00:00– Nicolas Sarkozy ne savait pas que son bras droit, Claude Guéant,
00:04et son meilleur ami, Brice Hortefeux, allaient rencontrer cet homme ?
00:06– Je vous le confirme, il ne le savait pas.
00:08– Il ne leur a jamais posé la question ?
00:10– Par hypothèse, s'il ne le savait pas, il ne pouvait pas leur demander
00:13qui il avait rencontré et s'ils avaient rencontré cette personne.
00:16Il n'a jamais demandé, ni demandé préalablement,
00:20ni validé postérieurement une rencontre avec cette personne, jamais.
00:25Et il n'y a rien dans le dossier qui vient établir le contraire, rien.
00:28Vous parliez des relax.
00:31On nous dit, pas de financement, pas de corruption,
00:34mais peut-être quand même qu'on a discuté d'un financement.
00:38Et cette thèse, condamner quelqu'un sur une thèse,
00:42ce n'est normalement pas possible au tribunal de Paris.
00:44Dans l'affaire du Modem, François Bayrou est relaxé
00:48parce que le tribunal considère qu'une théorie fut-elle vraisemblable,
00:53une hypothèse fut-elle vraisemblable,
00:55ne permet pas d'établir la culpabilité de quelqu'un.
00:58Cette jurisprudence qui bénéficie à François Bayrou,
01:00et j'espère à plein d'autres personnes à Paris et ailleurs,
01:04elle n'a pas bénéficié à Nicolas Sarkozy.
01:07Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel.
01:08Jamais.
01:09Ça a été démontré par la justice.
01:10Mais ce que dit là encore précisément la présidente ce matin,
01:13c'est que nous avons constaté que des flux d'argent
01:15sont effectivement partis de Libye.
01:18Mais que les éléments de la procédure ne font pas la démonstration
01:21que ces fonds sont bien arrivés dans les caisses de la campagne Sarkozy.
01:24Mais en droit, vous savez que l'intention suffit pour condamner.
01:27Oui.
01:27Alors, c'est quand même un vrai problème, ce que vous nous explique,
01:29ce que vous rappelez.
01:31Ce n'est pas moi.
01:31Non, non, que le tribunal, vous rappelez ce qu'a dit le tribunal ce matin.
01:36Que des flux soient partis de Libye, bon, très bien.
01:40Ils vont où ils veulent.
01:41Le tribunal dit, il n'y a pas d'élément qui démontre
01:43que ces flux arrivent dans la campagne.
01:45Alors, j'ai du mal à comprendre pourquoi on condamne Nicolas Sarkozy.
01:48Si ces flux partent de Libye et arrivent ailleurs,
01:51qu'est-ce que la campagne de Nicolas Sarkozy
01:53et qu'est-ce que Nicolas Sarkozy vient faire au milieu de tout ça ?
01:56Il appartient quand même.
01:57On a eu 12 ans d'enquête.
01:58Il y avait le temps d'essayer de démontrer
02:01si ces flux étaient arrivés dans la campagne.
02:03Il n'y a rien.
02:05Alors, je ne sais pas où ils sont allés,
02:06mais moi, je ne suis pas ni juge ni enquêteur.
02:08Alors, je vous pose la question à vous.
02:09Que faisaient Claude Guéant et Brice Hortefeux
02:12avec le beau-frère de Mohamed Kadhafi ?
02:13Si ce n'était pas pour parler d'argent,
02:16qu'est-ce qu'ils allaient faire là-bas ?
02:17Qu'est-ce que le directeur de cabinet de l'Elysée
02:19va faire avec un homme recherché par la justice ?
02:21Ils s'en sont expliqués pendant l'audience.
02:23Ils ont expliqué qu'ils avaient été victimes de pièges.
02:26On ne les a pas emmenés de force là-bas.
02:29On les a emmenés en disant qu'ils avaient un rendez-vous.
02:31On ne leur a pas dit avec qui.
02:33Avec un dignitaire libyen, on ne leur a pas dit avec qui.
02:35Mais un secrétaire, un directeur de cabinet
02:39du ministre de l'Intérieur
02:40ou un ministre comme était Brice Hortefeux.
02:44Ministre des collectivités territoriales,
02:46ce qui n'a pas de lien évident avec la Libye quand même.
02:48Le tribunal a reconnu ce matin
02:50que l'accord qui avait été signé
02:52entre le ministère des collectivités territoriales
02:54et son homologue libyen
02:56était fondé et ne pouvait pas être remis en cause.
02:59Donc non, il y avait...
03:00Avec son homologue libyen,
03:01pas avec le chef du renseignement.
03:03Oui, mais le chef du renseignement,
03:05le fonctionnement de l'État libyen
03:06est assez peu similaire
03:08au fonctionnement de l'État français.
03:09Il n'y a pas une répartition des tâches
03:11aussi claires et des ministères aussi claires
03:13qu'on peut l'avoir en France.
03:14Par ailleurs, Brice Hortefeux,
03:16et il vous le confirmera, j'imagine, tout à l'heure,
03:19a expliqué lui aussi qu'on lui avait indiqué
03:20qu'il rencontrera un dignitaire libyen,
03:22mais il ne savait pas qui.
03:23Ce sont des rencontres qui ont été très brèves.
03:25Il y a...
03:26Je n'étais pas présent,
03:27personne n'est présent,
03:28on ne peut se reposer que sur ce que disent
03:30et Brice Hortefeux et Claude Guéant.
03:32Il y a, j'imagine, des sujets divers
03:34qui ne sont pas forcément
03:36le financement de la campagne de 2007.
03:38Le tribunal, pardon maire,
03:39c'est le financement ou rien.
03:41C'est parti.
03:41C'est parti.
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