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  • il y a 10 mois
Avec le Dr Daniel Scimeca, médecin généraliste

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##SUD_RADIO_ET_VOUS-2025-10-06##

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Transcription
00:006h25 Sud Radio et vous ce mois-ci, c'est Octobre Rose, un mois pour sensibiliser au cancer du sang.
00:05C'est le cancer le plus fréquent aujourd'hui en France.
00:08Focus ce matin sur ce qu'on appelle les soins de support qui permettent de mieux vivre la maladie au quotidien.
00:14On en parle avec notre spécialiste santé, le docteur Daniel Simeka. Bonjour docteur.
00:19Bonjour Benjamin, bonjour à tous.
00:21Et un grand merci d'être avec nous comme chaque lundi matin.
00:23Alors déjà, de quoi parlons-nous précisément quand on parle de soins de support ?
00:29On parle de tous les soins qui mènent à une meilleure santé, hormis les soins évidemment principaux et cruciaux contre la maladie elle-même, contre le cancer.
00:41Donc ça passe par tout un tas de critères qui sont des critères de qualité de vie.
00:47L'idée première des soins de support, c'est d'améliorer la qualité de vie et non pas la quantité de vie ou de survie comme on l'entendait traditionnellement.
00:59Donc concrètement, ça va être quoi ? Ça va être par exemple un suivi psychologique ? Ça peut être ça notamment ?
01:06Alors, bien évidemment que le bien-être mental, moral est très important.
01:12Au premier plan, c'est surtout la gestion de la douleur.
01:15Alors, ça ne date pas d'hier, bien sûr, de considérer que ce n'est pas simplement la lutte contre la maladie, mais la gestion de la douleur est extrêmement importante.
01:26Il y a eu des progrès énormes de faits, au point de vue pharmacologique, mais aussi au point de vue des mentalités.
01:32Et puis bien évidemment, le bien-être psychologique.
01:35Quand on est bien dans sa tête, c'est beaucoup mieux, beaucoup plus facile à vivre.
01:39D'ailleurs, tout de suite, concernant la qualité de vie d'une façon générale, on a maintenant des études qui montrent que lorsqu'on améliore la qualité de vie des patients,
01:50et particulièrement des patients porteurs de cancer du sein, eh bien, on améliore, c'est pas foudroyant, mais on améliore le pronostic.
01:58C'est-à-dire que ce n'est pas simplement une vue de l'esprit, bien évidemment, que soigner un cancer, c'est avant tout soigner le cancer.
02:06Mais veiller à la qualité de vie, c'est aussi améliorer.
02:09Il y a un petit pourcentage en plus sur le plan de la survie par rapport à la maladie.
02:16Ça passe aussi par l'image de soi.
02:18Ça, c'est très important.
02:19Et donc, on fait de l'arthérapie, on fait, par exemple, dans ce qu'on appelle les centres ressources maintenant, il y a des gens qui s'occupent de l'esthétique,
02:32qui s'occupent, ça paraît bizarre de se dire, on va aller chez le coiffeur spécialement quand on a un petit peu des problèmes avec la repousse des cheveux ou des choses comme ça.
02:42Eh bien, tout cela, c'est extrêmement important pour les patientes, bien évidemment, avec un suivi sérieux et correct sur le plan de la maladie proprement dite.
02:54Et donc, c'est nécessaire.
02:55C'est pour ça, d'ailleurs, qu'une loi avait été votée en début d'année pour améliorer la prise en charge de ces soins dits de support.
03:02J'aimerais qu'on conclue rapidement sur les origines de cette opération d'Octobre Rose.
03:09Comment a-t-elle été lancée, cette opération-là ?
03:11En 1985, aux États-Unis, et puis, il a fallu un petit peu de temps, comme toujours, en France, en 1994.
03:20Rappelons quand même qu'Octobre Rose, c'est bien évidemment l'encouragement au dépistage, à la détection le plus tôt possible du cancer,
03:32mais c'est aussi pour lever des fonds pour la recherche.
03:34On oublie souvent ce deuxième aspect.
03:36En ce qui concerne les soins de support, un dernier élément, c'est qu'il y a un quart des patientes à qui, actuellement, on propose les soins de support.
03:45Et dans les 76%, oui, c'est peu, et les 76% qui n'y ont pas recours, dans 20% des cas, à peu près, c'est par manque de ressources, de moyens.
03:57D'où l'intérêt de mettre un petit peu d'argent là-dedans aussi.
04:00Merci beaucoup, Daniel Siméka, pour toutes ces explications.
04:04Je vous souhaite une très belle journée, docteur, et puis je vous dis à lundi prochain.
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