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  • il y a 10 heures
Face à l'explosion des incivilités et à une menace quotidienne, policiers et gendarmes sont en première ligne. Risquer leur vie pour protéger la vôtre, rétablir l'ordre et faire respecter la loi: c'est le combat de ces hommes et de ces femmes d'exception.

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Transcription
00:00:03Musique
00:00:10La Croix-Valmère, à quelques kilomètres de Saint-Tropez.
00:00:15Ce matin, Pascal et ses collègues gendarmes sont déjà en mission.
00:00:19Ils viennent d'être appelés en urgence pour intervenir auprès d'un homme violent.
00:00:24Donc une personne excitée devant la caserne des pompiers,
00:00:27donc ils demandent notre intervention de toute urgence.
00:00:30Donc on va aller voir ça.
00:00:32Visiblement, les pompiers sont en panique.
00:00:35Il s'agit d'un adolescent qui aurait tout détruit chez lui et agressé sa mère.
00:00:40Il a déjà été pris en charge par les pompiers
00:00:42et une équipe du SAMU l'a installée dans son ambulance.
00:00:48Bonjour.
00:00:49Mais problème, il refuse de se laisser attacher.
00:00:54Il va être calme ou pas ?
00:00:56La police est calme, mais tout à l'heure, il était bien.
00:00:59Oui, il était bien excité.
00:01:01Hors de question pour les soignants de le transporter dans cet état.
00:01:05Je vais vous donner des menottes provisoires, tu n'auras qu'à couper.
00:01:09On va être là pour les mettre avec les collègues, tranquilles.
00:01:13Les gendarmes tentent la manière douce.
00:01:17Bonjour, jeune homme.
00:01:18Qu'est-ce qu'il se passe ?
00:01:20Il n'y a rien.
00:01:20Il n'y a rien ?
00:01:21Il n'y a rien.
00:01:22Vous allez aller voir le docteur.
00:01:24C'est prévu comme ça.
00:01:25Qu'est-ce que c'est que tu vas avec des gendarmes ?
00:01:28Allez.
00:01:29Vas-y, c'est pour ça.
00:01:31Si tu ne t'énerves plus, ça va être vite fait.
00:01:32Tu rentreras de contille.
00:01:34Voilà, c'est terminé.
00:01:35Bah oui.
00:01:35Et plus tu vas t'énerver, et plus tu auras les pompiers,
00:01:38et plus tu auras la gendarmerie, et plus tu auras le tient-tient sur le dos.
00:01:40Déjà, on va vous mettre quelque chose pour éviter que vous soyez violent avec l'ambulancier, monsieur.
00:01:46D'accord ?
00:01:47Ce n'est pas grand-chose, ce n'est pas des menottes,
00:01:49mais c'est quelque chose qu'on va être obligés de vous attacher quand même, monsieur, un peu.
00:01:53Restez assis, calmes, puis voilà.
00:01:59Quand soudain, la mère de l'adolescent arrive très en colère contre son enfant.
00:02:04Non, mais tu vas où en tout cas ?
00:02:07Je me t'énerve pas.
00:02:09Reviens avec...
00:02:12Madame.
00:02:14Bon, ça va, allez-y, allez-y, allez-y, vous prenez ma vie, putain de merde.
00:02:18Je suis tous les jours au taf, moi.
00:02:20Je me crève le cul, pourquoi ?
00:02:21Pour ça, mesdames.
00:02:22Mais qu'est-ce que tu me crèves le cul ?
00:02:24Je ne sais rien faire, elle ne va pas travailler, elle va travailler.
00:02:26Ta gueule !
00:02:27Ta gueule !
00:02:29La femme hurle, elle semble à la limite de la crise de nerfs.
00:02:33Madame, calmez-vous, madame.
00:02:35Calmez-vous, calmez-vous.
00:02:36Allez, donnez le casque.
00:02:38Donnez le casque, madame.
00:02:40Allez.
00:02:42Lâchez, madame.
00:02:43Lâchez, lâchez tout, lâchez tout.
00:02:45Venez avec moi, venez avec moi.
00:02:46Oh, mon Dieu !
00:02:47Restez calme, restez calme, madame.
00:02:50Je ne veux plus, je ne veux plus.
00:02:52Je vois ça, je vois ça.
00:02:54Vous allez aller voir le docteur aussi, madame.
00:02:56Venez, venez.
00:02:57Venez, venez.
00:02:58Venez avec moi.
00:02:59Venez, on va s'éloigner un peu parce qu'il vous a...
00:03:02Pascal veut à tout prix calmer les tensions.
00:03:05Elle amène la mère loin de son fils, dans sa maison.
00:03:09Je ne veux plus.
00:03:10Qu'est-ce qui s'est passé, madame ?
00:03:12Ça fait combien de temps que ça dure, madame ?
00:03:14Quatre ans que ça dure.
00:03:16Regardez, ma télé.
00:03:18Ah oui.
00:03:18Mon frigo, ma porte, mon volet, tout, tout est cassé, tout est broyé.
00:03:26Je volais, il m'a tout cassé.
00:03:29Il m'a volé ma voiture, il a volé le scooter, il me vole de l'argent, il tape.
00:03:33S'il a cassé tout ça, c'est parce que je n'ai pas voulu lui donner 10 euros.
00:03:36Voilà.
00:03:37Vous vivez seule avec lui ?
00:03:38Oui, oui.
00:03:40L'adolescent semble faire vivre un enfer à sa maman.
00:03:43Pascal veut lui venir en aide.
00:03:46Là, je vais informer le procureur de la situation, madame, pour que...
00:03:49Je sors du juge, je sors du juge des enfants, madame.
00:03:52Montrez-moi les pages.
00:03:53Il a été placé en famille d'accueil.
00:03:56Il a fait une fuite de famille d'accueil.
00:03:58Tribunal de grande instance, convocation, j'ai tout fait, madame.
00:04:02Vous voulez que j'en fasse encore plus ?
00:04:03Non, je vais ouvrir tout ça, tout ça.
00:04:04Tous les psys de partout, j'ai tout fait, tout fait, tout fait.
00:04:08Ok.
00:04:09Hein ? On ne peut pas en faire plus.
00:04:10Tout le monde me dit que ce n'est pas grave, c'est l'adolescence.
00:04:13Mais je leur dis, mais moi, je vais le tuer.
00:04:15Je vais le tuer.
00:04:16Je vais finir par le tuer.
00:04:18Les propos de cette maman sont très inquiétants.
00:04:21Et son état psychologique semble instable.
00:04:24Malgré tout, elle veut partir travailler.
00:04:27Faites attention sur la route.
00:04:29N'allez pas vous faire quoi que ce soit.
00:04:32Et puis...
00:04:32Ça m'arrangerait, franchement, je vous jure que ça m'arrangerait.
00:04:34Ah si, ah si.
00:04:35Je vous jure que si, si j'avais pas mes patients, là,
00:04:38je m'emmerderais pas, la vie est trop chiant.
00:04:41L'adolescent est conduit à l'hôpital,
00:04:43où il sera examiné par un psychiatre.
00:04:46Pour le moment, sans décision de justice,
00:04:49les gendarmes ne peuvent pas en faire plus pour cette famille.
00:04:53Il va falloir maintenant travailler avec le procureur de la République
00:04:55pour trouver une solution pour ce jeune
00:04:58qui pose problème au niveau de...
00:05:00Il peut pas rester vivre chez sa maman, visiblement, là.
00:05:03Il y a beaucoup de violence.
00:05:04Énormément de violence.
00:05:05C'est beaucoup de détresse, mais beaucoup de violence.
00:05:08En fait, on est typiquement dans une famille monoparentale
00:05:12où la maman travaille beaucoup pour pouvoir faire vivre la famille.
00:05:15Et le jeune homme, on profite.
00:05:22Cette femme, elle a 3 ans ou 4 ans de calvaire avec son enfant, visiblement.
00:05:27Quand il a fallu la contenir, parce qu'elle s'énervait,
00:05:32à ce moment-là, elle peut faire des gestes.
00:05:34Elle peut faire quelque chose qui peut être très grave.
00:05:36Soit contre elle, soit contre son fils.
00:05:39Et donc, on peut paraisser insensible quand même à ça.
00:05:43Pascal ne le sait pas encore, mais elle va devoir très vite
00:05:47à nouveau intervenir auprès de cette mère désespérée.
00:05:56Violence, agression.
00:05:57J'ai été greffée dans ma maison pendant que je me lève les dents.
00:06:01Et après, il m'a attrayée dans ma chambre par les cheveux.
00:06:04Le petit port de Saint-Tropez n'échappe pas à une délinquance grandissante
00:06:07comme dans toute la France.
00:06:09La dame, elle a reçu des coups.
00:06:10Elle a des marques sur le visage, sur les bras.
00:06:12Elle s'est fait mordre droit à la main.
00:06:14Toute l'année, les 145 gendarmes de la compagnie
00:06:17enchaînent les interventions.
00:06:19Vous savez, pour qu'on est là, monsieur ?
00:06:21Parfois dans des conditions risquées.
00:06:23Vas-y, ouvre la porte.
00:06:26L'un des fléaux qui gamprent notre société,
00:06:28c'est le trafic de drogue.
00:06:30Régulièrement, les hommes en bleu organisent donc des contrôles.
00:06:34Allez, mademoiselle, ça sent d'ici.
00:06:37Mademoiselle, il joue à ça ?
00:06:39Afin de débusquer consommateurs et dealers.
00:06:42C'est juste parce que c'était...
00:06:43On n'est pas chez nous, c'est les vacances.
00:06:45Ouais, je comprends.
00:06:46Moi, quand je vais en vacances, j'aime même rien voir.
00:06:49Sur les routes, les gendarmes doivent régulièrement intervenir
00:06:52afin de secourir des victimes d'accidents
00:06:54et interpeller des chauffards
00:06:56qui n'ont aucun scrupule à prendre le volant alcoolisé.
00:07:00Vous avez consommé beaucoup d'accords ou pas ?
00:07:02Oui.
00:07:04Vous avez vu combien de...
00:07:07Jusqu'à maintenant, une quinzaine ?
00:07:08Une quinzaine ?
00:07:09Oui.
00:07:10Les gendarmes de Saint-Tropez font respecter la loi,
00:07:12mais répondent aussi toujours présents
00:07:14pour venir en aide aux plus faibles.
00:07:17Adolescents en détresse,
00:07:18femmes victimes de violences conjugales...
00:07:20C'est ma faute !
00:07:22Non, c'est pas votre faute.
00:07:23Si vous attapez, c'est pas votre faute.
00:07:25Les gendarmes sont sur tous les fronts.
00:07:28Pendant des semaines,
00:07:29nous avons suivi ces gendarmes de Saint-Tropez.
00:07:31On a été appelés sur un accident
00:07:34qui est en train de tourner au vinaigre
00:07:35parce qu'apparemment, les deux conducteurs
00:07:37ont vraiment de se battre.
00:07:39Et vous allez le voir,
00:07:40malgré leur cadre de travail idyllique,
00:07:43leur quotidien est loin d'être tranquille.
00:07:52Retour auprès de Pascale
00:07:53à la gendarmerie de la Croix-Valmère.
00:07:56Ce matin, elle est intervenue
00:07:58pour stopper une discrute
00:07:59entre un fils et sa mère.
00:08:02Face à cette situation familiale
00:08:04extrêmement tendue
00:08:05et pour éviter un drame,
00:08:07le procureur a rapidement pris une décision.
00:08:11L'enfant de 15 ans doit être placé,
00:08:14sa mère internée.
00:08:15L'intervention s'annonce délicate.
00:08:18Une personne en crise
00:08:19peut dégager beaucoup de force.
00:08:22Et je vais y aller en premier lieu,
00:08:24toute seule, avec mon collègue,
00:08:26pour discuter,
00:08:27essayer de lui faire entendre raison
00:08:30qu'elle a besoin d'aide.
00:08:31Et ensuite, si par exemple,
00:08:34ça ne va pas bien se passer,
00:08:35j'ai du renfort derrière
00:08:37qui interviendra à ce moment-là.
00:08:40Mais cette femme peut avoir
00:08:42un geste désespéré.
00:08:44Elle peut se blesser
00:08:45et elle peut nous blesser.
00:08:47Tu te mets devant son scooter
00:08:48et tu restes comme ça.
00:08:50Ok.
00:08:51Allez.
00:08:53La femme vient de rentrer chez elle.
00:08:55Bon, comment ça va, madame ?
00:08:57J'ai pris le cachet pour dormir.
00:08:59Ouais.
00:09:00Depuis la matinée,
00:09:01elle semble s'être apaisée.
00:09:03Je venais vous donner
00:09:04les suites de ce matin, madame.
00:09:06J'ai eu le procureur
00:09:07de la République en ligne.
00:09:09Pascal va découvrir
00:09:10une mère complètement dépassée.
00:09:14Il y a six mois,
00:09:15il s'est fait arrêter
00:09:16par la gendarmerie de Grimaud
00:09:18parce qu'il était quatre mineurs
00:09:20dans une voiture sans permis.
00:09:22Et puis, il rentre le soir,
00:09:23il va voir ses bottes,
00:09:24il va picoler,
00:09:25il va fumer.
00:09:26Il rentre à quelle heure ?
00:09:27À deux, trois heures ?
00:09:28À quatre heures du matin.
00:09:29D'accord, ouais.
00:09:30Je travaille à sept heures le matin.
00:09:31Alors, il rentre
00:09:32les tellement sous
00:09:33qu'il dort dans le truc à côté.
00:09:34Il a déjà eu
00:09:35des gestes de violence
00:09:36envers vous ?
00:09:37Il m'a battue à dix ans,
00:09:38mais je suis déjà
00:09:38allée porter piante
00:09:39chez les gendarmes à Saint-Tropez.
00:09:40On ne peut pas dire
00:09:41que je suis quelqu'un
00:09:42qui ne fait rien.
00:09:43Et puis, en plus,
00:09:43je me connais.
00:09:44Moi, à neuf ans,
00:09:45j'étais à l'usine.
00:09:46À quatorze ans,
00:09:46mes parents m'ont mis dans la rue.
00:09:48Donc, voilà.
00:09:50Je ne peux pas leur donner
00:09:52ce que je n'ai pas eu.
00:09:53Bien sûr.
00:09:53Je ne peux pas leur donner ça.
00:09:54Oui, bien sûr, madame.
00:09:55Et c'est ça qui fait
00:09:57que je ne peux pas.
00:09:59Je ne peux pas.
00:10:00Je ne peux pas leur donner
00:10:01mais ce qu'il me demande,
00:10:02je ne peux pas être
00:10:03quelqu'un d'autre, non plus.
00:10:05J'ai que mon travail,
00:10:06je ne connais que ça.
00:10:07Oui, madame.
00:10:10Écouter, aider, soutenir,
00:10:12c'est aussi ça,
00:10:13le métier de gendarme.
00:10:14Pascal ne veut pas
00:10:15brusquer la femme,
00:10:16mais elle doit rencontrer
00:10:17un médecin.
00:10:19Pour ***,
00:10:21aujourd'hui,
00:10:22quand il sortira
00:10:23de l'hôpital,
00:10:24il est pris en compte
00:10:24par la justice.
00:10:26D'accord ?
00:10:26Je pense que là,
00:10:28pour lui, aujourd'hui,
00:10:29il est traité,
00:10:30actuellement.
00:10:31Moi, je m'inquiète
00:10:32pour vous ce soir.
00:10:33Oui, non,
00:10:33j'ai pris un cachet.
00:10:35Est-ce que vous connaissez
00:10:36les médecins, vous,
00:10:37dans le secteur ?
00:10:37Est-ce que vous avez
00:10:38votre médecin traitant ?
00:10:39Est-ce qu'on peut aller
00:10:40le voir ?
00:10:40C'est pourquoi ?
00:10:41Est-ce qu'il vous m'inquiète ?
00:10:42Non, non, je suis fatiguée,
00:10:44c'est normal.
00:10:45Ça fait 72 heures,
00:10:46je viens d'en faire.
00:10:48Alors, moi,
00:10:49le procureur m'a demandé
00:10:50de prendre soin de vous.
00:10:51J'ai pris un cachet.
00:10:53Il m'a demandé
00:10:53de vous faire voir
00:10:54par un médecin
00:10:55et quitte à vous faire
00:10:57hospitaliser s'il faut.
00:10:58Je travaille.
00:10:59Mais je sais, madame,
00:11:00mais je pense que là,
00:11:02il faut vraiment
00:11:02que vous preniez
00:11:03du temps pour vous.
00:11:04Vous avez dit tout à l'heure,
00:11:05je suis invisible.
00:11:06Moi, je vous vois.
00:11:07Je vous vois.
00:11:08Et je vois votre détresse.
00:11:10Vous vous rendez compte ?
00:11:11J'aborde un sujet
00:11:12et vous pleurez.
00:11:14Face à tant de compréhension,
00:11:16la femme accepte
00:11:17de suivre Pascal.
00:11:19Est-ce qu'on peut aller
00:11:20le voir, le docteur ?
00:11:21Oui.
00:11:21Vous allez venir avec nous ?
00:11:23Je vais venir avec vous.
00:11:24Bah oui, vous n'allez pas.
00:11:25Voilà, on va voir le docteur.
00:11:29Après avoir été vue
00:11:30par un médecin,
00:11:32cette famille sera suivie
00:11:33de très près
00:11:34par les services sociaux.
00:11:42Ce matin,
00:11:43à la gendarmerie
00:11:44de Saint-Tropez,
00:11:45Kevin reçoit
00:11:46une plainte dramatique.
00:11:49Une jeune femme
00:11:50complètement affolée
00:11:51qui vient tout juste
00:11:52d'échapper
00:11:53au cou de son mari.
00:11:54Elle se cramponne
00:11:55à son petit garçon.
00:11:57Il va pouvoir savoir
00:11:59que je suis là.
00:12:00C'est vous
00:12:01qui avez contacté
00:12:02nos services ?
00:12:03Je passais,
00:12:05je regardais
00:12:05la voiture
00:12:06de la chanson Marie
00:12:07avec une femme.
00:12:09Et la femme
00:12:10lui a dit
00:12:10qu'il arrête la voiture.
00:12:12Et je dis
00:12:13qu'elle s'est passé
00:12:14et que je suis mal.
00:12:16Bien sûr, mais...
00:12:17Vous pouvez m'expliquer ça ?
00:12:18Mais madame,
00:12:19vous avez bien fait.
00:12:20Vous avez bien fait
00:12:21de signaler les fesses.
00:12:22Ce n'est pas normal.
00:12:25Il n'a pas fait ça
00:12:25à votre mari.
00:12:28Le cas est très grave.
00:12:30Les violences conjugales
00:12:31d'une femme
00:12:32tous les trois jours.
00:12:34Alors le psy
00:12:35est envoyé tout de suite
00:12:36pour interpeller l'homme.
00:12:39Alors, c'est un monsieur
00:12:40qui est bipolaire
00:12:41qui a frappé sa femme
00:12:42et qu'il faut aller l'interpeller
00:12:44en soutien de la brigade.
00:12:46Parce qu'ils ne veulent pas
00:12:47y aller tout seul
00:12:47vu qu'il est bipolaire.
00:12:48Ça peut être compliqué.
00:12:52La dame, elle a reçu des coups.
00:12:54Elle a des marques
00:12:54sur le visage,
00:12:55sur les bras.
00:12:56Elle s'est fait mordre
00:12:56à la main.
00:12:57Donc, c'est des violences
00:12:59importantes.
00:12:59Donc, dans tous les cas,
00:13:00pour des violences,
00:13:01on y va.
00:13:01Mais là, encore plus.
00:13:03Donc, on va essayer
00:13:04de discuter avec lui.
00:13:05On va voir comment ça se passe.
00:13:06Mais dans tous les cas,
00:13:07ça va se finir
00:13:08à la gendarmerie.
00:13:09Donc, il va falloir
00:13:10l'interpeller.
00:13:12L'homme n'a pas hésité
00:13:13à frapper sa compagne.
00:13:15Il est violent.
00:13:16Il pourrait donc
00:13:17se retourner
00:13:17contre les gendarmes.
00:13:19Pour l'instant,
00:13:20on arrive,
00:13:21on parle,
00:13:21on discute avec lui.
00:13:22Si jamais il ne veut pas,
00:13:24on y va avec de l'élan.
00:13:25Et s'il ne veut toujours pas,
00:13:26à ce moment-là,
00:13:27je te dirai.
00:13:28De toute façon,
00:13:28ta zœur,
00:13:28tu le gardes au cas où.
00:13:29je t'ai dit
00:13:29et je te l'annoncerai.
00:13:30Comme ça,
00:13:31au moins,
00:13:31t'es tranquille.
00:13:32En fait, Jérémy,
00:13:33le problème,
00:13:33c'est que vous ne savez jamais
00:13:34sur quoi vous allez tomber.
00:13:35Oui, c'est ça qui est compliqué.
00:13:36C'est pour ça
00:13:37qu'on essaie de les briefer
00:13:38un peu avant.
00:13:39Là, on est avec deux jeunes,
00:13:40donc on en profite.
00:13:41On les briefe un peu.
00:13:42Comme ça,
00:13:43on est sûr
00:13:43de ce qu'ils vont faire.
00:13:45On est tous coordonnés
00:13:46et on sait ce qui va se passer.
00:13:47On a les différentes pollutions
00:13:48qui peuvent se passer.
00:13:50Donc, ça se passe bien.
00:13:50Ça se passe bien.
00:13:51C'est un peu plus compliqué.
00:13:52on explique les conduites
00:13:54à tenir
00:13:54et si c'est encore
00:13:54plus compliqué, etc.
00:13:56À chaque fois,
00:13:57c'est ce qu'on appelle
00:13:57l'intervention graduée.
00:14:01Devant la maison du couple,
00:14:02tout est calme.
00:14:03Mais les apparences
00:14:05sont parfois trompeuses.
00:14:07Le mari violent
00:14:08pourrait être caché
00:14:09n'importe où
00:14:10et agressé
00:14:11par surprise un militaire.
00:14:13Prends ton pire,
00:14:14pas le taser.
00:14:15Alors, Jérémy
00:14:16et ses collègues
00:14:17progressent avec précaution.
00:14:19Viens avec moi.
00:14:22Ok, salle de bain.
00:14:23Continue.
00:14:25Vas-y, ouvre la porte.
00:14:28Il y en a d'être ouverte,
00:14:29chambre.
00:14:30Ok, retourne les escaliers.
00:14:32Toute la maison
00:14:33doit être sécurisée.
00:14:35C'est bon.
00:14:37Vas-y, Théo.
00:14:38Je suis derrière.
00:14:43Ok, vas-y,
00:14:44à la droite.
00:14:46Ah, quelqu'un.
00:14:48Monsieur, bonjour.
00:14:49L'individu est en fait
00:14:51tranquillement
00:14:51en train de dormir.
00:14:53Venez avec nous, monsieur.
00:14:54Mettez-vous sur le lit,
00:14:55allongez-vous.
00:14:55On vous menotte,
00:14:56on vous explique après.
00:14:58Dis, rencontre.
00:14:59Ok, c'est bon.
00:15:00Un individu
00:15:01interpellé.
00:15:02Ok, allez-y.
00:15:04Vous savez pourquoi
00:15:04on est là, monsieur ?
00:15:05Ben, j'aimerais bien savoir.
00:15:07Sans sa couverture, là.
00:15:11Allez, on va vous asseoir.
00:15:13Asseyez-vous.
00:15:16Avancez.
00:15:18Ok.
00:15:19On va obtenir une plainte
00:15:20pour les violences
00:15:24sur votre...
00:15:25Les violences tout le temps
00:15:26que moi aussi.
00:15:27Non, mais les violences
00:15:28qui sont déroulées ce matin.
00:15:30Avec aplomb,
00:15:31l'homme n'y avoir été violent
00:15:32quelques heures plus tôt.
00:15:34Une réaction que les gendarmes
00:15:35connaissent bien.
00:15:40Dans tous les cas de violences,
00:15:41que ce soit intrafamilial
00:15:42ou même dans les bagarres,
00:15:44il n'y a jamais d'auteur.
00:15:46Tout le monde est la victime
00:15:47et tout le monde dit
00:15:48« Ouais, mais c'est pas moi
00:15:49qui l'ai frappé, c'est elle. »
00:15:50Ou « C'est pas moi, c'est lui. »
00:15:51Etc.
00:15:55Alors que l'homme est placé
00:15:56en garde à vue
00:15:57dans l'attente de son audition,
00:16:00sa compagne
00:16:00semble encore sous son emprise.
00:16:03Malgré les coups,
00:16:04elle refuse finalement
00:16:05de déposer plainte.
00:16:08« Je ne veux plus, monsieur. »
00:16:10« Non, mais reste là. »
00:16:11« Non, je ne veux plus. »
00:16:13« Je ne veux plus. »
00:16:14« Attendez un petit peu. »
00:16:16« C'est ma faute. »
00:16:17« J'attends. »
00:16:17« Je m'en fous, dis-moi. »
00:16:19« Non, c'est pas votre faute. »
00:16:21« Si vous tapez,
00:16:21c'est pas votre faute. »
00:16:22« C'est ma faute. »
00:16:24« Madame, restez ici, s'il vous plaît. »
00:16:27« Vous pensez que c'est normal
00:16:28de taper sa femme ? »
00:16:30« Je suis là-bas. »
00:16:32« Cinq jours. »
00:16:33« Oui, je n'ai rien, monsieur. »
00:16:36« Qu'est-ce que je voulais faire ? »
00:16:38Effrayée,
00:16:40cette femme ne veut pas dénoncer
00:16:41l'homme qui partage sa vie,
00:16:43comme 80% des victimes
00:16:45de violences conjugales,
00:16:46par peur de représailles,
00:16:48mais aussi par amour.
00:16:51Elle ne veut pas déposer plainte.
00:16:53Le problème, c'est ça,
00:16:54c'est que nous,
00:16:54c'est le danger de la personne.
00:16:55On ne peut pas les laisser faire.
00:16:56Même si elle ne veut pas déposer plainte,
00:16:57nous, on est obligés
00:16:58de faire quelque chose.
00:16:59On ne peut pas les laisser en danger
00:17:00chez quelqu'un qui la frappe
00:17:01et ça peut aller plus loin.
00:17:03Il suffit qu'il y ait un retour
00:17:04de ce soir qui la refrappe
00:17:05et qui elle meurt,
00:17:05ce sera de notre faute.
00:17:07Donc, c'est pour ça
00:17:08qu'on est obligés
00:17:08de faire quelque chose.
00:17:10Pour votre sécurité,
00:17:11on préfère que vous restiez là.
00:17:12Quoi qu'il arrive ce soir,
00:17:13il y aura un endroit
00:17:14pour que vous dormiez,
00:17:15d'accord ?
00:17:15Vous et votre fils.
00:17:20Les violences conjugales
00:17:23sont malheureusement
00:17:24le quotidien des forces de l'ordre.
00:17:27Et Kevin va encore une fois
00:17:29y être confronté ce soir.
00:17:35Là, on part sur des violences
00:17:36intrafamiliales sur un bateau.
00:17:38Donc, des touristes,
00:17:40vraisemblablement.
00:17:41Donc, on va un peu voir
00:17:42s'ils sont concubins, mariés
00:17:44ou quoi que ce soit.
00:17:44C'est quelque chose
00:17:45qu'on ne prend pas
00:17:46à la légère à Saint-Tropez.
00:17:47Les violences dans le couple,
00:17:48personne n'osait en parler réellement.
00:17:50Et malheureusement,
00:17:51on se trouve avec
00:17:51des scènes dramatiques
00:17:53de violences
00:17:54et des fois où ça se termine
00:17:56de façon tragique.
00:17:59Sur le quai,
00:18:00les protagonistes
00:18:02sont encore tous sur place.
00:18:04La première que Kevin entend,
00:18:06c'est la femme
00:18:06qui aurait été frappée
00:18:07par un copain
00:18:08de son ex-conjoint.
00:18:10Alors, racontez-moi
00:18:11un peu ce qui se passe.
00:18:12Je suis venue pour parler
00:18:13avec...
00:18:14D'accord ?
00:18:14Avec soi-disant.
00:18:16Avec le t-shirt sur rose.
00:18:19Vous étiez mariée ?
00:18:19Vous étiez quoi ?
00:18:20On était en couple.
00:18:21Ça fait trois ans
00:18:21qu'on était ensemble.
00:18:23Et ce soir,
00:18:23la jeune femme
00:18:24était venue demander
00:18:25des explications
00:18:26à celui
00:18:27qui l'acquissait
00:18:27pour une autre.
00:18:30Je viens pour lui parler.
00:18:31Il descend son chien de garde.
00:18:33C'est quel chien de garde ?
00:18:33Celui-là
00:18:34qui est assis
00:18:35sur la voiture.
00:18:36Il m'a pris comme ça.
00:18:37Il m'a tapé
00:18:38comme si il tapait un mec.
00:18:39J'ai pris un coup.
00:18:41J'ai pris des coups.
00:18:42Mais votre ex...
00:18:43Votre ex...
00:18:43Il n'a pas réagi,
00:18:45il n'est pas venu.
00:18:45Il n'a pas tapé.
00:18:46D'accord.
00:18:47Les gendarmes
00:18:48entendent aussi
00:18:49l'auteur des coups.
00:18:50Bonsoir.
00:18:51Alors, venez avec moi,
00:18:52monsieur, s'il vous plaît.
00:18:53Et il va leur révéler
00:18:54un élément
00:18:55qui pourrait changer l'enquête.
00:18:57Donc, racontez-moi un peu
00:18:58ce qui s'est passé.
00:18:59Elle est arrivée.
00:19:00C'est l'ex-femme
00:19:02de mon amie.
00:19:03Elle dit,
00:19:04tu arrêtes
00:19:04la motorette.
00:19:05On a sorti le 13h
00:19:06dans la jeune pente.
00:19:07Elle voulait me piquer
00:19:08avec son truc électrique.
00:19:10Elle est venue
00:19:10pour chercher tout le monde.
00:19:11Quand vous n'avez qu'une arme
00:19:12de première catégorie,
00:19:13c'est pour chercher tout le monde.
00:19:14Mais on n'a pas d'arme
00:19:15de première catégorie,
00:19:15non.
00:19:15C'est nous qu'on a pris la prise.
00:19:18La jeune femme
00:19:18s'est donc défendue
00:19:19avec une arme,
00:19:20ce qui est interdit.
00:19:22Est-ce que vous,
00:19:23vous avez sorti une arme ?
00:19:24Non.
00:19:25D'accord.
00:19:26On nous a parlé d'un taser.
00:19:28C'était pour me défendre.
00:19:29Oui, mais vous l'avez sorti alors ?
00:19:30Non, je ne l'ai pas sorti.
00:19:32Je ne l'ai pas utilisé.
00:19:33Pourquoi vous l'aviez pris,
00:19:34le taser ?
00:19:34Vous l'avez pris sur vous ?
00:19:35Vous l'avez pris dans la voiture ?
00:19:36Il est toujours dans mon sac.
00:19:37Dans votre sac.
00:19:38Et là,
00:19:38est-ce que vous l'avez sorti physiquement ?
00:19:39Je l'ai sorti parce qu'il m'a fait mal.
00:19:41D'accord.
00:19:41Il m'a tapé.
00:19:42Non, mais moi,
00:19:43je veux qu'on soit effrante,
00:19:44d'accord ?
00:19:44Je l'ai senti,
00:19:45il m'a fait mal.
00:19:46Est-ce que vous l'avez utilisé ?
00:19:47Contre monsieur.
00:19:48Non, je n'ai pas réussi.
00:19:49Il m'a tellement tapé
00:19:50que je ne l'ai pas utilisé.
00:19:52D'accord.
00:19:53Même si elle était armée,
00:19:55les gendarmes n'en oublient pas
00:19:56que la femme a été frappée.
00:19:58Ils cherchent donc à savoir
00:20:00si elle s'est servie
00:20:01de son taser
00:20:01en légitime défense.
00:20:03Un témoin leur décrit la scène.
00:20:06Elle dit
00:20:07qu'elle a été tapée.
00:20:09Il a voulu la taper.
00:20:10Oui, j'ai mis un coup de pied à un moment.
00:20:11Un coup de pied, d'accord.
00:20:13Après, il a voulu la taper.
00:20:14Il a raté sur plusieurs reprises
00:20:15sur le tir des coups de poing.
00:20:16Comment ?
00:20:17Il a raté sur plusieurs reprises
00:20:18sur des coups de poing.
00:20:19Ah, il a voulu la taper
00:20:19et il a vraiment eu ce sens.
00:20:20Heureusement qu'il y en a un qui le tirait.
00:20:22Il a un peu plus gros sur le tir.
00:20:23Heureusement, parce que...
00:20:24Alors, c'était avant.
00:20:25Alors, apparemment,
00:20:25elle aurait eu un taser.
00:20:27Oui.
00:20:27Elle aurait sorti avant
00:20:29ou après avoir reçu des coups de poing ?
00:20:30Après.
00:20:30Après que l'autre soit énervé.
00:20:32Oui, après.
00:20:32Oui, il a voulu mettre
00:20:34un coup de poing,
00:20:35et il a raté sur les reprises.
00:20:36Heureusement qu'il y en a
00:20:37qui le tenait.
00:20:40Même si le taser
00:20:41lui a peut-être
00:20:41ce soir sauvé la vie,
00:20:43la femme n'a tout de même
00:20:44pas le droit de le garder.
00:20:47Madame, le taser, il est où ?
00:20:49Je ne l'ai pas.
00:20:50Ah, il est là.
00:20:50Ah, bien, si.
00:20:53Sortez-le.
00:20:53Pas dans ma direction, bien sûr.
00:20:55Vous allez le confisquer ?
00:20:57Bien sûr.
00:20:58Non.
00:20:58Vous n'allez pas avoir
00:20:59une arme comme ça, donc...
00:21:00Mais il est petit.
00:21:02Non, mais c'est petit.
00:21:03Et teignez-le, s'il vous plaît.
00:21:05Hop, merci.
00:21:08De son côté,
00:21:10l'agresseur présumé
00:21:11ne veut pas en rester là.
00:21:12La femme l'a menacée
00:21:13avec une arme,
00:21:15et il compte bien
00:21:16s'en servir contre elle.
00:21:18Vous, vous pouvez déposer plainte
00:21:19pour les violences.
00:21:20Par contre, lui,
00:21:22il va sûrement déposer plainte
00:21:23pour des violences avec arme.
00:21:24D'accord ?
00:21:24Parce que ça,
00:21:25ce qu'on vient de saisir,
00:21:26vous n'allez pas l'avoir.
00:21:27Ok ?
00:21:28Donc demain...
00:21:29Vous allez...
00:21:29Mais moi, je l'ai sorti
00:21:30pour peur de me faire fracasser
00:21:32pour m'être su.
00:21:33Il avait même coup de toucher.
00:21:34Madame, vous expliquerez
00:21:35dans votre audition.
00:21:35Pourquoi vous avez fait ça ?
00:21:36Et malgré tout,
00:21:37vous n'allez pas le transporter.
00:21:38C'est un taser,
00:21:39un taser à main.
00:21:41Donc ça permet juste
00:21:42de mettre une petite décharge
00:21:43à la personne
00:21:44et de le maintenir à distance.
00:21:45Mais c'est...
00:21:46On n'a pas à voir ça
00:21:47dans son sac à main
00:21:48et encore moins de le sortir
00:21:49et de l'utiliser sur quelqu'un.
00:21:52Chaque partie s'estime en fait
00:21:54victime de l'autre.
00:21:56On a quand même un témoin
00:21:57qui est neutre,
00:21:58qui lui, en fait,
00:21:58éclaircit un peu la situation.
00:21:59Donc explique bien
00:22:01qu'il a vu
00:22:02qu'elle a reçu des coups
00:22:04et que par contre,
00:22:05aussi,
00:22:06elle a utilisé le taser.
00:22:07Donc elle nous le dit.
00:22:08Donc en fait,
00:22:08on est presque
00:22:09sur de la violence réciproque.
00:22:11Demain,
00:22:11ils vont être convoqués.
00:22:12Elle va s'expliquer
00:22:13sur les violences à écart,
00:22:14parce qu'on n'a pas
00:22:15utilisé un taser sur quelqu'un.
00:22:16Même si pour se défendre
00:22:17ou pas se défendre,
00:22:18on n'a pas à le transporter.
00:22:20Donc c'est deux délits.
00:22:21L'individu sera aussi entendu,
00:22:23lui, pour les violences,
00:22:23parce qu'on n'a pas
00:22:24tapé sur quelqu'un.
00:22:25Alors ça sera des violences
00:22:26délictuelles aussi,
00:22:27parce qu'il présente
00:22:27un taux d'alcool.
00:22:28Et puis demain,
00:22:30on éclaircira un petit peu
00:22:31tout ça,
00:22:31notamment avec le témoin.
00:22:32Ça va nous permettre
00:22:33vraiment de relater les faits
00:22:34et d'avoir une vraie version.
00:22:37Si l'homme porte plainte
00:22:38contre elle,
00:22:39la jeune femme risque
00:22:40une amende
00:22:41jusqu'à 75 000 euros
00:22:43et même une peine
00:22:44de 5 ans de prison
00:22:45pour port illégal
00:22:46d'une arme de catégorie B.
00:22:53Quelques jours plus tard,
00:22:54nous retrouvons Laetitia.
00:22:57Elle doit intervenir
00:22:59sur une petite route
00:22:59de Saint-Tropez
00:23:00sur laquelle des automobilistes
00:23:02auraient repéré
00:23:03une silhouette inerte au sol.
00:23:06Les bobines signalent
00:23:08la présence d'un homme
00:23:09poussé au sol
00:23:11à couper sur son scooter.
00:23:13Ok, c'est bien prêt,
00:23:14on se transporte.
00:23:17L'appel radio
00:23:18n'augure rien de beau.
00:23:20Là, on peut à tout le moment
00:23:21tomber sur une découverte
00:23:23de cadavres.
00:23:24Ça peut atouiller n'importe quoi.
00:23:25Il peut être alcoolisé,
00:23:27il est tombé.
00:23:30Ça sent quand même pas bon, là.
00:23:33Le suspense
00:23:34sera finalement
00:23:35de courte durée.
00:23:37les pompiers
00:23:37quittent les lieux.
00:23:39Ils n'ont pas eu
00:23:40à intervenir.
00:23:42Salut.
00:23:43C'est un monsieur
00:23:44qui faisait la sieste.
00:23:45Ok.
00:23:46Ah, parce qu'on a eu peur.
00:23:47Depuis midi,
00:23:48il était là-bas.
00:23:49Et le scooter,
00:23:50il est au bord de la route.
00:23:50Le scooter,
00:23:51c'est au bord de la route,
00:23:51à droite.
00:23:52Ok.
00:23:53Il n'y a pas de naissance.
00:23:54D'accord.
00:23:55Merci.
00:23:56C'est une bonne nouvelle
00:24:00parce que,
00:24:01bon, là,
00:24:03c'est, voilà,
00:24:03c'est comique.
00:24:04On a le point de chute,
00:24:06il faisait la sieste,
00:24:06tant mieux,
00:24:07tant mieux pour lui.
00:24:08Voilà.
00:24:08C'est juste une panne.
00:24:10On est contents.
00:24:13Mais Laetitia va vite
00:24:14perdre le sourire.
00:24:17Cette intervention
00:24:17ne va finalement
00:24:18rien avoir de comique.
00:24:22Bonjour.
00:24:23C'est vous qui êtes
00:24:24avec le scooter ?
00:24:25Oui, oui.
00:24:26Oui.
00:24:26On parle des cassoins
00:24:27si tu vois ici.
00:24:29Mais c'est depuis
00:24:29combien de temps
00:24:30que vous êtes là, là ?
00:24:32Cinq heures.
00:24:33Cinq heures ?
00:24:34Oui.
00:24:35Et ouais,
00:24:35mais là,
00:24:36vous êtes...
00:24:36Il y a des personnes
00:24:37qui vous voient et...
00:24:38Oui, oui,
00:24:39les pompiers.
00:24:39Ils ont eu peur pour vous.
00:24:40Ils ont eu peur pour vous.
00:24:44Ils ont eu peur pour vous.
00:24:44Ils ont eu peur pour vous.
00:24:44Pas de soucis.
00:24:45Et vous avez des papiers sur vous ?
00:24:46Dans le scooter ?
00:24:49L'homme est en bonne santé.
00:24:52Ce qui n'est pas le cas
00:24:53de son scooter.
00:24:55Il est abîmé.
00:24:56Et surtout,
00:24:56Laetitia remarque tout de suite
00:24:58que le démarreur
00:24:58a été retiré.
00:25:00Ce qui est souvent
00:25:01la preuve
00:25:01d'un scooter volé.
00:25:03Ouais, Jeannot,
00:25:04c'est Laetit.
00:25:06Tu peux me passer
00:25:06un scooter au fichier,
00:25:07s'il te plaît ?
00:25:08Ça s'est un peu rouillé.
00:25:10X,
00:25:12L,
00:25:13C.
00:25:14Je pense que le scooter
00:25:15est volé
00:25:15parce qu'il manque
00:25:19le démarreur.
00:25:22Au revoir.
00:25:23Le contrôlé,
00:25:25qui jusqu'à présent
00:25:25était coopératif,
00:25:27commence à sentir
00:25:28le vent tourner.
00:25:29Il veut partir.
00:25:31Monsieur ?
00:25:32Non, non,
00:25:34venez-la.
00:25:34Non, oui,
00:25:35pas de souci.
00:25:36Je finis la vérification.
00:25:37Restez là.
00:25:39Il refuse
00:25:39de donner son identité.
00:25:42C'est quoi votre nom,
00:25:43monsieur ?
00:25:44Vous avez un titre
00:25:45de séjour ou pas ?
00:25:47Vous avez un titre
00:25:48de séjour ?
00:25:50Monsieur,
00:25:51je m'en fous.
00:25:51Je vous demande,
00:25:52vous en avez un ou pas ?
00:25:55Je pense que c'est
00:25:56un étranger
00:25:58en situation régulière.
00:26:01Le scooter ?
00:26:02Vous l'avez acheté à qui ?
00:26:0315 jours, 20 jours.
00:26:05Mais à qui ?
00:26:06Un copain ?
00:26:07Un Tunisien.
00:26:08Un Tunisien ?
00:26:09Il n'est pas volé du tout.
00:26:11C'est bon.
00:26:16Attends, je te repasse.
00:26:17Venez, monsieur.
00:26:18Il file la plaque.
00:26:21Super.
00:26:21Merci, Jeannot.
00:26:23Surieux,
00:26:24parce qu'à tout moment,
00:26:24il va se carpater.
00:26:28L'instinct de Laetitia
00:26:29ne l'avait pas trompé.
00:26:31Le scooter
00:26:31a bien été déclaré volé
00:26:33il y a 15 jours.
00:26:36Venez, monsieur.
00:26:38Allez là-bas.
00:26:38Venez.
00:26:39On nous a demandé là-bas.
00:26:40C'est mieux là-bas.
00:26:41Juste le temps
00:26:42de faire les vérifications.
00:26:43Elle ne vous emmène pas.
00:26:45Mais parce que
00:26:46je suis au téléphone
00:26:47et je ne vous vois pas.
00:26:48Alors, c'est plus simple pour moi.
00:26:49C'est bon.
00:26:49Allez.
00:26:51Hé, calmez-vous.
00:26:52S'entend qu'il est
00:26:53en mauvaise posture,
00:26:54l'homme pourrait devenir violent.
00:26:56Les gendarmes demandent
00:26:57l'aide de renfort.
00:27:00Faire un appel radio.
00:27:02On va trouver réservistes
00:27:02s'ils peuvent nous rejoindre.
00:27:04À tout moment,
00:27:05ils peuvent se barrer en courant.
00:27:06Les bêtises sont trompées.
00:27:08Il y a les mobiles
00:27:08qui arrivent en renfort.
00:27:10On sait bien bien.
00:27:11On ne sait jamais
00:27:12sur qui on peut tomber.
00:27:13et il vaut mieux être plusieurs.
00:27:15Je ne le sens pas trop.
00:27:16À tout moment,
00:27:17il peut nous...
00:27:18s'échapper.
00:27:22Les gendarmes mobiles
00:27:23viennent encadrer le contrôle.
00:27:36Laetitia et sa collègue
00:27:37peuvent maintenant enquêter
00:27:38en toute sécurité.
00:27:40Vous pouvez juste vous lever
00:27:41du scooter, s'il vous plaît.
00:27:42Je vais repasser le numéro.
00:27:44Le scooter n'a pas de papier,
00:27:47mais un numéro de série.
00:27:48grâce à lui,
00:27:49laetitia a pu obtenir
00:27:50le téléphone
00:27:51de la potentielle propriétaire.
00:27:55qui ne correspond pas
00:27:55Oui, bonjour.
00:27:56Je vous appelle concernant
00:27:58la plainte pour le vol
00:27:59de votre scooter.
00:28:01Parce qu'en fait,
00:28:02on a une plaque de matriculation
00:28:03qui ne correspond pas
00:28:03avec le numéro de série.
00:28:06Donc le numéro de série,
00:28:07c'est le numéro de série
00:28:08de votre scooter à vous.
00:28:09Donc si vous pouvez me dire
00:28:10un peu la description
00:28:11de ce scooter.
00:28:12Donc vous dites,
00:28:13il était noir.
00:28:15Oui, la selle était déjà
00:28:17abîmée.
00:28:19Oui, il y a un petit fil.
00:28:21Il pend.
00:28:23C'est ça.
00:28:24Bon, de toute façon,
00:28:25OK.
00:28:26Et sinon,
00:28:27il y avait quoi d'autre?
00:28:29Il était un peu dégradé.
00:28:30Il vous est tombé avec ou pas?
00:28:31Enfin,
00:28:32parce que là,
00:28:32il est un peu cassé de partout.
00:28:34Alors que celui
00:28:35qui est maintenant considéré
00:28:36comme un voleur potentiel
00:28:38est conduit à la gendarmerie
00:28:39pour y être entendu,
00:28:41la victime de ce vol
00:28:42vient d'arriver sur place.
00:28:45Les gendarmes ont besoin
00:28:46qu'elle confirme
00:28:47que le scooter
00:28:48est bien le sien.
00:28:50C'était pas le même rétro?
00:28:52Il y avait deux petits rétrons
00:28:54qui l'ont remplacé.
00:28:56C'est votre scooter, madame?
00:28:58Je pense que c'est votre scooter,
00:29:00oui.
00:29:00Apparemment,
00:29:01le numéro de voiture
00:29:02c'est ça?
00:29:04Il était dans cet état-là?
00:29:10Ah non,
00:29:10il était pas dans cet état-là,
00:29:11non.
00:29:12Pas du tout.
00:29:13Ah non, il était pas cassé.
00:29:15Bon,
00:29:16la selle, souvent,
00:29:17avec l'axe,
00:29:17ça prend un petit peu,
00:29:18mais j'avais mes rétrous,
00:29:20j'avais tout...
00:29:22Bon,
00:29:23tout ça,
00:29:23c'était pas cassé.
00:29:26Sa propriétaire
00:29:26avait déclaré sa disparition
00:29:2815 jours plus tôt.
00:29:30Dans quelques jours,
00:29:31après finalisation de l'enquête,
00:29:34elle pourra récupérer son véhicule.
00:29:40Dès que la lune apparaît,
00:29:42la gendarmerie se mobilise.
00:29:45Avec des patrouilles de surveillance nocturne,
00:29:48car les militaires le savent,
00:29:50c'est bien souvent lorsque la nuit tombe
00:29:52que les citoyens lambda se mettent à faire n'importe quoi.
00:29:58comme ce conducteur de deux roues
00:30:00qui roule sans lumière.
00:30:02Il a pas de feu,
00:30:04donc,
00:30:04on voit que c'est assez dangereux,
00:30:05sur une route comme ça,
00:30:06qui est pas éclairée.
00:30:08L'homme obtempère
00:30:09et se range sur le côté.
00:30:11Mais avant,
00:30:12il se débarrasse en catimini d'un objet.
00:30:16Je vais acheter quelque chose.
00:30:20Kevin et son coéquipier
00:30:21veulent comprendre
00:30:22le geste mystérieux du motard.
00:30:25grâce à leurs lampes,
00:30:26ils retrouvent l'objet du délit.
00:30:29Vous roulez en consommant de l'alcool ?
00:30:34Sa dernière bière,
00:30:35ce qui signifie logiquement
00:30:37qu'il y en avait d'autres avant.
00:30:39vous avez consommé beaucoup d'alcool ou pas ?
00:30:42Oui.
00:30:43Je vais pas vous mentir, oui.
00:30:45D'accord.
00:30:46C'est-à-dire beaucoup ?
00:30:48Pour moi, pas beaucoup.
00:30:50Ouais.
00:30:51Faites attention aux scooters comme ça,
00:30:53de boire, c'est pas...
00:31:07Encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore.
00:31:10C'est bien, monsieur.
00:31:11Très bien.
00:31:12157.
00:31:13Ouais, vous êtes pas le record, mais bon.
00:31:16Vous avez vu combien de verres ?
00:31:20Euh...
00:31:20On sent d'en tir.
00:31:22Parce que...
00:31:23J'aime pas d'en tir.
00:31:25Jusqu'à maintenant une quinzaine.
00:31:27Une quinzaine ?
00:31:27Ouais.
00:31:28Vous avez fait la fête avec des amis ?
00:31:30Non, non, non.
00:31:31On passait le temps ?
00:31:31Tout seul ?
00:31:32Tout seul, oui.
00:31:3415 bières.
00:31:35La limite est largement dépassée.
00:31:38Pas question d'en boire une 16ème.
00:31:40D'autant plus que le conducteur, à jeun, qui est passé au fast-food,
00:31:44n'a pas encore dîner.
00:31:46Prenez donc vos affaires,
00:31:49et vous allez venir avec nous tranquillement,
00:31:50on va aller à la brigade voir votre auto à l'étiomètre.
00:31:53D'accord ?
00:31:54L'homme n'a pas l'alcool mauvais.
00:31:56Il obtempère gentiment.
00:31:58Mais cela ne doit pas cacher le plus dramatique.
00:32:00L'alcool à l'origine d'un tiers des accidents mortels.
00:32:06Malheureusement, l'alcool est un véritable fléau
00:32:08dans le golfe de Saint-Tropez.
00:32:11Et vous voyez, sans même chercher à piéger les gens,
00:32:15énormément d'interventions sont liées à la consommation d'alcool.
00:32:18La consommation excessive.
00:32:21C'est presque que vous lui sauvez la nuit, en fait, là.
00:32:24Là, il roule avec 0,57 mg par litre d'air expiré, dans le noir complet, sur un scooter, en
00:32:35buvant une bière.
00:32:36Oui, je pense potentiellement qu'on peut le sauver.
00:32:42A l'inverse de beaucoup d'automobilistes ou de conducteurs de deux roues,
00:32:46contrôlés par les gendarmes cet été, l'homme qui a bu 15 bières n'insulte pas les militaires,
00:32:52ne les menace pas ou ne refuse pas de les suivre.
00:32:55Bien au contraire, lors de son transfert vers la brigade, il est même tout sourire.
00:33:00Bon, c'est quelqu'un qui, ça se passe bien, voilà.
00:33:02Bon, là, ce soir, il est un peu trop consommé d'alcool, donc il va venir avec nous.
00:33:06Et après, il y a une personne qui viendra le chercher et ça va bien se passer pour lui.
00:33:09Il sera entendu plus tard.
00:33:11Bon, la conduite sur l'empire, il est alcoolique.
00:33:13Reste le plus délicat.
00:33:15L'addiction de cet homme qui refuse de se considérer comme un alcoolique lorsqu'il raconte sa journée.
00:33:22Je vais à McDo vite fait et après, je vais à l'escalier pour passer les soirées.
00:33:26Mais pour moi, c'est normal, je ne suis pas...
00:33:31Pour vous, 15 bières, c'est la dose normale.
00:33:35Ouais.
00:33:40Mais l'homme n'écoute pas.
00:33:42Grisé par ses 5 litres de bière, il en profite pour faire de la pub pour la gendarmerie.
00:33:48Grâce à eux, on fait attention toujours grâce à eux.
00:33:51Parce que si on voit la voiture de gendarmes, on voit les gendarmes qui passent tout ça.
00:33:56Ah, il faut mettre le casque. Ah, il faut mettre les gants. Ah, il faut mettre ça.
00:33:59On fait tout ça toujours. On roule doucement.
00:34:01Si ils ne sont pas là, il y aura plus d'accident.
00:34:05C'est déjà tout ce qui vient de se passer ce soir, je pense.
00:34:08Il y a plein de gens qui se plaignent.
00:34:10Ah, les gendarmes, ils sont là tout le temps.
00:34:13Mais non, ils sont là, c'est pour nous.
00:34:16Le contrôle d'alcoolémie va prendre une tournure particulière.
00:34:19Un cours pratique sur la loi en vigueur.
00:34:23Les gendarmes jouant le rôle des profs et le citoyen éméché, celui de l'élève,
00:34:28qui ignore tout des interdits, mais qui ne demande qu'à apprendre.
00:34:36Aller encore, encore, encore...
00:34:39Aller, encore encore, encore, encore...
00:34:43Et c'est bon.
00:34:44Super.
00:34:470,56.
00:34:49Voilà.
00:34:50Ce qui fait 1,12 g dans le sang.
00:34:53Ça fait beaucoup ?
00:34:54Je connais pas trop le courage.
00:34:58Après, en fait, la limite, c'est 0,25.
00:35:00Et pour le délit, c'est 0,40.
00:35:03D'accord.
00:35:04La loi, l'homme aux 15 bières va la découvrir.
00:35:08Au programme, une convocation devant le tribunal correctionnel.
00:35:12Sans oublier le plus important.
00:35:15Il aura un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
00:35:19Une amende.
00:35:20Et on va lui faire comprendre que c'est quelque chose qui est accidentogène, dangereux.
00:35:25Et que surtout, il faut pas qu'il réitère un tel comportement sur la route.
00:35:29L'homme, remis en liberté, va devoir payer une amende entre 200 et 600 euros.
00:35:38Ce soir, les gendarmes qui patrouillent sont sur leur garde.
00:35:44Je le sens pas, il va y avoir des bastons ce soir ?
00:35:46Non, non.
00:35:47Bon, tarte, tarte, tarte.
00:35:49Y'a des mobiles.
00:35:49Dans les prochaines heures, la fête peut virer au cauchemar.
00:35:54Ça ressemble comme deux gouttes d'eau au 14 juillet.
00:35:57À un détail près, c'est un mois plus tard.
00:35:59Samedi 15 août, feu d'artifice, c'est Cavalère.
00:36:02Avec beaucoup de monde rassemblé sur la plage.
00:36:05Donc on va aller faire une petite patrouille pédestre pour voir si tout se passe bien.
00:36:09Malgré l'épidémie qui empêche des grands rassemblements,
00:36:11la municipalité de Cavalère a décidé d'offrir à ses estivants
00:36:15un son et lumière avec une pluie d'étoiles filantes.
00:36:20Un feu d'artifice.
00:36:22Mais les gendarmes ne pourront pas assister à l'intégralité du spectacle.
00:36:28Un coup de téléphone interrompt brutalement la féerine du ciel de Cavalère.
00:36:35Y'a des particuliers qui font un feu d'artifice à la croix.
00:36:39Le problème, c'est que c'est haut de peignet.
00:36:42Et là-bas, y'a un milieu de végétation, donc faut qu'on y aille.
00:36:46C'est un coin de la croix où il y a beaucoup de végétation.
00:36:49On a déjà eu des feux il y a 4 ans.
00:36:51Donc on va éviter que ça se reproduise.
00:36:53L'été, les feux d'artifice sont strictement réglementés
00:36:57sur tout le littoral français, voire parfois interdits par les préfectures.
00:37:02C'est valable pour les communes comme pour les particuliers.
00:37:06Ici, c'est le cas.
00:37:08Ce serait un imprudent qui a voulu jouer avec le feu.
00:37:11Après, ça continue, ça doit être un peu plus haut.
00:37:17Sur place, un riverain les attend.
00:37:22De cette ville-là.
00:37:23D'accord.
00:37:24Et on a des flamèches plein les voitures.
00:37:26Enfin, chez nous, ça voulait venir jeter un oeil.
00:37:30Et pour prouver qu'il n'a pas déplacé les gendarmes, pour rien,
00:37:33le résident exhibe les cendres volantes qui sont allées se déposer sur les carrosseries des voitures.
00:37:40Toutes les voitures sont comme ça.
00:37:43L'homme n'a pas alerté les forces de l'ordre uniquement pour les risques sur son domicile.
00:37:48C'est un insecte qui part, on met la colline en feu.
00:37:51Ouais, puis en plus, on est en risque rouge, rouge.
00:37:54À l'intérieur de la villa, les gendarmes peuvent constater de visu que les cendres ont envahi la terrasse.
00:38:02Pulsérés, les riverains ont pris soin de faire une vidéo du feu d'artifice tiré à une dizaine de mètres
00:38:08à peine de leur maison par leurs voisins.
00:38:11Et voilà ce qu'ils ont filmé.
00:38:13Un spectacle pyrotechnique impressionnant.
00:38:16C'est pas un petit truc, quoi.
00:38:17Et surtout très dangereux.
00:38:19C'est derrière.
00:38:20Mais à Saint-Tropez, tout est possible.
00:38:23Je sais pas combien ça vaut, mais de toute façon, ici, dans le quartier de Barbego, il n'y a
00:38:29que des gens qui ont...
00:38:31La plupart des gens ont les moyens de se laisser leur défaire.
00:38:33C'est peut-être plus nette que l'on dit, et peut-être plus nette que la précédente.
00:38:37Benjamin, un particulier peut faire quelque chose comme ça ?
00:38:39Non, non, non. Surtout pas l'été.
00:38:42En plus, on est en risque rouge, incendie.
00:38:45Il fait une chaleur pas possible depuis deux mois.
00:38:47Il a pas plu depuis plus.
00:38:49Donc là, c'est ultra dangereux.
00:38:50Ce qu'il a fait en plus, là, il n'y a que des bois tout autour.
00:38:53Donc là, ça aurait pu partir.
00:38:55Les riverains s'en souviennent encore.
00:38:57Il y a seulement trois ans, un sinistre avait marqué les esprits.
00:39:01Ça a cramé fort en 2017, genre.
00:39:03Alors, j'y étais pas mal, mais ouais, ça a cramé fort.
00:39:05Il y a pas longtemps, il y a eu tout le cap-lardier qui était en feu.
00:39:08C'est la moindre étincelle.
00:39:10Vous enflammez des hectares et des hectares.
00:39:12Alors, est-ce l'oeuvre d'un nouvel arrivant qui ne s'est pas rendu compte ?
00:39:16Ou au contraire, la dernière trouvaille d'un vacancier qui veut épater ses amis ?
00:39:22Les gendarmes n'auront pas de réponse.
00:39:24Car l'homme qui pourrait leur fournir des indications n'apprécie pas leur visite.
00:39:30Alors, pour le feu d'artifice, c'est vous qui avez tiré ?
00:39:32Pas du tout, monsieur.
00:39:33Moi, j'ai pas tiré le feu d'artifice.
00:39:34Il y a des voisins qui ont vu quand même que ça venait de chez vous, hein ?
00:39:37Très bien.
00:39:38Moi, c'est pas moi.
00:39:39D'accord.
00:39:39Alors, est-ce qu'on peut aller voir votre jardin s'il y a des résidus de feu d'artifice
00:39:42ou pas ?
00:39:42Moi, chez moi, il n'y a personne qui rentre.
00:39:44Donc moi, je vous dis que j'ai pas tiré le feu d'artifice.
00:39:46S'il y a quelque chose, vous faites votre enquête et vous dites que c'est moi si vous pensez
00:39:49que c'est moi.
00:39:49On a quand même une vidéo qui montre que c'est quand même...
00:39:52Eh ben voilà !
00:39:52Vous avez rien à cacher, montrez-vous votre jardin.
00:39:56Monsieur, je vous ai expliqué, je suis clair, mais t'as eu.
00:39:59Il n'y a personne qui rentre.
00:40:01Les gendarmes n'apprécient pas la manière dont ils ont été conduits.
00:40:05Mais ils ne se laisseront pas impressionner.
00:40:08Personnalité ou pas, ils devra se présenter comme les autres.
00:40:12On va convoquer les témoins, les voisins chez qui on était tout à l'heure.
00:40:16On va leur prendre une petite audition.
00:40:18Et puis après, on convoquera la personne pour qu'elle s'explique sur le fait qu'il y ait des
00:40:26témoins qui disent que c'est lui qui a tiré un feu d'artifice depuis chez lui.
00:40:29Pour non-respect de la réglementation en vigueur, un particulier qui tire un feu d'artifice chez lui encoure jusqu
00:40:36'à 1500 euros d'amende.
00:40:39Pour tout dommage causé chez un voisin, par exemple, l'amende peut monter jusqu'à 150 000 euros et 10
00:40:44ans de prison.
00:40:45De quoi faire réfléchir.
00:40:51Le lendemain, le ciel de Saint-Tropez a retrouvé sa belle couleur bleue.
00:40:57C'est aujourd'hui Naïs qui est en poste et qui doit gérer tous les événements de la journée.
00:41:02Et ça commence fort avec un appel pour un cambriolage en cours.
00:41:06On décolle.
00:41:07En pleine après-midi, un cambriolage qui semble particulièrement audacieux.
00:41:16Il a eu lieu à deux pas d'un palace hyper luxueux, dans une villa pourtant très surveillée.
00:41:23La victime n'est pas n'importe qui, c'est une amie de Brigitte Barbeau.
00:41:27Et Saint-Tropez, c'est toute sa vie.
00:41:31Âgée de 77 ans, elle est toujours traumatisée.
00:41:34Non, non, je n'ai pas eu le temps.
00:41:36J'ai été greffée dans ma maison pendant que je me réveille les dents.
00:42:03Immédiatement, la jeune Naïs tente de cerner le profil de l'agresseur.
00:42:08Le masque noir, il était comment le masque ?
00:42:09Il était noir, le masque.
00:42:11Je le reconnais très, malgré le masque.
00:42:14Vous n'avez pas pu voir s'il y avait une barbe, quelque chose, un tatouage ?
00:42:17À moi, il devait avoir un tatouage sur les bras.
00:42:20D'accord, vous l'avez vu ou pas ?
00:42:22Oui.
00:42:22Oui, il y a un tatouage.
00:42:24Vous savez ce que c'est comme tatouage ?
00:42:26Non, non, non, non, c'est pas une dents.
00:42:28Sur le bras gauche ou droit ?
00:42:29Non, c'est pas une dents.
00:42:30Ça, ça et toi ?
00:42:31Bon, c'est pas grave, je préfère demander, on ne sait jamais.
00:42:33La victime, à qui on a arraché un collier, des boucles d'oreilles et une bague en diamant,
00:42:39soit au total un putain de 100 000 euros, est effondrée.
00:42:43Elle préfère s'asseoir aux côtés de son mari pour poursuivre.
00:42:47Il a mis son genou sur mon sternum et évidemment, il a eu du mal à m'arracher.
00:42:53Donc, vous voyez dans quel état je suis.
00:42:56Et après, il m'a traînée dans ma chambre par les cheveux.
00:43:01Je hurlais, évidemment.
00:43:03Donc, il m'a tiré l'ordre d'arrêter d'hurler.
00:43:08Mais malheureusement, j'ai pu m'enfermer dans ma chambre.
00:43:12Naïs écoute attentivement la version de la septuagénaire.
00:43:15C'est la deuxième fois qu'elle est confrontée à une agression aussi violente.
00:43:19C'est mon deuxième avec violence cet été.
00:43:22Après, où la victime est aussi choquée, oui.
00:43:25Parce qu'en fait, il y a déjà eu des violences où quelqu'un a été poussé.
00:43:27Mais c'était pas aussi violent à être traîné et compagnie.
00:43:30Mais bon, après, malheureusement, c'est arrivé sur madame.
00:43:34Comme le moindre petit souvenir peut se révéler essentiel,
00:43:37les gendarmes veulent en savoir plus.
00:43:40Grand svelte, mais costaud quand même, large d'épaule.
00:43:44Vous avez vu les sourcils et les yeux, donc ?
00:43:46Oui.
00:43:46Donc les yeux marrons ou noirs ?
00:43:48Noirs, je pense noirs.
00:43:49Couleur de peau blanche ?
00:43:50Non, non, couleur de peau basanée.
00:43:52D'accord, mat de peau.
00:43:53Alors, je ne sais pas s'il était maghrébin ou africain, enfin, un peu plus loin.
00:44:00Peut-être sans mélanger entre français et...
00:44:03D'accord, ouais.
00:44:04Ouais, d'accord, ça peut être un métis.
00:44:05Oui, ça peut être un métis.
00:44:06Très bien, très bien.
00:44:08Les militaires tentent de reconstituer le chemin emprunté par ce voleur de bijoux.
00:44:13Ce malfaiteur qui a exigé sans succès qu'on lui montre l'emplacement du coffre-fort.
00:44:18Alors sinon, on fait le tour pour aller sur la terrasse.
00:44:19Ça vous dérange ?
00:44:20Non, non, à mon avis, il a dû ressortir par où il était rentré, par la terrasse.
00:44:25D'accord.
00:44:25Vu le butin qu'il avait.
00:44:27D'après la victime, le hors-la-loi aurait joué les montants l'air.
00:44:31Il serait passé par les toits.
00:44:33Un scénario appuyé par un indice capital relevé par Naïs.
00:44:39Donc là, nous, on suppose, on va pas toucher, hein.
00:44:42On suppose que là, en fait, c'est des traces de pieds et qu'il s'est hissé pour monter
00:44:45sur le toit,
00:44:46pour pouvoir monter un pied après par la suite de bain.
00:44:50Pour atteindre directement la salle de bain.
00:44:52La salle de bain à l'étage, c'est là où la victime s'est faite dépouiller.
00:44:58Reste à confirmer l'hypothèse selon laquelle le cambrioleur serait bien passé par les toits avant l'attaque.
00:45:03Vu que ça s'est passé en plein jour, je pense qu'on verra très bien les images.
00:45:08Et pour les autres caméras, je pense que tout va nous aider.
00:45:11Ne serait-ce que par savoir le cheminement de l'auteur.
00:45:14Éventuellement, il a pu passer par le toit.
00:45:15On voit que c'est vraiment au bord de la route.
00:45:16Il n'y a qu'une clôture à escalader pour atterrir sur ce toit.
00:45:18Ça peut être un passage pour l'auteur pour entrer dans la propriété des victimes.
00:45:24L'affaire prend une tournure criminelle.
00:45:27Ce sont d'autres spécialistes qui vont à présent prendre le relais.
00:45:30En fait, on attend que les gendarmes de la brigade de recherche arrivent pour eux faire leurs investigations.
00:45:36Et peut-être que oui, ils me demanderont de faire des photos.
00:45:38Mais moi, en fait, je n'apporterai qu'une aide matérielle.
00:45:40Là, c'est eux qui vont mener l'enquête et qui vont voir ce qu'ils ont envie de voir
00:45:43pour pouvoir retrouver les auteurs.
00:45:46Quelques minutes plus tard, la brigade de recherche débarque.
00:45:50Avec en tête une obsession, recueillir un élément qui pourrait permettre d'identifier l'auteur.
00:45:55La dame de 77 ans, aspergée de gaz lacrymogène, a été violemment frappée.
00:46:02Vous êtes blessée, madame, c'est suite à l'agression ?
00:46:04Ah ben oui.
00:46:05D'accord.
00:46:06Sur ses avant-bras, des blessures.
00:46:08Son doigt a été fracturé, tout comme ses côtes.
00:46:12Ses jambes sont blessées.
00:46:14Au total, 20 jours d'ITT.
00:46:17On sait par la victime qu'elle a été manipulée par l'auteur.
00:46:21En arrachant le bracelet, il lui manipule l'avant-bras.
00:46:25Il laisse probablement un site de traces ADN, traces biologiques, traces de contact.
00:46:30En manipulant le cou pour arracher le collier, c'est la même chose.
00:46:33Et quand il traîne les cheveux, pareil, il met sa main dans les cheveux, etc.
00:46:36Les enquêteurs effectuent donc des prélèvements, notamment à proximité du précieux diamant qui a disparu.
00:46:42Il a bataillé un moment avec le solitaire.
00:46:45Donc il a touché votre alliance aussi, j'imagine.
00:46:47Ah ben oui, ça faisait mal.
00:46:50Elle était très serrée, donc il a mis un moment.
00:46:55Leur espoir ? Retrouver des lambeaux de peau, même infimes, sous les ongles de la victime.
00:47:01Des traces de lutte.
00:47:02Ça, t'as marqué ongle, main gauche.
00:47:08De quoi déterminer l'ADN de l'agresseur.
00:47:11Si l'homme est fiché, on retrouvera son identité.
00:47:15La vidéo surveillance, qui filme les murs extérieurs de la propriété, permettra peut-être aussi de résoudre l'énigme.
00:47:27Quelques jours plus tard, à la brigade de Saint-Tropez, le cambriolage est en passe d'être élucidé.
00:47:34Suite logique d'une enquête méthodique.
00:47:36Les gendarmes avaient pris soin d'effectuer des prélèvements sur la victime.
00:47:41Résultat ?
00:47:42On trouve en dessous des ongles et au niveau de sa montre de l'ADN.
00:47:46Et le fait est que cet individu est déjà connu de la justice, a déjà commis des faits précédemment,
00:47:52est ainsi fiché dans les laboratoires biologiques de la France.
00:47:58Le cambrioleur est donc identifié et à présent inscrit au fichier des personnes recherchées.
00:48:09En 2019, plus de 7700 cambriolages et violations de domicile ont été constatées dans le Var.
00:48:18Mais il ne s'agit pas toujours de cambriolages de villas de luxe.
00:48:22Parfois, le butin n'atteint que quelques euros et demande tout de même la présence des gendarmes.
00:48:29Comme ce soir, un vol vient d'avoir lieu dans un supermarché.
00:48:33Les gendarmes ne s'attendent pas du tout à ce qu'ils vont découvrir.
00:48:38Dans l'entrée du magasin, une dizaine de personnes est attroupées, tous très agitées.
00:48:43Il s'agit d'une famille indienne en vacances à Saint-Tropez,
00:48:47accusée par le caissier d'avoir dérobé de la nourriture.
00:48:51C'est quoi le différent, monsieur ?
00:49:09A voir toute cette bagaille, on pourrait imaginer que le montant du larsin est impressionnant.
00:49:14Mais en fait, il semble que tout soit parti d'une tranche de jambes.
00:49:28C'est un litige commercial, plus qu'autre chose.
00:49:30Ils pensaient qu'il y avait peut-être un vol à l'étalage,
00:49:33il manquait une tranche de jambon, est-ce que c'est parce qu'ils ont oublié de scanner ou pas
00:49:36?
00:49:37Là, franchement, on va impaiser la situation.
00:49:40Pour un paquet de jambons, c'est des personnes qui ont un chariot complet.
00:49:44Je pense à un oubli de scan, plus qu'autre chose.
00:49:47On peut miser aussi sur la bonne foi des gens.
00:49:49Une tranche de jambon qui a mis les nerfs de la famille indienne en pelote.
00:49:53Les enfants, les cousins, les parents, tout ce petit monde ne compte pas se laisser accuser à tort.
00:50:00Jean-Yves tente de calmer le père.
00:50:13Les Indiens reprochent aux caissiers de les avoir traités comme une famille de délinquants.
00:50:18Jean-Yves joue les conciliateurs en tentant d'expliquer leur réaction aux jeunes employés.
00:50:25Il n'a pas compris votre attitude à l'égard, vous êtes agressif à l'égard des enfants.
00:50:29Et comme les portes étaient fermées, il pouvait porter assistance à sa femme et à ses gosses, il a mal
00:50:33pris.
00:50:34Il s'est énervé, d'accord ?
00:50:36Donc lui, ce qu'il vous reproche, c'est votre attitude agressive.
00:50:39Contrairement à l'autre homme du magasin qui, lui, était très calme, très posé.
00:50:43Moi, c'était calme au début de chargé, moi, tranquille.
00:50:45Voilà.
00:50:45Mais je crois que c'est...
00:50:46C'est leur façon de continuer.
00:50:47Voilà.
00:50:47En fait, ça part d'un malentendu au départ.
00:50:50Moi, je vois comme ça.
00:50:51Ça part d'un malentendu.
00:50:52Lui a mal vécu votre attitude.
00:50:53Vous savez, je lui ai dit qu'il se calme et qu'il reparte.
00:50:57Ah non, il n'y a pas de soucis.
00:50:58C'est votre attitude qui était avec moi.
00:51:00Alors que les gendarmes pensaient avoir apaisé la situation,
00:51:03la discussion animée reprend de plus belle.
00:51:06C'était un simple control, sir.
00:51:08C'était un simple control.
00:51:10Ils disaient, vous attendez mon temps, je suis à l'hôpital.
00:51:12Je suis à l'hôpital, ça me coûte de mon argent.
00:51:14Vous attendez deux heures de mon temps.
00:51:16Vous checkz tous les choses.
00:51:17Si c'est vrai, je vous attendez à tous les membres.
00:51:20Ok ?
00:51:20Muitragés, vexés.
00:51:22Les Indiens ne comptent pas laisser le caissier s'en sortir ainsi.
00:51:26Ils exigent maintenant des excuses en bord et du fort.
00:51:30Je veux une apologies.
00:51:32Ok, c'est bon, c'est bon.
00:51:34Il ne reste que la personne qui paye.
00:51:35Il paye la tranche de jambon et après on y va.
00:51:37C'est bon.
00:51:38Ok, c'est bon.
00:51:39Ok, c'est bon.
00:51:40Ok, c'est bon.
00:51:40Ok, c'est bon.
00:51:41Ok, c'est bon.
00:51:41Ok, c'est bon.
00:51:42Ok, c'est bon.
00:51:42Ok, c'est bon.
00:51:42Ok, c'est bon.
00:51:42Ok, c'est bon.
00:51:43Ok, c'est bon.
00:51:44Finalement, la présence des gendarmes finit par décider la famille de vacancières à quitter les lieux.
00:51:49Le centre de Saint-Tropez peut retrouver son calme de début de soirée.
00:51:53Tout ça pour ça.
00:51:56Depuis des années, un fléau pourrit la vie des Français.
00:52:00Les arnaques à la carte bleue.
00:52:02Que ce soit par Internet ou directement devant les distributeurs,
00:52:06les escrocs sont de véritables professionnels.
00:52:10Les victimes se comptent par milliers.
00:52:13Mais depuis quelque temps, un nouveau modus operandi a vu le jour.
00:52:17Et Saint-Tropez n'y échappe pas.
00:52:24Les malfrats repèrent une personne retirant de l'argent.
00:52:27Alors qu'elle repart, ils lui font croire que le distributeur dysfonctionne.
00:52:32Des billets continuent à sortir de la machine.
00:52:35Et que le seul moyen de stopper le bug informatique, c'est de réinsérer sa carte.
00:52:41Ensuite, la victime va mettre la carte dans le distributeur et va commencer à faire son code confidentiel et tout
00:52:47ça.
00:52:47Et au moment où l'auteur va tout simplement le voir, va s'approcher, va taper sur les touches et
00:52:54avec son autre main, va réussir à prendre la carte.
00:52:57Et c'est là que la victime, elle est trompée parce que la victime pense que sa carte a été
00:53:01aspirée dans le distributeur.
00:53:03Un tour de passe-passe qui n'a lieu qu'à certains moments de la journée, quand les banques sont
00:53:07fermées.
00:53:09Bien entendu, les voleurs ciblent bien leur proie.
00:53:15Les victimes sont souvent des personnes vulnérables.
00:53:17C'est des personnes âgées.
00:53:20Ils ne s'en prennent pas aux personnes qui vont tout de suite, on va dire, percuter.
00:53:25Jérôme et ses collègues sont sur ce dossier depuis des semaines, car les arnaques s'enchaînent.
00:53:31Là, actuellement, on est sur deux victimes.
00:53:33Il y a une victime, il y a 3000 euros qui a été débité.
00:53:36Donc 1000 euros dans un distributeur et 2000 euros dans un pari sportif.
00:53:42Les gendarmes savent que les vols ont souvent lieu sur ce distributeur, dans le centre de Cavalère.
00:53:48La dernière fois, les escrocs avaient utilisé la carte bleue dérobée pour faire des paris sportifs au Bar Tabac, juste
00:53:55en face.
00:53:57Les propriétaires pourraient peut-être les reconnaître.
00:54:02Et l'individu pourrait...
00:54:04Je crois qu'il démarrait pas assez...
00:54:06Assez costaud, maigre ?
00:54:07Costaud, mais sportif.
00:54:08D'accord, ok. Il n'y avait pas un signe particulier, un tatouage sur le bras ?
00:54:12Non, je ne sais rien, mais c'était rapide.
00:54:13Non, c'était rapide, oui.
00:54:14On avait un accent, on avait quelque chose ?
00:54:15Non, il n'y a même pas parlé.
00:54:17Vous avez eu le bon réflexe de nous appeler.
00:54:19Maintenant, je voulais savoir si, déjà, est-ce qu'on peut avoir des premières images ?
00:54:22Les gendarmes espèrent que la scène a été filmée.
00:54:25Mais mauvaise nouvelle, il y a eu une panne momentanée.
00:54:29Ah non, non, pas d'hier, mais non, parce que c'est...
00:54:31On attend ça.
00:54:32Ça veut dire que le passage d'hier, on le...
00:54:34On l'a repart.
00:54:36Les gendarmes ne se laissent pas abattre pour autant.
00:54:40Je vois cette caméra ici.
00:54:42Donc l'angle de vue peut être pas mal en fonction d'eux.
00:54:45L'épicerie, juste à côté du tabac et du distributeur,
00:54:49a, elle, un système de vidéosurveillance en état de marche.
00:54:53Donc là, je vois que vous avez une définition qui est quand même assez correcte.
00:54:56Et l'une de ces caméras est très bien orientée.
00:55:00On a le tabac qui est juste là, et on a le distributeur qui est juste là, derrière la porte.
00:55:03Donc ça veut dire que dans l'absolu, si, parce que là, cette porte, elle n'a pas vocation à
00:55:08être ouverte,
00:55:08on voit qu'elle est bloquée par un arrosoir.
00:55:10Ça veut dire que la porte fermée, on a une vue directe sur le distributeur.
00:55:14Donc ça m'intéresse de voir un petit peu sur...
00:55:16Si vous auriez eu des enregistrements, hier, aux alentours des 12 heures.
00:55:21D'accord, je vais me notifier.
00:55:21Pour voir si vous avez... Oui, si vous voulez, comme ça.
00:55:24Je vais me notifier, comme ça, parce que moi...
00:55:25Je vais vous laisser mes coordonnées, comme ça, ça va vous permettre de...
00:55:27Reste maintenant à espérer que les épiciers retrouvent les images captées le jour du vol.
00:55:32Non, mais c'est parfait.
00:55:33Merci beaucoup de votre collaboration. Bon après-midi à vous.
00:55:36Ce qui est loin d'être une certitude.
00:55:40Ce genre d'enquête-là, c'est un peu jol.
00:55:42C'est à nous de réunir un petit peu le maximum de pièces pour pouvoir avancer.
00:55:46On peut compter aussi sur le facteur chance.
00:55:48Parfois, comme on a vu juste avant, manque de chance, leur système de vidéo était HS au jour des faits.
00:55:55Ça arrive aussi, il faut prendre en compte ça, mais bon.
00:55:58Et si pour le moment, la chance n'était pas vraiment du côté des gendarmes,
00:56:02il semble que le vent vient de tourner.
00:56:04Les voleurs viennent encore d'opérer.
00:56:08Et à 10h43, elle se fait subtiliser sa carte par ce mec.
00:56:12Et après, le mec, il part et il va faire des retraits dans les distributeurs.
00:56:15Alors, il faut savoir que j'ai lancé des réquisitions, mais je n'ai toujours pas les endroits précis de
00:56:19là où il a retiré l'argent.
00:56:20Mais il a retiré une fois 300 euros et une fois 240 euros, je crois.
00:56:24Alors, la victime, c'est une personne âgée.
00:56:26C'est une petite mamie, c'est une personne âgée, ouais.
00:56:30De toute façon, à 10h43, elle rentre, elle est toute seule dans la banque.
00:56:35Et c'est ce mec qui la suit et qui rentre une minute après, quoi.
00:56:39Il y a eu des faits similaires qui sont passés sur la commune de Cavalers.
00:56:43Là, c'est à 10h43 qu'elle s'est fait voler sa carte.
00:56:46Je pense qu'à 45 ou 46, il l'avait déjà retiré, quoi.
00:56:49Et la personne a fait opposition à midi.
00:56:52Mais les gendarmes ont maintenant un indice.
00:56:55Ils ont repéré la voiture des malfaiteurs sur des vidéos d'une ville voisine.
00:56:59La qualité est bonne.
00:57:01Ouais, la qualité est bonne, ouais.
00:57:02On voit bien la plaque d'immatriculation.
00:57:04Et elle vient d'être identifiée à quelques kilomètres de là.
00:57:08Donc, on a fait des réquisitions par rapport au LAPI.
00:57:11Donc, LAPI, c'est un système, on va dire, qui prend en compte toutes les plaques d'immatriculation
00:57:17des voitures qui vont circuler sur la commune.
00:57:20Pour le moment, les gendarmes ont donc identifié le véhicule, mais pas ses passagers.
00:57:27L'enquête n'en est qu'à ses débuts et elle risque d'être longue.
00:57:31Après, il faut savoir que ce mode opératoire, il est répandu.
00:57:33Il n'y a pas que deux personnes en France qui font ça.
00:57:35Mais voilà, j'ai pris des créneaux assez importants pour pouvoir justement regarder,
00:57:42visionner les caméras et voir si je ne peux pas voir le véhicule que je recherche.
00:57:53Quelques semaines plus tard, à la brigade de la Croix-Valmer,
00:57:57Jérôme est toujours sur le dossier des arnaques à la carte bleue.
00:58:01Et un témoignage est en train d'accélérer les choses.
00:58:17Et cette voiture indélicate, ce témoin a eu le réflexe de noter sa plaque d'immatriculation
00:58:24avant de déposer plainte.
00:58:26Et surprise, elle n'est pas inconnue des services de gendarmerie.
00:58:30Ça a renoncé l'affaire parce que le véhicule, justement, qu'on recherchait,
00:58:34il a complètement disparu de nos radars.
00:58:37Donc il n'était plus sur notre secteur, il n'était plus dans le coffre de Saint-Tropez.
00:58:40Donc l'enquête, elle s'est un peu ralentie.
00:58:44Et ça, ça rebooste l'enquête.
00:58:46On a de nouveaux éléments, on a une personne qui a pris contact physiquement avec ces deux personnes.
00:58:52La bonne nouvelle, c'est que le témoin a parlé avec les passagers de la voiture.
00:58:57Il connaît donc leur visage.
00:59:00Un atout de taille pour l'enquête des gendarmes.
00:59:04Est-ce que vous pouvez me redonner une description physique de ces deux individus, s'il vous plaît ?
00:59:08C'est 25 ans.
00:59:1025 ans, d'accord.
00:59:11Il avait une barbe ou pas ?
00:59:14Pas de barbe.
00:59:14Pas de barbe, d'accord.
00:59:16Le deuxième, le passager avait une barbichette ?
00:59:19Oui, c'est une barbichette.
00:59:20On roule pour en deux minutes.
00:59:21D'accord.
00:59:22Il avait une chute, mais il avait une chute, mais il avait une chute.
00:59:25Au niveau des accents et tout ça, c'était des Français ?
00:59:28Oui.
00:59:29On les a toujours vus porteurs de masques chirurgicaux, avec des bobs et des lunettes de soleil.
00:59:35Donc la reconnaissance faciale et pour l'identification, c'est difficile.
00:59:41Les gendarmes ont maintenant une description physique précise.
00:59:45Ils ont fait une erreur.
00:59:46Au lieu de payer tranquillement le péage et se faire discret, et qu'on n'aurait jamais su, qu'ils
00:59:51étaient sur des ***, on l'aurait peut-être su autrement.
00:59:53Mais ils auraient pu très bien, au final, se fondre dans la base.
00:59:56Et cette erreur va peut-être nous permettre d'accélérer l'enquête et même d'identifier les auteurs.
01:00:04Grâce à ce témoignage et à une enquête de plusieurs semaines, le conducteur a finalement bien été identifié.
01:00:12Il devrait être interpellé dans quelques jours.
01:00:19Petit joyau du patrimoine français, le département du Var est aussi l'une des destinations préférées des retraités.
01:00:27Selon une étude de l'Office du tourisme, près de 20% des voyageurs seraient des seniors.
01:00:32Des personnes âgées, attirées par la douceur du climat et le charme de cette région ensoleillée.
01:00:38Mais qui sont également la cible d'escrocs.
01:00:41Des hors-la-loi, jamais à court d'idée pour dépouiller leurs victimes.
01:00:45On va chez une dame qui a reçu la visite d'une personne qui, visiblement, s'est présentée chez elle.
01:00:58Qui s'est rendue, sans aucune violence, bien sûr, qui s'est rendue dans sa chambre à coucher,
01:01:04en mettant un coup de cutter dans le matelas, sans aucune violence envers elle.
01:01:08Mais en indiquant qu'ils reviendraient plus tard pour leur vendre un matelas.
01:01:12Voilà, donc on va essayer de voir un petit peu ce qu'il en est réellement.
01:01:16Si c'est ça, on a quand même une intrusion, une dégradation.
01:01:20Voir peut-être des menaces.
01:01:22Enfin bon, une méthode de vente assez particulière, si c'est le cas.
01:01:29Direction Cavalère.
01:01:31C'est là où l'escroc a frappé.
01:01:33Abusant de la crédulité d'un couple, un mode opératoire qui agace Philippe.
01:01:38On va aller voir cette brave dame, qui je pense doit être une personne âgée,
01:01:42parce que c'est tellement plus facile et courageux, de s'en prendre à une mamie.
01:01:46Voilà, on arrive tout de suite, madame.
01:01:49La vieille dame les attend de pied ferme, aux côtés de son mari malvoyant.
01:01:53Il n'y a pas eu de violence ?
01:01:54Non, non, non.
01:01:56On est d'accord, hein ?
01:01:56Mon mari n'est pas de voyant, mais il n'a plus de...
01:01:59Bonjour, monsieur.
01:02:01Bon, on est porteur de masque pour votre sécurité, hein ?
01:02:04D'accord ?
01:02:05Ne t'inquiète pas.
01:02:07Merci, madame.
01:02:08Alors, dites-moi tout.
01:02:09Pour piéger les deux personnes âgées, l'homme a procédé en deux temps.
01:02:13Donc là, par rapport aux éléments, on a deux passages.
01:02:16Donc la première fois, il vient vers quelle heure ?
01:02:18C'était 10 heures.
01:02:19Vers 10 heures ?
01:02:20Même pas.
01:02:21Tu faisais ton marché.
01:02:239h30, disons.
01:02:24Allez, 9h30.
01:02:25Il s'est présenté à vous comment ?
01:02:27Eh bien, avant l'entrée.
01:02:30Oui, mais qu'est-ce qu'il vous a dit en premier lieu ?
01:02:33Qu'il avait besoin d'un stylo pour un numéro de téléphone.
01:02:36Comme ça, d'entrée.
01:02:37Même pas vous dire bonjour, je vends des matelas.
01:02:39Oui, mais il ne m'a même pas parlé de matelas.
01:02:42Bah oui.
01:02:43Écoute, je ne peux pas lire tout.
01:02:45Eh oui, je comprends, monsieur, je comprends.
01:02:47Donc il a sonné à la porte, il a dit bonjour, est-ce que vous auriez un stylo ?
01:02:50C'est ça ?
01:02:50Oui.
01:02:51Et donc ensuite, vous rentrez ici ?
01:02:53Je vous donnerai le numéro pour acheter des matelas.
01:02:59Mais ça, c'était avant.
01:03:00Donc il vous dit ça et après, il va voir dans la chambre, c'est ça ?
01:03:04Voilà.
01:03:05Après, il va dans la chambre.
01:03:06Vous le suivez parce que vous vous demandez ce qu'il fait.
01:03:09Il n'est pas rentré tout seul à la chambre.
01:03:11Et là, vous le voyez avec...
01:03:12Il vous a demandé où se trouvait votre chambre ?
01:03:14Il s'est venu à démonter le matelas, tout.
01:03:17Mais moi, je n'ai rien vu.
01:03:18Il a donné un coup de cisaille.
01:03:20D'accord.
01:03:21Et est-ce qu'il vous a demandé à voir les chambres avant ?
01:03:24Il t'a demandé d'aller à la chambre ?
01:03:26Le vieux monsieur a la mémoire d'Iflanche.
01:03:29D'accord, c'est un peu confus pour vous.
01:03:32Philippe l'aide à reconstituer ses souvenirs.
01:03:36Et ensuite, il a mis le coup de cutter et il vous a dit, je vous donne un numéro et
01:03:40vous pourrez en racheter un.
01:03:42C'est ça ?
01:03:43Je reviens voir votre dame.
01:03:45Voilà ce qu'il lui a dit.
01:03:47Philippe et Gaspard vont constater les dégâts dans la chambre.
01:03:51Un matelas tout noeud, vous voyez ?
01:03:53Ben voilà.
01:03:54C'est leur spécialité.
01:03:56D'accord.
01:03:57Oh, il n'a rien fait.
01:03:58Les deux ?
01:03:59Non, non.
01:04:00Il n'a rien fait, si madame.
01:04:01Il vous a dégradé votre matelas.
01:04:03Un matelas qui a 5 ans.
01:04:04Il est rentré chez vous.
01:04:05Donc voilà.
01:04:07Si le monsieur de 82 ans a failli se laisser rembobiner, lors de son deuxième passage, l'escroc a dû
01:04:13affronter une mamie beaucoup plus coriace.
01:04:17Donc 10h50, 11h moins 10, il revient ici ?
01:04:20Oui.
01:04:20Il sonne à nouveau ?
01:04:21Oui.
01:04:22Et là, il vous dit quoi ?
01:04:24Qu'est-ce qu'il vous dit là ?
01:04:25Il me dit, j'ai dit à votre mari que je revenais, je lui ai dit, c'est vous.
01:04:30J'avais laissé la ferraille.
01:04:32D'accord.
01:04:33Et puis quand j'ai vu que c'était le gars, j'ai ouvert, je lui ai dit, c'est
01:04:36vous le dégueulasse qui venez d'esquinter le matelas ?
01:04:38Il me dit, non, non, je vous le change gratuitement, il m'a dit.
01:04:42D'accord.
01:04:42Je vais chercher le catalogue, je reviens.
01:04:45Quand il est redescendu, que je lui ai dit que j'appelais à la gendarmerie, je suis vite descendu avec
01:04:50le papier, mon stylo, pour relever le numéro.
01:04:53Oui.
01:04:53Et plus personne.
01:04:54Eh oui, d'accord.
01:04:56J'étais tellement colère, si j'avais eu quelque chose, je lui ai tapé dessus.
01:04:59Bon, c'est courageux de votre part, mais attention de ne pas vous mettre trop en danger, parce qu'après,
01:05:04avec des Lascars comme ça, on ne sait pas trop comment ça peut...
01:05:09Le major tente de calmer les ardeurs de la grand-mère en colère, avec quelques conseils à la clé.
01:05:16Écoutez, le principal, c'est qu'on n'ait pas eu d'agression.
01:05:19Moi, c'est surtout ça qui m'importe.
01:05:20Oui, oui, moi aussi.
01:05:22L'auteur de ces faits-là, on va tout faire pour pouvoir le retrouver rapidement.
01:05:25Mais c'est surtout ça qui m'importe, que monsieur, quand il était tout seul, il n'ait pas été
01:05:29agressé, et que vous non plus derrière.
01:05:31Donc, monsieur, je pense que la chose à retenir, c'est vraiment de laisser votre entrebailleur de porte, de ne
01:05:37pas ouvrir comme ça facilement.
01:05:38D'accord ? Surtout que votre dame, si elle est partie au marché, elle revient à la saclée, elle peut
01:05:43ouvrir.
01:05:44Elle a inspiré confiance.
01:05:45Eh bien oui, c'est toujours comme ça.
01:05:47C'est toujours comme ça.
01:05:48Reste le plus délicat.
01:05:50Établir un portrait robot du faux vendeur de matelas, qui a évidemment le look passe-partout.
01:05:56Aussi grand que vous, un polo gris forcée.
01:06:00Cheveux courts, propres sur lui.
01:06:01Envoyez-vous lui, un peu peur.
01:06:03D'accord.
01:06:03Une barbe, un collier de barbe, une moustache, rien du tout.
01:06:07Bien rasé, propre sur lui.
01:06:08Et un pantalon, quelles couleurs ?
01:06:12Un jean ou plus un pantalon de survêtement ?
01:06:15Plus un pantalon.
01:06:16Un pantalon, hein ?
01:06:18Non, mais un gardien correct.
01:06:19Les chaussures, ça vous a attiré l'œil ?
01:06:21Non, je n'ai pas regardé.
01:06:22D'accord, très bien.
01:06:23Donc ça, c'est lui, vous avez sa carte en plus ?
01:06:25Oui, oui, mais le numéro est faux, j'ai essayé déjà.
01:06:28D'accord, d'accord.
01:06:30Vous pouvez garder le papier.
01:06:31On va prendre le papier parce que de toute façon, vous allez venir déposer plainte.
01:06:34D'accord, c'est important pour nous, là, par rapport à ça.
01:06:37Comme le couple va avoir des difficultés pour déposer plainte à la gendarmerie,
01:06:41les militaires ont une solution plus pratique pour ne pas se déplacer.
01:06:45On peut préparer votre plainte et on viendra vous la ramener.
01:06:48D'accord ?
01:06:49On vous la fera signer.
01:06:50Ça sera un petit peu...
01:06:51Ça évitera de laisser monsieur tout seul.
01:06:53On vous préparera.
01:06:54De toute façon, on a pris en compte ce que vous nous avez dit par rapport à ça.
01:06:58Je pense que ça sera plus simple pour vous.
01:06:59Je conduis encore, mais mes enfants ne veulent plus que je conduise.
01:07:02Eh oui, je comprends.
01:07:03Et vos enfants, ils sont ici ?
01:07:04Oh non !
01:07:05Vos policiers, des marcheurs bidons, charlatans en tout genre.
01:07:10Le major n'a pas de mots assez durs pour ce type de délinquance.
01:07:14On a eu l'abus d'une personne vulnérable.
01:07:17Ça, c'est certain.
01:07:18C'est une circonstance aggravante.
01:07:20Et puis surtout, on a les dégradations qui sont faites pour cette vente forcée.
01:07:24Voilà.
01:07:25On s'en prend à des personnes vulnérables.
01:07:27Automatiquement, déjà, c'est un manque flagrant de courage.
01:07:31Ces personnes-là, on ne peut pas dire que ce soit de grands courageux.
01:07:35Ils vont savoir vraiment le public vers lequel ils se tournent.
01:07:39Et ils savent que de toute façon, ce n'est pas là où ils vont risquer un mauvais coup.
01:07:43Voilà.
01:07:43Bon.
01:07:44Merci beaucoup d'être venu.
01:07:47Que j'apprenne pas que vous n'avez pas remis encore la chaînette, monsieur.
01:07:50Attention.
01:07:51Je demanderai à madame régulièrement.
01:07:53Bon.
01:07:54Allez, on vous tient informé de la suite, madame.
01:07:56On repasse vous voir après avec votre déposition.
01:07:59Venir en aide aux plus faibles, c'est donc l'une des missions que les gendarmes prennent le plus à
01:08:04cœur.
01:08:05En s'approchant ainsi au plus près de l'intimité des citoyens,
01:08:08ils se retrouvent parfois embarqués dans de drôles de situations, au sein même de couples en crise.
01:08:18Laetitia et son collègue viennent d'être appelés pour un accident.
01:08:21Un scooter aurait été renversé par une voiture.
01:08:25On a été appelés sur un accident qui est en train de tourner au vinaigre parce qu'apparemment, les deux
01:08:30conducteurs ont vraiment de se battre.
01:08:35Sur place, pas de bagarre comme annoncé, mais une jeune femme très en colère.
01:08:51Laetitia tente d'en savoir plus auprès de son compagnon.
01:08:54Le couple se disputait dans leur voiture et la jeune femme a voulu descendre en pleine route.
01:09:00En ouvrant sa portière, elle a percuté un scooter.
01:09:04Il a chuté.
01:09:18Selon des témoins, il semble que la chute ait été violente.
01:09:31Les secours prennent tout de suite en charge le motard.
01:09:34Bonne nouvelle, il a eu de la chance.
01:09:36Il n'est pas gravement blessé.
01:09:38Il peut même tenir sur ses jambes.
01:09:41Apparemment, il n'y a rien de grave.
01:09:42Il est tombé sur les fesses.
01:09:44On va voir ce que ça donne.
01:09:46Mais si la victime va plutôt bien, les gendarmes doivent définir les causes de l'accident.
01:09:52Une simple dispute conjugale qui aurait pu terminer en drame.
01:09:55Le conducteur est en larmes.
01:09:57Qu'est-ce qui se passe du coup avec votre copine ?
01:10:02Ah, monsieur.
01:10:05Je lui ai pris la tête.
01:10:07Pourquoi vous prenez la tête ?
01:10:09Parce que ça ne va pas.
01:10:11Ça fait combien de temps que vous êtes ensemble ?
01:10:13Ça fait trois ans.
01:10:15Et là, vous êtes en vacances ?
01:10:16Oui.
01:10:18Mais alors que Laetitia est en pleine interrogatoire...
01:10:21Pour la suite, avec votre dame, il y a eu des violences ?
01:10:25Non, madame, je ne l'ai pas tapé.
01:10:27Il y a eu une engueulade ?
01:10:28Oui, c'est une seule engueulade.
01:10:30La jeune femme vient chercher ses affaires dans la voiture.
01:10:33Et la solution pour ce soir, c'est quoi ?
01:10:34Je rentre chez moi et je vais la déposer.
01:10:39Parce qu'il y a sa soeur.
01:10:40Non, non, non.
01:10:41Voilà.
01:10:42Moi, je ne rentre pas avec lui.
01:10:43J'ai eu des droits de l'argent qui a pris un taxi.
01:10:45La passe d'armes entre les deux tourtereaux est loin d'être terminée.
01:10:50Récupérez vos affaires, madame.
01:10:51Non, non, non, non, non, non, non.
01:10:53Oui, oui, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y.
01:10:55Attends de moi, prends un taxi, vas-t'en là-bas.
01:10:57Qui, entre la femme et l'homme, est responsable de cette dispute et de l'accident qui s'en est
01:11:02suivi ?
01:11:03Laetitia ne laisse rien au hasard.
01:11:06Consommez des supéfiants ?
01:11:07Non, non, madame.
01:11:08On va juste faire le test.
01:11:10Ouvrez la bouche.
01:11:12Sortez la langue.
01:11:16Le résultat est instantané.
01:11:19L'homme n'a pas consommé de drogue.
01:11:21Pour mettre fin à cette histoire, seule solution, éloigner le couple l'un de l'autre.
01:11:27Donc, madame, ne souhaite pas déposer plainte ?
01:11:30Non, non, laissez-le comme ça, laissez-le partir, ça va être bien comme ça.
01:11:33Il va s'en aller chez lui, je vais m'en aller chez moi.
01:11:35Vous habitez où, vous ?
01:11:37Ce soir, moi, ce que je voudrais, je ne voudrais pas remonter avec lui dans la voiture.
01:11:41Non, mais ça, vous n'allez pas remonter avec lui.
01:11:43Je vais prendre un taxi, j'ai de l'argent, tout ça.
01:11:44Tu t'en alleras chez toi, j'ai ton père au téléphone, je vais parler bien avec ton père.
01:11:48Voilà.
01:11:52Vous avez de l'argent sur vous pour prendre le taxi ?
01:11:53Oui, j'ai de l'argent sur vous.
01:11:54C'est bon ?
01:11:55Face à cette querelle, les gendarmes sont un peu impuissants.
01:11:59À la base, on nous dit qu'il y a eu des violences,
01:12:01mais finalement, la personne se rétracte et dit, en fait, non, ce qui est simplement une engueulade.
01:12:05Là, on ferme la porte, elle va rentrer de son côté, il va rentrer, donc on élimine le problème.
01:12:11Une porte de cocaïne, tout ça, on fait les contrôles sur les deux conducteurs.
01:12:15Dépistage d'alcoolémie, on fait la totale.
01:12:16Pour moi, on est sûr qu'il n'y a rien et qu'ils peuvent partir sereinement et que le
01:12:20constat sera effectué plus tard.
01:12:21On a l'air de passer de converser, ce monsieur.
01:12:27Après, c'est une dispute de couple.
01:12:29Ça fait trois ans qu'ils sont ensemble, donc je pense qu'on va sur une rupture.
01:12:35Donc, ça fait mal.
01:12:37Pour le moment, les deux futurs ex semblent avoir du mal à définitivement couper les ponts.
01:12:44C'est bon, il n'y a rien, madame, ici, hein ?
01:12:46Oui, c'est bon.
01:12:47Alors, dites-lui que je me drogue, cette dame-là.
01:12:52Alors, qui c'est qu'il a ?
01:12:54C'est bon, allez là-bas, madame, s'il vous plaît.
01:12:57Il va l'enfer en tout cas.
01:12:58Allez, t'en fais, t'en fais, t'en.
01:12:59Madame, allez là-bas.
01:13:00Va-t'en, va-t'en.
01:13:02Vous avez appelé votre taxi ?
01:13:03Vas-y, va prendre un taxi, va là-bas.
01:13:05Non, mais là-bas, qui, je vais appeler un taxi ?
01:13:06Comment ça va, on va appeler un taxi, ici ?
01:13:08Mais on va vous en appeler un.
01:13:10Vous avez les sous ?
01:13:10Oui.
01:13:11Ok, je vais vous appeler un taxi.
01:13:12Appelez-moi un taxi.
01:13:15Finalement, Laetitia et ses collègues arriveront à jouer les médiateurs conjugaux.
01:13:19L'homme et la femme acceptent de partir, chacun de leur côté.
01:13:29Dès que le soleil s'efface, les noctambules sont de sortie
01:13:32dans le golfe de Saint-Trope.
01:13:34Touristes qui flânent sur le port après le dîner,
01:13:37mais aussi une clientèle plus branchée,
01:13:40une jeunesse dorée qui raffole des nuits blanches,
01:13:42avec alcool et stupéfiants.
01:13:48Ce soir, les gendarmes ont pour mission de repérer de potentiels consommateurs.
01:13:55On va faire un contrôle sur les endroits problématiques
01:13:59où les jeunes ont tendance à se réunir,
01:14:02soit pour consommer de l'alcool, soit pour se consommer des stupéfiants.
01:14:06Et ils vont travailler avec un collègue un peu particulier.
01:14:10Fast, un berger malinois.
01:14:13Donc le but du jeu, c'est de prendre ce chien,
01:14:16de faire passer le chien et de peut-être trouver un peu de quantité sur les gens.
01:14:20Les chiens ont un odorat 35 fois plus développé que celui des êtres humains.
01:14:26Rien ne leur échappe, même une infime dose de cannabis.
01:14:30Eh oui, on a besoin des spécialistes justement pour nous aider dans cette lutte.
01:14:37Pour le chien, c'est un jeu.
01:14:39Il peut sentir la drogue à près de 200 mètres autour de lui.
01:14:42Il est prêt, alors on peut y aller.
01:14:44Car les trafiquants et les consommateurs ont un même défaut.
01:14:48Ils mentent souvent.
01:14:51Bonsoir.
01:14:52Bonsoir.
01:14:53Alors, qu'est-ce qui se passe ?
01:14:54C'est qui qui avait ça ?
01:14:56C'est dans son sac.
01:14:58C'est vous, d'accord.
01:14:59Vous avez une pièce d'identité, s'il vous plaît ?
01:15:04Bon, vous n'allez pas l'emprison tout de suite.
01:15:06Mais on est sur réquisition du procureur, donc le fait de détenir des produits stupéfiants, c'est interdit.
01:15:11D'accord.
01:15:12Alors, vous habitez où ?
01:15:13En Normandie.
01:15:14D'accord.
01:15:14Vous êtes en vacances ?
01:15:15D'accord.
01:15:17Comme cette jeune touriste qui va devoir se présenter à la gendarmerie.
01:15:21Sur elle, faste à trouver un bout de cannabis.
01:15:23Mais elle n'a pas tout dit.
01:15:25Eh mademoiselle.
01:15:26Où est-ce que c'est ?
01:15:27Non.
01:15:28Ah, quand même.
01:15:30Ça sent d'ici.
01:15:32C'est moi, c'est d'ici.
01:15:33Mademoiselle et joueuse ?
01:15:36Il restait dans le sac à main de la demoiselle, un sachet d'herbe.
01:15:41Ça s'est banalisé, généralisé.
01:15:44Donc on se retrouve avec une jeune fille qui le présente très bien, qui est polie et qui néanmoins a
01:15:52de quoi fumer pour quelques jours.
01:15:54Sur le bout de la jetée, voici un groupe de jeunes qui, lui aussi, jurait cracher.
01:16:00Vous n'avez rien sur vous ?
01:16:02Assure ne pas avoir de stupéfiants.
01:16:03Le chien va nous dire ça.
01:16:06Devant une petite boîte, faste semble pourtant très excitée.
01:16:11Arrête !
01:16:12L'adolescente affirme qu'elle n'en a plus.
01:16:15Oui, oui, il en a eu.
01:16:16Mais en réalité, c'est un petit mensonge.
01:16:19Il en reste un peu.
01:16:22Ah bah, le chien, il connaît son travail.
01:16:27Sans lui, de toute façon, on ne pourrait pas faire grand-chose.
01:16:29Parce qu'on a toujours des gens qui vont chercher à dissimuler la matière.
01:16:34Donc, voilà, c'est comme ça, quoi.
01:16:37Et inutile pour les consommateurs de se débarrasser en catastrophe de leurs stupéfiants.
01:16:42Car, si on peut toujours tenter de berner Philippe...
01:16:45Contrôle gendarmerie, sur réquisition du procureur.
01:16:49Auriez-vous des produits stupéfiants sur vous ?
01:16:51Pas sur nous.
01:16:52Pas sur nous.
01:16:53L'inspectrice faste va renifler en deux minutes.
01:16:57On se moque des forces de l'ordre.
01:17:00La preuve, la chienne repère comme l'éclair une boulette de cannabis cachée sous des feuillages.
01:17:07Comme si on l'avait jetée là, avant l'arrivée des gendarmes.
01:17:14La personne ?
01:17:18Le groupe de jeunes qui prétendent ne pas détenir de stupéfiants trouve subitement l'opération moins amusante.
01:17:24Surtout que Faste n'a pas terminé sa mission.
01:17:28La chienne marque, en haut d'un muret.
01:17:34Il n'y a personne le joint ?
01:17:37Encore une fâcheuse découverte.
01:17:40Et ce n'est pas fini.
01:17:41Car Faste a encore senti quelque chose dans la sacoche du jeune homme.
01:17:46Une boulette de cannabis.
01:17:49On lui prend et puis monsieur viendra à la gendarmerie demain.
01:17:52On va partir à 8h.
01:17:53Parce qu'on part à 8h.
01:17:56Ben non, vous ne partirez pas à 8h.
01:17:57On va partir à 8h, pas tout de suite.
01:18:00Mais je vous rassure, ça ne va pas prendre longtemps.
01:18:03Vous n'allez pas aller en prison.
01:18:05C'est tout.
01:18:06On est bien d'accord ?
01:18:07Vous avez déjà été verbalisé pour ça monsieur ?
01:18:10Non, moi j'avoue.
01:18:11D'accord.
01:18:12Ouais, c'est juste parce qu'on n'est pas chez nous, c'est les vacances.
01:18:16Ouais, je comprends, ouais.
01:18:17C'est sûr.
01:18:17Moi quand je vais en vacances, j'aime bien brûler un joint.
01:18:19Si le major ose une pointe d'humour,
01:18:22c'est que l'opération se veut plus préventive que répressive.
01:18:27Dernier avertissement pour les fumeurs de joint.
01:18:30Monsieur, il est vu en train de rouler le joint.
01:18:31Et puis là, cette petite boulette.
01:18:35Rien de bien méchant.
01:18:36Donc là, c'est sur réquisition du procureur.
01:18:38Donc ça, c'est destruction immédiate, tout simplement.
01:18:40Philippe a raison de faire le distinguo
01:18:42entre simple consommateur et revendeur.
01:18:46Car face au dealer,
01:18:48la gendarmerie se montre impitoyable.
01:18:54Ce matin, les gendarmes de Saint-Tropez
01:18:56ont mis leur plus beau polo.
01:18:57Ils sont une dizaine à partir sur une mission un peu spéciale.
01:19:02Se faire tirer le portrait
01:19:04par l'un des photographes les plus renommés de la planète,
01:19:08Yann Arthus Bertrand.
01:19:11C'est pas tous les jours, donc c'est quand même sympa.
01:19:13En plus, c'est une personne qui est fortement respectable.
01:19:16Et donc, moi, je trouve ça sympa
01:19:19qui nous convient à ça.
01:19:22Saint-Tropez, c'est le refus des stars mondiales.
01:19:26Kevin a encore des faillettes dans les yeux
01:19:28quand il se rappelle celles qu'il a pu côtoyer.
01:19:31DiCaprio, il y avait du coup Kate Winsley,
01:19:36il y avait Stallone aussi une année.
01:19:38Donc bon, c'est plein de personnes
01:19:39qui sont connues mondialement, quoi.
01:19:41C'est toujours sympa, quoi.
01:19:44Mais aujourd'hui, les stars du jour,
01:19:46ce sont Kevin et sa brigade.
01:19:49Le photographe de la Terre vue du ciel
01:19:52est venu aujourd'hui immortaliser des citoyens
01:19:54pas comme les autres, mais tropéziens.
01:19:57On connaît, ouais, quelques visages familiers de Saint-Tropez, ouais.
01:20:00Le curé, on a quelques personnes de la mairie.
01:20:03Voilà, c'est un peu des figures d'ici.
01:20:07Bonjour.
01:20:09Kevin et ses collègues ont la pression.
01:20:11Cette photo, c'est un peu l'image
01:20:13de toute la gendarmerie nationale.
01:20:16C'est pour un peu remercier peut-être le travail
01:20:17qu'on a fait pendant le confinement, le Covid.
01:20:20Après, nous, Saint-Tropez, mais en fait,
01:20:22plus généralement, en fait, un peu tous les forces de l'ordre
01:20:24en France, tout simplement.
01:20:26Alors là, on a la chance d'être dans ce village.
01:20:27C'est nous, aujourd'hui, qui sommes mis à l'honneur.
01:20:29Attention.
01:20:42Pour une fois, ce sont les hommes en uniforme
01:20:45qui se font flasher.
01:20:47C'est bien, ça. C'est super.
01:20:48C'est très joli, ça.
01:20:50Depuis très longtemps, je photographie les Français.
01:20:51Ça fait 25 ans que je le fais.
01:20:53Et comme il y avait l'exposition à Saint-Tropez,
01:20:55j'ai proposé pour photographier tous les gens de Saint-Tropez
01:20:57et bien sûr les gendarmes, d'abord, les gendarmes de Saint-Tropez,
01:20:59mais surtout, les gendarmes font vraiment partie de la France profonde
01:21:02et rendent des services et sont plus aimés qu'on croit.
01:21:06Alors, il y a un truc qui ne va pas.
01:21:09Il faut que vous décalez tous.
01:21:10Il y a trop de monde par là.
01:21:12Voilà, attendez, allez.
01:21:13Voilà, voilà, voilà.
01:21:15Plus équilibré.
01:21:16Voilà.
01:21:16C'est magnifique.
01:21:17Petit chat.
01:21:18Attention, attention.
01:21:22C'est génial, ça, comme photo.
01:21:23C'est génial, je suis ravi.
01:21:24On va à tout le monde.
01:21:25On va à tout le monde d'être sa photo.
01:21:26Sinon, on ne fait pas.
01:21:27On va refaire la même chose.
01:21:28Quand vous êtes plus cool, maintenant, on leur fait exactement la même.
01:21:30Allez, ne bougez pas.
01:21:32L'air moins sévère.
01:21:34Attention, attention.
01:21:37Dans le studio, d'autres Tropeziens qui attendent leur tour,
01:21:41plutôt amusés de découvrir les représentants de l'ordre sous cet angle.
01:21:45Moi, ça me plaît beaucoup,
01:21:46parce que d'habitude, on les voit dans des circonstances
01:21:48qui ne sont pas très agréables.
01:21:50Non, mais c'est magnifique.
01:21:52Vraiment, c'est très beau de le voir, toute l'équipe, comme ça.
01:21:54Ça vous va ?
01:21:56Elle est belle.
01:21:57Elle est belle.
01:21:58Il nous a fait faire un petit truc un peu sympa, une image sympathique de la gendarmerie,
01:22:03donc c'était très bien, ouais.
01:22:06Immortalisés par un photographe de renou,
01:22:09les gendarmes de Saint-Tropez peuvent être fiers du parcours accompli.
01:22:13Toute l'année, ils répondent présents auprès des populations,
01:22:17quelle que soit l'urgence ou la dangerosité.
01:22:20Car derrière l'image de carte postale,
01:22:23la Côte d'Azur n'échappe malheureusement pas aux méfonds et délinquants.
01:22:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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