00:00Il n'y a pas que le non-respect du double degré de juridiction qui me gêne.
00:03Tout me gêne dans cette...
00:04À commencer d'abord par cette composition du tribunal.
00:08Il faut le dire, il ne faut pas hésiter à le dire.
00:11Je regrette et je déploie et je condamne ces menaces de mort.
00:14Mais la présidente de ce tribunal, c'était une adversaire politique.
00:20Elle a manifesté en 2011.
00:21En 2011, devant le tribunal de Nice, elle rassemble une centaine de personnes
00:24avec sa couleur syndicale, l'USM, qui était extrêmement violent à l'époque aussi.
00:31Il n'y avait pas que le syndicat d'administration contre la politique de Nicolas Sarkozy
00:34jugait vraiment trop sécuritaire.
00:37Et donc, quand vous venez ensuite juger la personne que vous avez critiquée publiquement,
00:42attaquée publiquement...
00:44Vous savez, à Rome, on disait que la femme de César doit être irréprochable.
00:48C'est la notion de, comment vous dire, d'apparence.
00:51L'impartialité, c'est déjà une notion d'apparence telle que, d'ailleurs,
00:55définie par la Cour européenne des droits de l'homme.
00:57Donc, déjà, je ne comprends pas que sa défense, pardon de le dire,
01:00mais n'ait pas demandé la récusation, déjà.
01:04Ça, ça me gêne beaucoup.
01:06Ensuite, on a piétiné non seulement le double degré de juridiction,
01:09mais on a piétiné la charge de la preuve qui incombe à l'accusation.
01:13Là, on dit à Nicolas Sarkozy, prouvez que vous ne saviez pas.
01:15Vous, d'après nous, vous ne pouviez pas ne pas savoir.
01:18Mais enfin, je ne peux pas rapporter de preuves négatives, ça n'existe pas.
01:21On a piétiné la charge de la preuve.
01:26– Le principe de culpabilité, je disais, la nécessité des peines,
01:29le double degré de juridiction, la nécessité de la peine.
01:31Pourquoi est-ce nécessaire aujourd'hui de mettre derrière les barreaux,
01:36avec mandat de dépôt, Nicolas Sarkozy ?
01:39– Je termine, si vous permettez, juste un truc.
01:40– Bien sûr, Georges.
01:41– Association de malfaiteurs.
01:44Et l'association de malfaiteurs, c'est une association,
01:45un groupement d'individus qui se réunissent pour commettre des méfaits.
01:49On est d'accord.
01:50– Mais là, c'était un ministre, des collaborateurs.
01:54C'est fonctionnel, leur association.
01:56Ce sont des ministres et des collaborateurs.
01:58Ils ne se sont pas créés pour commettre des méfaits.
02:00C'était au gouvernement.
02:02Vous voyez ?
02:02Alors après, qu'il y ait des infractions qui peuvent se commettre,
02:05c'est autre chose.
02:06Mais cette notion d'association de malfaiteurs,
02:08moi, je l'utilisais pour la drogue.
02:09– Philippe, oui, c'est juste un...
02:10– Non, mais...
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