- il y a 4 semaines
Retrouvez le replay du Grand Oral 2027 sur BFMTV.
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00:00Je vous confirme, on est là. Bonsoir, bonsoir à tous. Le grand oral BFM TV Le Figaro.
00:04C'est votre nouveau rendez-vous politique pendant toute la campagne chaque dimanche, 18h. Bonsoir Marie.
00:10Bonsoir Marc, bonsoir à tous. Ravi de vous retrouver une heure en effet en direct et en public avec tous
00:15les acteurs qui font cette campagne présidentielle.
00:17Et au vu de la semaine écoulée, elle a déjà bien démarré cette campagne.
00:20Notre invitée ce soir, c'est la patronne des députés insoumis, Mathilde Panot au lendemain du grand meeting de Jean
00:26-Luc Mélenchon à la Braderie de Lille.
00:27D'aide, immigration, budget. Pour vous interroger durant cette heure d'interview, on a le plaisir d'accueillir Jean Jarassé,
00:34le rédacteur en chef du service politique du Figaro.
00:36Le grand oral BFM TV Le Figaro, ça commence dans un instant. Ne bougez pas, à tout de suite.
00:53Bonsoir à tous. Vous regardez le grand oral 2027, le nouveau rendez-vous politique de BFM TV avec Le Figaro,
01:01une heure en direct et en public, chaque dimanche à 18h.
01:05Marc, pour vous faire vivre cette campagne présidentielle.
01:08Bonsoir Mathilde Panot.
01:09Bonsoir.
01:09Vous êtes la chef de file des députés insoumis. On va parler de la dette, on va parler des milliardaires,
01:13on va parler plus simplement de ce que vous feriez, vous, insoumis, avec Jean-Luc Mélenchon à l'Elysée.
01:17Pour vous interroger Mathilde Panot, ce soir à nos côtés, Jim Jarassé.
01:21Bonsoir Jim, rédacteur en chef du service politique du Figaro.
01:26Pour commencer, cette image qui vaut à Jordan Bardella d'être sous le feu des critiques depuis deux jours.
01:30Il a signé avant-hier avec son allié britannique Nigel Farage un texte, un protocole d'accord sur l'immigration,
01:37qui prévoit que si les deux hommes arrivent au pouvoir, les migrants qui tentent de traverser la Manche seront renvoyés
01:42vers la France.
01:43Hier, Jean-Luc Mélenchon, lors de son meeting à Lille, a dit que c'était un acte misérable de la
01:49part de Jordan Bardella.
01:50Qu'est-ce que vous lui reprochez exactement ?
01:52Je le reproche depuis l'étranger d'envoyer un signal qui abaisse la parole de la France.
01:58Et fort heureusement, Jordan Bardella ne représente pas la France et ne le fait pas au nom de la France.
02:02Pourquoi ?
02:03Il y a une extrême droite française qui a pour habitude de vassaliser notre pays.
02:08Alors ici, auprès de Trump, auprès de Netanyahou et cette fois-ci auprès de l'extrême droite anglaise,
02:14en expliquant que nous allons récupérer les personnes que l'Angleterre ne veut pas, que le Royaume-Uni ne souhaite
02:19pas,
02:20et donc que nous allons jouer le rôle de garde-bardière, de sous-traitant du Royaume-Uni.
02:25Avant de les renvoyer dans leur pays d'origine.
02:27Oui, c'est d'autant plus scandaleux.
02:29Donc nous ne sommes pas les vassaux du Royaume-Uni, nous ne sommes pas d'accord pour être soumis à
02:34l'extrême droite anglaise.
02:35Et nous le disons, il faut changer complètement de braquet sur la question de l'immigration,
02:40accueillir dignement, ouvrir des voies légales avec le Royaume-Uni.
02:44Et je le dis d'autant plus que tous les mensonges qui sont dits sur la submersion migratoire,
02:48qui n'existe pas dans notre pays, sur des hypocrites qui ne cessent de signer des accords de libre-échange,
02:55de continuer des guerres qui forcent des gens à fuir leur pays,
03:00eh bien ce sont eux-mêmes qui fabriquent l'immigration, qui se regrettent ensuite par la suite.
03:04On va parler dans un instant de vos propositions sur l'immigration.
03:07Je reprends le mot qu'a utilisé hier Jean-Michel Mélenchon pour qualifier Jordan Bardella.
03:12Il a dit que ça fait de lui un fasciste.
03:14Oui.
03:14Un fasciste. J'entends vos critiques.
03:16Il n'avait pas à être à l'étranger, etc.
03:17Mais en quoi c'est du fascisme ?
03:20Vous savez qu'il y a 40 000 personnes qui sont mortes en Méditerranée depuis 2014.
03:25Vous savez que lorsque l'on a parlé de la crise sur le territoire espagnol de la Ciota,
03:31il y a eu 141 personnes qui sont mortes dont absolument personne n'a parlé.
03:36Donc nous sommes en Europe un des points de passage avec la Méditerranée qui est devenu un cimetière.
03:41Comment faut-il faire pour faire en sorte que les gens ne soient pas obligés de partir de chez eux
03:47?
03:47Eh bien d'abord faire en sorte qu'il n'y ait pas de traités de libre-échange qui détruisent
03:52les agricultures vivrières
03:53et qui forcent les gens à bouger.
03:54Qu'il n'y ait pas des guerres qui sont alimentées à tout va, comme le fait de l'extrême
03:58droite.
03:59Pourquoi fasciste ?
03:59Parce que lorsque vous appelez à rejeter les gens à la mer, donc à les renvoyer vers la France...
04:05Ce n'est pas ce que dit Jordan Mardel dans cet accord, qu'on peut critiquer par ailleurs.
04:07Oui, vous savez ce qu'est en train de faire l'Union Européenne ?
04:09Beaucoup de gens critiquent en disant que c'est une capitulation, mais pas avec ce terme-là.
04:12Et il rajoute que d'ailleurs ils viendront en aide aussi à ces migrants s'ils se trouvent en difficulté
04:17et que leur vie est en danger.
04:18Enfin, je précise juste ça.
04:19Qui dit ça ?
04:20Le parti de Marine Le Pen, Jordan Mardelat.
04:23Vous vous rappelez de ce qui s'est passé il y a quelques années ?
04:26Il y a quelques années, mais je parle de cela il y a peut-être 4-5 ans,
04:29au moment où il y avait une loi immigration qui a été votée pour la première fois de toute l
04:33'histoire de la Vème République
04:34avec la Macronie et les voix de l'extrême droite, c'était la première fois de toute l'histoire de
04:39la Vème République,
04:40à peu près au même moment, il y a une embarcation qui a essayé de traverser la Manche dans laquelle
04:44il y avait des enfants.
04:47Et cette embarcation a appelé au secours.
04:49Et je rappelle qu'à ce moment-là, celles qui les avaient au téléphone leur disaient pas de position, pas
04:55de secours.
04:56Avec des mots qui avaient choqué à ce moment-là.
04:59L'ensemble du pays à juste titre.
05:02Ce qui veut dire que dans les discours qui sont faits, derrière il y a des réalités qui sont vécues.
05:08Donc ce que dit Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il dit que nous ne serons pas soumis
05:11ni à l'extrême droite du Royaume-Uni, ni à l'extrême droite des États-Unis,
05:16parce que c'est le projet de l'extrême droite française,
05:18eh bien oui, cela a à voir avec le fait que nous voulons garder non seulement nos propres choix
05:24et nous ne ferons pas les gardes barrières pour un autre pays gérassé.
05:27Je me permets quand même de revenir sur le terme fasciste évoqué par Marc Levé,
05:30qui est quand même lourd de sens et de signification.
05:33Jean-Luc Mélenchon, cette semaine, a demandé à tous les militants insoumis
05:36de ne pas insulter les autres candidats, à commencer par Marine Le Pen.
05:41On comprend donc que cette règle ne vaut pas pour Jordan Bardella ?
05:45Il disait, nous n'insultons pas sur le physique, car nous même, puisqu'on nous le fait...
05:49Pas d'injures, pas de sexisme, pas d'insultes.
05:50Oui, comme on nous le fait fréquemment, il a dit effectivement
05:53que nous ne m'aiderons pas à la campagne présidentielle sur ces points-là.
05:56D'ailleurs, vous aurez remarqué...
05:57Attendez !
05:58Je vais répondre à ce point-là très directement.
06:00Vous remarquerez que nous sommes les seuls à mettre des sujets de fond dans l'élection présidentielle.
06:04La question de la dette, la question de l'augmentation des salaires,
06:06la question des éco-régions et autres sujets.
06:08Mais nous espérons bien que nous allons débattre,
06:11puisque l'élection présidentielle, c'est le moment où on décide de ce qu'on veut pour notre pays.
06:15Sur le terme fasciste, il se trouve que la justice a déjà répondu à cette question.
06:19Rappelez-vous que le terme fasciste avait déjà été utilisé par Jean-Luc Mélenchon contre Marine Le Pen
06:24et que la justice avait tranché, que c'était un qualificatif politique
06:28et donc avait donné raison à Jean-Luc Mélenchon.
06:30Donc, nous avons le droit d'utiliser...
06:33Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
06:35Il y a d'un côté quelque chose qui ne relève pas d'une opinion comme l'antisémitisme ou le
06:40racisme,
06:41mais d'un délit.
06:42Et de l'autre côté, la qualification politique d'un mouvement politique
06:46comme celui de Marine Le Pen et de Jordan Bardéa.
06:48Ça n'a rien à voir.
06:50Ça n'a rien à voir.
06:51Quand j'entends, moi, sur les contrées du service public,
06:55que c'est pour avoir différentes opinions qu'on invite, ici ou là,
06:58quelqu'un de valeur actuelle à venir sur la radio et autres,
07:01ce n'est pas une opinion, le racisme.
07:03C'est un délit, M. Fauvel.
07:05Donc, ça n'a rien à voir.
07:07On en parlera peut-être tout à l'heure.
07:19Oui, effectivement.
07:24Un migrant qui quoi ?
07:25Qui tente de traverser la Manche.
07:27Oui, nous, nous voulons qu'il y ait une voie légale pour aller au Royaume-Uni.
07:31Et ça, vous ne pouvez pas le faire seul, pardon.
07:33Oui, c'est pour ça qu'on veut renégocier les accords d'étiquette.
07:35Accessoirement avec le Royaume-Uni qui est en dehors de l'Union européenne.
07:38Je vais quand même reprendre quelques chiffres, si vous me permettez,
07:40parce qu'il va falloir quand même remettre un peu de raison dans ce débat.
07:44D'abord, nous ne sommes pas envahis par l'immigration.
07:47Je rappelle que la France accueille 0,44% de nouvelles personnes.
07:52Chaque année, c'est en moyenne 1% dans les pays de l'OCDE.
07:56Et la France est d'ailleurs 24e sur 31.
07:58Je rappelle que la plupart des migrations dans le monde sont des migrations entre pays du Sud.
08:04Par exemple, je pense au Liban qui accueille quasiment un quart de sa population,
08:08qui est une population immigrée.
08:10Et à d'autres pays, y compris entre pays sur le continent africain,
08:15sur lequel c'est eux qui accueillent le plus en termes d'immigration.
08:20Ça, c'est la première chose.
08:21Je rappelle juste que la question de Marie portait sur, non pas ceux qui rentrent en France,
08:24mais ceux qui quittent la France pour aller vers le Royaume-Uni.
08:27Vous avez dit, voie légale.
08:28C'est quoi une voie légale ?
08:29C'est des bateaux qui font des allers-retours pour apporter les migrants
08:33dont l'Angleterre ne veut pas aujourd'hui.
08:35Oui, vous pensez que nous, on trouve ça bien qu'il y ait des petites embarcations
08:39qui soient faites uniquement par des passeurs,
08:41avec des gens qui meurent en traversant la Manche,
08:43comme des gens meurent en traversant la Méditerranée.
08:45Comment ça se passe ?
08:46Une voie légale, c'est quoi ?
08:48C'est à discuter avec le Royaume-Uni.
08:50C'est pour ça que nous voulons renégocier les accords du Touquet.
08:52Nous ne sommes pas les gardes barrières du Royaume-Uni.
08:55Et je vais même aller plus loin.
08:56Nous, nous sommes pour la régularisation des travailleurs sans papier
08:59et des parents d'enfants scolarisés.
09:01Il se trouve que nous avons des exemples de régularisation.
09:04Je pense par exemple à l'Espagne, en 2005, qui régularise 600 000 personnes.
09:09Vous savez combien ça a rapporté au pays ?
09:114 000 euros par an, par personne, des personnes qui ont été régularisées.
09:15On estime en France que si on régularisait 250 000 travailleurs sans papier,
09:19vous savez, ces personnes qui vivent ici, cotisent ici, paient des impôts ici,
09:23eh bien cela rapporterait 3 milliards d'euros à la France.
09:26C'est l'objectif que vous vous fixez ?
09:28Oui, nous ne voulons mettre fin à un scandale.
09:30Elle a dit pendant l'été, je souhaite que tout le monde soit régularisé.
09:34Vous, ce soir, vous fixez des critères.
09:36Les travailleurs et ceux qui ont un enfant scolarisé, ça représente combien de personnes ?
09:41Eh bien, c'est une bonne question, M. Fauvel.
09:43Oui, c'est pour ça que vous la pose.
09:44Nous ne pouvons pas répondre à cette question.
09:45Pourquoi ?
09:47Parce qu'il n'y a pas d'estimation de combien de personnes ça représente.
09:50Il y a une estimation qui est donnée, bon en mal en, par le ministère de l'Intérieur depuis plusieurs
09:55années, 600-700 000.
09:57Oui, effectivement.
09:58Vous en régularisez combien ?
09:59Eh bien, je vous le dis, ceux qui travaillent, ceux qui sont en formation et ceux qui ont des enfants
10:03scolarisés.
10:04Voilà, c'est la régularisation que nous proposons de faire.
10:06Et encore une fois, cette régularisation est une chose fondamentale pour la dignité des personnes.
10:12Moi, par exemple, j'ai accompagné les travailleurs de Chronopost.
10:15Vous savez, pendant le Covid, celles et ceux qui continuaient de travailler, qui ont tenu le pays debout
10:19et qui étaient des travailleurs sans papier, exploités par des sous-traitants de la Poste,
10:24qui pour certains ont été régularisés, d'autres continuent de se battre pour cette régularisation-là.
10:28C'est un scandale que ces travailleurs ne soient pas régularisés.
10:31Mathilde Panot, là, vous êtes en train de réaliser le rêve de tous les patrons de France
10:35qui vont pouvoir embaucher de la main-d'œuvre à bas coût avec cette procédure de régularisation massive.
10:42Est-ce que vous n'avez pas peur, justement, de susciter une forme de dumping sur les salaires ?
10:46Quand vous entendez, par exemple, justement, le patron de la Poste,
10:49qui explique pourquoi il a utilisé pendant des années une sous-traitance,
10:52y compris avec des travailleurs sans papier, sur lequel, je le rappelle,
10:56la Poste a été condamnée sur cette question-là.
10:58Eh bien, ils expliquent que c'est justement parce qu'ils ne pouvaient pas faire autrement
11:02dans leur modèle économique que d'employer des gens, justement,
11:04à qui on ne garantit pas les mêmes droits qu'à des travailleurs sans papier,
11:09ou avec papier, ou des travailleurs français.
11:11Donc, je le dis très clairement, c'est justement le fait de faire perdurer
11:16des situations telles que celle-ci qui abaissent les droits de tous les travailleurs.
11:20Et si nous régularisons les travailleurs sans papier,
11:22c'est au contraire pour donner un poids supplémentaire aux travailleurs
11:26de négociation avec leurs entreprises.
11:28Et je rajoute un point qui est très important.
11:31Dans l'hypocrisie totale des macronistes, etc.,
11:33vous savez qui fabrique des sans-papiers dans notre pays ?
11:36L'État.
11:37L'État fabrique des sans-papiers.
11:39Pourquoi ?
11:39Parce qu'il y a un service public dont on ne parle jamais,
11:42qui s'appelle le service public préfectoral, la préfecture,
11:45à qui, eux aussi, comme tous les services publics de ce pays,
11:48on a enlevé absolument tous les moyens qu'ils devaient avoir.
11:52On a enlevé les guichets physiques, d'ailleurs, avec beaucoup de dématérialisation,
11:55alors que nous, nous avions gagné une loi pour justement réouvrir les guichets
11:59dans tous les services publics.
12:01Et il se trouve que comme ils n'ont pas le temps de régler les dossiers,
12:04comme on leur a dit, ne faites plus de cartes de 10 ans, des choses comme ça,
12:08eh bien, on se retrouve régulièrement avec des gens qui perdent leur emploi,
12:10qui perdent leur logement parce qu'ils n'ont plus de papier.
12:12C'est ça, le scandale.
12:13Mais Mathilde Depano, juste, je vous écoute et j'entends vos interrogations
12:17sur le chiffrage.
12:18Combien, aujourd'hui, de personnes, situations irrégulières sont sur notre territoire ?
12:23Vous fixez des critères, vous nous dites que ce n'est pas nouveau,
12:25en contrat de travail, en famille.
12:28Qu'est-ce que vous faites des personnes qui ne remplissent pas vos critères ?
12:32Vous les raccompagnez dans leur pays, ça aussi.
12:34On fera respecter la loi.
12:36Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
12:38Et vous dites quoi à François Hollande, qui dit encore cette semaine
12:41qu'il faut limiter le regroupement familial ?
12:43Parce qu'il pointe du doigt, notamment des abus, des mariages forcés.
12:47Est-ce que vous le comprenez, vous l'entendez ?
12:48Vous dites automatiquement, en faisant ce type de proposition, il est de droite.
12:52Je ne suis pas d'accord avec cela.
12:54Je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on porte atteinte à un droit
12:58qui est un droit internationalement reconnu, c'est-à-dire le droit de vivre en famille.
13:01Je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on court après toutes les propositions de droite,
13:07voire de pire.
13:09Et qu'il existe des mariages forcés, par exemple.
13:12Nous sommes à la sixième vague de canicule.
13:14Aujourd'hui, il fait 39 degrés à Toulouse.
13:16Nous sommes dans un moment de rentrée scolaire où il y a 50 000 enfants en situation de handicap
13:21qui n'ont pas d'accompagnante d'élèves en situation de handicap.
13:24Vous savez combien est payée une accompagnante d'élèves en situation de handicap ?
13:261 700.
13:27900 euros, M. Chauvel.
13:29À plein temps ?
13:29Oui, 900 euros.
13:31Ce sont des femmes, à 95%, qui doivent cumuler 2, 3 emplois.
13:36Eh bien, par exemple, nous, dans notre niche parlementaire,
13:38vous savez, le seul jour où on peut choisir l'ordre du jour à l'Assemblée nationale,
13:42nous reproposerons la loi qui permet de créer un corps de fonctionnaires
13:46et de faire en sorte que ces femmes soient correctement payées.
13:48Ce sera fin octobre, c'est ça ?
13:49Exactement.
13:50Dans lequel il y aura aussi, d'ailleurs, la proposition de loi que nous avons déposée
13:55pour interdire, revenir sur l'autorisation de deux pesticides,
13:59notamment l'acétamipride,
14:00qui attaquent directement le cerveau des enfants et la santé des gens.
14:04Mathilde Panot, cette semaine, Jean-Luc Mélenchon a expliqué
14:06pourquoi il a changé d'avis de manière assez spectaculaire sur la question du voile,
14:10qu'il critiquait très vertement jusqu'à il y a une quinzaine d'années.
14:13Il avait dit notamment que c'était un signe de soumission patriarcale.
14:17Aujourd'hui, il dénonce le projet du Rassemblement national
14:19qui a été expliqué sur ce plateau samedi dernier par Jean-Philippe Tanguy
14:22qui serait d'infliger des amendes aux femmes voilées.
14:25Je voudrais vous faire écouter ce qu'en dit Bruno Rotaillot,
14:28candidat et président des Républicains,
14:29qui était l'invité de BFM à la mi-journée.
14:32Jean-Luc Mélenchon, c'est très clair, je l'ai connu, il a été sénateur,
14:37vraiment laïcard pratiquement, sourcilleux, grand républicain,
14:40et aujourd'hui, il est devenu en réalité communautariste.
14:44C'est simplement pour des raisons électoralistes.
14:47Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis draguent le vote musulman.
14:52C'est tout en France.
14:53C'est une girouette comme...
14:55Mais bien sûr, c'est une girouette, pour les mêmes raisons.
14:59Jean-Luc Mélenchon drague le vote musulman.
15:02Mathilde Panot, qu'est-ce que vous répondez aux candidats les Républicains ?
15:05Vous faites du clientélisme.
15:06Monsieur Rotaillot est un petit personnage.
15:08Il est un petit personnage qu'il y a quelques jours,
15:10en haut de corps, nous traiter de collabos avec les islamistes ou je ne sais quoi.
15:15Et vous savez, quand on utilise, comme monsieur Rotaillot,
15:17l'expression « français de papier »,
15:19qui est une expression qui vient de Pétain et de Vichy,
15:21je lui conseille d'éviter de parler de collaboration,
15:24parce que je pense que dans la collaboration,
15:27c'est justement ceux qui utilisaient le terme « français de papier »
15:29qui étaient concernés avec le nazisme.
15:32Ça, c'est la première chose.
15:33C'est un fasciste, Brune Rotaillot aussi ?
15:35En tout cas, c'est quelqu'un qui n'a plus que pour ambition
15:38dans l'élection présidentielle,
15:39non pas d'avoir du fond,
15:40mais de courir après les sujets d'extrême droite.
15:43Et c'est absolument navrant de voir ça.
15:44D'ailleurs, je ne vois pas bien quelle est la différence
15:46entre l'extrême droite,
15:47entre quelqu'un qui veut mettre des amendes
15:49et qui lance encore une énième boule puante
15:52sur la question du voile,
15:54et quelqu'un qui crie « abat le voile »
15:55devant des milliers de personnes.
15:56Je vais vous dire,
15:57vous avez une responsabilité, vous, journalistes,
16:00puisque ça s'est fait ici, sur ce platon,
16:01dans votre première émission.
16:03Exactement.
16:03Vous avez une responsabilité
16:05à rappeler quelque chose de fondamental,
16:07sinon quelque chose à dériver dans notre pays
16:09qui est très grave.
16:11Cette mesure est une mesure discriminatoire,
16:13est une mesure raciste,
16:15qui va à l'encontre de la Déclaration des droits
16:17de l'homme et des citoyens,
16:18qui va à l'encontre du principe,
16:20de tous les principes français,
16:21notamment du principe de l'incité,
16:23qui va à l'encontre de la liberté de conscience
16:25et de la liberté de culte.
16:26Et je le rappelle,
16:27depuis la loi de 1905,
16:29la seule fois où il y a eu une loi
16:30qui visait certains de nos concitoyens
16:33pour une religion,
16:35c'est les lois qui ont été faites pendant Vichy
16:37contre nos concitoyens juifs.
16:38Donc, je dis,
16:40vous avez une responsabilité
16:41sur ce qui est en train de se passer,
16:43parce qu'il n'est pas possible
16:45de taire le fait que, là encore,
16:47le racisme n'est pas quelque chose
16:49de complètement délibéré dans notre société,
16:52délivré sur lequel on pourrait passer.
16:54Et j'allère d'autant plus que,
16:55vous savez que dans notre pays,
16:57il y a des agressions de femmes voilées.
16:58Vous savez que l'islamophobie tue.
17:00Vous vous rappelez d'Hicham Mirawi,
17:01d'Aboubacar Sissé,
17:03de Jamel Benjabala.
17:05Donc, là aussi,
17:06il y a des effets sur ce qui est dit.
17:07Mais pour revenir à la première question de Marc,
17:09sur l'évolution du parti.
17:11Oui.
17:11L'évolution de la France insoumise
17:13sur le port du voile.
17:15Alors, c'est l'évolution de Jean-Luc Mélenchon,
17:17si on prend sur le temps dont il parlait.
17:19À ceux qui vous accusent de stratégie politique,
17:21tout simplement.
17:21Non, ce n'est pas une stratégie politique.
17:23C'est que Jean-Luc Mélenchon
17:24a fait quelque chose
17:24qui, peut-être,
17:26pourrait intéresser certains et certaines.
17:27C'est-à-dire utiliser ce qu'il y a
17:29sous ses cheveux,
17:29c'est-à-dire son cerveau,
17:30pour pouvoir réfléchir,
17:32discuter,
17:33discuter notamment avec des femmes voilées
17:34dont je remarque qu'on parle tout le temps d'elles
17:36et qu'elles ne sont jamais présentes
17:38sur les plateaux télé
17:39pour pouvoir répondre.
17:41Et à un moment,
17:42il va falloir lâcher la grappe des femmes voilées.
17:45Lâcher la grappe des femmes voilées
17:47et des femmes musulmanes de ce pays.
17:48Les femmes ont le droit de se vêtir
17:50comme elles le veulent.
17:51Je vous rappelle qu'en France,
17:53les femmes se sont battues
17:54pour pouvoir porter le pantalon.
17:56Donc, maintenant, ça suffit.
17:57Les gens qui font ça,
17:59qui, sous couvert des droits des femmes,
18:00utilisent cela,
18:01n'ont rien à faire des droits des femmes.
18:03Est-ce que vous considérez, Mathilde Panot,
18:05que le dernier sondage qui a été fait cette semaine
18:07donnait 60% des Français,
18:09l'Institut CSA, je crois,
18:10qui étaient favorables à l'interdiction du voile.
18:13Est-ce que vous considérez
18:13que ces 6 Français sur 10,
18:15qui sont peut-être autour de nous,
18:16certains,
18:18qui réclament l'interdiction du voile,
18:19sont islamophobes ou racistes ?
18:23Comment vous expliquez ça ?
18:24– Écoutez, moi, je ne sais pas
18:25d'où vient ce sondage.
18:27Je note juste que dans les élections,
18:31ceux qui ont gagné les élections
18:32lors de la dernière fois,
18:33avec justement beaucoup,
18:36beaucoup de gens
18:36qui sont allés aux urnes massivement,
18:38au moment où, par exemple,
18:39le Rassemblement national proposait
18:41de faire en sorte que les personnes
18:43qui avaient une double nationalité
18:44ne pouvaient pas devenir fonctionnaires,
18:47en tout cas avoir des copains
18:48à responsabilité.
18:49– Oui, mais ça ne répond pas à ma question.
18:50– Si, si, si, ça va répondre à votre question.
18:53– Je ne suis pas sûr.
18:53– Parce que, justement,
18:54quel est le programme qui a gagné ?
18:56Celui qui dit
18:57« Nous ne voulons pas de guerre de religion,
18:58nous voulons le principe de laïcité,
19:00la loi de 1905,
19:01rien que la loi de 1905,
19:02juste la loi de 1905. »
19:03Vous savez, si vous regardez
19:05les débats qui ont eu lieu
19:06autour de la loi de 1905,
19:08il y a eu, par exemple,
19:08le débat de savoir
19:09est-ce qu'il fallait interdire
19:10à un prêtre
19:11d'être en soutane dans la rue.
19:12C'était un des débats.
19:14Eh bien, dans les compromis
19:15qui ont été trouvés,
19:15on a dit « Non,
19:16un prêtre peut être en soutane dans la rue. »
19:18Donc, arrêtez de faire la police
19:21comme ça, comme il le faut.
19:22Et d'autant plus que,
19:23comme dit un très grand spécialiste
19:24sur la laïcité,
19:26il faut faire attention à un point,
19:27parce qu'à force de nous faire
19:28des polémiques à tout va,
19:29à Burkini, à Baïa,
19:30et je ne sais quoi,
19:31et je ne sais quoi,
19:31eh bien, à la fin,
19:32pour les jeunes générations,
19:33la laïcité apparaît
19:34comme une forme de liste d'interdits,
19:37alors que la laïcité,
19:38c'est d'abord la liberté.
19:40– Et sans faire de polémique.
19:40– La liberté de conscience,
19:41la liberté de culte.
19:43– Sans faire de polémique,
19:44Mathilde Panot,
19:45juste une rapide question.
19:46Si Jean-Luc Mélenchon
19:48était élu en mai prochain,
19:49vous reviendrez sur l'interdiction
19:51de la Baïa à l'école
19:52qui a été mise en place
19:54sous notamment l'impulsion
19:55de Gabriel Attal,
19:56ministre de l'Éducation nationale
19:57à l'époque.
19:57– Oui, ça ne concernait
19:58absolument personne,
19:59c'était absurde.
19:59Vous avez montré vous-même
20:00sur vos plateaux télé
20:01deux jeunes filles
20:02qui arrivaient avec
20:03exactement la même robe
20:04acheter exactement
20:04au même endroit,
20:05mais comme l'une
20:06avait l'air arabe,
20:07du coup, on lui interdisait
20:07l'entrée.
20:08Comme l'autre n'avait pas
20:09l'air arabe,
20:09on lui permettait l'entrée.
20:11Tout ça n'a aucun intérêt.
20:12– Vous autoriserez à nouveau
20:12la Baïa ?
20:12– Je vais vous dire moi
20:13ce que nous allons faire.
20:14– Oui.
20:14– Mais vous reviendrez
20:15ce matin…
20:15– Vous reviendrez sur ce texte.
20:17– Sur la Baïa, oui, bien sûr.
20:18Mais je vais vous dire,
20:19moi ce que je faisais ce matin,
20:20c'était une collègue
20:20de fourniture scolaire.
20:21Vous savez que pour la rentrée,
20:22en moyenne, c'est 79 euros
20:24en plus pour les familles.
20:25Eh bien, avec Jean-Luc Mélenchon,
20:26nous ferons la gratuité totale
20:28de l'école, de la cantine
20:30jusqu'aux fournitures scolaires
20:31et même aux activités.
20:32– Mais cantine bio, je crois même.
20:33– Oui, bio et local,
20:35ce que nous voulons faire.
20:37Donc, nous, voilà ce sur quoi
20:39nous voulons avancer.
20:40C'est-à-dire qu'il y ait
20:41un professeur devant chaque élève.
20:42Ça suffit non seulement
20:44d'essayer de faire en sorte
20:45de diviser le peuple français
20:47comme le fait sans cesse
20:48le Rassemblement national,
20:49mais aussi d'empêcher
20:51par ces débats incessants
20:52que nous sommes le seul pays
20:53au monde à avoir
20:54sur le voile en permanence.
20:55Les gens sont saoulés de ça.
20:57Ils ont envie qu'on parle
20:58de leurs conditions réelles d'existence.
21:00– Alors, on va parler…
21:01– Du fait qu'ils puissent
21:02avoir une vie digne,
21:03de comment est-ce qu'on se prépare
21:04aux dérèglements climatiques,
21:05voilà des sujets qui sont
21:06bien plus intéressants
21:07que les obsessions
21:07de l'extrême droite.
21:08– On va parler dans quelques instants
21:09de vos propositions économiques.
21:11L'Ukraine, tout d'abord.
21:13Faut-il revoir les aides
21:14de la France à l'Ukraine ?
21:15Vous avez sans doute entendu
21:16les propos sur BFM cette semaine
21:18du numéro 2, en tout cas
21:19de l'un des vice-présidents du RN,
21:21Louis Alliot, qui dit,
21:22et on va l'écouter,
21:23nous, nous couperons le robinet
21:24si nous arrivons au pouvoir.
21:26– Concrètement, vous au pouvoir,
21:28si M. Zelensky demande davantage
21:30d'argent, de financement,
21:31d'économie, de prêts, justement,
21:33vous dites, ce n'est plus possible.
21:35La France, qui déjà vit à crédit,
21:37n'a plus de crédit,
21:37on coupe le robinet.
21:38– On coupe le robinet,
21:39on ne peut plus…
21:40Le système de santé,
21:41le système éducatif,
21:43l'ensemble de l'économie,
21:45tout le monde est à l'os
21:46et on trouve de l'argent
21:47pour aller encore financer des armes
21:49pour défendre l'Ukraine.
21:51Moi, je veux bien,
21:52mais qui paye tout ça ?
21:53Qui paye cette guerre-là ?
21:55Il faut aussi savoir arrêter une guerre.
21:58– Question très simple,
21:59est-ce que vous aussi,
22:00vous couperez le robinet ?
22:01– Non, nous, nous sommes favorables
22:03à ce que les aides au peuple ukrainien
22:05continuent jusqu'à la fin
22:07de l'agression illégale de la Russie.
22:10Nous, nous avons mis des points d'alerte.
22:12Le premier point d'alerte,
22:13c'est que nous sommes vigilants
22:14à ne pas devenir co-belligérants,
22:15car ce serait une catastrophe
22:16que deux puissances nucléaires
22:18se fassent la guerre.
22:19Et la deuxième chose,
22:20c'est qu'évidemment,
22:21ces aides ne soient pas en concurrence
22:24avec le fait que nous puissions garder
22:26notre propre souveraineté
22:28et nos propres capacités de l'armée.
22:29– Il y a quand même des positions
22:30de votre part qui interpellent,
22:32notamment au Parlement européen,
22:33mais aussi à l'Assemblée nationale.
22:34Il y a une résolution
22:35qui a appelée à augmenter
22:37les aides à la fois économiques,
22:39militaires à l'Ukraine.
22:40Et vous avez voté contre.
22:41Pourquoi ?
22:42– Alors, on a voté contre
22:43pour une raison qui est très simple,
22:45c'est que nous l'avons dit,
22:47et nous l'avons d'ailleurs dit
22:47dans les explications
22:48que nous faisions sur le vote
22:49de cette résolution,
22:50nous sommes favorables aux aides,
22:51mais nous ne sommes pas favorables
22:53à deux choses.
22:54La première, c'était une manière
22:55de marquer notre opposition
22:57au fait que la France
22:58rentre comme co-belligérant
22:59vis-à-vis de la Russie,
23:00ce que j'ai expliqué tout à l'heure,
23:01mais un point peut-être plus important.
23:03Nous estimions que cette résolution,
23:04je le rappelle,
23:06n'est pas celle qui permet
23:07de débloquer les aides concrètement.
23:09C'est un texte de principe.
23:11– Au Parlement européen,
23:12vous étiez abstiné.
23:13– Attendez, attendez.
23:13Oui, oui, mais je vais vous expliquer pourquoi.
23:15Parce que dans cette résolution,
23:16comme dans des choses
23:17du Parlement européen,
23:18nous estimons que ce qui était écrit dedans
23:21fermait les issues diplomatiques
23:23à cette guerre.
23:24Or, nous, nous avons toujours dit
23:26que nous ne pensions pas
23:26qu'il y aurait une issue militaire
23:28à cette guerre,
23:29mais une issue diplomatique.
23:30J'explique pourquoi.
23:31Parce que dans cette résolution
23:32était écrit noir sur blanc
23:33que l'Ukraine devait adhérer à l'OTAN.
23:36Or, si l'Ukraine adhère à l'OTAN,
23:38comme vous le savez,
23:39du coup, vous fermez
23:40toutes les discussions
23:41et négociations possibles
23:42avec la Russie.
23:43Or, vous êtes obligés
23:44de parler avec votre ennemi
23:45et votre adversaire
23:46si vous voulez arriver à la paix.
23:47Vous considérez qu'il est temps
23:49de reparler à Vladimir Poutine
23:50aujourd'hui ?
23:50Ah, mais nous l'avons toujours dit,
23:51même lorsqu'Emmanuel Macron
23:52le faisait au début,
23:53nous avons toujours dit
23:54que c'était par la voie diplomatique
23:56et donc par la négociation.
23:57Ça pourrait être
23:57que nous arrivions à l'Orient.
23:58Si Jean-Luc Mélenchon
23:59était à l'Elysée,
24:00aujourd'hui,
24:00il prendrait une initiative
24:01pour parler à Vladimir Poutine,
24:03l'accueillir ou être accueilli
24:04par lui au Kremlin.
24:05Comme l'a fait Emmanuel Macron
24:06pendant un moment,
24:06je vais vous dire ce qui est grave,
24:08c'est qu'à force d'avoir mis
24:10cette stratégie
24:10où tout le monde disait,
24:12ou en tout cas toute une partie,
24:13celle qui est complètement aveuglée
24:15par l'alignement sur les États-Unis,
24:17l'Ukraine va gagner,
24:18l'Ukraine va gagner,
24:19eh bien à la fin,
24:20qu'est-ce qui se passe ?
24:21Ce sont les États-Unis
24:22et Vladimir Poutine
24:23qui négocient directement
24:24sans que la France
24:25ni l'Europe ne soient présentes
24:27et l'Ukraine se trouve
24:29dans une situation
24:30qui est une situation quasiment,
24:32eux, ils parlent de capitulation
24:33dans une situation de négociation
24:35qui est extrêmement faible.
24:37Donc, si nous,
24:38nous étions au pouvoir,
24:39nous demanderions à l'ONU
24:40de déployer des casques bleus,
24:42notamment autour
24:43des réacteurs nucléaires
24:44sur lesquels nous avons alerté,
24:45parce que là aussi,
24:47s'il y a un accident
24:47avec un réacteur nucléaire,
24:49c'est une catastrophe
24:49dans la catastrophe
24:50qui prendrait tout
24:51le bassin méditerranéen
24:53et pour le coup,
24:55nous, nous demanderions
24:56à ce qu'il y ait
24:56des négociations
24:57pour trouver une issue
24:58par le haut politique
25:00de cette guerre
25:00et avoir une fait durable.
25:01À nouveau,
25:02la France ne peut pas
25:03faire ça seule.
25:05Emmanuel Macron,
25:05justement, vous l'avez dit,
25:06il a essayé,
25:07ça n'a pas fonctionné.
25:09Aujourd'hui,
25:10quelle est la porte de sortie
25:11de ce conflit ?
25:13Vous dites parler
25:13avec l'avenir Poutine,
25:14mais il faut faire ça
25:16d'une voie commune.
25:17Oui, mais par exemple,
25:18sur la question
25:19des garanties mutuelles,
25:20vous comprenez que
25:20si, par exemple,
25:21il y a un accord de paix,
25:22ce que nous, nous voulons,
25:24notamment, nous disons,
25:25sur les régions
25:26qui sont contestées,
25:27nous nous proposons,
25:28non pas que,
25:29comme le propose apparemment
25:31le plan de paix
25:32proposé par Trump,
25:33que ça soit donné
25:34directement à la Russie,
25:35mais qu'il y ait
25:35un vote des populations
25:37qui s'y trouvent.
25:38Pardon,
25:38un vote des populations
25:39qui sont occupées
25:40en ce moment par les Russes ?
25:41C'est ce qui est arrivé
25:42en Crimée ?
25:43Oui,
25:44et vous avez vu
25:44ce que ça a donné.
25:45Attendez, pardon,
25:45on va faire voter
25:46les habitants de la Crimée
25:47qui ont déjà voté.
25:48Quelle autre solution
25:48trouvez-vous ?
25:49Je redonne juste,
25:51annexion de la Crimée,
25:52référendum des militaires russes
25:54aux portes des bureaux de vote.
25:55Le résultat n'a pas été
25:56très surprenant.
25:57Ceux qui ont voté ce jour-là
25:58ont voté pour le rattachement
25:59à la Russie.
26:01Quelle autre solution avez-vous
26:03que de faire en sorte
26:04qu'il y ait des négociations,
26:06de préserver l'intégrité
26:07et la souveraineté de l'Ukraine
26:09et que sur les territoires
26:11qui soient disputés,
26:12que ce soit les peuples
26:13et les populations qui s'y trouvent
26:14qui décident d'eux-mêmes.
26:15Quelle autre solution avez-vous ?
26:16Nous n'en avons pas d'autre.
26:18Donc, on peut faire
26:18des grands principes
26:19autant qu'on veut,
26:20dire tout ce qu'on veut
26:21sur Vladimir Poutine.
26:22La réalité, c'est que cette guerre
26:24dure depuis plus de cinq années.
26:26Cinq années avec des millions de morts
26:28dans cette guerre-là.
26:29Donc, à un moment,
26:30il faut arrêter d'être
26:32sur une position
26:33va-t'en-guerre
26:34qui ne veut absolument rien dire
26:35et qui mène au désastre
26:36que nous voyons actuellement
26:37et dire que nous,
26:38nous avons des intérêts
26:39sur les garanties
26:40de sécurité mutuelle.
26:41Parce que nous aussi, par exemple,
26:42sur la question des traités
26:44de missiles de portée intermédiaire,
26:46nous voulons des garanties
26:47pour notre territoire.
26:48Et sur d'autres sujets comme ça,
26:50nous sommes directement intéressés
26:51à participer aux négociations
26:53et ne pas avoir juste Trump
26:54et Vladimir Poutine
26:55qui décident entre eux.
26:56Et on a entendu régulièrement,
26:57d'ailleurs, sur le sujet
26:57des portées de missiles
26:59à portée intermédiaire,
27:00les doutes de Jean-Luc Mélenchon
27:02sur le sujet
27:02qui considéraient que ça allait
27:03sans doute peut-être
27:04un peu trop loin.
27:05Ça aussi, ça fait partie...
27:06Que l'Ukraine frappe trop loin
27:07en territoire russe.
27:08Que l'Ukraine puisse trop loin,
27:09effectivement...
27:09Ça ne concerne pas que l'Ukraine.
27:11Enfin, ça concerne le fait
27:12de remettre un traité
27:13pour tout le monde
27:13pour que, justement,
27:14on évite qu'il y ait
27:17la possibilité de toucher
27:18un territoire,
27:18y compris le nôtre.
27:19Mathilde Panot,
27:20un sujet sur lequel, désormais,
27:21on aimerait vous entendre.
27:23Également,
27:23les propositions de Jean-Luc Mélenchon
27:25et plus largement de votre parti
27:26sur la dette,
27:27la dette française.
27:28Et c'est plus de 1000 milliards
27:30de dettes.
27:31Ce matin,
27:32dans la Tribune,
27:32dimanche,
27:33quelqu'un que vous connaissez
27:34peut-être bien,
27:35le prix Nobel d'économie,
27:36Philippe Aguillon,
27:37Etri...
27:38Ça vous fait sourire.
27:39Déjà, le simple nom
27:40de Philippe Aguillon,
27:40ça part bien.
27:41Etri critique très fortement
27:43cette proposition
27:44d'annuler, donc,
27:45une partie de la dette française.
27:47C'est techniquement possible,
27:48dit-il,
27:49une annulation de la dette publique,
27:50mais ferait perdre à la France
27:52d'une main
27:53que l'annulation lui aurait fait gagner
27:54de l'autre.
27:55Cela lui conduirait
27:55tout droit à la banqueroute.
27:57Voilà ce que dit
27:58le prix Nobel d'économie.
27:59Et il va plus loin.
28:00L'annulation de la dette,
28:01c'est l'équivalent
28:02de l'hydroxychloroquine,
28:03j'ai réussi à le dire
28:04en une seule fois,
28:05vantée à l'époque
28:07par le professeur Raoult
28:08comme traitement miracle
28:09du Covid.
28:11Bon, alors,
28:11première chose,
28:12pourquoi je souriais,
28:14c'est que
28:15M. Aguillon
28:16est très familier
28:18de critiquer
28:19les propositions économiques
28:20de la France insoumise.
28:21Je rappelle
28:21qu'il est donc cet homme,
28:23vous avez dit,
28:24prix Nobel d'économie,
28:24il faut rajouter des choses
28:25à son CV.
28:26C'était par exemple
28:27celui qui avait conseillé
28:28Emmanuel Macron
28:29sur toute sa politique économique.
28:30Je rappelle qu'il a mené
28:31à 1 200 milliards de dettes.
28:34C'est celui aussi
28:35qui vantait par exemple...
28:35La précision de Marc Fauvel
28:36est importante.
28:37Il a pris largement
28:38ses distances de prix.
28:39Oui, je vais continuer
28:39sur des choses plus récentes.
28:40C'est celui qui vantait
28:41par exemple la politique
28:42de Milley,
28:43le président d'extrême droite
28:44argentin qui a jeté
28:455 millions d'argentins
28:47sur le seuil de pauvreté
28:48et qui s'est retrouvé
28:50dans un état
28:51de quasi-faillite
28:52où il a dû appeler
28:52Trump à son secours
28:53pour pouvoir
28:54renflouer les caisses.
28:55Et puisqu'on parle
28:56de prix Nobel d'économie,
28:57il se trouve qu'il y a
28:587 prix Nobel d'économie
28:59qui par exemple
29:00ont signé une tribune
29:01pour soutenir
29:02la taxe Zuckmann.
29:03Vous savez,
29:03cette taxe qui visait
29:04à ce que les ultra-riches
29:06de ce pays
29:06paient en proportion
29:08autant d'impôts
29:08que le reste
29:09de la population française.
29:11Donc ça,
29:11c'est le premier point
29:13qui me semble très important.
29:14Le deuxième point,
29:15c'est que nous,
29:16nous sommes très heureux
29:17que le sujet de la dette
29:18arrive dans l'élection présidentielle.
29:20Et si ça prend cette place
29:21dans l'élection présidentielle,
29:23et si comme le monde
29:24des sondages,
29:24puisque vous aimez les sondages,
29:25je vais vous en donner un aussi,
29:2743% des Français
29:28sont d'accord
29:29avec ce que nous disons
29:29et même si on enlève
29:30les sans-avis,
29:3158% des Français
29:32sont d'accord
29:33avec ce que nous proposons.
29:35C'est d'abord parce que
29:36l'enjeu qui se trouve
29:37dans cette question
29:38de la dette,
29:38c'est de reprendre la main,
29:41de reprendre
29:41la possibilité démocratique
29:43de choisir pour nos vies
29:45et pour notre futur
29:46et de ne pas le laisser
29:47au marché financier.
29:48Vous êtes désormais les seuls
29:50à avoir cette position
29:51sur la question de la dette.
29:53Le RN qui était avant
29:54dans une position,
29:56on va dire,
29:56le terme laxisme,
29:57il est connoté,
29:58mais tout de même,
30:00a mis en place
30:01un plan d'économie
30:03de 120 milliards d'euros
30:04et une règle d'or budgétaire
30:05qu'il souhaite inscrire
30:07dans la constitution.
30:08Est-ce que vous n'êtes pas isolé
30:09désormais sur la question
30:10de la dette
30:10ou on a l'impression
30:11que pour vous,
30:11ce n'est pas un problème,
30:12ce n'est pas un sujet ?
30:13Je pense que, justement,
30:14une des raisons
30:15pour lesquelles
30:16nous ne disons pas du tout
30:17pareil que le reste
30:17du spectre politique
30:19de la Macronie jusqu'au RN,
30:21c'est parce que nous combattons
30:22une des choses
30:22qui était la phrase
30:24« choc »
30:24de Margaret Thatcher,
30:25c'est-à-dire
30:26« il n'y a pas d'alternative ».
30:27Le chantage qui est fait
30:29à la dette
30:29pour expliquer
30:30aux générations futures
30:31et notamment
30:32aux jeunes générations,
30:33dont on ne parle d'ailleurs
30:33que sur la dette
30:34lorsque l'on parle d'écologie,
30:35on ne parle plus jamais d'eux
30:36et ça n'intéresse plus personne
30:37de mettre l'argent
30:37sur la question écologique.
30:39Bon.
30:40Quel est le chantage
30:40qui leur est fait ?
30:41Vous êtes obligés
30:42de rembourser la dette
30:43jusqu'au bout.
30:44Ce que dit Marine Le Pen.
30:45Vous l'avez dit,
30:45125 milliards de coupes.
30:47Moi, j'aimerais savoir
30:48sur quoi va-t-elle couper
30:49concrètement ?
30:50Alors, elle dit
30:50l'immigration,
30:51les agences,
30:51ça ne fait pas 125 milliards.
30:53Les aides européennes également.
30:55Vous avez vu
30:55que les hôpitaux publics
30:57sont déjà
30:58dans un état
30:58absolument désastreux.
31:00Vous vous rendez compte
31:00qu'en France,
31:01en France,
31:02on meurt d'attente
31:03sur des brancards.
31:04En France,
31:05un bébé de 11 jours
31:07est mort de la vie.
31:08Excusez-moi,
31:09vous dites
31:10chantage à la dette.
31:10Pourtant,
31:11il y a quand même
31:11des réalités.
31:12La hausse des taux d'intérêt
31:13justement liée
31:14à la perte de crédibilité
31:15d'un certain nombre
31:15de pays occidentaux,
31:17c'est une réalité,
31:18ce n'est pas un chantage.
31:19Vous savez ce qui a fait
31:20perdre de la crédibilité
31:21à la France ?
31:22C'est quand vous aviez
31:23M. Bayrou,
31:24par exemple,
31:25qui portait attente
31:25à la crédibilité
31:26de notre pays
31:27en disant que le FMI
31:28était à nos portes.
31:29C'est quand vous aviez
31:29Mme Borne qui expliquait
31:30que si nous censurions
31:31le gouvernement,
31:32alors au 1er janvier,
31:34les cartes vitales
31:34n'allaient pas fonctionner.
31:35Je vais vous dire
31:36très clairement les choses.
31:37Ce que nous proposons
31:38avec la congélation
31:39de la dette,
31:40c'est qu'il y a
31:41une différence
31:41entre une dette souveraine
31:43qui est détenue
31:43par la Banque Centrale Européenne
31:45et une dette souveraine
31:47qui est détenue
31:47par des investisseurs privés.
31:50On est d'accord
31:51que la France
31:51ne peut pas décider ça seule.
31:53Oui,
31:53alors je vais venir dessus,
31:54mais juste j'explique
31:55la différence.
31:55Oui,
31:56elle ne peut pas décider ça seule.
31:58Quelle est la différence ?
31:59C'est que lorsque vous avez
32:01de la dette souveraine
32:02qui est congelée
32:03ou annulée
32:04ou perpétuelle,
32:06n'importe quel que soit
32:07le mot que vous utilisez,
32:08au sein de la BCE,
32:10vous enlevez la possibilité
32:12d'emprise,
32:12vous les mettez à l'abri
32:14de l'emprise
32:14des marchés financiers.
32:16Et donc,
32:17au contraire,
32:17contrairement à ce qui est dit
32:18ça créera de l'inflation,
32:19ce n'est pas vrai.
32:20C'est une ignorance totale
32:21de ceux qui disent ça
32:22puisque la BCE
32:24l'a déjà fait lors du Covid
32:25et il n'y a pas eu d'inflation.
32:27Et sur la question
32:28de savoir
32:28est-ce que nous pouvons
32:29le faire seul,
32:30non,
32:30mais nous n'avons jamais dit ça.
32:31Mais il se trouve que
32:33tous les pays européens
32:34ont intérêt à cela
32:35et notamment l'Allemagne
32:36parce que l'Allemagne
32:37a sur un an
32:39l'augmentation
32:39de taux d'intérêt
32:40sur sa dette
32:42similaire à celui
32:42de la France
32:43et surtout l'Allemagne
32:44a comme nous
32:45un mur d'investissement
32:46sur la question
32:47du dérèglement.
32:48Mais vous savez
32:48que l'Allemagne
32:49ne sera pas suffisante
32:50pour arriver à ce type
32:51de décision.
32:51Oui, mais il n'y a pas
32:52que l'Allemagne.
32:53J'ai entendu des choses
32:54en Italie
32:55qui allaient dans ce sens-là
32:55en Espagne,
32:57en Belgique
32:57et dans d'autres pays
32:58en Grèce.
32:59Et donc nous pouvons
33:00former là
33:01dans des discussions
33:02une coalition
33:03de pays
33:04qui agiraient
33:05dans ce sens
33:05et qui permettraient
33:06de débloquer
33:07cette situation-là.
33:08Donc c'est non seulement
33:08tout à fait possible
33:09mais c'est ce qui permet
33:10de retrouver
33:10de la marge de manœuvre
33:12pour pouvoir investir.
33:12Mathilde Manon Aubry
33:13qui est députée européenne
33:14de votre parti
33:15a fait beaucoup de bruit
33:16avec une phrase
33:16pendant la rentrée
33:17des Insoumis
33:17en disant
33:19en qualifiant
33:19les milliardaires
33:20de nuisibles
33:21et elle a ajouté
33:21même
33:21il faut les interdire.
33:25prendre au pied de la lettre
33:26est-ce que votre objectif
33:28si vous arrivez au pouvoir
33:29c'est qu'il n'y ait plus
33:30de milliardaires
33:31à la fin du quinquennat ?
33:32Il y en a une cinquantaine
33:32je ne suis pas sûr
33:33qui nous écoutent ce soir
33:3453
33:34vous connaissez mieux
33:35le chiffre que moi
33:36l'objectif c'est
33:37qu'il n'y en ait plus
33:37à la fin.
33:39En tout cas
33:39nous nous disons
33:40qu'il est extrêmement
33:42malsain
33:42mauvais pour une économie
33:44d'avoir des gens
33:44qui captent autant de richesses
33:45il faut comprendre
33:46que nous avons
33:47donc 53 milliardaires
33:49qui détiennent
33:50autant de richesses
33:51et qui sont plus riches
33:52que 32 millions
33:53de Français
33:5332 millions de Français
33:55Mais qui font vivre ?
33:57Non
33:58Aussi ?
33:59Non
33:59Vous savez dans les dernières années
34:00quelle est la création
34:01d'emplois la plus forte ?
34:02Les PME
34:03qui ont créé
34:031,9 million d'emplois
34:05quand les grandes entreprises
34:06qui étaient détenues
34:07par des milliardaires
34:08ont détruit
34:08173 000 emplois
34:10donc non
34:10qui ne font pas vivre
34:11La raison
34:12pourquoi ces gens
34:13sont-ils milliardaires ?
34:14L'immense majorité
34:16d'entre eux
34:16parce qu'ils se sont donné
34:17le mal de naître
34:18avec une cuillère d'argent
34:19dans la bouche
34:20Vous savez que
34:2180% d'entre eux
34:23voire plus
34:23sont des super-héritiers
34:24Donc la question
34:26du partage des richesses
34:27est posée
34:28de manière très forte
34:28Comment vous faites ?
34:29Prenons l'exemple
34:30de Bernard Arnault
34:31150 milliards d'euros
34:32c'est sa fortune personnelle
34:34Comment vous faites
34:35pour qu'il ne soit plus
34:36milliardaire ?
34:37Expliquez-nous
34:38Nous utilisons
34:39tous les leviers
34:40qu'on peut utiliser
34:40C'est-à-dire ?
34:41Par exemple
34:42puisque je disais
34:43que 80% d'entre eux
34:44étaient des super-héritiers
34:45nous nous avons dit
34:46que pour financer
34:48la garantie d'autonomie
34:50des jeunes à hauteur
34:51en 2022
34:52c'était 1077 euros
34:54par mois
34:55je ne sais pas
34:55à combien on est
34:56mais qui permet aux jeunes
34:57de ne pas avoir à travailler
34:58aux côtés de leurs études
34:59on prenait tout
35:00au-dessus de 12 millions
35:00n'est pas choisi par hasard
35:03Si Bernard Arnault vous écoute là
35:04ne pensez pas qu'il va dire
35:05plutôt que de me faire
35:06ratiboiser très court
35:07derrière les oreilles
35:08je fais mes valises
35:09et je m'en vais
35:10avant qu'il n'y a rien
35:10et sur les 53
35:12vous n'aurez plus
35:13personne à taxer
35:14Oui mais c'est l'argument
35:15qui nous est souvent donné
35:16Il est faux ?
35:17Alors bon déjà
35:18il est assez faux
35:18parce que quand par exemple
35:19il y avait l'impôt de solidarité
35:20sur la fortune
35:21on avait un départ
35:22de 0,02%
35:24C'était pas la même chose
35:24Et vous me direz
35:26qui est revenu depuis
35:26qu'on fait une politique
35:28contre les riches
35:28et tout contre le peuple
35:29Bon personne n'est revenu
35:30Donc je vais vous dire
35:32nous nous ferons la même chose
35:33que les Etats-Unis
35:33ça s'appelle l'impôt universel
35:35ça veut dire que
35:36si vous devez payer
35:36tant d'impôts en France
35:38je rappelle que les milliardaires
35:39payent moins d'impôts
35:40que une caissière
35:42ou d'autres
35:42donc c'est un scandale absolu
35:44et bien si vous ne payez pas
35:45ce que vous devez à la France
35:46on ira vous rechercher
35:47dans votre pays
35:48là où vous vous êtes plantés
35:49Il faut des conventions fiscales pour ça
35:50Et c'est ce que vous dites
35:51ce soir donc à Bernard Arnault
35:52qui peut-être nous regarde
35:54nous regarde ce soir
35:55C'est ce que vous dites
35:55Il doit passer une bonne soirée
35:57Oui mais nous leur disons
35:59que ce n'est pas possible
36:00qu'il y ait une sécession fiscale
36:02dans notre pays
36:03ce n'est pas possible
36:04que les riches décident
36:05de ne plus contribuer du tout
36:06à la solidarité nationale
36:07et que nous ayons
36:09en 10 ans de Macronie
36:11les 500 plus grandes fortunes
36:12de notre pays
36:13qui ont doublé
36:14alors que je le rappelle
36:15le bilan d'Emmanuel Macron
36:17dans l'autre sens
36:17c'est 1,3 million de personnes
36:19qui sont passées
36:20sous le seuil de pauvreté
36:21donc dans la 7ème puissance économique
36:23au monde
36:23il y a 11 millions de pauvres
36:25vous savez combien de temps
36:26on met pour sortir de la pauvreté
36:27en moyenne en France ?
36:286 générations
36:30ça veut dire que
36:30pendant 6 générations
36:32pour vos enfants
36:32vos petits-enfants
36:33vos arrière-petits-enfants
36:34vous êtes condamnés
36:35à vivre dans la pauvreté
36:36et sous le seuil de pauvreté
36:38avec nous
36:38ça va s'arrêter
36:40nous le disons
36:41la politique de malheur
36:42d'Emmanuel Macron
36:43n'est pas une fatalité
36:44en 2027
36:45ça s'arrête
36:46Avec vous
36:46avec la France insoumise
36:47est-ce que le prochain budget
36:49sera automatiquement censuré
36:52comme vous l'avez déjà évoqué
36:53Sébastien Lecornuplan
36:55Blanche a de derniers arbitrages
36:56est-ce que vous ne vous dites pas
36:57il faut peut-être un budget
36:58même s'il n'est pas parfait
36:59le Premier ministre a dit
37:00travailler finalement
37:01pour les candidats à la présidentielle
37:03pour que finalement
37:04ce soit un débat
37:04qui soit tranché
37:05vous dites quoi ce soir
37:06Mathilde Panot ?
37:07mais je dis qu'évidemment
37:08nous allons le censurer
37:10regardez toutes les pistes
37:11qui sont évoquées
37:12quoi qu'il soit proposé
37:14vous savez une élection présidentielle
37:15ce n'est pas
37:15l'ardoise blanche
37:16qui est faite
37:17ça fait 10 ans
37:17qu'ils sont au pouvoir
37:18vous avez peut-être remarqué
37:19que depuis 2022
37:21nous n'avons jamais pu voter
37:22des budgets
37:23et donc la censure
37:24est non seulement
37:25le seul moyen
37:26de battre le budget
37:28ça c'est la première chose
37:29mais je vais même
37:30aller plus loin
37:31nous avons eu
37:31toutes les pistes
37:32qu'ils ont eues
37:33à leur s'en prendre
37:33aux retraités ici par là
37:34aux malades
37:36aux étudiants
37:37avec les APL
37:38pas question de désindexer
37:39les petites retraites
37:40ça Sébastien Lecornu
37:41l'a écarté
37:41à combien sur les petites retraites ?
37:43c'est vrai que la première simulation
37:44qui avait été faite
37:452000-3000 euros
37:46en effet
37:46ils étaient à 1900 euros
37:48vous trouvez qu'avec 1900 euros
37:49un retraité est riche
37:50il faut arrêter
37:51il faut arrêter
37:52de prendre tout le temps
37:52aux mêmes gens
37:54et je vais vous dire
37:55pourquoi ça sera positif
37:56de faire tomber ce gouvernement
37:57en même temps
37:58que de voter contre ce budget
38:00qui est donc la seule manière
38:01que nous ayons
38:01puisqu'ils utilisent toujours
38:03des 49-3
38:03et bien parce que ça les empêchera
38:06de faire des méfaits supplémentaires
38:08vous savez peut-être
38:09que dans cet été
38:10on a eu non seulement
38:11la réintroduction
38:12de deux pesticides
38:12qui sont dangereux
38:13pour la santé humaine
38:14mais on a eu aussi
38:15la loi permis de tuer
38:16loi permis de tuer
38:17qui donc instaure
38:18une présomption
38:19de légitime défense
38:20pour les forces de l'ordre
38:21que vous appelez
38:22permis de tuer
38:22loi riposte
38:24portée par le ministre
38:24de l'Intérieur
38:25Laurent Nunez
38:26de Jean-Marie Le Pen
38:27ok
38:28et qui est passée
38:29en première lecture
38:30à l'Assemblée nationale
38:31il y a une manifestation
38:32auquel j'appelle
38:32toutes celles et ceux
38:34qui nous écoutent à venir
38:34qui est le 20 septembre
38:36et bien par exemple
38:37si nous faisons tomber
38:38ce gouvernement
38:38la loi n'aura pas le temps
38:40de faire l'aller-retour
38:42entre le Sénat
38:43et l'Assemblée
38:43et je le dis d'autant plus
38:44qu'hier
38:45j'étais avec la famille
38:46de Claude Jean-Pierre
38:47donc ce retraité de 67 ans
38:48qui est mort
38:49fin 2020
38:50suite à un contrôle routier
38:51dont on a montré
38:52que c'était l'extraction
38:53de son véhicule
38:54qui avait provoqué
38:55la tétraplégie et la mort
38:56ils ont mis 6 ans
38:57à avoir juste
38:58la mise en examen
38:59des gendarmes
39:00il faut imaginer
39:01s'il y a une présomption
39:01de légitime défense
39:03et bien cela veut dire
39:04que derrière
39:05la famille devra se battre
39:06seule pour avoir
39:07des vidéos
39:07un recueil de preuves
39:09et autres
39:09ce qui veut dire
39:10une impunité totale
39:11or l'impunité policière
39:13détruit la République
39:14Mathilde Panouamou
39:14sur la situation à gauche
39:15dans une heure
39:16une heure et demie
39:17maintenant un nouveau candidat
39:18va se déclarer
39:19c'est Fabien Roussel
39:20le patron des communistes
39:21qui va l'officialiser
39:22tout à l'heure
39:22il avait fait
39:24un peu plus de 2%
39:24la dernière présidentielle
39:26est-ce qu'il peut être
39:27celui qui vous empêche
39:28d'être au second tour ?
39:30en tout cas
39:30nous nous avons appris
39:31de ce qui s'est passé
39:32j'espère que tout le monde
39:33apprendra de ce qui s'est passé
39:34en 2022
39:35rappelez-vous qu'en 2022
39:36alors qu'on expliquait
39:37que la gauche
39:37ne pouvait pas gagner
39:38cette élection présidentielle
39:39nous avons raté
39:43le second tour
39:44à seulement 420 000 voix
39:46donc nous étions
39:46à un point
39:47de Marine Le Pen
39:48et donc nous aurions pu
39:49non seulement
39:50empêcher Marine Le Pen
39:51et donc l'éliminer
39:53au premier tour
39:54et en plus de cela
39:55changer l'ambiance du pays
39:56et les débats
39:57type les débats
39:58que nous avons eu
39:59beaucoup au début
39:59d'émission
40:00qui je crois
40:01auraient fait de l'air
40:02à tout le monde
40:02Fabien Roussel
40:03avait fait un peu plus
40:04de 2% des voix
40:05en 2022
40:06oui et donc
40:07quand vous regardez
40:08420 000 voix
40:08vous comprenez
40:09qu'effectivement
40:10il y a un enjeu
40:10pour nous
40:11écoutez ensuite
40:12chacun prend ses responsabilités
40:14évidemment
40:14et moi j'ai entendu
40:16par exemple
40:16la réserve
40:17qui a été exprimée
40:17par le président
40:18du groupe communiste
40:19Stéphane Peux
40:20à l'Assemblée Nationale
40:21et j'aurai d'ailleurs
40:22le plaisir de débattre
40:23avec lui
40:23à la fête de l'humanité
40:24que ce soit à l'Agora
40:25le dimanche
40:26ou sur le stand
40:27de la France Insoumise
40:27pour une nouvelle émission
40:28que j'anime
40:29qui s'appelle
40:29En Campagne
40:30et qui s'appelle
40:31cette fois-ci
40:32Milliardaire
40:33Rira bien
40:33qui rira
40:34en référence
40:35avec la violence
40:36de ces rires
40:37du MEDEF
40:38au moment où
40:39Jean-Luc Mélenchon
40:39leur explique
40:40qu'il va augmenter
40:40les salaires
40:41je me permets
40:42de relancer
40:42tout de même
40:43sur Fabien Roussel
40:44on a quand même
40:45du mal
40:45à voir
40:46comment un rapprochement
40:47peut se faire
40:48puisqu'il est très critique
40:49à l'égard
40:49de Jean-Luc Mélenchon
40:51et notamment
40:51de son projet
40:52de Nouvelle France
40:53qui dit-il
40:54fracture la France
40:55et il utilise
40:56en gros
40:56le mot de communautarisme
40:58qu'est-ce que
40:59vous répondez
41:00et comment vous pouvez
41:01vous entendre
41:02c'est impossible
41:03ça c'est à lui
41:05de le dire
41:06mais c'est juste
41:07moi je note
41:08je suis président
41:08d'un groupe parlementaire
41:10à l'Assemblée Nationale
41:11et je note
41:11que je vote
41:12extrêmement régulièrement
41:14avec le vote communiste
41:15à 82%
41:16avec le vote écologiste
41:17d'où le fait
41:18que dans cet arc
41:19de censure
41:19qui existe
41:20nous avions proposé
41:21d'aimer
41:22au moment du lancement
41:23de campagne
41:24de Jean-Luc Mélenchon
41:24qu'il y ait
41:25une nouvelle alliance populaire
41:26en tendant la main
41:27à la fois aux communistes
41:28et aux écologistes
41:29ensuite
41:30sur tout ce qui est
41:31la question
41:32de fracturer le pays
41:33vous lui mettez
41:33une date butoir
41:34Marine Tondelier
41:34juste pardonnez-moi
41:35je vous interromps
41:35mais c'est important
41:36de voir
41:37la position
41:38de la patronne
41:40des écolos
41:40nous sommes quand même
41:40à 8 mois
41:41de l'élection présidentielle
41:43je pense que
41:44chacun
41:45encore une fois
41:46je ne donne
41:46de consigne à personne
41:47chacun choisit
41:48et je respecte
41:50toutes les manières
41:52dont chacun
41:52et chacune
41:52prend ses décisions
41:53mais juste
41:54il faut comprendre
41:55qu'il y a un enjeu
41:55énorme dans cette élection
41:57nous devons
41:58battre l'extrême droite
41:59et en finir
41:59avec la Macronie
42:00encore tout à l'heure
42:01je croisais quelqu'un
42:02qui me disait
42:02nous n'en pouvons plus
42:03il y a un moteur
42:04dans cette élection
42:05c'est un ultimatum
42:06vous dites maintenant
42:07ça suffit
42:07il faut qu'elle nous rejoigne
42:08c'est ça ?
42:09en tout cas nous on va
42:09continuer d'avancer
42:10c'est maintenant ou jamais
42:10en tout cas
42:11en tout cas oui
42:13octobre novembre
42:13oui parce qu'après
42:14vous comprenez
42:15qu'on ne va pas
42:15nous attendre
42:16jusqu'à je ne sais
42:18quelle date
42:18et vous voyez
42:19que la dynamique
42:19de campagne
42:20de Jean-Luc Mélenchon
42:21est plus que bien lancée
42:22je ne sais pas
42:22si vous avez vu
42:23les images de Lille
42:24qui sont absolument
42:25impressionnantes
42:26sur la dynamique
42:26autour de la candidature
42:28de Jean-Luc Mélenchon
42:31avec 12 000 personnes
42:32qui étaient présentes
42:33qui font écho
42:33aux 10 000 personnes
42:34je n'ai jamais vu
42:36dans aucune université d'été
42:37du pays depuis 30 ans
42:38qui étaient présentes
42:39aux Amphys
42:40qui font écho
42:40aux 26 000 personnes
42:41qui étaient à Saint-Denis
42:42et donc venez nous aider
42:43sur Mélenchon2027.fr
42:45dans un mois et demi
42:46les électeurs de gauche
42:48sont appelés à participer
42:49à la primaire sociale démocrate
42:51est-ce que vous appelez
42:51les sympathisants insoumis
42:53à aller voter ce jour-là ?
42:55non je préfère
42:56qu'ils aillent mettre 15 euros
42:57soit pour aller faire
42:58une collecte ici
42:59alimentaire
43:00ou de fourniture scolaire
43:01soit pour la France insoumise
43:02et pour la campagne
43:02vous ne leur interdisez pas non plus
43:04d'aller glisser
43:05un bulletin stratégique
43:06les insoumis
43:06sont des têtes dures
43:07mais je pense que
43:08tout le monde a compris
43:09quand nous disons
43:10que nous ne faisons pas
43:11la même chose
43:11c'est vraiment ça
43:12nous ne faisons pas
43:12la même chose
43:13nous sommes en train
43:14de nous déployer
43:15partout dans le pays
43:15nous avons un candidat
43:17nous avons un programme
43:18qui est solide et sérieux
43:19nous avons une équipe
43:21prête à gouverner
43:21et donc nous
43:22nous allons convaincre
43:24et chercher à convaincre
43:25une majorité de Français
43:26dont on vous dit
43:27que ce n'est pas votre histoire
43:28pendant qu'eux sont en train
43:29de faire une primaire
43:30c'est ce que nous reprochons
43:30d'ailleurs à la primaire
43:31qu'est-ce qu'on reproche
43:32à la primaire après tout ?
43:33ce n'est pas qu'on craint
43:34de la perdre
43:34ce n'est pas ça notre reproche
43:36notre reproche à la primaire
43:37c'est de parler seulement
43:38entre personnes convaincues
43:39alors que l'urgence
43:41c'est d'aller chercher
43:41les dégoûtés de la politique
43:43les abstentionnistes
43:44pour leur dire
43:44cette fois-ci on peut y arriver
43:46vous savez quand les gens
43:47sont arrivés à Saint-Denis
43:48excusez-moi je termine juste ça
43:49ils étaient un peu
43:50en tout cas dans l'impression
43:52que ça nous a fait
43:52sur tout était perdu
43:54l'extrême droite allait gagner
43:55d'avance
43:55c'était inéluctable
43:56et je ne sais quoi
43:57et bien depuis Saint-Denis
43:58les gens crient
43:59on va gagner
44:00c'est ça l'état d'esprit
44:02qui se trouve dans cette campagne
44:03et c'est magnifique
44:04parce qu'effectivement
44:04on peut le faire
44:05vous parlez de la victoire
44:06de l'extrême droite
44:06elle est en train
44:07de devenir réalité
44:08aujourd'hui
44:09chez notre voisin
44:11en Sachs-Handahl
44:12qui est une région
44:12en Allemagne
44:13ancienne région de la RDA
44:15où l'AFD est donnée
44:16ce soir vainqueur
44:16c'est la première fois
44:17qu'un parti d'extrême droite
44:18dirigerait un land
44:19en Allemagne
44:20qu'est-ce que ça vous fait ?
44:22C'est terrible
44:22j'ai une pensée
44:23notamment pour nos partenaires
44:24de gauche
44:25pour que tout le monde
44:26comprenne ce qu'est l'AFD
44:28il faut comprendre
44:29que par exemple
44:30l'AFD fait des campagnes
44:31en allant distribuer
44:32des billets d'avion
44:33aux personnes
44:34qu'ils considèrent
44:35comme musulmanes
44:36ou étrangères
44:36ou je ne sais quoi
44:37pour la remigration
44:39marquer seule la remigration
44:40peut sauver l'Allemagne
44:41et destination
44:42Ausland
44:43c'est-à-dire étranger
44:44à quoi fait écho
44:45cette campagne ?
44:46Elle fait écho
44:46à une campagne
44:47qui a été faite
44:48à l'époque
44:48par le NSDAP
44:49où on allait donner
44:50des billets de train
44:51aux personnes
44:52considérées comme juives
44:53pour leur dire
44:54qu'elles devaient repartir
44:56je ne sais où
44:56donc ça fait écho
44:58à une campagne
44:58d'un antisémitisme total
45:00donc l'AFD
45:01et évidemment
45:02quand j'entends
45:03qu'il pourrait diriger
45:04un land
45:04avec ce que ça implique
45:05derrière
45:06je suis évidemment
45:08écœurée
45:08par ce que ça veut dire
45:09mais quelle est la différence
45:10entre l'Allemagne
45:11et la France ?
45:12Et je le dis
45:13avec toute l'amitié
45:14que j'ai pour Dylan Q
45:15et pour beaucoup d'autres
45:16parce qu'il va falloir
45:16résister
45:17à cette vague brune
45:19c'est que nous
45:20nous avons la chance
45:21d'avoir un candidat
45:22Jean-Luc Mélenchon
45:23qui a certes
45:24un fort caractère
45:25mais qui a aussi
45:27reconstruit
45:27une force politique
45:28qui est en mesure
45:29de l'emporter
45:30face à l'extrême droite
45:30Mathilde Panot
45:31nous sommes la seule force
45:33qui pouvons battre
45:34Marine Le Pen
45:34à l'élection présidentielle
45:36donc
45:37c'est pas ce que disent
45:37aujourd'hui
45:38les enquêtes d'opinion
45:39oui mais vous savez
45:40dans les enquêtes d'opinion
45:41la dernière fois
45:42en 2022
45:43on avait 20 points de retard
45:45et nous les avons rattrapés
45:47il nous manquait
45:48seulement 420 000 voix
45:49quand vous regardez
45:49par exemple
45:50François Mitterrand
45:51vous qualifiez au second tour
45:52pas pour l'emporter
45:53pardon
45:53à 40%
45:54il manquait 400 000 voix
45:55pas pour gagner l'Elysée
45:57pour être au second tour
45:58oui pour le qualifier
45:59contre Valéry Giscard d'Estaing
46:00vous savez
46:01en 2024
46:02il y a eu quelque chose
46:03que vous avez peut-être raté
46:04c'est que dans des circonscriptions
46:05il y a eu des duels
46:06la France insoumise
46:08rassemblement national
46:08qu'est-ce qui s'est passé
46:09aux législatives
46:10oui
46:10et bien nous les avons
46:12à majorité gagnés
46:12pourquoi
46:13parce que les électeurs
46:15macronistes
46:15ont préféré voter pour la France insoumise
46:17que voter pour l'extrême droite
46:18parce qu'il reste des gens
46:19dans ce pays
46:20qui ont compris
46:21qu'il fallait choisir son temps
46:23dans ces moments-là
46:24et à qui il reste une boussole
46:26sur ce qu'est l'extrême droite
46:27et le danger qu'elle représente
46:28Mathilde Panot
46:28on aimerait revenir sur ses propos
46:30sur la désobéissance civile
46:31justement en cas de victoire
46:32du rassemblement national
46:33juste d'abord
46:34courte question sur
46:35vous dites vous convainquez
46:36vous êtes sur le terrain
46:38où en êtes-vous
46:38de vos parrainages ?
46:40il paraît que vous êtes en difficulté
46:41il vous en faut 500
46:42c'est plus compliqué
46:44qu'il y a 5 ans
46:44quand nous voudrons
46:45quand nous voudrons donner le chiffre
46:46nous donnerons le chiffre
46:47alors il y a une chose
46:47qui est plus facile
46:48qu'il y a 5 ans
46:48c'est que nous avons un nombre
46:50de parrains
46:51ou de marraines de départ
46:52donc de possibilité de parrainage
46:54qui est plus grande
46:54pourquoi ?
46:55parce qu'en 2022
46:56on était 17 parlementaires
46:57là nous sommes 71
46:58nous avons des députés européens
47:00des maires
47:00donc nous avons
47:02plus de personnes
47:03qui peuvent donner un parrainage
47:04qui sont directement
47:05France Insoumise
47:06mais il ne faut pas croire
47:07que le fait
47:08qu'on nous ait diabolisé
47:09à tout va
47:10il y a d'ailleurs
47:11quelque chose de typique
47:12du coup
47:13les antiracistes
47:13deviennent des racistes
47:15les féministes
47:16deviennent celles
47:17qui protègent
47:17les pédos criminels
47:18comme dit l'extrême droite
47:19bref
47:21et de dire
47:22qu'on mettrait face à face
47:23l'extrême droite
47:24et la gauche
47:25ce qui est typique
47:27de situation
47:28qu'on a malheureusement
47:29déjà vécue
47:29et qui est je crois
47:31extrêmement grave
47:32et extrêmement dangereux
47:33donc oui
47:34nous avons un enjeu
47:35sur les parrainages
47:35nous le disons
47:36très sérieusement
47:37et je crois
47:38que c'est un enjeu démocratique
47:39que Jean-Luc Mélenchon
47:40puisse être candidat
47:41et donc nous appelons
47:43et nous allons voir
47:43l'ensemble des élus
47:45qui peuvent parrainer
47:45en leur disant
47:46nous avons besoin
47:47de votre parrainage
47:48et c'est plus compliqué
47:48qu'il y a 5 ans ?
47:51je ne sais pas
47:52si c'est plus compliqué
47:52mais nous aimerions
47:53que ça soit fait
47:54plus rapidement
47:55qu'il y a 5 ans
47:55pour pouvoir passer
47:56aussi à une autre étape
47:58de notre campagne
47:59je reviens à ce que disait Marie
47:59il y a quelques instants
48:00les soupçons
48:02de désobéissance civile
48:03que vous prête
48:04Jordan Bardella
48:04qui a dit
48:07la France insoumise
48:08remettra en cause
48:09la paix civile
48:10si nous arrivons
48:11au pouvoir
48:12on a bien lu
48:13vos déclarations
48:14vous aviez dit
48:15notamment récemment
48:15nous résisterons
48:16de toutes les manières possibles
48:18résister de toutes les manières possibles
48:19en cas d'accession
48:20de Marine Le Pen
48:21à l'Elysée
48:21ça veut dire quoi ?
48:22le lendemain de son arrivée
48:23vous faites quoi ?
48:24alors je vais d'abord
48:26expliquer d'où vient
48:27d'où vient votre question
48:27votre question vient
48:28de quelque chose
48:29qu'a dit Marie
48:29vous ne deviez pas être clair
48:30visiblement alors
48:30non non attendez
48:31elle vient de quelque chose
48:32qu'a dit Marine Tournelier
48:33c'est à dire pas quelque chose
48:34que j'ai dit moi
48:34sur lequel on m'a interrogé
48:36sur une matinale
48:37oui non mais attendez
48:38sur lequel on m'a interrogé
48:39sur une matinale
48:40et qu'est-ce que j'ai répondu
48:41monsieur Fauvel
48:41vous avez entendu ma réponse
48:42nous respecterons les élections
48:44mais nous résisterons
48:45de toutes les manières possibles
48:46oui oui
48:46comme dans les villes par exemple
48:48dans lesquelles l'extrême droite
48:49a malheureusement gagné
48:50ou ici ils enlèvent
48:51les subventions du planning familial
48:53ici ils suppriment des spectacles
48:55parce qu'ils considèrent
48:56qu'ils sont contre la culture
48:58etc
48:58ils mettent des jets d'eau
48:59sur des syndicalistes
49:00donc
49:01ça veut dire quoi
49:02vous bloquez la France ?
49:03mais je vais vous dire
49:03je ne vais pas répondre
49:04à votre question
49:04je vais faire exactement
49:05la même réponse
49:06que j'ai faite d'ailleurs
49:07sur votre antenne là aussi
49:09c'est que nous
49:10nous ne sommes pas d'accord
49:11avec la fatalité
49:12que vous essayez de mettre
49:13dans la tête des gens
49:14sur le fait que Marine Le Pen
49:15gagnerait cette élection
49:16et la première chose
49:17que moi je veux faire
49:18c'est d'empêcher Marine Le Pen
49:20d'accéder au pouvoir
49:21et comment puis-je empêcher
49:22Marine Le Pen d'accéder au pouvoir ?
49:24et bien par les bulletins de vote
49:25parce que la seule arme
49:26que nous avons
49:27nous
49:27c'est la mobilisation populaire
49:27vous ne rassurez pas
49:28Jordan Bardella
49:28sur ce point ce soir
49:29mais vous savez
49:30je n'ai pas besoin
49:30de me rassurer
49:31Jordan Bardella
49:32le jet setter
49:33écoutez qu'il aille
49:35continuer je ne sais quoi
49:36pour se pouiller
49:38avec les uns et les autres
49:39ce n'est pas mon problème
49:40Marie
49:40Mathilde Penneau
49:41les syndicats de Radio France
49:42ont lancé un appel à la grève
49:44pour la semaine prochaine
49:45pour protester contre l'arrivée
49:47du directeur adjoint
49:48à la rédaction
49:48de Valeurs Actuelles
49:49Charles Sapin
49:50il est chargé
49:51d'un édito politique
49:52chaque dimanche matin
49:53les syndicats estiment
49:54je cite
49:55que les valeurs
49:56de cet hebdomadaire
49:56condamnées plusieurs fois
49:57notamment pour injures racistes
49:58ne correspondent pas
49:59aux valeurs du service public
50:00est-ce que vous soutenez
50:02les grévistes
50:03est-ce que vous demandez
50:03la direction de Radio France
50:04de renoncer à son arrivée ?
50:05Je les soutiens
50:06de toutes mes forces
50:07je rappelle que Valeurs Actuelles
50:09et notamment le torchon
50:10qui a été condamné
50:11pour avoir dépeint
50:12Daniel Obono
50:13député insoumise
50:14en esclave
50:14parce que c'est une femme noire
50:16qui fait de la politique
50:17Et Charles Sapin
50:18a condamné fermement
50:19c'est une précédente
50:20Oui, il n'y travaillait pas
50:22Il n'y travaillait pas à l'époque
50:23Oui, je le dis
50:24encore une fois
50:25tous les arguments
50:26qui sont donnés
50:27pour la diversité d'opinions
50:29le racisme n'est pas une opinion
50:31c'est un délit
50:31et la question de savoir
50:33comment dans
50:35toutes les rédactions
50:36l'extrême droite
50:37impose des thèmes
50:38enfin
50:39il faudra qu'on regarde
50:40à la fin de cette émission
50:41pendant combien de temps
50:43j'ai parlé de sujets
50:44qui sont des sujets
50:45qui viennent directement
50:46de l'extrême droite
50:47et qui ne correspondent pas
50:48à la réalité
50:49que vivent les gens au quotidien
50:50les gens se demandent
50:51comment nourrir leur enfant
50:52alors qu'une personne sur trois
50:53ne mange pas
50:55les trois repas par jour
50:56pour pouvoir nourrir ses enfants
50:57les gens se demandent
50:58comment finir leur mois
50:59vous savez moi
50:59aujourd'hui on m'a dit
51:00je suis le 5 du mois
51:01mon loyer va passer
51:03je suis déjà à découvert
51:04c'est ça que les gens se demandent
51:05c'est ça qu'ils ont envie
51:06qu'ils changent
51:07dans l'élection présidentielle
51:09sur France Inter
51:10un humoriste a comparé
51:11Jean-Philippe Tanguy
51:13le monsieur économique du RN
51:14à un rat
51:15c'est son mot
51:16est-ce que ce terme vous choque
51:17est-ce que vous demandez
51:19ou si vous sondez par
51:21mais vous en êtes vraiment là
51:23à m'interroger
51:24sur des choses comme ça
51:24est-ce qu'il y a un deux poids de mesure
51:25par rapport à ce qu'on peut interpréter
51:27mais vous avez fait une question
51:29une fois à quelqu'un
51:30sur Merwan Benlazar
51:32vous savez Merwan Benlazar
51:33qui a été viré
51:34juste parce qu'il portait
51:35un bonnet et une barbe
51:36et parce que du coup
51:36il était musulman
51:37vous avez déjà fait une question
51:38là-dessus ?
51:39jamais
51:39donc je vais vous dire
51:40les humoristes ont
51:42une liberté de création
51:43on a le droit
51:44de rire des puissants
51:45c'est même un des pouvoirs
51:46les plus forts
51:47qu'ont les peuples
51:47contre les puissants
51:48pouvoir se moquer d'eux
51:49pouvoir les railler
51:50et bien oui
51:51moi je maintiens
51:52qu'on a le droit
51:52de rire des puissants
51:54et de l'extrême droite
51:54encore plus
51:55Mathilde Panot
51:55il nous reste une minute 30
51:57c'est l'heure du petit orage
51:58c'est une série de questions
51:59réponses rapides
52:01peut-être un peu plus personnelles
52:02c'est Jean qui vous pose la première
52:03je commence
52:03Marine Tondelier
52:04propose une loi
52:05pour interdire
52:06le mensonge en politique
52:07si elle existait déjà
52:08est-ce que vous auriez
52:09déjà été condamnée ?
52:11non
52:12j'essaye de toujours
52:13de toujours porter
52:14vous savez moi
52:15je suis présidente
52:15d'un groupe parlementaire
52:16où je n'ai jamais renié
52:18la parole qui a été faite
52:19devant les électeurs
52:20et les électrices
52:20donc ce que nous avons fait
52:22à l'Assemblée
52:22c'est-à-dire dire
52:23ce qu'on fait
52:23et fait ce qu'on dit
52:24on fera la même chose à l'Elysée
52:25question courtier
52:26Jean-Luc Mélenchon n'est pas élu
52:27vous ferez quoi Marine
52:28Mathilde Panot en 2027 ?
52:31on continuera
52:31la bataille continue toujours
52:33vous savez on est dans
52:33une longue lutte
52:34qui dure maintenant
52:36depuis des décennies
52:37passer les élections présidentielles
52:38bien sûr
52:39est-ce que vous pourriez nous citer
52:40un sujet important
52:41sur lequel vous avez changé d'avis
52:43en faisant votre parcours politique
52:45c'est une excellente question
52:51non
52:51alors pas changer d'avis
52:53peut-être que je vais en trouver
52:54sur lequel j'ai changé d'avis
52:55mais par exemple
52:56sur lequel j'ai compris
52:57l'ampleur de ce que ça voulait dire
52:58sur la question
53:00du contrôle au faciès
53:01d'être un jeune homme
53:03dans un quartier populaire
53:04de 12, 13, 14 ans
53:05et d'être sans cesse
53:06contrôlé par la police
53:07comme si on était un étranger
53:08dans son propre pays
53:09sur ce que ça voulait dire
53:10sur la dignité des personnes
53:11ça je l'ai appris
53:13en discutant avec des gens
53:13Clémence Guettet
53:14veut créer un paxe
53:16pour les amis
53:16c'est dans son livre
53:18sur l'amitié
53:18avec quelle personnalité de droite
53:20vous pourriez vous paxer
53:22par amitié
53:22alors on ne peut pas
53:23parce que
53:24comme le dit Clémence Guettet
53:25c'est une seule personne
53:26avec laquelle on peut se paxer
53:27donc je ne serais pas
53:28quelqu'un de droite
53:28certainement pas
53:29une personnalité publique
53:30de droite
53:33mais si ça peut arriver
53:34mais de personnes
53:35que ça puisse arriver
53:36dans l'absolu oui
53:36mais vous vous avez
53:37des amis de droite
53:38oui probablement
53:39probablement
53:40oui enfin souvent
53:41je ne leur ai jamais demandé
53:42vous n'êtes pas sûr
53:42vous n'êtes pas sûr
53:43on va dire que j'ai des amis
53:44qui ont l'impression
53:45que la politique
53:46est loin de leur vie
53:46je ne dirais pas
53:48qu'ils sont de droite
53:49et comme la lutte continuera
53:50Mathilde Depano
53:50en 2032
53:51comment ?
53:52en 2032
53:53comme la lutte continuera
53:54ça pourrait être vous
53:55ah mais on continuera
53:56en équipe
53:56vous savez nous
53:57on ne se bat pas
53:58c'est ça qui je crois
53:59désarçonne certains
53:59nous on ne se bat pas
54:00pour des places
54:01on se bat pour que les choses
54:02changent réellement pour les gens
54:03merci beaucoup
54:05merci à vous Mathilde Depano
54:06d'avoir été la deuxième invitée
54:07du Grand Oral 2027
54:09avec le Figaro
54:10merci Mathilde Depano
54:11merci Marc
54:11merci Jim