur le marché
13:32aujourd'hui
13:33pour ces banquiers d'affaires
13:34et il y a effectivement
13:35ces titres SpaceX
13:36mais on a aussi
13:37les grands joueurs
13:39qui aujourd'hui
13:40investissent énormément
13:41qui se sont endettés
13:42et puis maintenant
13:43qui commencent à émettre
13:44du capital
13:46pour lever de l'argent
13:47et continuer
13:47à accélérer les investissements.
13:49C'est le cas d'Alphabet,
13:50c'est le cas de Meta.
13:51Donc on a ces éléments-là.
13:52On a les introductions à venir.
13:53N'oubliez pas
13:54Anthropik et Open AI.
13:55Beaucoup de nouvelles actions
13:56sont créées.
13:56Et donc il y avait
13:58nécessité de faire
13:59cette introduction
14:00et de la réussir
14:01pour que les particuliers
14:02puissent trouver le goût
14:03de revenir acheter
14:04à l'introduction des titres
14:06avec des flambées initiales
14:08et des gains rapides.
14:09Ça a été parfaitement
14:10le cahier des charges défini
14:11pour l'APU.
14:12Mais on repère 25%
14:13qu'il est plus haut.
14:14Mais effectivement,
14:15on a évidemment
14:16des multiples de valorisation
14:17qui ne sont pas raisonnables.
14:19Et donc,
14:19vous payez une entreprise,
14:21alors la valorisation,
14:23on va la laisser de côté,
14:23mais n'oubliez pas
14:24que c'est une entreprise
14:25qui fait 18 milliards
14:26de chiffre d'affaires
14:27et qui perd 5 milliards
14:28par trimestre.
14:29Et vous la payez au même prix
14:30que Microsoft
14:31qui fait plus de 340 milliards
14:32de chiffre d'affaires
14:33avec des marges
14:34à plus de 200 milliards.
14:35Donc,
14:36on est dans un autre univers.
14:37On a acheté
14:38non plus la Lune,
14:39mais Mars.
14:40C'est normal
14:41à un moment donné
14:41qu'il y ait un retour de papier.
14:43Maintenant,
14:43ne vous trompez pas,
14:45ça ne veut pas dire
14:46que c'est la fin de l'histoire
14:47pour SpaceX.
14:48SpaceX va trouver
14:49un équilibre.
14:51la valeur fondamentale
14:52pour des valeurs
14:53liées à Elon Musk,
14:54c'est assez difficile à donner
14:55parce que c'est quelque chose
14:57qui n'est pas rationnel
14:58que ce soit pour Tesla,
14:59que ce soit pour SpaceX aujourd'hui.
15:01Donc,
15:01ce sera difficile.
15:03Mais objectivement,
15:03la valeur
15:05d'analyste financier
15:06sur SpaceX,
15:07c'était plutôt la moitié
15:08du cours d'introduction
15:09que le cours d'introduction.
15:10Et donc,
15:11si on veut patienter un peu,
15:13objectivement,
15:14on peut encore imaginer
15:15que le titre consolide un petit peu.
15:16Mais si vous êtes
15:17un investisseur
15:18à 5-10 ans,
15:18ce n'est pas des niveaux stupides
15:20à regarder.
15:21Oui, oui.
15:22François,
15:22pas des niveaux stupides
15:23à regarder.
15:23Il a relâché 25%
15:25ce titre depuis les plus hauts.
15:26Est-ce que ça peut même être
15:27un début d'opportunité d'achat
15:28où on attend ?
15:29Oui,
15:29sous 150,
15:30ça peut redevenir intéressant,
15:32effectivement.
15:32Là,
15:33ce qu'il faut voir,
15:33c'est que dans quelques jours,
15:34il va rentrer dans les indices
15:36et donc dans les ETF.
15:37Et donc,
15:38on aura probablement
15:38un prix d'équilibre
15:40parce que ça va créer
15:41un flux acheteur mécanique.
15:43Ça ne reposera pas du tout
15:44sur la valorisation
15:45de l'entreprise,
15:46sur les projets,
15:46etc.
15:47Ce sera une opération technique.
15:48mais ces opérations techniques
15:50génèrent des flux monstrueux
15:52sur un petit flottant.
15:53Donc,
15:54il peut y avoir encore
15:55un beau rallye
15:57à très court terme
15:57avant que le titre se stabilise
15:59et devienne un peu plus mature.
16:00Mais là,
16:01c'est vraiment les premiers pas.
16:02Comme un bébé
16:02qui commence à marcher,
16:05il y a des chutes.
16:06Donc après,
16:07ça devrait mieux se comporter.
16:09Même si,
16:10avec Elon Musk,
16:10il faut s'habituer
16:11à la volatilité
16:12parce que c'est quelqu'un
16:13qui est non seulement voluible,
16:14mais il est un petit peu cyclique.
16:16Et donc,
16:17il peut y avoir
16:18des sorties.
16:19Et il ment beaucoup.
16:20En tout cas,
16:20il dit beaucoup de choses
16:21qu'il ne réalise pas
16:22au marché
16:22et aux investisseurs.
16:23Mais,
16:24vous avez raison
16:25de le rappeler,
16:26François,
16:27le flottant est très faible.
16:29Et puis,
16:30on a transformé
16:31toutes les règles
16:31d'accès aux indices
16:33pour que le titre
16:34puisse rentrer
16:34dans les grands indices,
16:35notamment le S&P 500.
16:37Et croyez-moi,
16:37derrière,
16:38c'est des milliers
16:39de milliards
16:39de dollars d'épargne
16:40qui vont pouvoir
16:41s'investir
16:42sur le dossier.
16:43Qui n'y sont pas encore ?
16:44Qui n'y sont pas encore ?
16:44Oui,
16:45mais qui ne pourront pas y être.
16:46tout simplement
16:46parce qu'il n'y a pas
16:47l'offre de flottant
16:48pour se faire.
16:49À l'échelle
16:50de la valorisation
16:51de la capitalisation
16:52de SpaceX
16:52et de la place
16:53que le titre devrait avoir
16:55dans l'indice
16:56par le poids
16:57de sa capitalisation,
16:58on n'a absolument pas
16:59les éléments de flottant
17:00qui nous permettront
17:00d'y être.
17:01On poursuit nos échanges.
17:02On est à un quart d'heure
17:02de la clôture.
17:03On accélère
17:04dans la dernière ligne droite
17:05de cette séance.
17:06Notre CAC toujours en baisse,
17:07mais une baisse très limitée finalement,
17:09moins 0,4 cet après-midi.
17:10Alors que l'Eurostock 50
17:11souffre davantage.
17:11Il perd 1%
17:12l'Eurostock 50,
17:13ce qui sauve le CAC
17:14cet après-midi,
17:15c'est nos mal-aimés de la tech.
17:16Vous voyez ces valeurs
17:17que le marché n'arrête pas
17:18de vendre au sein de la tech.
17:19Cette fois,
17:20profite des difficultés
17:21des champions de la tech.
17:22Les champions de la tech
17:23qui souffrent aujourd'hui,
17:24c'est STM par exemple,
17:25moins 8%.
17:25Et du coup,
17:26les mal-aimés du secteur,
17:27eux, en profitent.
17:28Dassault Systèmes
17:29gagne 2,5%.
17:29Par exemple,
17:30Capzimini gagne 1,8%.
17:31On a aussi Airbus
17:32en hausse de 2,3%.
17:33Et puis les constructeurs
17:34auto-assiers à suivre.
17:35On a eu les chiffres
17:36des nouvelles immatriculations
17:37en Europe.
17:38Et les Chinois
17:39continuent de gagner
17:39des parts de marché.
17:41Stellantis recule en ce moment
17:42de plus de 6%.
17:43La baisse s'accélère.
17:44Renault, de son côté,
17:45perd 5%.
17:45On en parle avec François Meunier
17:47et François Cholet ce soir.
17:49C'est tout un symbole quand même
17:49sur les parts de marché.
17:51Les constructeurs chinois
17:52en gagnent encore au mois de mai.
17:54Et ça se traduit concrètement
17:55dans la séance du jour, François.
17:56Oui, non seulement c'est un symbole,
17:58mais on le voit.
17:59Vous parliez de Stellantis.
18:00Stellantis vend des sites aux Chinois
18:02pour qu'ils s'installent en Europe.
18:04On voit que l'appétit,
18:07en tout cas le temps
18:08de cerveau disponible d'Elon Musk,
18:10il n'est plus forcément sur Tesla.
18:12En tout cas la partie automobile de Tesla.
18:13Mais quand il s'intéresse à Tesla,
18:15c'est plutôt sur les robots.
18:17Optimus qui veut développer
18:19et commercialiser
18:20le plus rapidement possible.
18:22Donc on voit que oui,
18:23ils ont gagné la bataille
18:24de la voiture électrique.
18:26Pas chère, efficace,
18:28et qui répond en tout cas
18:29au pouvoir d'achat
18:30du plus grand nombre.
18:31et les exportations,
18:33elles ne le font que de commencer.
18:35Ça remonte à des années,
18:37à des années en avant,
18:38en arrière pardon,
18:39lorsque en Europe,
18:40on essayait de résister
18:41face à l'assaut
18:42des voitures japonaises.
18:44Donc ça, c'est du temps
18:45de calvée pour Peugeot.
18:47Donc c'est très, très ancien.
18:49Mais voilà,
18:50ce n'est pas la première fois
18:50que le marché européen
18:51se fait attaquer.
18:53Simplement là,
18:54c'est plus dangereux
18:54parce qu'il y a une disruption
18:55technologique
18:56qui arrive avec l'électrique.
18:58Dans quoi il faut investir
18:59du coup en Europe ?
19:00On a beaucoup parlé
19:01du marché américain,
19:02là, pour ceux
19:02qui choisissent l'Europe,
19:03en plus les valeurs européennes
19:04sont éligibles au PEA quand même.
19:05Il faut privilégier quoi aujourd'hui ?
19:07Dans la value,
19:09peut-être pas aller sur l'automobile,
19:10mais plutôt aller sur la banque.
19:12On a des banques
19:13qui fonctionnent plutôt bien,
19:15qui distribuent des gros dividendes,
19:17des généreux dividendes,
19:18qui sont pour le coup
19:19sous-valorisés.
19:21On est dans un contexte européen
19:22où il peut y avoir à nouveau
19:24un petit peu de la consolidation.
19:25C'est timide,
19:26mais on le voit
19:26entre les Italiens et les Allemands.
19:28On voit aussi que maintenant,
19:30on a pris conscience
19:31qu'il fallait peut-être arrêter
19:32de rajouter des contraintes réglementaires
19:34aux contraintes réglementaires,
19:35puisque de l'autre côté de l'Atlantique,
19:37aux États-Unis,
19:37on dérégule massivement.
19:39Donc là, on voit
19:40que les taux se desserrent
19:41pour que les entreprises,
19:43les banques,
19:44puissent davantage
19:45développer leur activité.
19:47Donc ça,
19:47on est vraiment,
19:48je pense,
19:49c'est une opportunité
19:49en tout cas d'avoir
19:50de la value.
19:51On peut avoir de la croissance,
19:52on parle beaucoup de tech,
19:53mais dans un portefeuille,
19:54c'est quand même bien équilibré
19:55ce qu'on appelle
19:56les ratios cours sur bénéfice,
19:57PER.
19:58Quand vous achetez des entreprises
19:59ou ASML,
20:00vous en parliez tout à l'heure,
20:01c'est des PER de 40,
20:0250 fois.
20:03Une banque,
20:03ça se paye 8 à 9 fois,
20:05voire 10 fois maximum.
20:06Donc ça permet
20:08vraiment de marcher
20:08sur deux jambes.
20:09Donc secteur bancaire prioritaire
20:10pour ceux qui veulent diversifier
20:11un petit peu.
20:12Pour jouer l'Europe, oui.
20:13Et pour vous, François,
20:14quel secteur ?
20:15Alors si c'est la question
20:16qui concerne le secteur automobile,
20:17j'avoue qu'on est à l'écart
20:18du secteur depuis maintenant
20:19bien longtemps.
20:21Je pensais qu'il y aurait
20:23nécessité d'attendre
20:24une reprise des volumes
20:25de vente
20:25des constructeurs européens
20:27pour se réintéresser
20:28au secteur.
20:29Je pense qu'on n'a aujourd'hui
20:32pas la preuve
20:32de cette reprise,
20:33clairement.
20:34Et donc,
20:35le sursaut du côté
20:37des marchés
20:37viendra plutôt
20:38de la stratégie.
20:39Et je pense que Stellantis
20:41qui aujourd'hui propose
20:43dans un partenariat
20:44avec des Chinois
20:45d'ouvrir des usines
20:47et des capacités
20:47de production en Europe
20:49à des partenaires chinois
20:50pour employer
20:52les surfaces industrielles
20:54du groupe,
20:54c'est plutôt dans le bon sens
20:57parce qu'en fait,
20:58le rattrapage technologique,
21:00il est quasiment
21:01à ce stade impossible
21:02à faire.
21:03Donc on a besoin,
21:04comme on a eu besoin,
21:05les Chinois ont eu besoin
21:06des transferts technologiques
21:07à une époque
21:08pour parvenir à faire
21:09des avions
21:10ou que sais-je,
21:11en copiant un peu
21:12ce que faisaient
21:13les ingénieurs occidentaux.
21:16Clairement,
21:16nous,
21:16aujourd'hui en Europe,
21:17on a besoin
21:17d'aller copier un petit peu
21:19et de récupérer
21:20un peu de cerveau
21:22de ces ingénieurs chinois
21:23qui sont très nombreux
21:25en membres,
21:26très qualifiés
21:26et qui montrent
21:28des merveilles
21:28dans le secteur industriel.
21:30Non seulement copier,
21:31mais aussi divers...
21:32Je suis tout à fait d'accord
21:33avec ce qu'il venait de dire.
21:34L'automobile,
21:35ce n'est pas un secteur facile
21:36en bourse
21:36et ça risque de le durer
21:37durablement.
21:38Ce qu'on voit,
21:39nous,
21:40c'est que Stellantis,
21:43Tesla,
21:44relais de croissance
21:45avec les robots.
21:47Renault,
21:47relais de croissance
21:48avec la Défense,
21:49ça peut être 5%
21:50du chiffre d'affaires.
21:52Valeo,
21:52lorsque le titre
21:53a flambé
21:54de près de 20%,
21:54c'est on a des projets
21:56dans l'IA.
21:56Donc,
21:56on voit que
21:57constructeurs et équipementiers
21:58essaient de trouver
21:59des activités
22:01en dehors
22:01de leur périmètre.
22:03Michelin
22:03essaie de sortir
22:04aussi du pneumatique.
22:06Pour faire quoi ?
22:07Ils essaient
22:08de trouver
22:08des relais
22:09de croissance.
22:10Là,
22:10ils ont un petit peu
22:10de mal,
22:11mais ils ont
22:11des vrais projets
22:12pour essayer
22:12de sortir
22:13de ce secteur-là.
22:14Donc,
22:14on voit que tout le monde
22:15essaie de trouver
22:16une martingale
22:16en se disant
22:17que finalement,
22:18la concurrence,
22:18elle ne va faire
22:19que de s'intensifier.
22:21Oui,
22:21et en termes de secteur,
22:22vous nous disiez
22:23l'un et l'autre
22:23automobile,
22:24méfiance,
22:24et plutôt secteur bancaire
22:25qui est en privilégié
22:26en Europe
22:27du côté de François Meunier.
22:28Pour vous,
22:28François Chollet,
22:29un autre secteur
22:29à privilégier
22:37et à l'inverse
22:38du secteur automatique,
22:39je pense qu'on a trouvé
22:40des points d'équilibre
22:41ou d'entrée
22:41sur le secteur du luxe
22:43et de la consommation
22:43discrétionnaire.
22:45L'Oréal a fait la preuve,
22:46en tout cas,
22:47de très belles publications
22:48trimestrielles
22:49avec des croissances
22:50de chiffre d'affaires
22:51à deux chiffres,
22:52avec,
22:54en tout cas,
22:55un statut de valeur
22:55de croissance
22:56prouvé
22:56dans un contexte difficile.
22:58Je pense à des dossiers
22:59comme Essilor
23:00qui sont revenus pour moi
23:00à des prix d'achat,
23:01toujours dans la consommation
23:03discrétionnaire.
23:03Je pense à des dossiers
23:04comme LVMH,
23:05voire même,
23:07dans le luxe.
23:08Je crois que les nouvelles
23:09du jour
23:11pénalisent un peu les titres,
23:12mais en termes de multiples
23:13et de timing,
23:16il me semble
23:16qu'on n'est pas très loin
23:17d'avoir le bout du tunnel
23:19sur le secteur.
23:20Oui, et pourtant,
23:21hier, Hermès
23:21a particulièrement souffert
23:22quand même.
23:23C'était très Hermès
23:23avec une note négative,
23:25crainte de ralentissement.
23:26C'est pour ça que je prévenais
23:27avant de le dire
23:28que c'était déjà contrariant
23:30en étant...
23:31Parce qu'il y avait
23:31une forme d'algorithme
23:32de croissance presque
23:33chez Hermès.
23:34Là, on sent qu'il est peut-être
23:34un peu perturbé
23:35cet algorithme de croissance.
23:36Oui, alors Hermès
23:37est toujours hors sol
23:38parce que vous avez
23:38des carnets de commandes
23:39qui justifient
23:40et de la croissance solide
23:42qui justifient
23:42des multiples extrêmement élevés.
23:44C'est peut-être une marque
23:45tellement référente
23:46qu'on la voit un peu trop partout.
23:47Oui, mais ça vaut déjà
23:47deux fois plus
23:48que le reste du secteur.
23:49Donc, si on regarde le reste,
23:50on est en dessous de 20 fois.
23:52C'est des multiples
23:52qui sont acceptables
23:53compte tenu de la qualité
23:55des fondamentaux
23:56et des positions
23:57que ces groupes ont mondiales.
24:00Clairement,
24:00quand vous allez
24:01sur un portefeuille
24:01de marques
24:02comme celui de l'LVMH,
24:03les multiples pratiqués
24:05sont assez raisonnables
24:06aujourd'hui.
24:06Oui, oui, mais par exemple
24:07Hermès, on peut se demander
24:08c'est vraiment
24:09l'ultra-exclusivité,
24:10le grand lucre,
24:11l'ultra-lux
24:12et pourtant c'est une marque
24:13qu'on voit partout
24:13et toute entreprise
24:14a vocation à croître
24:15à trouver de nouveaux clients.
24:16Est-ce que là,
24:17ce n'est pas un peu paradoxal
24:18à savoir...
24:19Juste termine,
24:21dans un instant,
24:22termine.
24:23Pour Hermès,
24:24le challenge,
24:26soigner l'exclusivité
24:28tout en gagnant encore
24:29des parts de marché,
24:30difficile,
24:30être présent partout
24:31tout en étant exclusif,
24:32c'est un peu paradoxal.
24:34Comment ils vont faire ?
24:35C'est valoriser l'artisanat
24:36d'excellence
24:37comme ils le font
24:38depuis la création
24:40de la société.
24:41Ils ont été capables
24:42de créer des structures
24:44pour récupérer
24:45de l'artisanat.
24:46Je pense en Chine,
24:46par exemple,
24:48pour arriver à concentrer
24:50cet artisanat d'excellence
24:51trouvé dans toutes
24:52les provinces chinoises
24:53pour essayer de proposer
24:54aux Chinois aussi
24:55des produits
24:56d'exception chinois.
24:58Je ne crois pas
24:58qu'il y ait de limite
24:59au modèle de Hermès.
25:01Je crois que ce modèle
25:02dépasse le simple sac à main
25:04tel qu'on le voit aujourd'hui
25:06quand on regarde
25:07la valorisation
25:08ou le parcours du titre.
25:10Et vous citiez Ferrari ?
25:11Oui, parce que je voulais
25:11faire une synthèse
25:12entre le luxe et l'automobile
25:13qu'on met de côté.
25:14Ferrari fait partie
25:15des sociétés
25:16qui ont été bien abîmées
25:18par l'annonce
25:20de cette voiture électrique
25:21qu'on qualifie
25:24d'iPhone automobile.
25:27Mais clairement,
25:28les fondamentaux
25:29sont excellents
25:30et je ne vois pas
25:31là aussi
25:34Ferrari ne pas arriver
25:35à maintenir
25:36la rareté
25:37qui fait le vrai luxe.
25:39parce que vous le soulignez aussi
25:40si tout le monde
25:41a le même sac à main
25:42à un moment donné
25:43ce n'est plus du luxe
25:44ça devient un bien
25:45d'objet courant
25:46et donc la difficulté
25:47à faire du volume
25:48et du luxe
25:49ça restera une clé.
25:51En tout cas,
25:52Ferrari a montré
25:53dans le passé
25:53qu'ils avaient
25:54une base de clientèle
25:55assez exceptionnelle
25:56et des collectionnaires
25:58qui sont là
25:59pour essayer aussi
26:01de garder,
26:03de collectionner
26:03ces véhicules
26:04qui s'arrachent
26:04y compris sur le marché
26:05de l'eau.
26:05Vous n'avez pas perdu
26:06de 2-3 étoiles dans les yeux
26:07quand vous avez vu
26:08cette nouvelle Ferrari électrique ?
26:09Elles sont toujours là
26:10dans vos yeux
26:10les étoiles sur Ferrari
26:11ce titre en termes de potentiel
26:13garde tout son potentiel
26:14à vos yeux ?
26:15Pour moi,
26:15c'est une vraie valeur du luxe
26:17et loin d'être
26:17un simple constructeur automobile.
26:19Allez,
26:19il nous reste 2 minutes
26:20avant la clôture
26:21pour évoquer ensemble
26:222 thématiques
26:23d'abord le Brexit
26:26joyeux anniversaire
26:27ou pas d'ailleurs
26:27parce que c'était
26:28il y a 10 ans
26:28jour pour jour
26:29le vote des Britanniques
26:30en faveur du Brexit
26:3110 ans après
26:31avec un peu de recul
26:32donc François Meunier
26:33vous êtes 2 François
26:34là,
26:34c'est pas pratique
26:35quel bilan vous tirez
26:36de ce Brexit ?
26:36Bilan économique
26:37sachant qu'on va encore
26:38changer de Premier ministre
26:39au Royaume-Uni
26:39puisqu'ils ont
26:40enfin Kirstermer
26:41a annoncé hier sa démission
26:427ème Premier ministre
26:43à venir en 10 ans
26:43C'est paradoxal
26:44d'abord il y a un Premier ministre
26:46qui quitte
26:50son poste
26:50alors qu'il voulait
26:51plutôt un rapprochement
26:52avec l'Union Européenne
26:53et on lui reproche
26:54de ne pas fournir
26:55assez de croissance économique
26:56et on sait que le Brexit
26:57a détruit de la valeur
26:58clairement
26:58et pas uniquement
26:59au niveau de la City
27:00mais ça a détruit du PIB
27:03et donc
27:03on a un Royaume-Uni
27:05qui se cherche
27:06et c'est plutôt
27:07les pourfendeurs
27:09du Brexit
27:09en tout cas
27:10ceux qui poussent
27:11le Brexit
27:12qui ont plutôt
27:13le vent en poupe
27:14et donc
27:15c'est paradoxal
27:16c'est une situation
27:17qui est extrêmement compliquée
27:19on a une population
27:20britannique
27:21qui est fracturée
27:22et on voit pas
27:23de solution
27:24à court terme
27:25on a même eu
27:26il y a quelques jours
27:27avant la démission
27:27du Premier ministre
27:28le ministre de la Défense
27:29qui a démissionné
27:30en disant
27:30vous me demandez
27:32d'investir
27:33pour protéger
27:34le pays
27:35le Royaume
27:35et finalement
27:36moi j'ai pas de budget
27:37donc je peux pas travailler
27:38donc on voit
27:39qu'on est au bout
27:41d'une aventure
27:43et il n'y a pas
27:44de plan B
27:45et ceux qui ont
27:46provoqué ce Brexit
27:47vont probablement
27:48prendre à nouveau
27:49les commandes
27:49du pays
27:51sans véritablement
27:52plan
27:53puisque
27:54là pour le coup
27:55ils vont pas annoncer
27:56qu'ils quittent
27:57encore un peu plus
27:58l'Union Européenne
28:00parce qu'ils vont
28:00se retrouver
28:00très seuls
28:01et ça a montré
28:02que c'était
28:04une puissance
28:04moyenne
28:05le Royaume-Uni
28:06et ils peuvent pas
28:06non plus compter
28:07sur les Etats-Unis
28:07pour se rapprocher
28:09vu les comportements
28:10de Donald Trump
28:11donc ils sont
28:13c'est une vraie
28:14ils ont la démonstration
28:15que c'est une île
28:16et qu'ils sont
28:16vraiment isolés
28:17et ça
28:18ça risque de durer
28:20un certain temps
28:20et pourtant
28:21les taux britanniques
28:22depuis l'annonce hier
28:23de la démission
28:23de Kirsten
28:24se sont pas particulièrement
28:25tendus
28:25François
28:26les 10 ans du Brexit
28:26comment vous les regardez
28:28Brexit était
28:29l'acronyme
28:30pour faire
28:32Bretagne
28:32et en Bretagne
28:33Exit
28:33et là on est
28:34sur le Brigret
28:34c'est-à-dire
28:36l'Exit
28:37et les regrets
28:37de cette sortie
28:38c'est le mot
28:39qui est en train
28:39de revenir
28:40dans la presse
28:41anglo-saxonne
28:41mais très objectivement
28:43ils ont perdu
28:44une bonne partie
28:45de ce qu'ils pensaient
28:46trouver
28:46c'est-à-dire
28:47ils pensaient attirer
28:48des investisseurs
28:49des capitaux
28:51faire une place
28:52un Singapour
28:53européen
28:53à l'intérieur
28:54de l'Europe
28:55à proximité
28:56etc
28:56ça s'est pas vraiment
28:57passé comme ça
28:58je reconnais que
28:59la France a attiré
29:00beaucoup
29:00dans la finance
29:01notamment
29:01la place de Francfort
29:03aussi
29:03on a eu un exode
29:05de tous les cadres
29:05qui avaient les statuts
29:07les plus privilégiés
29:08de Londres
29:09on a vu
29:10cette population-là
29:12quitter le Royaume-Uni
29:14pour revenir
29:16soit en zone euro
29:17soit
29:19ailleurs
29:19mais quitter en tout cas
29:21et donc
29:22on voit bien
29:23que c'est extrêmement difficile
29:24il n'empêche
29:26c'est un partenaire
29:27clé pour nous
29:28c'est un partenaire clé
29:30d'abord dans la défense
29:31ça reste une
29:33une place
29:34industrielle
29:36dans notre
29:37région
29:38du monde
29:38c'est pas forcément
29:40quelque chose
29:41qui est aujourd'hui
29:43enfin c'est pas
29:44être envié
29:45mais il n'empêche
29:46qu'ils ont des difficultés
29:47et je suis pas certain
29:48que ceux qui ont créé
29:49les difficultés
29:50soient les mieux placés
29:51pour les résoudre aujourd'hui
29:53Oui
29:53avec cette population britannique
29:55un peu schizophrène
29:55qui effectivement
29:57s'émeut de la situation
29:58du pays
29:59et plus le pays
30:00est en difficulté
30:01plus les gens
30:02trouvent bien le Brexit
30:03alors que le Brexit
30:04est à la source
30:05d'un certain nombre
30:05des difficultés actuelles
30:06très compliquées
30:07à gérer politiquement
30:08on a l'occasion d'y revenir
30:09et quand on a l'occasion
30:09on a l'occasion
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