- il y a 7 heures
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.
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00:00:00100% actuel, 15h. Bonjour à tous. Très heureux de vous retrouver en cette fin de semaine pour décrypter toute
00:00:06l'actualité avec mes invités que je vous présenterai dans une poignée de seconde.
00:00:09Actualité qui évidemment est dirigée essentiellement vers les blocages de lycées, la situation de ce mouvement lycéen et cette mobilisation
00:00:15qui semble faiblir mais la violence est toujours observée et insupportable.
00:00:20On en parle pendant deux heures avec les invités. Je vous le disais mais d'abord, on salue Valérie Acnain
00:00:26pour l'essentiel de l'actualité. Bonjour Valérie.
00:00:28Bonjour Julien et bonjour à tous. On commence ce journal avec ces chiffres publiés par le ministère de la Justice.
00:00:34Près de 7000 personnes, dont 86% de mineurs, ont été placés en garde à vue depuis le début de
00:00:40la contestation lycéenne à mi-septembre.
00:00:4221 personnes ont été écrouées. 2376 individus font l'objet de poursuites, dont 65% qui ont été déférés.
00:00:50Et regardez ces images, à Paris, les forces de l'ordre sont intervenues pour débloquer la faculté d'Assas.
00:00:57Selon la préfecture, la présence de nombreuses poubelles présentait un risque d'incendie.
00:01:02Des risques d'affrontements entre groupes antagonistes ont aussi alerté les autorités.
00:01:07Les CRS ont dû rapidement intervenir.
00:01:09Dans ce contexte, les représentants lycéens reçus par le ministre de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur ont
00:01:17appelé à poursuivre le mouvement.
00:01:19L'intersyndicale étudiante et professionnelle appelle à une nouvelle journée de mobilisation.
00:01:23Mardi 13 octobre, tant qu'on n'aura pas 10 milliards sur la table, on poursuivra le mouvement, déclare la
00:01:29porte-parole de l'Union étudiante.
00:01:32Et direction la Belgique, à Liège, après les incidents de ces derniers jours.
00:01:37Les rassemblements de plus de 3 personnes sont interdits, sauf exception, les explications de Sharon Camara.
00:01:45Blocus devant les lycées et manifestations dans les rues.
00:01:49À Liège, considérée comme l'épicentre de la colère des lycéens en Belgique,
00:01:53les manifestations ont pris une tournure particulièrement violente ce mercredi.
00:01:57Plus d'un millier de jeunes se sont rassemblés dans le centre-ville,
00:02:00mais la situation a rapidement dégénéré.
00:02:03Abribus et poubelles incendiées, vitrines vandalisées,
00:02:06les forces de l'ordre ont dû intervenir pour tenter de rétablir le calme.
00:02:10Face à ces débordements, la ville a interdit dès ce jeudi,
00:02:13et jusqu'à nouvel ordre, les rassemblements de plus de 3 personnes.
00:02:16Face à des faits d'une extrême gravité,
00:02:18des unités fédérales sont déjà mobilisées aux côtés de la police liégeoise,
00:02:22avec l'appui des polices locales de Bruxelles et d'Anvers,
00:02:25pour assurer le maintien de l'ordre.
00:02:27Elles seront encore renforcées dans les jours qui viennent.
00:02:29Les auteurs identifiés devront répondre dans leurs actes devant la justice.
00:02:33Casseurs, payeurs, point.
00:02:34Depuis le début de la mobilisation à Liège le 1er octobre dernier,
00:02:38plus de 150 interpellations ont été recensées dans la ville.
00:02:41Le mouvement lycéen s'est depuis étendu dans d'autres communes de la Belgique francophone,
00:02:46notamment Bruxelles, Mans et Charleroi.
00:02:48Cette analyse du New York Times qui s'intéresse à la stratégie de Jean-Luc Mélenchon
00:02:53face à la révolte lycéenne, entre soutien aux manifestations et accusations de récupération politique,
00:02:59le quotidien américain décrit une situation qui pourrait être périlleuse pour la France insoumise.
00:03:04Les explications de Maïva Lamy.
00:03:08Pour Jean-Luc Mélenchon, la colère des lycéens est une aubaine politique.
00:03:12C'est l'un des constats dressés dans un article du New York Times consacré aux leaders insoumis.
00:03:17Pour une figure de proue de la gauche radicale qui séduit la jeunesse,
00:03:20les manifestations étudiantes qui ont secoué la France représentent une occasion en or.
00:03:24Le journal décrit un responsable politique omniprésent dans les cortèges entouré de jeunes sympathisants.
00:03:30Il rappelle aussi la mobilisation de plusieurs députés de son parti, notamment Bali Bagayoko.
00:03:35Ils ont soutenu les revendications des étudiants et défendu leur droit de manifester.
00:03:39Dans certains cas, ils ont même défilé bras dessus, bras dessous avec eux.
00:03:42Une proximité qui comporte toutefois des risques électoraux selon le New York Times.
00:03:46Il affirme que les affrontements avec les forces de l'ordre ternissent l'image de Jean-Luc Mélenchon.
00:03:51Il rappelle aussi que le gouvernement accusait les filles d'attiser les troubles.
00:03:55Conséquence, pour les auteurs de cette analyse, Jean-Luc Mélenchon a dû adapter son discours.
00:04:00Il a ainsi tempéré ses déclarations habituellement virulentes
00:04:05par les images de gaz lacrymogènes et de poubelles incendiées.
00:04:07Le Quotidien rappelle que près de 7 Français sur 10
00:04:10s'estiment que la France insoumise attise la violence.
00:04:13Pour terminer, regardez ce sondage.
00:04:15CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD.
00:04:1885% des sondés sont pour le projet de loi Casseur-Payeur.
00:04:2215% sont contre.
00:04:24Débat à suivre dans 100% actu avec vous, Julien.
00:04:26En effet, merci beaucoup Valérie.
00:04:27On vous retrouve dans une demi-heure et on va décrypter pendant ces deux heures d'infos ensemble,
00:04:31notamment ce sondage CNews.
00:04:34CSA pour CNews.
00:04:35Avec Yoann Uzaï, évidemment.
00:04:36Bonjour Julien.
00:04:37Bonjour du service politique.
00:04:38Sabrina Birlin-Bouillet.
00:04:39Bonjour Julien.
00:04:40Bonjour du service police-justice pour décrypter notamment les derniers chiffres
00:04:43qui sont parvenus, des interpellations.
00:04:45On ira d'ailleurs au palais de justice de Paris pour voir les premières comparutions
00:04:51et la réponse de la justice avec Raphaël Steinville du JDD.
00:04:54Bonjour cher Raphaël.
00:04:55Bonjour à Yvan Riouffol également.
00:04:58Un syndicaliste policier va nous rejoindre dans les minutes qui viennent.
00:05:02Comment le mouvement des lycées, les blocages observés depuis plus dixaines de jours, va-t-il évoluer ?
00:05:07Après une nouvelle journée de mobilisation et de casse, hier on verra ces images insupportables.
00:05:12141 lycées tout de même encore fermées ce matin.
00:05:14De nouveaux blocages ont été installés.
00:05:16Quatre images aux différents endroits du pays, de Paris notamment et puis à Toulouse
00:05:20où des blocus sont effectués.
00:05:22La présence des forces de l'ordre, des tensions observées dans différents établissements
00:05:27aujourd'hui pour commencer cette émission.
00:05:29Direction la prestigieuse école des mines.
00:05:31Oui, l'école des mines a été bloquée par plusieurs dizaines d'individus ce matin.
00:05:36On est présent avec notre équipe sur le terrain.
00:05:38Quelle est la situation à un peu plus de 15 heures ?
00:05:41Eh bien, il y a encore, Julien, plusieurs étudiants qui bloquent cette école des mines depuis ce matin.
00:05:48Et la situation s'est tendue il y a quelques heures lorsque certains étudiants mobilisés nous ont identifiés comme étant
00:05:55des journalistes de CNews.
00:05:56Ils ont vu nos images sur la chaîne et ils ont alors crié pour prévenir les autres camarades.
00:06:03Ce sont des journalistes de CNews en nous pointant du doigt.
00:06:06Et puis, un groupe d'une dizaine de personnes s'est alors positionné devant notre caméra pour nous empêcher de
00:06:12travailler,
00:06:12nous empêcher de prendre des images et de filmer.
00:06:15Ils ont alors écrit sur une pancarte « Barrez-vous CNews ».
00:06:17Ils nous ont dit, je cite, qu'ils ne nous donnaient pas leur autorisation pour filmer leur manifestation
00:06:23en avocant leur droit à l'image des étudiants qui sont totalement en tort puisque lors d'événements d'actualité
00:06:29sur la voie publique,
00:06:29c'est bien le droit à l'information qui prédomine aucune autorisation des requises pour diffuser ces images à l
00:06:35'antenne.
00:06:36Ces étudiants qui ne respectent donc pas la liberté de la presse,
00:06:39ils se permettent de sélectionner quels sont les médias qui peuvent ou non faire leur travail.
00:06:43Des étudiants qui censurent donc des médias qui ne leur conviennent pas.
00:06:47Cela interroge Julien sur le rapport de ces étudiants aux principes démocratiques
00:06:52et particulièrement à celui de la liberté de la presse.
00:06:54Parce que lorsque vous opposez des arguments concrets, ils vous répondent que de toute façon, ils n'y croient pas.
00:07:00Ils vous accusent de fake news.
00:07:02Le dialogue tourne court et même impossible.
00:07:05Des comportements qui sont malheureusement devenus de plus en plus fréquents ces derniers jours.
00:07:10De nombreux collègues nous ont fait part des mêmes scènes partout en France.
00:07:13Et oui, c'est vrai.
00:07:14Merci beaucoup pour les précisions sur place avec cette poignée d'étudiants qui fait plus de bris que la majorité.
00:07:20On savait, Yohann Uzaï, que pour beaucoup de ces jeunes, de ces émeutiers, de ces délinquants,
00:07:24la police et tout ce qui représente l'autorité est apparenté à une bande rivale.
00:07:29Les journalistes sont également une bande rivale.
00:07:31Il y a ce qui est témoigné devant l'école des mines.
00:07:33Il y a nos confrères qu'on peut citer, de M6, de BFMTV, je crois,
00:07:37pour ne citer qu'eux, qui ont été molestés voire agressés pendant des manifestations.
00:07:40Nos collègues, bien sûr, de CNews, de 100% Frontières, on a des images de cette jeune journaliste ce matin,
00:07:46je crois que c'était devant Assas, ou un lycée du 15e arrondissement, où elle est empêchée de travailler également.
00:07:52Les journalistes sont considérés comme une bande rivale également.
00:07:55C'est-à-dire qu'il faut les comprendre, puisqu'ils ont réussi à imposer leurs lois au gouvernement.
00:07:59En réalité, ils ont face à eux un gouvernement qui est extrêmement faible, et donc qui se laisse, entre guillemets,
00:08:05marcher sur les pieds.
00:08:06Maintenant, ils tentent d'imposer leurs lois à tout le monde, et y compris à la presse.
00:08:11Seulement, nous, nous n'avons pas l'intention de nous laisser faire,
00:08:14parce qu'il n'est évidemment pas question de reculer face à cette bande de délinquants ou d'apprentis de
00:08:21dictateurs.
00:08:21Alors, ils s'inspirent probablement de leur mentor Jean-Luc Mélenchon,
00:08:25mais nous, nous sommes déterminés à faire notre travail, c'est-à-dire informer les Français
00:08:28de ce qui se passe réellement dans les rues de Paris et dans les rues du pays.
00:08:32Surtout que là, d'après les images que l'on peut voir à l'écran, il s'agit d'une
00:08:36toute petite minorité.
00:08:37Enfin, ils sont à peine quelques dizaines à bloquer l'entrée de l'école des mines,
00:08:42et donc une toute petite minorité, une infime minorité, est là aussi en train de tenter d'imposer sa loi.
00:08:48Mais c'est intimidant pour les journalistes.
00:08:49Bien sûr, par exemple, à 200% tout à l'heure, je vais le dire,
00:08:54cette minorité, cette poignée de jeunes provocateurs et parfois menaçants
00:08:59ont suivi l'équipe de tournage jusqu'à la porte de nos locaux tout à l'heure.
00:09:03Et ils ont suivi, donc il n'y a pas une énorme distance entre ce lycée du 15e arrondissement et
00:09:07CNews,
00:09:07et cette jeune femme, avec son équipe, a été suivie avec des slogans évidemment extrêmement hostiles
00:09:13tout au long de son parcours jusqu'à son retour à la rédaction.
00:09:16C'est dans ces conditions que nous sommes appelés à travailler.
00:09:20C'est évident pour ça que depuis une dizaine de jours maintenant, aucun nom des journalistes est cité,
00:09:24parce que nous sommes dans un rapport de force entre ces délinquants et la presse également.
00:09:29Il y a une volonté d'intimider et de menacer la presse, ça c'est évident.
00:09:33Et puis il y a aussi une guerre de l'image qui se fait en marge de ces violences urbaines,
00:09:36puisque je vous rappelle que tous ces jeunes, tous ces lycéens et ces casseurs
00:09:39filment non-stop avec leur téléphone portable, en direct parfois, enregistré aussi de certaines fois,
00:09:46et se servent après des images un petit peu comme ils le désirent,
00:09:49en diffusant certaines séquences sur les réseaux sociaux avec leurs explications,
00:09:56leurs, comment dire, ils pointent du doigt les fameuses violences policières.
00:09:59Donc il y a une instrumentalisation et bien sûr des images qui sont souvent reprises par la France insoumise.
00:10:05Donc vous voyez, ces images-là comptent beaucoup.
00:10:08Il est important que la presse, toutes les presses, puissent aussi montrer ce qui se passe réellement sur le terrain.
00:10:14Je me tourne vers l'autre côté de la table, Raphaël Steinville-Yvan-Riouffol.
00:10:18Je note, 141 lycées encore fermés depuis ce matin, c'est moins de 4% des 3700 lycées de notre
00:10:24pays.
00:10:25C'est-à-dire qu'on a quand même 96% de lycées qui sont ouverts aujourd'hui.
00:10:30Ça reste une minorité qui fait beaucoup de bruit.
00:10:33Est-ce que le mouvement s'essouffle, selon vous, Yvan ?
00:10:37C'est difficile à dire pour l'instant.
00:10:38En tout cas, pour ce que j'ai pu en constater, moi j'étais place de la Bastille au milieu
00:10:42d'eux pendant deux heures.
00:10:43Hier donc ?
00:10:44Hier, oui.
00:10:45Et j'ai pu constater, n'ayant pas été alpagué, sinon par un vieux stalinien qui était par là et
00:10:50qui m'a reconnu,
00:10:51mais sinon, la jeunesse elle-même est totalement indifférente à ma présence,
00:10:54qui montre bien que cette jeunesse-là ne regarde pas la télévision, ne lit pas les journaux, ne lit pas
00:10:58les livres non plus,
00:10:59et ne s'informe qu'à travers TikTok et tous les réseaux sociaux.
00:11:02Et c'est ceci qui est très grave, parce qu'elle se rend perméable à un point que l'on
00:11:05n'imagine pas,
00:11:06par la grande dextérité de l'extrême-gauche, de Mélenchon, de Bagayoko, etc.,
00:11:12de Logu, qui sont vraiment des stars aujourd'hui auprès de cette jeunesse-là.
00:11:15Thomas Porte.
00:11:16Thomas Porte.
00:11:17Et qui ne font passer leur message qu'exclusivement maintenant à travers ces réseaux sociaux-là,
00:11:22donc en déformant, en triturant des informations.
00:11:25Et donc, vous ne pouvez pas dialoguer.
00:11:26J'ai bien senti qu'il y avait une sorte de sectarisme auprès de ces jeunes-là,
00:11:30qui étaient pacifiques à mon égard, bien entendu,
00:11:33mais qui, au bout du compte, rendent le dialogue absolument impossible,
00:11:37dans la mesure où ils sont maintenant totalement sous influence de l'extrême-gauche.
00:11:42Parce que cette jeunesse-là, il y a quand même aussi une sorte de leurre à croire
00:11:47que cette jeunesse ne répondrait qu'à des mots d'ordre apolitiques.
00:11:50Manque de profs, il fait froid en hiver, il fait chaud en été.
00:11:53On a entendu le secrétaire général du Parti Socialiste dire
00:11:55qu'il faudrait du papier toilette dans les cabinets.
00:11:57Enfin, on est quand même dans des...
00:11:59Non, mais il suffit de regarder les revendications.
00:12:01Je ne sais pas si Axel Thomas, en régie, peut nous proposer cette image.
00:12:04Je crois qu'on a une image de la colonne de la Bastille, la colonne de Juillet,
00:12:07dont on fait le cours avec les différentes tags.
00:12:09Les revendications, elles sont exceptionnelles.
00:12:11Rien n'est en rapport avec les lycées.
00:12:14Bien sûr.
00:12:15Mais en plus, ce sont des revendications qui sont, elles, très politisées.
00:12:18C'est-à-dire qu'au-delà de l'effet d'annonce, effectivement,
00:12:22de revendications qui seraient des revendications
00:12:24sur lesquelles tout le monde peut se reconnaître,
00:12:25vous avez une politisation extrême qui est faite exclusivement
00:12:28sous l'influence de la France insoumise.
00:12:29Et donc, c'est très pernicieux.
00:12:30Il faut s'interroger, d'ailleurs, de l'extrême habileté de la France insoumise
00:12:34et s'est adressée à cette jeunesse-là qui est une jeunesse oubliée.
00:12:38En effet, on comprend très bien son désespoir
00:12:40et le besoin qu'elle a d'apparaître sur les écrans.
00:12:43Mais c'est une jeunesse qui a été oubliée par les partis politiques
00:12:45hormis la France insoumise.
00:12:47Il faut en tirer les leçons.
00:12:48Raphaël, je viens vers vous dans une seconde.
00:12:49Je voudrais qu'on voit le sujet quand même récapitulatif de la journée d'hier.
00:12:5271 500 personnes à travers le pays, selon le ministère de l'Intérieur,
00:12:56contre 256 000 mardi.
00:12:59Malgré les agitateurs, les casseurs,
00:13:01qui font évidemment plus de bruit et de dégâts que les autres,
00:13:03on rappelle quand même que la plupart des lycées sont ouverts aujourd'hui.
00:13:08Mais cette minorité de casseurs fait énormément de dégâts,
00:13:11comme on peut le voir sur ce récapitulatif des dernières 24 heures.
00:13:15Dès 14 heures, plusieurs centaines de jeunes étaient déjà rassemblés place de la Bastille.
00:13:20Sur ces images, certains se massent au pied de la colonne de Juillet,
00:13:25tandis que d'autres, l'escalade.
00:13:27Des drapeaux français, palestiniens et de la France insoumise sont brandis
00:13:30au rythme des slogans scandés par la foule.
00:13:36En fin de journée, les forces de l'ordre ont tenté de disperser les manifestants
00:13:40pour tenir à distance les profits les plus virulents venus à leur contact.
00:13:47Un jeu du chat et de la souris que certains semblent chercher à entretenir.
00:13:55Malgré les appels à la dispersion, la foule reste agitée et refuse de quitter les lieux.
00:14:01Les forces de l'ordre ont alors déployé le canon à eau.
00:14:06L'intersyndicale étudiante appelle à une nouvelle journée de mobilisation le 13 octobre.
00:14:13Je voudrais qu'on voit cette mosaïque d'images, Raphaël, et qu'on la commente ensemble.
00:14:17Les images qui sont prises hier, on a vu ce qui s'est passé à Bastille,
00:14:21des images qu'on voit à Paris, à Nantes, à Strasbourg également.
00:14:24Il y a des images hier qui sont absolument ahurissantes.
00:14:27Et j'ai surtout en tête, on va en voir beaucoup,
00:14:30mais j'ai surtout en tête ces images d'escadrons de CRS
00:14:32qui se font charger place de la Bastille par des émeutiers.
00:14:36Et ça fait le tour du monde, évidemment.
00:14:38C'est une honte française qui se passe depuis dix jours.
00:14:41Parce que ça dit toute la faiblesse de l'État
00:14:45qui, plutôt que de vouloir rétablir l'ordre,
00:14:49finalement a donné des armes, du carburant
00:14:53à tous ceux qui aujourd'hui sont dans la rue
00:14:56parce qu'ils ont reculé, parce qu'ils ont désarmé pour partir la police,
00:14:59parce qu'ils ont donné pour partie raison aussi aux lycéens
00:15:04en accédant à un certain nombre de leurs demandes
00:15:07et tout d'un coup en découvrant qu'il était possible
00:15:10de pouvoir mettre mardi 3000 professeurs
00:15:14dans les U.
00:15:16Je ne dis pas que ça sera effectif,
00:15:17mais en tout cas en donnant l'impression
00:15:20que toutes les revendications des lycéens
00:15:23et parce qu'il y avait la violence,
00:15:26il fallait pouvoir accéder à cela.
00:15:27Mais j'aimerais juste revenir sur quelque chose qui a été dit.
00:15:30Je pense qu'il ne faudrait pas se tromper
00:15:33lorsque l'on passe de la journée de mardi au mercredi
00:15:36à la journée d'hier et d'aujourd'hui
00:15:38et tout d'un coup on pourrait analyser une sorte de décru du mouvement.
00:15:44Il y a une sorte de temporalité qui fait qu'il répond
00:15:47à un certain nombre d'appels, de mots d'ordre,
00:15:49de mobilisation.
00:15:52Nous en éditions à l'acte 4,
00:15:53bientôt l'acte 5 le 17 octobre.
00:15:56Et donc je pense qu'on aurait tort de penser
00:15:58que parce qu'il n'y a que 70 000 lycéens dans la rue,
00:16:02une centaine de lycées bloqués,
00:16:04cela voudrait dire que le mouvement est en train de disparaître progressivement
00:16:08comme s'il retrouvait son lit.
00:16:11Non, non, mais je pense que ce n'est pas du tout ça.
00:16:13D'abord, il y a ce côté minoritaire
00:16:16et on a raison de le rappeler par rapport à l'ensemble
00:16:19de ces lycéens qui veulent travailler.
00:16:21Mais pour autant, je pense que la faiblesse du gouvernement
00:16:26n'a fait que renforcer ce mouvement lycéen et ses émeutiers
00:16:30qui jusqu'au bout et à l'instigiatif de LFI
00:16:34va pousser son avantage pour affaiblir encore davantage le gouvernement.
00:16:38Il faut qu'on avance parce que le maire de Lormont
00:16:40est avec nous en direct et je voulais lui donner la parole.
00:16:42Je voudrais qu'on voit.
00:16:42Et bonjour monsieur le maire, merci d'être avec nous.
00:16:44Philippe Cartin-Mont, maire PS de Lormont,
00:16:47c'est la très proche banlieue de Bordeaux.
00:16:50Je voudrais qu'on voit d'abord ce sujet avec vous
00:16:52et on parle des dégâts et du saccage de certains établissements.
00:16:56Ça s'est passé donc dans votre commune hier lors d'une intrusion
00:16:59avant que des violences interviennent en centre-ville.
00:17:01Un groupe d'une trentaine de personnes a pénétré
00:17:03dans un des trois établissements scolaires de la ville
00:17:05avec à l'évidence la volonté de saccager.
00:17:08Regardez.
00:17:10Téléphone à la main, ce jeune homme filme le chaos
00:17:13semé par une quarantaine d'individus
00:17:16comme pour exhiber fièrement sur les réseaux sociaux
00:17:19l'étendue des dégâts.
00:17:22Difficile d'imaginer qu'il s'agit de salles de classe,
00:17:25celles du lycée Les Iris à Lormont,
00:17:27dans la banlieue de Bordeaux.
00:17:29Ces jeunes qui étaient là n'étaient pas là pour discuter.
00:17:30Donc à partir de ce moment-là, aucune interaction n'est possible.
00:17:35Les tables sont renversées, les ordinateurs cassés,
00:17:38les vitres brisées, comme si une tornade avait traversé les lieux.
00:17:43Ils dénoncent l'état dans lequel ils travaillent
00:17:46et donc du coup ils détruisent encore les lycées.
00:17:48Ça empêche nos élèves de travailler.
00:17:49Dans les couloirs, plusieurs jeunes déambulent au milieu des débrines,
00:17:53les visages dissimulés, entièrement vêtus de noir.
00:17:56Ils se seraient introduits dans l'établissement
00:17:59après avoir forcé les grillages,
00:18:01avant de mettre le feu aux ateliers d'imprimerie.
00:18:05Ils ont mis le feu au stock de papeterie.
00:18:08Ils ont saccagé tout l'outil de travail de nos élèves.
00:18:10Et le saccage ne s'arrête pas là.
00:18:12Dans ce qui ressemble à une scène d'amusement,
00:18:15l'un des casseurs, cagoulé, s'empare d'un extincteur
00:18:19et asperge les locaux sous l'objectif du téléphone.
00:18:23Sur place hier, la police scientifique a procédé aux premières constatations.
00:18:28Sur les 126 personnes qui ont été interpellées et placées en garde à vue
00:18:32par les services de police ou de gendarmerie ici en Gironde,
00:18:35vous avez un tiers de ces personnes qui ne sont pas des lycéens
00:18:38et qui se sont agrégées à ce mouvement-là.
00:18:40200 000 euros de préjudice ont déjà été estimés
00:18:43dans cet établissement qui accueille près de 1 000 lycéens
00:18:46et une centaine d'étudiants.
00:18:49Philippe Cartamont, bonjour.
00:18:50Mère PS, je le disais, de Lormont en Gironde.
00:18:53Je refais un topo.
00:18:54Plusieurs salles de classe mises à sac,
00:18:56des vitres, du matériel informatique cassé,
00:18:58au moins une dizaine d'ordinateurs d'une valeur de 3 000 euros pièces volées,
00:19:01d'autres endommagées.
00:19:02Une pièce abritant un stock de papier coûteux
00:19:05a été incendiée pour un préjudice évalué.
00:19:08Et vous me confirmez tout cela ou pas.
00:19:10Entre 100 et 200 000 euros.
00:19:12Le chiffrage total des dégâts est en cours.
00:19:14Quel est votre sentiment aujourd'hui ?
00:19:18Après le sentiment de révolte hier après-midi,
00:19:21quand on m'a montré les images,
00:19:23d'amertume maintenant,
00:19:24parce que c'est un outil important dans une commune comme la nôtre.
00:19:28Nous avons trois lycées.
00:19:29Il y a 3 000 lycéens chaque jour qui sont dans la ville
00:19:33et ils ont besoin de tous ces outils.
00:19:36Il faut rappeler à votre reportage
00:19:38qu'il faut donner en complément
00:19:40que les classes concernent une formation qui est unique
00:19:44au niveau de l'Académie de Bordeaux,
00:19:46les métiers de l'imprimerie et de la communication.
00:19:49Et donc que les élèves qui ont leur outil désormais cassé
00:19:54se posent beaucoup de questions
00:19:55sur la poursuite de leurs études jusqu'au bac.
00:19:57Combien de temps il va falloir
00:19:58pour que les locaux soient de nouveau praticables ?
00:20:01Vous avez une information là-dessus ?
00:20:03Sur le lycée lui-même,
00:20:05le proviseur a l'intention d'ouvrir dès lundi
00:20:07parce qu'en fait il s'agit d'une partie simplement du lycée
00:20:10qui a été touchée,
00:20:11un bâtiment sur plusieurs bâtiments.
00:20:12Tous les autres sont intacts
00:20:14et le proviseur compte bien réouvrir dès lundi.
00:20:17Pour là, il va falloir que l'ensemble
00:20:20de la communauté éducative
00:20:21mette à propre les locaux,
00:20:23répare et réaménage bien évidemment
00:20:25avec les équipements nécessaires.
00:20:26Vous avez des informations sur les auteurs
00:20:28de ces violences
00:20:29et s'ils font partie des lycéens
00:20:31ou des étudiants de ce lycée professionnel ?
00:20:35Justement, en ce moment,
00:20:36les équipes éducatives
00:20:38et les équipes de la police
00:20:39sont ensemble
00:20:40pour décrypter les images.
00:20:44Il y aura forcément,
00:20:44j'ai peu de doute,
00:20:46certains lycéens
00:20:46mais il faut bien insister
00:20:47sur le fait que chaque jour,
00:20:48moi j'ai 3000 lycéens sur leur nom
00:20:50qui ne demandent qu'à reprendre les cours
00:20:52et qu'on parle d'un coup de 20-25
00:20:53qui s'est incrusté dans le bâtiment
00:20:56alors que celui-ci était vidé
00:20:58des autres élèves partis à bord.
00:21:00C'est pour ça que c'est incompréhensible
00:21:01parce qu'on se rend compte
00:21:03que là, on est sur un établissement
00:21:04qui est loin de manquer de moyens,
00:21:06qui forme des métiers d'artisanat,
00:21:08d'imprimerie
00:21:09comme vous l'avez mentionné
00:21:11il y a un instant.
00:21:13On est évidemment
00:21:14à mille lieux
00:21:15des revendications lycéennes
00:21:17et ça rend ce saccage,
00:21:18oui, en effet,
00:21:19d'autant plus incompréhensible.
00:21:22C'est le principe, je crois,
00:21:23des casseurs
00:21:24que l'on voit à longueur de journée
00:21:26sur vos antennes
00:21:27de toutes les chaînes.
00:21:29Voilà, mais vraiment
00:21:30quand je discute
00:21:31avec les parents
00:21:31et les élèves
00:21:32depuis toute la semaine dernière,
00:21:35je n'ai à faire
00:21:36qu'à des parents
00:21:36et des élèves
00:21:37qui veulent que les études
00:21:38se poursuivent
00:21:39et que les lycées
00:21:39ouvrent leurs portes.
00:21:41Pardon de vous interrompre,
00:21:43mais pardon de vous interrompre,
00:21:44dans ce cas-là,
00:21:44d'où ils viennent selon vous ?
00:21:46Quelle est la sociologie
00:21:47de ces jeunes ?
00:21:48Est-ce qu'ils sont mineurs,
00:21:49majeurs ?
00:21:50Est-ce qu'ils sont intégrés
00:21:51dans un établissement scolaire ?
00:21:52Pourquoi ?
00:21:53Est-ce qu'ils sont
00:21:53dans ce déferlement
00:21:55de violence selon vous ?
00:21:57Est-ce que c'est un modèle ?
00:21:59Est-ce que c'est la course
00:22:01des concours
00:22:01sur les réseaux sociaux ?
00:22:03Il y a des suiveurs
00:22:04forcément
00:22:05et des meneurs.
00:22:06Il y a beaucoup
00:22:07de profils différents
00:22:08qui se mixent.
00:22:09On est loin du simple public
00:22:11de jeunes de banlieue
00:22:12qu'on voudrait vous montrer.
00:22:13Bien loin de ça, d'ailleurs.
00:22:14Quand je parle
00:22:15avec mes collègues
00:22:16de Bordeaux-Centre,
00:22:17on n'est pas dans ce schéma-là.
00:22:19Il y a ce phénomène
00:22:20de violence urbaine
00:22:21qui est réel,
00:22:22mais je le répète,
00:22:23c'est une toute petite minorité.
00:22:25Il y a certainement
00:22:26des élèves du lycée.
00:22:27C'est certainement vrai.
00:22:30C'est les phénomènes
00:22:31que l'on voit aujourd'hui
00:22:33qui détaillent
00:22:34sur l'immense majorité
00:22:35des autres lycéens.
00:22:36Un dernier mot,
00:22:37une dernière chose
00:22:37sur laquelle je voulais
00:22:38vous faire réagir
00:22:39parce que sur les vidéos
00:22:40que vous avez évidemment
00:22:42consultées,
00:22:42on l'imagine bien,
00:22:44on entend cette euphorie,
00:22:46cette euphorie,
00:22:47cette jubilation
00:22:48à casser
00:22:49et à saccager.
00:22:51De quoi est-ce
00:22:51le nom selon vous ?
00:22:53Il peut y avoir
00:22:54plusieurs causes.
00:22:55Il peut y avoir
00:22:56la bêtise collective,
00:22:57bien sûr,
00:22:58mais n'oublions pas
00:22:58qu'il y a aussi
00:23:01tous les produits
00:23:01que ces jeunes
00:23:02peuvent prendre
00:23:02avant de passer à l'acte.
00:23:04On est une ville
00:23:05qui a été pionnière
00:23:06sur les gaz
00:23:08du protoxyde,
00:23:10il y a
00:23:10toutes les drogues
00:23:11qui circulent,
00:23:12etc.
00:23:13Dans quel état
00:23:14était-il
00:23:14quand ils ont choisi
00:23:15de pénétrer dans le lycée ?
00:23:17On peut se poser
00:23:17la question également.
00:23:18En effet.
00:23:19Merci Philippe Cartin-Mont,
00:23:21maire PS de Lormont.
00:23:22Merci d'avoir réagi
00:23:23en direct sur CNews
00:23:24après le saccage
00:23:25de ce lycée.
00:23:26On le voit en bas de l'écran
00:23:27entre 100 et 200 000 euros
00:23:29de dégâts.
00:23:30On va marquer une courte pause
00:23:31et puis on va continuer
00:23:32ce tour de France
00:23:33de l'insupportable
00:23:34puisqu'on ira à Marseille
00:23:35où un provisoire adjoint
00:23:36a été roué de coups
00:23:37alors qu'il tentait
00:23:38d'éteindre un feu de poubelle.
00:23:39C'est Rudy Mana
00:23:39du syndicat de police
00:23:41UNESA
00:23:42qui sera avec nous
00:23:42dans un instant.
00:23:43Et puis on parlera
00:23:44de ces 3 000 professeurs
00:23:46sortis du chapeau.
00:23:47Le Houdini
00:23:48de l'éducation nationale
00:23:49a frappé hier.
00:23:51On en parle
00:23:51dans un instant.
00:23:55La suite de 100% actuelle
00:23:57est un tout petit peu
00:23:58plus de 15h30.
00:23:58On passe d'abord
00:23:59par le rappel
00:24:00de l'actualité l'essentiel
00:24:01avec Valérie Acnay
00:24:02et on poursuit nos discussions.
00:24:03La mobilisation lycéenne
00:24:04se poursuit partout en France.
00:24:07141 établissements
00:24:08sont fermés
00:24:08sur l'ensemble
00:24:09du territoire.
00:24:10Selon un dernier bilan,
00:24:1155 lycées
00:24:12ont été perturbés
00:24:13dont 15 ont été
00:24:15le théâtre de dégradé.
00:24:16On fait le point
00:24:17sur les blocages
00:24:17avec Louisa Paris.
00:24:20Une mobilisation
00:24:22qui tend à s'essouffler
00:24:23ce vendredi.
00:24:25141 établissements
00:24:26sont fermés
00:24:26sur les 3 700 existants,
00:24:29soit plus de 96%
00:24:31de lycées ouverts.
00:24:32Hier,
00:24:3316 de plus
00:24:33étaient fermés.
00:24:35Dans les lycées
00:24:36franciliens ce matin,
00:24:3755 ont été perturbés
00:24:39dont 15 dégradés.
00:24:40Selon les derniers chiffres,
00:24:4224 établissements scolaires
00:24:43de l'Hexagone
00:24:44font l'objet
00:24:45d'une fermeture
00:24:46de plusieurs semaines
00:24:46suite à de lourdes dégradations.
00:24:4930 000 lycéens
00:24:50sont par ailleurs
00:24:51toujours privés
00:24:52de cours en présentiel.
00:24:53Du côté des universités,
00:24:55la mobilisation
00:24:56s'est légèrement maintenue.
00:24:58Devant l'école des mines,
00:24:59par exemple,
00:25:00une centaine d'étudiants
00:25:01bloquaient les entrées,
00:25:02une première en 55 ans.
00:25:05Mercredi,
00:25:05le ministère de l'Enseignement
00:25:07supérieur estimait
00:25:08à 40%
00:25:08le nombre
00:25:09de campus
00:25:10universitaires bloqués.
00:25:11Un chiffre
00:25:12qui pourrait être
00:25:13nettement en dessous
00:25:14ce vendredi.
00:25:15Le ministre
00:25:16de l'Education nationale
00:25:17s'est rendu
00:25:17au lycée polyvalent
00:25:18de Cachan
00:25:19dans le Val-de-Marne
00:25:20face à la pénurie
00:25:21d'enseignants
00:25:22qui est l'une
00:25:23des revendications
00:25:24principales
00:25:25des lycéens.
00:25:25Edouard Jeffrey
00:25:26affirme
00:25:27que les 3024
00:25:28professeurs
00:25:29remplaçants
00:25:30prêts à être titularisés
00:25:31sont en train
00:25:32d'être contactés.
00:25:33écoutés.
00:25:34J'ai demandé
00:25:35à ce qu'on identifie
00:25:36l'ensemble
00:25:37des professeurs
00:25:38remplaçants,
00:25:39ce qu'on appelle
00:25:40les titulaires
00:25:40de zones de remplacement
00:25:41dans notre jargon,
00:25:42donc les professeurs
00:25:42remplaçants,
00:25:43qui n'étaient pas
00:25:44affectés devant l'élève.
00:25:45Et il y en a
00:25:46très précisément
00:25:473024.
00:25:48Donc ces 3024
00:25:50professeurs,
00:25:50ils ont vocation
00:25:51évidemment
00:25:52à être affectés
00:25:53dans les établissements,
00:25:54soit en soutien
00:25:55lorsque,
00:25:57j'allais dire,
00:25:58leur discipline
00:25:58ne correspond pas
00:25:59immédiatement
00:25:59à besoin,
00:26:00mais ça permet
00:26:00par exemple
00:26:00de prendre des petits groupes,
00:26:01de lutter
00:26:02contre grandes difficultés,
00:26:03scolaires,
00:26:03soit et surtout
00:26:04ces celles-objets
00:26:05pour remplacer
00:26:07les professeurs
00:26:08qui sont absents
00:26:10pour certains
00:26:11depuis plusieurs semaines,
00:26:13avec,
00:26:14comme je vous l'ai dit,
00:26:14un ciblage prioritaire
00:26:15sur les 114,
00:26:17ce que j'ai appelé
00:26:18lycées en situation rouge,
00:26:19c'est-à-dire
00:26:19ceux qui ont vraiment
00:26:21un manque
00:26:22de professeurs
00:26:23depuis plusieurs semaines.
00:26:24Enfin,
00:26:24à Bordeaux,
00:26:25au lycée Lormont,
00:26:26un groupe masqué
00:26:27a incendié
00:26:27et saccagé
00:26:28l'établissement.
00:26:29Les dégâts
00:26:30sont estimés
00:26:30entre 100 000
00:26:31et 200 000 euros.
00:26:33Jérôme Brampe-nous
00:26:33et Sarah Fenzari
00:26:34nous racontent.
00:26:36Téléphone à la main,
00:26:38ce jeune homme
00:26:38filme le chaos
00:26:39semé par une quarantaine
00:26:41d'individus,
00:26:42comme pour exhiber
00:26:43fièrement
00:26:44sur les réseaux sociaux
00:26:45l'étendue des dégâts.
00:26:48Difficile d'imaginer
00:26:49qu'il s'agit
00:26:50de salles de classe,
00:26:51celles du lycée
00:26:52Les Iris à Lormont,
00:26:53dans la banlieue
00:26:54de Bordeaux.
00:26:55Ces jeunes qui étaient là
00:26:55n'étaient pas là
00:26:56pour discuter.
00:26:57Donc à partir
00:26:58de ce moment-là,
00:26:59aucune interaction
00:27:00n'est possible.
00:27:01Les tables sont renversées,
00:27:02les ordinateurs cassés,
00:27:05les vitres brisées,
00:27:06comme si une tornade
00:27:07avait traversé les lieux.
00:27:09Ils dénoncent
00:27:10l'état
00:27:11dans lequel ils travaillent
00:27:12et donc du coup
00:27:12ils détruisent encore
00:27:13les lycées.
00:27:14Ça empêche
00:27:14nos élèves
00:27:14de travailler.
00:27:15Dans les couloirs,
00:27:16plusieurs jeunes déambulent
00:27:17au milieu des débrines,
00:27:19les visages dissimulés,
00:27:21entièrement vêtus de noir,
00:27:22ils se seraient introduits
00:27:24dans l'établissement
00:27:25après avoir forcé
00:27:26les grillages,
00:27:27avant de mettre le feu
00:27:29aux ateliers d'imprimerie.
00:27:31Ils ont mis le feu
00:27:32au stock de papeterie.
00:27:34Ils ont saccagé
00:27:34tout l'outil de travail
00:27:35de nos élèves.
00:27:36Et le saccage
00:27:37ne s'arrête pas là.
00:27:38Dans ce qui ressemble
00:27:40à une scène d'amusement,
00:27:41l'un des casseurs,
00:27:43cagoulé,
00:27:44s'empare d'un extincteur
00:27:45et asperge les locaux
00:27:47sous l'objectif du téléphone.
00:27:49Sur place hier,
00:27:51la police scientifique
00:27:52a procédé
00:27:52aux premières constatations.
00:27:54Sur les 126 personnes
00:27:56qui ont été interpellées
00:27:57et placées en garde à vue
00:27:58par les services de police
00:27:59ou de gendarmerie
00:28:00ici en Gironde,
00:28:01vous avez un tiers
00:28:02de ces personnes
00:28:03qui ne sont pas des lycéens
00:28:04et qui se sont agrégées
00:28:05à ce mouvement-là.
00:28:06200 000 euros
00:28:07de préjudice
00:28:08ont déjà été estimés
00:28:09dans cet établissement
00:28:10qui accueille
00:28:11près de 1 000 lycéens
00:28:12et une centaine d'étudiants.
00:28:15Et voilà pour l'essentiel.
00:28:17Merci beaucoup Valérie
00:28:17qu'on retrouve à partir
00:28:18de ces heures.
00:28:19On va rester sur ces images
00:28:20un instant à Lormont.
00:28:21On est avec le maire
00:28:22il y a un instant,
00:28:23évidemment toujours
00:28:23avec Yvan Uzaï,
00:28:24Sabrina Birlin
00:28:25du service police-justice,
00:28:26Mickaël Descartes
00:28:27nous a rejoints.
00:28:28Merci beaucoup,
00:28:28délégué national
00:28:29police-unité,
00:28:31Yvan Riaufol
00:28:31et Raphaël Stainville.
00:28:34Tiens, juste un mot Yvan
00:28:34parce que vous vouliez
00:28:35en parler de ces saccages
00:28:36et notamment celui-ci
00:28:37est quand même terrible
00:28:38et peut-être,
00:28:40enfin j'irais dire
00:28:41pas comme d'autres
00:28:42mais si comme tous
00:28:43en fait absolument incompréhensibles
00:28:44parce que je pense
00:28:45notamment au lycée Nelson Mandela
00:28:46Flamborneuf de Nantes.
00:28:48Là on est sur des lycées
00:28:48qui sont extrêmement dotés
00:28:50où il y a un vrai confort
00:28:51de travail.
00:28:52Il n'y a aucune raison
00:28:53déjà de brûler
00:28:55quelque établissement
00:28:56que ce soit
00:28:56mais surtout un lycée
00:28:58qui est doté
00:28:58où il y a un confort de travail
00:28:59avec des élèves
00:29:01qui apprennent au quotidien.
00:29:02Et ajoutons des professeurs
00:29:03agressés,
00:29:04des proviseurs agressés,
00:29:05des pions agressés
00:29:07à un lycée nantais
00:29:08brûlé alors qu'il venait
00:29:09d'être quasiment ouvert etc.
00:29:11Donc il faut s'interroger
00:29:12sur ce symbole.
00:29:13Ce n'est pas simplement
00:29:13le refus d'une autorité
00:29:14comme pourrait l'être
00:29:16une insurrection
00:29:17contre un commissariat de police.
00:29:18Là c'est un refus
00:29:19d'une culture.
00:29:20C'est un refus
00:29:21d'une transmission.
00:29:22C'est le refus
00:29:22d'un hégémonisme
00:29:23dans le fond.
00:29:24Et donc il faut encore une fois
00:29:26s'interroger
00:29:26sur cette apparence
00:29:31d'une corrélation
00:29:32de colère
00:29:33entre la jeune génération
00:29:34des agglomérations,
00:29:35enfin des métropoles pardon
00:29:36et la colère
00:29:38de la jeune génération
00:29:39des banlieues
00:29:40qui en effet
00:29:42pour l'instant
00:29:42se rejoignent.
00:29:43Elles étaient mêlées
00:29:44hier
00:29:45place de la Bastille
00:29:46mais simplement
00:29:46on a bien vu
00:29:47que dans les premières
00:29:49insurrections
00:29:50pardon
00:29:50des banlieues
00:29:51il y avait aussi
00:29:52le phénomène
00:29:53de la contre-société
00:29:54qui est apparu.
00:29:55Le phénomène
00:29:55de cette nouvelle France
00:29:56qui est phagocytée
00:29:57aujourd'hui par la France insoumise
00:29:58et qui est une nouvelle France
00:29:59qui est très largement
00:30:00également
00:30:02infiltrée
00:30:03par une idéologie conquérante,
00:30:04une idéologie islamiste
00:30:05qui elle
00:30:07vise très directement
00:30:08la culture française
00:30:09qui elle
00:30:09vise très directement
00:30:10la survie de la culture française
00:30:11donc bien sûr
00:30:13ces assauts-là
00:30:14sont faits par des jeunes imbéciles
00:30:15mais ils peuvent être guidés
00:30:17je n'ai pas les éléments
00:30:18pour le prouver
00:30:18mais ils peuvent être guidés
00:30:19par une volonté plus politique
00:30:21de déstabiliser
00:30:22au-delà de l'autorité française
00:30:23au-delà de la police
00:30:24au-delà de la justice
00:30:26de déstabiliser
00:30:27la culture française elle-même
00:30:28mais en tout cas
00:30:28c'est à la culture
00:30:29que l'on s'en prend aujourd'hui
00:30:30et donc c'est quand même
00:30:31un stade supplémentaire
00:30:32dans les violences urbaines.
00:30:33Et il y a ce papier très intéressant
00:30:34dans la terreur urbaine
00:30:36Également
00:30:37il y a une mobilisation française
00:30:38qui fait écho
00:30:39dans le monde entier
00:30:40et on en parlera
00:30:41d'ailleurs tout à l'heure
00:30:42dans la deuxième heure
00:30:42de ce papier très intéressant
00:30:44du New York Times
00:30:44qui pointe la stratégie
00:30:46ambiguë du parti
00:30:47de Jean-Luc Mélenchon
00:30:49dans ce contexte
00:30:50d'émeutes
00:30:50et de violences urbaines
00:30:52qui est passionnante
00:30:53a décrypté Michael Dequin
00:30:54qui nous rejoint sur ce plateau
00:30:56un mot sur les images
00:30:58que l'on voit
00:30:58ce à quoi on a assisté hier
00:31:00place de la Bastille
00:31:00je le disais avant
00:31:01que vous nous rejoigniez
00:31:02en plateau
00:31:02moi j'ai été très surpris
00:31:04même si ce n'est pas
00:31:04la première fois qu'on voit ça
00:31:05mais c'est toujours
00:31:06très surprenant
00:31:07voire choquant
00:31:08de voir ces images
00:31:09de CRS
00:31:09de représentants
00:31:10des forces de l'ordre
00:31:11qui d'une certaine manière
00:31:12reculent
00:31:13reculent
00:31:13le symbole de reculer
00:31:14face à ces émeutiers
00:31:15on a vu des charges
00:31:16parce qu'il n'y a pas
00:31:17d'autre mot
00:31:17des charges de délinquants
00:31:19d'émeutiers
00:31:19envers les policiers
00:31:20et les forces de l'ordre
00:31:20évidemment qu'on sait
00:31:21que les consignes
00:31:22sont celles de la proportionnalité
00:31:23on est face à un public
00:31:24très jeune
00:31:25et on sait
00:31:26depuis quelques jours
00:31:27les consignes
00:31:28qui sont données
00:31:28par le ministère de l'Intérieur
00:31:29mais le symbole de l'image
00:31:30je trouve
00:31:31est absolument déplorable
00:31:32encore une fois
00:31:33dans ce qu'on a vu hier
00:31:33place de la Bastille
00:31:35oui
00:31:37alors déplorable
00:31:38ce n'est pas la première fois
00:31:39malheureusement
00:31:39qu'on voit je l'or de Seine
00:31:40notamment sur
00:31:41tout un tas de gestions
00:31:42de mobilisations
00:31:44qu'il y a pu avoir
00:31:44sur le ressort
00:31:45de la préfecture de police
00:31:46où différentes stratégies
00:31:48se succèdent
00:31:48en fonction des mobilisations
00:31:50là pour le coup
00:31:53ça démontre
00:31:54à quel point
00:31:55tous les discours
00:31:56qui ont pu être tenus
00:31:57jusqu'à présent
00:31:58justement
00:31:59de cette mouvance ultra gauche
00:32:00et puis des représentants
00:32:01LFI
00:32:01sur soi-disant
00:32:03la sauvagerie policière
00:32:05force est de constater
00:32:06une nouvelle fois
00:32:06que la sauvagerie policière
00:32:07elle est dans l'utopie
00:32:09parce qu'on se rend compte
00:32:11qu'on a à chaque fois
00:32:13des fonctionnaires de police
00:32:14qui font preuve
00:32:16d'un professionnalisme
00:32:17inégalé
00:32:18on le voit
00:32:19il faut quand même
00:32:20un sang-froid de dingue
00:32:21pour passer le nombre
00:32:22d'heures qu'ils ont passé
00:32:23en point fixe hier après-midi
00:32:25du début de l'après-midi
00:32:26jusqu'à 19h
00:32:27et avoir les réactions
00:32:28qu'ils ont eues
00:32:29tout au long
00:32:29de ces points fixes
00:32:32moi je retiens aussi
00:32:33quelques images
00:32:35je retiens la violence
00:32:36avec laquelle encore une fois
00:32:37les provocations ont eu lieu
00:32:39hier
00:32:40avec
00:32:41on nous disait
00:32:41mais la police
00:32:42attaque la jeunesse
00:32:43mais à un moment donné
00:32:45il faut remettre l'église
00:32:45au milieu du village
00:32:46alors je me permets
00:32:47Michael Decane
00:32:47puisque vous évoquez
00:32:48ce qui est reproché
00:32:49à la police
00:32:50ce discours d'une partie
00:32:51notamment de l'échiquier politique
00:32:52et de certains militants
00:32:53sur l'action de la police
00:32:55ces derniers jours
00:32:56il y a cette image
00:32:57qui évidemment est relayée
00:32:58partout sur les réseaux sociaux
00:32:59qui fait le beurre
00:33:01si je puis dire
00:33:02de ceux qui veulent
00:33:03pointer du doigt
00:33:03la police
00:33:04et cette interpellation
00:33:05cette fameuse interpellation
00:33:06sur la place de la Bastille
00:33:07sur laquelle
00:33:07on pourra revenir aussi
00:33:08avec vous Sabrina
00:33:09ce policier
00:33:10c'est deux policiers
00:33:11qui veulent interpeller
00:33:13un homme qui se rebelle
00:33:14et ce coup de genou
00:33:14ce coup de genou
00:33:16qui fait le tour
00:33:17des réseaux sociaux
00:33:18c'est le policier
00:33:19qui met ce coup de genou
00:33:19au manifestant
00:33:20pendant une interpellation
00:33:21une enquête
00:33:22donnons le cadre
00:33:23de tout ce qui s'est passé
00:33:24encore une fois
00:33:24il s'agit de montrer
00:33:26tout ce qui se passe
00:33:27d'un côté comme d'un autre
00:33:28mais surtout de l'expliquer
00:33:29et de peut-être
00:33:31contredire
00:33:32certaines idées reçues
00:33:33il y a une enquête
00:33:34qui a été ouverte
00:33:34par les GPN
00:33:35ce policier
00:33:36qui a mis un coup de genou
00:33:36il va être
00:33:37sous le coup d'une enquête
00:33:38Exactement
00:33:39une enquête ouverte
00:33:39par les GPN
00:33:40pour aussi comprendre
00:33:42ce geste violent
00:33:43parce qu'il a choqué
00:33:44lorsqu'il a été diffusé
00:33:45en direct
00:33:46cette image du coup de genou
00:33:47dans le visage
00:33:48de ce manifestant
00:33:49il va être donc question
00:33:50d'établir
00:33:52s'il y a eu proportionnalité
00:33:53ou non
00:33:53là est la question
00:33:54mais quelques éléments
00:33:56du contexte
00:33:57nous sont parvenus
00:33:58on apprend déjà
00:33:59que l'interpellé
00:34:00est un jeune homme
00:34:01majeur
00:34:01il a 18 ans
00:34:02et dans les minutes
00:34:03qui précèdent
00:34:04cette action
00:34:05donc un instant
00:34:06qui n'est pas filmé
00:34:07ce même individu
00:34:09s'en serait pris physiquement
00:34:10à l'un des deux policiers
00:34:11en lui donnant
00:34:12des coups de pied
00:34:13cela aurait été suivi
00:34:13d'une course poursuite
00:34:14entre les deux hommes
00:34:15mais un groupe
00:34:16de manifestants
00:34:17l'aide à s'enfuir
00:34:18en jetant des projectiles
00:34:20aux policiers
00:34:20c'est dans un second temps
00:34:22que les mêmes policiers
00:34:23retrouvent
00:34:24cet individu
00:34:25procède à son interpellation
00:34:26et suit
00:34:28ces conditions
00:34:28violentes
00:34:29que l'on a tous observés
00:34:30alors voilà
00:34:31l'attention
00:34:32ici ce n'est pas
00:34:33pour excuser
00:34:34ce geste
00:34:34mais avec ces violences
00:34:36surbelles
00:34:37qui se propagent
00:34:38et aussi les récupérations
00:34:40voire les instrumentalisations
00:34:42politiques
00:34:42on est obligé
00:34:43d'expliquer
00:34:45le contexte
00:34:46également
00:34:46de cette image
00:34:47il ne s'agit pas
00:34:47d'excuser
00:34:48d'expliquer
00:34:48il s'agit juste
00:34:49de comprendre
00:34:51les faits
00:34:52en effet
00:34:52merci beaucoup
00:34:52Sabrina
00:34:53moi je voudrais
00:34:54comprendre en fait
00:34:54on parle de proportionnalité
00:34:56c'est le mot de la semaine
00:34:57la proportionnalité
00:34:58de la réponse
00:34:59pour ceux qui détiennent
00:35:01la violence légitime
00:35:02en savoir
00:35:02les forces de l'ordre
00:35:03comment est-ce qu'on répond
00:35:06proportionnellement
00:35:06lorsque l'on effectue
00:35:08une interpellation
00:35:08et qu'il y a une rébellion
00:35:10de l'individu
00:35:11qui doit être interpellé
00:35:12puisque c'est ça
00:35:13on va l'avoir une dernière fois
00:35:14cette image
00:35:15je demande ça à Axel Thomas
00:35:16on voit un individu
00:35:17qui refuse de se faire menacer
00:35:18qui refuse de se faire menotter
00:35:21qui se débat
00:35:23comment autrement
00:35:24que par le geste
00:35:25qui est commis
00:35:26par ce monsieur
00:35:26ou en tout cas
00:35:27par un coup
00:35:28quel qu'il soit
00:35:28que ce soit un coup de jeu
00:35:29d'une autre chose
00:35:29comment on maîtrise
00:35:30quelqu'un qui ne veut pas
00:35:32être menotté
00:35:32dans un cas comme celui-là
00:35:34alors
00:35:34ce qu'il faut bien comprendre
00:35:36c'est que là
00:35:36la scène
00:35:37elle ne démarre pas
00:35:37à l'instant où la caméra
00:35:38la caméra
00:35:39prend les images
00:35:40donc ça veut dire
00:35:41qu'il y a déjà un certain temps
00:35:42où cette personne
00:35:44refuse de coopérer
00:35:45refuse d'être interpellée
00:35:46et donc comme vous venez
00:35:47de le citer
00:35:48ça s'appelle
00:35:48tout simplement
00:35:50de la rébellion
00:35:51à un moment donné
00:35:52il faut recontextualiser aussi
00:35:53c'est-à-dire qu'on n'est pas
00:35:54dans une rue
00:35:55où tout se passe bien
00:35:55il n'y a aucun problème
00:35:56on procède à une interpellation
00:35:58voilà il faut que ça aille
00:35:58très vite
00:35:59parce que non seulement
00:36:00l'équipage qui est en charge
00:36:01d'interpellation
00:36:01il doit penser à la sécurité
00:36:03leur propre sécurité
00:36:05mais également
00:36:05la sécurité mutuelle
00:36:06vis-à-vis de celui
00:36:07qui a en main
00:36:08l'interpeller
00:36:09ça veut dire que les projets
00:36:10qui peuvent arriver
00:36:10de tous bords
00:36:11il faut faire vite
00:36:12il y a urgence
00:36:12et donc quand il y a urgence
00:36:14logiquement
00:36:15il faut utiliser
00:36:16les moyens
00:36:17proportionnels encore une fois
00:36:18les moyens
00:36:18qui nous ont été enseignés
00:36:19en formation
00:36:20pour pouvoir répondre
00:36:21à ce genre de
00:36:23écoutez
00:36:23moi je suis sur la
00:36:24alors j'ai toujours pour habitude
00:36:26de garder toute réserve
00:36:27parce qu'encore une fois
00:36:28il faut recontextualiser
00:36:29il faut se remettre
00:36:29sur le moment
00:36:30où ça se passe
00:36:31il faut se mettre
00:36:31dans les conditions
00:36:32dans lesquelles ça se passe
00:36:33je commente rarement
00:36:34l'action d'un collègue
00:36:35parce que moi le premier
00:36:36demain si j'étais dans cette situation
00:36:38je ne sais pas comment je réagirais
00:36:39en fait il y a un moment donné
00:36:41où je le rappelle
00:36:41les fonctionnaires de police
00:36:42ce n'est pas des robots
00:36:43les êtres humains
00:36:44les êtres humains
00:36:45qui entre guillemets
00:36:46peuvent avoir peur
00:36:46peuvent être pris
00:36:47là de panique
00:36:48il faut agir vite
00:36:49comme je l'ai dit
00:36:49il faut interpeller
00:36:51il faut ramener
00:36:52cet individu
00:36:53de toute façon
00:36:54au plus vite
00:36:55et puis on a un contexte
00:36:56avec des gens
00:36:56qui n'ont pas peur de la police
00:36:57donc on sait qu'il y a
00:36:58une vraie animosité
00:36:59exactement
00:36:59et on est en fin de manif
00:37:01ça a commencé bien plus tôt
00:37:03donc il y a aussi
00:37:03toutes ces violences urbaines
00:37:05répétées sur plusieurs heures
00:37:06voilà le contexte
00:37:08est très important
00:37:08et il faut le signaler
00:37:10et l'enquête est ouverte
00:37:10et les policiers sont contrôlés
00:37:11s'il y a une erreur
00:37:12qui a été commise
00:37:13s'il y a un manque
00:37:13d'anthologie
00:37:14cet homme sera puni
00:37:15quoi qu'il arrive
00:37:16mais moi franchement
00:37:17en voyant les images
00:37:17je me dis comment faire autrement
00:37:19que de porter un coup
00:37:20quel qu'il soit
00:37:21enfin un coup proportionnel
00:37:22mais un coup pour
00:37:23juste arrêter ce moment
00:37:25de rébellion
00:37:25et pouvoir interpeller
00:37:26l'individu
00:37:27une nouvelle fois
00:37:27ça va à l'encontre
00:37:28si il mettait les mains
00:37:29derrière le dos
00:37:29et qu'il se laissait menotter
00:37:31il n'y aurait pas eu
00:37:31de coup de genou
00:37:32a priori
00:37:32une nouvelle fois
00:37:33ça va à l'encontre
00:37:34de ce qui est rabâché
00:37:34depuis des jours
00:37:35et des jours
00:37:36par notamment
00:37:37les élus France Insoumise
00:37:38sur justement
00:37:39l'action policière
00:37:39parce que là
00:37:40on le voit
00:37:41l'IGPN se saisit
00:37:42de l'enquête
00:37:42tout de suite
00:37:43il y a une réaction
00:37:44parce qu'il y a cette image
00:37:45qui est diffusée
00:37:45voilà
00:37:46on est hyper contrôlé
00:37:48tous nos faits et gestes
00:37:49sont contrôlés
00:37:50et on ne peut pas
00:37:51faire ce qu'on veut
00:37:51il y a aussi
00:37:52de fausses informations
00:37:54qui relaient des policiers
00:37:55qui tireraient des mortiers
00:37:56des policiers
00:37:56qui agresseraient sexuellement
00:37:57des jeunes filles
00:37:58au moment de l'interpréhation
00:38:00tout ça est démenti
00:38:01par la justice
00:38:01et par les autorités compétentes
00:38:06je ne cherche pas
00:38:07à excuser
00:38:08qui que ce soit
00:38:08ou quoi que ce soit
00:38:09mais j'ai quand même
00:38:10le sentiment
00:38:11qu'une grande partie
00:38:13de la classe politique
00:38:14effectivement
00:38:14a tendance à oublier
00:38:15que les policiers
00:38:16sont des êtres humains
00:38:17donc ils sont
00:38:18parfois
00:38:1910 heures
00:38:2012 heures d'affilée
00:38:21en service
00:38:22dans les conditions
00:38:22qu'on connaît
00:38:23on leur donne
00:38:24pour seul déjeuner
00:38:25une compote
00:38:26et une madeleine
00:38:27ils sont en partie
00:38:28désarmés
00:38:30le message
00:38:30le message reçu
00:38:32par les manifestants
00:38:33c'est que la police
00:38:33n'a pas le droit
00:38:34de se défendre
00:38:34c'est un peu caricatural
00:38:36mais c'est de cette manière-là
00:38:37qu'ils reçoivent le message
00:38:38d'ailleurs on l'a constaté
00:38:39puisque hier
00:38:40des émeutiers
00:38:42appelons-les comme ça
00:38:42ont chargé sur la police
00:38:44c'est quand même
00:38:45complètement inédit
00:38:46et s'ils se permettent
00:38:47de charger la police
00:38:48c'est bien parce qu'ils ont
00:38:49reçu le message
00:38:50que la police
00:38:51n'avait pas le droit
00:38:52de se défendre
00:38:52voilà
00:38:53donc il est évident
00:38:54qu'à un moment
00:38:54il peut y avoir des failles
00:38:55je ne dis pas
00:38:56qu'il faut les excuser
00:38:57et si ce policier a fauté
00:38:58il sera sanctionné
00:39:02ce ne sont pas des robots
00:39:02ce sont des êtres humains
00:39:04c'est dans la région de Marseille
00:39:05je crois qu'il y a eu
00:39:06c'est à la Ciotat
00:39:06que le policier a se perger
00:39:07des sens
00:39:08si je ne m'abuse
00:39:10à Marseille hier
00:39:12par ailleurs
00:39:13un proviseur adjoint
00:39:14a été roué de coups
00:39:15alors qu'il tentait
00:39:16d'éteindre un feu de poubelle
00:39:17il a fini quand même
00:39:18avec 9 jours d'ITT
00:39:19donc on imagine
00:39:20la violence des coups
00:39:21qu'il a pu recevoir
00:39:23Rudy Mana est avec nous
00:39:24pour en parler
00:39:25depuis Marseille
00:39:25Rudy qu'on salue
00:39:26délégué national
00:39:27communication
00:39:27INSA police
00:39:29est-ce que vous avez
00:39:30plus d'informations
00:39:30sur ce qui est arrivé
00:39:32hier le contexte
00:39:34et ces proviseurs
00:39:34en effet
00:39:35et ces membres
00:39:37de la communauté éducative
00:39:38d'une manière générale
00:39:39qui sont très fortement
00:39:41ciblés
00:39:41depuis le début
00:39:42de ce mouvement
00:39:44Bonjour Julien
00:39:44effectivement
00:39:45c'est dans
00:39:46le lycée Victor Hugo
00:39:47c'est un lycée
00:39:48qui pour le situer
00:39:49se situe
00:39:49derrière la gare Saint-Charles
00:39:51c'est le quartier
00:39:51de la Belle de Mai
00:39:52on n'est pas dans le 16ème
00:39:53ou le 8ème
00:39:54arrondissement de Paris
00:39:54c'est des quartiers
00:39:55un petit peu compliqués
00:39:56et effectivement
00:39:57ce proviseur adjoint
00:39:58a vu que
00:39:59des jeunes
00:40:00mettaient le feu
00:40:01à l'extérieur
00:40:01de son lycée
00:40:02donc courageusement
00:40:03il est sorti
00:40:05avec un extincteur
00:40:06pour essayer
00:40:06d'arrêter le feu
00:40:07un jeune
00:40:08a voulu lui prendre
00:40:10l'extincteur
00:40:10ça en est suivi
00:40:11une petite altercation
00:40:13ils sont tombés
00:40:13tous les deux au sol
00:40:14et là il y a
00:40:15deux adultes
00:40:16qui arrivent
00:40:16pensant qu'ils allaient
00:40:17séparer
00:40:18pour des adultes
00:40:19bien intentionnés
00:40:20normalement on sépare
00:40:21on sépare le jeune
00:40:21du proviseur
00:40:22ben non
00:40:22les adultes
00:40:23lui ont porté
00:40:24des coups
00:40:24au niveau du visage
00:40:25vous l'avez dit
00:40:26il a eu neuf jours
00:40:27d'ITT donnés
00:40:28par un médecin
00:40:28il va passer
00:40:29à l'unité
00:40:30médico-judiciaire
00:40:31qui va définir
00:40:33l'ITT qui va être
00:40:34retenue devant la justice
00:40:35mais vous l'avez bien dit
00:40:36Julien
00:40:36on est à 85
00:40:37je crois
00:40:39personnels
00:40:40de l'éducation nationale
00:40:41qui ont été
00:40:42agressés
00:40:42on est à plus de sang
00:40:43aujourd'hui Rudy
00:40:43on est à plus de sang
00:40:45tous les jours
00:40:46ça augmente
00:40:47vous savez quoi
00:40:48on n'a jamais vu ça
00:40:49je crois
00:40:49et puis ça veut dire
00:40:51ça veut dire
00:40:51ce que ça veut dire
00:40:52ça veut dire
00:40:52qu'on est capable
00:40:53aujourd'hui
00:40:53de frapper son proviseur
00:40:55adjoint
00:40:55parce qu'il est venu
00:40:56simplement éteindre un feu
00:40:58ça veut dire
00:40:58qu'on a plus de 800
00:40:59ou 850 policiers
00:41:00ça augmente tellement vite
00:41:01aussi ça
00:41:02parce que simplement
00:41:03ils sont là
00:41:04pour rétablir
00:41:04leur ordre publique
00:41:05franchement je me dis
00:41:06que la situation
00:41:07qu'on vit aujourd'hui
00:41:08moi 31 ans de police
00:41:09je n'avais rarement vécu
00:41:10une telle violence
00:41:11de la part de mecs
00:41:11qui sont complètement dégénérés
00:41:13je ne parle pas des lycéens
00:41:14dans leur majorité
00:41:15je parle des mecs
00:41:16qui viennent
00:41:17pour foutre le bordel
00:41:18pour casser ce mouvement
00:41:19et du coup
00:41:20il n'y a aucune revendication
00:41:21qui est entendue
00:41:21par contre
00:41:22on voit des policiers
00:41:23qui sont employés
00:41:24tous les jours
00:41:24pendant de longues heures
00:41:26et qui doivent subir
00:41:27je ne vous dis pas
00:41:28ce qu'on subit
00:41:28toute la journée
00:41:29entre les insultes
00:41:30les mortiers d'artifices
00:41:31et puis derrière
00:41:32on a un président
00:41:33qui nous dit
00:41:33ayez un peu plus d'empathie
00:41:35bon mais moi l'empathie
00:41:36vous savez quoi
00:41:37on en a beaucoup
00:41:37chez nous en Marseille
00:41:38je vous le dis
00:41:38j'en ai beaucoup de l'empathie
00:41:39mais quand on me tire
00:41:40en mortier d'artifice
00:41:41à la franche
00:41:42je vous garantis
00:41:43que l'empathie
00:41:43j'en ai un petit peu moins
00:41:45donc on essaye d'en avoir
00:41:46mais on ne peut pas
00:41:47en avoir tout le temps
00:41:48c'est terrible
00:41:49de vous entendre
00:41:50ce discours
00:41:51qui infuse apparemment
00:41:52et que beaucoup
00:41:53de syndicalistes policiers
00:41:55relaient
00:41:56ce ras-le-bol
00:41:57des policiers
00:41:58qui pour certains
00:41:59seraient prêts
00:41:59à poser symboliquement
00:42:01le bouclier au sol
00:42:02si le drame
00:42:03le drame de trop
00:42:05venait à arriver
00:42:06à savoir un policier
00:42:07durablement touché
00:42:08voire mortellement touché
00:42:09parce que
00:42:09le drame
00:42:10on le frôle
00:42:11quasiment tous les jours
00:42:12Rudy
00:42:14complètement
00:42:14et puis vous savez quoi
00:42:16toute la journée
00:42:16on entend
00:42:17les violences policières
00:42:18des uns
00:42:19certains politiques
00:42:20qui jouent là-dessus
00:42:21c'est pas les violences
00:42:22policières
00:42:22qui ont provoqué
00:42:23sans professeurs
00:42:25et proviseurs
00:42:26qui ont été blessés
00:42:26c'est pas les violences
00:42:28policières
00:42:28on se les fait pas nous-mêmes
00:42:29puisqu'on a
00:42:30850 policiers blessés
00:42:32c'est pas nous
00:42:33qui brûlons
00:42:33les camions de pompiers
00:42:34c'est pas nous
00:42:34qui brûlons les écoles
00:42:35et saccageons les écoles
00:42:36donc si vous voulez
00:42:37quand vous entendez
00:42:38des violences policières
00:42:39toute la journée
00:42:39très honnêtement
00:42:40en étant le plus poli possible
00:42:42ça commence à vous gonfler
00:42:43à la fin
00:42:43d'autant plus
00:42:44que quand vous faites
00:42:4510 heures de vacations
00:42:46et que vous en prenez
00:42:47plein la tronche
00:42:48pendant 10 heures
00:42:49effectivement
00:42:49il commence à avoir
00:42:50un ras-le-bol
00:42:51et un sentiment
00:42:52d'énervement
00:42:53de la part
00:42:53de tous les flics de France
00:42:54et tous les gendarmes aussi
00:42:56puisqu'il y en a
00:42:56qui font des services d'ordre
00:42:57également
00:42:58parce qu'il n'y a pas
00:42:58que les grandes villes
00:42:59qui sont touchées
00:43:00et franchement
00:43:01ça commence à devenir pénible
00:43:02alors moi j'espère
00:43:02que le drame absolu
00:43:03ne va pas arriver
00:43:04de toute façon
00:43:05l'état est totalement
00:43:06tétanisé par ça
00:43:07il ne faut pas se voiler
00:43:07la face
00:43:08qu'il y a un drame
00:43:09qui arrive d'un côté
00:43:10ou de l'autre
00:43:10moi j'espère vraiment
00:43:11que ça ne va pas arriver
00:43:11j'espère qu'on va retrouver
00:43:13un petit peu de calme
00:43:13et j'espère qu'il va y avoir
00:43:15un dialogue
00:43:15qui va véritablement démarrer
00:43:17pour trouver des solutions
00:43:18Rudy un dernier mot rapide
00:43:19parce qu'on doit
00:43:20marquer une pause
00:43:21mais je ne vous ai pas
00:43:22posé la question
00:43:22sur ce proviseur roué de coups
00:43:24ce proviseur adjoint
00:43:25est-ce qu'il y a
00:43:25des interpellations
00:43:26des identifications
00:43:27parmi les éventuels coupables
00:43:30alors pour l'instant
00:43:33on ne va pas tarder
00:43:34on ne va pas tarder
00:43:35à les choper
00:43:36mais bon pour l'instant
00:43:36on n'a pas d'interpellation
00:43:38en même temps
00:43:38il y a tellement d'affaires
00:43:39à prêter
00:43:39vous avez parlé
00:43:40du professeur Laciota
00:43:41les trois gars
00:43:41ont été interpellés
00:43:42celui qui avait été
00:43:43espergé d'essence
00:43:43mais faites une confiance
00:43:44on va les interpeller
00:43:46très vite
00:43:46on vous fait confiance
00:43:47comme on dit
00:43:48merci beaucoup
00:43:49cher Rudy
00:43:50on marque une courte pause
00:43:52et on se retrouve
00:43:53pour une nouvelle heure
00:43:54ensemble
00:43:54à tout de suite
00:43:55pour 100% Actu la suite
00:44:01il est 16h pile
00:44:02bienvenue
00:44:03si vous nous rejoignez
00:44:03au coeur de l'après-midi
00:44:04100% Actu qui se poursuit
00:44:06on continue de décrypter
00:44:06l'actualité
00:44:07qui tourne bien sûr
00:44:08autour de la manipulation
00:44:09de la manipulation
00:44:10vous voyez
00:44:10l'absurde révélateur
00:44:12la mobilisation
00:44:13d'une partie de la jeunesse
00:44:15et les violences
00:44:15observées en France
00:44:16depuis une dizaine de jours
00:44:17mais d'abord
00:44:1716h pile
00:44:18Valérie Acknin
00:44:18rebonjour
00:44:19l'essentiel de l'Actu
00:44:19avec vous
00:44:20rebonjour Julien
00:44:21et bonjour à tous
00:44:22la mobilisation lycéenne
00:44:23se poursuit
00:44:24partout en France
00:44:25à Paris
00:44:25les forces de l'ordre
00:44:26sont intervenues
00:44:27pour débloquer
00:44:28la faculté d'Assas
00:44:29selon la préfecture
00:44:30la présence
00:44:31de nombreuses poubelles
00:44:32présentaient un risque
00:44:33d'incendie
00:44:34des risques d'affrontements
00:44:35entre groupes antagonistes
00:44:37ont aussi alerté
00:44:38les autorités
00:44:38les CRS ont dû
00:44:40rapidement intervenir
00:44:41en Belgique
00:44:42la colère lycéenne
00:44:43à Liège
00:44:43a donné lieu
00:44:44à 200 arrestations
00:44:45depuis le 1er octobre
00:44:47hier les affrontements
00:44:48violents
00:44:48entre jeunes
00:44:49et forces de l'ordre
00:44:50étaient tels
00:44:50que la ville
00:44:51a décidé d'interdire
00:44:52jusqu'à nouvel ordre
00:44:53les rassemblements
00:44:54de plus de 3 personnes
00:44:55sauf cas exceptionnels
00:44:57dans le reste
00:44:58de l'actualité
00:44:58les soldats américains
00:45:00du porte-avions
00:45:00Abraham Lincoln
00:45:01sont enfin
00:45:02rentrés à San Diego
00:45:03ils ont pu retrouver
00:45:04leurs proches
00:45:05après avoir participé
00:45:07à la guerre
00:45:07entre les Etats-Unis
00:45:08et l'Iran
00:45:09le bâtiment a passé
00:45:10265 jours en mer
00:45:12un chiffre record
00:45:13dans des conditions
00:45:14éprouvantes
00:45:15des membres d'équipage
00:45:16ont tenté
00:45:17de se suicider
00:45:18au Chili
00:45:19une inhabituelle
00:45:20coulée debout
00:45:21provoquée
00:45:22par de fortes pluies
00:45:23a déferlé
00:45:24dans les rues
00:45:24d'un quartier
00:45:25à Santiago
00:45:26elle a fait 6 blessés
00:45:27dont un bébé
00:45:28de 1 an
00:45:29face à l'ampleur
00:45:30de cette catastrophe
00:45:30le gouvernement
00:45:31a décrété
00:45:32l'alerte rouge
00:45:32dans 10 communes
00:45:33de la région
00:45:34enfin regardez
00:45:35ces images
00:45:36impressionnantes
00:45:36d'une tornade
00:45:38qui s'est abattue
00:45:39sur plusieurs localités
00:45:40situées dans l'ouest
00:45:41de la Sicile
00:45:42le phénomène
00:45:43a causé des dégâts
00:45:44après la formation
00:45:45d'une rare double
00:45:46trombe marine
00:45:47au large
00:45:48près du port
00:45:49de Marsala
00:45:49selon la presse italienne
00:45:51deux personnes
00:45:52qui se trouvaient
00:45:52à bord d'une voiture
00:45:54frappée par la tornade
00:45:55ont été hospitalisés
00:45:57merci beaucoup
00:45:58cher Valéry
00:45:59toujours avec
00:45:59Johan Uzaï
00:46:00avec Michael Dequin
00:46:01délégué national
00:46:02police unité
00:46:03Yvan Youfol
00:46:04et Raphaël Stainville
00:46:05nous accompagnent
00:46:06toujours également
00:46:07on va aller
00:46:07dans quelques minutes
00:46:08au tribunal judiciaire
00:46:09de Paris
00:46:10parce que c'est intéressant
00:46:11évidemment
00:46:11de connaître
00:46:12la réponse judiciaire
00:46:13à ses milliers
00:46:14d'interpellations
00:46:186877 gardes à vue
00:46:19précisément
00:46:20selon les derniers chiffres
00:46:21communiqués par le ministère
00:46:22de l'Intérieur
00:46:2286%
00:46:25des gardes et à vue
00:46:26sont des mineurs
00:46:27et on ira voir
00:46:28un petit peu
00:46:29les premiers jugements
00:46:30et voir la teneur
00:46:31des peines
00:46:31qui sont prononcées
00:46:32mais d'abord
00:46:33je voudrais qu'on termine
00:46:34notre tour de France
00:46:35des violences
00:46:35observées encore hier
00:46:37on était à Lormont
00:46:38avec ce lycée
00:46:39totalement saccagé
00:46:40à Marseille
00:46:41il y a un instant
00:46:41si vous étiez avec nous
00:46:42où on a pu comprendre
00:46:44qu'un proviseur
00:46:44avait été roué de coups
00:46:46il a fini avec 9 jours
00:46:47d'interruption
00:46:47de temps de travail
00:46:48parce qu'il tentait
00:46:49d'éteindre l'incendie
00:46:50d'un feu de poubelle
00:46:51voilà où nous en sommes
00:46:52et puis ces mortiers
00:46:52d'artifices
00:46:53qui ont été tirés
00:46:53également dans le lycée
00:46:54Édouard Hériot de Lyon
00:46:564 personnes ont été blessées
00:46:57les élèves ont dû être confinées
00:46:59les images sont particulièrement
00:47:00impressionnantes
00:47:01le récit est signé
00:47:02Sarah Fenzari
00:47:05Mortier d'artifices
00:47:05à la main
00:47:06un jeune homme
00:47:07a délibérément
00:47:08visé le hall d'entrée
00:47:09de ce lycée
00:47:10où des explosions ont retenti
00:47:13ça a fait un gros
00:47:14gros boom
00:47:15à l'intérieur du sas
00:47:16et après
00:47:17du coup le proviseur
00:47:19il a fermé
00:47:20sauf que ça a cassé
00:47:22un peu la vitre
00:47:22à tout à l'intérieur
00:47:23ces images
00:47:24largement relayées
00:47:26sur les réseaux sociaux
00:47:27ont été filmées
00:47:28au lycée Édouard Hériot
00:47:29dans le 6ème arrondissement
00:47:31de Lyon
00:47:31où deux membres
00:47:33de la direction
00:47:34un agent du lycée
00:47:35et un parent d'élèves
00:47:36ont été légèrement blessés
00:47:38comme ça fait trembler
00:47:39tout le lycée
00:47:39nous ont confinés
00:47:40dans les classes
00:47:40ça fait peur
00:47:41on est tous partis
00:47:42en courant
00:47:42et direct
00:47:42ils ont mis
00:47:43l'alerte confinement
00:47:44donc ça aurait pu
00:47:45causer plus de dommages
00:47:46que simplement
00:47:47ceux qui sont
00:47:48au-dessus
00:47:48les projectiles
00:47:49nous avons montré
00:47:50cette vidéo
00:47:51à un riverain
00:47:52il est sous le choc
00:47:55un peu dommage
00:47:57ils ont peut-être
00:47:58des revendications
00:47:59justifiées
00:48:00mais il y a peut-être
00:48:01une façon
00:48:02de le dire
00:48:05sans tout casser
00:48:06dans les rues
00:48:07de Lyon
00:48:08hier
00:48:08l'attention
00:48:09est aussi
00:48:09montée d'un cran
00:48:10une partie du cortège
00:48:12a quitté
00:48:12l'itinéraire prévu
00:48:14des manifestants
00:48:15se sont barricadés
00:48:16avant une charge
00:48:18des forces de l'ordre
00:48:20après les événements
00:48:21survenus hier
00:48:22au lycée
00:48:23Edouard Hériot
00:48:23les cours
00:48:24sont assurés
00:48:25aujourd'hui
00:48:26en distanciel
00:48:28Mickaël
00:48:28un mot
00:48:29avant d'aller
00:48:29au tribunal
00:48:30judiciaire de Paris
00:48:31avec Tanguy Hamon
00:48:32et de voir
00:48:32si la justice
00:48:33fait sa part
00:48:34du travail
00:48:35c'est Maurice Berger
00:48:37dans un entretien
00:48:37passionnant
00:48:38au journal du dimanche
00:48:39de Raphaël Steinville
00:48:40qu'on interrogeait
00:48:41notamment ce week-end
00:48:43et qui a eu
00:48:43cette formule
00:48:44que je trouve
00:48:45évidemment
00:48:45encore une fois
00:48:46très bien pensée
00:48:47de la part
00:48:47de cet éminent
00:48:48pédopsychiatria
00:48:49dit-il
00:48:50un plaisir
00:48:51jubilatoire
00:48:52à détruire
00:48:53et à anéantir
00:48:54est-ce que
00:48:55c'est ce que
00:48:55vous ressentez
00:48:56également sur le terrain
00:48:57ce que les collègues
00:48:58ressentent sur le terrain
00:49:00moi je verrais
00:49:01plutôt ça
00:49:02et en discutant
00:49:03avec des collègues
00:49:03on est plutôt
00:49:04dans la théorie
00:49:05de dire
00:49:06qu'avec les réseaux sociaux
00:49:07on a vraiment
00:49:08ce phénomène
00:49:08de concours
00:49:09qui se met en place
00:49:10de partout
00:49:11qui n'ont que de vues
00:49:13là-dessus
00:49:13que de références
00:49:14là-dessus
00:49:14et qu'à partir de là
00:49:16en réalité
00:49:17les conséquences
00:49:18et la gravité
00:49:20de l'acte
00:49:20il est secondaire
00:49:21parce qu'au vu
00:49:22de ce qui va être réalisé
00:49:24le jeune va
00:49:25certainement déclencher
00:49:28du like
00:49:28du buzz
00:49:29et il n'y a que ça
00:49:30qui compte
00:49:31donc les conséquences
00:49:33la gravité
00:49:33on a l'impression
00:49:34que c'est remis
00:49:35en arrière-plan
00:49:36vis-à-vis
00:49:37de ce que ça peut
00:49:39produire
00:49:39donc oui
00:49:40ça interroge
00:49:41et c'est inquiétant
00:49:44et bien sûr
00:49:44le seul moyen
00:49:45de mettre fin
00:49:45à cette spirale
00:49:46c'est de rétablir
00:49:46peut-être
00:49:47un minimum
00:49:48l'idée
00:49:48d'une sanction
00:49:48claire
00:49:49et rapide
00:49:50est-ce le cas
00:49:50de la part
00:49:51des services
00:49:52de la justice
00:49:52Tanguiamon
00:49:53je le disais
00:49:54et merci d'être
00:49:55avec nous en direct
00:49:56depuis le tribunal
00:49:56judiciaire de Paris
00:49:57quelques comparutions
00:49:58immédiates
00:49:58qui ont démarré
00:49:59ces dernières heures
00:50:01avez-vous
00:50:01des premiers jugements
00:50:02des premiers profils
00:50:03des cas
00:50:04à nous présenter
00:50:09et bien pour le moment
00:50:10la réponse
00:50:10elle est inexistante
00:50:12Julien
00:50:12nous avons assisté
00:50:13à deux cas
00:50:14deux individus
00:50:16qui étaient jugés
00:50:16pour des violences
00:50:17contre les forces
00:50:18de l'ordre
00:50:18ça s'est déroulé
00:50:19mardi dernier
00:50:20Antoine et Thimeo
00:50:21deux jeunes gens
00:50:22âgés d'une vingtaine
00:50:24d'années
00:50:24ils ne sont absolument
00:50:25pas lycéens
00:50:26ils n'ont rien à voir
00:50:27avec le blocage
00:50:28des lycées
00:50:28mais le premier
00:50:29a jeté des pierres
00:50:30sur des policiers
00:50:31de la Bravem
00:50:32le deuxième
00:50:32lui a mis un coup
00:50:34de pied
00:50:34dans le dos
00:50:34d'un des policiers
00:50:35alors qu'il était
00:50:36en train
00:50:36d'interpeller
00:50:37un des casseurs
00:50:38ces deux individus
00:50:39devaient être jugés
00:50:41aujourd'hui
00:50:41leurs avocats
00:50:42ont demandé
00:50:43un renvoi
00:50:43de leur procès
00:50:44un renvoi
00:50:45officiellement
00:50:45pour préparer
00:50:46leur défense
00:50:47on sait aussi
00:50:48très bien
00:50:48qu'officieusement
00:50:49cela leur permet
00:50:50d'être jugés
00:50:50beaucoup plus tard
00:50:51dans un contexte
00:50:52bien différent
00:50:54la cour
00:50:55le tribunal
00:50:56a décidé
00:50:57d'accepter
00:50:57ce renvoi
00:50:58mais là
00:50:59où cela pose question
00:51:00c'est qu'aucune mesure
00:51:02contre-inniote
00:51:03n'a été prise
00:51:04à leur encontre
00:51:05le parquet
00:51:05avait recuit
00:51:06un contrôle judiciaire
00:51:08pour éviter
00:51:09notamment
00:51:09qu'ils reviennent
00:51:10manifester à Paris
00:51:11la cour
00:51:12en a décidé
00:51:13autrement
00:51:13aucune mesure
00:51:15contraignante
00:51:15à leur encontre
00:51:16c'est à dire
00:51:17qu'ils ont pu
00:51:17ressortir
00:51:18totalement libres
00:51:19et que si
00:51:20une manifestation
00:51:21est à nouveau
00:51:23organisée
00:51:23dans les prochains jours
00:51:24dans les prochaines semaines
00:51:25ils pourront
00:51:26à nouveau
00:51:26y revenir
00:51:27et réitérer
00:51:28ce
00:51:29pourquoi
00:51:29ils sont
00:51:30poursuivis
00:51:31merci beaucoup
00:51:32Tanguy Hamon
00:51:33c'est pas merci beaucoup
00:51:35à la justice
00:51:35en l'occurrence
00:51:36c'est merci beaucoup
00:51:37à Tanguy Hamon
00:51:37pour les informations
00:51:38en fait
00:51:40on va caricaturer
00:51:41à peine
00:51:42Raphaël
00:51:43un commentaire
00:51:43ces jeunes
00:51:44ces émeutiers
00:51:45ces délinquants
00:51:46ils sont venus
00:51:47récupérer
00:51:48au tribunal
00:51:49un carton d'invitation
00:51:50pour la prochaine émeute
00:51:52voilà ce qui s'est passé
00:51:53aujourd'hui
00:51:53oui et du savoir
00:51:54on peut même pas
00:51:55en vouloir à la justice
00:51:56c'est-à-dire que
00:51:57non mais
00:51:58parce que c'est prévu
00:51:59comme ça
00:51:59c'est-à-dire que soit
00:52:00oui enfin vous avez
00:52:00quand même des réquisitions
00:52:01notamment d'éloignement
00:52:02d'impossibilité
00:52:04de participer
00:52:05ou de mesure de contrainte
00:52:06avant un éventuel
00:52:07prochain jugement
00:52:08sauf à se faire plaisir
00:52:09et à considérer
00:52:10que les choses
00:52:10devaient être autrement
00:52:11et je le considère
00:52:12mais le fait est
00:52:13que la réalité
00:52:13permet à des individus
00:52:15de demander un renvoi
00:52:18et motiver
00:52:18donc il y a
00:52:20cette donnée
00:52:20après il y a
00:52:21une deuxième donnée
00:52:21qui vient s'ajouter
00:52:22à cette difficulté
00:52:24par ailleurs
00:52:24pour la justice
00:52:25de condamner ces individus
00:52:27c'est que
00:52:28le travail d'enquête
00:52:29qui permet d'établir
00:52:31que ces individus
00:52:32ont commis
00:52:34les infractions
00:52:35ou les délits
00:52:35pour lesquels
00:52:36ils sont poursuivis
00:52:37c'est aussi très compliqué
00:52:38très compliqué aussi
00:52:39dans l'ambiance
00:52:41dans laquelle
00:52:41la police travaille
00:52:43lorsque vous avez
00:52:44des centaines
00:52:45d'interpellations
00:52:47qui s'ajoutent
00:52:48à d'autres
00:52:49qui existent déjà
00:52:50mais il y a quand même
00:52:50pardon
00:52:51il y a en effet
00:52:51le droit
00:52:52permet le renvoi
00:52:53mais ce que nous explique
00:52:54Tanguy
00:52:54il y a un instant
00:52:55c'est que
00:52:55la justice
00:52:56pouvait prévoir
00:52:58en attendant ce renvoi
00:52:59des mesures d'éloignement
00:53:00des contrôles judiciaires
00:53:01des empêchements
00:53:02de manifester
00:53:03de paraître
00:53:04vous avez raison Julien
00:53:05tout cela
00:53:05c'est quand même
00:53:06c'est dans l'éventail
00:53:06des possibilités
00:53:07vous avez raison Julien
00:53:08mais la jurisprudence
00:53:09si ces individus
00:53:10ces jeunes
00:53:10n'avaient pas commis
00:53:11d'infractions
00:53:13auparavant
00:53:13probablement
00:53:14que ces circonstances
00:53:15ont permis
00:53:16de laisser
00:53:17donc il y a
00:53:18un contexte
00:53:19qui explique tout ça
00:53:19après ce qu'il faut dire
00:53:20c'est que
00:53:22on entend
00:53:22on voit maintenant
00:53:23le gouvernement
00:53:24s'agiter
00:53:25et vouloir
00:53:26d'abord au Sénat
00:53:28puis plus tard
00:53:29à l'Assemblée
00:53:30remettre sur la table
00:53:31cette loi
00:53:32sur les casseurs
00:53:34qui avait déjà été proposé
00:53:36voilà de nombreux mois
00:53:37notamment par le Rassemblement National
00:53:38qui avait été repoussé
00:53:40par le bloc central
00:53:43et donc on voit
00:53:45à quel point aujourd'hui
00:53:46ils se sont mis
00:53:46dans une position
00:53:47de fragilité
00:53:48là où un individu
00:53:50dès lors
00:53:50qu'il faisait partie
00:53:52d'un regroupement
00:53:53qui se mettait
00:53:55en faute
00:53:56en difficulté
00:53:56commettant les infractions
00:53:58on aurait pu
00:54:00condamner
00:54:01un certain nombre
00:54:01de ces gamins
00:54:02sans même
00:54:03pouvoir établir
00:54:04de manière extrêmement
00:54:05circonstanciée
00:54:05les actes
00:54:06pour lesquels
00:54:07ils sont poursuivis
00:54:08et ils ont préféré
00:54:10repousser à plus tard
00:54:11et maintenant
00:54:11on est face
00:54:12à ces cas désastreux
00:54:14Michael Descartes
00:54:14un mot sur ces premières
00:54:15comparutions
00:54:16est-ce qu'il vient d'être
00:54:17relaté par notre journaliste ?
00:54:20Moi ce qui m'interroge
00:54:21déjà ça donne
00:54:22un petit peu de poids
00:54:23à la pensée
00:54:25qui circule
00:54:26depuis un petit moment
00:54:27en se disant
00:54:27mais est-ce qu'on est face
00:54:28réellement à un conflit
00:54:29de lycéens
00:54:30ou est-ce qu'on a
00:54:32des gens comme ça
00:54:33qui part opportunistes
00:54:35en vue d'échéances électorales
00:54:36ou pour tout un tas
00:54:38d'autres raisons
00:54:38viennent semer le chaos
00:54:40deux jeunes
00:54:41qui ne sont
00:54:41complètement étrangers
00:54:43aux causes lycéennes
00:54:44qui ne sont pas
00:54:44scolarisés dans un lycée
00:54:45Deux cas
00:54:46qui viennent d'être
00:54:48attentionnés
00:54:48et ça donne du crédit
00:54:49à ce que notamment
00:54:50mes collègues de terrain
00:54:51constatent au quotidien
00:54:53et puis derrière
00:54:54force est de constater
00:54:55encore une fois
00:54:56qu'il y a
00:54:56cette comparaison
00:54:57qui circule aussi
00:54:58de la part de plusieurs
00:54:59responsables politiques
00:55:00notamment de gauche
00:55:01qui mettent en avant
00:55:02le fait que
00:55:03dans l'Union Européenne
00:55:04on n'utilise pas
00:55:04certains types d'armes
00:55:07à force intermédiaire
00:55:08sur le maintien de l'ordre
00:55:11là moi je vois
00:55:12qu'en Belgique
00:55:12on prend déjà des mesures
00:55:14pour interdire
00:55:14tout rassemblement
00:55:15de plus de trois personnes
00:55:15je le disais
00:55:16si on compare
00:55:17justement la façon
00:55:19de travailler des policiers
00:55:20sur les pays voisins
00:55:21notamment en Europe
00:55:22autant regarder
00:55:23ce qui s'y passe aussi
00:55:24en termes de réponses judiciaires
00:55:25réponses pénales
00:55:26et là on ne sera pas
00:55:27tout à fait dans les mêmes réponses
00:55:28que ce que
00:55:30on peut voir en France
00:55:31Je voudrais qu'on voit
00:55:33des images en direct
00:55:33que me propose la régie
00:55:35au cœur de Paris
00:55:37des images
00:55:37de l'école du Louvre
00:55:39la très prestigieuse
00:55:42école du Louvre
00:55:42Yvan-Riouffol
00:55:43avec
00:55:44bon c'est pacifique
00:55:45il n'y a pas de violence
00:55:47à observer
00:55:47mais encore une fois
00:55:48une poignée de jeunes
00:55:50là
00:55:50aller
00:55:52aux doigts mouillés
00:55:53il y a 50 personnes
00:55:54maximum
00:55:54qui sont devant
00:55:55l'entrée
00:55:56qui ont barricadé
00:55:57qui ont des drapeaux
00:55:57palestiniens
00:55:58des drapeaux LGBT
00:55:59je ne vois pas
00:56:00le rapport
00:56:01avec la mobilisation
00:56:02lycéenne
00:56:03et puis certainement
00:56:04aussi
00:56:06une majorité
00:56:07d'étudiants
00:56:07de cette prestigieuse
00:56:08école
00:56:09qui sont empêchés
00:56:10d'aller en cours
00:56:10voilà ce qui se passe
00:56:11au moment où on se parle
00:56:12ce sont des images en direct
00:56:13de l'école du Louvre
00:56:15à Paris
00:56:15oui et toujours en effet
00:56:16c'est symbole
00:56:18d'un islamo-gauchisme
00:56:19à travers le drapeau palestinien
00:56:20les keffiers
00:56:21qui sont arborés généralement
00:56:22également par des étudiants
00:56:23et on se demande
00:56:24ce que cela vient faire
00:56:25moi je voudrais revenir
00:56:26effectivement
00:56:26sur l'accusation
00:56:27qui avait été portée
00:56:28par le président de la république
00:56:29aux forces de l'ordre
00:56:30disant qu'elle manquait
00:56:31d'empathie
00:56:32pour avoir été
00:56:34auprès des jeunes
00:56:36hier
00:56:36j'ai pu constater
00:56:37la provocation permanente
00:56:39de ces jeunes là
00:56:40vis-à-vis des forces de l'ordre
00:56:41qui même statiquement
00:56:43ne cessait de les accabler
00:56:45de noms
00:56:46de
00:56:47les bâtards
00:56:48enfin les accabes
00:56:49etc
00:56:49la police tue
00:56:50etc
00:56:50et donc il y a un grand
00:56:51flègme de la police
00:56:52il faut quand même
00:56:53redire ça également
00:56:54dans ce contexte là
00:56:54et puis il y a une perversion
00:56:57dans les vocabulaires
00:56:58qui sont employés aujourd'hui
00:56:58parce que l'on ne dit plus
00:56:59les jeunes maintenant
00:57:00mais le discours officiel
00:57:01nous dit qu'il faut une empathie
00:57:02parce que ce sont des enfants
00:57:04et je voudrais m'arrêter
00:57:05un quart de seconde là-dessus
00:57:06parce que dire de ceux-ci
00:57:07qu'ils sont des enfants
00:57:08d'abord ils ne sont plus
00:57:08vraiment des enfants
00:57:09ils ont 13, 14, 15 ans
00:57:10et beaucoup plus d'ailleurs
00:57:11ils ont au moins 15 ans
00:57:13à chaque fois
00:57:13au lycée on a 15 ans
00:57:15à un moment que ce soit un génie
00:57:16on a 15 ans minimum au lycée
00:57:17et de vouloir cataloguer
00:57:18ainsi tout le monde
00:57:19comme étant des enfants
00:57:20ça leur revient maintenant
00:57:21à cette nouvelle théorie
00:57:22qui est apparue
00:57:22dans la gauche extrême
00:57:23qui est celui de l'enfantisme
00:57:24qui rejoint le féminisme
00:57:26et qui veut faire dire
00:57:27à travers une dialectique
00:57:28de lutte de génération
00:57:29que la parole de l'enfant
00:57:31ou la parole de la femme
00:57:32vaut vérité
00:57:33et que quoi que dise l'enfant
00:57:35aujourd'hui il faut écouter l'enfant
00:57:36il faut que l'autorité
00:57:37s'abaisse sur l'enfant
00:57:39au désarmement de l'état
00:57:40qui est désarmé par définition
00:57:41maintenant
00:57:41parce qu'il n'ose même plus
00:57:42demander à la police
00:57:43de rétablir l'ordre
00:57:45et qui fait en sorte
00:57:46que la faiblesse publique
00:57:47se voit au grand jour
00:57:49au point que la presse internationale
00:57:50s'affole de ce qui est devenu l'état
00:57:51je trouve affolant ces images
00:57:53et ces drapeaux palestiniens
00:57:55et ces revendications
00:57:56qui n'ont absolument rien à voir
00:57:58avec le mouvement
00:58:00bon pas de casse
00:58:01pas de mouvement de violence
00:58:02c'est un moindre mal
00:58:04dirons d'aucun
00:58:06Raphaël vous évoquiez
00:58:07la loi anti-casseur
00:58:08il faudra repasser
00:58:09pour l'avoir discuté
00:58:11oui
00:58:12si je peux me permettre
00:58:13parce que j'aimerais réagir
00:58:14sur ce que disait
00:58:14on peut rester sur les images
00:58:15de l'école du ouvre
00:58:16Michael Quentin
00:58:16qui prenait l'exemple belge
00:58:20où désormais
00:58:21les rassemblements
00:58:22de plus de trois personnes
00:58:22sont interdits
00:58:23on a déjà un arsenal juridique
00:58:25qui permettrait
00:58:26très largement
00:58:27de permettre
00:58:28de rétablir l'ordre
00:58:29mais lorsque vous voyez
00:58:30que dans la rue
00:58:31dans les manifestations
00:58:32vous avez des jeunes
00:58:33qui sont cagoulés
00:58:34et que finalement
00:58:35la consigne
00:58:36justement
00:58:38pour revenir
00:58:39à ce mot
00:58:40qui est devenu
00:58:41qui revient dans le débat
00:58:42comme un mantra
00:58:43qui est celui
00:58:43de la proportionnalité
00:58:44lorsque vous voyez
00:58:44que rien n'est fait
00:58:46pour finalement
00:58:48faire identifier
00:58:49ceux qui sont dans la rue
00:58:51considérant finalement
00:58:52qu'un manifestant cagoulé
00:58:53égale un émeutier cagoulé
00:58:55c'est quand même ça
00:58:56la vérité
00:58:57c'est qu'aujourd'hui
00:58:57ceux qui sont dans la rue
00:58:58qui portent des cagoules
00:58:59qui sont gantés
00:59:00avec des gants
00:59:01parfois coqués
00:59:02ils ne sont pas là
00:59:05pour manifester
00:59:05ils sont bien là
00:59:06pour commettre
00:59:07des violences
00:59:09incendier
00:59:09et s'en prendre
00:59:10force de l'ordre
00:59:10et pourtant
00:59:11rien n'est fait
00:59:12pour les interpeller
00:59:13parce que les consignes
00:59:14telles qu'elles sont données
00:59:15et telles qu'on a désarmé
00:59:17la police
00:59:18pour finalement
00:59:19aller au contact
00:59:20et interdire
00:59:21ce genre de rassemblement
00:59:23a été rendu impossible
00:59:24par un gouvernement
00:59:25qui est profondément lâche
00:59:26le gouvernement
00:59:27qui n'incrimine pas la police
00:59:28non non
00:59:28on parle du gouvernement
00:59:29qui veut faire l'illusion
00:59:30d'une certaine façon
00:59:31on parlera de ces 3000 professeurs
00:59:32qui sortent du chapeau
00:59:34je voudrais revenir d'abord
00:59:35sur ce projet de loi
00:59:35qui sera donc examiné
00:59:37un peu en avance
00:59:38à partir du 27 octobre
00:59:39au Sénat
00:59:40objectif
00:59:40mettre à contribution
00:59:41les casseurs
00:59:42leurs familles
00:59:43pour réparer les dégâts
00:59:44il y a notamment
00:59:44au blocus des lycées
00:59:46compte tenu du contexte
00:59:47le calendrier Johan
00:59:47a donc été accéléré
00:59:49en clair
00:59:49ce projet casseur payeur
00:59:51ce projet de loi
00:59:52casseur payeur
00:59:52porté par le gouvernement
00:59:53le vise à frapper
00:59:54avec discernement
00:59:56les casseurs
00:59:56et leurs familles
00:59:57au portefeuille
00:59:58les français sont d'accord
01:00:01avec ce projet de loi
01:00:02dans leur très grande majorité
01:00:03je ne sais pas si on a
01:00:04l'infographie
01:00:04merci beaucoup
01:00:05êtes-vous pour ou contre
01:00:07le projet de loi
01:00:07casseur payeur
01:00:0885% des français
01:00:10répondent oui
01:00:11on va voir le détail
01:00:12je pense que
01:00:12à l'exception des adhérents
01:00:14aux militants
01:00:15ou proches
01:00:16de la France insoumise
01:00:19qui est à 49%
01:00:20alors ça il y a le détail
01:00:21de la gauche
01:00:21mais je crois que
01:00:22quand on voit le détail
01:00:23des parties de gauche
01:00:25on est à 49% de favorables
01:00:27du côté de la France insoumise
01:00:29il y a quand même
01:00:30une unanimité
01:00:32je vais y arriver
01:00:33décidément
01:00:33des français
01:00:34sur ce projet de loi
01:00:36c'est un projet de loi
01:00:37qui est un projet de loi
01:00:38d'affichage
01:00:39parce que si vous entrez
01:00:40dans le détail
01:00:41le conseil constitutionnel
01:00:43par exemple
01:00:44interdit de prélever
01:00:45un certain montant
01:00:47au-delà du montant
01:00:48qui est versé
01:00:48pour les prestations sociales
01:00:50etc.
01:00:51donc mis bout à bout
01:00:52en fait on se rend compte
01:00:53qu'il n'est pas réellement applicable
01:00:55ou en tout cas très peu
01:00:56alors c'est du vent
01:00:57ça envoie un message
01:00:58naturellement
01:00:59on peut se contenter
01:01:00de pas grand chose
01:01:01on peut toujours se dire
01:01:01que c'est mieux que rien
01:01:02mais la réalité
01:01:03c'est que sans modifier
01:01:05la constitution
01:01:05ce que peut faire
01:01:06un président éventuellement
01:01:07en début de mandat
01:01:09sans toucher à la constitution
01:01:10il est très très difficile
01:01:11de renverser la table
01:01:13parce qu'on n'a pas besoin
01:01:14de mesurette en ce moment
01:01:15vous comprenez bien
01:01:16que face aux images
01:01:16que nous découvrons tous les jours
01:01:18il faut renverser la table
01:01:20c'est une expression
01:01:21qui est beaucoup utilisée
01:01:22par les responsables politiques
01:01:23en campagne en ce moment
01:01:24mais si vous voulez réellement
01:01:26renverser la table
01:01:26c'est pas un projet de loi
01:01:29ordinaire
01:01:29qui permettra de le faire
01:01:30voilà
01:01:30il faut modifier la constitution
01:01:32pour aller bien plus
01:01:33en profondeur
01:01:34faire adopter
01:01:35pouvoir faire adopter
01:01:37des mesures
01:01:37choc
01:01:38par exemple
01:01:39et bien écoutez
01:01:41les mesures choc
01:01:41ça veut dire
01:01:42réellement payer
01:01:43le prix des dégâts
01:01:45voilà
01:01:45et pour réellement payer
01:01:46le prix des dégâts
01:01:47il faut pouvoir aller chercher
01:01:48des sommes d'argent
01:01:49importantes
01:01:50voilà
01:01:51même si vous êtes bénéficiaire
01:01:52de minima sociaux
01:01:53et bien il faut qu'on puisse
01:01:54vous taper assez fortement
01:01:56me semble-t-il
01:01:57oui mais après
01:01:57il y a des familles insolvables
01:01:58c'est un point de vue
01:02:00voilà
01:02:00et aujourd'hui
01:02:01la constitution
01:02:01ne permet pas de le faire
01:02:03donc je dis que
01:02:04c'est mieux que rien
01:02:05naturellement
01:02:05ça envoie un message
01:02:06mais nous parlons là
01:02:07d'une mesurette
01:02:09on ne parle pas
01:02:10de renverser la table
01:02:11c'est vrai qu'on se passerait bien
01:02:12de ces dépenses en ce moment
01:02:13Yvan Rufol
01:02:13cela va de soi
01:02:15je notais
01:02:15c'était ce week-end
01:02:16que j'avais noté ce chiffre
01:02:18remplacer ne serait-ce qu'un feu tricolore
01:02:20qui a encore été arraché
01:02:21ou dégradé
01:02:22c'est 11 000 euros
01:02:23et évidemment que là
01:02:24les chiffres selon les régions
01:02:25s'estiment à désormais
01:02:27plusieurs dizaines de millions d'euros
01:02:28Oui mais ce projet
01:02:30de faire payer
01:02:31les casseurs payeurs
01:02:32fait ressortir le fait
01:02:35que depuis maintenant
01:02:36plus de 40 ans
01:02:37nous avons perdu un temps fou
01:02:38parce que je me souviens du temps
01:02:39où avec la loi anti-casseurs
01:02:40qui avait été retoquée en 1981
01:02:42avec l'élection de la gauche
01:02:44cette loi permettait naturellement
01:02:46une sanction collective
01:02:48qui a priori
01:02:50n'est pas possible
01:02:51dans le code pénal
01:02:52parce qu'il y a une individualisation
01:02:54des peines
01:02:54mais en l'occurrence
01:02:55cela avait été accepté
01:02:57par le Parlement
01:02:57et ça avait été retoqué par la gauche
01:02:58pour des raisons d'humanisme
01:03:00pour des raisons d'empathie
01:03:01pour des raisons
01:03:02qu'il ne fallait pas stigmatiser
01:03:03je ne sais quoi
01:03:04je ne sais qui
01:03:05en tout cas
01:03:05les délinquants
01:03:08et donc on se rend compte
01:03:09aujourd'hui
01:03:09à quel point
01:03:10nous avons été tétanisés
01:03:11par toute une idéologie
01:03:13qui s'effondre aujourd'hui
01:03:13c'est pour ça que j'applaudis
01:03:14malgré tout
01:03:14même si je comprends
01:03:16ce que le raisonnement
01:03:17de Johan Ouzay
01:03:19de dire que
01:03:20c'est peut-être
01:03:20une opération de communication
01:03:22mais en même temps
01:03:22je me rends compte
01:03:23que les yeux s'ouvrent enfin
01:03:25et moi je trouve
01:03:25qu'il serait temps
01:03:27moi qui étais de ceux
01:03:28qui depuis 30 ans ou 40 ans
01:03:30essayons d'alerter
01:03:31sur la cécité
01:03:32face à des réalités
01:03:33il est temps aujourd'hui
01:03:33de revenir à du pragmatisme
01:03:35et de laisser tomber
01:03:36toutes les idées toutes faites
01:03:37et surtout des idées fausses
01:03:38je vais vous dire
01:03:39rapidement Johan
01:03:40et Mickaël Dequin
01:03:40parce qu'on arrive à la fin
01:03:41de cette partie
01:03:41une mesure choc par exemple
01:03:43qui permettrait peut-être
01:03:44de faire réfléchir
01:03:46ces émeutiers
01:03:47et ces casseurs
01:03:48si vous êtes reconnu
01:03:50coupable
01:03:50de dégradation
01:03:51de casse
01:03:52de violence
01:03:53contre les forces du mal
01:03:54et bien pendant
01:03:55contre les forces de l'ordre
01:03:56pardon
01:03:58il est encore dans son Star Wars
01:03:59d'un soir
01:03:59je pensais aux éléments
01:04:01d'extrême gauche
01:04:02je faisais référence
01:04:04à cela
01:04:04mais en l'occurrence
01:04:06si vous êtes reconnu coupable
01:04:07de violence
01:04:08contre les forces de l'ordre
01:04:09de dégradation
01:04:10de casse etc
01:04:10et bien pendant X années
01:04:11vous n'avez plus le droit
01:04:13aux aides de l'Etat
01:04:14l'Etat ne vous verse
01:04:15absolument plus
01:04:16aucune aide
01:04:17c'est du bon sens
01:04:17ça me semble assez logique
01:04:19voyez-vous
01:04:19alors très vite
01:04:21parce que là on déborde
01:04:21beaucoup
01:04:22je vais vous découper
01:04:22il faut que ça arrive
01:04:23elle est infinitésimale
01:04:26parce qu'il faut pouvoir
01:04:27établir de manière
01:04:28extrêmement précise
01:04:29que c'était l'invidu
01:04:30et c'est pour ça
01:04:31la loi anti-casseur
01:04:34exactement
01:04:34parce que là
01:04:35de manière indifférenciée
01:04:37exactement
01:04:37dès lors que vous appartenez
01:04:39à un groupement
01:04:40qui a commis des exactions
01:04:42vous êtes interpellable
01:04:43et sanctionnable
01:04:44mais il arrive
01:04:45que la police
01:04:45identifie des personnes
01:04:46oui
01:04:47mais c'est vrai que
01:04:48la loi anti-casseur
01:04:49permettrait de ratisser
01:04:50plus largement
01:04:51si je puis me permettre
01:04:52très vite pardon
01:04:52au regard du policier
01:04:53que je suis là-dessus
01:04:54je me dis
01:04:552019 c'est la loi
01:04:56justement qu'on évoquait
01:04:57tout à l'heure
01:04:57sur la dissimulation
01:04:58du visage
01:04:59par rapport
01:05:01au poste gilet jaune
01:05:02donc l'Etat
01:05:03qui réagit
01:05:04qui sort une loi
01:05:05par rapport à un fait précis
01:05:07rebelote
01:05:08on est face à
01:05:09une mobilisation lycéenne
01:05:10ultra violente
01:05:11on commence à ressortir
01:05:12une loi
01:05:13le problème c'est
01:05:13qu'il n'y a pas pire
01:05:14pour un policier
01:05:15que d'avoir un arsenal
01:05:16de lois
01:05:16qu'il ne fait jamais
01:05:17appliquer en réalité
01:05:18ça développe une frustration
01:05:20énorme
01:05:20donc arrêtons
01:05:21de prendre des lois
01:05:22tous les 5 matins
01:05:23faisons respecter
01:05:24déjà l'arsenal
01:05:24qui est prévu
01:05:25alors
01:05:25il me reste juste
01:05:27quelques minutes
01:05:27je vais vous donner
01:05:27un tout petit peu
01:05:28d'espoir
01:05:28avant la fin
01:05:29de cette première partie
01:05:30je dis ça
01:05:31à Axel Thomas
01:05:31je voudrais qu'on
01:05:32en régie
01:05:43je voudrais qu'on
01:05:46même qu'ils sont responsables
01:05:47et qu'ils tiennent
01:05:48à leurs gamins
01:05:48parce que si c'est moi
01:05:50je vais lui faire
01:05:51je vais lui faire très mal
01:05:52regardez
01:05:54je vais quand même
01:05:54prendre le temps
01:05:55de répondre
01:05:55à tous les commentaires
01:05:56haineux que j'ai reçu
01:05:57sous ma première vidéo
01:05:58concernant le fameux
01:05:59distingo qu'il faut faire
01:06:00entre les casseurs
01:06:00et les lycéens
01:06:01pas du tout en fait
01:06:02il y a zéro
01:06:03zéro distingo à faire
01:06:04à Nantes
01:06:04les 22 jeunes
01:06:05qui ont été déférés
01:06:06c'était bel et bien
01:06:07des jeunes lycéens
01:06:08qui étaient affiliés
01:06:08à un établissement scolaire
01:06:09à Montauban
01:06:10les 3 jeunes
01:06:10pareil
01:06:11Tarn-et-Garonne
01:06:12pareil
01:06:12Marseille
01:06:13le jeune
01:06:13qui a utilisé un aérosol
01:06:15qui a mis un briquet devant
01:06:16pour en faire un lance-flamme
01:06:17et qui a brûlé le visage
01:06:18d'une femme de 40 ans
01:06:19parce qu'elle voulait juste
01:06:20protéger un abri de bus
01:06:21c'était également un lycéen
01:06:22et là
01:06:23à Saint-Cyr-l'école
01:06:24la jeune de 14 ans
01:06:25qui a balancé un mortier
01:06:26à ras-le-sol
01:06:27qui a ensuite été allé
01:06:28s'éclater contre une poussette
01:06:29dans laquelle il y avait
01:06:29un bébé de 1 an
01:06:30c'était pas une casseur professionnelle
01:06:32c'était une lycéenne également
01:06:33donc arrêtez avec votre distingo là
01:06:34parce qu'il n'y a pas
01:06:35de distingo à faire
01:06:36concernant le numéro de RIO
01:06:37parce que ça aussi
01:06:38on est venu me le dire
01:06:39dans les commentaires
01:06:39le numéro de RIO des CRS
01:06:41apparemment on ne le voit pas
01:06:42donc on ne peut pas savoir
01:06:43qui on a en face de soi
01:06:44ouais ok c'est vrai
01:06:45je valide
01:06:45sauf qu'en face d'eux
01:06:46ils ont des jeunes lycéens
01:06:47qui sont cagoulés
01:06:47qui sont vêtus de noir
01:06:48qui ont des casquettes
01:06:49des masques
01:06:50des capuches
01:06:50et qu'on ne peut pas
01:06:51non plus identifier
01:06:52donc vous savez quoi
01:06:53oeil pour oeil
01:06:53dent pour dent
01:06:54vous voulez gueuler
01:06:55comme des adultes
01:06:55dans la rue
01:06:56et tout péter comme des adultes
01:06:57assumez les conséquences
01:06:58on vous envoie les CRS
01:06:59et vous savez quoi
01:06:59estimez-vous franchement
01:07:00heureux d'être en France
01:07:01dans un pays aussi laxiste
01:07:03parce qu'il y a des pays
01:07:03où on vous aurait envoyé l'armée
01:07:04allez faire la même chose
01:07:05là-bas en Russie
01:07:06allez faire la même chose
01:07:07en Corée
01:07:07allez faire la même chose au State
01:07:08allez voir comment ça se passe
01:07:09dans les autres pays
01:07:09avant de venir gueuler
01:07:10parce que vous faites 8h-18h en classe
01:07:12et alors je tiens aussi
01:07:12à répondre aux gros abrutis
01:07:14qui m'a mis un commentaire
01:07:14sous ma vidéo
01:07:15comme quoi je suis sûrement
01:07:16une femme à flic
01:07:17pour défendre comme ça l'uniforme
01:07:18et bien non trou du cul
01:07:19je ne suis pas une femme à flic
01:07:20mon mec il est loueur de vélo
01:07:21s'il te plaît
01:07:22si je défends l'uniforme
01:07:23c'est parce qu'en fait
01:07:23on a besoin de cadre
01:07:24on a besoin de loi
01:07:25c'est comme dans une famille
01:07:26les parents c'est le cadre
01:07:28c'est la loi
01:07:28c'est l'uniforme
01:07:29c'est exactement pareil
01:07:30et c'est comme ça
01:07:30que le respect se gagne
01:07:31et que l'instruction se fait
01:07:32voilà tout simplement
01:07:33donc la liberté de chacun
01:07:35s'arrête où commence
01:07:35celle d'autrui
01:07:36moi cette phrase
01:07:37je ne l'ai pas inventée
01:07:37c'est à l'école que je l'ai apprisée
01:07:39ah il y a un dernier point aussi
01:07:40que je voudrais éclaircir avec vous
01:07:41je me lève tous les jours
01:07:42à 6h30 pour ma part
01:07:43d'accord
01:07:43donc d'abord j'emmène les enfants
01:07:44à l'école
01:07:45ensuite je vais au boulot
01:07:46toute la journée
01:07:46le soir quand je reviens
01:07:47je récupère les minots
01:07:48au périscolaire
01:07:48parce que je ne finis pas
01:07:49suffisamment à attendre
01:07:50pour les récupérer à l'école normale
01:07:51ensuite je vais faire les courses
01:07:52ensuite je les ramène à la maison
01:07:53je fais le repas
01:07:53je fais les devoirs
01:07:54je prends l'heure douche
01:07:54je les couche
01:07:55et après
01:07:56après j'ai un moment pour moi
01:08:06j'ai un égo de tous ces jeunes lycéens
01:08:08et non pas casseurs
01:08:09parce que moi je ne paierai pas pour eux
01:08:10c'est hors de question
01:08:11je ne vois pas pourquoi
01:08:12est-ce que moi j'irai me casser le cul
01:08:13tous les matins
01:08:14à payer ce que d'autres ont commis
01:08:15c'est juste pas normal
01:08:16là ça s'arrête
01:08:17là justement
01:08:18c'est là où la liberté de chacun s'arrête
01:08:20je ne sais pas d'accord
01:08:20tu casses
01:08:21tu payes
01:08:22bon il paraît qu'on se sent mieux
01:08:24une fois que ça a été dit
01:08:24donc j'espère que cette femme
01:08:26se sent mieux
01:08:27après avoir fait cette vidéo
01:08:28mais c'est vrai qu'elle dit
01:08:29voilà avec ses mots
01:08:30avec son franc-parler
01:08:31et son énergie
01:08:32ce que beaucoup de français
01:08:34pensent et déplore ces derniers jours
01:08:36très courte pause
01:08:36on est un peu en retard
01:08:37pardon
01:08:37on revient tout de suite
01:08:44il est un petit peu plus de 16h30
01:08:45la dernière partie de 100%
01:08:46actuelle avec Yohanusa
01:08:47est toujours présent
01:08:48Mickaël Déquin
01:08:49délégué national police unité
01:08:50Raphaël Steinville
01:08:51et Yvan Riouffol
01:08:53on a beaucoup beaucoup analysé
01:08:54décrypté ces images de violences
01:08:56ces blocages qui se poursuivent
01:08:57même si le mouvement
01:08:59est un petit peu essoufflé
01:09:00ces dernières heures
01:09:02ce qui ne veut pas dire
01:09:02qu'il ne reprendra pas de plus belle
01:09:04malheureusement
01:09:05pour ceux qui déplorent
01:09:06la casse et les violences
01:09:08je voudrais qu'on revienne
01:09:08sur la réponse politique
01:09:10la réponse du gouvernement
01:09:11parce qu'Edouard Geffray
01:09:12le ministre de l'éducation nationale
01:09:13nous a sorti
01:09:13non pas un lapin du chapeau hier
01:09:16mais 3000 professeurs
01:09:17remplaçants
01:09:18qui seront donc
01:09:19déployés très vite
01:09:20ces prochains jours
01:09:21dans les lycées
01:09:22où la situation est la plus critique
01:09:23d'abord les explications
01:09:24dans ce sujet de Nicolas Roger
01:09:27Edouard Geffray
01:09:28veut réagir vite et fort
01:09:30face au déficit d'enseignants
01:09:32le plan d'urgence
01:09:33a été présenté hier soir
01:09:35par le ministre
01:09:36de l'éducation nationale
01:09:373000 professeurs
01:09:38remplaçants
01:09:39qui actuellement
01:09:39ne sont pas devant élèves
01:09:40ils voudraient l'être
01:09:41mais ils ne sont pas affectés
01:09:42devant élèves
01:09:423000 professeurs
01:09:43parce que jusqu'à présent
01:09:44on savait mal les affecter
01:09:45notamment
01:09:46et donc dans les prochaines heures
01:09:48on a 3000 professeurs
01:09:49qui vont rejoindre ces établissements
01:09:50mais alors
01:09:51quel lycée faut-il cibler ?
01:09:53grâce à un nouveau logiciel
01:09:54Edouard Geffray
01:09:55dit avoir identifié
01:09:56114 lycées
01:09:57dans une situation
01:09:58que le ministre
01:09:59de l'éducation nationale
01:10:01qualifie de zone rouge
01:10:02et 400 dans une zone orange
01:10:04à cette mesure
01:10:06s'ajoute une autorisation
01:10:07de recruter
01:10:08donnée au recteur
01:10:09je vais autoriser
01:10:10les recteurs
01:10:11à recruter plus
01:10:13que ce qui est normalement
01:10:14autorisé
01:10:14quelques centaines
01:10:15de professeurs de plus
01:10:16là où nous avons
01:10:17des besoins
01:10:18le ministre évoque ici
01:10:19des mesures
01:10:19dont il estime le coût
01:10:20à plusieurs dizaines
01:10:21de millions d'euros
01:10:22d'ici la fin de l'année
01:10:23mais il souhaite surtout
01:10:25mettre l'accent
01:10:26sur les moyens supplémentaires
01:10:27présentés dans le projet
01:10:28de loi de finances
01:10:29et qui seront déclenchés
01:10:31en 2027
01:10:32et évidemment
01:10:33chacun
01:10:34Johan
01:10:35s'est posé cette question
01:10:36après cette annonce
01:10:37mais d'où sortent
01:10:39ces 3024 enseignants
01:10:41qui donc dormaient
01:10:42chez eux
01:10:43depuis des mois
01:10:44étaient payés
01:10:45à attendre
01:10:45que quelque chose
01:10:46se passe
01:10:47qu'un logiciel
01:10:47donc
01:10:48un logiciel
01:10:50soit mis en place
01:10:51pour pouvoir
01:10:51les dispatcher
01:10:52dans des établissements
01:10:53évidemment
01:10:53tout le monde
01:10:54s'est posé la question
01:10:54naturellement
01:10:55d'abord d'où est-ce
01:10:56qu'ils viennent
01:10:57et surtout
01:10:58puisque nous les avions
01:10:59pourquoi est-ce
01:11:00qu'ils n'étaient pas
01:11:00déjà déployés
01:11:01et ça montre
01:11:02effectivement
01:11:03que l'éducation nationale
01:11:04est une machine
01:11:07gigantesque
01:11:07et que même
01:11:08le ministère
01:11:09n'en contrôle pas
01:11:10tous les rouages
01:11:11voilà
01:11:11c'est parce que
01:11:13dans n'importe quelle
01:11:13entreprise
01:11:14quand vous avez
01:11:14des employés
01:11:15vous avez un service
01:11:16du planning
01:11:16qui s'occupe
01:11:17de dispatcher
01:11:17les employés
01:11:18de caler
01:11:20les horaires
01:11:21des uns
01:11:21et des autres
01:11:21mais là
01:11:22la machine
01:11:22est tellement
01:11:24monstrueuse
01:11:24entre guillemets
01:11:25il y a tellement
01:11:25de monde
01:11:25dans ce ministère
01:11:26et bien que
01:11:27même les ressources
01:11:28humaines
01:11:29ne sont pas capables
01:11:30de dire
01:11:30combien est-ce
01:11:31qu'il y a
01:11:31précisément
01:11:32de professeurs
01:11:33où est-ce
01:11:33qu'ils sont déployés
01:11:34où est-ce
01:11:35qu'on en a besoin
01:11:36voilà
01:11:36donc ça montre
01:11:37effectivement
01:11:38c'est
01:11:40monsieur
01:11:41Guesso
01:11:41je crois
01:11:42qui parlait
01:11:42de mammouth
01:11:43qu'il fallait dégraisser
01:11:44c'est Claude Dallec
01:11:47qui parlait
01:11:47du mammouth
01:11:47qu'il fallait dégraisser
01:11:48parce qu'effectivement
01:11:49c'est une machine
01:11:50absolument gigantesque
01:11:52et on voit donc
01:11:53que l'éducation nationale
01:11:54elle-même
01:11:54n'a pas connaissance
01:11:56n'a pas conscience
01:11:56des ressources
01:11:58dont elle dispose
01:11:58en réalité
01:11:59c'est très intéressant
01:11:59et c'est une très bonne
01:12:00analogie
01:12:00de comparer ça
01:12:01au privé
01:12:02imaginez une immense
01:12:02entreprise
01:12:03où vous auriez
01:12:033024 salariés
01:12:06qui ne travaillent pas
01:12:07dont vous ne savez pas
01:12:08ce qu'ils font
01:12:10mais qui continuent
01:12:10d'être payés
01:12:11a priori
01:12:12sans trop m'avancer
01:12:14j'aurais juste
01:12:14que vous voyez
01:12:15à ce que dit
01:12:15plein de bon sens
01:12:16encore une fois
01:12:16le candidat à l'ISNAR
01:12:17candidat pour la présidentielle
01:12:192027
01:12:19dans quelle entreprise
01:12:21pourrait-il y avoir
01:12:223000 collaborateurs
01:12:23rémunérés
01:12:23sans aucune tâche
01:12:24à effectuer
01:12:25payés
01:12:25à rester chez eux
01:12:26cette question
01:12:28étourdissante
01:12:28devrait tous nous hanter
01:12:29depuis l'annonce du ministre
01:12:30l'état surendetté
01:12:31qui nous prélève
01:12:32toujours plus d'argent
01:12:33sur nos revenus
01:12:34nos investissements
01:12:34notre épargne
01:12:35ça n'était pas soucié
01:12:36les gouvernants
01:12:38balaient cela
01:12:38en évoquant
01:12:39un problème
01:12:40de logiciel
01:12:40et de RH
01:12:41en effet
01:12:41c'est inouï
01:12:42ce n'est en fait
01:12:43pas une surprise
01:12:44mais une des énièmes
01:12:46confirmations
01:12:46de l'état
01:12:47de délabrement
01:12:47d'effondrement
01:12:48de l'appareil public central
01:12:49finalement c'est une source
01:12:50d'optimisme
01:12:51sur la capacité
01:12:51de rebond de notre pays
01:12:52quand l'exécutif
01:12:53sera dirigé
01:12:54évidemment c'est le candidat
01:12:55qui s'exprime
01:12:56en fait
01:12:57tout nous conforte
01:12:58dans nos constats
01:12:59et nos solutions
01:13:00pour remettre l'état
01:13:00en ordre
01:13:01un commentaire
01:13:01de ce côté de la table
01:13:02allez-y
01:13:03malheureusement
01:13:04c'est tout
01:13:04alors je suis d'accord
01:13:05c'est tout à fait étonnant
01:13:06mais c'est surtout
01:13:07la légitimation
01:13:07d'une violence
01:13:08parce qu'effectivement
01:13:09le gouvernement se réveille
01:13:10parce qu'il y a eu
01:13:11ces violences urbaines là
01:13:12il y a eu ces violences
01:13:13des lycéens
01:13:14et c'est tout à fait
01:13:15incompréhensible
01:13:15et en plus je m'interroge
01:13:17de savoir si
01:13:17ces enseignants
01:13:18rejoindront bien
01:13:19des postes
01:13:20pour lesquels
01:13:20ils ont été formés
01:13:21ça c'est une interrogation
01:13:22sur laquelle je n'ai pas
01:13:23de réponse
01:13:23et d'autre part
01:13:24je ne suis pas sûr
01:13:25que cette solution
01:13:26calme non plus
01:13:27la colère lycéenne
01:13:28appelons-la comme ça
01:13:29car dans le fond
01:13:30cette colère de lycéenne
01:13:31est une colère
01:13:32contre un système éducatif
01:13:34qui s'effondre
01:13:34depuis maintenant
01:13:3550 ans
01:13:36c'est-à-dire que
01:13:36les jeunes
01:13:38d'ailleurs qui sont
01:13:39cornaqués par la gauche
01:13:40ils ont bien tort
01:13:40de se laisser cornaquer
01:13:41par la gauche
01:13:42parce qu'ils se font
01:13:42cornaquer par une gauche
01:13:43qui a précisément accentué
01:13:45le désastre éducatif
01:13:46à travers le collège unique
01:13:47à travers le bac pour tous
01:13:48à travers la remise en cause
01:13:50de l'autorité
01:13:51des maîtres
01:13:52à travers la remise en cause
01:13:54de l'autoritarisme tout court
01:13:56de l'égalitarisme à tout frein
01:13:57et donc c'est cette jeunesse là
01:13:58qui est une jeunesse sacrifiée
01:13:59qui a été sacrifiée
01:14:01par ceux-là même
01:14:01des leaders
01:14:02qu'elle suit
01:14:03aujourd'hui
01:14:03d'une manière aveugle
01:14:05moutonnière
01:14:05au prétexte
01:14:07qu'elle a été
01:14:08indoctrinée
01:14:08par les réseaux sociaux
01:14:09et donc il y a aussi
01:14:09une absurdité
01:14:10il y a une absurdité
01:14:11partout
01:14:12à tous les étages
01:14:12c'est vrai
01:14:13Raphaël Saintville
01:14:13un mot
01:14:14c'est vrai que
01:14:163024 professeurs
01:14:17qui sortent de nulle part
01:14:18donc qui étaient payés
01:14:19sans rien faire
01:14:20et qu'on découvre
01:14:21du jour au lendemain
01:14:21et de l'autre côté
01:14:22la remarque d'Ivan Rueffol
01:14:24parfaitement pertinente
01:14:25le message
01:14:26le message
01:14:27que vous envoyez
01:14:28allez-y
01:14:29cassez tout
01:14:30et là
01:14:30on va vous trouver des profs
01:14:32non mais on est face
01:14:33à un double scandale
01:14:34le premier scandale
01:14:35c'est effectivement
01:14:35de découvrir
01:14:36que 3000 enseignants
01:14:39remplaçants
01:14:39ne sont pas employés
01:14:40alors qu'ils auraient pu l'être
01:14:41le deuxième scandale
01:14:43c'est de voir que
01:14:44le ministre
01:14:45de l'éducation nationale
01:14:46Edouard Geffray
01:14:47pense qu'en faisant
01:14:48cette annonce
01:14:49il va pouvoir
01:14:50éteindre la colère
01:14:51alors qu'en réalité
01:14:51il ne va faire
01:14:53qu'ajouter
01:14:54aux revendications
01:14:55totalement folles
01:14:56et débridées
01:14:57des lycéens
01:14:58puisque finalement
01:14:59il cède
01:15:00où ils donnent
01:15:01l'impression
01:15:02de céder
01:15:03et même
01:15:03de contenter
01:15:04leur colère
01:15:04alors que
01:15:05ces professeurs
01:15:06ne pourront
01:15:06probablement pas
01:15:07effectuer leur tâche
01:15:08parce que
01:15:09les besoins
01:15:10de tel ou tel lycée
01:15:11ne correspondent pas
01:15:12forcément
01:15:12aux ressources humaines
01:15:14dont ils disposent
01:15:15donc je pense
01:15:16que c'est n'est
01:15:17que souligner
01:15:18finalement
01:15:18la faiblesse
01:15:19de l'Etat
01:15:20la faiblesse
01:15:20d'une administration
01:15:21qui aujourd'hui
01:15:22est en roue libre
01:15:23et qui
01:15:24malheureusement
01:15:25ne fait qu'accroître
01:15:27le désespoir
01:15:27de cette jeunesse
01:15:29Bon, avançons
01:15:29il nous reste quelques minutes
01:15:30ensemble
01:15:31je voudrais qu'on évoque
01:15:32également cette autre thématique
01:15:33parce qu'on a des casseurs
01:15:34des manifestants
01:15:35qui font beaucoup de bruit
01:15:35beaucoup de dégâts
01:15:37et on en voit la preuve
01:15:38chaque jour
01:15:39et puis d'autres
01:15:39qui veulent travailler
01:15:40on a ainsi décidé
01:15:41de leur donner la parole
01:15:42ils subissent
01:15:43ces blocages
01:15:44ces violences
01:15:45ils sont exaspérés
01:15:45notamment quand on tend
01:15:46le micro
01:15:47par exemple
01:15:48aux élèves
01:15:49de lycées agricoles
01:15:50pour qui le rythme
01:15:51je peux vous dire
01:15:52qu'il n'est pas le même
01:15:53regardez
01:15:55à gauche
01:15:56un lycée qui brûle
01:15:58en plein coeur de Paris
01:15:59à droite
01:16:00Bastia
01:16:01une proviseure
01:16:02gère l'entrée
01:16:03de son établissement
01:16:04pour permettre
01:16:05à ses élèves
01:16:06de venir étudier
01:16:07si les blocus
01:16:08se poursuivent
01:16:09depuis maintenant
01:16:09plusieurs semaines
01:16:10avec des milliers
01:16:12de lycéens
01:16:12dans la rue
01:16:13rejoints par des étudiants
01:16:14il y a aussi
01:16:15des élèves
01:16:16qui aimeraient eux
01:16:17pouvoir reprendre
01:16:18leur cours
01:16:19on a des milliers
01:16:20de signatures
01:16:21sur notre pétition
01:16:22stop au blocage
01:16:23sur notre site internet
01:16:24avec beaucoup
01:16:24d'étudiants et lycéens
01:16:26qui nous expriment
01:16:26leur volonté
01:16:27de retourner en cours
01:16:28nous avons aussi
01:16:30interrogé des élèves
01:16:31agricoles
01:16:31au salon de l'élevage
01:16:32hier
01:16:33près de Clermont-Ferrand
01:16:34ce jeune apprenti
01:16:36à 16 ans
01:16:36ils font du 8h
01:16:3818h
01:16:39certains jours
01:16:40mais il y a des fois
01:16:40où ils commencent à 10h
01:16:41ou à midi
01:16:42et ils finissent à 17h
01:16:43alors que moi
01:16:44je fais du 35h par semaine
01:16:45je ne me plains pas
01:16:46Paul
01:16:47élu majeur
01:16:48étudiant agricole
01:16:50il ne comprend pas
01:16:51cette colère
01:16:52arriver à un stade
01:16:53où frapper des gendarmes
01:16:55et brûler des poubelles
01:16:58et tout ça
01:16:58je ne trouve pas ça normal
01:17:00on peut manifester
01:17:01sans tout casser
01:17:02parce que
01:17:02c'est toujours les mêmes choses
01:17:03c'est toujours les mêmes qui payent
01:17:05Jean
01:17:0517 ans
01:17:06est lui venu accompagner
01:17:07ses amis
01:17:08il est en BTS Banque
01:17:10dans un lycée
01:17:10ses cours
01:17:11ont été interrompus
01:17:13il y a quelques jours
01:17:14ça me pénalise
01:17:14moi qui n'ai pas possibilité
01:17:16de pouvoir travailler
01:17:16chez moi
01:17:16c'est extrêmement embêtant
01:17:18de ne pas pouvoir avoir
01:17:19accès à mon éducation
01:17:20si les cours doivent être assurés
01:17:22en distanciel
01:17:22lorsque les établissements
01:17:24sont fermés
01:17:24les élèves les plus défavorisés
01:17:27ne peuvent pas toujours
01:17:28étudier chez eux
01:17:29il y a quelque chose
01:17:30qui est nouveau
01:17:31tout de même Raphaël
01:17:32depuis quelques jours
01:17:32en tout cas
01:17:33c'est un sentiment
01:17:34que vous confirmerez
01:17:36on entend de plus en plus
01:17:37cette majorité silencieuse
01:17:40et je pense notamment
01:17:40et on va la réentendre
01:17:41dans un instant
01:17:42à cette jeune Louise
01:17:43qui est la star émergente
01:17:45des anti-ME
01:17:46des anti-délinquants
01:17:47des anti-ceux
01:17:48qui veulent tout casser
01:17:49ne rien payer
01:17:50et surtout
01:17:50ne pas aller en cours
01:17:51oui vous avez raison
01:17:53et d'ailleurs
01:17:54je pense que c'est
01:17:55l'une des premières
01:17:55Louise
01:17:56qui a permis
01:17:57de réaliser
01:17:57à quel point
01:17:58finalement
01:17:59entre ces blocages
01:18:01réalisés
01:18:02par une minorité
01:18:03il y avait
01:18:04une France
01:18:05majoritaire
01:18:06des étudiants
01:18:07des lycéens
01:18:08qui souhaitent travailler
01:18:09mais qui vivent
01:18:10sous le joug
01:18:11de ces bloqueurs
01:18:13de ces casseurs
01:18:13qui imposent
01:18:14une sorte de terreur
01:18:15et qui forcent
01:18:16ceux qui seraient indécis
01:18:18à finalement
01:18:19soit rejoindre
01:18:19leur combat
01:18:21soit en tout cas
01:18:22à ne pas vouloir
01:18:23investir
01:18:24les lieux
01:18:25d'éducation
01:18:26et Louise
01:18:27a très bien montré
01:18:28à quel point
01:18:29finalement
01:18:29ils étaient majoritaires
01:18:31dans le pays
01:18:32à souhaiter pouvoir travailler
01:18:33à souhaiter pouvoir
01:18:34s'instruire
01:18:35et ne pas subir
01:18:36finalement
01:18:37le matraquage
01:18:38d'une petite minorité
01:18:39il y a l'impression
01:18:40qu'aujourd'hui
01:18:40il y a deux camps
01:18:41qui ont chacun
01:18:42leur visage
01:18:43ce camp encore
01:18:44naqué par la gauche
01:18:45à l'image de ce jeune
01:18:46Elouane
01:18:47qui émerge également
01:18:48dans les médias
01:18:49et cette jeune Louise
01:18:50donc elle qui est militante
01:18:51à l'Uni
01:18:52et qui vient contredire
01:18:54toutes les thèses
01:18:54de ces lycéens
01:18:55écoutez cette séquence
01:18:56elle s'était
01:18:57chez nos confrères
01:18:58de LCI
01:18:59il y a des milliers
01:19:00de lycéens
01:19:00qui ne veulent pas
01:19:01que leur lieu d'études
01:19:02soit bloqué
01:19:03et vous
01:19:03vous les regardez
01:19:04avec un grand sourire
01:19:04et vous leur dites
01:19:05bah c'est pas grave
01:19:06c'est en soutien à
01:19:07mais laissez ceux
01:19:08qui sont vraiment
01:19:09dans le besoin de manifester
01:19:10manifester
01:19:11laissez-leur la parole
01:19:12vous êtes en train
01:19:13de tout récupérer
01:19:14et excusez-moi
01:19:14de vous le dire
01:19:15et là je vais paraître
01:19:16peut-être un peu agressive
01:19:16mais il y en a fort besoin
01:19:18vous êtes les idiots
01:19:19utiles de ce mouvement
01:19:21personne ne parle plus
01:19:22de vos revendications
01:19:23tout le monde parle
01:19:24du chaos
01:19:24que vous êtes en train
01:19:25de mettre
01:19:25partout dans la rue
01:19:26c'est aussi simple que ça
01:19:28vous êtes utilisés
01:19:29vous êtes instrumentalisés
01:19:30et ne venez pas
01:19:31me dire le contraire
01:19:32en tout cas moi
01:19:32je suis sincèrement désolée
01:19:34pour les lycéens
01:19:35qui avaient de vraies revendications
01:19:36dans les banlieues
01:19:37parce qu'aujourd'hui
01:19:37ils ne sont plus du tout entendus
01:19:38par votre faute
01:19:40et ils nous annoncent
01:19:41un peu l'avenir
01:19:41ces deux-là
01:19:43c'est le sentiment
01:19:43qu'on peut avoir
01:19:44Elouane
01:19:44qui est donc affichée
01:19:46un proche de la France insoumise
01:19:47Louise Montangon
01:19:49pour prononcer tout son nom
01:19:50qui est Margelluni
01:19:51qui figurait
01:19:52disons-le aussi
01:19:53sur une liste RN
01:19:54au municipal
01:19:55ça nous montre
01:19:55que dans cette jeunesse
01:19:57que l'on observe
01:19:58depuis dix jours
01:19:59il n'y a plus que deux parties
01:20:00l'ERN et l'FI
01:20:02ils sont en train
01:20:03d'illustrer le clivage de demain
01:20:04tout à fait
01:20:05et d'ailleurs c'est confirmé
01:20:06par les sondages
01:20:07c'est-à-dire
01:20:07c'est le clivage d'aujourd'hui
01:20:08oui
01:20:08c'est le clivage d'aujourd'hui
01:20:09et tous les sondages montrent
01:20:11que dans cette confrontation
01:20:13c'est malgré tout
01:20:14la France insoumise qui gagne
01:20:15c'est-à-dire
01:20:15les sondages d'aujourd'hui
01:20:16montrent qu'à 40 ou 45%
01:20:18la génération des 18-25 ans
01:20:20votrait Mélenchon
01:20:21au premier tour
01:20:22s'il y avait
01:20:23un premier tour demain
01:20:24et en revanche
01:20:26pour le Front National
01:20:26je crois que de mémoire
01:20:27c'est 15 ou 20%
01:20:28donc Mélenchon
01:20:29fait le double
01:20:30malgré tout
01:20:31de l'électorat
01:20:33de cette jeunesse-là
01:20:34et là je parle
01:20:34de la jeunesse française
01:20:35en général
01:20:35je ne parle même pas
01:20:36de la jeunesse française
01:20:37des cités
01:20:38qui elles sont à 80%
01:20:40enfin je ne connais pas
01:20:41le chiffre exact
01:20:41mais à 80%
01:20:42adhèrent à la nouvelle société
01:20:44donc en effet
01:20:45il y a ces deux Frances
01:20:46qui s'opposent
01:20:47avec une
01:20:47oui et puis il y a
01:20:48une grande majorité
01:20:49qui se désintéresse
01:20:49totalement de la politique
01:20:50aussi
01:20:50je pense qu'il faut les inclure
01:20:52malgré tout
01:20:52une hégémonie
01:20:53de la France Insoumise
01:20:54par le fait que
01:20:54la France Insoumise
01:20:55depuis maintenant
01:20:55quelques années
01:20:56a réussi à s'adresser
01:20:57davantage que le Rassemblement
01:20:58National
01:20:59à cette jeunesse-là
01:21:00mais maintenant
01:21:00ce qui est intéressant
01:21:01et Louise en est le phénomène
01:21:02c'est que vous avez
01:21:02une réactivité
01:21:03une indignation
01:21:05qui parcourt maintenant
01:21:06tout l'ensemble
01:21:06de la société
01:21:07qui se rend compte
01:21:08qu'en effet
01:21:08elle n'est pas représentée
01:21:09ni par les partis politiques
01:21:11et singulièrement pas
01:21:12par la France Insoumise
01:21:13ni par tous ces mouvements
01:21:15qui instrumentalisent
01:21:16une véritable détresse
01:21:18de la jeunesse
01:21:18que je ne conteste pas
01:21:19mais c'est vrai
01:21:20qu'on peut dire
01:21:20aujourd'hui
01:21:21et vous avez raison
01:21:21de me reprendre
01:21:22Johan
01:21:22aujourd'hui
01:21:23la jeunesse
01:21:24vote RN
01:21:25ou LFI
01:21:26rien d'autre
01:21:27n'imprime
01:21:29mais comme une grande partie
01:21:31de la population
01:21:31si vous prenez
01:21:32les sondages
01:21:33pour le premier tour
01:21:34de l'élection présidentielle
01:21:35là vous...
01:21:35non
01:21:36je ne suis pas d'accord
01:21:37je pense que le clivage
01:21:38est plus fort aujourd'hui
01:21:38chez les jeunes
01:21:39que dans la globalité
01:21:40de la population
01:21:41excusez-moi
01:21:41mais les sondages
01:21:42du premier tour
01:21:43de l'élection présidentielle
01:21:44montrent que 50%
01:21:45des électeurs
01:21:45s'apprêtent à voter
01:21:47soit pour le Rassemblement
01:21:47National
01:21:48soit pour la France Insoumise
01:21:49ce qui fait quand même
01:21:50une personne en âge de voter
01:21:51sur deux
01:21:52donc il me semble
01:21:52que le clivage
01:21:53il est déjà bien installé
01:21:54au sein de la population
01:21:57mais ce qui est intéressant
01:21:59avec Louise
01:21:59c'est qu'elle représente
01:22:00cette France silencieuse
01:22:02qui est majoritaire
01:22:02parce qu'elle a le parcours
01:22:04contre des millions d'élèves
01:22:06elle vient d'une zone rurale
01:22:07dans un milieu
01:22:07qui n'est clairement pas favorisé
01:22:09elle nous racontait
01:22:10lorsqu'elle est venue
01:22:11sur le plateau
01:22:11avec Gauthier Lebré
01:22:12qu'elle s'est levée
01:22:14pendant des années
01:22:15à 5h30
01:22:16pour prendre le quart scolaire
01:22:17à 6h15 tous les matins
01:22:19elle avait me semble-t-il
01:22:20trois quarts d'heure de trajet
01:22:21avant de pouvoir arriver au lycée
01:22:23voilà
01:22:23ça c'est la vie
01:22:24de millions d'élèves
01:22:25de millions d'étudiants
01:22:26aujourd'hui
01:22:27qui n'aspirent qu'à une chose
01:22:28travailler
01:22:29pour pouvoir effectivement
01:22:30réussir leur vie
01:22:31et la réalité
01:22:32c'est que ceux
01:22:32qui sont dans les rues
01:22:34qui manifestent
01:22:35qui cassent tout
01:22:36sont en fait
01:22:37assez souvent
01:22:38on s'en rend compte
01:22:39des personnes
01:22:39qui sont de facto privilégiées
01:22:41c'est vrai
01:22:43je voudrais
01:22:43avant de finir
01:22:44vous montrer une séquence
01:22:45pour nous montrer
01:22:46nous donner peut-être
01:22:47un petit peu d'espoir
01:22:47nous donner un petit peu
01:22:48de vigueur
01:22:50d'espoir en deux mains
01:22:50et se dire que tout
01:22:51n'est pas perdu
01:22:52je voudrais vous montrer
01:22:52cette séquence
01:22:53ce discours
01:22:54d'un étudiant
01:22:55en BTS
01:22:56au lycée
01:22:57Jean de Prouvé
01:22:58c'est à l'homme
01:22:58dans le nord
01:23:00c'est un lycée
01:23:02qui a priori
01:23:02en tout cas se jeûne
01:23:03et face à des jeunes
01:23:04de quartier
01:23:05qui ont une tendance
01:23:06à vouloir être
01:23:07un petit peu violent
01:23:08il monte sur une poubelle
01:23:09et il tient
01:23:10ce discours
01:23:11qu'il faut montrer
01:23:12parce que c'est aussi
01:23:13la réalité de notre pays
01:23:15on se mobilise
01:23:18il n'y a pas de soucis
01:23:18c'est vrai en cours
01:23:19il n'y a pas de soucis
01:23:19juste on ne boule rien
01:23:20on ne peut être rien
01:23:21et on montre que même
01:23:23si on est des jeunes
01:23:23de quartier etc
01:23:24on peut tous se mobiliser
01:23:26dans le calme
01:23:27j'entends que les gens
01:23:27qui sont des pétards
01:23:28et ça ne sert à rien
01:23:30d'allumer ça
01:23:31à partir du moment
01:23:31où vous faites ça
01:23:32ils vont commencer
01:23:33à avoir peur
01:23:34je ne sais pas
01:23:34si vous comprenez ou pas
01:23:35ils vont commencer
01:23:36à avoir peur
01:23:36bêtement
01:23:37c'est l'heure
01:23:37de l'amour
01:23:38il y en a
01:23:39ils vont commencer
01:23:39à se dire
01:23:40il n'y a pas
01:23:40blocus etc
01:23:42tout doit se passer
01:23:43c'est bien dans le calme
01:23:43on n'est pas obligé
01:23:44de cramer un truc
01:23:45pour se retourner
01:23:45il y en a
01:23:46et en lycée
01:23:47forcément ce n'est pas
01:23:48comme nous
01:23:49et même chez nous
01:23:50il y a des problèmes
01:23:51aussi
01:23:51certains ils disent pas
01:23:52certains ils n'ont pas peur
01:23:53mais nous on est tous
01:23:54là pour ceux aujourd'hui
01:23:55ceux qui disent
01:23:56ils ne sont pas bloqués
01:23:56ça ne sert à rien
01:23:56etc
01:23:57vous évitez d'aller en cours
01:23:58vous évitez de rien penser
01:24:00mais vous évitez
01:24:01de prendre les choses en moi
01:24:01aujourd'hui
01:24:02pour que demain
01:24:03vos solidarités
01:24:03se fassent bien
01:24:04aujourd'hui il y a des tchis
01:24:05il y a des plus grands
01:24:06ça c'est normal
01:24:07mais si les grands
01:24:08on fait l'exemple aux petits
01:24:09plus tard ce sera à leur tour
01:24:12et nous on est radicaux
01:24:13on n'aura fait pas pour eux
01:24:14rien du tout
01:24:14il y en aura
01:24:15ils fournira pour l'emploi
01:24:17ils auront zéro mobile
01:24:18on rigole là
01:24:19mais c'est vrai les gars
01:24:20ils auront zéro mobile
01:24:21ils vont dire
01:24:21que masculinité
01:24:22c'était pas ça
01:24:23ils vont dire
01:24:23c'était de la merde
01:24:24du coup j'ai fait de la merde
01:24:25aujourd'hui
01:24:26on se touche
01:24:26c'est les mêmes chances
01:24:28pour réussir
01:24:29je vous appelle juste
01:24:30à une seule chose les gars
01:24:31on se mobilise
01:24:32il n'y a pas de soucis
01:24:32c'est que voilà en cours
01:24:33il n'y a pas de soucis
01:24:33juste on ne boule rien
01:24:34on peut être rien
01:24:35et je pense que même
01:24:37si on est des jeunes
01:24:37de quartier etc
01:24:38on peut tous se mobiliser
01:24:40dans le calme
01:24:40et réussir des choses
01:24:42c'est juste ça les gars
01:24:43merci à tous
01:24:52Michel Décun
01:24:53un mot
01:24:53moi je pense que c'est notre rôle
01:24:54aussi de montrer
01:24:55ce genre de discours
01:24:56de loin des idées
01:24:57des idées reçues
01:24:58c'est un discours
01:24:59d'un jeune de quartier
01:25:01souvent stigmatisé
01:25:02à juste titre
01:25:03lorsqu'il y a des événements
01:25:04malheureux
01:25:05tragiques
01:25:05violents
01:25:06et c'est important
01:25:07de mettre en lumière
01:25:07ces gens qui ont une voix
01:25:08ces jeunes
01:25:09qui ont une voix raisonnable
01:25:10et qui sont pourtant
01:25:11issus de ces quartiers
01:25:11j'espère que cette vidéo
01:25:13sera vue par des gens
01:25:15comme Bali Bakayoko
01:25:16ou Jean-Luc Mélenchon
01:25:17et qui pourront s'en inspirer
01:25:17dans leur discours
01:25:18et leur prise de position
01:25:19à venir
01:25:19mes collègues rêveraient
01:25:20d'avoir ce type de jeunes
01:25:22en face d'eux
01:25:23au quotidien
01:25:24croyez-moi que les manifestations
01:25:25et les mobilisations
01:25:26se passeraient dans un calme
01:25:27ô combien important
01:25:28et dont on a tous besoin
01:25:30dans cette période
01:25:30merci Michael Décun
01:25:32Yohann Uza
01:25:32Yvan Rufol
01:25:33Raphaël Steinville
01:25:34Axel Thomas
01:25:35et Nathalie Le Pelletier
01:25:36ont préparé cette émission
01:25:37je les en remercie
01:25:38c'est le début d'un week-end
01:25:39durant lequel j'aurai le plaisir
01:25:40de vous accompagner
01:25:41dans 100% Actu
01:25:41je vous dis donc à demain
01:25:42d'ici là rendez-vous
01:25:43avec Thomas Benet
01:25:44Thomas Benet
01:25:45Thomas Bonnet
01:25:46il n'y a pas que moi
01:25:47vous voyez
01:25:47c'est les forces du mal
01:25:48pour Yohann Uzaï
01:25:49et je salue Thomas Bonnet
01:25:51donc vous retrouvez
01:25:52dans un instant
01:25:53c'est les forces du mal