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  • il y a 11 mois
Dans la Matinale, sur CNEWS, l'ancien magistrat George Fenech dénonce le manque d'impartialité de la justice dans le dossier de l'argent libyen. «La présidente du tribunal était une adversaire politique de Nicolas Sarkozy», a-t-il affirmé.

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Transcription
00:00Il n'y a pas que le non-respect du double degré de juridiction qui me gêne.
00:03Tout me gêne dans cette...
00:04À commencer d'abord par cette composition du tribunal.
00:08Il faut le dire, il ne faut pas hésiter à le dire.
00:11Je regrette et je déploie et je condamne ces menaces de mort.
00:14Mais la présidente de ce tribunal, c'était une adversaire politique.
00:20Elle a manifesté en 2011.
00:21En 2011, devant le tribunal de Nice, elle rassemble une centaine de personnes
00:24avec sa couleur syndicale, l'USM, qui était extrêmement violent à l'époque aussi.
00:31Il n'y avait pas que le syndicat d'administration contre la politique de Nicolas Sarkozy
00:34jugait vraiment trop sécuritaire.
00:37Et donc, quand vous venez ensuite juger la personne que vous avez critiquée publiquement,
00:42attaquée publiquement...
00:44Vous savez, à Rome, on disait que la femme de César doit être irréprochable.
00:48C'est la notion de, comment vous dire, d'apparence.
00:51L'impartialité, c'est déjà une notion d'apparence telle que, d'ailleurs,
00:55définie par la Cour européenne des droits de l'homme.
00:57Donc, déjà, je ne comprends pas que sa défense, pardon de le dire,
01:00mais n'ait pas demandé la récusation, déjà.
01:04Ça, ça me gêne beaucoup.
01:06Ensuite, on a piétiné non seulement le double degré de juridiction,
01:09mais on a piétiné la charge de la preuve qui incombe à l'accusation.
01:13Là, on dit à Nicolas Sarkozy, prouvez que vous ne saviez pas.
01:15Vous, d'après nous, vous ne pouviez pas ne pas savoir.
01:18Mais enfin, je ne peux pas rapporter de preuves négatives, ça n'existe pas.
01:21On a piétiné la charge de la preuve.
01:26– Le principe de culpabilité, je disais, la nécessité des peines,
01:29le double degré de juridiction, la nécessité de la peine.
01:31Pourquoi est-ce nécessaire aujourd'hui de mettre derrière les barreaux,
01:36avec mandat de dépôt, Nicolas Sarkozy ?
01:39– Je termine, si vous permettez, juste un truc.
01:40– Bien sûr, Georges.
01:41– Association de malfaiteurs.
01:44Et l'association de malfaiteurs, c'est une association,
01:45un groupement d'individus qui se réunissent pour commettre des méfaits.
01:49On est d'accord.
01:50– Mais là, c'était un ministre, des collaborateurs.
01:54C'est fonctionnel, leur association.
01:56Ce sont des ministres et des collaborateurs.
01:58Ils ne se sont pas créés pour commettre des méfaits.
02:00C'était au gouvernement.
02:02Vous voyez ?
02:02Alors après, qu'il y ait des infractions qui peuvent se commettre,
02:05c'est autre chose.
02:06Mais cette notion d'association de malfaiteurs,
02:08moi, je l'utilisais pour la drogue.
02:09– Philippe, oui, c'est juste un...
02:10– Non, mais...
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