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  • il y a 11 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud revient sur la nouvelle journée de mobilisation avec de nouvelles scènes de chaos.

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00:00Je vous rapporte ce qui s'est passé hier.
00:05Commerce saccagé, magasins pillés, affrontements avec les forces de l'ordre.
00:10En marge de la manifestation lycéenne, les scènes de violence se sont multipliées dans plusieurs villes de France.
00:15À Paris d'abord, deux cortèges sont recensés par les autorités, rassemblant près de 30 000 participants au total.
00:22Sur leur passage, plusieurs restaurants aux vitrines brisées et un franc pris, ici pillé par de nombreux manifestants.
00:29Ces vives tensions causeront plusieurs blessés dans la foule.
00:33À l'autre bout de la France, du côté de la guerre Saint-Charles à Marseille, les tensions sont toutes
00:37aussi vives.
00:38Policiers et manifestants se répondent par projectiles interposés.
00:43Même s'est nanante plus tôt dans la journée où la ligne de tramway principale s'est transformée en véritable
00:49champ de bataille où les gaz lacrymogènes ont fusé.
00:52À Montpellier, une horde de manifestants se sont adressés à Emmanuel Macron à leur façon.
01:04Quant à la Bretagne, après une matinée enflammée, ce n'est autre que la police qui est intervenue pour éteindre
01:11les incendies allumés en marge des rassemblements.
01:13Ces derniers sont amenés à se poursuivre jusqu'à samedi prochain.
01:17Et à chaque fois, on rend hommage aux policiers.
01:19Vous allez voir ce policier hier qui était en difficulté, qui a terminé à l'hôpital.
01:29Et évidemment, une nouvelle fois, il faut saluer la qualité du travail des policiers, leur sang-froid face à des
01:38gens qui les insultent.
01:39qui, non seulement les insultent d'ailleurs, mais les caillassent et tout cela parfois alors qu'ils sont particulièrement maltraités
01:48dans l'espace médiatique.
01:50Rien qu'hier, dans la douzième compagnie d'intervention de la DOPC à Paris, c'est 21 policiers blessés, dont
01:587 sont à l'hôpital.
02:00Effectivement, personne ne le dit comme je le dis là.
02:03Tout le monde s'en fiche.
02:04Et les policiers, c'est de la chair à canon et on les envoie pour faire le maintien de l
02:12'ordre.
02:12On demande de faire preuve d'empathie.
02:13Exactement. Et le président demande de faire preuve d'empathie. Il a raison, Thomas.
02:17Les Français ne sont pas sur cette ligne.
02:18Non, pas du tout.
02:1965% qui pensent que la réponse policière n'est pas accessible.
02:22Mais vous avez parfaitement raison.
02:24Alors écoutez, Laurent Nunez...
02:26Il s'en froid tout le temps quand même, parce qu'il y a eu quand même des débordements.
02:28Et quand on voit un certain nombre d'images...
02:31Vous ne voyez aucune image, Mathias arrêté.
02:35Un policier qui met un coup de genou dans la tête d'un gamin qui...
02:40Ils sont deux dessus, il met un coup de genou dans la tête d'un gamin.
02:43Moi, je n'appelle pas ça garder son sang froid.
02:45Mais pardonnez-moi, cette image-là a été recontextualisée avec ce qui s'était passé avant.
02:49Je vous l'ai dit la semaine dernière.
02:51Donc arrêtez. Vous-même, vous l'avez reconnu la semaine dernière.
02:54Et vous revenez dessus.
02:55Non, je ne parle pas de la grenade qui a été tirée.
02:58Non, je ne parle pas non plus de la grenade. Je parle de cette image-là.
03:00Elle a été recontextualisée avant.
03:02Parce que la personne, avant cette image, elle lui fonce dessus pendant au moins cinq minutes.
03:08Pardonnez-moi.
03:10Je vais vous dire, c'est le minimum la réponse de ce policier.
03:12Il y en a marre.
03:13Il y en a marre.
03:15Vous, vous acceptez tout.
03:16Vous acceptez qu'on décapite le président de la République.
03:18Et vous acceptez que les flics se fassent ce qu'il y a assez.
03:21Ben, il y en a marre.
03:22Ben, si.
03:23Juste une chose.
03:24La violence policière, enfin la force policière reste légitime
03:29à partir du moment où elle est proportionnée.
03:32Et ben, non mais...
03:33Allez-y sur le terrain.
03:35Allez-y.
03:36Ah mais moi, je n'ai pas choisi d'être policier, moi.
03:38Oui, ben allez-y.
03:39Allez-y qu'ils se font casser la gueule et insulter.
03:43Allez-y.
03:43Il y en a sept à l'hôpital aujourd'hui.
03:45Non mais, bien évidemment.
03:47Il y en a sept.
03:47Et qui en parle ?
03:48Non mais, on est d'accord.
03:50Bon ben alors.
03:50Et il y en a sept qui sont à l'hôpital.
03:5221 blessés chez les flics.
03:54Qui en parle ?
03:54Pardonnez-moi.
03:55Je considère que la police doit être irréprochable.
03:59Et qu'elle ne doit pas céder, justement, à la violence qui a été légitime.
04:03C'est-à-dire que si la police fait l'équivalent de ce que font les manifestants,
04:08alors la République bascule.
04:10Avançons, Mathias.
04:11Parce que, voilà, Charlotte.
04:13Non mais, ce n'est pas l'équivalent, Mathias.
04:15Mais moi, je veux bien qu'on reste dans le monde de la théorie.
04:18La police doit être irréprochable.
04:20Quand vous voyez les images, il y a une confusion.
04:22Forcément, une adrénaline immense.
04:24Ces policiers, c'est aussi des jeunes hommes.
04:26Non mais c'est vrai, je suis désolée.
04:27Quand vous vous faites caillasser pendant deux heures,
04:29le moment où vous attrapez quelqu'un dans une confusion totale
04:32au milieu des gaz lacrymogènes qui ont aussi un effet sur les policiers eux-mêmes,
04:35vous ne pouvez pas sortir un geste dans cette confusion-là.
04:40Et par ailleurs, vous ne pouvez pas partir du principe
04:42qu'il est possible d'être aussi violent pendant trois heures
04:45sans que jamais il n'y ait de conséquences, même physiques, en fait.
04:48Parce qu'il n'y a pas de conséquences physiques,
04:50il n'y a pas de conséquences judiciaires,
04:51il n'y a pas de conséquences scolaires en amont,
04:53il n'y a pas de conséquences à rien et à aucun acte.
04:55Vous ne créez pas des adultes.
04:56Ça, c'est autre chose.
04:57Laurent Nunez, sur l'extrême-gauche
04:59et la part de l'extrême-gauche dans ses manifs.
05:02Je dois dire que l'ultra-gauche a cherché à faire dégénérer
05:04ces cortèges intersyndicaux
05:06qui, dans leur majorité, s'étaient bien passés.
05:09On a assisté à des scènes qui étaient intolérables
05:11et notamment à l'arrivée sur la place Vauban
05:14ou une partie des black blocs,
05:17essentiellement, évidemment, motivés et animés
05:20par la mouvance et les mouvances d'ultra-gauche
05:22qui ont, par exemple, retiré énormément de pavés
05:25sur la place Vauban.
05:26Ils les ont utilisés comme projectiles
05:27contre les fonctionnaires de police
05:29sur cette cinquantaine de blessés pour Paris.
05:33Il y en a onze qui ont été hospitalisés,
05:35dont deux qui, au moment où on se parle,
05:36sont en bloc opératoire.
05:37Donc, ils ont subi des blessures graves
05:39sur des jets de projectiles.
05:40Dans cette séquence, quand même,
05:42l'exécutif est très ferme.
05:44Ça, il faut le remarquer, notamment.
05:45Impeccable.
05:46Ah oui, je suis à carrément.
05:46On a parfois dit, voilà, pique-pente sur...
05:49Là, je trouve...
05:50Rappelez-vous, d'ailleurs, au départ, il dit...
05:52Il a été le préfet de policier.
05:53Oui, mais au départ, il dit, au début de la mobilisation,
05:55il dit, il n'y a pas de...
05:56On ne modère pas la défense.
05:58Les policiers ont plusieurs armes à leur disposition,
06:00etc., sans retenue.
06:01Et puis, ce qui se passe après,
06:02c'est le président de la République
06:03qui appelle à faire preuve d'empathie.
06:04Et donc là, on enlève la grenade,
06:06la fameuse grenade assourdissante,
06:07mais au départ, et depuis, je trouve,
06:09l'ennuièse plutôt dans la fermeté nécessaire.
06:12L'extrême-gauche, avec Jordan Bardella, cette fois-ci.
06:17L'extrême-gauche en France est extrêmement puissante.
06:21Et vous le voyez très certainement
06:23depuis ces derniers jours,
06:26où il y a autour des lycées
06:28et devant les établissements scolaires français,
06:31une recrudescence de la violence.
06:33Et ces mouvements, ils sont encouragés par l'extrême-gauche.
06:35Donc, il est certain
06:36que Jean-Luc Mélenchon en tête,
06:40sa mouvance politique
06:41et l'ensemble des mouvements,
06:43et en l'occurrence,
06:44les mouvements indépendantistes dans le Sud-Ouest,
06:46font front commun
06:47contre la République française,
06:49contre l'ordre public,
06:50et ont pour seule ambition
06:51de semer le désordre
06:52et de semer le chaos dans notre pays.
06:54Jordan Bardella,
06:55si c'était des militants d'extrême-droite,
06:57je vous assure,
06:58mais comment,
06:59qui font le chaos depuis des semaines,
07:01l'indulgence médiatique
07:04dont bénéficie l'extrême-gauche en France,
07:06est juste ahurissante.
07:08C'est-à-dire que vous avez
07:09ce qu'on appelle une extrême-droite
07:10ou des groupuscules d'extrême-droite
07:11qu'on n'entend quasiment jamais,
07:13qui effectivement manifeste
07:15une fois par an, manifestement,
07:17et il vient, bon.
07:18Mais c'est invraisemblable,
07:20ce pays.
07:20Je vous assure,
07:21je trouve ça invraisemblable.
07:22L'indulgence médiatique.
07:24Hier, cette pauvre Louise Montangon
07:26s'est fait insulter quasiment
07:27par le plateau de Quotidien sur TF1
07:30parce que c'est une jeune femme
07:31qui défend ses idées
07:33et vous avez autour de la table
07:35des gens pleins d'aigreurs,
07:36de méchancetés,
07:37de bêtises parfois,
07:38qui la traitent mal.
07:40Mais ce pays...
07:41Elle s'est attaquée au physique
07:43des manifestants
07:44et voilà,
07:45ce qui n'était pas...
07:47pour une étudiante...
07:48Laissons Louise Montangon.
07:49Juste une chose,
07:51j'ai un problème
07:52de dissonance cognitive
07:54sur l'information en général.
07:57Il y a un truc
07:57que je ne comprends pas
07:58et que vous allez peut-être
07:58pouvoir m'expliquer.
08:00On passe notre temps
08:01à dire que finalement,
08:02il n'y a pas tant de gens
08:03dans la rue
08:04et que c'est une extrême minorité
08:08des lycéens
08:09qui manifestent
08:10que, deuxièmement,
08:11ces lycéens
08:12n'ont pas de conscience politique,
08:14ils ne savent pas
08:14ce qu'ils revendiquent,
08:15ils sont un peu teubés
08:16et ils revendiquent
08:18des trucs vraiment
08:19bas de plafond.
08:21Et après,
08:21on nous explique
08:22que l'extrême gauche
08:23est aux portes du pouvoir
08:25qu'elle a pris la rue.
08:26Mais personne ne dit ça.
08:27J'ai du mal à comprendre
08:28pourquoi il n'y a pas
08:29grand monde dans la rue.
08:30Pardonnez-moi,
08:31d'abord,
08:32les révolutions
08:33se font souvent
08:33par des minorités.
08:34Personne ne dit
08:34qu'elle est aux portes du pouvoir.
08:36Tout le monde dit
08:36qu'elle est incroyablement active,
08:38agissante
08:38et qu'il y a un filtre.
08:39Point.
08:40C'est ce que dit...
08:40Le renseignement.
08:41C'est ce que...
08:42Elle a pourri
08:43la mobilisation du lycéen
08:44comme elle a pourri
08:44le mouvement des gilets jaunes.
08:45Au départ,
08:45il y a des revendications
08:46sincères et légitimes.
08:47L'extrême-gauche
08:49phagocyte le mouvement
08:49et ça donne ces images
08:50qu'on a vu hier.
08:51Bruno Retailleau.
08:52Les poules lycéens là aussi.
08:53Simplement,
08:54j'ai un exemple
08:55quand vous évoquiez tout à l'heure
08:58le slogan
08:58qui était scandé
08:59dans certaines manifestations.
09:00Donc,
09:01Louis XVI,
09:02on l'a fait,
09:02Macron,
09:02on peut recommencer.
09:03Ce n'est pas la première fois
09:04qu'on entend ce slogan.
09:04Par ailleurs,
09:05on nous a tellement glorifié
09:07des têtes décapitées
09:07jusque pendant la cérémonie des JO
09:09qu'il faudrait peut-être revoir aussi
09:10ce que le monde adulte
09:11offre à la jeunesse
09:11comme modèle,
09:12notamment dans l'histoire de France.
09:14Je referme cette parenthèse
09:15et je me souviens,
09:17moi ça m'a fait penser immédiatement
09:18à un moment
09:19pendant la campagne présidentielle dernière
09:21pendant un meeting d'Éric Zemmour
09:23où vous avez une dizaine de personnes
09:25dans tout le meeting
09:26qui avaient crié
09:27Macron assassin
09:28qui n'était pas une menace de mort
09:30ce qui était à la limite
09:31un qualificatif discutable
09:32mais ce n'était pas une menace de mort.
09:34La presse a fait trois jours
09:35non-stop dessus.
09:37Mathias,
09:40si vous,
09:41comment dire,
09:42je comprends que vous soyez en opposition
09:43parfois avec le plateau
09:44mais si on n'entend plus que vous
09:45c'était juste pour rappeler
09:48à ces révolutionnaires
09:49en cul-de-courte
09:50je vais faire plaisir à Éric
09:52que la révolution
09:53mange ses enfants
09:54et que parmi les guillotinés
09:55Robespierre et Danton
09:56ils sont passés
09:57Bruno Retailleau
09:59avançons avec Bruno Retailleau.

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