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00:03Générique
00:11Vous regardez le Grand Oral, BFM TV, Le Figaro, le nouveau rendez-vous politique.
00:17Une heure en direct, chaque dimanche à 18h, pour vous faire vivre la campagne présidentielle.
00:23Bonsoir Marc.
00:24Bonsoir Marie, bonsoir Dominique de Villepin.
00:25Bonsoir.
00:26Ancien Premier ministre, quasi candidat à l'élection présidentielle, on va dire ça comme ça.
00:31Vous nous en direz peut-être un peu plus tout à l'heure.
00:33Merci d'être avec nous ce soir.
00:35Bonsoir Jim Jarrassé.
00:36Bonsoir Marie, bonsoir Marc.
00:37Merci d'être avec nous.
00:37Vous êtes évidemment à nos côtés pour interroger l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin.
00:41Bonsoir Dominique de Villepin.
00:42Rédacteur en chef du service politique du Figaro.
00:44On commence évidemment Dominique de Villepin avec la colère des lycéens qui est montée d'un cran et même de
00:48plusieurs crans cette semaine.
00:49Des manifestations, des blocages mais aussi des violences un peu partout en France.
00:53On en est à plus de 500 blessés désormais, dont 300 policiers et gendarmes mais aussi des enseignants, des élèves.
01:00Est-ce que vous considérez que la situation est devenue hors de contrôle ?
01:03C'est une situation difficile et puisque cela fait près de 15 jours que cette crise est ouverte,
01:10il est important aujourd'hui de tout faire pour aller dans le sens de l'apaisement.
01:14Et la première chose à faire face à un mouvement social de jeunes, lycéens,
01:21c'est de reconnaître la nature des problèmes auxquels ils sont confrontés et qui justifient ce mouvement.
01:29Le pire c'est de rentrer dans le déni ou de vouloir prendre ce mouvement pour ce qu'il n
01:34'est pas.
01:34C'est-à-dire ?
01:35C'est-à-dire que nous devons reconnaître qu'il y a un problème aujourd'hui en France dans les
01:40lycées,
01:40dans beaucoup de lycées, c'est plus vrai dans les quartiers populaires,
01:43mais c'est vrai dans beaucoup de lycées dans notre pays,
01:47qui justifient aujourd'hui ce mouvement.
01:49Nous avons tardé à apporter de bonnes réponses.
01:53Et le résultat c'est qu'aujourd'hui, j'ai rencontré de nombreux lycéens de plusieurs organisations
01:58et un peu représentatifs de ce qui se passe dans notre pays vendredi.
02:02Et j'ai mesuré à quel point il y avait derrière ce mouvement un enjeu de dignité.
02:06De dignité quand les conditions élémentaires, matérielles, ne sont pas satisfaites.
02:11Quand vous avez des classes où il manque des chaises, où il manque des tables,
02:16où des professeurs sont absents depuis le début de l'année.
02:20Une classe de première où on est confronté à la préparation du bac de français,
02:24pas de professeur de français.
02:25Avec des emplois du temps à trous, des enseignants par en temps.
02:28Très compliqués, parfois surchargés.
02:30Et des choses véritablement scandaleuses.
02:33Quand vous avez du côté des filles des toilettes sans porte,
02:39vous êtes devant, je parlais de dignité.
02:42Je pense que là, il y a des situations attentatoires à la dignité.
02:46Ce problème matériel ne doit pas occulter un autre problème,
02:50qui est l'angoisse de notre jeunesse devant l'avenir.
02:53Alors vous me direz, c'est l'angoisse de tous les français.
02:55Aujourd'hui, on est confronté à la dette,
02:58on est confronté à des problèmes d'emploi,
02:59on est confronté à l'avenir de l'intelligence artificielle.
03:02On est confronté, quand on est jeune, à Parcoursup,
03:05qui, à bien des égards, apparaît comme un élément de très forte injustice.
03:10Et il faut donc prendre en compte tous ces éléments-là,
03:13les mettre sur la table et avancer avec méthode.
03:16Et c'est pour cela que je souhaite que chaque lycée puisse recenser les difficultés auxquelles il est confronté
03:22et qu'à travers un calendrier lycée par lycée, on puisse apporter des réponses.
03:28Mais, une fois de plus, prenons au sérieux ce que nous disent les lycéens.
03:33Je vois bien la tentation qui existe dans ce gouvernement,
03:36comme souvent dans un gouvernement,
03:38de prendre ce mouvement pour autre chose.
03:41C'est-à-dire, je vous remercie, parce que ça fait deux fois que vous dites
03:44prendre ce mouvement pour autre chose.
03:45Le gouvernement parle depuis 48 heures de violences urbaines.
03:49Pas depuis 48 heures.
03:51Voilà la sémantique qui est utilisée.
03:52Il en parle depuis deux semaines.
03:53Et j'ai été confronté aux deux.
03:55J'ai été confronté à des violences urbaines
03:57et j'ai été confronté à un mouvement de lycéens.
03:59Le CPE 2006, quand vous étiez à Matignon.
04:02Absolument.
04:02Et on va y arriver.
04:03Ne mélangeons pas les deux.
04:05Nous savons tous que le mot violences urbaines, émeutes urbaines,
04:08c'est un mot codé qui renvoie à un imaginaire très particulier
04:13qui est souvent celui de la banlieue, et bien au-delà historiquement.
04:16Mais il a tort de le faire.
04:17Mais bien sûr qu'il a tort de le faire.
04:18C'est une immense erreur.
04:19Parce qu'il faut agir là où un gouvernement peut agir.
04:23Le gouvernement peut agir en apportant des réponses concrètes,
04:27matériels à une situation de nombre de lycées
04:30qui est inacceptable et indigne,
04:31et qui touche les lycéens comme leurs professeurs.
04:35Et en ne traitant pas ce qui existe,
04:37et en partant en croisade
04:39contre ce qui est beaucoup plus difficile à mesurer,
04:41la politisation, les excès d'un certain nombre de lycéens.
04:45Mais qui existe aussi, vous ne le niez pas.
04:48Mais qui existe aussi.
04:49Mais la politique, c'est l'art de se concentrer
04:51sur ce que l'on peut traiter,
04:53et ce que l'on peut changer.
04:55Et par ailleurs, nous le voyons,
04:56il y a un problème de maintien de l'ordre dans notre pays.
04:59On a vu des situations inacceptables
05:02de policiers qui sont décibles,
05:05des policiers qui sont visés,
05:07qui sont caillassés de jets d'acide.
05:09Tout ça est inacceptable.
05:10Et on a entendu tous le procureur de la République de Belfort.
05:13Oui, Dominique de Villepin.
05:14Mais il y a un problème de politique de maintien de l'ordre
05:17dans notre pays.
05:18Et il faut savoir le regarder en face.
05:20On va creuser ce sujet, Dominique de Villepin.
05:22Si vous voulez bien, je voulais vous faire entendre
05:24ce que dit quelqu'un qui n'est pas forcément
05:25de votre famille politique aujourd'hui,
05:26qui s'appelle Clémence Guettet,
05:27qui est députée insoumise,
05:29sur cette question du maintien de l'ordre.
05:31Ces derniers jours en France,
05:32elle l'a dit aujourd'hui chez nos confrères d'RTL.
05:34Et vous nous direz ce que vous en pensez dans un instant.
05:37Il y a des images qui ont beaucoup choqué les gens.
05:40Quand on voit une parente d'élève à Sevran
05:43qui se prend un tir de LBD dans les jambes,
05:46qui en est blessée.
05:47Quand on voit cette jeune fille,
05:49cet enfant, elle a 14 ans, à Alençon,
05:52qui est étranglée violemment par les forces de police.
05:55Quand on voit qu'il y a un jeune qui a perdu un œil,
05:58c'est à Tours.
05:59Quand on voit un autre jeune à Saint-Ouen-Lomone
06:02qui n'a plus de dents parce qu'il s'est pris un LBD dans les dents.
06:05Vous voyez qu'il y a un niveau de répression
06:08qui, à mon sens, est très largement disproportionné.
06:11D'abord, on parle d'enfants.
06:12Mais quand bien même ce serait des adultes,
06:15le problème vient des consignes politiques.
06:18Dominique de Villepin,
06:19est-ce que vous diriez, comme Clémence Guettet,
06:21qu'on assiste à une répression largement disproportionnée ?
06:25Ce sont ces mots.
06:26Je dis que la politique de manière de l'ordre
06:29doit être en permanence adaptée aux situations.
06:33Aujourd'hui, nous avons des mouvements de lycéens.
06:37Face à ces mouvements de lycéens,
06:39et comme tout mouvement social,
06:41ces mouvements sont parfois doublés, infiltrés,
06:45noyautés par un certain nombre de gens
06:47qui relèvent davantage de casseurs que de lycéens,
06:51il faut être vigilant et distinguer les deux.
06:54Et c'est là où je crois que la politique de maintien de l'ordre
06:57ne doit pas, dans ces circonstances,
06:59être une politique de face-à-face,
07:00cela ne doit pas être une politique de nasse.
07:04On n'enferme pas un mouvement social étudiant
07:08sur un territoire sans échappatoire,
07:11avec le risque de mettre en danger la situation de ces lycéens.
07:15Et je dis surtout que le gouvernement doit affirmer haut et fort.
07:19C'est son premier devoir.
07:20J'ai été ministre de l'Intérieur,
07:22j'ai été confronté à ces situations.
07:24Je sais à quel point l'ordre républicain doit être respecté,
07:28et à quel point l'exigence de sécurité, elle est absolument nécessaire.
07:32Mais le gouvernement doit dire, il doit dire,
07:36que la priorité, c'est la sécurité des lycéens.
07:41C'est la protection des lycéens.
07:44Alors ayons des interventions ciblées, proportionnées,
07:49veillons à distinguer les casseurs
07:51qui sont physiquement assez repérables dans une manifestation,
07:55compte tenu de l'uniforme, de la tenue, des masques qu'ils portent.
07:59Et ne traitons pas tous les jeunes.
08:01Les témoignages que j'ai entendus vendredi font frémir.
08:04Moi comme parent, cela me fait peur.
08:06L'idée d'avoir des enfants dans une manifestation aujourd'hui,
08:09avec des salves de gaz lacrymogènes, des charges,
08:12qui ne discriminent pas selon...
08:15Est-ce qu'il faut interdire certaines armes dans le maintien de l'ordre
08:17vis-à-vis de jeunes en l'occurrence de lycéens ?
08:20Je pense que dans les manifestations de ce type de lycéens,
08:25mouvement social de jeunes,
08:27il faut être proportionné.
08:29Et donc effectivement, on doit être extrêmement attentif.
08:32Mais le sous-texte de ce que vous dites ?
08:35Pas de tir tendu, le flashball,
08:37avec énormément de précautions,
08:39et uniquement contre des cibles identifiées.
08:41Je ne crois pas que l'on doive réprimer
08:44des manifestations sociales de lycéens
08:46par des mouvements classiques de maintien de l'ordre.
08:50Il faut être très, très vigilant.
08:52Vous savez, si en début de semaine prochaine,
08:55nous avons un drame qui survient,
08:57je vous le dis parce que j'ai été confronté à ces situations,
09:00alors là, là, nous pourrons tous dire
09:02que la situation sera hors de contrôle.
09:06Et moi, je ne veux pas que la vie de jeunes,
09:08de 15 ans, 16 ans, 17 ans, 18 ans,
09:10soient mises en danger.
09:12Donc je dis à titre préventif
09:14que le Premier ministre,
09:15le Président de la République,
09:16le ministre de l'Intérieur,
09:17le ministre de l'Justice
09:20se réunissent pour définir
09:21une règle absolue qui soit donnée
09:23aux forces de maintien de l'ordre
09:25qui sont parfois placées
09:26dans des situations d'extrême difficulté.
09:28Quand vous êtes l'objet de tir,
09:30comme ça a été le cas
09:31pour un certain nombre de policiers,
09:33et que vous avez le sentiment
09:35que c'est votre vie qui est en cause,
09:37moi, je me mets à leur place.
09:38Comment vous réagissez ?
09:39Et c'est là où il y a des situations
09:41où il ne faut pas mettre
09:43les forces de maintien de l'ordre.
09:44Je ne suis pas pour les charges systématiques
09:48devant des manifestants
09:50qui sont à l'extérieur d'un lycée.
09:53Soyons précautionneux,
09:54soyons attentifs,
09:56choisissons les cibles,
09:57choisissons les moyens
09:58et rappelons cette priorité.
10:01Le maintien de l'ordre
10:02doit protéger nos enfants.
10:04Est-ce que vous considérez,
10:06vous ne dites pas de charges devant les lycées,
10:07est-ce que ça veut dire
10:08qu'il faut laisser les lycéens
10:10qui bloquent leur lycée
10:11ne plus envoyer les forces de l'ordre ?
10:12Je pense qu'il vaut mieux les laisser
10:15et je vais vous dire pourquoi.
10:16J'ai eu trois témoignages,
10:18un à Nice et dans deux autres villes,
10:20de lycées qui sont à proximité
10:21de maternelles ou de crèches.
10:24Est-ce que vous allez charger
10:25de crèches qui ont dû attendre
10:26longtemps après, plusieurs heures après,
10:28que les gaz lacrymogènes
10:30se soient dissipés
10:31pour que les petits puissent sortir ?
10:33Vous ne pouvez pas intervenir
10:35dans des milieux aussi dangereux,
10:37aussi fragiles.
10:37Donc on laisse les lycéens
10:38bloquer leur lycée
10:39pour éviter des débordements.
10:41Mais le temps doit être mis à profit
10:47pour nourrir le dialogue.
10:49Le premier devoir du gouvernement
10:50et de tous les responsables
10:52sur le plan local,
10:54c'est d'engager le dialogue.
10:55Vous savez, ces jeunes,
10:56ils souffrent d'abord
10:57d'un manque d'écoute,
10:59d'un manque de reconnaissance
11:00et qu'on ne prenne pas au sérieux
11:02leurs revendications.
11:04Moi, après moi,
11:05une fois de plus,
11:06quand vous avez un bac de français,
11:08que vous n'avez pas de prof
11:09depuis le début de l'année,
11:10je comprends qu'on s'inquiète.
11:11Et quand on n'a pas de réponse
11:13de la part du rectorat,
11:14je comprends qu'on prenne
11:15son destin en main.
11:16Et qu'on bloque son lycée.
11:17Donc, aucune violence n'est légitime.
11:20Mais que le gouvernement veille
11:23à ne pas placer nos forces de l'ordre
11:24dans des situations
11:25qui pourraient conduire
11:28à des situations hors de contrôle,
11:30c'est ma plus grande inquiétude aujourd'hui.
11:33Dominique de Vitpain,
11:34depuis le début de cet entretien,
11:35vous faites référence
11:37à ce que vous avez dû
11:38vous traverser en 2006.
11:39Vous étiez alors Premier ministre
11:41avec ce rejet massif
11:43de votre mesure
11:43du contrat première embauche.
11:46Ce projet avait suscité
11:48une immense mobilisation à l'époque.
11:50Des violences aussi,
11:51des centaines de blessés,
11:52un syndicaliste
11:53qui avait été plongé
11:53dans le coma plusieurs semaines.
11:55Est-ce que vous dites,
11:56comme certains autres,
11:57que la nature de la violence
11:59aujourd'hui,
11:59de ce mouvement et d'autres,
12:01est différente d'il y a
12:02maintenant 20 ans ?
12:03Est-ce que vous accompagnez
12:05ce propos qui consiste à dire
12:06que notre jeunesse
12:07est plus violente,
12:08notamment parce que
12:09les réseaux sociaux sont là,
12:10parce que la viralité l'accompagne ?
12:12La société a changé.
12:13La société a changé.
12:15Et la violence est aujourd'hui
12:16beaucoup plus diffuse
12:17et la tentation du recours
12:19à la violence plus rapide.
12:20Par ailleurs,
12:21nous étions avant 2014,
12:23avant le drame de Rémi Fraisse,
12:26et nous étions,
12:27j'étais Nicolas Sarkozy,
12:29j'étais Jacques Chirac,
12:30étaient obsédés
12:32à l'idée de ne pas revivre
12:33ce que nous avions vécu
12:35avec Malik Ousekine.
12:37Ces drames,
12:38une fois de plus,
12:40ils arrivent.
12:41Et on doit tout faire
12:42pour que les conditions
12:44ne soient pas créées
12:45pour qu'ils arrivent.
12:46Vous savez,
12:47ces dérapages,
12:48certains voudraient même
12:48parfois les provoquer.
12:50Il faut être responsable
12:51pour deux
12:51quand on est une force
12:53de maintien de l'ordre.
12:53quand on est un gouvernement.
12:55Il faut être responsable
12:56pour deux,
12:57sachant qu'il y a des individus
12:59qui veulent à tout prix
13:00qu'il y ait des incidents.
13:01Et c'est pour cela
13:02que quand vous dites...
13:03Des incidents,
13:04en l'occurrence,
13:05tous ceux qui,
13:06masqués dans les manifestations,
13:07cherchent la confrontation.
13:10Et veillons,
13:10et c'est pour cela
13:11que c'est si important
13:12de dialoguer
13:13avec toutes les forces politiques,
13:15veillons à ce que
13:16toutes les forces politiques
13:17comprennent
13:18qu'il n'est dans l'intérêt
13:20de personne.
13:21de voir notre jeunesse
13:23aujourd'hui dans la rue
13:25placée dans une situation
13:27d'exposition
13:28qui pourrait être attentée
13:30à leur intégrité.
13:31Est-ce que c'est un message
13:31que vous adressez
13:32à la France Insoumise
13:34ce soir ?
13:35que j'adresse à la France Insoumise
13:36comme à tous les autres mouvements.
13:38Le gouvernement dit
13:39qu'il y a une responsabilité
13:40de la France Insoumise,
13:41que le mouvement souffle
13:43sur les braises.
13:44Est-ce que vous partagez cet avis ?
13:46Je pense qu'il faut
13:49faire attention
13:50de ne pas qualifier
13:52ce mouvement
13:52pour autre chose
13:53que ce qu'il est.
13:54C'est un mouvement
13:55social de lycéens
13:57et il se trouve
13:57que ce mouvement
13:58social de lycéens
13:59il est ici ou là
14:01pris en otage
14:02par un certain nombre
14:03de groupuscules
14:04mais le problème
14:05du gouvernement
14:06c'est d'engager le dialogue
14:07c'est de reconnaître
14:09la réalité de la situation
14:10ce n'est pas de céder
14:11à la tentation
14:12de rechercher
14:12des boucs émissaires.
14:13Un gouvernement
14:14ne doit pas
14:17céder
14:17à cette tentation-là.
14:19C'est une diversion
14:20selon le gouvernement.
14:21L'intérêt du gouvernement
14:22c'est d'agir
14:23c'est de dialoguer
14:24d'écouter
14:25et d'agir.
14:26Il doit donc aller
14:27beaucoup plus loin
14:28dans cette logique
14:29d'écoute
14:30de dialogue
14:31et d'action
14:32avec tous ceux
14:33qui sont concernés
14:34les collectivités locales
14:35les régions
14:36pour les lycées.
14:36Vous n'avez pas tout à fait
14:37répondu à la question
14:38de Jiménie.
14:39Par exemple
14:39quand Bali Bagayoko
14:39dit que la violence
14:42dans certains cas
14:43peut être légitime
14:44alors qu'on a l'habitude
14:45de dire que
14:45le monopole
14:46de la violence légitime
14:47appartient à l'État.
14:48Comment vous percevez
14:49ce genre de propos ?
14:50Il ne m'appartient pas
14:51de décrypter
14:52le langage
14:53de Bali Bagayoko
14:54d'autant qu'il est revenu
14:55sur ses propos.
14:57Une chose est claire
14:58la violence
14:59n'est jamais légitime
15:01mais je vais plus loin
15:02quand on est gouvernant.
15:04la violence
15:05le risque de violence
15:06il faut l'anticiper
15:08et ce n'est pas
15:09en se plaçant
15:10sur son aventin
15:11et en regardant
15:12la situation se développer
15:13sans rien faire
15:14ou en faisant peu de choses
15:15que l'on limite
15:17le risque de violence.
15:18Donc je suis pour un gouvernement
15:19engagé sur le terrain
15:20pour répondre
15:22à l'inquiétude
15:22de ces jeunes
15:23pour apporter des réponses
15:24et des solutions
15:25pour mettre en place
15:26une méthode.
15:27Vous savez
15:27l'État
15:28aujourd'hui
15:29c'est le grand responsable
15:32de tous les dysfonctionnements
15:33qui existent
15:34dans notre pays.
15:35C'est parce que l'État
15:35ne répond plus
15:36que les risques
15:39financiers
15:40économiques
15:40et sociaux
15:42se multiplient.
15:42Mais le rôle
15:43de l'État
15:44juste
15:44Dominique de Villepin
15:45il faut donc reprendre
15:46le contrôle
15:47de la situation
15:48anticiper les risques
15:49et agir
15:51apporter des réponses
15:52mobilisées
15:53Apporter des réponses
15:54et aussi décrypter
15:55ce qui est en train
15:55de se passer dans l'arrivée.
15:56Le gouvernement
15:58il n'est pas chargé
15:59de décoder
16:00idéologiquement
16:01ce qui se passe
16:02dans les cœurs
16:02de telle et telle partie.
16:04Qui sont aussi
16:04ces manifestants
16:05qui accompagnent
16:06les lycéens ?
16:06J'ai bien vu
16:07la façon
16:08dont ça s'est passé
16:08sur la base
16:09d'une note
16:10de service de renseignement
16:11J'y venais.
16:12Eh bien
16:12ce n'est pas le propos
16:13ce n'est pas le sujet
16:14du gouvernement.
16:16Le gouvernement
16:16je dirais
16:18que ce n'est pas
16:18son intérêt
16:19de se lancer
16:20dans des spéculations.
16:22Le gouvernement
16:22il a en charge
16:23le manche
16:24il a en charge
16:25la responsabilité
16:27son problème à lui
16:28c'est de répondre
16:29à la jeunesse.
16:30S'il répond à la jeunesse
16:31s'il répond à la jeunesse
16:33s'il répond à la jeunesse
16:35la violence
16:36s'abaissera dans le pays
16:37on a cité des cas
16:38le premier lycée
16:40Saint-Exupéry
16:40où les réponses
16:41ont été apportées
16:42moi j'ai eu des cas hier
16:43j'ai eu des cas hier
16:45où des réponses
16:45ont été apportées
16:47et le mouvement
16:48s'est dissipé.
16:50Répondons
16:50sur le fond
16:51le gouvernement
16:52n'est pas là
16:53pour faire
16:53de la politique politicienne
16:54il est là
16:56pour traiter
16:57le problème
16:58des jeunes.
16:59Ça veut dire quoi
16:59plus de moyens
17:00pour les lycées
17:00est-ce qu'il faut
17:01renoncer à la réforme
17:02de Parcoursup
17:02c'est aussi une des
17:03revendications
17:04des lycéens
17:05quelles sont les réponses
17:06concrètes
17:06que peut apporter
17:07aujourd'hui
17:07le gouvernement
17:08tous les témoignages
17:10j'écoutais encore
17:12et je relisais
17:14le livre
17:14de Fabien Trong
17:15sur la situation
17:17à Grigny
17:17et sur la situation
17:18dans le pays
17:19manifestement
17:20il y a une inégalité
17:21considérable
17:21et les jeunes
17:22sont sensibles
17:22à cette injustice
17:24entre la situation
17:25dans un certain nombre
17:26de quartiers populaires
17:26et dans d'autres
17:28dans d'autres régions
17:29de notre pays
17:29et sur Parcoursup
17:31il est bien évident
17:32qu'un enfant
17:33d'une famille
17:34très préparée
17:35n'est pas dans la même situation
17:37qu'un enfant
17:37livré à lui-même
17:38qui remplit lui-même
17:39sa fiche
17:39et qui n'a au bout du compte
17:40aucun résultat
17:41de la même façon
17:42de la même façon
17:42nombre de jeunes
17:42me disent
17:43on nous demande
17:44de choisir notre avenir
17:45à 14 et 15 ans
17:46on est embarqué
17:47dans des autoroutes
17:49après dont on ne peut pas sortir
17:50je vous donne deux exemples
17:52il y a une commune
17:55Les Mureaux
17:56qui a mis en place
17:58des infrastructures
17:58de dialogue
17:59depuis maintenant
18:00un certain nombre d'années
18:01des infrastructures
18:02de dialogue
18:02qui ont permis
18:03dans tous les domaines
18:04sociaux, culturels
18:06intra-religieux
18:07de nouer le dialogue
18:08sur le plan local
18:08et bien
18:10aucune école
18:10aucun lycée
18:11n'a été touché
18:12par ce mouvement
18:13et prenons en compte aussi
18:14les risques afférents
18:16à un certain nombre
18:17de filières
18:17dans la filière
18:18de l'enseignement professionnel
18:19aujourd'hui
18:20il y a
18:20un blocage complet
18:22sur certaines filières
18:24comme le commerce
18:24ou le numérique
18:25où tellement d'enfants
18:27se sont portés volontaires
18:28qu'on ne sait plus
18:29comment les accueillir
18:29et on est dans l'incapacité
18:31aujourd'hui
18:31pour toutes les demandes
18:32en alternance
18:33d'apporter une réponse
18:34et bien
18:35créons une bourse
18:36nationale
18:37des bourses régionales
18:38d'offres de stages
18:40d'offres
18:40de postes
18:41en alternance
18:42pour répondre
18:43à ces demandes
18:44vous ne mesurez pas
18:45à quel point
18:46nombre de jeunes
18:48sont situés
18:49dans une grande
18:50solitude
18:51et
18:52en plein désarroi
18:54face à l'avenir
18:56qui se prépare
18:57pour eux
18:57donc je dis simplement
18:58soyons vigilants
19:00soyons à l'écoute
19:01prenons en compte
19:02ces situations
19:03il y a
19:04plusieurs dizaines
19:05de milliers de jeunes
19:06qui se retrouvent
19:06sans réponse
19:07de parcours sup
19:09veillons à apporter
19:11ces réponses
19:11à créer des passerelles
19:12soyons
19:13mettons la main
19:14dans le moteur
19:15vous savez
19:15quand je propose
19:16en matière économique
19:17d'ouvrir le moteur
19:19et la boîte noire
19:20des niches fiscales
19:21et sociales
19:22180 milliards
19:23et bien je propose
19:24la même chose
19:25en matière éducative
19:26repérons les points
19:27de blocage
19:27repérons les injustices
19:29repérons les inégalités
19:31et agissons
19:32on a perdu
19:33en France
19:34et je le dis
19:35parce que j'ai vu
19:36se dégrader
19:37malheureusement
19:37le rôle de l'Etat
19:39dans notre pays
19:39alors qu'on a des fonctionnaires
19:40mobilisés
19:43retrouvons
19:43le sens
19:44de l'action
19:44et de la mission
19:45je sens une envie
19:46chez vous
19:47de grands discours
19:49et de meetings
19:49et d'agir
19:50mais vous n'êtes pas
19:50facile à interrompre
19:51je vais tenter
19:52ah non non
19:52ne reprenez pas tout de suite
19:53d'agir
19:54je voudrais juste
19:55vous entendre
19:56sur un autre point
19:56le coût des réparations
19:58les différentes régions
19:59qui ont en charge
20:00les lycées
20:01commencent à faire remonter
20:01le coût des dégâts
20:02la première fourchette
20:03l'estimation
20:04ce serait entre 30
20:05et 40 millions d'euros
20:06pour réparer
20:07les dégâts commis
20:08ces derniers jours
20:09faut-il faire payer
20:10les casseurs
20:11faut-il faire payer
20:12les parents des casseurs
20:13alors je pense
20:14qu'il faut
20:16pour ceux qui seront
20:17condamnés
20:19privilégier des peines
20:20de réparation
20:21et il est normal
20:23qu'ils soient eux-mêmes
20:25semaine après semaine
20:26soumis à ces peines
20:27de réparation
20:28et amenés
20:29à réparer
20:29ce qu'ils ont cassé
20:30parce qu'on ne peut pas
20:31accepter
20:32qu'il y ait des peines
20:33qui ne soient pas effectuées
20:36et les parents
20:36alors pour le reste
20:38je suis attaché
20:39à l'individualisation
20:40des peines
20:41je crois que la responsabilité
20:42collective pour les peines
20:43nous fait changer
20:44de système judiciaire
20:45et donc je suis très vigilant
20:47à rester dans le cadre
20:48de la règle républicaine
20:50telle que nous la pratiquons
20:51il n'y a pas question
20:51de couper les allocations
20:53familiales par exemple
20:54à ceux dont les enfants
20:55seraient allés brûler
20:55à l'essai
20:55nous savons parfaitement
20:57qu'on peut préconiser
21:00toutes sortes de solutions
21:01politiques
21:01qui sont faites
21:02pour faire joli
21:03mais en pratique
21:04ils n'auront pas
21:05les moyens
21:05de rembourser
21:06ce qui a été cassé
21:07donc mettons au travail
21:09tous ceux qui
21:11sont responsables
21:13de ces méfaits
21:15et veillons
21:15à ce qu'ils puissent
21:16jour après jour
21:17contribuer à la réparation
21:18si on se projette
21:20dans la semaine prochaine
21:21par ailleurs
21:22parenthèse
21:22à l'instant
21:23la patronne de la région
21:24Île-de-France
21:24Valérie Pécresse
21:25annonce que 160 lycées
21:27seront fermés demain lundi
21:29soit près d'un tiers
21:30des établissements
21:31dans la région
21:31500 apparemment
21:32sur le territoire national
21:33absolument
21:33et sans doute
21:34beaucoup beaucoup plus
21:35mardi
21:36jour de mobilisation
21:37absolument
21:38là encore une fois
21:38Dominique de Villepin
21:39vous dites quoi au lycée
21:41continuez de manifester
21:42continuez de bloquer
21:43pour faire entendre
21:44votre colère
21:44pour faire entendre
21:46vos désagréments
21:47vos attentes du gouvernement
21:48ou vous dites
21:49appel au calme
21:50retournez au lycée
21:51absolument
21:53retournez le chemin du lycée
21:57mobilisez avec vos professeurs
21:59et la hiérarchie du lycée
22:02l'ensemble des parties prenantes
22:04pour consigner les demandes
22:06qu'un calendrier soit établi
22:09en liaison avec les rectorats
22:10et qu'à partir de là
22:12on puisse reprendre le travail
22:14l'intérêt des jeunes
22:15ce n'est pas de perdre
22:16une année aussi importante
22:18vous n'appelez pas
22:19à manifester mardi
22:20et vous ne serez pas dans la rue
22:21mais le droit de manifester
22:23est totalement libre
22:24dans notre pays
22:25donc c'est pas à moi
22:26à dire
22:26vous pourriez dire
22:27comme d'autres
22:27responsables politiques
22:28je suis pour l'apaisement
22:30pour retrouver
22:31le chemin du lycée
22:32mais je suis pour que le gouvernement
22:35fasse le plus grand pas
22:36c'est lui
22:37qui est en position
22:38de responsabilité
22:39c'est à lui
22:40à faire le pas en avant
22:41c'est à lui
22:42à créer la méthode
22:43et à trouver les outils
22:44qui permettront
22:45d'avancer
22:46mais une fois de plus
22:47chat échaudé
22:49craint l'eau froide
22:50et nous avons tous
22:51ce que sont devenus
22:52les cahiers de doléances
22:53qui ont été ceux
22:54pendant la période
22:55des gilets jaunes
22:56qui ont été mis
22:57dans un placard
22:58là il faut devenir sérieux
22:59d'abord parce que
23:00je crains par-dessus tout
23:02la généralisation
23:04de ce mouvement
23:05je crains son durcissement
23:07et je crains
23:08pour employer
23:08la formule consacrée
23:09une convergence des luttes
23:11si dans notre pays
23:12vous avez
23:13la crise
23:14des lycées
23:15auxquelles s'ajoutent
23:16les universités
23:17auxquelles s'ajoutent
23:19la fonction publique
23:20auxquelles s'ajoutent
23:21beaucoup d'autres professions
23:22la crise des carburants
23:24elle les appelle
23:24à manifester le 17 octobre
23:25et bien là
23:26le gouvernement
23:27sera dépassé
23:28donc je dis au gouvernement
23:29ne jouez pas la montre
23:30vous allez être dépassé
23:31vous allez être confronté
23:33à une situation
23:34que vous ne pourrez plus maîtriser
23:36prenez l'initiative
23:39agissez
23:40et engagez un processus
23:41avec une méthode
23:42assumée et affirmée
23:44et une exigence
23:46un maintien de l'ordre
23:47adapté
23:48à un mouvement social
23:49de l'ICIER
23:50vous dites
23:51il n'est pas trop tard
23:52pour éviter encore
23:54un durcissement
23:55du mouvement
23:57et cette généralisation
23:58du mouvement
23:59qui pourrait
24:00embarquer d'autres catégories
24:02non il n'est pas trop tard
24:03il n'est jamais trop tard
24:04tant que l'irréparable
24:05n'a pas eu lieu
24:06et c'est pour cela
24:07que nous sommes aujourd'hui
24:09dans une situation
24:09où nous voyons bien
24:11que tout peut basculer
24:13convoquons l'esprit
24:13de responsabilité
24:14de chacun
24:15aujourd'hui
24:16que l'on soit enseignant
24:18que l'on appartienne
24:19à la hiérarchie
24:21des lycées
24:22ou que l'on soit élève
24:24ou dans le cadre
24:25de l'administration
24:26de l'éducation
24:27on a tous une responsabilité
24:29et il faut agir
24:30collectivement
24:30Dominique de Hulpin
24:31on voulait vous faire réagir
24:32à une dépêche
24:34de l'agence France Presse
24:35qui est tombée aujourd'hui
24:35venue d'Iran
24:37le régime de Téhéran
24:39a réagi
24:39aujourd'hui
24:40à ce qui se passe en France
24:41le même qui a massacré
24:42son peuple
24:43il y a quelques mois
24:43le ministère iranien
24:45des affaires étrangères
24:45dénonce aujourd'hui
24:46une violence
24:48disproportionnée
24:48et injustifiable
24:49contre le mouvement lycéen
24:51en France
24:51la France se doit
24:52de respecter
24:53les droits et libertés
24:54fondamentaux
24:55de ses citoyens
24:56qu'est-ce que ça vous inspire ?
24:57d'abord on n'a aucune leçon
24:58à recevoir
24:59d'un régime
25:00qui a massacré son peuple
25:01dans les conditions
25:02que l'on sait
25:03et par ailleurs
25:04je vous le dis
25:05pour avoir
25:06une certaine expérience
25:07de la diplomatie
25:08ce genre de dépêche
25:09est très habituel
25:11c'est quoi ?
25:12c'est de la provocation ?
25:13c'est de l'opportunisme
25:15c'est l'usage
25:16d'un moment difficile
25:18que traverse notre pays
25:19qui est utilisé
25:20par des pays
25:20qui sont souvent
25:21des régimes autoritaires
25:23ou totalitaires
25:23qui n'ont pas de leçon
25:24à nous donner
25:25et au-delà de ça
25:26justement
25:26on s'interroge
25:27est-ce que ces images
25:28vous parliez de leur virilité
25:29aussi
25:29ce n'est pas du carburant
25:30pour qui
25:31ceux à l'étranger
25:32auraient envie
25:33de déstabiliser
25:34nos démocraties
25:35et notamment la France
25:36à sept mois
25:37d'une élection
25:38et d'une échéance
25:38présidentielle ?
25:39vous avez raison
25:40nous sommes aujourd'hui
25:42dans une situation
25:43d'extrême fragilité
25:47politique
25:47compte tenu
25:48de la position
25:50des principaux partis
25:52dominants
25:53dans le jeu politique français
25:54qu'il s'agisse
25:54du Rassemblement National
25:55ou de la France Insoumise
25:56nous sommes dans une situation
25:58d'extrême fragilité
25:59financière
26:00quand on a des taux d'intérêt
26:01les OAT
26:02à 5%
26:05et qu'on a
26:07un remboursement
26:08de la dette
26:08à près de 90 milliards
26:10et qui va arriver
26:10à 100 milliards
26:12en 2028
26:13on peut légitimement
26:14s'inquiéter
26:15d'une situation
26:15qui devient insupportable
26:17alors Dominique de Villepin
26:18l'autre crise
26:19qu'affrontent en ce moment
26:20les français
26:20c'est bien évidemment
26:21celle du pouvoir d'achat
26:22et du carburant
26:23alors pour l'heure
26:24le gouvernement
26:25s'en tient à des mesures
26:26ciblées
26:27uniquement pour ce qu'on appelle
26:28les gros rouleurs
26:29est-ce qu'on a les moyens
26:30aujourd'hui de faire plus
26:31et si oui
26:32comment ?
26:32on a deux devoirs
26:36quand on est aujourd'hui
26:37au gouvernement
26:37ou le président de la république
26:38le premier
26:39vous avez raison
26:40c'est en direction
26:41des plus vulnérables
26:42et c'est tous ceux
26:43qui ont besoin
26:44de leur voiture
26:44tous ceux qui vivent
26:45en zone rurale
26:46qui exercent un métier
26:48qui les rend dépendants
26:49de leur voiture
26:50cela
26:50il faut leur apporter
26:51un secours important
26:53et c'est pour cela
26:53que j'ai préconisé
26:54très vite
26:54un chèque carburant
26:56de la même façon
26:57il faudra donner
26:58des chèques chauffage
27:00pour l'hiver
27:01et je pense
27:02qu'il faut faire confiance
27:04aux maires
27:04dans la réorganisation
27:05de l'état
27:06il faut s'appuyer
27:06sur ceux qui
27:07sont les plus proches
27:08de nos concitoyens
27:09et en l'occurrence
27:10ce sont les maires
27:11pour apporter
27:12ce soulagement
27:13et dispense
27:13et sur le plus
27:14deuxièmement
27:15il y a la nécessité
27:16sur l'ensemble
27:17des filières
27:17qui sont aujourd'hui
27:18menacées
27:19vous les connaissez
27:19comme moi
27:20qu'il s'agisse
27:21des pêcheurs
27:21des gros rouleurs
27:23transporteurs
27:23il faut les accompagner
27:25et puis
27:26cet accompagnement
27:27existe
27:28ça vous le conseillez
27:29mais quitte à l'intensifier
27:31si l'augmentation
27:33des prix
27:34devait se confirmer
27:36sur le prix du carburant
27:37je suis pour que
27:39nous puissions
27:40encadrer
27:40le prix de ces carburants
27:42par un signal
27:43carbone
27:44ça veut dire quoi
27:44encadrer
27:45c'est pour ça
27:45que j'ai proposé
27:46que nous fixions
27:49une bande
27:50de fluctuation
27:51entre 1,75
27:52et 2,50 euros
27:54il y a le risque
27:55que les 2,35
27:56pour le gazole
27:57aujourd'hui
27:57soient dépassés
27:59et que nous allions
28:00au-delà
28:00de ces 2,50
28:01veillons à ce que
28:02cela ne puisse pas
28:03dépasser
28:04ces 2,50 euros
28:05comment on fait ?
28:06et bien tout simplement
28:07en encadrant
28:08c'est-à-dire que
28:08si ça dépasse
28:09vous supprimez
28:10toutes les taxes
28:10et vous remboursez
28:12en quelque sorte
28:13le trop perçu
28:14de taxes
28:15quand cela descend
28:16en dessous
28:17de 1,60 euros
28:18une taxe flottante
28:18comme ça a pu exister
28:19dans le passé
28:20ça coûterait combien ?
28:21ça coûterait rien ?
28:22ça ne coûterait rien
28:23du tout
28:23mais si ça coûte rien
28:25Dominique
28:25c'est que ça ne rapporte rien
28:27aux automobilistes
28:28il y a des moments
28:29où ils vont être gagnants
28:29et d'autres
28:30où ils vont être perdants
28:30exactement
28:31c'est un signal carbone
28:32qui allège
28:34la situation
28:34de nombre
28:35de nos compatriotes
28:36qui la rend supportable
28:37pendant les quelques mois
28:39où il faut
28:39mais le jour
28:40les prix du pétrole brut
28:42baissent
28:42les taxes augmentent
28:43et l'État récupère
28:44ce qu'il a accordé avant
28:45c'est une opération blanche
28:47exactement
28:48et le système
28:48le système s'arrête
28:50dès lors que
28:50les prix sont redevenus
28:52à la normale
28:53par ailleurs
28:53il faut
28:55très fortement
28:56engager la politique
28:57qui n'a pas été suffisamment menée
28:58au cours des dernières années
28:59qui est une politique
29:00d'électrification
29:01et de ce point de vue là
29:02il y a des économies à faire
29:04je pense à la suppression
29:05du certificat
29:06d'économie d'énergie
29:07c'est vous qui l'avez mis en place
29:09mais je pense qu'aujourd'hui
29:10nous pouvons nous en passer
29:12si nous décidons
29:14de raccorder
29:15les prix
29:16de l'électricité
29:17non plus
29:18à la dernière unité
29:19de centrale à gaz
29:20comme c'est le cas aujourd'hui
29:21mais par rapport
29:22à notre industrie nucléaire
29:25ce qui fait
29:26une baisse
29:27de la facture
29:28assez substantielle
29:30au bénéfice
29:31de chacun
29:31de nos compatriotes
29:32il y a aussi
29:32ce qui se passe
29:33à l'étranger
29:34autour de nous
29:34cette semaine
29:35les pays du G7
29:36ont pris une décision
29:37assez importante
29:37qui est de se laisser
29:38la possibilité
29:39de puiser
29:40dans leur stock
29:40de pétrole
29:42jusqu'à 100 millions
29:42de barils de pétrole
29:43c'est Emmanuel Macron
29:44qui l'a annoncé
29:44après avoir réuni
29:46justement le G7
29:47on écoute le chef de l'état
29:49on a décidé
29:50de relâcher
29:51des stocks stratégiques
29:53de diesel
29:54et de pétrole brut
29:56sous la coordination
29:57de l'agence internationale
29:58de l'énergie
29:59donc qui va se réunir
30:00dans les prochaines heures
30:01prochains jours
30:02pour pouvoir organiser cela
30:03et donc pour pouvoir
30:05dans les 4 mois
30:05libérer jusqu'à 100 millions
30:07de barils
30:08de diesel
30:09et de pétrole brut
30:12100 millions de barils
30:14de pétrole
30:15vous dites quoi
30:16il était temps
30:17oui c'est une bonne chose
30:19il faut saluer le fait
30:20que l'on puisse mobiliser
30:21ces moyens-là
30:23de la même façon
30:23que le président
30:24espère agir
30:26également
30:26à travers
30:27une pacification
30:29de la situation
30:30dans le détroit
30:31de Balbel-Blandeb
30:32en faisant en sorte
30:34que nous puissions
30:34contribuer
30:35à la sécurisation
30:36du port de Yambou
30:37ça ça ne vous inquiète pas
30:38Dominique Villepin
30:38on a entendu des voix
30:39au lendemain du jour
30:41Emmanuel Macron
30:42a annoncé qu'on allait
30:42envoyer des soldats
30:43pour sécuriser
30:43donc ce port
30:44qui est stratégique
30:45dire on est en train
30:46de mettre un pied
30:47dans la guerre
30:48parce que si on est frappé
30:49il faudra répliquer
30:50et c'est pour cela
30:51que nous devons
30:51être extrêmement vigilants
30:53je vous rappelle
30:53que nous avons déjà
30:54engagé une opération
30:55du même type
30:55en 2019
30:57à l'autre extrémité
30:58de cet éleudic
31:00donc nous devons
31:01être extrêmement vigilants
31:02de ne pas être piégés
31:04par ce soutien
31:05et à aucun moment
31:07rentrer dans une logique
31:08d'escalade
31:08c'est une mobilisation
31:10défensive
31:11c'est un soutien
31:12que nous apportons
31:13à l'Arabie Saoudite
31:14à un moment
31:15où les Etats-Unis
31:15ne répondent plus
31:16et c'est quelque chose
31:18qui mérite
31:19d'être mis en avant
31:20nous sommes dans une situation
31:21de déshérence internationale
31:23dans le Moyen-Orient
31:24aujourd'hui
31:24où aucune grande puissance
31:26ne répond plus
31:27et je pense
31:28qu'il appartient
31:29à l'Europe
31:30et à la France
31:31de redoubler
31:32d'initiatives diplomatiques
31:33si l'on veut
31:34avoir une chance
31:35de pouvoir
31:36sortir de la situation
31:38dans laquelle nous sommes
31:38Au-delà du pouvoir d'achat
31:39il y a aussi
31:40le spectre
31:41de la crise financière
31:42avec un chiffre
31:43qui fait trembler
31:43en ce moment
31:44Bercy
31:45c'est 4,99
31:46c'est le taux
31:47d'intérêt
31:48auquel la France
31:50a emprunté
31:51avant-hier
31:52sur les marchés
31:52c'est le taux
31:53le plus haut
31:54depuis 25 ans
31:55est-ce que ça y est
31:56la France
31:57est au bord
31:57du gouffre financier
31:58Dominique de Villepin ?
31:59Alors c'est une situation
32:01qu'il faut là encore
32:02prendre très au sérieux
32:03je ne crois pas
32:04qu'il faille
32:05se jouer de mots
32:06la France est un pays riche
32:08qui dispose d'atouts
32:09mais nous devons
32:10devenir sérieux
32:11Quand vous dites ça
32:13ça veut dire
32:13le spectre
32:14des inspecteurs
32:15du FMI
32:15qui débarquent
32:16dans le bureau
32:17du prochain président
32:18de la République
32:18vous n'y croyez pas ?
32:19Monsieur Fauvel
32:20en matière financière
32:22les marchés
32:23peuvent demain
32:24s'emballer
32:24s'ils ont le sentiment
32:26que le cumul
32:28de problèmes
32:28auxquels notre pays
32:29est confronté
32:29situation sociale
32:31incapacité
32:32à faire un budget
32:32Mais là ça s'emballe
32:33ces derniers jours
32:34Et c'est bien pour ça
32:34que je vous dis
32:35responsabilité
32:37responsabilité sur le plan social
32:39responsabilité sur le plan budgétaire
32:40Nous avons besoin d'un budget
32:42Sortons de la petite politique
32:44quelle qu'il soit
32:45Quel que soit le montant
32:45Sortons des petits calculs
32:46de la campagne présidentielle
32:48qui ne sont pas de mise
32:49dans la situation actuelle
32:50Moi je ne suis pas là
32:51aujourd'hui devant vous
32:52comme candidat
32:52ou apprenti candidat
32:53Je suis là parce que je crois
32:55que nous devons unir nos forces
32:56pour être capables
32:58d'avoir une situation
33:00qui s'améliore
33:00d'ici au lancement
33:02de la campagne présidentielle
33:03Mais nous n'en sommes pas là
33:05et la campagne présidentielle
33:08peut être profondément entachée
33:09par une situation très dégradée
33:12où la France tout simplement
33:13ne serait plus en état
33:14d'être souveraine
33:15Il y a un risque
33:17que dans les prochains mois
33:18la souveraineté française
33:19et bien soit tout simplement
33:22mise en question
33:23C'est-à-dire ce qui s'est passé
33:24il y a quelques années
33:25au Royaume-Uni
33:26où une première ministre
33:27avait publié un projet de budget
33:29Le syndrome L'East-Russ
33:30peut peser sur la France
33:32Nous pouvons avoir
33:33une situation sociale
33:35hors de contrôle
33:35Nous pouvons avoir
33:37un gouvernement qui tombe
33:38Nous pouvons avoir
33:39une France sans budget
33:40Et dans ce cas-là
33:41Qu'est-ce qui se passe ?
33:42Qu'est-ce qui se passe
33:43M. Fauvel ?
33:44Et c'est bien pour cela
33:45qu'il ne faut pas en arriver
33:46à cette extrémité-là
33:47Aujourd'hui quand on regarde
33:48la situation politique
33:49Nous avons
33:50le Rassemblement national
33:52qui préconise
33:53un changement
33:54de régime
33:56C'est-à-dire qu'on passera
33:57si le Rassemblement national
33:59arrive au pouvoir
34:00on passera
34:01d'une démocratie libérale
34:02de liberté
34:03à une démocratie
34:05illibérale
34:06Si LFI
34:07arrive au pouvoir
34:08je pense qu'ils n'ont
34:09aucune chance
34:10mais prenons malgré
34:11toute cette hypothèse
34:12si il arrivait au pouvoir
34:13nous aurions
34:14un changement
34:15de république
34:16C'est dire
34:16que ce serait
34:17un désordre
34:18absolu
34:19pendant de longs mois
34:20pour ne pas dire
34:21de longues années
34:21et là encore
34:23une situation
34:25hors de contrôle
34:25Les deux pour vous
34:27représentent le même risque
34:28Vous mettez le signe égal
34:30Un changement de république
34:33ce n'est pas tout à fait
34:34un changement de régime
34:34donc je ne les place pas
34:35sur le même plan
34:36Donc le principal risque
34:37pour vous c'est le Rassemblement national
34:38Le principal risque
34:38parce que je ne pense pas
34:40qu'il y ait de tickets-retours
34:41dans le monde d'aujourd'hui
34:42avec les nouveaux empires
34:44qui nous menacent
34:45que sont les Etats-Unis
34:46d'un côté
34:46la Russie de l'autre
34:47sans même parler de la Chine
34:48beaucoup plus loin
34:49je ne pense pas
34:50qu'il y ait de possibilité
34:51de s'engager
34:53de commencer à s'engager
34:54dans cette voie loi
34:55à un moment
34:56où il y a une accélération
34:58exponentielle
34:59des nouvelles technologies
35:00et en particulier
35:01de l'intelligence artificielle
35:02L'intelligence artificielle
35:03toutes les semaines
35:04c'est une révolution
35:05Et donc si nous ratons
35:06le coche
35:07il n'y a pas de tickets-retours
35:09Justement en parlant
35:10du Rassemblement national
35:11l'affaire qui frappe
35:12ce parti cette semaine
35:14c'est bien évident
35:15l'affaire Bardella
35:16Ce matin
35:17dans la tribune dimanche
35:18Marine Le Pen
35:18réaffirme son soutien
35:20à Jordan Bardella
35:21après l'apparition
35:22de deux enquêtes
35:23dans Mediapart
35:24qui lui a attribué
35:25des écrits antisémites
35:26lorsqu'il avait 17-18 ans
35:29Est-ce que vous avez lu
35:30cette enquête
35:31et qu'en pensez-vous
35:32Dominique de Villepin ?
35:33J'ai lu comme tout le monde
35:34cette enquête
35:37et cette enquête pose
35:40d'immenses problèmes
35:41Ces écrits sont bien évidemment
35:43inacceptables
35:44alors vous me direz
35:45on n'est pas sérieux
35:46quand on a 17 ans
35:47Arthur Rimbaud
35:48Arthur Rimbaud
35:49n'est pas le seul
35:50à le penser
35:51mais
35:51Pour vous c'est Jordan Bardella
35:52qui les a écrits
35:53qu'on soit bien clair
35:54c'est ce que vous nous dites
35:55Techniquement je ne vois pas
35:56d'autres hypothèses
35:57sauf à ce qu'il y ait
35:58des explications
35:59apportées par le Rassemblement national
36:01Pardon mais ça veut dire
36:01qu'il ment pour vous
36:02aujourd'hui
36:02quand il dit
36:03ce sont des barbouseries
36:04de Mediapart
36:04des dingueries
36:06c'est le scénario
36:08aujourd'hui
36:08le plus vraisemblable
36:09mais il n'y a plus grave
36:10pour moi
36:10il n'y a plus grave
36:11parce que je suis un peu surpris
36:13que l'on s'étonne
36:14de ce que
36:16un haut représentant
36:18du Rassemblement national
36:18puisse tenir
36:19ce genre de propos
36:20toute l'histoire
36:22du Rassemblement national
36:23et tout son héritage
36:24vont dans ce sens
36:25c'est quand même
36:27un parti
36:27qui hérite
36:28d'une tradition
36:30qui est celle
36:32de la formation
36:33par des Waffen-SS
36:34et d'anciens collabos
36:35qui a conduit
36:37du Front national
36:38au Rassemblement national
36:39il n'y a pas eu
36:40pour vous
36:40de normalisation
36:41du Rassemblement national
36:43la normalisation
36:44et la dédiabolisation
36:47sont des processus
36:48sur lesquels
36:48on peut compter
36:49espérer
36:50mais une fois de plus
36:52c'est un travail
36:53permanent
36:53donc il faudra
36:54beaucoup d'années
36:55beaucoup de temps
36:56et beaucoup
36:57de preuves
36:58pour que cette réalité
36:59puisse devenir
37:00une réalité
37:01admise par tous
37:02mais
37:02et c'est pour cela
37:03je veux en venir à ça
37:06la responsabilité personnelle
37:07de Jordan Bardella
37:08c'est une chose
37:08pour moi
37:09il doit démissionner
37:10pardon
37:10il doit démissionner
37:11de la tête
37:11du Rassemblement national
37:12je ne suis pas
37:13président du Rassemblement national
37:15qui va se lancer
37:16mais je ne suis pas
37:16Marine Le Pen
37:18il lui appartient
37:18et je crois comprendre
37:19qu'elle a fait l'inverse
37:20qu'elle lui a maintenu
37:21sa confiance
37:22ou renouvelé sa confiance
37:23pour moi
37:24le problème aujourd'hui
37:26c'est celui
37:26d'un parti
37:27le Rassemblement national
37:28qui hérite
37:29de cette tradition là
37:31donc c'est un problème
37:32de système
37:33pas un problème
37:34de personne
37:34parce que si vous lancez
37:36la chasse aux sorcières
37:37au sein du Rassemblement national
37:38vous n'en finirez pas
37:39c'est un problème
37:40de système
37:40est-ce qu'aujourd'hui
37:42il y a
37:44présent dans les rangs
37:45du Rassemblement national
37:46cet esprit là
37:48je le crains
37:49très fortement
37:50et c'est ce qui fait
37:51c'est ce qui fait
37:52cet esprit
37:53marqué par la xénophobie
37:55le racisme
37:55et l'antisémitisme
37:56autour de Marine Le Pen
37:58encore aujourd'hui
37:58chez Marine Le Pen
38:00les références qui sont données
38:01dans cette enquête
38:02M. Chatillon
38:04et beaucoup d'autres
38:04sont là pour montrer
38:05que ces repères
38:06restent des repères
38:07importants
38:07dans la pensée
38:08du Rassemblement national
38:09donc une fois de plus
38:10du cercle républicain
38:11une fois de plus
38:12je vous redis
38:13ce que j'ai dit
38:14c'est un mouvement
38:16qui pour moi
38:18ne se cache pas
38:19d'envisager
38:20un changement
38:20de régime
38:21donc de changer
38:23la nature démocratique
38:24de notre pays
38:24et c'est un régime
38:26dont la politique
38:27a commencé par la politique
38:28de préférence nationale
38:29ou de priorité nationale
38:31est une politique
38:32qui conduit
38:33à des pratiques
38:34illégales
38:35nous conduit
38:36à une situation
38:37extraordinaire
38:38c'est-à-dire
38:39à remettre en cause
38:40l'essentiel
38:42de l'équilibre constitutionnel
38:43et à terme
38:44la hiérarchie des normes
38:45c'est-à-dire
38:45la place des traités
38:46dans l'ordre
38:48juridique français
38:49donc ça veut dire quoi
38:50au bout du compte
38:51ça veut dire que
38:52c'est un bouleversement
38:53juridique majeur
38:55c'est un régime
38:56de liberté
38:56totalement différent
38:58et on le voit bien
38:59la première proposition
39:00du rassemblement national
39:02c'est un coup de force
39:03sous couvert de référendum
39:04c'est un coup de force
39:06c'est un coup juridique
39:06mais comment vous expliquez
39:07qu'aujourd'hui
39:0835% en tout cas
39:09selon les sondages
39:10des français
39:10s'apprêtent à voter
39:12pour ce parti
39:12et 34%
39:14des français
39:15pensent que
39:16seulement 34%
39:17des français
39:18pensent que
39:18Jordan Bardella
39:19devrait quitter
39:20la présidence
39:20du rassemblement national
39:22c'est la preuve
39:23que visiblement
39:23cette affaire
39:24n'a pas d'effet
39:25sur le parti
39:26comprenez bien
39:26la situation
39:27dans laquelle nous sommes
39:28nous sommes dans un pays
39:29qui est polarisé
39:30c'est à dire qu'aujourd'hui
39:31il y a le rassemblement national
39:32et les filles
39:33et entre les deux
39:34il n'y a rien
39:34alors on peut avoir
39:35tout à l'heure
39:36dans une émission
39:37cinq socialistes
39:38qui se battent en duel
39:39mais c'est marginal
39:40dans le débat
39:41ce qui compte
39:42vous allez leur faire plaisir
39:42ce qui compte
39:43c'est les deux masses
39:44de granit
39:45et les deux masses
39:45de granit
39:46c'est les deux extrêmes
39:47ces deux extrêmes
39:48ils réussissent
39:49ceux dont vous êtes
39:50aujourd'hui le témoin
39:51et le porte-parole
39:52d'une certaine façon
39:53à travers votre question
39:54ils réussissent
39:55à tout banaliser
39:56à tout relativiser
39:58et cette banalisation
40:00et cette relativisation
40:02et bien nous fait rentrer
40:04dans un système
40:05où nous sommes
40:06déconnectés du réel
40:07et c'est ça
40:08que je veux expliquer
40:09aux français
40:09c'est que ces deux parties
40:11s'ils arrivaient au pouvoir
40:13n'ont aucune réponse
40:14au problème
40:15de notre temps
40:16ni sur la question
40:17des lycées
40:18ni sur la question
40:19financière
40:20ni sur la question sociale
40:21pour une raison simple
40:22c'est qu'ils relèvent
40:24tous les deux
40:25de la pensée magique
40:26d'un côté
40:27on tond les plus riches
40:29de l'autre
40:31on met tout
40:32sur le dos
40:33des immigrés
40:33et de l'Europe
40:34et on estime
40:34qu'on va remplir
40:36les caisses
40:36en faisant
40:36quelques économies
40:37comme cela
40:38mais c'est absurde
40:38qui peut croire cela
40:39alors je pense
40:40que nos compatriotes
40:41sont tellement en colère
40:43tellement inquiets
40:44en ont tellement
40:45ras-le-bol
40:45de l'impuissance publique
40:46auxquelles on assiste
40:47que naturellement
40:48ils se dirigent
40:49vers ces mouvements
40:50mais je n'exclus pas
40:52que dans les prochains mois
40:53et c'est pour ça
40:54que je le redis
40:54la campagne n'a pas commencé
40:56le jour où on se posera
40:57la question
40:57de savoir
40:58qui doit diriger
40:59le pays
41:00face à monsieur Poutine
41:02et à monsieur Trump
41:03et bien
41:04on découvre
41:06tout à coup
41:07que ceux
41:08qui sont aujourd'hui
41:09les mieux placés
41:10et bien
41:11n'ont pas les qualités
41:12pour remplir cette mission
41:13parce que diriger l'état
41:14diriger l'état
41:15maintenir la cohésion
41:17de notre pays
41:17répondre à des problèmes
41:19urgents
41:19et bien
41:20ça implique
41:21un minimum
41:22d'expérience
41:23que ces différents
41:24responsables
41:25n'ont pas
41:26le grand malheur
41:27c'est que le gouvernement
41:28aujourd'hui
41:29ne soit pas suffisamment
41:30convaincu de cela
41:31pour s'atteler à la tâche
41:32même si
41:33je ne jette pas la pierre
41:34à Sébastien Lecornu
41:35parce qu'il est dans une situation
41:36extrêmement difficile
41:37mais les partis politiques
41:39et le gouvernement
41:40doivent montrer
41:40aujourd'hui
41:41c'est leur premier devoir
41:43que le réel existe
41:44et que la politique
41:45peut apporter
41:46un soulagement
41:47à la situation
41:48des Français
41:48cette expérience
41:48Dominique Delipa
41:49est-ce que vous l'avez vous ?
41:51c'est pas à moi de le dire
41:53est-ce que vous considérez
41:54que vous l'avez vu
41:55votre exercice
41:57du pouvoir
41:57à la gérée
41:58des émeutes urbaines
42:00j'ai eu à gérer
42:01une crise lycéenne
42:02que j'ai été en charge
42:03de l'économie
42:04et des finances
42:04de la France
42:05et que j'ai redressé
42:06la situation
42:07des finances publiques
42:08de notre pays
42:08et que j'ai laissé
42:09en 2007
42:10une situation
42:11qui ferait
42:12pâlir de plaisir
42:13ou rougir de plaisir
42:14n'importe quel
42:15Premier ministre
42:15parce que vous avez dit
42:16tout à l'heure
42:17je ne suis pas là
42:17comme apprenti candidat
42:20vous êtes
42:20où
42:21de votre candidature ?
42:22non je ne suis pas là
42:23pour
42:23je ne suis pas là
42:25pour
42:26vous seriner
42:26quelques mesurettes
42:27aujourd'hui
42:28vous en êtes tout
42:29de votre candidature
42:30dans le débat politique
42:31dans le débat politique
42:32c'est un concours
42:33de petites mesures
42:34c'est
42:35un jour celui
42:36qui augmente
42:37la taxe de ceci
42:37un autre
42:38le supprime de cela
42:39mais mesurons
42:40les problèmes
42:40de la France
42:41ce sont des problèmes
42:42systémiques
42:43les réformes
42:44qu'il faut faire
42:44c'est des réformes
42:45de système
42:45je voyais la proposition
42:47de monsieur Edouard Philippe
42:49sur les retraites
42:49mais si on écoute
42:50monsieur Edouard Philippe
42:5245 annuités
42:5365 ans
42:54ça veut dire quoi ?
42:55ça veut dire qu'on repart en guerre
42:56pour 5 ans
42:57et qu'en 5 ans
42:58on n'aura toujours pas
42:59de réforme des retraites
42:59mais c'est la méthode
43:01qu'il faut changer
43:02c'est le système
43:02qu'il faut changer
43:03et c'est pour ça que j'ai dit
43:06constitutionnalisons
43:07la négociation sociale
43:08faisons en sorte
43:09que le périmètre
43:10de la négociation
43:10sur le travail
43:11soit dans la main
43:12des partenaires sociaux
43:14tirons les leçons
43:15du passé
43:15et nous avons besoin
43:16de responsabilité
43:17moi je suis pour que le maire
43:18soit le responsable
43:20de plein exercice
43:21pour nos compatriotes
43:22renforçons le maire
43:23je suis pour que la justice
43:24dans notre pays
43:25celle qui en général
43:26fait l'objet de beaucoup
43:27de convoitises
43:27de tous ceux qui veulent
43:28valier les cas de droit
43:30non je ne suis pas du tout
43:30dans une anaphore là
43:31non non
43:32je suis pour
43:32je suis pour
43:33je peux vous le dire
43:34différemment si vous le voulez
43:35mais je suis totalement opposé
43:37à l'anaphore
43:37et aux jeux incantatoires
43:39mais je suis pour une justice
43:40indépendante
43:40et je suis par ailleurs
43:42pour un président de la république
43:43qui retrouve sa mission
43:45c'est-à-dire
43:45celle de présider
43:46il y a une gouvernance
43:48présidentielle
43:49à réinventer
43:50parce que ce qu'on attend
43:52d'un président de la république
43:53et on aimerait beaucoup
43:54entendre
43:55Emmanuel Macron
43:55dans cette période
43:56davantage
43:57et bien
43:58c'est d'être capable
43:59d'être l'arbitre
44:00d'être le garant
44:01de la continuité
44:02de l'état
44:04mesuré
44:04à quel point
44:06la nécessité
44:07de l'état
44:07se fait sentir
44:08partout
44:08l'école
44:09pour tous nos compatriotes
44:11et c'est pour cela
44:11que cette crise
44:12fait si mal
44:13elle est déterminante
44:14dans le destin
44:15de chacun
44:15de nos compatriotes
44:16selon
44:18ce que vous faites
44:19à l'école
44:19en grande partie
44:21votre place
44:21dans la société française
44:22se détermine
44:23et c'est pour cela
44:24que la première chose
44:25que font les enfants
44:25d'immigrés
44:26c'est d'essayer
44:27de réussir à l'école
44:28pour pouvoir rattraper
44:29le temps perdu
44:30donc mesurons
44:31ces situations
44:32et essayons
44:33de galvaniser
44:35les énergies
44:36essayons
44:36de donner
44:40de la confiance
44:41là où partout
44:42s'est instillée
44:42la défiance
44:43et de l'optimisme
44:44parce que je le redis
44:45nous avons des atouts
44:46nous sommes un pays riche
44:48c'est pour cela
44:49que je propose
44:49un fonds de souveraineté
44:50de solidarité
44:51pour se servir
44:52de cette richesse française
44:531400 milliards
44:54comme effet de levier
44:556500 milliards
44:56d'épargne
44:57des français
44:58qui ne se dirigent pas
45:00vers le service
45:01de notre économie
45:01et nos investissements
45:02une proposition
45:04elle vient d'un candidat
45:06la présidentielle
45:06Gabrielle Attal
45:07qui chez nos confrères
45:08du Parisien ce matin
45:09plaide pour une grande coalition
45:11qui irait
45:12dans sa bouche
45:13de Raphaël Glucksmann
45:14à la droite républicaine
45:15il dit que c'est la seule chance
45:16d'être au second tour
45:17est-ce que vous pourriez
45:19vous Dominique de Villepin
45:20à un moment donné
45:21en faire partie
45:21attendez la question
45:22n'est pas posée
45:22est-ce que vous
45:23Dominique de Villepin
45:24vous pourriez faire partie
45:25de cette grande coalition
45:26vous qui faites régulièrement
45:28référence au conseil national
45:29de la résistance
45:30à ce besoin d'alliance
45:31je crois comprendre
45:32que monsieur Attal
45:34plaide surtout
45:34pour une grande primaire
45:35élargie à partir
45:36absolument
45:36et pourquoi plaide-t-il
45:38pour une grande primaire
45:38c'est qu'il a un énorme problème
45:40Edouard Philippe est devant lui
45:41il ne sait pas comment légitimer
45:43le maintien de sa candidature
45:44et qu'il préfère élargir le match
45:46et engager une nouvelle compétition
45:48pour justifier
45:49qu'il se maintienne candidat
45:50donc je crois que
45:52dans le cas précis
45:53ça n'a pas beaucoup d'intérêt
45:54par contre
45:54que l'on travaille
45:55sur la recherche de convergence
45:57plutôt que de constamment chercher
45:58à voir ce qui nous sépare
46:01faisons converger
46:02moi c'est ce que j'ai voulu faire
46:03avec François Ruffin
46:04et c'est ce que je veux faire
46:05également
46:05avec lui et d'autres
46:06sur la réponse à apporter
46:08ça veut dire quoi converger
46:09ça veut dire travailler ensemble
46:11ça veut dire
46:12quelles sont les mesures
46:13qu'on pourrait décider
46:14et mettre en avant
46:15ensemble
46:15pour apporter une réponse
46:17à la crise de l'État
46:18mais au vu du jeu politique
46:19au vu des égaux
46:20prenons un exemple
46:20juste une question
46:22au vu des jeux
46:23au vu des égaux aussi
46:25il y en a un petit peu
46:26c'est ça aussi la politique
46:27c'est possible
46:28aujourd'hui en l'état
46:29avec la glace politique
46:30qui est la nôtre
46:31en tout cas au centre
46:33bien sûr que c'est possible
46:33c'est possible
46:34bien sûr que c'est possible
46:35vous voyez une voie de passage
46:37qui permette
46:37aux ingrôts de toquer ensemble
46:39bien sûr que c'est possible
46:40bâtir des passerelles
46:41prenons la crise du logement
46:43chacun ne va pas aller
46:44de sa petite mesurette
46:45pour essayer
46:45de faire valoir ceci ou cela
46:47vous prenez un exemple
46:48au coeur du problème
46:49vous prenez un exemple
46:50qui est plutôt consensuel
46:51vous auriez pu parler
46:51des retraites
46:52c'est un peu consensuel
46:52ça fait 10 ans
46:53que le logement est en calme
46:54si vous prenez les retraites
46:55entre François Ruffin
46:56et Édouard Philippe
46:56ça va être difficile
46:57de les mettre d'accord
46:57même en fermant la pièce
47:00je ne crois pas qu'on puisse
47:01ne pas dire
47:02qu'Édouard Philippe
47:02porte une certaine responsabilité
47:04dans la crise des retraites
47:06Dominique De Villemin
47:07nous sommes à moins
47:07de 8 mois
47:08de l'élection présidentielle
47:10oui
47:11comment vous faites
47:12concrètement
47:12pour organiser
47:13cette convergence
47:14des idées
47:15vous organisez
47:16des réunions
47:16un comité de liaison
47:18il est temps
47:19d'y penser
47:20absolument
47:21moi c'est ce que je fais
47:22au quotidien
47:22c'est me déplacer
47:24dans le pays
47:24rencontrer tous les responsables
47:26politiques qui souhaitent
47:27parler
47:28pour essayer
47:28de déterminer
47:29des chemins
47:30de convergence
47:31et à partir de là
47:32le moment venu
47:33quand la campagne
47:34a commencé
47:34mais comment voulez-vous
47:35commencer une campagne
47:36quand vous avez un pays
47:37qui est menacé d'explosion
47:38c'est absurde
47:39elle ne commencera jamais
47:40aujourd'hui la campagne
47:41elle est greffée
47:43comme un membre étranger
47:45sur le corps national
47:47elle n'a pas de réalité
47:49cette campagne
47:49et c'est pour cela
47:50qu'aujourd'hui
47:51la campagne
47:52ne sert que
47:53les extrêmes
47:53une fois de plus
47:54c'est une campagne
47:55de surenchère
47:56c'est une campagne
47:57qui ne vise pas
47:58à redresser le pays
47:59c'est une campagne
48:00qui n'offre aucune solution
48:02pour la nation française
48:02et c'est pour ça
48:03qu'il vous dit
48:03qu'il faut des ponts
48:04il y a eu ce débat
48:05avec François Ruffin
48:06on a senti
48:07pour l'avoir animé
48:08en tout cas
48:08et pour ceux qui l'ont vu
48:10une forme de complicité
48:11entre vous
48:11François Ruffin
48:12avait eu cette formule
48:13et avait dit
48:13on est en train
48:13de se renifler
48:14avec Dominique de Villepin
48:15est-ce qu'il y a eu une suite
48:17est-ce que vous vous êtes revu
48:18est-ce que vous vous parlez
48:19bien sûr
48:19mais bien sûr
48:20et nous travaillons
48:21et nous avançons
48:22et nous voulons parler
48:24avec d'autres
48:24vous savez
48:25c'est très difficile
48:26de casser des habitudes
48:28dans un pays
48:28marqué par l'individualisme
48:30et marqué par les égaux
48:31c'est aussi ça
48:33qu'il faut apprendre
48:34et vous voyez
48:35les débats successifs
48:36du parti socialiste
48:38difficile d'imaginer
48:39qu'ils s'embrassent tous
48:40sur la bouche
48:40on voit bien
48:41que derrière
48:42on ne leur demande pas
48:43on ne leur demande pas
48:45mais on leur demande
48:46au moins de se respecter
48:47et on n'est pas tout à fait sûr
48:48on n'est pas tout à fait sûr
48:49que le respect soit au rendez-vous
48:51donc à un moment donné
48:52il faut mesurer le danger
48:54moi j'ai une tâche
48:55une responsabilité
48:56si je puis dire
48:57en tant que grand ancien
48:58c'est à un moment donné
49:00faire en sorte
49:01que le masque
49:02des extrêmes tombe
49:03il n'y a pas de réponse
49:06sérieuse
49:07pour notre pays
49:08de ce côté-là
49:09si ce n'est
49:10la colère
49:11et la peur
49:12Dominique de Villepin
49:13à presque 18h57
49:15c'est l'heure
49:16du petit oral
49:17une série de
49:19questions courtes
49:20et on attend de vous
49:21des réponses courtes
49:22parfois plus personnelles
49:24pour mieux vous connaître
49:25mais je n'aime pas beaucoup
49:26ni les héros petits
49:28ni grands
49:28mais on vous passera
49:30quand même
49:30ces questions
49:31absolument
49:32vos soutiens
49:33on publie récemment
49:33un clip
49:36réalisé
49:36avec de l'intelligence
49:37artificielle
49:38on vous voit
49:40chanter
49:40scander du rap
49:41avec Jacques Chirac
49:42on va le regarder
49:42pour ceux qui ne l'ont pas vu
49:58Vous êtes vraiment fan de rap
49:59ou c'était
50:00pour faire parler de vous ?
50:01J'aime beaucoup le rap
50:02mais il se trouve
50:02que je l'ai découvert
50:03comme vous
50:04sur les réseaux sociaux
50:05le lendemain
50:06il se trouve
50:07que ça fait un tabac
50:07donc ça veut bien dire
50:08qu'il y a dans la jeunesse
50:09une attente
50:11d'une autre façon
50:12de parler de politique
50:13et puis il y a surtout
50:14une attente de Jacques Chirac
50:14et je m'en réjouis
50:15Jusqu'où vous êtes fan de rap
50:17parce que moi je me suis fait
50:17évidemment briefer
50:18par mes collègues
50:19avant ce rendez-vous
50:19comment s'appelle le groupe
50:20qui a inspiré ce
50:22et la chanson
50:23et la chanson
50:25je ne le savais pas il y a deux heures
50:28je ne le savais pas il y a deux heures
50:30je le dis très honnêtement
50:31Je vais me poser une question
50:32plus sérieuse
50:33Dominique de Villepin
50:34est-ce que vous utilisez
50:35justement l'intelligence artificielle
50:37pour votre campagne
50:38pour écrire des discours
50:40trouver des informations
50:41pas pour écrire des discours
50:42mais pour corriger des textes
50:44ou pour vérifier les informations
50:46Dominique de Villepin
50:47est-ce que si on vous dit
50:48que vous êtes l'homme de droite
50:50préféré des gens de gauche
50:52ou l'homme de gauche préféré
50:53des gens de droite
50:53ça vous vexe ?
50:54ça vous énerve ?
50:55Non mais rien ne me vexe
50:56ça m'amuse
50:57vous savez le fait
50:58de ne pas pouvoir classer quelqu'un
50:59c'est plutôt bon signe
51:01Merci beaucoup
51:02Dominique de Villepin
51:02d'avoir été ce soir
51:03l'invité du Grand Oral BFM
51:05Le Figaro
51:05Merci à vous
51:06Merci Jim