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##FRANCE_QUI_BOSSE_PENDANT_LES_FETES-2025-12-26##

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News
Transcription
00:00Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot.
00:04Il est 7h50 et rendez-vous comme chaque matin avant 8h en cette période de fête avec la France qui bosse.
00:10Bonjour Karine Frécinet.
00:12Bonjour.
00:13Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:14Vous êtes infirmière libérale et kinésiologue du côté de Villefort, en Lausère.
00:20Comment ça se passe dans une telle période ?
00:21Est-ce que c'est un peu comme dans d'autres métiers ?
00:24C'est le rush de la fin d'année avec les épidémies, les maladies qui reviennent régulièrement en cette période-là.
00:28C'est la course ?
00:30La course, pas vraiment parce que pour l'instant, nous, en tout cas en Lausère, on n'a pas d'épidémie bien présente.
00:37C'est les soins courants du quotidien, à part que les tournées sont modifiées parce que certaines personnes partent en famille,
00:44d'autres reçoivent de la famille, donc du coup on décale des passages, on intercale, ça demande de jongler.
00:51Et après, il y a toujours les interventions en urgence dans certains cas qui ne nous changent pas du quotidien,
00:57mais c'est des périodes un peu particulières parce que l'ambiance est différente.
01:01Parce qu'en fait, c'est l'adaptation permanente.
01:04Oui, c'est une adaptation permanente et puis ça nous permet aussi de rencontrer famille de façon plus élargie.
01:09Et est-ce que quand on est infirmière libérale comme vous, Karine, est-ce qu'on ne subit pas, d'une certaine manière,
01:14des laboratoires, des pharmacies fermées ? Est-ce que ce n'est pas compliqué de parfaitement faire son métier
01:19avec ces fermetures, parfois des horaires contraignants, une absence de personnes ?
01:24C'est-à-dire qu'il y a une organisation qui est faite à l'avance.
01:26Moi déjà, par exemple, je vérifie toutes mes ordonnances de manière à ne pas me retrouver sans médicament le 24 au soir.
01:34C'est une organisation où on se dit qu'effectivement, soit les gens ne seront pas là, soit ils seront là,
01:39mais nous, on doit faire quand même notre travail entre temps.
01:42Et après, avec les partenariats, aussi bien laboratoires que pharmacies,
01:46il y a beaucoup de communication, ça se passe toujours bien.
01:48Et loin de moi, l'idée d'être totalement inélégante, ma chère Karine,
01:52mais je crois que ça fait un peu plus de 30 ans que vous faites ce métier, c'est ça ?
01:55Oui, c'est ça.
01:56Et comment vous l'avez vu évoluer depuis que vous le pratiquez ?
01:59Quels ont été les changements qui vous ont frappé ces derniers temps, ces dernières années,
02:03ces cinq dernières années, par exemple ?
02:06C'est surtout, si vous voulez, le manque de coordination essentiellement avec les hôpitaux.
02:11Bien souvent, on est devant le fait accompli, la personne est sortie à 14h,
02:15elle est chez elle à 15h, et il faut qu'on fasse toute l'organisation pour assurer les soins.
02:22Je pense que c'est dans l'air du temps, c'est-à-dire qu'on ne porte pas les uns les autres
02:27forcément de considération à ce qui se passe après.
02:29Et c'est vrai que nous, en étant à domicile et en faisant avec, entre guillemets, les moyens du bord,
02:36quelquefois, ce n'est pas évident.
02:38Et c'est ce qui a changé, qui est le plus impactant depuis quelques années,
02:44c'est ce manque d'humanité, en fait, alors qu'on fait de l'humain.
02:47Et au niveau de la patientèle, je crois que c'est comme ça qu'on dit dans votre jargon,
02:52est-ce que vous avez vu des changements aussi ?
02:54Peut-être des gens étant beaucoup plus exigeants avec le personnel médical,
02:58se rendant compte que c'est, enfin, imaginant que c'est davantage quelque chose qu'ils doivent payer,
03:05donc ils s'attendent à un certain niveau d'exigence,
03:07c'est plus considéré comme, aujourd'hui, une sorte de consommation ?
03:11C'est-à-dire que, pour l'instant, on a quand même beaucoup de pathologies qui sont prises en charge à 100%,
03:17où les gens, en fait, n'ont pas forcément d'action directe sur le fait, justement, de payer le soin.
03:23Donc, pour l'instant, nous, en tout cas, en milieu rural, on n'est pas forcément impactés par ça.
03:28Mais ensuite, oui, c'est vrai qu'à un moment donné, il faudra quand même se poser cette question
03:33de l'exigence des soins par rapport aux besoins.
03:38Mais pour l'instant, nous, on n'est pas vraiment impactés par ça.
03:41Bon, en espérant que ce métier connaisse des périodes un peu plus réjouissantes,
03:46avec des rémunérations un peu plus élevées et peut-être des journées qui s'allègent.
03:50Merci beaucoup, Karine Fressiné, d'avoir été avec nous, infirmière libérale et kinésiologue à Villefort, du côté de la Lausère.
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