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Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, présidente de l'Institut de la parole ; Natacha Polony, éditorialiste et essayiste ; Damien Garrigues, président de la FDSEA du Tarn-et-Garonne ; Giulia Vignolo, avocate à Rome.

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-09-26##

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Transcription
00:00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David.
00:00:05On vous souhaite la bienvenue, bienvenue sur Sud Radio et merci de votre fidélité tous les jours entre 18h et 20h.
00:00:11Et bien entendu, sur l'entièreté de la grille, bien entendu.
00:00:15Ça va Philippe David ?
00:00:16Ça va très bien, Cécile, après nos pérégrinations lyonnaises.
00:00:19Ah oui, c'est sûr, on a bien mangé en plus.
00:00:22Pour une fois, c'est moi qui en parle.
00:00:23Il y a eu quelques problèmes, vous m'avez dit, c'est-à-dire.
00:00:25Mais c'est le problème des déplacements d'antennes, c'est toujours un peu, comment dire ?
00:00:30Un peu compliqué.
00:00:31Un peu compliqué, voilà, c'est ça.
00:00:33Par contre, gustativement, le restaurant qu'il y avait au Parc des Expos,
00:00:36qui étaient des cuisines de certains bouchons lyonnais, méritait la visite.
00:00:40Absolument, méritait la visite.
00:00:42Ah bah très bien.
00:00:42Vous auriez dû venir, Philippe Bilger.
00:00:44Ah bah oui, ils ne le veulent plus, ils coûtent trop cher quand ils le mangent.
00:00:47Non, je mange trop.
00:00:49Vous l'avez entendu, Philippe Bilger est avec nous, éditorialiste et CIE,
00:00:53c'est le président de l'Institut de la Parole.
00:00:57Natacha Polony est avec nous aujourd'hui.
00:00:58On est très heureux de vous avoir, éditorialiste BCL,
00:01:01qui est directrice de cette revue trimestrielle L'Audace,
00:01:05dont on va parler dans quelques instants.
00:01:08En attendant le sommaire de cette émission, dans le procès Sarkozy,
00:01:11l'union des juges aurait organisé par le passé une manifestation contre lui,
00:01:16faute d'impartialité ou simple soupçon sans conséquence.
00:01:20La question divise aujourd'hui.
00:01:21Et à la question du jour, la justice a-t-elle commis une faute
00:01:23en faisant juger Sarkozy par une magistrate organisatrice
00:01:27d'une manifestation contre lui ?
00:01:29Vous dites oui à 74%.
00:01:31Vous voulez réagir ?
00:01:32Le 0826 300 300.
00:01:34Et mon avis, est-ce que ça vous semble choquant ou pas
00:01:37qu'on puisse légitimement penser que la magistrate
00:01:39avait déjà un contentieux avec Nicolas Sarkozy ?
00:01:42On vous attend au 0826 300 300.
00:01:45Et j'entends souffler Philippe Bilger.
00:01:47Oui, je vois tous les lignons très nettes de notre ami Philippe David.
00:01:53Et la question du soir, Mediapart a bâti une partie de son accusation
00:01:57contre Nicolas Sarkozy sur un faux document.
00:01:59Cette révélation relance le débat sur la responsabilité des médias
00:02:02lorsqu'une enquête journalistique s'appuie sur des éléments non vérifiés.
00:02:05Et on vous pose cette question.
00:02:06Fausse information, la presse doit-elle rendre des comptes ?
00:02:09Vous dites oui à 92%.
00:02:11Alors est-ce que comme l'affaire des Diamants de Bocassa pour VGE,
00:02:14les révélations sur Sarkozy en 2012 ont changé le résultat de la présidentielle ?
00:02:20Venez nous donner votre avis au 0826 300 300.
00:02:23On vous souhaite la bienvenue.
00:02:25La juge qui vient de condamner Nicolas Sarkozy à 5 ans de prison
00:02:28avait déjà manifesté contre lui.
00:02:29Sur la justice, est-ce qu'il y a une politisation de la justice ?
00:02:32Est-ce que la justice a rendu le verdict qu'elle aurait rendu pour quelqu'un d'autre ?
00:02:36Nathalie Gavarino, présidente du tribunal de Paris,
00:02:39était en 2011 représentante de l'union syndicale des magistrats.
00:02:42Elle n'avait pas supporté les propos du président
00:02:44qui mettait en cause la responsabilité des magistrats
00:02:47à la suite de l'assassinat de Laetitia Perret.
00:02:49Alors c'est un procès impartial ou un règlement de compte ?
00:02:53Les vrais voix Sud Radio.
00:02:55Et comme je vois Philippe Bilger trépigner de cette question...
00:02:58Non, non, pas du tout ma chère Cécile.
00:03:00Je suis prêt à laisser un large temps de parole à Natacha.
00:03:04Natacha, donc cette question sur Nicolas Sarkozy
00:03:07et cette magistrate qui aurait manifesté contre lui,
00:03:11soupçon de faute ou simple polémique selon vous ?
00:03:14Alors, il est parfaitement légitime de se poser la question.
00:03:16À partir du moment où on essaye de le faire
00:03:19avec le plus de nuances et de recul possible.
00:03:23En l'occurrence, il me semble que beaucoup de magistrats
00:03:27avaient protesté contre les positions de Nicolas Sarkozy
00:03:31sur la magistrature, à mon sens, à tort.
00:03:34C'est-à-dire qu'on sait qu'il y a un débat
00:03:36depuis déjà très très longtemps
00:03:38sur la responsabilité des magistrats
00:03:41quand la justice, de toute évidence, se plante.
00:03:46Et il y a des moments où la justice se plante.
00:03:48Elle est humaine.
00:03:49Et donc on se souvient que plusieurs fois,
00:03:54Nicolas Sarkozy avait mis en cause les magistrats.
00:03:57On a tous en tête la fameuse phrase sur les petits pois.
00:04:01Et donc qu'il y ait eu une colère des magistrats,
00:04:04c'est une évidence.
00:04:05Qu'il y ait une détestation de Nicolas Sarkozy
00:04:08par une part des représentants du monde de la justice,
00:04:12c'est une évidence.
00:04:14Est-ce que pour autant,
00:04:15ça implique qu'un jugement soit impartial ?
00:04:19Je suis plongée dans la lecture
00:04:21des 380 pages de ce jugement
00:04:23parce que j'estime qu'il faut lire les 380 pages
00:04:27pour bien comprendre.
00:04:28Donc je le dis ici,
00:04:29je n'ai pas encore fini
00:04:30parce que ça prend un certain temps
00:04:32et très complexe.
00:04:35Mais je pense qu'il faut être...
00:04:38Enfin, ce jugement est extrêmement argumenté.
00:04:41Il y a des choses, moi,
00:04:42qui m'étonnent beaucoup dans ce jugement.
00:04:45N'étant pas professionnel,
00:04:46je vais justement soumettre
00:04:48ces quelques phrases à Philippe Bilger.
00:04:50Mais voilà, ce que je veux,
00:04:52c'est qu'il n'y ait pas de caricature.
00:04:53Et ce qui m'inquiète,
00:04:55c'est que je vois bien
00:04:56que ce jugement
00:04:57n'a pas réglé le problème.
00:05:00C'est-à-dire qu'on est quand même
00:05:01dans un truc totalement gravissime.
00:05:03C'est-à-dire qu'on a
00:05:04un président de la République
00:05:06qui est donc jugé coupable
00:05:09d'association de malfaiteurs.
00:05:11C'est énorme.
00:05:13Sauf qu'il aurait fallu
00:05:15que le jugement soit implacable
00:05:18et qu'il y ait, comment dire,
00:05:20une unanimité pour ressouder le pays.
00:05:22Parce qu'on se traîne
00:05:23depuis déjà très longtemps
00:05:24et en particulier autour
00:05:25de la figure de Nicolas Sarkozy,
00:05:27mais pas seulement,
00:05:28une espèce de soupçon
00:05:29sur la justice
00:05:31qui serait politisée.
00:05:33Et c'est profondément malsain.
00:05:35Enfin, on peut pas nier
00:05:36qu'elle soit parfois politisée, quand même.
00:05:39Tout dépend de ce qu'on appelle politisée.
00:05:40C'est-à-dire que je pense,
00:05:42pour ma part,
00:05:42que les magistrats
00:05:43sont désormais entrés
00:05:45dans un moment
00:05:45où ils se mettent
00:05:47dans une posture morale.
00:05:49Et ça me gêne un peu.
00:05:51D'autant plus
00:05:52qu'en faisant cela,
00:05:54en fait,
00:05:54ils empiètent
00:05:56sur le politique
00:05:57au sens large.
00:05:58J'avais été gênée
00:05:59par l'exécution provisoire
00:06:00dans le procès
00:06:01sur Marine Le Pen
00:06:02parce que ce concept
00:06:03qui était autour
00:06:06de troubles
00:06:06à l'ordre public démocratique
00:06:08était lunaire.
00:06:10Et de même là,
00:06:12il y a deux, trois choses
00:06:13qui me titillent.
00:06:14Et je le dis
00:06:15avec énormément de prudence
00:06:16parce que, de fait,
00:06:19la question est complexe.
00:06:20On a le droit
00:06:21de se poser des questions
00:06:21de toute façon.
00:06:22Il y a dans ce procès
00:06:25évidemment
00:06:25de l'argent
00:06:26qui a circulé.
00:06:27Vous avez dit tout à l'heure,
00:06:28Cécile,
00:06:29et on va en parler
00:06:31tout à l'heure,
00:06:32la question
00:06:33du document
00:06:35produit par Mediapart.
00:06:36Il y a eu un jugement
00:06:37pour dire
00:06:38que ce document
00:06:40n'était pas un faux.
00:06:41Donc voilà,
00:06:41il faut discuter
00:06:42de tout cela.
00:06:43Il n'a pas été jugé
00:06:46faux, ce document.
00:06:47Trois fois,
00:06:48on l'a dit vrai.
00:06:49Mais bien sûr,
00:06:49il n'a pas été...
00:06:50Et le tribunal dit
00:06:52il est probablement faux.
00:06:54Voilà,
00:06:54c'est ça
00:06:55toute la complexité.
00:06:56Donc encore une fois,
00:06:57il faut prendre ça
00:06:59avec des pincettes
00:07:00alors même
00:07:01que moi,
00:07:01j'aurais voulu
00:07:02qu'on sorte de ce procès
00:07:03avec la certitude
00:07:06que la justice
00:07:06avait été rendue
00:07:07au nom du peuple français
00:07:08et qu'on pouvait se réconcilier
00:07:10quels que soient
00:07:11les bords politiques
00:07:11et la perception
00:07:12qu'on avait
00:07:13de Nicolas Sarkozy.
00:07:14Il faut constater
00:07:14que ce n'est pas le cas.
00:07:15C'est dangereux
00:07:16pour la démocratie.
00:07:17Philippe Bidja.
00:07:18Je vais vous décevoir,
00:07:20mes amis.
00:07:21Je suis quasiment d'accord
00:07:23avec ce que vient de dire Natacha
00:07:25et pour la beauté du débat,
00:07:27je suis désolé
00:07:29d'être accordé.
00:07:30d'abord,
00:07:32certes,
00:07:34la présidente,
00:07:35puisque là,
00:07:36on ne discute pas
00:07:37le fond du jugement.
00:07:38C'est bien clair.
00:07:40On peut digresser,
00:07:41on peut tout à fait digresser.
00:07:42Il n'y a pas de problème.
00:07:42Moi,
00:07:43je trouve le jugement
00:07:44très argumenté,
00:07:46comme l'a dit Natacha,
00:07:47très bon.
00:07:48Je discute
00:07:49l'exécution provisoire.
00:07:51Ça,
00:07:51c'est très clair.
00:07:52Mais pour revenir
00:07:54au problème
00:07:55de la présidente,
00:07:56voilà une femme
00:07:57qui a manifesté
00:07:58en 2011.
00:07:59Le syndicalisme
00:08:00n'était pas interdit.
00:08:02Elle a participé,
00:08:03comme tant d'autres,
00:08:04à une manifestation
00:08:05contre Nicolas Sarkozy
00:08:07que j'ai beaucoup soutenue
00:08:09avant 2007
00:08:10et qui,
00:08:11en l'occurrence,
00:08:12n'avait pas totalement tort.
00:08:15Deuxième élément,
00:08:16c'est une présidente
00:08:17qui,
00:08:17dans les précédents procès,
00:08:20a été louée.
00:08:21Et je dirais,
00:08:23même dans l'affaire Le Pen,
00:08:25elle a présidé
00:08:26de manière assez remarquable.
00:08:28Et pour ce qui concerne
00:08:30le jugement
00:08:30concernant les débats
00:08:33concernant Nicolas Sarkozy
00:08:35et les autres,
00:08:36tous les médias
00:08:37que j'ai tenté de lire
00:08:39durant les trois mois et demi,
00:08:41je n'en ai lu aucun
00:08:43qui ait contesté
00:08:44la manière professionnelle
00:08:46et intègre de présider
00:08:49de la part de Nathalie Garvarino.
00:08:51Donc,
00:08:51j'en conclue
00:08:52que sur ce plan-là,
00:08:54il y a une tentative
00:08:55de dérivation.
00:08:57On peut discuter,
00:08:58par ailleurs,
00:08:59le jugement
00:09:00et l'argumentation,
00:09:01mais là-dessus,
00:09:02ça me semble
00:09:03relativement mauvais.
00:09:04Vous pensez qu'il y a
00:09:05une atteinte
00:09:05au principe d'impartialité ?
00:09:08Moi, je pense qu'il y a
00:09:08une faute de goût.
00:09:09On ne fait pas juger
00:09:10quelqu'un par quelqu'un
00:09:11qui a manifesté contre lui.
00:09:12Je vous prends un exemple.
00:09:13Philippe Bilger,
00:09:14il y a quelques années,
00:09:15était sur le mur des cons,
00:09:16si je ne m'abuse,
00:09:17du syndicat de la magistrature.
00:09:18J'imagine que si un jour,
00:09:20Philippe Bilger
00:09:20était jugé
00:09:21par un membre
00:09:22du syndicat
00:09:23de la magistrature
00:09:24qu'il avait mis
00:09:24sur le mur des cons,
00:09:26qui n'est pas la chose
00:09:26la plus valorisante
00:09:27qui existe,
00:09:28ou toute personne
00:09:29qui était aux côtés
00:09:29de Philippe Bilger
00:09:34Je pense que dire ça,
00:09:35ce n'est pas être complotiste,
00:09:37ce n'est pas tenir
00:09:38des propos délirants.
00:09:39Je pense que c'est
00:09:40quand même réel.
00:09:41Non mais, Philippe David,
00:09:42là où je vous rejoins,
00:09:43c'est qu'il aurait appartenu
00:09:45aux avocats
00:09:45de Nicolas Sarkozy
00:09:46de demander
00:09:47à recuser
00:09:48la présidente.
00:09:50Règles ont mal fait
00:09:51leur travail.
00:09:51Ça n'aurait choqué personne
00:09:52qu'il fasse cette demande
00:09:54en disant, attendez, voilà.
00:09:55Après, ça ne prouve pas
00:09:57que son jugement à elle
00:09:58est partiel.
00:09:59En revanche,
00:10:00dans une procédure,
00:10:02c'est normal.
00:10:02J'ai dit que c'était
00:10:03une faute de goût.
00:10:04Et c'est une double faute de goût
00:10:06parce que déjà,
00:10:07elle avait manifesté
00:10:07contre Sarkozy.
00:10:09Mais aussi, quand même,
00:10:10c'était elle
00:10:10qui avait jugé
00:10:11François Fillon
00:10:11et Pénélope Fillon
00:10:12il y a quelques mois.
00:10:14Donc, je dis que mettre
00:10:14sur la même juge,
00:10:16sur des accusés
00:10:18du même parti,
00:10:20je pense que ce n'était pas
00:10:21une fois de plus
00:10:22une bonne idée.
00:10:23Je pense que c'était
00:10:24une double faute de goût.
00:10:25Allez, on fait une petite pause.
00:10:26On revient dans un instant, Philippe.
00:10:27Et on reviendra justement
00:10:29sur cette justification
00:10:30du mandat de dépôt
00:10:32de l'exécution provisoire
00:10:33puisque, comme vous,
00:10:35finalement,
00:10:36Eric Dupond-Moretti,
00:10:37l'ancien garde des Sceaux,
00:10:39aimerait bien aussi
00:10:39comprendre pourquoi.
00:10:40On en parle dans un instant.
00:10:41Sud Radio.
00:10:43Sud Radio.
00:10:44Parlons vrai.
00:10:44Parlons vrai.
00:10:45Sud Radio.
00:10:46Les vraies voix Sud Radio.
00:10:4818h-20h.
00:10:49Cécile Dominibus.
00:10:50Philippe David.
00:10:52Et avec Philippe David,
00:10:53on est ravis d'accueillir,
00:10:53bien entendu,
00:10:54Philippe Bilger,
00:10:55mais aussi Natacha Poligny,
00:10:56éditorialiste et essayiste.
00:10:57Et dans une petite dizaine de minutes,
00:11:00vous découvrirez,
00:11:01si vous ne l'avez pas déjà lu
00:11:02dans la presse,
00:11:03cette nouvelle revue trimestrielle
00:11:05qui s'appelle
00:11:06L'Audace,
00:11:07qui va sortir au mois de décembre.
00:11:08On en parlera un petit peu plus longuement.
00:11:11Et puis,
00:11:12on va revenir sur ce qu'on disait
00:11:13il y a quelques instants
00:11:14dans le procès de Sarkozy,
00:11:16l'une des juges
00:11:17qui aurait organisé sur le passé
00:11:19une manifestation contre lui.
00:11:21On se demande
00:11:21si c'est une faute d'impartialité
00:11:23ou simplement insoupion.
00:11:24Mais je vais revenir quand même
00:11:26à ce que je vous disais tout à l'heure,
00:11:28ce qu'a dit Eric Dupond-Moretti.
00:11:31Moi, j'attends de lire
00:11:32avec beaucoup d'impatience.
00:11:33Il est vrai la justification
00:11:34qui est celle du tribunal
00:11:36pour ordonner le mandat de dépôt
00:11:38l'exécution provisoire,
00:11:40Philippe Bilger.
00:11:40J'ai dit tout à l'heure
00:11:43que c'était la seule chose
00:11:45qui me gênait
00:11:46dans le dispositif.
00:11:49C'est l'exécution provisoire.
00:11:51Certes, le mandat de dépôt
00:11:53est différé,
00:11:54ce qui permet à Nicolas Sarkozy
00:11:56d'organiser un petit peu sa vie
00:11:59avant son incarcération.
00:12:01mais au moins,
00:12:03j'aurais aimé que le tribunal
00:12:05se penchât davantage
00:12:07sur l'explication
00:12:08de l'exécution provisoire.
00:12:12En réalité,
00:12:13il en parle très rapidement.
00:12:15Il parle de l'affaire gravissime,
00:12:17je le rejoins,
00:12:19mais ça ne suffit pas.
00:12:20Il aurait dû nous dire
00:12:21pourquoi il était fondamental
00:12:23que cette exécution provisoire
00:12:26entraînait la suite.
00:12:28J'ajoute pour compenser
00:12:31un peu ma critique
00:12:32que Nicolas Sarkozy
00:12:34n'est tout de même pas
00:12:35sur le plan du passé présidentiel
00:12:38ou avant un perdreau de l'année.
00:12:40Un tribunal peut constérer
00:12:42que quelqu'un qui a
00:12:43de multiples affaires
00:12:45peut-être mérite davantage
00:12:47une exécution provisoire
00:12:49qu'autre chose.
00:12:51Natacha ?
00:12:52Oui, tout le problème,
00:12:53c'est que le fondement même
00:12:54de cette exécution provisoire,
00:12:56c'est de remettre en cause
00:12:57la présomption d'innocence
00:12:59qui est garantie
00:12:59par le droit à l'appel.
00:13:01Donc, il y a quelque chose
00:13:02de choquant là-dedans.
00:13:03Et on a l'impression,
00:13:04c'est ce que je disais tout à l'heure,
00:13:05les juges sont dans une phase
00:13:07où ils considèrent
00:13:09que les politiques
00:13:10doivent être exemplaires.
00:13:12Quand on dit politisation des juges,
00:13:14je ne crois pas
00:13:14que ce soit ça le sujet.
00:13:15Ce n'est pas qu'ils penchent
00:13:16dans un camp
00:13:17et qu'ils veulent avoir
00:13:18le camp d'en face.
00:13:19Ce n'est pas la gauche
00:13:20contre la droite.
00:13:22C'est l'idée
00:13:22qu'ils sont les garants
00:13:24de la morale publique
00:13:27et que donc,
00:13:28les politiques
00:13:29qui enfreignent
00:13:29cette morale publique
00:13:30doivent payer
00:13:31et doivent payer beaucoup.
00:13:32Et on le voit
00:13:33dans les termes
00:13:34qu'ils emploient.
00:13:35Par exemple,
00:13:36le fait que cette affaire
00:13:37est une extrême gravité,
00:13:39etc.
00:13:40Il y a des termes moraux
00:13:41qui sont employés.
00:13:42Or, ça me gêne.
00:13:44Ça me gêne parce que...
00:13:46Il faut être facteur, en fait.
00:13:47C'est ça.
00:13:48Il faut rester
00:13:49sur la question juridique.
00:13:51Et ce n'est pas au juge
00:13:53de garantir
00:13:55la bonne moralité
00:13:57des politiques,
00:13:58même si nous sommes tous
00:14:00exaspérés
00:14:01et même scandalisés
00:14:03par le fait
00:14:04que des gens
00:14:05qui sont censés
00:14:06représenter les citoyens
00:14:07et qui sont censés
00:14:08donc montrer l'exemple
00:14:09ne soient pas irréprochables.
00:14:12Mais vous voyez,
00:14:12ce n'est pas à la justice
00:14:14de faire rentrer
00:14:15en ligne de compte cela.
00:14:16Or, dans l'exécution provisoire,
00:14:18il y a cette idée
00:14:18qu'en fait,
00:14:21on ne voudrait surtout pas
00:14:22qu'il échappe à la prison.
00:14:24C'est ça
00:14:25qu'on comprend
00:14:26dans le choix
00:14:27de l'exécution provisoire.
00:14:29Eh bien,
00:14:29je suis un petit peu gênée
00:14:31par cela.
00:14:32J'ajoute qu'il y a quand même
00:14:33deux, trois choses
00:14:34dans le jugement.
00:14:35Quand on trouve des phrases
00:14:36comme par exemple
00:14:36« Le soin particulier
00:14:38que Claude Guéant
00:14:39et Brice Hortefeux
00:14:40ont mis à présenter
00:14:42Nicolas Sarkozy
00:14:42comme étant étranger
00:14:44à ce processus
00:14:45corrobore au contraire
00:14:47le fait qu'il en était
00:14:48parfaitement informé. »
00:14:49C'est-à-dire,
00:14:50parce que des gens disent
00:14:51« Ben non, non, non,
00:14:52vraiment,
00:14:52il était pour rien,
00:14:54ça prouve qu'en fait
00:14:54il était pour quelque chose. »
00:14:56C'est quand même
00:14:56très très bizarre
00:14:57comme phrase.
00:14:58Il y en a quelques-unes
00:14:59des perles comme ça.
00:15:01Moi, je rejoins Natacha.
00:15:02Parce que
00:15:02combien de fois
00:15:03et dans cette oralité
00:15:06des débats
00:15:06durant trois mois,
00:15:08alors c'est peut-être
00:15:10une intuition
00:15:11fondée sur une expérience,
00:15:13on a bien senti,
00:15:15me semble-t-il,
00:15:16que la volonté
00:15:17de Bruno
00:15:18Hortefeux
00:15:21était clairement
00:15:25de constituer
00:15:27un bouclier
00:15:28par rapport
00:15:29à Nicolas Sarkozy
00:15:30qui ostensiblement
00:15:32s'est estimé
00:15:33à l'écart
00:15:34de cette affaire
00:15:35qui n'aurait concerné
00:15:37que ces deux collaborateurs-là.
00:15:39Alors,
00:15:40je comprends
00:15:41que vous puissiez
00:15:42être choqués
00:15:42si c'était
00:15:43le seul motif.
00:15:46Oui,
00:15:46ça s'inscrit.
00:15:47Je trouve que
00:15:48ça n'est pas d'absurde.
00:15:49Merci, mes amis.
00:15:50Ils l'ont protégé.
00:15:52Merci beaucoup.
00:15:53Allez, on y va.
00:15:53On change de sujet
00:15:54en fin du positif.
00:15:58Et Natacha Polony,
00:16:00ce positif,
00:16:00c'est avec vous
00:16:01puisque
00:16:01au mois de décembre
00:16:03sortira
00:16:05ce premier
00:16:05jet
00:16:07de cette revue
00:16:09L'Audace
00:16:10qui sera trimestrielle
00:16:11et qui donne très envie
00:16:13puisqu'on a l'impression
00:16:14que c'est un dialogue
00:16:16entre
00:16:16toutes les idées
00:16:18finalement.
00:16:18Mais bien sûr.
00:16:20Vous voyez,
00:16:20ce qui me fait
00:16:21extrêmement chaud au cœur,
00:16:22c'est que l'idée
00:16:24c'est de faire
00:16:24une revue
00:16:25trimestrielle
00:16:26papier
00:16:26indépendante.
00:16:27C'est pour ça
00:16:28qu'on a lancé
00:16:28une campagne
00:16:29de crowdfunding,
00:16:31une campagne Ulule
00:16:31pour financer
00:16:33parce qu'il nous faut
00:16:34d'abord des abonnés
00:16:35comme ça,
00:16:36ça permet
00:16:36de financer cette revue
00:16:38par ses lecteurs.
00:16:39Eh bien,
00:16:40ça marche.
00:16:40C'est-à-dire que les gens
00:16:41comprennent pour l'instant,
00:16:42là on l'a lancé mardi
00:16:44et on a déjà
00:16:45plus de 2000 contributions
00:16:47parce que justement
00:16:48ce qu'on a expliqué
00:16:49c'est que
00:16:50cette revue
00:16:51a pour vocation
00:16:52de réunir
00:16:52tous ceux
00:16:53qui ne veulent pas
00:16:54se résigner
00:16:55à voir la France
00:16:56descendre une marche
00:16:57après l'autre.
00:16:58C'est-à-dire,
00:16:59je veux qu'écrivent
00:17:00dans cette revue
00:17:00des gens qui pensent
00:17:01différemment,
00:17:02c'est-à-dire certains
00:17:03qui sont,
00:17:03je vais même vous dire,
00:17:04il y a des textes
00:17:05de gens qui sont
00:17:06fédéralistes européens
00:17:08pour une France fédérale,
00:17:09il y en a d'autres
00:17:09qui sont ultra-jacobins
00:17:11et qui sont pour
00:17:11une Europe des nations,
00:17:13etc.
00:17:14Il y a différents points de vue,
00:17:15ça va s'affronter,
00:17:16mais ce ne sont que des gens
00:17:18qui croient en la France
00:17:19et qui pensent que
00:17:21ce pays
00:17:21n'est pas dans l'État
00:17:22qu'il mérite
00:17:23et que la France
00:17:24a vocation
00:17:25à redevenir
00:17:25une grande puissance.
00:17:27Ce sont des idées aussi ?
00:17:28Comment ça ?
00:17:29Ce sont des idées,
00:17:30des projets,
00:17:31d'idées,
00:17:31de relance ?
00:17:33Alors,
00:17:33l'idée c'est qu'il y ait
00:17:35des propositions.
00:17:36C'est-à-dire,
00:17:36on va arrêter
00:17:37de critiquer.
00:17:39Enfin,
00:17:39moi j'estime que
00:17:39quand on n'est pas d'accord
00:17:40avec ce qui se passe
00:17:41quand on critique
00:17:42une décision
00:17:43ou quand on constate
00:17:45quelque chose de négatif,
00:17:46eh bien,
00:17:47on doit pouvoir proposer
00:17:48quelque chose de mieux.
00:17:49Sinon,
00:17:50autant se taire.
00:17:51C'est ce qu'on appelle
00:17:52les Yacafaucons.
00:17:53Exactement.
00:17:53Moi j'estime qu'il faut
00:17:54un projet,
00:17:55il faut un programme
00:17:56et donc là,
00:17:57ce sont des propositions
00:17:58pour sortir la France
00:17:59du marasme,
00:18:00pour essayer de penser
00:18:02l'avenir.
00:18:02Donc je veux des sujets
00:18:03qui soient des sujets
00:18:04qui s'intéressent
00:18:05à l'intelligence artificielle,
00:18:07à ce que ça va changer
00:18:07dans nos vies,
00:18:08qui s'intéressent
00:18:08à la géopolitique,
00:18:09qui s'intéressent
00:18:10et surtout avec l'idée
00:18:11de montrer aux gens
00:18:13que leur quotidien,
00:18:15en fait,
00:18:15leur vie de tous les jours,
00:18:16leur pouvoir d'achat,
00:18:17etc.,
00:18:17c'est lié aux décisions
00:18:19qui se passent
00:18:20d'un point de vue géopolitique.
00:18:22C'est-à-dire,
00:18:22leur expliquer
00:18:23les mécanismes
00:18:24qui font qu'il y a
00:18:25une désindustrialisation
00:18:26qui fait que
00:18:27sur leur feuille de paye,
00:18:28il y a des charges
00:18:29pour payer le chômage de masse,
00:18:31eh bien,
00:18:31en quoi ça s'explique
00:18:32par les grands choix
00:18:33qu'on voit à l'échelle
00:18:34de Ursula von der Leyen,
00:18:36etc.
00:18:36Ça met l'eau à la bouche.
00:18:38Mais est-ce que
00:18:39vous allez faire
00:18:39des débats entre ces gens ?
00:18:40Parce que moi,
00:18:41j'adore un débat
00:18:41entre un souverainiste
00:18:42et un fédéraliste européen.
00:18:44Là, je demande
00:18:44à y aller.
00:18:45Vous allez faire
00:18:45des conférences.
00:18:45Bien sûr.
00:18:46Évidemment.
00:18:47Parce qu'en plus,
00:18:47dans le crowdfunding,
00:18:50dans la levée de fonds,
00:18:51il y a l'idée
00:18:52que si on passe
00:18:54un premier palier,
00:18:55si on obtient suffisamment,
00:18:57on sort la revue
00:18:58sans aucun problème.
00:18:59Mais après,
00:19:00si les gens
00:19:01nous donnent plus,
00:19:03nous,
00:19:03notre but,
00:19:03c'est d'organiser
00:19:04des conférences
00:19:05dans toute la France,
00:19:06dans les villes moyennes,
00:19:07partout,
00:19:08pour justement
00:19:08recréer des agoras,
00:19:11des endroits
00:19:11où on pourra débattre,
00:19:13se retrouver,
00:19:14discuter.
00:19:14En fait,
00:19:14l'idée,
00:19:15c'est que les citoyens
00:19:17reprennent le pouvoir.
00:19:18C'est qu'ils se souviennent,
00:19:20qu'on leur fasse,
00:19:20qu'on apporte la preuve
00:19:22que la démocratie,
00:19:23c'est le gouvernement
00:19:24du peuple,
00:19:24par le peuple,
00:19:25pour le peuple,
00:19:26et que ça,
00:19:26ça s'exerce concrètement.
00:19:28Et stade ultime,
00:19:29si vraiment,
00:19:30alors là,
00:19:30on récolte beaucoup de fonds,
00:19:32on pourra même créer
00:19:33une chaîne de streaming,
00:19:34ce qui fait que
00:19:35ces débats dont vous rêvez,
00:19:36on pourra les mettre
00:19:37sur, par exemple,
00:19:39sur des...
00:19:41Voilà,
00:19:41et comme ça,
00:19:42on touche un public
00:19:43qui, lui,
00:19:45est peut-être moins
00:19:46féru de lecture
00:19:48au long cours,
00:19:48parce qu'une revue
00:19:49de 140 pages,
00:19:51c'est...
00:19:51Ça prend du temps à lire.
00:19:52Oui, mais enfin,
00:19:53on a un trimestre
00:19:54pour le lire.
00:19:55On picore de temps en temps,
00:19:57on choisit ses textes,
00:19:58etc.
00:19:59C'est ça le plaisir.
00:20:00C'est l'épige.
00:20:00Puis-je formuler
00:20:02non pas une inquiétude ?
00:20:05J'essaye de lire
00:20:06beaucoup de revues
00:20:08dans les temps libres
00:20:10que j'ai,
00:20:11et est-ce que
00:20:12vous pensez
00:20:13véritablement
00:20:14que par rapport
00:20:15à la multitude
00:20:16des revues,
00:20:18j'en ai dans la tête
00:20:19quelques-unes
00:20:20qui sont
00:20:20assez remarquables,
00:20:22est-ce que la vôtre
00:20:23va véritablement
00:20:24apporter
00:20:25quelque chose
00:20:26de nouveau ?
00:20:28Oui, parce que
00:20:29si vous regardez
00:20:31l'ensemble
00:20:32du panel
00:20:32de ce qui existe,
00:20:34les réflexions
00:20:35qui soient fondées
00:20:36sur ce lien
00:20:38entre
00:20:38les grands
00:20:41impérialismes,
00:20:42la façon
00:20:42de répondre
00:20:43à le lever
00:20:44des impérialismes,
00:20:45la question
00:20:45de l'économie
00:20:46qui se positionnent
00:20:48dans une réflexion,
00:20:49dans une défense
00:20:49de la production
00:20:50sur le sol français
00:20:52pour retrouver
00:20:52des marges de manœuvre,
00:20:53vous n'en avez pas beaucoup.
00:20:55Une revue
00:20:56qui considère
00:20:57que la défense
00:20:58de la civilisation
00:20:59européenne
00:21:00passe par justement
00:21:02la remise en cause
00:21:03de cette espèce
00:21:04de mythe
00:21:04de l'Occident
00:21:05qui est en fait
00:21:06en train
00:21:06d'inféoder
00:21:08l'Europe
00:21:09aux Etats-Unis,
00:21:11vous n'en avez pas beaucoup.
00:21:13Donc,
00:21:13cette façon
00:21:15de prendre
00:21:16les problèmes,
00:21:17elle manque
00:21:18dans le débat public.
00:21:20Et ça,
00:21:21j'avoue
00:21:22que je m'en désole.
00:21:23C'est-à-dire
00:21:23une défense
00:21:24de la République
00:21:25universaliste,
00:21:27véritablement universaliste,
00:21:28c'est-à-dire
00:21:29qui combat
00:21:30les réflexes identitaires,
00:21:32le communautarisme,
00:21:33mais qui ne soit pas
00:21:34non plus
00:21:34dans cette hypocrisie
00:21:36que je vois partout.
00:21:37C'est-à-dire
00:21:37le communautarisme,
00:21:38ce n'est pas bien
00:21:39sauf le mien.
00:21:40Voilà,
00:21:40tout ça,
00:21:41pardon,
00:21:42mais ça manque.
00:21:43Ça manque.
00:21:44Et puis,
00:21:44qu'il soit positif.
00:21:46Le titre,
00:21:47Philippe Bilger,
00:21:48c'est Danton
00:21:50le 2 septembre 1792.
00:21:53C'est-à-dire
00:21:53la France
00:21:54est encerclée
00:21:55par les monarchies
00:21:56coalisées
00:21:57qui veulent mettre fin
00:21:58à la révolution,
00:21:59c'est-à-dire
00:21:59à cette espèce
00:22:00d'espoir extraordinaire
00:22:01du peuple souverain
00:22:02qui va décider
00:22:03de son destin
00:22:04pour lui-même.
00:22:05Et donc,
00:22:05la France
00:22:06est en proie à ça
00:22:08et Danton dit
00:22:08il faut de l'audace,
00:22:10encore de l'audace,
00:22:11toujours de l'audace
00:22:12et la France est sauvée.
00:22:14Et 18 jours plus tard,
00:22:16il y a la bataille
00:22:16de Valmy,
00:22:17c'est-à-dire
00:22:17que les citoyens
00:22:18se lèvent en masse
00:22:19pour défendre,
00:22:20justement,
00:22:21la révolution,
00:22:21le peuple souverain.
00:22:23C'est magnifique, non ?
00:22:23Vous avez parlé de Valmy,
00:22:24ça donne envie
00:22:25de porter de l'eau
00:22:25à votre moule.
00:22:26Voilà, c'est bien.
00:22:28En tout cas,
00:22:28ça va sortir
00:22:29au mois de décembre,
00:22:30140 pages disponibles,
00:22:32ça coûtera 16 euros,
00:22:34mais en tout cas,
00:22:34ça vaut le coup
00:22:35puisque comme le dit
00:22:36très bien Natacha,
00:22:3716 euros
00:22:37pour tout ça,
00:22:40pour 140 pages
00:22:41dans un trimestre,
00:22:42c'est vraiment
00:22:43pas très cher
00:22:45pour une revue.
00:22:45Voilà,
00:22:46et puis vous voulez
00:22:47aider,
00:22:47bien entendu,
00:22:48vous allez sur Ulule
00:22:49et j'imagine
00:22:50c'est la revue
00:22:51L'Audace.
00:22:52Voilà,
00:22:52très bien.
00:22:53La revue L'Audace,
00:22:54vous nous trouvez.
00:22:55Il faut aider la presse.
00:22:56Allez-vous,
00:22:57restez avec nous
00:22:57dans un instant
00:22:58le tour de table
00:22:58de l'actu des Vraies Voix.
00:22:59Philippe David.
00:23:01210 000 euros
00:23:02d'amende
00:23:02offerte par la mairie de Paris
00:23:04à celui qui a dénoncé
00:23:05les frais de vêtements
00:23:07d'Anne Hidalgo.
00:23:08Philippe Bilger.
00:23:08Je voudrais aborder
00:23:09le jugement Sarkozy
00:23:11par un biais
00:23:12très particulier.
00:23:13Pourquoi l'idéologie
00:23:14domine
00:23:15l'appréciation
00:23:17objective des juges ?
00:23:18Et Natacha Poligny ?
00:23:19Moi, je vais essayer
00:23:20d'observer
00:23:21cette superbe cérémonie
00:23:22dans laquelle
00:23:23Emmanuel Macron
00:23:24a été couronné
00:23:26par l'Atlantic Council
00:23:28qui est en fait
00:23:28un, on va dire,
00:23:30du lobbying
00:23:31pro-américain.
00:23:32Allez, on en parle
00:23:33dans un instant.
00:23:33A tout de suite.
00:23:34Sud Radio.
00:23:35Sud Radio.
00:23:36Parlons vrai.
00:23:36Parlons vrai.
00:23:37Sud Radio.
00:23:38Parlons vrai.
00:23:39Les Vraies Voix Sud Radio.
00:23:4118h-20h.
00:23:42Cécile Dominibus.
00:23:43Philippe David.
00:23:44Moi, je sais ce que vous allez faire
00:23:46pendant les décembre, janvier, février.
00:23:51Vous allez lire la revue
00:23:52de l'audace
00:23:54de Natacha Poligny
00:23:56pendant les week-ends.
00:23:57Voilà, c'est ça.
00:23:58On vous a trouvé une petite activité.
00:23:59Et ça fait du bien.
00:24:00Et ça donnera vraiment la pêche.
00:24:02Donc là, vous allez sur Lul.
00:24:04Vous allez faire un petit don.
00:24:06Vous allez faire votre petit abonnement
00:24:07ou votre petit achat du premier numéro.
00:24:10C'est 16 euros.
00:24:12Mais au moins, allez voir au moins une fois.
00:24:14Et peut-être que, en tout cas,
00:24:15j'espère que vous serez totalement conquis.
00:24:17Bref, tout de suite,
00:24:18le tour de table de nos amis.
00:24:21Bienvenue dans votre cours d'anglais
00:24:22de la collection Objectif Lang
00:24:24aux éditions Assimil.
00:24:25Philippe Bilger.
00:24:26Do you speak Trump ?
00:24:27Yes, I try.
00:24:28C'est la dictée en anglais de Philippe Bilger.
00:24:30Great.
00:24:31Best.
00:24:32Great.
00:24:33It is ridiculous.
00:24:34Everything before.
00:24:35C'est du russe, non ?
00:24:36Mon accent est parfait.
00:24:39J'adore.
00:24:39Ah bon ?
00:24:40Le tour de table.
00:24:41De l'actualité.
00:24:42Voilà, comment montrer une facette de Philippe Bilger.
00:24:47Vous savez quoi ?
00:24:48Vous avez commencé Philippe Bilger.
00:24:49Pourquoi le corps de la droite
00:24:50dénonce par principe la condamnation Sarkozy ?
00:24:55Depuis hier, j'interviens ici ou là
00:24:59pour non pas...
00:25:01Je n'ai aucun plaisir à l'idée de voir Nicolas Sarkozy
00:25:05aller en prison.
00:25:07Ça n'était pas ma préoccupation, même si encore une fois, je trouve le jugement
00:25:13remarquablement argumenté.
00:25:16Mais j'ai été frappé...
00:25:18Argumenté ou juste ?
00:25:19Argumenté.
00:25:20D'accord.
00:25:20Mais j'ai été frappé depuis hier soir et encore aujourd'hui
00:25:25de voir à quel point le camp de la droite, et je ne m'en dissocie pas,
00:25:31est incapable d'appréhender le jugement ayant condamné Nicolas Sarkozy et d'autres
00:25:38autrement qu'à travers son prisme idéologique.
00:25:42Et je pense que la gauche, je pense, si elle était confrontée au même problème,
00:25:48elle aurait tristement la même attitude.
00:25:51Je trouve que c'est lamentable de la part de la droite, et encore une fois, je ne m'en
00:25:58dissocie pas de n'être pas capable, au prétexte d'un soutien mécanique et constant
00:26:04à Nicolas Sarkozy, au moins d'examiner tranquillement le jugement qui a été rendu.
00:26:10On se souvient tous, en effet, de Jean-Luc Mélenchon hurlant « Ma personne est sacrée,
00:26:16la République c'est moi », et là on comprend, et on voit en effet les réactions de tous
00:26:22les membres de la France Insoumise autour, et on comprend qu'en effet, c'est unanimement
00:26:28partagé cette incapacité à dépasser l'idéologie pour essayer de penser les choses de façon
00:26:33à peu près, on va dire, non pas objective, parce que ça n'existe pas l'objectivité,
00:26:37mais avec une forme d'honnêteté intellectuelle. Et là, en l'occurrence, je reviens sur
00:26:43ce jugement, sur le fond du jugement, parce qu'on peut en effet se poser des questions
00:26:48sur ce jugement. C'est-à-dire que les différents faits de corruption sont écartés parce qu'en
00:26:55fait, on admet qu'il n'y a pas de preuves. Il n'y a pas de preuves directes. Mais il y a eu
00:27:01de l'argent qui a circulé. Ça n'est pas rien. Il y a de l'argent libyen dont on voit
00:27:06qu'il est passé du côté de l'entourage de Nicolas Sarkozy. Simplement, on n'arrive
00:27:11pas à le tracer jusqu'à la campagne de Nicolas Sarkozy. C'est là où ça devient compliqué.
00:27:17Et de fait, on sait qu'il y a eu de l'argent liquide dans cette campagne, mais on ne sait
00:27:20pas combien et on ne sait pas si c'était cet argent-là. Enfin, vous voyez, c'est tout
00:27:25ça que nous dit ce jugement. Donc, il nous dit qu'on n'a pas les preuves, que pour
00:27:30autant, il y a des éléments qui sont des éléments importants que la juge considère
00:27:36comme massifs, montrant que quelque chose s'est passé, a été mis en œuvre. Est-ce
00:27:42que ça suffit ? Enfin, vous voyez, c'est quelque chose de... J'essaye de garder mon objectivité
00:27:48face à cela et de me dire, est-ce que réellement, on peut condamner pour association de malfaiteurs
00:27:57un ancien président de la République pour cela ? Vous voyez, et je vous avoue que ce
00:28:03qui me chiffonne dans cette affaire, mais ce qui me chiffonne vraiment, c'est que de
00:28:09toute façon, il n'y avait pas de milieu dans cette histoire-là. C'est-à-dire que soit
00:28:13Nicolas Sarkozy est coupable, et c'est gravissime, et ça nécessite en effet une peine
00:28:18de prison très grave, parce que ça engage la France, soit il ne l'est pas, et ce
00:28:22qui est très grave, c'est le rôle de la justice depuis dix ans. Or, on n'a pas la
00:28:27réponse, on reste dans ce soit ou soit, avec quelque chose d'encore plus grave pour
00:28:33moi, c'est que ça vient entacher la position de la France à l'international. Et ça, je
00:28:39trouve ça terrifiant, parce qu'il y a là une irresponsabilité totale de tous les
00:28:42acteurs là-dedans. Pour ma part, je considère qu'il n'était pas illégitime de
00:28:46réintégrer Muammar Gaddafi. En revanche, je trouvais que c'était peut-être pas la
00:28:50peine de le recevoir en grande pompe. Mais lui parler, c'était nécessaire. Sauf que si
00:28:54ça a été fait pour des raisons qui sont des raisons de corruption, alors là, c'est
00:28:59absolument monstrueux.
00:29:01Je ne vous rejoins pas totalement, parce que le tribunal est incroyablement indulgent sur
00:29:09un certain nombre de pièces qui l'écartent du débat. Et par exemple, la réception
00:29:14de Gaddafi, il considère que ça n'est en aucun cas une compensation qui a été donnée.
00:29:20De toute façon, je ne reconnais pas un tribunal le droit de juger de la politique extérieure
00:29:24de la France.
00:29:24Non, mais j'aurais pu concevoir que c'est une contrepartie.
00:29:27Les amis, on n'aura plus le temps, puisque là, il nous reste à peine trois minutes.
00:29:30Natacha sur Emmanuel Macron, qui honore à l'Elysée, en grande pompe, l'Atlantic
00:29:35Council Global Citizen Awards.
00:29:37Alors, non, en fait, donc, il a été, lui, couronné, honoré par l'Atlantic Council
00:29:45Global Citizen Awards. Rien que ça, c'est formidable. Global Citizen.
00:29:49Donc, ça veut dire citoyen du monde, citoyen global, qui lui a remis un prix.
00:29:54Alors, c'était donc, ce n'était pas à l'Elysée, c'était en marge de l'Assemblée
00:29:57Générale des Nations Unies. Et simplement, ça signifie quoi ? Qu'est-ce que c'est que
00:30:03l'Atlantic Council ? C'est, tout simplement, une officine de lobbying en faveur des Etats-Unis.
00:30:09Ça s'appelle du soft power américain. Ça existe depuis 1961. Et le but, c'est de
00:30:14créer des liens et d'intégrer les économies européennes et américaines.
00:30:18Donc, voir des présidents... L'an dernier, c'était Georgia Meloni, c'est pas mieux.
00:30:21Donc, voir des présidents européens recevoir ce prix, ça veut dire se glorifier, en fait,
00:30:28de suivre les intérêts américains et de, en fait, de les faire rentrer dans la politique
00:30:34européenne et française, vraiment me laisse pantoise.
00:30:38Moi, je crois qu'il y a un seul type d'ingérence en France dont il est interdit de parler,
00:30:43c'est les ingérences américaines. Parce que quand on voit le nombre de young leaders
00:30:47qui ont été, alors dans la classe politique française, qui ont été adoubés par les Etats-Unis
00:30:51quand ils étaient à Sciences Po, quand ils étaient à l'ENA, etc., c'est totalement...
00:30:55Alors, les ingérences russes, chinoises, tout ce que vous voulez, là, il faut en parler.
00:30:58Mais les ingérences américaines, il ne faut surtout pas en parler.
00:31:01Je pose la question, pourquoi ?
00:31:03Philippe, il y a...
00:31:04Oui.
00:31:05Oui, d'accord.
00:31:06Oui, non, mais selon l'expression consacrée, imagine-t-on le général de Gaulle
00:31:09couronné par le Global Citizen Award ?
00:31:15Philippe, il vous reste deux minutes.
00:31:16Oh, ben, ça va être rapide.
00:31:17Oui, alors, vous savez que ça va aller très vite.
00:31:20Alors, vous avez vu que l'association Transparent Citoyenne avait donné les frais d'Anne Hidalgo,
00:31:24qui était légaux, mais qui était quand même, on peut le dire, en période de disette, un petit peu élevée.
00:31:30Et elle a mis 140 affiches dans Paris.
00:31:33Et la mairie de Paris lui a mis une amende, l'amende maximale, évidemment, de 1 500 euros par affiche.
00:31:40C'est-à-dire que cette association a reçu une facture de 210 000 euros.
00:31:45210 000 euros.
00:31:47Alors, moi, je veux bien...
00:31:48Mais il y avait quoi sur cette affiche ?
00:31:49Il y avait les frais de Mme Hidalgo.
00:31:51Ah, d'accord, ok.
00:31:51Donc, alors, j'aimerais savoir si on met la...
00:31:54Comme c'était une première, pourquoi avoir mis l'amende maximale ?
00:31:57Parce que 140 dans tout Paris, c'est quand même pas énorme.
00:31:59Ça fait même pas...
00:32:01Il y a 20 arrondissements, ça fait 7 par arrondissement.
00:32:03C'est quand même pas gigantesque.
00:32:05Mais j'aimerais, je vois des drapeaux Free Palestine partout, savoir si les associations qui les collent ont aussi pris une amende de 150 euros.
00:32:12Parce que si on le fait pour cette association, il faut le faire pour tout le monde.
00:32:16Alors, je veux bien... Je crois que le crime de l'aise-majesté a été abrogé.
00:32:19Mais j'ai fait un petit calcul.
00:32:20Vous savez, c'est lequel ?
00:32:21Non.
00:32:22210 000 euros, vous savez ce que ça fait ?
00:32:24Non.
00:32:24Eh bien, ça fait 10 ans de fringues pour Anne Hidalgo.
00:32:26Parce qu'en 4 ans, elle avait dépensé 84 000 euros, 21 000 euros par an.
00:32:31La strike, ça fait 10 années de fringues en une amende.
00:32:33Ah, elle s'est remboursée et puis c'est tout.
00:32:35Voilà, très bien.
00:32:36Merci beaucoup, Philippe David.
00:32:38Vous restez avec nous, on reviendra dans un instant.
00:32:40Ne dites pas que je vais tailler un costard.
00:32:42Mais c'est cadeau.
00:32:44Attention, attention.
00:32:45Fillon, si vous me regardez.
00:32:46Je ne vais jamais être veste dans votre genre.
00:32:48Je ne retourne pas, surtout.
00:32:50Allez, vous restez avec nous dans un instant.
00:32:52On ira parler avec les agriculteurs en colère, à mobiliser sur tout le territoire contre le Mercosur.
00:32:57Restez avec nous et merci de votre fidélité à Sud Radio.
00:32:59On est ensemble jusqu'à 19h30.
00:33:01Sud Radio, votre avis fait la différence.
00:33:05Merci à Sud Radio de pouvoir m'exprimer et pour la qualité de vos informations.
00:33:09Sud Radio, parlons vrai.
00:33:11Les vrais voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David.
00:33:17Et autour de cette table avec Philippe David, il y a bien entendu Philippe Bilger,
00:33:21Natacha Poloni est avec nous, éditorialiste et séiste et directrice de cette revue trimestrielle
00:33:26L'Audace qui sort au mois de décembre.
00:33:28Et ça, c'est un joli cadeau.
00:33:29Vous pouvez aller sur Ulule, Ulule.
00:33:34C'est joli je trouve.
00:33:35C'est joli Ulule.
00:33:36Vous l'avez très joliment dit.
00:33:37Mais il y a un animal qui Ulule en plus.
00:33:39Qui Ulule ?
00:33:40C'est chouette.
00:33:41C'est chouette.
00:33:42C'est chouette.
00:33:43Vous avez été trop vite pour mon jeu de mots, c'est pas grave.
00:33:47Allez, tout de suite, l'info en plus.
00:33:49Les Vraies Voix Sud Radio.
00:33:53Et en fin de matinée, des agriculteurs venus des quatre coins des Pyrénées-Orientales
00:33:57ont donc convergé vers Perpignan pour bloquer le péage sud de l'autoroute A9.
00:34:02Les exploitants agricoles dénoncent les difficultés rencontrées dans le secteur,
00:34:06mais aussi se mobilisent surtout contre l'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et le Mercosur.
00:34:11Et pour en parler avec nous, Damien Garrigue qui est avec nous.
00:34:15Bonsoir.
00:34:16Bonsoir.
00:34:16Bonsoir.
00:34:17Vous êtes président de la FDSEA du Tarn et Garonne.
00:34:20Alors Damien Garrigue, le Mercosur, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase
00:34:25ou c'est la revendication majeure de cette journée d'action des agriculteurs ?
00:34:31Alors on va dire que c'est la dernière goutte qui a fait déborder le vase,
00:34:35mais ce vase était déjà en train de déborder
00:34:37parce que ça fait maintenant plus de 24 mois qu'aucun des gouvernements qui s'est successé
00:34:42n'a pris en considération les malaises du monde à l'agricole.
00:34:47Le Mercosur, c'est le dernier coup de couteau que l'État a planté dans le dos des agriculteurs.
00:34:54L'avant-dernier, c'était la loi du plomb, bien évidemment.
00:34:57Alors on a entendu un peu partout qu'il y avait des articles qui étaient passés,
00:35:00mais à ce jour, il n'y a aucun décret d'application qui a été signé, donc il n'y a rien.
00:35:05Ce qu'on dénonce aujourd'hui, c'est le Mercosur et surtout tout ce qui est concurrence déloyale
00:35:10parce que quelque part, vous avez des Français qui vont signer une pétition
00:35:14contre des pratiques agricoles françaises.
00:35:18Qui, l'agriculture française, est la plus vertueuse du monde depuis maintenant plusieurs années,
00:35:22il faut quand même le répéter ?
00:35:24Et à côté de ça, on laisse rentrer sur notre territoire des produits qui ne respectent
00:35:29aucune norme auxquelles on doit se contraindre.
00:35:33Et en plus de ça...
00:35:34Comme l'acétamipride pour les noisettes qui a été censurée par le Conseil constitutionnel
00:35:39lors de la loi du plomb.
00:35:40Vous avez l'acétamipride qui a été censurée pour les agriculteurs,
00:35:43mais que vous trouvez en vente libre dans les grandes surfaces.
00:35:45Comme je dis l'autre jour, vous avez une fillette de 8 ans qui peut en acheter sans problème.
00:35:48Et vous avez aussi tout ce qui est loi sociale quelque part.
00:35:53Nous, aujourd'hui, on a des produits français qui sont d'excellente qualité
00:35:56parce qu'ils sont faits avec amour, j'ai envie de dire,
00:36:01et avec des exploitations familiales.
00:36:04Et en plus de ça, nos salariés se sont rémunérés au salaire français.
00:36:08Ils ont une protection sociale.
00:36:10Ils ont aussi tout ce qui est mutuelle santé.
00:36:13Tout ce qui rentre, même des pays européens, ça n'y est pas.
00:36:16Vous traversez la frontière, vous avez de la manœuvre à 6 euros.
00:36:19Ce n'est plus possible tout ça.
00:36:20On ne peut plus être mis en concurrence avec ces gens-là.
00:36:22Damien Garrigue, Natacha Poligny, vous voulez réagir ?
00:36:25Oui, je voulais réagir parce qu'il y a sur ce sujet-là une hypocrisie des gouvernants
00:36:30qui est absolument insupportable.
00:36:33C'est-à-dire que c'est là où on voit que les gouvernants français
00:36:36ne défendent pas les intérêts des citoyens français à l'échelle européenne.
00:36:40Pourquoi ?
00:36:41Parce que là, on entend depuis quelque temps tout de la Macronie
00:36:45nous dire que le traité de libre-échange avec le Mercosur,
00:36:48ce n'est pas bien, on va se battre, etc.
00:36:51On entend tous nos représentants au Parlement,
00:36:53tous les élus, les députés européens français de tous les groupes
00:36:57dire que bien sûr qu'on est contre les traités de libre-échange.
00:37:00D'abord, ils appartiennent à des groupes au Parlement
00:37:02où tout le monde vote et le gouvernement français n'a pas bloqué.
00:37:08Ils savaient très bien qu'ils ne bloqueraient pas ce traité de libre-échange
00:37:11puisque l'Allemagne veut ce traité.
00:37:14Ursula von der Leyen est au service des intérêts de certains pays européens,
00:37:19dont l'Allemagne en particulier.
00:37:20Et l'Italie aussi.
00:37:21L'Italie aussi.
00:37:22Donc il y a là quelque chose où on fait croire qu'on va se battre
00:37:25alors qu'on sait très bien que c'est perdu d'avance
00:37:28parce qu'on a accepté des règles qui sont en fait absolument insupportables.
00:37:32Et produire sur le sol français et sur le sol européen,
00:37:36c'est la seule façon d'être indépendant.
00:37:38Visiblement, l'Union Européenne, Bruxelles, n'en a strictement rien à faire.
00:37:43Merci en tout cas Damien Garrigue d'avoir accepté notre invitation
00:37:46et vous êtes président de la FDSEA du Tarn et Garonne
00:37:50et bien sûr on vous accompagne.
00:37:53Vous savez que notre micro vous est ouvert.
00:37:55Merci en tout cas d'avoir accepté notre invitation.
00:37:58Dans un instant, le coup de gueule de Philippe Daville.
00:38:00Et tout de suite...
00:38:00Tout de suite, si j'étais ministre.
00:38:03Non, non, député européen.
00:38:04Thomas, Thomas Binet.
00:38:05Non, mais c'est...
00:38:06Non, tout d'abord, il y a si j'étais...
00:38:07Non, tout de suite, Thomas Binet.
00:38:09Les incontournables de la copropriété.
00:38:11Bien dans mon immeuble, avec Loiselet et Dégremont présente.
00:38:15Sud Radio, les incontournables de la copropriété.
00:38:19Thomas Binet.
00:38:20Nous sommes avec notre consultant Philippe Loiselet,
00:38:23patron de Loiselet et Dégremont,
00:38:24qui nous informe tous les vendredis soirs
00:38:26sur l'ensemble des sujets liés à la copropriété.
00:38:29Et bien nous continuons cette semaine
00:38:30notre petite révision de cette rentrée,
00:38:32justement, avec les concepts et les termes liés à ce sujet.
00:38:36On va réviser quelques notions,
00:38:38justement, sur le sujet,
00:38:40afin de mieux comprendre ce que nous aborderons
00:38:42tout au long de cette saison avec vous.
00:38:44Bonsoir Philippe Loiselet.
00:38:45Bonsoir Thomas Binet.
00:38:46Philippe, la semaine dernière,
00:38:47on a évoqué la notion de l'eau,
00:38:49et comme je le disais,
00:38:50ça s'écrit L-O-T-S,
00:38:51pour pas qu'il y ait de confusion,
00:38:53de parties communes et privatives,
00:38:55de syndicats,
00:38:56des copropriétaires,
00:38:56de syndicats,
00:38:57de conseils syndicals
00:38:59et d'assemblées générales.
00:39:00C'est l'avis de l'immeuble, justement,
00:39:01dont on a parlé.
00:39:02On aborde cette semaine
00:39:03des concepts peut-être un peu moins connus,
00:39:05et nous commençons avec le fameux
00:39:06règlement de copropriété.
00:39:08Oui, ce document est très important
00:39:10dans la vie d'une copropriété.
00:39:12Il s'impose à tous,
00:39:13copropriétaires comme syndic.
00:39:15Il détermine les droits
00:39:16et les obligations des copropriétaires,
00:39:18ainsi que le fonctionnement
00:39:19de la copropriété.
00:39:20La loi donne les principes généraux
00:39:22de fonctionnement.
00:39:23Le règlement décrit
00:39:24ceux qui sont propres
00:39:24à chaque copropriété.
00:39:26Il décrit également
00:39:27les parties communes
00:39:28et les parties privatives
00:39:29et énumère la liste des lots
00:39:31avec leur emplacement
00:39:32et leur description.
00:39:34Aspect très important,
00:39:35le règlement définit également
00:39:37la répartition des charges
00:39:38entre les copropriétaires.
00:39:40Il faut enfin souligner
00:39:41que tous les copropriétaires
00:39:42s'engagent à respecter
00:39:43le règlement de copropriété
00:39:44lorsqu'ils deviennent
00:39:45membres du syndicat
00:39:46des copropriétaires.
00:39:48Alors, un sujet
00:39:48qui fait souvent grincer les dents,
00:39:50les charges, Philippe.
00:39:51Oui, c'est en général
00:39:52ce que l'on aime le moins
00:39:53dans la copropriété.
00:39:55Il s'agit en fait
00:39:56des dépenses et coûts
00:39:57associés à l'entretien,
00:39:58la réparation
00:39:58et la gestion de l'immeuble.
00:40:00Ces charges sont réparties
00:40:01entre les copropriétaires
00:40:02selon les critères définis
00:40:04par la loi
00:40:04et le règlement de copropriété.
00:40:06Dans la plupart des cas,
00:40:08les charges sont appelées
00:40:09par accompte par le syndic
00:40:10chaque trimestre
00:40:11avec un ajustement
00:40:12de fin d'exercice
00:40:13pour tenir compte
00:40:14des écarts
00:40:15entre les accomptes versés
00:40:16et la cote-part réelle
00:40:17de chacun
00:40:18lorsque les comptes
00:40:19de la copropriété
00:40:20sont arrêtés
00:40:20à la fin de l'année.
00:40:22Et on parle souvent
00:40:22de tantième.
00:40:23C'est quoi les tantième, Philippe ?
00:40:24Les tantième,
00:40:25on dit aussi parfois
00:40:26les millième,
00:40:27représentent la cote-part
00:40:28de chaque copropriétaire
00:40:29dans l'immeuble.
00:40:30On parle de millième
00:40:31parce que très fréquemment,
00:40:32le total des participations
00:40:33de l'ensemble des lots
00:40:34est ramené à mille
00:40:35et que les participations
00:40:37sont calculées
00:40:37par rapport
00:40:38à ce total
00:40:39de mille millièmes.
00:40:41Ces tantième
00:40:41sont en général
00:40:42calculées en fonction
00:40:43de la surface
00:40:44et de la valeur
00:40:44de chaque lot
00:40:45ainsi que de la situation
00:40:47de ce lot
00:40:48dans l'immeuble.
00:40:49Par exemple,
00:40:49à surface égale,
00:40:50un appartement
00:40:51en étage élevé
00:40:52aura une contribution
00:40:53plus élevée
00:40:54aux charges d'ascenseur
00:40:55qu'un appartement
00:40:56situé au premier étage.
00:40:58Il faut également souligner
00:40:59que les tantièmes
00:41:00ou millième
00:41:00sont également utilisés
00:41:01pour l'attribution
00:41:02des voix
00:41:02de chaque copropriétaire
00:41:04lors des assemblées générales.
00:41:05La règle est que l'on paye
00:41:06de la même façon
00:41:07qu'on vote
00:41:08et inversement.
00:41:09Plus vous disposez
00:41:10de tantième,
00:41:11plus vous disposerez
00:41:12de voix en assemblée générale
00:41:13et plus vous participerez
00:41:14aux dépenses
00:41:15de la copropriété.
00:41:16Et on parle souvent
00:41:17quand même
00:41:17de fonds travaux.
00:41:18Ça consiste en quoi
00:41:19ce fonds travaux ?
00:41:20Le fonds travaux,
00:41:21c'est une provision
00:41:22financière obligatoire
00:41:23qui a été créée
00:41:24il y a quelques années
00:41:24par la loi
00:41:25et qui est destinée
00:41:27à financer
00:41:27les travaux futurs
00:41:28de la copropriété
00:41:29et aujourd'hui
00:41:30beaucoup les travaux
00:41:30de rénovation énergétique.
00:41:32On parle de plus en plus
00:41:33de ces fonds
00:41:33à propos du financement
00:41:35de ces travaux.
00:41:36Et pour presque terminer,
00:41:37Philippe,
00:41:38évoquons le fameux
00:41:38carnet d'entretien
00:41:39qui est apparu
00:41:40il y a quelques années.
00:41:41Oui, ce document
00:41:42recense sous la responsabilité
00:41:44du syndic
00:41:45la caractéristique
00:41:46de l'immeuble,
00:41:46année de construction,
00:41:47description des équipements
00:41:48communs, etc.
00:41:50La liste des travaux réalisés
00:41:51ainsi que les contrats
00:41:53d'entretien,
00:41:54le tout permettant
00:41:54de suivre l'historique
00:41:55de l'entretien
00:41:56de la copropriété.
00:41:57Bien que peu connu
00:41:59du grand public,
00:41:59il s'agit d'un outil
00:42:00essentiel pour la bonne
00:42:01gestion d'un immeuble
00:42:02qui permet également
00:42:03d'informer les éventuels
00:42:04acheteurs d'un lot
00:42:05de se faire une idée
00:42:07de la qualité
00:42:07de l'entretien de l'immeuble.
00:42:08Le carnet d'entretien
00:42:10d'un immeuble
00:42:11correspond peu ou prou
00:42:12à celui des voitures
00:42:13mais il est en général
00:42:14beaucoup plus
00:42:15et beaucoup mieux renseigné.
00:42:17Alors pour conclure justement,
00:42:18Philippe,
00:42:18vous vouliez évoquer aussi
00:42:19un concept relativement récent
00:42:21mais qui prend
00:42:21de plus en plus d'importance,
00:42:23l'extranet
00:42:24de la copropriété.
00:42:25Oui Thomas,
00:42:27l'extranet est une forme
00:42:28de site internet
00:42:29tenu par le syndic
00:42:30et qui offre à tous
00:42:30les copropriétaires
00:42:31l'accès à toutes les informations
00:42:33sur la vie de leur immeuble
00:42:34et de leur copropriété.
00:42:35Quand je parle de vie,
00:42:36c'est au sens technique
00:42:37et juridique.
00:42:38Les copropriétaires
00:42:39ont grâce à cet outil
00:42:41accès à la comptabilité
00:42:42de leur immeuble,
00:42:42les comptes communs
00:42:43tout autant que
00:42:44leurs comptes personnels,
00:42:46aux documents juridiques,
00:42:47aux convocations
00:42:47et comptes rendus
00:42:48des réunions
00:42:48de la copropriété.
00:42:49Pour que cela soit efficace,
00:42:52il est essentiel
00:42:52que les copropriétaires
00:42:53consultent régulièrement
00:42:55et surtout,
00:42:56avant toute chose,
00:42:57qu'ils fournissent
00:42:58à leur syndic
00:42:58leur adresse mail
00:42:59et qu'ils choisissent
00:43:00un mot de passe
00:43:01comme sur le site
00:43:02de leur banque par exemple.
00:43:03Merci Philippe
00:43:04et je vous rappelle
00:43:04que si vous avez
00:43:05une question
00:43:05sur la copropriété,
00:43:06vous souhaitez avoir
00:43:07un conseil,
00:43:08vous pouvez nous écrire
00:43:09sur l'adresse suivante
00:43:10osez
00:43:11at sudradio.fr
00:43:13pour nous poser vos questions
00:43:15et nous vous apporterons
00:43:16avec Philippe Loiselet
00:43:17une réponse
00:43:17dans une prochaine chronique.
00:43:19On vous retrouve Philippe
00:43:20vendredi prochain
00:43:2118h50
00:43:22pour un autre numéro
00:43:23d'Osez Investir
00:43:24les Incontournables
00:43:24de la Copropriété
00:43:25et pour ce qui me concerne,
00:43:27je vous dis à dimanche matin
00:43:28dès 9h27
00:43:29sur Sud Radio
00:43:29dans la matinale
00:43:31week-end.
00:43:31Sud Radio
00:43:33les Incontournables
00:43:34de la Copropriété
00:43:35Thomas Binet
00:43:37avec Loiselet
00:43:38et Dégremont
00:43:39bien dans mon immeuble
00:43:41Sud Radio
00:43:42Sud Radio
00:43:42parlons vrai
00:43:43parlons vrai
00:43:44Sud Radio
00:43:44parlons
00:43:45les vraies voix Sud Radio
00:43:4618h20
00:43:47Cécile Dominibus
00:43:49Philippe David
00:43:50est très bien accompagné
00:43:51ce soir avec Philippe
00:43:52Bilger
00:43:52bien entendu c'est vendredi
00:43:54il est très en forme
00:43:55il est très en beauté
00:43:56notre Philippe Bilger
00:43:57avec
00:43:58je ne dirais pas
00:43:59à côté
00:43:59de Natacha
00:44:00monsieur Philippe
00:44:02une autre beauté
00:44:02vous êtes magnifique
00:44:03j'ai deux beautés
00:44:04ouais
00:44:04l'intérieur est délicat
00:44:07j'ai deux beautés
00:44:08en face il y a quasiment
00:44:09vous avez
00:44:10de grandes qualités
00:44:13mais pas celle-là
00:44:14lesquelles ?
00:44:15c'est que le buto
00:44:16et moi-même
00:44:17je ne les ai pas
00:44:18davantage
00:44:19je vous rassure
00:44:19Natacha Polony
00:44:20est avec nous
00:44:21et on est ravis
00:44:22de l'accueillir
00:44:23dans le cadre
00:44:23de cette revue
00:44:24l'audace
00:44:25qui sort au mois de décembre
00:44:26et que l'on vous incite
00:44:27bien entendu
00:44:28à acheter
00:44:29pour le premier
00:44:30ce sera
00:44:31une date
00:44:32en décembre
00:44:331er décembre
00:44:34mais c'est maintenant
00:44:35qu'il y a la levée de fonds
00:44:36et qu'on peut s'abonner
00:44:37c'est dès maintenant
00:44:38qu'on peut s'abonner
00:44:38Ulule
00:44:39allez-y
00:44:39ça s'appelle l'audace
00:44:41allez tout de suite
00:44:42je le disais
00:44:42l'orage gronde
00:44:43Philippe David
00:44:44comme d'habitude
00:44:48je vais remettre
00:44:49le clocher
00:44:49au milieu du village
00:44:50ou plutôt
00:44:51la saucisse
00:44:52au milieu
00:44:52de la choucroute
00:44:53puisque nous allons
00:44:54prendre la direction
00:44:55de Francfort
00:44:56pourquoi Francfort ?
00:44:58parce que c'est là
00:44:58que se trouve
00:44:58la banque centrale européenne
00:45:00où on doit regretter
00:45:02aujourd'hui que
00:45:03si un prix de l'humour
00:45:04politique existe
00:45:05il n'existe pas
00:45:06de prix de l'humour
00:45:07économique
00:45:07auquel cas
00:45:08la médaille d'or
00:45:09lui aurait été promise
00:45:10en effet
00:45:11la BCE a osé
00:45:13un morceau d'euphémisme
00:45:14qui prête à sourire
00:45:15dans une étude
00:45:16des économistes
00:45:17Francesca Faella
00:45:18et Alejandro Zamora Perez
00:45:20une étude dans laquelle
00:45:21suite à la crise du Covid
00:45:23à la guerre en Ukraine
00:45:24et à la panne géante
00:45:25des distributeurs automatiques
00:45:26de billets en Espagne
00:45:27il est recommandé
00:45:28aux Européens
00:45:29de
00:45:29je cite
00:45:30disposer
00:45:31d'une réserve
00:45:32de liquidité
00:45:33pour plusieurs jours
00:45:34afin de couvrir
00:45:35les achats essentiels
00:45:36sont pris en exemple
00:45:37les Pays-Bas
00:45:38l'Autriche
00:45:38et la Finlande
00:45:39dont les autorités
00:45:40suggèrent
00:45:41de détenir
00:45:41des sommes
00:45:42allant de
00:45:4270 euros
00:45:43à 100 euros
00:45:44par membre du foyer
00:45:45soit suffisamment
00:45:46pour couvrir
00:45:47les besoins essentiels
00:45:48pendant environ
00:45:4872 heures
00:45:49jusque là
00:45:50tout va bien
00:45:51même si on se demande
00:45:52si un de ces 4 matins
00:45:54on ne va pas se retrouver
00:45:55comme l'Argentine
00:45:56en décembre 2001
00:45:57avec des banques fermées
00:45:58et des distributeurs
00:45:59de billets
00:46:00qui distribuent du vent
00:46:01mais tout va bien
00:46:02puisque la BCE
00:46:03nous explique doctement
00:46:05dans le même document
00:46:06je cite
00:46:07qu'il faut garder son calme
00:46:09et ne pas s'affoler
00:46:10pour autant
00:46:10bref tout va très bien
00:46:12madame la marquise
00:46:13comme disait une chanson
00:46:14de Paul Misraki
00:46:15interprétée par
00:46:16Réventura et ses collégiens
00:46:17il y a pile 90 ans
00:46:18cette année
00:46:19tout va très bien
00:46:20mais
00:46:21si vous pouviez avoir
00:46:22un petit quelque chose
00:46:23dans votre bas de laine
00:46:24sous votre oreiller
00:46:25ou cacher tout au fond
00:46:27d'un tiroir
00:46:27tout irait encore mieux
00:46:28au cas où un incident
00:46:30une bêtise
00:46:31arriverait à un pays européen
00:46:33en grande difficulté financière
00:46:35on a du mal
00:46:36à imaginer lequel
00:46:36alors pour rester
00:46:38dans l'ironie
00:46:38et garder le moral
00:46:39et tout en restant
00:46:40dans les chansons
00:46:41de Réventura
00:46:42ça vaut mieux
00:46:43que d'attraper
00:46:43la serre latine
00:46:44finalement
00:46:45qu'est-ce qu'on attend
00:46:46pour être heureux
00:46:47lire les recommandations
00:46:48de la BCE
00:46:49c'est un spectacle
00:46:59Philippe David
00:47:00c'est d'autant plus amusant
00:47:06que ça fait des années
00:47:08qu'au contraire
00:47:09ils essayent de supprimer
00:47:10petit à petit
00:47:11l'argent liquide
00:47:12parce que soi-disant
00:47:13on essaierait tous
00:47:14de frauder
00:47:14de ne pas payer d'impôts
00:47:15c'est formidable
00:47:16volte-face
00:47:17Philippe Bilger
00:47:19ça vous laisse quoi ?
00:47:20vous avez un petit bas de laine
00:47:22vous Philippe Bilger ?
00:47:23malheureusement
00:47:24j'ai ni le bas
00:47:25ni la laine
00:47:26non non
00:47:26il a juste
00:47:27trois coffres
00:47:27et je n'y mets pas
00:47:30mes propres discours
00:47:31quelqu'un a du liquide
00:47:33sur lui là ?
00:47:34oui je dois bien
00:47:34avoir 15 euros
00:47:35non ?
00:47:36moi j'ai jamais de liquide
00:47:37c'est mon seul côté
00:47:38mitterrondien
00:47:39je n'ai jamais de liquide
00:47:40sur moi
00:47:40mais on ne m'invite pas
00:47:43aussi volontiers
00:47:44comme moi
00:47:45et ben voilà
00:47:47vous restez avec nous
00:47:48écoutez
00:47:49on fait une petite pause
00:47:50on revient dans un instant
00:47:51avec la question du soir
00:47:52et on va revenir sur Mediapart
00:47:54qui s'est appuyé
00:47:54vous savez
00:47:55sur un document reconnu
00:47:56comme on dit
00:47:58qu'il serait faux
00:47:59dans cette accusation
00:48:00contre Nicolas Sarkozy
00:48:01relâchant le débat
00:48:02sur la responsabilité
00:48:03des médias
00:48:04et on vous pose
00:48:05cette question
00:48:05fausses informations
00:48:07l'après
00:48:07doit-elle rendre des comptes
00:48:08on se souvient
00:48:09de l'affaire
00:48:09des diamants de Bocassa
00:48:12pour Giscard d'Estaing
00:48:13qui avait plombé
00:48:14les deux années
00:48:14précédant l'élection de 81
00:48:16cette affaire
00:48:17qui est tombée
00:48:18pour Nicolas Sarkozy
00:48:20en 2012
00:48:20vous pensez
00:48:21que la presse
00:48:22doit rendre des comptes
00:48:22si elle donne
00:48:23de fausses infos
00:48:24maintenant qu'il y a
00:48:24une loi fake news
00:48:25ou pas
00:48:25on vous attend
00:48:26au 0826 300 300
00:48:27Sud Radio
00:48:30Parlons Vrai
00:48:31Parlons Vrai
00:48:32Sud Radio
00:48:32Les Vraies Voix Sud Radio
00:48:3418h20
00:48:35Cécile Dominibus
00:48:37Philippe David
00:48:38Et ce soir
00:48:39nous sommes accompagnés
00:48:40de Philippe Bilger
00:48:41Natacha Polony
00:48:41est avec nous
00:48:42avec la revue
00:48:43trimestrielle
00:48:44qui sort le 1er décembre
00:48:46L'audace
00:48:47ça nous ressemble
00:48:48un peu quand même
00:48:48l'audace
00:48:49nous sommes audacieux
00:48:50avec un nom pareil
00:48:51ma chère Natacha
00:48:53il va falloir tenir
00:48:54des promesses
00:48:55Exactement
00:48:56mais ça nous oblige
00:48:57Natacha Polony
00:49:00pour ceux qui la voient
00:49:01depuis des années
00:49:02à la télévision
00:49:03ça lui va bien
00:49:03l'audace
00:49:04ça lui correspond
00:49:06plutôt pas mal
00:49:06Allez tout de suite
00:49:07la question du soir
00:49:09Quelqu'un m'a dit
00:49:11C'est un document
00:49:12publié par Mediapart
00:49:14le 28 avril 2012
00:49:16Le tribunal était plus loin
00:49:17en déclarant solennellement
00:49:18que le document Mediapart
00:49:20était je cite
00:49:21un faux
00:49:22Mais le vrai problème
00:49:23il est peut-être
00:49:24plus général
00:49:24c'est que
00:49:25fleurit en France
00:49:27un certain nombre
00:49:28d'associations
00:49:30ou de médias
00:49:31qui se prennent
00:49:32pour des incarnations
00:49:34de la vertu
00:49:34et de la justice
00:49:35Avec cette question
00:49:41fausse information
00:49:42la presse
00:49:43doit-elle rendre
00:49:44des comptes
00:49:45et je m'adresse
00:49:45à Philippe Bilger
00:49:47est-ce que
00:49:47ça part
00:49:49d'un document
00:49:51qui semblerait
00:49:52être faux
00:49:53et c'est que ça
00:49:53remet en question
00:49:54finalement
00:49:57Mediapart
00:49:57quelque part
00:49:58Non
00:49:58à mon avis
00:50:00alors j'ai été étonné
00:50:02par la
00:50:02l'affirmation
00:50:05quasi certaine
00:50:07du tribunal
00:50:08qui dit
00:50:08que le document
00:50:10en question
00:50:11est probablement faux
00:50:12alors qu'il avait été
00:50:13validé à trois reprises
00:50:15par la justice
00:50:16et notamment
00:50:17par la cour de cassation
00:50:18mais les médias
00:50:21rendent déjà
00:50:22des comptes
00:50:23dans le cadre
00:50:24des infractions
00:50:25sur la presse
00:50:26il y a un certain
00:50:27nombre d'infractions
00:50:28là où je trouve
00:50:30un petit peu
00:50:31la question
00:50:32de Sud Radio
00:50:33aigre
00:50:36voire
00:50:37intelligente
00:50:38bien sûr
00:50:39mais
00:50:39un petit peu dur
00:50:41c'est que
00:50:41Mediapart
00:50:42dans l'affaire
00:50:43de Nicolas Sarkozy
00:50:45et d'autres
00:50:46a eu un rôle
00:50:47me semble-t-il
00:50:48très positif
00:50:49et que
00:50:50sans
00:50:51Mediapart
00:50:52beaucoup de choses
00:50:53ne seraient pas sorties
00:50:55dans cette affaire
00:50:56comme dans d'autres
00:50:57alors on reproche
00:50:59généralement
00:50:59à Mediapart
00:51:00de servir
00:51:01uniquement
00:51:03la gauche
00:51:04et d'être
00:51:05impitoyable
00:51:06avec la droite
00:51:06je ne crois pas
00:51:07que ce soit
00:51:08totalement exact
00:51:09je termine
00:51:10moi le problème
00:51:11j'aime beaucoup
00:51:12Mediapart
00:51:13sur le plan
00:51:14de l'investigation
00:51:15mais je n'aime pas
00:51:16du tout
00:51:17Edouard Plemel
00:51:18sur le plan
00:51:18de son idéologie
00:51:19donc parfois
00:51:20je suis un peu
00:51:22écartelé
00:51:23Natachia Polony
00:51:23il y a quand même eu
00:51:24pas mal d'articles
00:51:25à charge
00:51:26qui assuraient
00:51:28enfin en tout cas
00:51:28qui disaient des choses
00:51:30en tout cas sur
00:51:30Nicolas Sarkozy
00:51:31qui se sont avérées
00:51:33fausses
00:51:33visuellement
00:51:34quand on regarde
00:51:34aujourd'hui
00:51:35le résultat du procès
00:51:36notamment sur la corruption
00:51:38le financement libyen
00:51:39etc
00:51:39elles ne sont pas fausses
00:51:41il n'y a pas de preuve
00:51:42pour l'instant
00:51:43il n'y a pas de preuve
00:51:43si le tribunal
00:51:48a jugé
00:51:49dans ce sens-là
00:51:50dans le sens
00:51:50de l'association
00:51:51de malfaiteurs
00:51:52c'est que le tribunal
00:51:53a estimé
00:51:54qu'il y avait
00:51:55suffisamment
00:51:56de faisceaux
00:51:58présomption de faits
00:51:59et pas de preuve
00:52:00dans ces cas
00:52:00de faisceaux
00:52:01qui prouvaient
00:52:02mais ne revenons pas là-dessus
00:52:04la question de la responsabilité
00:52:05des médias
00:52:06elle est fondamentale
00:52:08mais elle ne se pose
00:52:09pas seulement pour Mediapart
00:52:10qui a accès
00:52:14à une parole publique
00:52:15se doit d'être responsable
00:52:17c'est-à-dire
00:52:18de mesurer ce qu'il dit
00:52:19de ne pas se laisser aller
00:52:20à la caricature
00:52:22aux raccourcis
00:52:23aux choses fausses
00:52:24évidemment
00:52:25alors
00:52:25Philippe Bilger
00:52:26a raison de rappeler
00:52:27qu'il existe
00:52:28un droit de la presse
00:52:30et qu'on peut être attaqué
00:52:31en diffamation
00:52:31etc
00:52:32donc quand il y a
00:52:34une fausse information
00:52:35elle peut être
00:52:37attaquée en justice
00:52:38le problème
00:52:39c'est quand on est
00:52:40dans le gris
00:52:41le flou
00:52:42c'est-à-dire
00:52:43non pas
00:52:43la chose
00:52:44évidemment fausse
00:52:45mais
00:52:46l'idéologie
00:52:48à la place
00:52:48de l'honnêteté intellectuelle
00:52:50les
00:52:51les considérations
00:52:53enfin comment dire
00:52:53vous voyez
00:52:54une espèce de façon
00:52:55de manipuler les choses
00:52:57sans assumer
00:52:58une subjectivité
00:52:59là on est dans
00:53:00quelque chose
00:53:01de profondément dangereux
00:53:02une façon de s'ériger
00:53:03en effet
00:53:04en procureur
00:53:05ou en directeur
00:53:07de conscience
00:53:07et curé
00:53:08parce que c'est ça
00:53:09le problème des médias
00:53:10les journalistes
00:53:10se prennent pour des curés
00:53:11ils disent le bien et le mal
00:53:12et les citoyens
00:53:14n'en peuvent plus
00:53:14de ça
00:53:15mais j'entendais
00:53:16j'ai reconnu dans le jingle
00:53:17de Marie
00:53:18qui était excellent
00:53:18la voix d'un ténor du baroque
00:53:20qui s'appelle
00:53:20Jean-Yves Le Borgne
00:53:21et quand il parlait de ça
00:53:22j'avais l'impression
00:53:23de revenir dans la Grèce antique
00:53:24avec les sycophantes
00:53:25qui étaient les grands
00:53:26accusateurs publics
00:53:27à l'époque
00:53:28et moi je voudrais quand même
00:53:30revenir quelques années
00:53:30en arrière
00:53:31parce que ça peut avoir
00:53:32de sacrées répercussions
00:53:35sans aucune répercussion
00:53:36pour ceux qui l'ont fait
00:53:37rappelez-vous
00:53:39l'affaire
00:53:40des diamants de Bocassa
00:53:42de Giscard d'Estaing
00:53:43c'est sorti
00:53:44à l'automne 79
00:53:45c'est-à-dire
00:53:46un an et demi
00:53:47avant la campagne
00:53:48tout a été
00:53:50ça a été feuilletonné
00:53:51tout a été fait
00:53:52pour détruire Giscard
00:53:54par le canard enchaîné
00:53:55une fois que le procès
00:53:56a été fait
00:53:57tout le monde a vu
00:53:58que l'affaire des diamants
00:53:59de Bocassa
00:53:59était
00:53:59vous me passerez l'expression
00:54:01c'est une expression
00:54:02qui n'est pas grossière
00:54:02mais une expression vraie
00:54:04c'était une affaire
00:54:05de corne-cul
00:54:05et on a pu détruire
00:54:08la campagne présidentielle
00:54:09d'un homme
00:54:09et en faire élire un autre
00:54:10d'ailleurs le canard enchaîné
00:54:12a fait très fort
00:54:13quand il a sorti
00:54:14l'affaire Papon
00:54:14entre les deux tours
00:54:15sans sortir l'affaire
00:54:16de la Francisque
00:54:17de François Mitterrand
00:54:18qu'il avait pourtant
00:54:19également dans les tuyaux
00:54:20la preuve qu'il y a
00:54:21quand même un tropisme
00:54:22qui consiste plus
00:54:24à défoncer
00:54:24les hommes politiques
00:54:25de droite
00:54:26que les hommes politiques
00:54:26de gauche
00:54:27non ?
00:54:27Oui mais à propos
00:54:28de Bocassa
00:54:31de la même manière
00:54:33que François Fillon
00:54:34a mis du chien
00:54:35dans la catastrophe
00:54:36qu'il a accablée
00:54:37d'une certaine manière
00:54:39Valéry Giscard d'Estaing
00:54:40lui-même
00:54:41a mis du chien aussi
00:54:43dans la gestion
00:54:44très maladroite
00:54:44qu'il a faite
00:54:45de Bocassa
00:54:46mais il a été démoli
00:54:49par cette campagne
00:54:50de presse
00:54:50il n'y a pas d'autre mot
00:54:51non mais on est
00:54:53on est bien d'accord
00:54:54qu'il y a
00:54:55de la part
00:54:55de certains journalistes
00:54:57de certains journaux
00:54:58une façon
00:54:59de se payer
00:55:01les puissants
00:55:02c'est vrai
00:55:02ce qui exige
00:55:03de la part
00:55:04des puissants
00:55:05d'être totalement
00:55:06irréprochable
00:55:07mais qui est irréprochable
00:55:08réellement ?
00:55:09je ne connais pas
00:55:09personne n'est irréprochable
00:55:10un journaliste
00:55:11plombier
00:55:12homme politique
00:55:13excusez-moi
00:55:14mais sans être
00:55:15ce n'est pas exactement
00:55:16la même chose
00:55:17d'avoir une fois
00:55:18sur un déjeuner
00:55:20dérapé
00:55:20ou de se faire offrir
00:55:22des costards
00:55:22surtout quand on a
00:55:24le canard enchaîné
00:55:25pour des histoires
00:55:27d'emplois fictifs
00:55:29on ne va pas se faire
00:55:30offrir des costards
00:55:30gratuitement
00:55:31excusez-moi
00:55:32il y a quand même
00:55:33des proportions
00:55:34mais ça ne va pas coûter
00:55:34un euro d'argent public
00:55:36non plus
00:55:36mais d'accord
00:55:38il n'y a pas que
00:55:40la dépense
00:55:41de l'argent public
00:55:41dans le problème
00:55:42de la corruption
00:55:45des élites
00:55:46ce n'est pas que
00:55:47des questions
00:55:47d'argent public
00:55:48il y a aussi
00:55:48de qui on est
00:55:50redevable
00:55:51exactement
00:55:51donc tout ça
00:55:53doit être à un moment
00:55:54mis à plat
00:55:54les citoyens demandent
00:55:56mais je vais vous dire
00:55:56une chose
00:55:57les citoyens demandent
00:55:57de plus en plus
00:55:58d'exemplarité
00:55:59pourquoi aussi ?
00:56:00parce qu'ils en ont
00:56:01ras-le-bol
00:56:01d'avoir des politiques
00:56:02impuissants
00:56:03des politiques
00:56:04qui ont abandonné
00:56:05leur rôle de défense
00:56:07et parce que
00:56:07eux on leur demande
00:56:08d'être exemplaire
00:56:08exactement
00:56:09eux on ne les rate pas
00:56:11ils dépassent
00:56:12deux minutes
00:56:12de temps au stationnement
00:56:13eux ils prennent
00:56:14même d'une minute
00:56:15mais surtout
00:56:17j'y insiste
00:56:19ils en ont ras-le-bol
00:56:20d'avoir des politiques
00:56:21qui ne font pas leur boulot
00:56:22et quand ces politiques
00:56:23ne défendent pas
00:56:24leurs intérêts
00:56:24ont abandonné
00:56:26leur pouvoir
00:56:27qui leur est délégué
00:56:28par le peuple français
00:56:29les français se disent
00:56:30si en plus
00:56:31ils sont corrompus
00:56:33là ça devient insupportable
00:56:34et en fait
00:56:35la demande de transparence
00:56:36elle se nourrit
00:56:37de l'impuissance politique
00:56:38donc si on réglait
00:56:39déjà cette question
00:56:40de l'impuissance politique
00:56:41si on faisait en sorte
00:56:42que les politiques agissent
00:56:44qu'ils arrêtent de dire
00:56:45ah non mais j'y peux rien
00:56:46enfin vous avez vu
00:56:47pardon mais Bruno Le Maire
00:56:48qui vient nous expliquer
00:56:49la technostructure bruxelloise
00:56:51pose des problèmes
00:56:52ça nous empêche
00:56:53de réindustrialiser
00:56:54le type a été
00:56:55sept ans
00:56:56ministre de l'économie
00:56:57toute sa carrière
00:56:58il a trouvé ça formidable
00:57:00la technocratie bruxelloise
00:57:02et il traitait de ringard
00:57:04ceux qui critiquaient l'Europe
00:57:05à l'époque
00:57:05rappelez-vous
00:57:06c'est pas vieux
00:57:06c'est il y a quelques mois
00:57:07et puis c'est ce qu'on se disait
00:57:08avec Philippe Bilger
00:57:09à un moment donné
00:57:10vous n'êtes pas content
00:57:10vous démissionnez
00:57:11et puis voilà
00:57:12si vous n'arrivez pas
00:57:13à trouver
00:57:14ça démissionne
00:57:15ça c'était Jean-Pierre Chevènement
00:57:16absolument
00:57:17mais il faut une forme de courage
00:57:19qui a complètement disparu
00:57:20aujourd'hui
00:57:21mais excusez-moi
00:57:22une autre citation
00:57:22de Jean-Pierre Chevènement
00:57:23ça va vous faire plaisir
00:57:24quand à l'époque
00:57:25Chirac, Juppé et Séguin
00:57:26tous ces narques
00:57:27faisaient campagne
00:57:28contre la technostructure
00:57:29Chevènement avait eu cette phrase
00:57:32entendre trois énarques
00:57:34critiquer la technostructure
00:57:35c'est entendre des cardinaux
00:57:36critiquer la curie romaine
00:57:37mais c'était très juste
00:57:38et il en savait quelque chose
00:57:40puisque lui-même
00:57:40avait écrit l'énarchie
00:57:42où il critiquait
00:57:43c'était un de ses premiers livres
00:57:45en 69
00:57:45donc lui-même avait critiqué
00:57:47je vais avoir du courage
00:57:49je vais être obligé
00:57:49de vous arrêter
00:57:50allez tout de suite
00:57:51la France vue d'ailleurs
00:57:52et on a eu envie
00:57:56avec Philippe David
00:57:57de regarder à l'étranger
00:57:58ce que l'étranger pense
00:57:59de cette affaire
00:58:00Nicolas Sarkozy
00:58:02et Julia Vignolo
00:58:03est avec nous
00:58:03avocate à Rome
00:58:04bonsoir
00:58:05merci maître
00:58:06d'avoir accepté notre
00:58:06bonne à celle
00:58:07exactement
00:58:09quelle est votre vision
00:58:12qu'est-ce qu'on dit
00:58:13en Italie
00:58:14de ce qui se passe
00:58:15ici en France
00:58:15alors c'est sûr
00:58:17que ça n'a pas fait
00:58:18la lune des journaux
00:58:20malheureusement
00:58:21on a l'habitude
00:58:22de ce genre d'histoire
00:58:23ici en Italie
00:58:24et puis c'est vrai
00:58:25que l'actualité
00:58:26en ce moment
00:58:27a beaucoup de priorités
00:58:28disons
00:58:29donc on a parlé
00:58:31de l'affaire Sarkozy
00:58:32bien sûr
00:58:32de l'issue du procès
00:58:34mais ça n'a pas fait
00:58:35la lune des journaux
00:58:37ça c'est sûr
00:58:37est-ce que
00:58:38alors à l'époque
00:58:39il y avait eu un contentieux
00:58:40entre l'Italie et la France
00:58:41lors de l'intervention
00:58:42de Sarkozy
00:58:43en Libye en 2011
00:58:44parce que rappelons
00:58:45que la Libye
00:58:46était une ex-colonie italienne
00:58:48comment est-ce qu'on
00:58:50voit l'affaire
00:58:51on peut dire
00:58:52que vous avez passé l'éponge
00:58:53ou vous nous préparez
00:58:54à nouveau
00:58:55comme disent les Italiens
00:58:56avant un match de foot
00:58:57une grande vendetta
00:58:58une grande vendetta
00:58:59j'étais étonnée
00:59:01de voir passer un papier
00:59:03de TG24
00:59:04donc c'est une télé
00:59:06qui est quand même
00:59:07assez importante
00:59:08qui disait
00:59:09Sarkozy s'est moqué
00:59:12de l'Italie
00:59:12et maintenant
00:59:13il va en prison
00:59:14donc il y a eu
00:59:15c'est vrai que
00:59:17quelqu'un
00:59:18s'est réjoui
00:59:19de ces résultats
00:59:21mais bon
00:59:22ça n'a pas été le cas
00:59:23pour tous les journaux
00:59:24et j'ai vu
00:59:27pas d'autres journaux
00:59:28qui faisaient les liens
00:59:29entre ça
00:59:29voilà
00:59:32j'ai vu une attitude
00:59:34un peu moqueuse
00:59:35ça c'est sûr
00:59:36aussi sur le fait
00:59:37que Carla Bruni
00:59:38avait
00:59:40je ne sais pas exactement
00:59:41attrapé le microphone
00:59:43de Mediapart
00:59:44avec délicatesse
00:59:46allez-y
00:59:50je voulais vous demander
00:59:51est-ce que le fait
00:59:53que Georgia Meloni
00:59:54soit assez vantée
00:59:57par une partie
00:59:58de la classe politique
00:59:59française
01:00:00est-ce que l'Italie
01:00:01est fière de cela
01:00:02ou le comprend
01:00:03ou le désapprouve ?
01:00:05Alors
01:00:06j'en parle souvent
01:00:07avec mes entourages
01:00:09parce que je travaille
01:00:10avec la France
01:00:10donc ça m'arrive souvent
01:00:12de parler avec des français
01:00:14et des francophones
01:00:15qui sont en Italie
01:00:16tout le monde
01:00:19tous les français
01:00:19parlent de ça
01:00:20mais ce n'est pas connu
01:00:21chez les Italiens
01:00:22quand j'en parle
01:00:23à mes amis italiens
01:00:24tout le monde
01:00:25tombe de l'arbre
01:00:26disons que
01:00:27ce n'est pas aperçu
01:00:28de la même manière
01:00:29en Italie
01:00:30mais je remarque
01:00:31que les journaux français
01:00:32parlent beaucoup de ça
01:00:33comme si Georgia Meloni
01:00:34avait une
01:00:35comment dire
01:00:36un radémarré
01:00:37encore aujourd'hui
01:00:38ici en Italie
01:00:39alors que ça ne se passe
01:00:40pas exactement
01:00:41comme ça
01:00:42Ah oui
01:00:42Vous ne ressentez pas
01:00:44le fait que
01:00:45le discours global
01:00:47actuellement
01:00:49est celui qui consiste
01:00:50à dire que l'Italie
01:00:51s'en sort plutôt bien
01:00:51et que la France
01:00:52serait devenue
01:00:53l'homme malade
01:00:54de l'Europe
01:00:54c'est d'autant plus important
01:00:56que d'ailleurs
01:00:57les relations franco-italiennes
01:00:59ont été très compliquées
01:01:01notamment de la part
01:01:02d'Emmanuel Macron
01:01:03qui a utilisé
01:01:03le rapport avec l'Italie
01:01:04pour des questions
01:01:05de politique intérieure
01:01:06Écoutez
01:01:07je dis encore une fois
01:01:09je remarque
01:01:09que c'est là
01:01:10dans la presse française
01:01:11mais pas autant
01:01:12dans la presse italienne
01:01:14c'est vrai
01:01:14qu'il y a quelques papiers
01:01:16timides
01:01:16qui rapprochent
01:01:18l'Italie
01:01:18à la France
01:01:19sur le côté économique
01:01:21c'est à dire
01:01:22les titres d'Etat
01:01:23par exemple
01:01:24maintenant ils ont un spread
01:01:25presque le même spread
01:01:27ce qui n'était pas arrivé
01:01:28depuis très longtemps
01:01:29mais ça n'a pas fait
01:01:30la rue des journaux
01:01:31encore une fois
01:01:31donc je ne sais pas
01:01:33je ne sais pas vous dire
01:01:34pourquoi
01:01:34mais on n'a pas ce sentiment-là
01:01:36il y a eu plusieurs sujets
01:01:37qui n'ont pas plu
01:01:38aux Italiens
01:01:39de la part du gouvernement
01:01:42donc c'est un moment
01:01:43un peu compliqué
01:01:44et malheureusement
01:01:47enfin malheureusement
01:01:47en tout cas
01:01:48ce n'est pas le cas
01:01:49ce n'est pas ce que je vois
01:01:51dans la presse italienne
01:01:52Merci en tout cas
01:01:54Giulia Vignolo
01:01:55avocate à Rome
01:01:56Qu'est-ce que vous faites
01:01:57le 1er décembre
01:01:58Giulia ?
01:02:00Je travaille
01:02:01Je vous incite
01:02:04à acheter une revue
01:02:05qui s'appelle
01:02:06L'Odace
01:02:07L'Odace
01:02:08L'Odace
01:02:08En italien ça se dit comment ?
01:02:09Comment ça se dit
01:02:11L'Odace en italien ?
01:02:12Comment ça se dit ?
01:02:13Excusez-moi
01:02:14L'Odace
01:02:15L'Odace
01:02:15L'Odace
01:02:17L'Odace
01:02:18Merci en tout cas
01:02:23d'avoir accepté
01:02:23notre invitation
01:02:24Merci beaucoup
01:02:25Philippe Bilger
01:02:26Merci beaucoup
01:02:28Natacha Polony
01:02:29Je rappelle
01:02:29vous allez sur
01:02:30Ulule
01:02:31et ça s'appelle
01:02:32L'Odace
01:02:33la revue trimestrielle
01:02:34ça sort le 1er décembre
01:02:36et il faut soutenir
01:02:37bien entendu
01:02:38la presse
01:02:38Merci en tout cas
01:02:39d'avoir accepté
01:02:39notre invitation
01:02:41Philippe
01:02:43Philippe
01:02:43on se retrouve lundi
01:02:44Lundi à 18h
01:02:45mais là on va retrouver
01:02:45l'équipe du rugby
01:02:47Merci Marie
01:02:47Merci Aude
01:02:49Merci Justine
01:02:50François-Louis
01:02:51Baptiste
01:02:52Exactement
01:02:52et on retrouve
01:02:53Alexandre Briam
01:02:55Salut Alex
01:02:55pour le rugby
01:02:56Bonsoir des vrais voix
01:02:58Salut Alex
01:02:58Ça va ?
01:03:00Très bien
01:03:00Un programme
01:03:01alléchant
01:03:01Brive Grenoble ce soir
01:03:03Ah oui
01:03:04un sacré programme
01:03:04effectivement
01:03:05ce soir on se rend
01:03:05direct de Brive
01:03:07à 21h
01:03:08pour le grand match
01:03:08de cette cinquième
01:03:09journée de Pro D2
01:03:10puis dans quelques instants
01:03:11le multiplex
01:03:11avec toute l'équipe
01:03:12Sud Radio
01:03:13on est là
01:03:13pour vous faire vivre
01:03:14cette cinquième
01:03:15journée de Pro D2
01:03:16avec Quentin Cabernet
01:03:17Cyprien Béthoud
01:03:18et Quentin Barbaza
01:03:19tout de suite sur Sud Radio
01:03:19Et on se retrouve
01:03:20nous lundi
01:03:21à partir de 18h
01:03:22passez un très joli week-end
01:03:23et prenez soin de vous
01:03:24Salut
01:03:25Sud Radio
01:03:26Parlons vrai
01:03:27Parlons vrai
01:03:28Sud Radio
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