00:00 Ariel Dambal et Culture Média qui prépare la fête de la musique.
00:04 J'attendais ce moment depuis très très longtemps. C'est demain la fête de la musique mais je suis
00:07 ravi d'accueillir dans ce studio Yuri Bonamentura. Il est colombien, il va nous offrir un live.
00:12 On le surnomme le king de la salsa. 7 albums, 5 disques d'or. En Colombie c'est une star,
00:18 il est moins connu qu'Escobar mais il est plus connu que le président de la République.
00:22 Mais c'est vrai et Ariel va nous dire les titres parce que moi je suis pas capable de les prononcer.
00:26 Il va nous faire un medley. Que va-t-il chanter ? Un medley Yuri Bonamentura,
00:30 c'est le king de la salsa. Il va faire une histoire d'amour et "Bésame mucho"
00:36 qui sont deux éxits de l'Amérique latine. A ver Yuri, lance-toi !
00:41 C'est un hommage pour toi Dambal, pour ta mexicanité.
00:46 Et je traduis, c'est un hommage d'être lancé par vous Ariel Dambal.
00:49 Je parle pas espagnol mais ça j'ai compris. On met le jingle, on écoute Yuri chanter et il nous rejoint à la table.
00:54 Heureux temps, le live Culture Media.
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02:40 Ariel Dambal !
02:42 - Ah bon, me dio mucho gusto Yuri Bonamentura !
02:46 Que viene de Colombia, que bonito !
02:48 - C'est vraiment impressionnant. - Me dio mucho gusto, si !
02:51 - Ariel on parle en français, il faut revenir en français.
02:53 - Ah oui on va revenir en français.
02:55 - Il y a beaucoup de gens qui nous écoutent, il faut parler français.
02:58 Vous étiez impressionnée. Vous ne le connaissiez pas, vous êtes impressionnée.
03:01 - Mais c'est-à-dire que c'est tellement fin et puis c'est toute l'Amérique qui arrive
03:06 avec toute cette sentimentalité, ce côté extrêmement fin,
03:11 le cœur qui pleure et puis on pleure et on se laisse aller au drame de l'amour.
03:18 - Yuri, vous étiez-vous aussi touché ?
03:21 - Il est complètement scotché !
03:23 - Non, je viens de comprendre quelque chose d'Almando Var,
03:27 de ce qu'il essaie de faire Almando Var.
03:30 Parce que vous avez vécu 18 ans au Mexico, vous êtes mexicain,
03:34 vous avez un esprit mexicain.
03:36 Mais c'est le mélange de l'Europe, de ce glamour européen,
03:39 avec ça, ça donne, c'est ça qu'il essaie de construire en fait.
03:44 - C'est vrai.
03:45 - C'est votre arôme, parce que quand vous venez de chanter,
03:47 vous les chantez avec une profondeur mexicaine, c'est à vous ça.
03:52 Merci, merci, parce que vous portez cet arôme,
03:57 et pour moi ça enrichit la France, cet arôme.
04:00 - C'est la sensibilité, "nosotros los latinos", je dis en français.
04:04 C'est notre sensibilité, nous des latins, qui venons d'ailleurs.
04:08 Nous sommes des oiseaux étrangers, perpétuellement étrangers,
04:12 mais qui touchent les Européens à la musique, la salsa.
04:15 - Merci Philippe pour cette invitation, pour aider à m'avoir permis de connaître Ariel Dombal.
04:19 - D'ailleurs je dois dire, je les ai présentés avant,
04:22 il était 10h pendant qu'il y avait le flash,
04:24 j'ai présenté Yuri Bonamitira à Ariel Dombal,
04:27 et ils se sont parlé comme s'ils se connaissaient depuis toujours.
04:30 Et c'était très frappant pour moi de vous observer tous les deux de loin,
04:34 comme si vous étiez connectés.
04:35 - Así es la latinidad, c'est cette...
04:38 Les choses finalement dans le continent américain du Sud,
04:42 les gens sont plus gentils, plus ouverts sur les autres,
04:45 et voilà, il y a une espèce de simplicité dans les rapports.
04:49 La France, c'est toujours des entourloupes, et puis...
04:54 - Et pourtant s'inspire de la France !
04:58 - Vous êtes colombien, vous avez quitté la Colombie à quel âge, Yuri Bonamitira ?
05:01 - A 19 ans.
05:02 - Vous êtes venu, si la légende est vraie, vous avez appris à jouer des percussions pour suivi,
05:07 vous avez assuré vos premières scènes dans le métro.
05:10 Gros succès avec une reprise de Jacques Brel, "Ne me quitte pas".
05:13 Quel rapport vous avez avec la fête de la musique ?
05:15 Parce que c'est notre sujet, ce sera demain, ça existe en Colombie ou pas ?
05:18 - Oui ça existe.
05:19 - Ça existe d'après vous ?
05:21 - Bien sûr, on s'est déjà pris, on a pris la fête de la musique,
05:25 et la musique c'est tout, la musique c'est un outil en Amérique latine,
05:29 un outil pour se défendre.
05:31 - Et vous l'avez connue en Colombie en tant que spectateur, la fête de la musique ?
05:33 - Non, je l'ai connue en France.
05:35 - Ici, en France à jouer.
05:36 - Mais c'est aussi un outil de la révolution, c'est un outil, c'est notre arme la plus belle,
05:42 et en plus c'est vrai que la fête de la musique, dans les pays d'Amérique latine, c'est tous les jours !
05:48 - C'est vrai, on chante, on joue tous les jours.
05:56 - Alors, vous allez jouer demain pour la fête de la musique ou pas du tout ?
05:59 - Oui, à Reims.
06:00 - Oui, à Reims.
06:01 - Oui, à la fête de la musique à Reims.
06:03 - J'aime bien quand vous prononcez "Reims".
06:05 - J'ai répété ça beaucoup et j'ai pas pu.
06:07 - Vous dites la ville du champagne.
06:09 - Oui c'est ça.
06:10 - La ville des anges, la cathédrale de Reims, il y a des anges, Los Angeles, imagine !
06:16 - On parle aujourd'hui à Reims, et je vais y aller.
06:22 - Oui, il faut !
06:23 - Alors je dois dire, il y a votre grand retour à l'Olympia, ce sera le 29 juin,
06:26 vous êtes en tournée, vous serez à Montauban le 23, à Montelieu le 11 juillet,
06:30 au Canet-Roussillon à Nice, à Narbonne, à Nancy.
06:33 Quels souvenirs vous gardez de la fête de la musique en tant que chanteur, en tant qu'artiste, en tant que performeur ?
06:39 - Déjà, je faisais la manche dans les métro à l'époque, et ça allait très mal parce que personne donnait de la monnaie.
06:45 - C'était pas un grand plus, ah les salauds !
06:50 - Je suis allé dans les métro, et c'était les soldats qui donnaient pas de monnaie.
06:56 - Je me suis dit, je vais terminer par une question positive, pour que tout le monde soit content, et le mec a pas un radis.
07:01 - J'ai adoré voir la France comme ça, dans la rue, jouer la musique partout, et ça m'a donné une espérance.
07:08 - De pêche.
07:09 - Oui, ça m'a donné une espérance immense, oui c'est ça.
07:12 - Il faut tous les outils techniques, pragmatiques, scientifiques, technologiques, mais il faut pas perdre de vue ça.
07:18 - Toute petite question, là vous êtes deux, vous êtes avec votre pianiste, vous êtes combien sur scène en tout ?
07:21 - Vincent Vidal, merci beaucoup, et nous sommes 14 sur scène à l'Olympia, 3 trompettes, 3 trombones, timbales et tout.
07:27 - C'est fantastique, c'est l'Olympia, c'est le 29.
07:30 - 29 mois, oui.
07:31 - Yuri Bonaventura sur scène, c'est absolument prodigieux, c'est même pas un concert, c'est une expérience.
07:36 - Merci.
07:37 - Merci d'avoir été avec nous dans ce studio, en direct.
07:39 - Que l'indo, culture média continue avec Ariel Dombale, que l'inda.
07:43 - Que l'inda, si.
07:45 - Non, mais c'est beau.
07:47 - C'est beau.
07:49 - C'est beau.
07:51 - Comme si c'était cette nuit, la dernière fois.
07:57 -Europe 1, historiquement vôtre.
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