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  • il y a 10 mois
Sébastien Lecornu a déposé sa démission ce lundi 6 octobre dans la matinée après une levée de bouclier contre son nouveau gouvernement. Le chef de l'État a accepté le départ du Premier ministre, qui devient le plus éphémère de la Ve République.

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Transcription
00:00François Calfon, bonsoir.
00:02Vous voulez Matignon, mais sans les Insoumis, si je comprends bien.
00:05Vous allez trop vite en besogne.
00:07Nous ne souhaitons pas rajouter du chaos au chaos,
00:09donc nous ne faisons pas partie de ceux,
00:11très nombreux d'ailleurs, il faut le dire,
00:13y compris chez les Républicains maintenant.
00:15Ils restent dans le même gouvernement,
00:16ils sont même dans le même gouvernement démissionnaire,
00:17qui appelons la démission du chef de l'État,
00:19ou même à une dissolution qui n'apporterait plus de chaos.
00:23Les Français ne sont pas sidérés des pro-réformes qui ne se font pas,
00:26les Français sont sidérés des parlementaires qui ne font pas leur travail.
00:28À un moment donné, le 49.3 a été retiré,
00:31donc le Parlement avait la main pour sortir un budget,
00:35tout simplement pour la gestion des affaires courantes.
00:38Nous sommes à un an et demi de la présidentielle,
00:40et tout le monde rue à l'obstacle avec des arrières-pensées,
00:42des arrières-pensées écrasantes de la présidentielle.
00:45C'est le cas de M. Retailleau.
00:47Les Républicains portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle.
00:50Mais c'est le cas de celles et ceux qui regardent,
00:53si j'ose dire, avec une espèce de gourmandise les élections,
00:56soit pour affirmer leur magistère dans un camp,
00:59soit tout simplement pour prétendre les responsabilités.
01:00– D'accord, mais vous alors, les socialistes ?
01:01– Je crois qu'il est clair que, depuis ce matin,
01:06nous sommes candidats au fait qu'il y ait…
01:08– Alors je repose ma question, parce qu'il n'y a pas répondu.
01:10Sans les Insoumis ?
01:12– Écoutez, est-ce que les Insoumis souhaitent ?
01:14Je ne suis pas sûr, mais il y a une Insoumis sur le plateau.
01:17Est-ce qu'ils souhaitent gouverner dans l'intérêt du pays ?
01:19Avec notre programme comme point d'épargne,
01:20mais pas comme point d'arrivée.
01:22Il y a trois mots qui nous caractérisent.
01:23La justice, les Français demandent l'ajournement de la réforme.
01:27– Mais pardon, vous aviez un programme commun
01:29lors des élections législatives ?
01:30– Il n'aura échappé à personne,
01:33qu'il n'y a pas de majorité absolue sur le programme du NFP.
01:37Beaucoup de choses se sont passées.
01:39Et depuis, ce que les Français nous demandent,
01:41c'est de rembourser cette dette
01:42et que cela se fasse dans la justice.
01:44Je crois que c'est un point important.
01:46Est-ce qu'ils attendent de la classe politique
01:48qu'on rajoute la crise à la crise ?
01:50Nous faisons preuve de responsabilité.
01:52Ensuite, c'est au chef de l'État, j'ai envie de dire,
01:55de choisir dans les institutions.
01:57Il a provoqué la crise.
01:59C'est à lui de nous en sortir.
02:00– Pour résumer, que l'on comprenne,
02:01vous demandez donc à Emmanuel Macron
02:02de nommé Olivier Faure à Matignon
02:04et si les insoumis ont envie de vous rejoindre, qu'ils viennent.
02:06– Si les insoumis ont envie d'améliorer la situation
02:12des retraités de ce pays,
02:13bien évidemment qu'ils sont les bienvenus.
02:15Ils sont les bienvenus à soutenir toutes les réformes
02:17qui vont dans le sens de rendre la vie moins dure aux travailleurs.
02:20– Vous êtes trop bon, mon sémur.
02:21– Comme point de départ, car nous savons,
02:25et je l'ai dit, c'est ça la responsabilité,
02:27comme point de départ,
02:28parce que nous savons que nous n'avons pas de majorité.
02:30– Sous-titrage Société Radio-Canada
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