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  • il y a 9 heures
EXCLU - Face de Reims : Violemment agressé, il témoigne dans « 24h en France » sur CNews

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Transcription
00:00Il a été violemment agressé hier, avant-hier, pardon, à la fac de Reims, avec deux autres étudiants de l
00:05'Uni.
00:05Il a été lynché alors qu'il prenait part à des élections étudiantes.
00:10Et Anthony est tombé avec ses camarades dans un guet-apens qui avait été tendu par des militants d'extrême
00:16-gauche.
00:16Ils étaient une dizaine.
00:18Paupières explosées, évacuations vers les urgences, voilà ce qu'il a subi.
00:22Il est en direct avec nous, Anthony.
00:25Anthony, merci beaucoup tout d'abord d'accepter de témoigner dans cette émission.
00:30Première question, évidemment.
00:31Comment allez-vous et que vous est-il arrivé avant-hier à la fac alors que vous étiez là pour
00:38juste faire avancer vos idées ?
00:41Oui, bonjour. Merci beaucoup tout d'abord.
00:44Alors moi, bien entendu, je suis toujours un peu sous le choc.
00:47J'ai toujours un petit peu quelques douleurs, notamment à l'œil.
00:50J'ai toujours un petit peu sonné, bien entendu, parce que les coups qui m'ont été portés ont principalement
00:54touché la tête.
00:56Moi, ce qui m'est donc arrivé, c'est qu'on sortait de l'université.
01:00Donc, on avait fini notre journée de tractage avec deux militants.
01:03Et donc, toute la journée, nous avons été suivis par des militants d'extrême-gauche,
01:07notamment un militant qui avait un tee-shirt antifasciste.
01:10Et il nous avait dit à ce moment-là que lui ne nous ferait pas de mal,
01:13mais que potentiellement, cela pourrait nous arriver ultérieurement.
01:15Et donc, nous, comme nous sommes dirigés, donc, vers la partie de l'université.
01:20Et à ce moment-là, donc, ils continuent à nous suivre.
01:23Et il y a de multiples étudiants qui sont venus le rejoindre.
01:25Ils sont venus en groupe sur nous.
01:26Et ils commençaient à être violents.
01:28Ils commençaient à nous dire qu'ils allaient nous dégager.
01:31Ils nous ont traité de fascistes, etc., comme ils peuvent le faire d'habitude.
01:34Et donc, moi, je me suis interposé entre une de mes militantes qui était présente,
01:39qui n'était pas bien, qui faisait un début de crise d'angoisse.
01:41Et donc, un de leurs militants de ce syndicat d'extrême-gauche.
01:46Et celui-ci s'est présenté, sur le coup, comme un antifasciste.
01:48Et il a dit qu'il voulait vraiment nous dégager.
01:50Et donc, à ce moment-là, les tensions commençaient à monter.
01:53Et au bout d'un moment, moi qui m'étais interposé, il m'a attrapé par le col.
01:58Et donc, en m'attrapant par le col, il m'a traîné.
02:00Il m'a dit, on va aller là-bas.
02:01Moi, je vais te taper, etc.
02:03Et donc, moi, à ce moment-là, forcément, je lui ai pris le bras et j'ai tenté de le
02:07repousser.
02:07Et ce qui s'est passé ensuite, c'est que lui, directement, il a commencé à me mettre des coups
02:12en visant donc la tête et en me frappant à multiples reprises
02:15pendant une quinzaine, une vingtaine de secondes
02:17avec tous les autres militants qui étaient autour
02:19et qui empêchaient, mais qui ont vraiment empêché de...
02:23Malheureusement, mes amis militants d'intervenir, de s'interposer.
02:26Donc, c'est ce qui s'est passé.
02:29Et puis ensuite...
02:30Anthony, ce que vous nous dites, c'est que hormis vos camarades qui étaient avec vous,
02:34vos deux amis, personne n'a tenté de vous porter secours.
02:38On vous a laissé, là, être lynché par une bande de dix,
02:42parce qu'ils étaient en surnombre, évidemment.
02:46Malheureusement, au départ, c'est ce qui s'est passé
02:47parce qu'il y avait tout un groupe autour d'une dizaine de militants d'extrême-gauche
02:52qui empêchaient, en fait, mes amis et d'autres personnes d'intervenir.
02:55Alors, heureusement, j'ai eu de la chance
02:57parce qu'il y avait des messieurs qui passaient par là
02:59qui ont pu s'interposer au bout d'une trentaine de secondes.
03:02Mais pendant ce temps-là, le temps était long
03:04parce que je me faisais frapper et je me faisais frapper continuellement.
03:07Et surtout, il ne visait que la tête, en fait.
03:09Son objectif était vraiment de faire mal.
03:11Anthony, on ne montre pas votre visage pour des raisons évidentes de sécurité
03:15parce que vu tout ce que vous subissez,
03:17j'imagine que vous craignez même encore des représailles,
03:20c'est dire jusqu'où ça va.
03:22Une plainte a été déposée, bien entendu.
03:24En plus, vous les connaissez, vous avez pu les identifier,
03:27vous savez qui ils sont ?
03:30Malheureusement, l'agresseur, lui, on n'a pas encore pu l'identifier
03:33parce que lui n'était pas sur les campus pendant la journée
03:36et il est venu seulement vers la fin.
03:38Il a sûrement d'ailleurs été appelé par cette association d'extrême-gauche.
03:41Mais on en connaît quelques-uns de cette association
03:43qui sont amis avec lui puisque c'est lui qui est allé les voir.
03:48Et donc, on est en train actuellement de voir.
03:51J'ai pu déposer cette plainte, j'ai pu voir avec la police,
03:53il y avait des caméras sur le lieu.
03:54Donc, peut-être qu'on pourra retrouver son identité.
03:56C'est ce que j'espère, en tout cas.
03:57Oui, j'ai l'impression que tout ça s'inscrit dans un contexte de menace récurrente.
04:01C'est-à-dire que ce n'est pas la première fois.
04:03Il y a eu un communiqué de l'Uni pour expliquer en gros tout ce que vous subissez.
04:07On veut vous museler, on veut vous intimider
04:10au point même de saccager vos permanences, en fait.
04:13Ce n'est pas la première fois que vous êtes pris comme ça pour cible.
04:17Oui, bien entendu.
04:18Moi, je sais que c'est à Reims, on a notre local qui a été saccagé à multiples reprises.
04:23Les fenêtres ont été brisées, de la peinture a été envoyée sur les fenêtres, etc.
04:27On a notre porte du local qui est constamment stiquée avec des stickers antifascistes.
04:31On a constamment des insultes qui sont écrites sur les murs.
04:33Rien qu'il y a quelques jours, quand on est arrivé devant le local,
04:36il y avait écrit « les fachos hors de nos facs ».
04:38Et ça, c'est des choses qui arrivent constamment.
04:40Ça n'arrive pas qu'à Reims, malheureusement.
04:41Ils sont toujours dans le saccage, dans la casse.
04:44Et c'est vraiment leur moyen d'action.
04:45Et c'est surtout de l'intimidation derrière, en fait, malheureusement.
04:48Ce qui s'essaie de perpétrer.
04:49Je sais que ce n'est pas la première fois que j'ai eu des intimidations sur un campus, malheureusement.
04:53J'avais déjà été, par le passé, poussé, violenté.
04:55Et ça, c'est quelque chose qui, malheureusement,
04:57qui arrive de manière assez récurrente dans les facultés.
04:59– Restez avec nous, parce que nos invités, évidemment, vous entendent
05:03et ont sans doute envie de réagir et d'abellage.
05:06L'enquête, on l'espère, donnera quelque chose.
05:08Parce que dans ces endroits, il y a des caméras de vidéosurveillance.
05:12On espère quand même qu'on va mener vers une piste.
05:14Déjà, il y a les témoignages qui vont venir peut-être corroborer tout ce qu'il dit.
05:19Et puis, il y aura quand même les preuves matérielles à un moment à apporter.
05:22– Oui, de toute façon, ça va être normalement une enquête assez simple à mener.
05:28Déjà, s'il y a de la vidéosurveillance, je pense qu'il y a de fortes chances.
05:31Si la victime connaît l'auteur présimé, il y a de fortes chances qu'on l'interpelle.
05:35– Ou c'est autour de lui ?
05:36– Ou c'est autour de lui, puisqu'on va interroger tout le monde,
05:38même les chefs d'établissement et les employés.
05:43Mais surtout, moi, je ne vais pas poser une question,
05:46mais ce qu'il faudra regarder, c'est surtout la réponse pénale.
05:48– Oui, alors la réponse pénale, on a la chance d'avoir une avocate
05:51et un vice-président de tribunal.
05:54Claude Butin, la réponse pénale, c'est ça qu'on va…
05:57Effectivement, parce que l'enquête, on imagine qu'elle ira à son terme.
05:59Mais si c'est pour qu'il ressorte avec trois fois rien,
06:01évidemment, ça recommence, c'est une incitation.
06:05– Alors moi, je voudrais dire une chose,
06:06on peut prendre des faits comme ça, j'allais dire isolés
06:11et les monter en épingle sur les violences.
06:14On peut faire une liste à l'après-verre de toutes les dégradations,
06:17toutes les violences qui se produisent actuellement en France.
06:21Mais je pense que ce n'est pas le sujet.
06:22Ce qu'il faut surtout, le point sur lequel il faut…
06:24– Le sujet, c'est qu'il a pris des coups quand même.
06:26– Oui, il a pris des coups, mais il n'est pas le seul à prendre des coups.
06:28Je propose qu'il n'est pas…
06:29Et on a eu beaucoup des coups de données, des coups de reçus et des…
06:31– On va le laisser vous répondre tout à l'heure, parce que…
06:34Allez-y.
06:35– Alors ce qui est important pour moi, c'est d'abord de faire cesser ces violences.
06:40Et pour cela, il faut connaître les causes et les origines de ces violences.
06:44C'est ça qui est important.
06:46Il faut prendre un peu de hauteur.
06:48La violence, elle est inhérente aux manifestations des jeunes étudiants, etc.
06:52Ça a toujours été comme ça.
06:53– Vous n'allez quand même pas nous dire qu'il faut aller jusqu'à la justifier
06:56ou la légitimer comme certains de nos politiques.
06:58– Non, je ne dis pas ça.
06:59Je dis qu'elle existe.
07:00Je constate, et je constate, c'est si on fait l'historique de la violence…
07:03– Elle n'est pas plus importante qu'avant ?
07:04– Je trouve qu'elle est moins importante qu'avant.
07:08– Elle est moins importante qu'avant ?
07:09– Eh oui, si on remonte à 89, on coupait la tête du roi…
07:12– Alors, attendez, la violence, elle est inhérente.
07:15– Mais sur les 40 dernières années, pardon, c'est rare qu'une mobilisation de jeunes,
07:21dès le premier jour, il y a déjà des violences urbaines.
07:24– Écoutez, moi j'avais 20 ans…
07:25– Le ministre de l'Intérieur parle de situation inédite par rapport à cela.
07:28– J'avais 20 ans en 68, alors qu'on s'intéresse au cas d'Anthony…
07:34– On s'intéresse au cas d'Anthony, mais il n'est pas le seul, je suppose.
07:36– Il se trouve que c'est lui qui est en train de témoigner en ce moment.
07:38– Ils témoignent, ok, d'accord, on va laisser témoigner.
07:41Donc dans ce cas-là, ce qu'il faut, c'est identifier les auteurs de l'agression.
07:45Ensuite, il faut les interpeller selon les normes,
07:47dans le respect de la loi, des réglementations, etc.
07:51Le procureur fait son enquête et renvoie ou pas devant le tribunal
07:55pour qu'il soit jugé et j'espère qu'il sera lourdement condamné.
07:58– Voilà, voilà. En fait, c'était la réponse initiale qu'on vous demandait.
08:01– Si je peux me permettre…
08:02– Oui, mais moi je ne réponds pas.
08:03– La question initiale en tout cas.
08:04– Je ne réponds pas.
08:05– Non, mais Anthony est là encore à direct, je pense qu'il a quelque chose à dire.
08:08Peut-être en réponse et à Claude Butin et à tout ce qu'il vient de se dire sur le
08:11plateau.
08:13Qu'est-ce que vous avez envie de nous dire ?
08:15– Moi, ce que je pense qui est très clair, c'est que ce n'est absolument pas un phénomène
08:19isolé.
08:20C'est-à-dire que lui, quand il est venu me parler initialement,
08:23en se présentant comme antifasciste, j'ai senti qu'il tremblait beaucoup, etc.
08:27J'ai senti vraiment que ma présence le dérangeait.
08:29Et je pense que malheureusement, chez un certain nombre de militants d'extrême-gauche,
08:32surtout avec les événements qui se produisent actuellement,
08:35ils se sont montés dans leur tête une image de nous comme étant des gens,
08:39mais qu'ils ne considèrent parfois même pas comme étant des êtres humains.
08:42On m'a déjà dit une fois en tractage que je n'étais pas un être humain,
08:45que j'étais un nazi et que je ne méritais même pas d'exister.
08:47Et c'est quelque chose, je pense, qui est assez révélateur,
08:50parce qu'en fait, ces gens-là viennent à un point
08:52où ils ne considèrent même pas comme des êtres humains à part entière,
08:54et au point où ils viennent légitimer la violence.
08:56C'est ce que m'avaient dit justement ces militants d'extrême-gauche
08:58avant que je me fasse agresser.
09:00C'est-à-dire qu'en fait, la violence est un moyen politique
09:03parce qu'ils considèrent nos idées comme étant une violence déjà à part entière.
09:06Et c'est ça, en fait, la réalité du...
09:08On va faire réagir une autre invitée, c'est Elsa De Castro, qui est psychologue.
09:12Ce qu'il dit, c'est qu'en fait, on peut prendre appui
09:15et se draper derrière un antifascisme pour dire
09:18tout est bon, tout est légitime à frapper l'autre
09:21et effectivement le déshumaniser.
09:23C'est ça qui est en train de se passer.
09:24Oui, moi je pense qu'il faut différencier deux choses
09:26qui sont bien différentes, et c'est pour ça que je réagis
09:28sur ce que disait Claude Boutin.
09:29Il y a la colère, donc ça c'est le mouvement des lycéens.
09:32Les lycéens sont en colère, ils ont des revendications,
09:34ils prennent la parole.
09:35Et ensuite, il y a un autre degré qui est la violence.
09:38La colère, c'est une émotion, la violence, c'est un acte,
09:40un acte transgressif.
09:41Et là, évidemment, il faut qu'on puisse avoir
09:44un système de répréhension qui soit à la hauteur des actes
09:46et surtout une façon de contenir cette haine.
09:50Donc là, effectivement, il y a quelque chose qui s'est passé
09:52qui est généralisé, qui est inacceptable
09:54et qui va falloir...
09:56Il y a quelque chose qui m'intéresse, Anthony.
09:58Est-ce que vous avez reçu du soutien de l'université ?
10:01Ou alors, parce que je crois que vous avez fait appel
10:04au président de l'université pour qu'il dise quelque chose,
10:06ou alors c'est silence radio, et là aussi,
10:09on fait le dos rond parce qu'on ne veut pas de vagues ?
10:13Ce qui est sûr, c'est que déjà sur place,
10:15il n'y avait malheureusement pas de présence de la sécurité,
10:17ce qui est étonnant sur l'université étudiante,
10:20parce qu'on sait très bien ce qui peut pouvoir se passer.
10:24Reims, ce n'est pas une université qui est très violente habituellement,
10:28mais tout de même, c'est toujours bien d'avoir un soutien de l'université
10:30de ce point de vue-là.
10:31Et ensuite, derrière, sur le coup, je n'ai pas eu de soutien réel,
10:34alors après avoir les réactions de l'université
10:36et que l'université va avoir sur les prochains jours,
10:38mais pas dans l'immédiat en tout cas.
10:42Maître Roux, ce qui va se passer là, c'est que si on arrive à les interpeller,
10:46la mise en examen, après enquête évidemment,
10:48ça pourrait être pour violence en réunion en fait, en l'occurrence.
10:51Oui, tout à fait, mais déjà, avant Nelly d'en arriver à la garde à vue,
10:55à l'interpellation et tout ça, il faudrait déjà identifier.
10:57On a effectivement une vidéosurveillance, si elle fonctionne.
11:01Je vois étape par étape parce qu'on a trop l'habitude des surprises malheureuses
11:05comme ça dans les dossiers.
11:06Donc imaginons que la vidéo ait fonctionné,
11:09imaginons qu'on ait des images que l'on puisse exploiter de bonne qualité.
11:12Il faut savoir aussi que c'est très vite réembobiné,
11:14donc il ne faut pas tarder les gars pour aller exploiter la bande déjà.
11:18Et ensuite, qui nous dit qu'on va identifier quelqu'un ?
11:22Parce qu'en fait, celui qui a porté les coups,
11:24donc qui a matraqué pendant les 20-25 secondes dont nous parle notre témoin,
11:31est-ce qu'il n'était pas complètement cagoulé ?
11:33Justement, on va lui poser la question.
11:35Est-ce qu'il y avait un moyen de le repérer, de le reconnaître ?
11:38Est-ce qu'il avait un visage à découvert ?
11:39Ou il était complètement grimé ?
11:42Alors non, pour le coup, il n'avait pas de cagoule,
11:45il n'avait pas de foulard.
11:46Son visage est clairement identifiable.
11:48Et j'ai les militants qui étaient avec moi,
11:50qui eux l'ont clairement vu.
11:52Et donc, on peut dresser un portrait robot.
11:54Et puis je pense que sur les caméras de surveillance,
11:55qui sont tout autour de l'université,
11:57dans tous les cas, c'est possible de le repérer
11:59parce qu'il est habillé d'une manière assez singulière.
12:02Oui, alors dans ces cas-là, effectivement,
12:04déjà, ça va nous ôter une difficulté, c'est bien.
12:06Et une fois qu'il est identifié, en effet,
12:09c'est interpellation dans la foulée
12:12et puis enquête qui commence.
12:13Auré d'Abelage, là, évidemment,
12:15à charge pour la police de bien mener son enquête,
12:18normalement, avec des témoignages oculaires.
12:20Puis peut-être que vous voulez répondre à Claude Butin
12:21sur cette violence débrunée.
12:23Je n'ai aucun doute sur une interpellation très rapide.
12:25Mais quand je disais réponse pénale,
12:28ce n'était pas vraiment innocent
12:29parce que je parlais du contexte.
12:31Moi, je me base sur ce que je vois,
12:33notamment sur les réseaux sociaux aussi,
12:35où j'ai vu que le syndicat de la magistrature
12:38a quand même un positionnement
12:39où moi, je me pose des questions
12:41autour du contexte de la réponse pénale.
12:43Scandaleux.
12:44Voilà.
12:45Et c'est ça qui m'effraie.
12:46C'était pas innocent quand j'ai dit ça.
12:47Vous pensez qu'ils vont être trop cléments
12:49parce qu'ils vont dire
12:50qu'il y a un contexte de revendication
12:53et donc on ne va pas s'enfermer
12:55adéquatement les actes personnels.
12:55Je suis inquiète en rapport à ce qu'il y a à la magistrature.
12:58Ah oui, mais c'est le syndicat de la magistrature.
13:00Ah oui, mais c'est 20% des magistrats.
13:03C'est quand même presque un tiers des magistrats aujourd'hui.
13:05Oui, 20%.
13:07Il semble que même qu'il représente
13:08une agence pénale.
13:10Pour 25-30, il ne faut peut-être pas minimiser.
13:12En tout cas, merci Anthony.
13:13Vous nous recontacterez évidemment
13:15pour nous faire part de l'avancée de l'enquête.
13:17On précise pourquoi vous n'avez pas voulu témoigner
13:20parce que déjà vous sortez de l'hôpital
13:22donc vous avez peut-être envie de souffler un petit peu.
13:25Et on vous est reconnaissant d'avoir déjà
13:27donné votre parole sur notre antenne.
13:29Et puis bien sûr, vous avez peur des représailles éventuelles.
13:32Ça en dit long sur le climat
13:33qui règne dans notre pays.
13:35Merci en tout cas Anthony d'avoir été...
13:37Merci à vous.
13:37Merci.

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