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  • il y a 32 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Autre gauche, regardez-moi. Allez, on passe à l'autre sujet important de cette semaine, c'est ce mouvement des
00:04lycéens,
00:05qui a été marqué par des scènes d'une grande violence, plus de 5000 interpellations depuis lundi.
00:12Ça ne résume pas effectivement la manière dont toute cette semaine s'est déroulée, mais c'est vrai qu'il
00:17y a eu des débordements,
00:18beaucoup de réactions politiques. On entendra dans quelques minutes le témoignage très fort d'une femme qui a été visée
00:24au visage
00:26par un spray enflammé, alors qu'elle voulait simplement empêcher des jeunes de s'en prendre à un abribus.
00:31Un mineur de 15 ans a été interpellé. Vous, quel regard vous portez sur ce qui se passe en cette
00:38fin de semaine ?
00:39Car le livre est surtout ce qui se profile, parce que ce qu'il faut dire, c'est que les
00:42organisations représentatives des lycéens
00:45reçues par le ministre de l'Éducation nationale disent « Ok, le dialogue a repris, mais les réponses sont loin
00:51d'être suffisantes,
00:52donc on recommence les blocages dès la semaine prochaine. Elle est où la sortie de crise pour vous ? »
00:59D'abord, on ne peut pas, comme un revers de main, passer là-dessus. J'irais d'abord dire que
01:05la forme a totalement pris le pas sur le fond.
01:08Évidemment qu'il faut entendre les revendications qui sont faites de la part des élèves, de la part des parents
01:14d'élèves
01:14qui siègent dans les conseils, comme les conseils départementaux que je peux représenter dans les collèges.
01:20Il faut les entendre. Pour autant, pour le coup, la forme a pris largement le pas sur le fond,
01:25puisque, pardon, mais 80%, 90% de ce qui s'est passé toutes ces dernières semaines, c'est tout,
01:32sauf des personnes qui viennent réclamer plus de moyens pour l'éducation nationale.
01:36Et moi, je les ai vues sur mon territoire.
01:38C'est-à-dire ? Qu'est-ce que vous avez vu ?
01:41Ah ben, je n'ai pas vu de prix Goncourt, Madame Darfoy, je peux vous le dire.
01:43Les gens qui sont avec des mortiers, ce n'est pas des gens qui viennent passer ni leur brevet des
01:48collèges,
01:48ni leur bac de français en fin d'année cette année.
01:51Ça, je peux vous le garantir. Et c'est insupportable.
01:53Mais vous, par exemple, vous n'avez pas vu que des casseurs.
01:56J'imagine que vous avez aussi vu des lycéens qui se mobilisaient.
01:59Mais si on part de Créteil, évidemment, le 21 septembre, ça part plutôt bien.
02:03Mais c'est comme systématiquement ce qui se passe dans notre beau pays.
02:07Le lycée de Nantes, qui a à peine 10 ans, tout ce qui concerne les incendies qu'on a vus,
02:14les mobiliers qui sont totalement cassés, ça suffit.
02:18Et il nous faut une réponse ferme par rapport à cela.
02:20Et tant que ces gens-là, et souvent des jeunes, et souvent des mineurs,
02:23pourront continuer à sortir de cela avec le grand V de la victoire pour être dans leur quartier,
02:28on ne s'en sortira pas. Et je voudrais rendre hommage à quelqu'un.
02:30Donc les responsables de ces violences sont bien des jeunes, des mineurs,
02:34qui basculent dans la violence.
02:36Et puis, il faut dire les choses. Manipulés par la France insoumise.
02:39Rendons à César ce qu'appartient à M. Mélenchon.
02:41Il faut dire les choses. Et je voudrais rendre hommage au préfet.
02:44Au préfet. Et notamment le préfet du 92 et Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère.
02:48Il n'a pas inventé la machine à courber les bananes. Il applique la loi.
02:52C'est-à-dire que les parents des mineurs plis en flagrant délit,
02:56article 1242 du Code civil, sont simplement, pour l'instant, entendus.
03:01Et on les met face à leurs responsabilités. Je vais vous dire pourquoi.
03:04Vous avez entendu le montant que, d'ores et déjà, les Français vont payer 30 millions d'euros.
03:0930 millions d'euros. Et qu'est-ce qu'on fait ensuite ?
03:11On continue de se frotter les mains et on va continuer à creuser la dette, etc.
03:15Mais alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
03:18Réponse ferme. Réponse ferme pour les casseurs de la République.
03:22Réponse ferme pour les casseurs de la République.
03:24Ça veut dire quoi, réponse ferme ?
03:24Réponse ferme, c'est qu'il faut qu'on ait des comparutions médias.
03:27Il faut que, comme l'a proposé le garde des Sceaux, Gérald Darmanin,
03:30et vous avez peut-être eu la lettre qu'il a envoyée au procureur généraux,
03:33il faut absolument que les parents soient mis aussi devant leur responsabilité.
03:38Et je fais du discernement par rapport...
03:40Je vais juste continuer parce que c'est le maire qui va parler après,
03:43si vous me permettez.
03:44M-A-R-E, ce qui se passe par rapport notamment aux mamans isolées.
03:47Mais j'appelle aussi les maires de France à prendre leurs responsabilités.
03:51Nous avons aussi les moyens de faire baisser la délinquance judévénile
03:54de celles et ceux qui pourrissent le quotidien des Français.
03:57Mais pour cela, il faut du courage et puis il faut effectivement,
04:00de temps en autre, rappeler que des aides, par exemple, non obligatoires
04:05peuvent être conditionnées à un comportement civique.
04:08Et ça permet d'adoucir les choses.
04:10Et puis, enfin, juste pour terminer...
04:11Donc attendez, ça, ça veut dire qu'en gros, vous revoyez les allocations ?
04:15Non, je parle d'aides non obligatoires.
04:17Je ne revois rien du tout.
04:17Je dis simplement réciprocité entre les droits et les devoirs.
04:21Ça suffit parce que le régalien, ça fonctionne.
04:23Les policiers, quand ils se déplacent, c'est bien parce qu'il y a un sujet.
04:26Les pompiers, quand ils se déplacent, c'est bien parce qu'il y a un incendie.
04:28On va les toucher derrière les policiers, on va dire qu'ils tuent, on va dire qu'ils blessent, etc.,
04:32volontairement.
04:33Il faut arrêter les conneries.
04:34Ce n'est pas vrai.
04:34Ce n'est pas vrai.
04:35Donc, par exemple, cette volonté du gouvernement d'accélérer, là, sur le plan judiciaire,
04:40la loi anti-casseur avec une présentation au Sénat dès octobre.
04:44On a appris ça aujourd'hui.
04:46avec comme principe le fait que toute personne participant à un groupement
04:50en vue de commettre des violences ou des dégradations
04:52ou s'étant maintenue dans un attroupement violent au cours duquel des dégradations sont commises
04:56pourra être tenue responsable civilement des dommages.
04:59C'est-à-dire que le fait d'être là à ce moment-là, ça, c'est une première réponse
05:04qui va dans le bon sens.
05:05Là-dessus, peut-être, Raquel Garrido ?
05:07D'abord, Alisa Feuille, je voudrais dire par rapport à l'agression qu'a subie cette femme à Marseille
05:13que, évidemment, je suis profondément révoltée, comme quiconque voit ces images-là.
05:17Et je vais vous dire, moi, ce que je vois.
05:19Moi, je vois un homme qui agresse une femme.
05:22Et je pense que c'est un petit connard qui n'a pas supporté qu'une femme lui dise de
05:27se calmer
05:27et qui a cru bon, il a pensé qu'il avait le droit, parce qu'une maman ou une femme
05:32lui disaient,
05:33en fait, de se dire à Caro qu'il avait le droit de tenter de la mutiler.
05:38D'accord ?
05:38Des agressions des hommes contre les femmes, il y en a tous les jours dans ce pays.
05:42Tous les jours.
05:43C'est d'ailleurs même précisément l'objet de la discussion à l'Assemblée nationale depuis deux jours
05:48qui est l'examen de la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
05:53Le machisme tue.
05:55Le machisme agresse.
05:56Tous les jours, c'est le lot des femmes.
05:58Alors, on ne va pas demander aux lycéens de résoudre le problème du machisme contre les femmes.
06:03D'accord ?
06:03Ce qu'on a vu là, aujourd'hui, ou hier, je ne sais plus quand est-ce que ça a
06:07eu lieu,
06:08ce n'est pas les lycéens qui ont provoqué ça, on est d'accord ?
06:10Non, mais alors...
06:11Cet homme-là, qui a été ce jeune...
06:12Puisqu'on parle d'elle, on va écouter son témoignage.
06:14Si vous voulez, on l'a bien beaucoup entendu, mais bon, allons-y, allons-y.
06:17Oui, mais je veux dire, plutôt que de raconter ce qu'elle raconte...
06:19Ah bon, c'est un délire, le...
06:21Non, non, c'est un délire, oui.
06:21C'est un homme qui tape, qui tape...
06:23Oui, oui, oui, parce que c'est un vrai sujet, la violence contre les femmes.
06:25Non, non, mais...
06:26Non, mais parce que le témoignage, on l'a...
06:27Mais vous, vous avez la cécité, précisément, de cette violence contre les femmes.
06:31Vous la voyez par des...
06:32Vous la voyez par des...
06:33Mais bien sûr que je la vois, et c'est d'autant plus choquant...
06:35Je préfère qu'on entende ceux qui parlent plutôt que de parler à leur place.
06:37Donc écoutons-la, cette dame, s'il vous plaît.
06:41Je ne m'attendais vraiment pas à ce...
06:43Des gamins qui soient si violents, parce que j'ai revu les images après,
06:48et c'était terrible de voir...
06:50Heureusement, je n'ai pas la gravité des images de séquelles sur mon visage,
06:55mais de voir un gamin qu'on ne connaît pas, avec qui on parlait normalement,
07:00qui vous vise délibérément au visage.
07:02Il n'a pas visé les habits, il n'a pas visé les jambes, il m'a visé au visage.
07:06C'est la suite, maintenant, qui m'inquiète.
07:08Est-ce que...
07:10Je ne veux pas que c'est servi à rien.
07:12Il a été interpellé, mais il ne faut pas que ce soit en vain, quoi.
07:15Qu'il s'en sorte comme ça, même ceux qui étaient autour,
07:19ceux qui m'attrapaient, ceux qui me frappaient avec la barrière, tout ça.
07:22Tout ça, c'est des...
07:24En fait, ce n'est pas des enfants, puisqu'ils font des actes d'adultes, j'ai envie de dire.
07:29Pourquoi ça vous faisait réagir l'interprétation faite par Raquel Guerriot ?
07:33On mélange tous les sujets.
07:34Évidemment que la violence contre les femmes doit être un sujet très important et prioritaire dans notre pays.
07:40Mais là, vous pensez que si c'était...
07:41Mais tout est dans le mais.
07:42Mais madame Guerriot, arrêtez de dire n'importe quoi.
07:44C'est à cause de ça qu'il y a des centaines de milliers d'agressants contre les femmes,
07:46parce que les hommes politiques comme vous considèrent que c'est un...
07:48Mais madame Guerriot, vous avez écouté son témoignage ?
07:51Elle intervient parce que de jeunes filles voulaient casser des vitrines à côté.
07:56Et là, elle est poussée par des barrières, par des jeunes, des lycéens, filles et garçons.
08:01Les victimes qui sont des hommes, qui ont été des proviseurs, des policiers,
08:06plus de 400 policiers blessés, agresser le personnel scolaire,
08:11c'est parce que c'était des hommes ou c'est parce que certains c'était des femmes ?
08:13Vous mélangez tout.
08:14Ce sont des jeunes qui agressent.
08:16Donc vous, qu'est-ce que vous voyez ?
08:17Vous pensez que vous ne la voyez pas, la violence machiste ?
08:20Vous ne la voyez pas ?
08:21Mais bien sûr que si !
08:22Quand vous avez une vidéo d'un gamin, d'une pertelle, d'un gamin...
08:27On le voit tous !
08:28Oui, mais qu'est-ce que vous voyez ?
08:28Comment vous vous interprétez ces images ?
08:30Moi, je suis convaincu que malheureusement,
08:32qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme en face,
08:34il aurait fait la même chose.
08:35Mais c'est encore plus grave parce que c'est...
08:37La culture de l'impunité machiste, elle réside ici.
08:40Non, la culture de l'impunité, c'est les lycées qui brûlent,
08:43les camions politiques qui brûlent.
08:45Devant les yeux, les violences contre les femmes
08:48sont des violences comme les autres.
08:49Et c'est pour ça qu'on a un problème systémique en France,
08:51qu'on n'arrive pas à éradiquer la violence
08:53contre les enfants et contre les femmes.
08:54Mais madame Garrido, vous m'écriez pas, mais pas du tout.
08:57Madame Garrido, j'ai dit d'autant plus,
08:59et ça nous touche plus encore évidemment,
09:01quand il s'agit d'une femme comme ça, des munis,
09:03qui demandent juste qu'on ramène de l'ordre.
09:05Mais je dis que ce n'est pas parce que c'est une femme
09:07qu'elle a été agressée.
09:08Eh bien, détrompez-vous.
09:08Mais madame Garrido...
09:09Les femmes sont agressées parce qu'elles sont des femmes,
09:12et les proviseurs...
09:14Mais oui, madame Garrido, quand les provises...
09:16Donc ne soyez pas dans le déni de ça.
09:18Mais si on fait le lien, Raquel Garrido, s'il vous plaît,
09:20si on fait le lien avec cette contestation des lycéens,
09:23on était en train de se poser la question...
09:24Oui, j'étais en train de dire que les lycéens
09:25ne vont pas résoudre à tout seul le problème
09:27de l'agression des violences contre les femmes et les enfants.
09:30C'est pour ça que vous vouliez en venir là.
09:32Mais sur la sortie de crise,
09:33et pour l'instant, les réponses qui sont apportées
09:35par le gouvernement,
09:36il y a plus de réponses sur le plan sécuritaire
09:38que sur le plan de l'éducation nationale.
09:41Malheureusement.
09:42Voilà, mais sur la volonté du gouvernement
09:45d'accélérer sur la loi Casseur-Payeur.
09:48On peut peut-être d'ailleurs, Thierry Arnaud,
09:50rappeler un peu quelle est la philosophie de ce texte
09:52avant de faire réagir Raquel Garrido.
09:54Parce qu'il y a quand même un changement de paradigme
09:56de dire vous étiez là à ce moment-là,
09:58donc vous êtes responsable.
09:59Oui, et vous êtes responsable collectivement.
10:01C'est aussi une dimension importante de la loi.
10:03C'est-à-dire que vous n'êtes pas nécessairement
10:04celui qui a commis l'acte en question.
10:06Vous faites partie du groupe de l'attroupement
10:09au sein duquel a émergé celui qui est présumé responsable
10:14du fait d'avoir cassé.
10:17Et donc, vous allez être collectivement condamné.
10:20Donc, effectivement, ça va assez loin.
10:22Ça promet un débat assez explosif à l'Assemblée, en l'occurrence.
10:27Ah, mais ça va être vite vu, pardonnez-moi.
10:28Ça va être vite vu, en termes de droit.
10:30Parce que ça, ça remonte au droit romain.
10:32Alors là, pardon, je vais faire mon avocate.
10:33Oui, il y a un vrai débat juridique derrière.
10:37Ce ne sera pas à être coupable par association.
10:39C'est-à-dire que c'est ultra simple.
10:41Quiconque est allé en première année d'école de salle de droit,
10:44sait que tout dommage causé par l'homme
10:49doit être obligé celui-ci à le réparer.
10:51C'est la base du droit civil.
10:53Pour pouvoir appliquer cette responsabilité civile,
10:57il faut trois choses.
10:58Il faut une faute, il faut un dommage
11:00et il faut un lien de causalité entre les deux.
11:02Si vous avez l'un des éléments qui sont manquants,
11:05vous n'avez pas de responsabilité civile.
11:07Là, on considère que la faute, c'est d'appartenir au groupe
11:10qui a commis le dommage.
11:11C'est-à-dire que le dommage est causé par le groupe
11:12et vous, vous étiez dans le groupe.
11:13C'est une loi qui existait dans les années 70.
11:15Donc, en vérité, c'est une remise en cause.
11:16Donc, c'est une remise en cause fondamentalement
11:18des principes de base du droit civil.
11:20Qui est que tout dommage de l'homme...
11:22Dans les années 70, nous étions dans un état de droit
11:24et on avait écouté le droit romain.
11:26Ce que vous dites, c'est que c'est infaisable ?
11:28Ce que je veux dire surtout, c'est que je ne suis pas d'accord
11:30pour qu'on remette en cause les grands principes
11:32de notre droit civil.
11:34Et les parents, c'est connu, sont responsables
11:37civilement des dommages causés par leurs enfants.
11:39En droit civil, on peut être responsable
11:41de ce que font autres, ça existe.
11:43Le commis du cométant, etc.
11:45Il y a d'autres sites...
11:46Pourquoi Bruno Jeudy, on entend tout un tas
11:48de responsables politiques aujourd'hui nous disent
11:50qu'il faut que les parents payent pour les enfants,
11:53il faut qu'on insiste sur la...
11:54En fait, ça existe déjà ?
11:56Oui, j'esticule.
11:57Mais sur la question de la responsabilité des parents,
12:00là, ce n'est pas tout à fait la même chose que dit...
12:02Ça, c'est déjà dans la loi.
12:03Parce que c'est déjà dans la loi et c'est souvent pas suffisamment appliqué.
12:08Oui, mais ça, c'est important de le rappeler.
12:11C'est-à-dire qu'on a tous les outils nécessaires pour le faire,
12:13mais on ne le fait pas.
12:14On ne le fait pas ou on ne le fait qu'à moitié
12:15ou on le fait de temps en temps totalement.
12:17On se souvient notamment, par exemple,
12:18qu'au moment des émeutes après la mort de Naël,
12:22il y avait eu une application beaucoup plus stricte à ce moment-là
12:25et il y avait eu plusieurs parents
12:27qui avaient vu leurs allocations retirées,
12:32certains avaient été...
12:33Ça, ce n'est pas du tout du droit civil, ça.
12:35Ça, c'est la droite qui a toujours des effets d'attention
12:38pour considérer que les gouvernants...
12:40Non, mais dans le système de la droite et des macronistes,
12:42ce n'est jamais les gouvernants qui sont responsables.
12:44Et donc, on va toujours trouver dans le peuple
12:45les gens qui sont responsables à la place des gouvernants.
12:47Non, mais là, ce n'est pas les casseurs qui sont responsables.
12:49Le droit civil, bien sûr qu'ils sont responsables.
12:50Un casseur, il est parfaitement responsable.
12:51Et s'il est mineur, ses parents sont responsables civilement pour lui.
12:54C'est déjà la droite.
12:56C'est déjà la droite.
12:57C'est le droit de nos sœurs, Raquel Garido.
12:59Donc, pardonnez-moi,
13:00si les personnes qui sont victimes de dommages causés par autrui
13:05ne sont pas capables, n'ont pas les moyens juridiques
13:08d'identifier les auteurs et de se faire payer par leurs assurances,
13:11c'est que ce sont des incompétents.
13:12Il faut que l'aie la place à quelqu'un d'autre
13:14parce qu'ils ont 100% le droit pour eux.
13:16Mais alors, pardon, mais là-dessus,
13:18arrêtez de juridiciser tout ça.
13:20Oui, mais quand Gérald Darmanin dit hier sur RTL...
13:24S'il vous plaît, non, attendez, je fais tourner la parole, vraiment.
13:26Quand Gérald Darmanin dit hier,
13:28chez nos confrères de RTL,
13:30j'ai fait passer une circulaire
13:32pour insister sur la responsabilité civile des parents
13:36et que Gabriel Attal dit,
13:37pardon, mais en fait, ça existe déjà,
13:40ce que dit Gérald Darmanin n'apporte rien de plus,
13:43rien de nouveau sous le soleil,
13:44c'est juste de l'affichage, on est d'accord ?
13:46Mais ce n'est pas de l'affichage,
13:47c'est une volonté d'aller...
13:50C'est une volonté politique,
13:51c'est-à-dire par une circulaire,
13:53ils demandent à ce que ça aille plus vite
13:55et que ce soit appliqué.
13:56Mais c'est ce que je disais tout à l'heure,
13:58je l'ai sous les yeux,
13:59disposition de l'article 1242 du Code civil
14:01modifié par la loi du 23 juin 25,
14:03les parents sont responsables de plein droit
14:05et solidairement du dommage causé
14:07par leurs enfants mineurs.
14:07C'est vieux comme le monde.
14:08Mais c'est tellement vieux comme le monde,
14:10Mme Garedo,
14:11et vous le savez comme moi.
14:12C'est pour ça qu'on prend tous des adhésions
14:14en responsabilité civile pour nos enfants
14:16en tout début d'année scolaire,
14:17tous les parents de ce pays savent ça ?
14:19Alors pourquoi Gérald Le Dormenand
14:20a besoin de faire passer cette circulaire ?
14:23C'est pas du machisme.
14:26La loi, elle existe.
14:29Il y a bien des maires qui la mettent en place,
14:31cette loi.
14:31Il y a bien des maires qui réussissent
14:33avec cette loi.
14:34On s'adosse à la loi.
14:35Il y a bien des préfets,
14:36je le citais tout à l'heure Alexandre Brugère,
14:37je pourrais vous citer Philippe Cour
14:38également dans le 95,
14:40M. Brugère dans le 92.
14:41Ça existe.
14:42Simplement, il faut du courage.
14:43Et c'est vrai que c'est compliqué.
14:45Et c'est vrai que c'est compliqué
14:46de dire par exemple à un enfant de 12 ans
14:49plutôt, à un père
14:50qui est agent d'une collectivité
14:51dont le gamin à 12 ans
14:52a pété un abribus à 2h du matin
14:54sur la place publique.
14:56Qu'est-ce qu'on fait ?
14:56On continue à fonctionner comme ça
14:58par rapport à l'image qu'on peut montrer
15:00à l'ensemble des gens
15:01qui veulent que ça fonctionne bien ?
15:02On continue comme ça
15:03ou on fait appliquer la loi ?
15:05Il faut faire appliquer la loi.
15:06Seulement, c'est vrai,
15:07et il faut le dire,
15:08il faut le dire,
15:09c'est beaucoup plus facile
15:10de mettre la tête dans le sable.
15:11Il y a aussi dans cette fameuse loi
15:14anti-casseurs,
15:16la volonté de saisir
15:17les aides sociales
15:18pour paiement des dommages.
15:19Le gouvernement a assuré néanmoins
15:21qu'il n'y était pas favorable,
15:22mais bon,
15:22ça fait quand même partie
15:23de cette loi.
15:24Les émissions de titres de recettes,
15:25c'est exactement ça.
15:26C'est ce que vous disiez,
15:27donc c'est la même chose.
15:29Quand vous avez des gamins,
15:29par exemple,
15:29qui viennent ouvrir
15:31des bornes de secours incendie,
15:33où il y a des mètres cubes
15:35de flotte qui sortent
15:35et qui inondent partout,
15:37qu'est-ce qu'on fait ?
15:38On va encore fermer les yeux
15:39et puis on paye ?
15:40On fait ce qu'on appelle
15:41l'émission de titres de recettes.
15:42On prend le gamin,
15:43on voit ce que ça représente
15:45et on envoie la facture aux parents.
15:47Vous le faites une fois, deux fois,
15:48je peux vous dire
15:48que c'est un vrai signal
15:49qu'on envoie.
15:50Seulement,
15:50personne ne le fait
15:51parce qu'on met la tête
15:52dans le fil.
15:52Pour le coup,
15:52le premier volet dont on parlait,
15:53c'est-à-dire le fait
15:54qu'une personne participe
15:56avec un groupe à des dégradations,
15:58soit jugée responsable,
15:59rien que par le fait
16:00d'être dans ce groupe,
16:01c'est précisément
16:02ce que demande Marine Le Pen.
16:03Oui, bien sûr,
16:04parce que quand vous êtes
16:05dans un groupe
16:06qui va piller des magasins,
16:08qui va brûler
16:09un établissement scolaire,
16:10qui va brûler
16:10un camion de pompiers,
16:11qui va jeter des pierres
16:12collectivement
16:13sur des policiers,
16:15qui va tirer aux mortiers,
16:16eh bien,
16:18si vous êtes dans ce groupe
16:19et que vous voyez ça
16:20et que vous restez,
16:21il y a évidemment
16:22une part de complicité.
16:23Parce que,
16:24pourquoi vous restez
16:24dans un regroupement
16:25et une bande de casseurs
16:27si vous désolidarisez
16:29de ces actes ?
16:30Évidemment que
16:31si vous désolidarisez
16:32de ces actes
16:33et si vous êtes
16:33quelqu'un de responsable,
16:35vous ne participez pas
16:36à cette manifestation groupée
16:38de fortes incivilités
16:40et parfois
16:40de drames terribles
16:42quand on voit
16:42certains policiers
16:43Je ne sais pas si vous avez fait
16:43des manifestations,
16:44mais est-ce que parfois
16:45lorsqu'on manifeste,
16:46on ne peut pas se retrouver
16:48en quelques minutes
16:49embarqué dans une spirale
16:50de violence ?
16:51Si on se retrouve
16:52dans une bande
16:52qui est en train de piller
16:53des magasins,
16:54je suis élu à Tours,
16:55ces jeunes qui vont piller
16:57plusieurs magasins
16:59d'électroménagers ou autres,
17:00eh bien,
17:01si vous êtes à proximité
17:02et même si vous ne prenez
17:04pas vous-même,
17:05vous avez une complicité passive
17:06ou en tout cas,
17:07vous cautionnez
17:08ce qui est en train
17:08de se passer
17:09par la bande
17:09dont vous êtes membre.
17:11Donc,
17:11il est pour moi
17:12évidemment normal
17:13qu'il y ait une responsabilisation
17:14et vous parliez
17:15des aides sociales.
17:16Est-ce qu'il est acceptable
17:17que ce soit le contribuable
17:18qui va payer justement
17:20la facture
17:21de ce qui a été volé,
17:23de ce qui a été saccagé ?
17:24Vous parliez de ce lycée
17:24qui a coûté 75 millions et demi
17:26et qui a été construit
17:27à Nantes il y a 12 ans.
17:29Eh bien,
17:29est-ce que ça doit être
17:30le contribuable
17:30qui doit payer
17:31ou est-ce que ça doit être
17:33les casseurs
17:34ou les parents de casseurs
17:35ou un jeune qui a 16 ans
17:36qui doit avoir
17:37cette responsabilité
17:38même pendant 10 ans,
17:3915 ans ?
17:39Parce que s'il s'estime
17:41assez responsable
17:42pour émettre des avis
17:44sur l'organisation de lycée
17:45ou émettre des idées
17:46et dire que le moyen
17:47d'expression
17:48c'est de casser,
17:49eh bien,
17:49il doit être responsable
17:49pour payer les aides sociales.
17:54pour ce même individu
17:55qui a cassé.
17:56Demandez l'aide des parents
17:58comme le fait
17:59le ministre de l'éducation nationale
18:00et le signe d'un ministre
18:02aux abois
18:02depuis le premier jour
18:03de la contestation.
18:05Qu'est-ce que vous répondez
18:06à cela,
18:06Karl-Oliv ?
18:07Qu'est-ce que vous voulez
18:08répondre à ça ?
18:08Signer la France insoumise
18:10comme d'habitude,
18:11mais comme d'habitude.
18:12La France insoumise,
18:13vous avez toujours tort
18:14même quand vous avez raison.
18:15On le voit bien
18:16dans les quartiers.
18:17Tout à l'heure,
18:17on parlait de responsabilité
18:18mais je le disais,
18:20l'ignorance entraîne
18:21la peur,
18:22la peur entraîne
18:23la haine entraîne
18:24la violence.
18:25C'est exactement
18:25ce qu'on vit depuis
18:26une semaine.
18:27Mais au-delà de la réponse
18:28sécuritaire dont vous nous avez
18:29beaucoup parlé.
18:30Moi je parle de prévention.
18:31Les équipes,
18:32non, non,
18:32ce n'est pas vrai Mme Garrido.
18:33Vous n'avez rien dit
18:34sur l'éducation.
18:34On n'a même pas parlé
18:35des profs non remplacés.
18:37On n'a pas parlé
18:37du bâti qui tombe en ruine.
18:39On n'avait rien à dire.
18:40Ça fait combien de temps
18:41qu'on est en plateau ?
18:42En disant que la forme
18:43avait pris largement le pas
18:44sur le fond.
18:45Il y a un milliard,
18:45un milliard de cent.
18:46Et vous,
18:46vous dites quoi alors ?
18:53qui doivent être
18:53effectivement entendus
18:55et pas seulement
18:57à l'échelle de l'État.
18:58Je rappelle que les compétences
18:59pour les collèges
18:59chez le département
19:00et la compétence
19:01pour le lycée,
19:02c'est la région.
19:03Donc on est bien d'accord
19:04par rapport à ça.
19:05Il y a un premier geste
19:06qui a été fait,
19:07prévu dans le budget,
19:08un milliard cent.
19:09Ce n'est pas suffisant
19:10mais ça va plutôt
19:11dans le bon sens.
19:12Mais les lycéens
19:13demandent beaucoup plus
19:14car le livre...
19:15Est-ce que le gouvernement...
19:16Vous demandez aussi
19:17beaucoup plus de salaire.
19:18Vous voyez ce que je veux dire.
19:19Non, mais on ne sait pas
19:20exactement ce que je veux dire.
19:23Régulièrement, on revient
19:25à mon salaire sur ce plateau.
19:27Pourtant...
19:27Non, tout à l'heure,
19:30Mme Garido parlait de sécurité.
19:31Je ne vous parle pas
19:31que de sécurité,
19:32je vous parle aussi
19:32de prévention.
19:33Non, mais par exemple,
19:34parmi les revendications,
19:37vous dites, oui,
19:37évidemment qu'ils demandent plus
19:38mais pour l'instant,
19:39ils n'ont obtenu garde-cau
19:40sur aucune de leurs revendications.
19:42Sur le bâti,
19:44sur le non-remplacement
19:45des profs,
19:46sur Parcoursup,
19:47est-ce que le gouvernement
19:48doit faire un geste
19:49sur le gel des APL ?
19:50Est-ce vraiment le bon moment
19:51le gel des APL ?
19:52Je pense que ce n'est pas
19:53le bon moment.
19:54Je pense que sur le gel des APL,
19:56ce n'est pas le bon moment.
19:57C'est pareil,
19:57pardonnez-moi,
19:58et vous allez voir
19:58ce que je vais vous dire,
19:59sur la fin des aides
20:00sur l'apprentissage,
20:01c'est une vraie connerie,
20:02c'est un mauvais message
20:03qui est envoyé sur la jeunesse.
20:04Je vous dis des choses...
20:05Il faut qu'il y ait des évolutions,
20:07il faut que le gouvernement
20:07fasse un geste.
20:08mais sauf que,
20:09là, effectivement,
20:10ça va plutôt dans...
20:11Il y a 1,1 milliard qui sont
20:13effectivement proposés
20:14avec plus d'AESH,
20:15plus de professeurs
20:17devant les classes,
20:19Mais ça,
20:19c'était prévu
20:20avant la contestation.
20:21Non, mais avant la contestation...
20:22C'était prévu
20:23avant la mobilisation.
20:24C'est quand même
20:24un des rares budgets
20:25qui ne baissaient pas.
20:26Donc, c'est vrai
20:27que les marges de manœuvre
20:29du gouvernement
20:30sont quand même
20:30assez réduites
20:31dans un budget
20:32qui, par ailleurs,
20:32est très contraint.
20:33pratiquement tous les ministères
20:35affichent un budget en baisse,
20:37sauf notamment
20:38l'éducation nationale
20:39et les armées
20:41et deux, trois autres.
20:42Avec plus d'enseignants
20:43pour certains postes spécifiques.
20:45Oui, mais la vérité,
20:46c'est quand même ça.
20:47Oui, et ça,
20:47parce qu'il y a des demandes
20:48aussi...
20:48La vérité,
20:49c'est aussi une démographie
20:50dans ce pays
20:51qui fait que
20:54les classes surchargées,
20:56c'est vrai
20:56pour les lycées généraux,
20:59c'est pas vrai
21:00pour les lycées professionnels.
21:02Vous voyez,
21:03c'est aussi une situation
21:04très disparate.
21:06Raquel Garrido,
21:07sur quel point
21:07le gouvernement devrait-il...
21:08La question du budget,
21:09vous avez dit
21:10que le budget augmentait,
21:12mais ce que vous omettez
21:13de dire,
21:13c'est que l'augmentation
21:15du budget
21:15n'est portée que par
21:16l'augmentation du paiement
21:17des retraites
21:18et on est d'accord
21:19que lorsque vous donnez
21:20un euro
21:21à une pension de retraite,
21:22c'est pas quelque chose
21:22qui va dans l'éducation
21:23des enfants.
21:24Mais Raquel Garrido
21:24est pour la baisse
21:24des retraites
21:25et là,
21:25là je suis content.
21:27Personne de digne
21:28ne paie pour la baisse
21:29de quelqu'un
21:30qui a consacré sa vie
21:31à l'éducation
21:31de nos enfants.
21:31Ah pardon,
21:32je suis pour l'augmentation
21:33de l'éducation nationale.
21:34C'est une blague,
21:35c'est une mauvaise blague.
21:37La question qui est posée,
21:40c'est le quid
21:41de l'argent
21:42qui est donné
21:43pour l'éducation
21:44des enfants,
21:45pas pour le paiement
21:45des retraites.
21:46Et là,
21:46on a un recul.
21:47Le budget,
21:48le budget,
21:50tel que l'est prévu,
21:51il prévoit
21:524000 suppressions de postes.
21:534000 suppressions de postes,
21:54donc arrêtez de parler
21:55d'un milliard de plus.
21:56C'est 4000 suppressions
21:57de postes.
21:57Je peux vous poser une question ?
21:58Et la démographie,
21:59dernier point,
22:00parce que ça aussi,
22:01c'est une tarte à la crème,
22:01dans mon département,
22:02la Seine-Saint-Denis,
22:03la démographie,
22:04elle augmente.
22:07Cette année,
22:08il y a 550 élèves de plus
22:10dans le secondaire
22:11dans mon département,
22:12dans le collège de ma fille
22:13qui est en rep plus
22:14en Seine-Saint-Denis.
22:15Il n'y a pas d'eau potable.
22:17Il n'y a pas d'eau potable.
22:19Il n'y a pas de prof de SVT
22:21depuis le premier jour
22:22de la rentrée.
22:23Ça fait des années
22:24qu'on alerte là-dessus.
22:26C'est vampirisé
22:26par la retraite,
22:27l'argent que vous cherchez
22:28est dans la retraite.
22:29C'est pas la retraite
22:30des professeurs d'aide.
22:31Je suis indigne,
22:32vraiment cette ligne
22:33qui consiste à culpabiliser
22:35les retraités
22:36de l'éducation nationale
22:37du fait qu'ils perçoivent
22:38leur retraite.
22:39Donc,
22:39le rôle des gouvernements,
22:40c'est de mettre
22:41de l'argent là où il faut.
22:42Il faut mettre de l'argent
22:44pour plus de profs,
22:45pour plus d'AESH,
22:46pour plus d'infirmières scolaires,
22:48pour plus de médecins scolaires.
22:49On a une épidémie,
22:50d'une épidémie
22:51de suicide.
22:53Les filles,
22:53les filles
22:54se suicident
22:55comme jamais.
22:56Il y a des tentatives
22:57de suicide
22:57dans tous les sens.
22:59D'accord ?
22:59Et vous allez m'expliquer
23:00que la seule chose
23:01qu'on peut faire l'État
23:02par rapport à ça,
23:03c'est de baisser la retraite
23:04des vieux profs ?
23:05Pour trouver de l'argent
23:05pour le mettre
23:06dans la prévention des suicides,
23:07oui, je sais.
23:08Arrêtez les mêmes
23:08qui ne disent rien
23:09parce que vous savez quoi ?
23:10Est-ce que vous avez...
23:11Il faut faire attention
23:11quand même à ce que vous dites
23:12qu'il y a des tentatives
23:12de suicide dans tous les sens.
23:13Oui, il y a une épidémie
23:16de tentatives de suicide
23:17dans ce pays.
23:18Il y a une violence
23:19dans la jeunesse.
23:20Les hommes,
23:20les garçons
23:21retournent la violence
23:22contre les autres
23:23et les filles
23:23retournent la violence
23:24contre elles-mêmes.
23:25C'est grave ici.
23:26Sur les suicides,
23:27c'est surtout les femmes
23:28d'ailleurs plus que les hommes.
23:28Je crois que c'est plus
23:29d'un de 5-6.
23:29C'est bien ce que je suis en train de dire.
23:31C'est exactement ce que je suis en train de dire.
23:32si on revient
23:33à l'échelle des lycées,
23:34vous disiez,
23:35exemple très précis.
23:35Parce qu'ils sont concernés.
23:36Oui, évidemment.
23:38Par ce mal-être.
23:40Et ils n'ont pas d'infirmière
23:41dans leurs établissements
23:42pour le repérer
23:43ou pour en parler.
23:44Ils n'ont pas les médecins scolaires.
23:45Le pas d'eau potable,
23:46exemple très concret.
23:47Donc aujourd'hui,
23:48à très court terme,
23:49pour vous,
23:50elle est où la sortie de crise ?
23:51D'abord, le budget
23:52et la mobilisation de masse.
23:54Il y a deux choses à faire
23:55en même temps.
23:56Visiblement,
23:57il y a un sujet
23:58sur la mobilisation.
23:59Mardi 6 octobre,
24:00il y a une mobilisation
24:01très importante.
24:02Est-ce que ça va être
24:03que les images de casse
24:05ou est-ce que ça va être
24:05au contraire
24:06quelque chose de massif,
24:07Et avant mardi,
24:08il y a lundi.
24:09Parce qu'on parle tous
24:10de mardi,
24:10mais est-ce que lundi,
24:11ça va être au contraire ?
24:12Les images de casse,
24:13ça dépendamment des manifestants.
24:15J'invite les établissements,
24:16j'invite les mairies
24:17à ouvrir dès lundi
24:18des espaces de délibération,
24:20des assemblées.
24:21Moi, à mon époque,
24:22moi j'ai fait le mouvement lycéen
24:22en 1990,
24:23ça a été mon début
24:24de mon militantisme.
24:26On faisait des assemblées générales
24:27et on discutait.
24:28On n'était pas dehors
24:29dans la rue
24:29ou devant des poubelles
24:30avec la prière.
24:31C'est un message
24:32que vous faites passer
24:33aux lycéens,
24:34et aux directeurs
24:35d'établissement.
24:36Ouvrez vos salles.
24:38Ça, je l'ai vécu
24:39à Tolbiac,
24:39c'était la confiscation
24:40de cours
24:41pour rester pendant
24:41trois semaines
24:42à discuter d'absolument rien
24:43parce qu'on avait déjà
24:43décrété le blocage
24:44pour des raisons X ou Y.
24:46Chaque année,
24:46ça a changé.
24:47Ça, je l'ai vécu,
24:47pardonnez-moi,
24:48j'ai perdu des mois
24:48de cours à cause de ça.
24:48Vous avez été de droite
24:49à Tolbiac,
24:50ça arrive dans la...
24:51Pardonnez-moi
24:51de vouloir avoir cours
24:52dans l'université,
24:53pardon,
24:53qu'on paie tous par ailleurs.
24:54On paie tous pour l'université.
24:55Je préfère la délibération
24:57et la démocratie
24:58parce que je pense
24:59que c'est la base de la paix.
25:00Non, mais vous,
25:00vous êtes pour casser la grève,
25:01c'est autre chose.
25:03Parce que c'est une grève étudiante,
25:04en toute façon.
25:04Il travaille, les étudiants ?
25:05Il faut admettre
25:06que les citoyens,
25:07même les enfants,
25:09ont le droit de formuler...
25:11Donc vous dites
25:11que c'est comme sous cette forme
25:13que le mouvement doit continuer.
25:14Allez, monsieur Nicolique.
25:15Mais peut-être que ceux
25:16qui veulent aller en cours
25:16pourraient pouvoir aller en cours.
25:17Mais vous avez dit
25:18plusieurs choses
25:18qui sont erronées.
25:20Vous avez parlé
25:20de la Seine-Saint-Denis
25:21qui est dévantagée.
25:21Le ministre de l'Éducation
25:23a rappelé qu'il y a
25:23deux enfants par classe
25:25de moins en Seine-Saint-Denis
25:26que sur le reste du territoire.
25:28Mais c'est faux !
25:29Mais sur le budget
25:30de l'éducation nationale,
25:31il faut savoir que...
25:32Ce que vous avez dit,
25:33Madame Guérido,
25:34le budget de l'éducation nationale
25:35aujourd'hui,
25:36c'est 89 milliards.
25:37Effectivement...
25:38Donc 24 milliards
25:39pour les retraites.
25:39Et vous avez aussi
25:40une part du lycée agricole.
25:41Donc en fait,
25:41vous pouvez enlever...
25:42Donc concrètement,
25:43si on enlève les retraites
25:44et les lycées agricoles,
25:45il a combien le budget ?
25:4664.
25:47Donc en fait,
25:47on est en baisse.
25:48Exactement.
25:48On est en baisse.
25:49Il a 63 milliards et demi.
25:50On est en baisse sur 10 ans.
25:52Laissez-le.
25:52Est-ce que vous savez,
25:53par exemple,
25:54que si vous comparez
25:55à d'autres pays,
25:55parce que j'ai regardé
25:56les statistiques
25:56parce que vous savez
25:57qu'on est en déclin
25:57sur le classement PISA ou autre.
25:59Est-ce que vous savez
26:00que sur ce budget pur,
26:01justement,
26:01si on enlève
26:02les pensions de retraite,
26:03on a un budget supérieur,
26:05par exemple,
26:05de 20% à la Pologne
26:06qui est 10 places devant nous
26:08en classement PISA.
26:09On a un budget 50% supérieur
26:12au Japon
26:13qui trône sur le classement PISA.
26:15Donc, comment expliquez-vous
26:17cette différence ?
26:18Est-ce que c'est que l'argent
26:19est mal utilisé ?
26:20Et ensuite,
26:21est-ce que vous ne pensez pas
26:22qu'on a aussi des trops
26:24misés sur les études
26:26très longues ?
26:26Au nombre d'habitants aussi,
26:27Alexandre Nicolas.
26:28J'ai dit proportionnellement
26:29au PIB.
26:30Non, non, non.
26:31Les chiffres que j'ai donnés.
26:32Au nombre d'étudiants.
26:34Et en nombre d'étudiants.
26:35D'accord.
26:35Et j'ai regardé
26:36les moyennes d'enfants
26:37par classe également.
26:38Oui, et donc là-dessus,
26:39on est où ?
26:40Sur le lycée général.
26:42Laissez-les terminer,
26:43sur le lycée général,
26:46on a trop d'élèves.
26:48Et on a une surreprésentation
26:49par rapport à presque
26:50tous les autres pays.
26:51Non, mais c'est vrai.
26:52En revanche,
26:53sur les lycées professionnels,
26:54on est à 18,9 de moyenne.
26:56Donc, on voulait vous en venir ?
26:58Je veux en venir que,
26:59et là, vous en parliez justement,
27:00on voit un gouvernement
27:01qui abandonne d'ailleurs
27:02les filières de l'apprentissage.
27:03Or, il faut évidemment
27:05favoriser les filières pro
27:06pour qu'on ait beaucoup plus
27:08d'élèves qui aillent
27:09vers ces filières pro,
27:11qui aillent moins justement
27:12en général,
27:12et vous aurez moins
27:13ensuite de surchargements
27:14de classes, évidemment.
27:16Et surtout,
27:17pour qu'on adapte justement
27:18nos formations
27:19à des enjeux de demain.
27:20Ensuite, si on parle du recul...
27:21Le lycée pro aussi,
27:22il m'en dit pas.
27:23Si on en parle,
27:23si on parle justement
27:25aussi du déclin,
27:26il y a un sujet
27:27qui est totalement occulté,
27:28c'est l'autorité.
27:29Vous savez qu'il y a eu
27:31une étude en 2024
27:33qui dit que la France
27:34est le pays, malheureusement,
27:35où les professeurs
27:36passent le plus de temps
27:37à essayer de ramener l'ordre.
27:3918% du temps scolaire
27:41est utilisé
27:42à essayer
27:43de ramener l'ordre
27:44dans les cours.
27:44Vous prenez en compte
27:45en plus les temps,
27:46évidemment,
27:47pour passer d'une classe
27:48à une autre classe,
27:49eh bien, ça laisse pas
27:50beaucoup de temps.
27:50C'est quoi ce chiffre ?
27:50Il sort d'où ?
27:5118% du temps scolaire ?
27:52C'est pas Mediapart,
27:53probablement.
27:54Non, non, non,
27:54mais je vais vous parler
27:55d'études précises.
27:55C'est l'enquête Thalys 2024
27:58de l'OCDE.
28:00Mais non, mais...
28:00Ok, non, mais c'est une source...
28:03C'est pas anodin comme chiffre,
28:04c'est pour ça que je vous demande.
28:05C'est pas anodin comme chiffre
28:06et c'est une étude
28:06qui a été faite aussi
28:07dans d'autres pays.
28:08Et on est le pays
28:09où, justement,
28:10on a le plus de temps
28:11utilisé pour ramener de l'ordre.
28:12Donc, ce problème d'autorité
28:14et qui n'est pas évoqué
28:15aujourd'hui, malheureusement,
28:16il a aussi une conséquence
28:18sur les résultats scolaires.
28:19Et donc, ça doit être
28:20une des clés
28:21qui doit être
28:23un des moyens.
28:25Je pense que le monde
28:28des adultes
28:29organise lui-même
28:30son manque d'autorité.
28:32Et c'est un problème
28:33généralisé
28:34qui est imputable
28:34à tout le monde
28:35des adultes.
28:36Donc là-dessus,
28:37il n'y a pas de soucis.
28:38Moi, là-dessus,
28:38je suis très daronne.
28:39C'est mon côté maman
28:40de familles nombreuses.
28:42J'aime pas
28:43quand on considère
28:44que les choses
28:44ne doivent pas être ordonnées.
28:45D'accord ?
28:45C'est mon côté un peu
28:46ségolène.
28:47Je suis pour l'ordre juste,
28:48moi aussi.
28:48Et je suis pour que
28:49tout le monde
28:50aille bien à l'école.
28:51Donc, vous condamnez
28:52ségolène.
28:52Dans les établissements
28:53de mon département,
28:55d'accord ?
28:55Sur une vie scolaire complète,
28:58un élève dans mon département,
28:59il va rater 18 mois.
29:0118 mois
29:01de scolarité.
29:05Vous avez des enfants
29:06qui sont dans des permanences
29:07de CDI, d'accord ?
29:09Quand il y a de la place.
29:10Parce que s'il y a
29:10plusieurs classes
29:11en même temps
29:11qui sont au CDI,
29:12il faut aller dans la cour.
29:13Vous avez des nouveaux
29:14emplois du temps
29:15qui ont fait des trous
29:15partout dans les lycées.
29:17Malheureusement,
29:17Madame Garrido,
29:18ce débat,
29:18il n'existe plus.
29:19Ah bah si,
29:20bien sûr,
29:20c'est Blanquer.
29:21On est en train
29:22de payer les années Blanquer.
29:24Je voudrais qu'on entende
29:25Carl Olive,
29:26s'il vous plaît.
29:26Carl Olive,
29:27comment vous imaginez
29:29le début de semaine prochaine ?
29:30Est-ce que de nouveaux blocages
29:31sont prévus dans les Yvelines ?
29:32Quelles sont les informations ?
29:34D'abord,
29:34on est en quotidien.
29:36Au quotidien,
29:36on est en relation
29:37avec M. le préfet des Yvelines,
29:38Brice Blondel,
29:39qui réunit l'ensemble
29:40des maires et des députés.
29:41Et je trouve
29:42que c'est une bonne action.
29:44Moi,
29:44je rejoins en partie
29:44ce que dit Madame Garrido.
29:45Pourquoi,
29:46effectivement,
29:47on ne proposerait pas
29:47aux principaux,
29:48je parle des principaux
29:49de l'ensemble des lycées,
29:50d'organiser une réunion exceptionnelle
29:54avec les parents d'élèves
29:55et des représentants d'élèves.
29:56Ça ne s'est absolument pas fait.
29:59Mais dans la structure scolaire,
30:00ce n'est pas pour l'ouvrir
30:01en conseil municipal
30:02dans la structure scolaire.
30:04Ensuite,
30:04on va se dépêcher
30:05pour effectivement voter le budget.
30:07Et moi,
30:07j'entends bien
30:07que le budget 2027,
30:09qui n'est pas parfait,
30:11évidemment,
30:12et qui sera corrigé
30:13par le prochain président de la République.
30:15Mais il faut se dépêcher
30:16parce qu'effectivement,
30:17il y a des choses
30:17qui augmentent.
30:18Je ne suis pas sûr
30:19que ça aille très vite.
30:20Mais peut-être
30:20que vous ne serez pas vraiment entendu.
30:22Non,
30:22mais juste,
30:23il sera peut-être pas entendu.
30:24Je dis juste
30:24que le 1,1 milliard qui est proposé
30:27notamment pour l'éducation nationale
30:29inclut plus de professeurs,
30:30plus d'AESH,
30:33plus d'infirmiers
30:34et d'aides psychologiques,
30:36ce que justement
30:37réclament les élèves.
30:38Ça,
30:39c'est la première chose
30:39qui va dans le bon sens.
30:40Mais moi,
30:41je veux le dire,
30:42il ne faut pas du tout stigmatiser,
30:43encore une fois,
30:44et je pense qu'il faut bien
30:44le répéter ici.
30:45Et puis,
30:45je terminerai
30:46par rapport à la manifestation
30:47du 6 ou du 7,
30:48là.
30:49Du 6,
30:49mardi 6.
30:50Je partis.
30:50Et moi,
30:51j'irai.
30:51Et moi,
30:51j'irai.
30:52Avec les chasubles rouges
30:53tels que l'Ultisica
30:54ou les pinçards blancs.
30:56Mais moi,
30:56je pense que mon rôle de parent
30:57est de laisser le terminer.
30:59Mais c'est le terminer,
31:00s'il vous plaît.
31:01Car le livre...
31:02Je vous raconterai
31:02après 1986 ou 1989
31:04qu'on faisait
31:05la présence des adultes
31:07quand j'étais à gamine
31:08à cette époque-là.
31:08Les adultes sont venus
31:09pour nous aider,
31:10je dis simplement
31:11qu'il ne faut surtout pas
31:12stigmatiser l'immense
31:13majorité des élèves
31:15qui veulent effectivement
31:16avoir de bonnes conditions
31:18d'éducation.
31:18De la même manière,
31:19l'un n'ira pas sans l'autre.
31:20Et ce n'est pas une histoire
31:21de sécurisation,
31:22de prévention.
31:22Il nous faut une réponse judiciaire
31:24à la hauteur de celles et ceux
31:25qui nous pourrissent au quotidien.
31:27Enfin,
31:27je voulais dire quelque chose.
31:29Là,
31:29je vous mets un petit billet.
31:29Est-ce que vous voulez ?
31:30Le 6 ou le 7,
31:31la manifestation.
31:32Ça ne va pas être
31:33une manifestation de poète.
31:34Parce qu'elle va être
31:34totalement défigurée
31:35par celles et ceux
31:36qui vont trouver
31:37une très belle occasion
31:40et encore une fois,
31:41d'assaisonner les commerçants.
31:43Et je vous l'écris ici.
31:44Vous avez déjà vu
31:45une manifestation
31:46qui puisse bien
31:47se comporter dans ce pays ?
31:48Pour moi,
31:48il y a très longtemps
31:49que je ne vais pas m'acroniser.
31:50Collise,
31:51vous ne l'excuserez jamais.
31:52Ça fait 10 ans
31:52que les m'acronisent
31:53mais ça ne l'excuserez
31:54toutes les relations
31:55avec les mouvements sociaux.
31:56Vous racontez
31:57dans la tribune dimanche,
31:59Bruno Jeudy,
32:00comment finalement
32:00le gouvernement
32:01n'a pas forcément
32:02vu venir en fait
32:03cette contestation
32:05des lycéens.
32:07Peut-être que vous pouvez
32:07nous en dire quelques mots
32:08en avant-première
32:09et surtout comment
32:10il le suit
32:11les prochains jours
32:12ce gouvernement ?
32:14Écoutez,
32:14c'est un constat
32:15assez simple.
32:16On rencontre régulièrement
32:17Sébastien Lecornu.
32:18À la fin du mois d'août,
32:20il s'était plutôt préparé
32:21une jacquerie paysanne.
32:22D'ailleurs,
32:22il a signé assez vite
32:23un chèque conséquent
32:25pour essayer
32:26d'abord
32:26de prendre en considération
32:28la difficulté
32:30du monde paysan.
32:31C'est une crise
32:32pas possible
32:33et vous verrez,
32:34on en reparlera beaucoup
32:34sur le sauvetage
32:35sans doute
32:36des 30 ou 40 000 fermes
32:37qui vont disparaître
32:38assez rapidement
32:39sur un effectif total
32:40de 400 000.
32:41En fait,
32:42il avait prévu ça.
32:42Ensuite,
32:43c'est vrai qu'il y a eu
32:45possibilité d'un nouveau
32:46mouvement de gilets jaunes.
32:48Le prix de l'essence
32:49est à 2,40 ou 2,43
32:50de moyenne
32:51lorsqu'il était à 1,60,
32:521,70 en 2018.
32:53Et donc,
32:54il se préparait,
32:55il a augmenté rapidement
32:56les primes pour les gros rouleurs.
32:58Ça aussi,
32:59ça coûte.
33:00Il a surveillé
33:01beaucoup les universités
33:02en se disant
33:02que ça allait chauffer
33:03à un moment ou à un autre
33:03sur les universités.
33:04Ils étaient inquiets
33:05et ils restent inquiets.
33:07Et en fait,
33:07ils n'ont pas du tout vu
33:08que ça viendrait
33:09du côté des lycéens.
33:10Et surtout,
33:11la difficulté,
33:12et on l'a dit tout à l'heure,
33:13c'est qu'il y a
33:14des revendications.
33:15Elles sont légitimes,
33:16c'est incontestable.
33:17La violence ne l'est pas,
33:18évidemment.
33:19Mais sur les revendications,
33:21c'est difficile
33:22parce que d'abord,
33:23les responsabilités
33:25sont multiples.
33:26Il y a ce qui dépend
33:26des régions,
33:27c'est pour les lycées.
33:29Le bâti.
33:29Il y a ce qui dépend
33:30de l'État,
33:31effectivement,
33:32ça c'est les profs.
33:34Il y a aussi,
33:35si on détend dans le détail,
33:36il y a les départements
33:37pour les collèges,
33:37etc.
33:38Donc c'est compliqué,
33:39c'est des responsabilités croisées.
33:41Et il est vraiment démuni.
33:43Et puis surtout,
33:43il a essayé de gagner du temps
33:44avec les cahiers de doléances.
33:46Très bonne idée,
33:47mais ça c'est une idée
33:47pour un début de mandat,
33:48pas pour une fin de mandat.
33:50Et il prend donc le risque
33:54de décevoir un mouvement.
33:56Et moi,
33:56j'entamerais par là,
33:57c'est que jamais
33:58dans l'histoire
33:59des dernières présidentielles,
34:01il y a eu de tels mouvements
34:02moins de 6-7 mois
34:04avant une élection majeure.
34:06D'habitude,
34:06c'est calme.
34:07Il y a 5 ans,
34:08on parlait d'autre chose
34:09et ce n'était pas du tout
34:10de manif.
34:10Il y a 10 ans,
34:11il n'y avait pas du tout
34:12de manif,
34:12on était plongé
34:13dans les primaires
34:13de la droite.
34:14Et là,
34:15on est plongé
34:16dans la colère
34:16de la jeunesse.
34:17C'est vrai que pour Emmanuel Macron,
34:19c'est sans doute
34:19le plus cruel des désaveux.
34:21Diversité des revendications,
34:22diversité aussi,
34:23et c'est peut-être
34:24ce qui rend difficile
34:25à gérer cette crise,
34:26diversité des interlocuteurs.
34:28Absolument,
34:29vous avez tout à fait raison.
34:29Pour sortir d'un conflit
34:33comme celui-là,
34:34il faut qu'il y ait
34:34une liste de course,
34:36si vous me permettez
34:37l'expression,
34:37qui soit gérable.
34:39Là,
34:39on voit qu'elle est
34:40effectivement longue,
34:42pas forcément d'ailleurs
34:43très claire
34:44s'agissant de ses ordres
34:45de priorité,
34:46et pas facilement non plus,
34:47c'est le moins qu'on puisse dire,
34:49exploitable au sens
34:50où il y a une demande,
34:52le gouvernement
34:52apporte une réponse,
34:53et cette réponse
34:54est mise en œuvre
34:55en l'espace
34:55de quelques semaines.
34:56S'agissant de l'éducation,
34:57on n'est pas du tout
34:58dans ce scénario-là.
35:00Et puis l'autre condition,
35:01et vous avez mis le doigt
35:02sur un sujet qui est central,
35:03c'est qui sont les interlocuteurs ?
35:05Qui a-t-on en face de soi ?
35:07Et dans un mouvement
35:07comme celui-là,
35:08c'est évidemment compliqué.
35:10Vous n'avez pas
35:11trois ou quatre responsables
35:13de grandes centrales syndicales
35:14que vous pouvez inviter
35:15à Matignon
35:16ou au ministère
35:16de l'Éducation nationale
35:17pour dire
35:19voilà ce qu'on vous propose
35:20en réponse
35:21à vos revendications.
35:22Donc là,
35:23la mécanique,
35:23simplement,
35:24de ce dialogue,
35:26elle est évidemment
35:27compliquée à mettre en place.
35:28Donc tout ça crée
35:30évidemment un ensemble
35:32qui est très complexe
35:33à gérer pour le gouvernement
35:34auquel il faut ajouter
35:35comme si ce n'était pas
35:36assez difficile
35:37exactement ce que disait
35:38Bruno à l'instant,
35:39c'est-à-dire le contexte
35:40de l'élection présidentielle
35:41qui arrive dans quelques mois
35:43et le ministre de l'Éducation
35:44qui est bien obligé
35:45de vous dire
35:46ce qu'il a fait publiquement
35:47il y a quelques heures.
35:47On en parlait hier soir
35:48ici même à Lys
35:49puisqu'en fait
35:51il n'est pas forcément certain
35:52de pouvoir lui-même
35:53s'engager sur des mesures
35:54qui seraient mises en oeuvre
35:55à la rentrée.
35:55Il ne sera plus là
35:56dans quelques mois.
35:58On s'arrête là malheureusement.
36:00Non, on s'arrête là.
36:01On va écouter.
36:03On s'arrête là.
36:04On s'arrête là.
36:04On s'arrête là, pardon.
36:05Merci à tous.
36:09Merci à tous.
36:11Je voudrais qu'on écoute.
36:12Les gens qui gouvernent
36:13et qui disent
36:13on ne peut rien faire.
36:14Moi je dis
36:14mais poussez-vous quoi.
36:15Poussez-vous.
36:16Laissez-les.
36:16Merci.

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