Passer au playerPasser au contenu principal
Sénateur depuis 2008, Georges Patient dit stop aux mandats politiques. Il veut désormais transmettre son savoir et son expérience.

#GeorgesPatient #Sénatoriales2026 #Guyane #Politique

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Bonjour M. Passion, merci de vous faire l'honneur d'être parmi nous à France-Guyane.
00:05Vous venez parce qu'on l'a appris, vous l'avez dit, ça y est, vous quittez le Sénat après
00:1018 ans de service.
00:13Moi je pensais franchement que vous aviez rempilé parce que 18 plus 6 ça fait 24 et c'est exactement
00:19ce que votre mentor est resté 24 ans, c'est-à-dire Gaston Monnerville.
00:24Pourquoi dire non maintenant ?
00:26Je peux dire non ?
00:28Alors vous vous dites non, vous vous représentez quand vous voulez.
00:32Effectivement, beaucoup de personnes, beaucoup de grands électeurs même ont sollicité que je retourne.
00:38Mais bon, il faut savoir arrêter, laisser la place, ne pas faire le mandat de trop.
00:44C'est une décision bien prise à mon niveau, pas de regrets, bien sûr une grande émotion.
00:53Parce que bon, quitter la vie publique après plus de 40 ans, ça ne se fait pas facilement.
01:00Mais je continuerai, comme je le dis, à servir autrement.
01:05Je n'irai plus vers les mandats électifs.
01:08Je crois que j'ai assez donné.
01:0930 ans de maire, 18 ans de Sénat.
01:13Depuis 83, je suis dans la vie publique, politique, même si entre autres, j'aimerais embrasser d'autres activités, d
01:22'autres fonctions.
01:23Non, j'ai envie de voir les choses autrement.
01:25Je ne quitte pas la Guyane.
01:29Je quitte la politique publique, mais je continuerai à m'engager autrement, à servir autrement.
01:34On en parlait avant l'interview, mais comment transmettre ?
01:38C'est un peu toute cette génération où on a l'impression que vous avez rayonné sur la Guyane.
01:44Et comment transmettre ?
01:45Il n'y a pas que vous, on parlait de Mme Taubira aussi, et d'autres encore.
01:49On parlait de l'UPG avant, avec votre cousin Serge Patient.
01:52Comment transmettre ?
01:54Écoutez, je crois que quand on dure, je vous parlais de mes 30 années à la mairie,
02:01mes 18 ans au Sénat, c'est qu'on a le contact avec les grands électeurs, avec les électeurs,
02:09et qui apprécient ce que vous faites parce qu'ils vous réalisent.
02:14Et ça, c'est déjà une forme de transmission que ce contact.
02:20C'est la communication sur les activités que vous menez, c'est aller vers les personnes
02:26qui sont susceptibles d'être intéressées par la chose politique.
02:30Et puis, bon, je ne tairai pas.
02:33Un transmettre aussi, c'est écrire, c'est laisser à l'écrit ce que vous faites.
02:37J'ai écrit un premier ouvrage, Chemin pour la Guyane, en 2008.
02:41Et là, je suis en train de sortir un ouvrage, Choisons notre chemin pour une Guyane responsable
02:47et autonome, où je ne fais pas qu'un bilan.
02:52C'est également un témoignage aussi.
02:55Car plus de 40 ans de vie publique, il y a des choses à dire.
02:58Un bilan, il faut quand même que je dise ce que j'ai fait, pour être honnête avec
03:03le pays et les personnes qui m'ont désigné.
03:06Et puis, c'est également un acte politique parce que, bon, il y a des préconisations.
03:13J'essaie de démontrer, de montrer quelle est la meilleure voie, le meilleur chemin possible
03:19pour qu'on arrive à connaître quand même ce que moi, j'appelle le développement endogène
03:23de la Guyane.
03:25Vous l'avez dit, vous avez fait des choses, mais souvent en Guyane, les gens ne comprennent
03:30pas forcément l'action des parlementaires.
03:33Est-ce qu'en Guyane, le rôle du sénateur y compris ?
03:37Il est compris par ceux qui nous choisissent.
03:44Donc, c'est-à-dire les grands électeurs.
03:45Les grands électeurs.
03:46Mais effectivement, très souvent, bon, indépendamment peut-être de certains députés, Castor,
03:56Cataillé, même le nouveau, le jeune Jean-Victor Castor, Riman, qui ont le verbe facile, etc.,
04:07mais on a tendance quand même à confondre les parlementaires et les maires.
04:12Le parlementaire, son rôle, c'est de contrôler l'État, de voter les lois, d'avoir des activités
04:24autres qu'un maire.
04:25Un maire, c'est un...
04:27Un mandat du quotidien.
04:29C'est la proximité.
04:30Prenez une décision, le lendemain, vous la voyez.
04:33Exactement.
04:33C'est du concret immédiatement.
04:35Je ne dis pas que les parlementaires, ce n'est pas du concret.
04:37Parce que quand vous votez une loi, quand vous votez un budget, quand vous votez des financements
04:41pour une collectivité, ça se traduit après par des écoles.
04:45Mais ça ne se voit pas.
04:47Alors que le maire, comme on le dit souvent, il est à portée du chiffre.
04:50On le voit en permanence.
04:53Il construit des écoles, il inaugure, il coupe des ruments.
04:56Donc oui, d'ailleurs, c'est pour ça que le maire est l'élu le plus apprécié de la population.
05:04Parce que celui du maire, on le touche, on le voit.
05:08Mais par ailleurs, c'est vrai que votre travail, quand on est parlementaire, il y a deux manières
05:13de travailler.
05:13Celui, effectivement, de prendre la parole, de mobiliser.
05:16C'est plutôt ce que font David Riemann et Jean-Hubert Castor.
05:19Et puis, on sait qu'il y a aussi les parlementaires de couloir, là où ça se passe plus en
05:24influence.
05:26On a, par exemple, quand la loi Hulot a été rétoquée, en tout cas, quand l'amendement
05:32sur le fait de dire non à la loi Hulot pour la Guyane a échoué, c'est un peu ce
05:37qu'on
05:37a regretté, de se dire, bah oui, mais où étaient les députés du RN pour venir rajouter
05:43du monde ? Où étaient les députés des DOM pour venir rajouter du monde ?
05:46Tout cet appareillage, un peu, qui peut échapper aux yeux du public.
05:52Vous, vous avez été cet homme, ce sénateur de couloir, d'influence, je sais que vous
05:58n'avez pas aimé l'expression, mais de l'ombre.
06:00Oui, si.
06:01Non, non, j'ai...
06:02Après, j'ai compris.
06:03J'ai compris.
06:08Effectivement, le travail, je vous parle de moi, que j'ai pu faire, n'a pas toujours
06:12été peut-être visible.
06:13Ce n'est pas un travail spectaculaire, mais là, je reviens encore parce qu'on
06:19juge quand même un élu à sa réélection.
06:24C'est la façon de montrer qu'on a apprécié son travail.
06:26J'ai été réélu quand même à trois reprises, deux fois au premier tour, alors qu'il y avait
06:32quand même des candidats bien souliers d'en face.
06:33C'est parce que les grands électeurs ont compris et ont vu, se sont rendu compte de tout
06:39le travail que j'ai pu faire.
06:42Au niveau des finances locales, quand je fais mon bilan des acquis pour les communes, il
06:52y a eu la Dacom, le Croix-de-Mer, la dotation pour les communes orifères, c'est plus de
06:5751 millions d'euros chaque année qui viennent du travail que j'ai fourni.
07:04Et ça, les maires, tous vous le diront, ils l'ont compris et c'est pour ça que quand
07:09même, j'ai eu une très bonne appréciation au niveau des grands électeurs.
07:13C'est vrai que quand on voit votre parcours de sénateur et les finances des communes,
07:19effectivement, l'un et l'autre sont collaborés, c'est-à-dire que sur le corollaire de l'autre,
07:25on a des communes qui sortent la tête de l'eau grâce à la Dacom et à l'obtention
07:29de l'Octroi de Mer.
07:30Il n'y a plus que trois communes qui ont des problèmes financiers.
07:32Et trois petites communes qui, pour l'instant, sont encore dans le rouge parce que, et ça
07:44c'est un combat que j'ai mené même avant d'être au Sénat, ne bénéficient pas de
07:48la péréquation que je pourrais dire interne.
07:51Par exemple, l'octroi de Mer, j'ai pu permettre aux communes de Guyane de récupérer les 27
07:58millions d'euros qui étaient confisqués au profit du Conseil Général, plus de la
08:03collectivité territoriale.
08:05Mais je voulais quand même y instaurer une péréquation, une péréquation au niveau de
08:10la répartition de cet entroit de mer.
08:12À savoir, comme par exemple en Martinique et en Walloup, il y a un certain nombre de
08:17critères qui permettent de tenir compte, pas uniquement de la population, qu'on tienne
08:22compte aussi de la faiblesse fiscale, de l'espace et tout.
08:26Et à ce titre, on aurait enlevé un peu aux grandes communes bien peuplées qui ont gagné
08:32beaucoup et donner un petit peu davantage aux petites communes qui en ont besoin, qui
08:38n'ont pas de ressources fiscales.
08:39Je prends le cas d'Irakubo, de Wanari, etc., de Roura même aussi.
08:44On ne va pas parler de Saint-Élui parce que Saint-Élui, c'est l'inverse.
08:46Eux, ça va.
08:46Oui, c'est peut-être l'une des communes les plus riches de France.
08:50De France, pas personne, oui.
08:51Plus de 21 000 euros.
08:52Oui, oui, c'est incroyable.
08:54Je l'ai découvert comme ça.
08:55Alors, vous parlez du Sénat.
08:57C'est vrai que je voulais vous parler d'Adacombe, vous l'avez fait.
08:59C'est sûrement votre œuvre dont vous êtes le plus fier au Sénat ?
09:05Le Trois-de-mer aussi, parce que quand même, ça faisait plus de 40 ans que les communes
09:08de Guyane étaient lésées.
09:10Le Trois-de-mer ailleurs était versé quasiment en totalité aux communes.
09:16Vous êtes pour son maintien ?
09:19Je suis pour son maintien.
09:20Je me bats pour son maintien parce que c'est vraiment la ressource la plus autonome qui
09:27ne dépend pas quand même de l'État.
09:28C'est une taxe qui est perçue sur le contribuable guyanais et qui est répartie en quasi-totalité
09:36aux communes, une partie allant à la CTG.
09:39Donc, enlever cette ressource, la remplacer par une TVA qui est un impôt d'État, on perdrait
09:45une partie de la petite autonomie que nous avons actuellement.
09:49Mais qui affaiblit les trésoreries quand même, notamment des commerces, parce qu'ils
09:53doivent payer à l'arrivée et pas au moment où ils vendent.
09:57Oui, bon, il y a quand même des mesures qui peuvent être prises dans le cadre d'une
10:01réforme de l'Octroi-de-mer.
10:03Mais sur le principe même de l'Octroi-de-mer, sur la gestion de l'Octroi-de-mer par la
10:10collectivité territoriale, non.
10:12C'est une ressource autonome.
10:16Alors, les élections du Sénat des deux postes, du coup, puisque Marie-Laure-Fina-Rort,
10:21aussi à décanier, ne retournerait pas.
10:23C'est dans le 27 septembre.
10:25Qu'est-ce qu'il faut pour être un bon sénateur ?
10:28Donnez-nous le prototype type de la bonne sénatrice ou du bon sénateur.
10:34Écoutez, hein...
10:35Si vous dites jeune, on sait de suite pour qui vous allez...
10:37En vérité, si vous dites qu'il faut être jeune, on saura pour qui il faut voter,
10:40parce qu'il n'y en a qu'un jeune.
10:41Non, non, je ne crois pas que ce soit un problème d'âge, même si on considère
10:46que les sénateurs sont des vieux.
10:49Mais bon, être un bon sénateur, c'est d'avoir une bonne connaissance de la loi.
10:58Pour tout parlementaire, on est censé voter la loi et contrôler son exécution.
11:07C'est également être un homme au Sénat, surtout, connaissant le fonctionnement des collectivités locales.
11:14Parce que, comme vous le savez, c'est le Sénat qui a la priorité d'action en matière de collectivité.
11:22Et, comme vous le savez, 90% des grands électeurs sont des élus locaux.
11:27Voilà.
11:28Enfin, locaux des communes, quoi.
11:29Donc, il faut connaître le fonctionnement des collectivités locales.
11:35Être un bon relais aussi pour ces collectivités, parce que très souvent,
11:39les collectivités locales viennent régler des problèmes ou ont des problèmes directement avec des ministères.
11:45Là, il faut être quand même bien intégré dans tout le système,
11:49avoir un réseau, des relations qui vous permettent quand même de trouver à tout moment des rendez-vous
11:55pour les élus, pour régler directement, quelquefois, leur dossier, directement au niveau des ministères.
12:01Cette flexibilité dont vous parlez, c'est pour ça que vous n'avez jamais eu de parti,
12:05d'appartenance à un parti clair.
12:08J'ai revu, vous étiez pour Hollande, vous étiez pour Macron.
12:12Sur le plan local, il y a eu une affiliation PSG, mais qui n'a pas été...
12:17Je n'ai jamais pris une carte de parti.
12:19Voilà.
12:20J'ai été proche du PSG, dans un groupe qu'on appelait Force de progrès,
12:25à l'époque, avec Oteniou, notamment.
12:30Bon, nous avions quand même toujours voté avec le PSG,
12:36en nous étions d'ailleurs tous les deux vice-présidents,
12:39mais avoir une carte de parti, je n'en ai jamais eu.
12:41Bon, c'est pareil au Sénat.
12:45J'ai d'abord été dans le groupe du PS, sans avoir de carte PS ni de carte PSG,
12:51en exigeant d'avoir ma liberté d'expression.
12:54Et quand j'ai quitté le PS, en 2017, pour rejoindre le groupe RDPI,
13:00le groupe Macronis au Sénat,
13:02c'est parce que, bon, j'avais été déçu par la réaction du PS
13:09qui était au pouvoir, enfin, Hollande était au pouvoir,
13:13lors des événements en 2017.
13:15Et Antoine Caram et moi-même, nous avions décidé,
13:19puisque c'était lui, avec lui, nous constituions le Milon-Moubillonnais,
13:23de quitter le PS et d'aller dans ce nouveau groupe,
13:27Macron étant, à l'époque, à la fois de droite et de gauche,
13:30ni à droite ni à gauche.
13:32Donc, nous sommes allés, en exigeant quand même d'y être,
13:36sans être membre à 100%,
13:38et en gardant notre liberté d'expression.
13:40Ce qui explique que quand la loi Hulot,
13:43ce que vous en avez parlé tout à l'heure,
13:44est arrivée au Sénat,
13:46une loi Hulot étant ministre sous Macron,
13:50Caram et moi, nous n'avons pas voté cette loi.
13:52Pourtant, elle venait quand même du gouvernement Macron.
13:55Nous n'avons pas voté cette loi.
13:56Et vous avez réussi, huit ans plus tard,
14:00à la faire voter contre cette loi Hulot.
14:03C'est pour la UEM.
14:04C'est l'une des qualités aussi au Sénat.
14:08Il faut savoir jouer avec les différents courants politiques.
14:13Quand vous êtes là, c'est pour faire avancer le pays,
14:16c'est pour permettre que des lois soient adaptées
14:21à notre territoire, à nos réalités.
14:24Donc, il faut savoir jouer le jeu.
14:27Par exemple, durant mes trois mandats,
14:32j'ai déposé 643 amendements,
14:35dont plus de 146 ont été adoptés.
14:37Et ça, bon, quelquefois,
14:38ils sont adoptés pas uniquement avec mon groupe
14:40qui contenait que la personne.
14:42On s'est tous trompés.
14:43Votre mentor, c'était pas Gaston Monnerville,
14:45c'est fixé bouillé, en fait.
14:47Oui, je crois, oui.
14:49Parce que sincèrement, puisqu'on parle de mentor,
14:52j'ai mis du temps avant de reconnaître
14:56l'apport de Gaston Monnerville pour la Guyane.
14:59Et j'étais au contraire de ceux qui l'ont traité
15:02pendant très longtemps de nègre blanc,
15:04à savoir qu'il avait quitté le territoire.
15:06Pour le lot.
15:07Pour le lot.
15:08Mais en étant au Sénat,
15:11et je ne sais pourquoi, au départ,
15:12on a voulu me confier la présidence
15:15de la Société des Amis de Gaston Monnerville.
15:18Je me suis mis à travailler sur lui
15:21et j'ai vu quel était son apport,
15:23pas seulement pour la Guyane,
15:24mais pour la nation tout entière.
15:26C'est pour ça que je me bats,
15:27pour qu'il soit panthéonisé.
15:29Et puis, je me dis,
15:31qu'importe qu'il ait été républicain,
15:39mais quand même, il faut reconnaître
15:40que c'est un petit Guyanais d'origine modeste,
15:43petit fils d'esclaves,
15:44qui arrive à être le deuxième personnage de l'État,
15:46qu'il aurait même pu être le premier à un moment donné.
15:49Et ça, on doit l'utiliser comme référence
15:52et montrer à tous les jeunes de chez nous
15:54que même en étant boursier d'origine modeste,
15:58on peut devenir un brillant avocat
15:59et puis rester plus de 24 ans au Sénat.
16:02Et c'est vrai que les autres,
16:03il a grandi derrière, il a grandi.
16:05On a mis une affiche il n'y a pas très longtemps.
16:10Non, à ce type, oui,
16:11on doit l'utiliser comme modèle,
16:13comme référence pour la Guyane.
16:15Alors, vous nous avez donné un peu le portrait du bon sénateur
16:18dans les six personnes, peut-être sept,
16:21qui se présentent la semaine prochaine en préfecture
16:24pour donner leur candidature,
16:26pour proposer leur candidature.
16:29Qui voyez-vous ?
16:31Vous savez, il est...
16:38que dans ce domaine,
16:41on ne rend pas public son choix.
16:43Son choix ?
16:44J'ai ma préférence, j'ai mes préférences,
16:46mais je préfère ne pas...
16:47Moi, je vais vous aider quand même.
16:48Il y a une personne de l'Ouest
16:52qui est jeune,
16:5332 ans, il me semble,
16:55de Manard.
16:56Je vois de qui vous parlez.
16:57Bon, c'est à fait...
16:59Mais comme je vous l'ai dit...
16:59Est-ce qu'il ne faut pas un équilibre ?
17:01C'est ça ce qu'on se demande.
17:02Parce qu'on a quand même un député de Couron,
17:04un député de Matoury,
17:05même s'il rayonne sur l'ensemble du territoire.
17:08Est-ce qu'il n'y a pas...
17:10J'ai vu passer plusieurs messages
17:10de gens qui réclamaient un équilibre, quand même.
17:13Vous savez,
17:15ma grande opposition avec Léon Bertrand,
17:18à un moment donné,
17:18a été sur la bidépartementalisation.
17:21Réclamée par Félix Dada.
17:23Il y a un an de ça.
17:25Léon Bertrand parlait d'un second département.
17:29À l'époque, j'étais vice-président du Conseil général
17:32et j'étais aux finances.
17:34Et je lui avais démontré que
17:37la solidarité existait déjà en Luyann.
17:40Il fallait certainement peut-être revoir
17:41un certain nombre de choses.
17:43Mais créer un second département,
17:45quand on sait que les départements fonctionnent beaucoup
17:47avec des ressources fiscales,
17:49ce serait justement faire en sorte
17:52qu'on ait un département très riche
17:55et un autre qui serait très pauvre.
17:56Parce que l'essentiel des ressources fiscales...
17:59Ils sont dans le centre.
18:01Voilà.
18:07Deux sénateurs...
18:08On oublie très souvent
18:10que le sénateur
18:13n'a pas de circonscription.
18:15Comme les députés.
18:17Non !
18:17Les députés sont élus à la première et deuxième,
18:19ils sont députés de la nation.
18:20Ils sont députés de la nation ?
18:21Oui, d'accord.
18:23Mais là encore, il n'y a même pas de circonscription.
18:24Oui, là, c'est vrai que les gros électeurs
18:26sont votés pour que...
18:28C'est vrai.
18:29Pour toute la Guyane.
18:30Donc, il n'y a pas un sénateur, si vous voulez...
18:32Donc, vous, cet équilibre-là
18:34n'est pas forcément nécessaire ?
18:36Non !
18:36Il y a des problèmes.
18:37Parce que moi, quand j'ai créé
18:39la communauté de communes de l'Ouest,
18:40c'était pour arriver à rétablir
18:43un certain équilibre
18:47entre l'Ouest guyanais
18:49et le reste de la Guyane.
18:51Bon, on n'était pas favori
18:52à la bidépartementalisation,
18:54mais venaient d'être créés
18:56à presque la même période
18:58les intercommunalités.
18:59Et on s'est dit,
19:01avec Castor,
19:03Élie,
19:04Georges Outilly,
19:05Léon, Bertrand,
19:06pour une fois, nous nous sommes mis ensemble,
19:07alors que vraiment,
19:09nous étions tous les trois,
19:11Outilly, Castor et moi-même,
19:12de gauche, PSG, proches,
19:14et Bertrand, c'était le pilier de la droite.
19:17Nous avions tous conscients
19:19du retard
19:21des communes du fleuve.
19:22D'ailleurs, Élie Castor avait une très belle image,
19:25c'est que la Guyane fonctionne à plusieurs vitesses,
19:27une vitesse importante sur le littoral
19:29et une vitesse moins rapide sur le fleuve.
19:32Nous avons décidé de créer
19:34cette communauté de communes
19:36en sachant justement
19:37que les apporteurs en ressources
19:40seraient les communes du littoral,
19:42parce que les communes du fleuve
19:43n'étaient même pas fiscalisées
19:44pour bon nombre d'entre elles.
19:44Donc, cette notion
19:47de rééquilibre,
19:49elle existe,
19:50mais il appartient
19:52aux grandes institutions,
19:55surtout,
19:56de faire en sorte
19:57que ce rattrapage
19:58soit effectué.
20:00Ce n'est pas en créant
20:03une nouvelle ansité
20:04qu'on arrivera peut-être
20:05sans ressources
20:05à faire l'équilibre.
20:07Dans l'article 74,
20:09c'est possible
20:09de créer ce rééquilibrage ?
20:11Quand vous parlez
20:12de nouvelles institutions,
20:13moi, je vais en te réfléchir.
20:14Non, mais je dis
20:15que c'est une prise de conscience
20:16au niveau des élus,
20:20au niveau des campagnes
20:22qui seront faites,
20:23de faire en sorte
20:24que l'Ouest
20:25soit très bien représentée
20:26et qu'en matière
20:27de dotation,
20:28en matière d'équilibre,
20:29des dispositions sont prises.
20:31Je prends par exemple
20:33la route du fleuve.
20:35On en parle,
20:36on en parle,
20:36on en parle,
20:38et quand on en parle,
20:40on met surtout
20:42les clignotants
20:43sur l'État.
20:47Le pont de Manat.
20:49Le pont de Manat,
20:51Jean Jutilly
20:51a décidé de le faire.
20:52Il était président de région
20:54et ce pont relie
20:55deux routes départementales.
20:57Quand il a fallu
20:58créer le premier collège
20:59de Manat,
21:00l'État ne voulait pas.
21:01On nous a envoyé
21:02des enseignants
21:03parce que c'est l'État
21:03qui envoie des enseignants
21:04et c'est le conseil général
21:06qui conspisait les collèges.
21:08Bon, l'État ne voulait pas
21:09envoyer des enseignants.
21:10Castron va dire
21:10bon, ce n'est pas normal
21:11qu'il y ait autant d'enfants
21:12à Manat
21:12qui pour leur scolarité
21:14doit faire des dizaines
21:15de kilomètres tous les jours
21:15pour aller à Saint-Laurent.
21:17On construit l'école.
21:18Moi, j'étais maire.
21:19Si l'État ne veut pas
21:20nous envoyer du personnel,
21:22est-ce que toi, Georges,
21:23maire de Manat,
21:23tu es prêt à nous envoyer
21:25des toasts ?
21:26C'est au niveau de la CTG
21:27que ça peut se jouer.
21:28Je dis qu'il y a
21:29une prise de conscience
21:30qui doit être faite.
21:31Qu'on fasse des choses
21:33et après, on verra.
21:34Après, c'est l'entretien
21:35aussi des routes.
21:36Ah ben, peut-être.
21:37La route d'Apatou,
21:38la route de Côte.
21:39La route d'Apatou,
21:41qui sait qu'il a faite ?
21:43C'est la région.
21:44Voilà.
21:45C'est la région.
21:46Mais quand on voit
21:47son entretien...
21:48Ah ben, peut-être, d'accord,
21:49parce que, bon,
21:49c'est un problème de suivi.
21:51Oui, c'est ça.
21:51Mais bon,
21:52si on veut la responsabilité,
21:53vous savez,
21:54dans mon ouvrage,
21:55je vous ai parlé,
21:58je...
21:58Il a placé à quand,
21:59d'ailleurs,
21:59Jean-Héden-Oly.
22:00C'est Jean-Cy, c'est Jean-Cy.
22:01Vous avez fait une tournée
22:02des librairies ?
22:03Oui, oui, oui.
22:04Avec l'éditeur,
22:05avec l'éditeur, oui.
22:08Choisir notre chemin
22:08pour une Guyane,
22:10je ne dis pas tout de suite
22:11autonome, responsable et autonome.
22:13Il faut qu'on soit responsable.
22:14C'est à nous de jouer
22:15notre carte aussi
22:15dans notre pays.
22:17Bon, effectivement,
22:18je ne parle pas
22:18d'indépendance,
22:19mais on doit faire ensemble
22:21que ça bouge
22:22peut-être davantage.
22:23Sur ce chemin
22:24de l'autonomie,
22:25ça a été une vraie
22:26progression idéologique
22:27tout au cours
22:28de votre carrière ?
22:29Non, vous savez,
22:30depuis 2008,
22:31je suis ferme là-dessus.
22:32Bon,
22:33avec Castor,
22:35Georges Thilly,
22:36on va parler
22:37de Serge Patient,
22:38la notion
22:39d'autonomie de gestion,
22:40d'autonomie tout court,
22:42bon,
22:43elle a évolué,
22:44mais depuis 1974,
22:45je considère que
22:46le meilleur chemin
22:48pour nous,
22:48dans un premier temps,
22:49peut-être qu'on ira
22:50après plus loin,
22:51c'est encore
22:51l'article 1974,
22:52parce qu'il existe,
22:54il existe en Polynésie.
22:55Moi, au Sénat,
22:58j'ai fréquenté,
22:59je suis allé d'ailleurs
22:59en Polynésie,
23:00mais j'ai fréquenté
23:01beaucoup de collègues
23:02Polynésiens
23:03qui sont très républicains,
23:04mais qui sont très
23:05farouchement ancrés
23:06dans l'article 1974.
23:06Ce sera ma dernière question,
23:08c'est votre combat politique
23:10que vous allez mener
23:11hors des partis,
23:12hors des institutions,
23:15à partir du 28 septembre ?
23:17Parce que je considère
23:18que ce n'est pas
23:19le chemin unique,
23:20mais actuellement,
23:21on est arrivé...
23:22Mais c'est votre combat,
23:22c'est celui que...
23:23Oui, on est arrivé à ce stade,
23:24parce que fort de mon expérience,
23:26de tout ce que j'ai pu réaliser
23:27durant les 40 ans,
23:28de toutes les contraintes
23:30que j'ai pu avoir
23:32face à moi,
23:33je me dis que
23:34si on ne fait pas évoluer
23:36le statut de la Guyane,
23:37on avancera pas.
23:38Les normes,
23:39les contraintes,
23:41l'administration,
23:43la PPL,
23:44on n'en a pas parlé,
23:45ma proposition de loi,
23:47si nous étions dans le 1974,
23:50on n'aurait même pas eu besoin
23:51de cette PPL.
23:53On aurait pu,
23:54tout de suite,
23:56ouvrir notre territoire
23:58à l'exploration
24:00et éventuellement
24:01de l'exploitation.
24:02parce que la compétence
24:05du offshore,
24:07elle est déjà
24:08à la CTG,
24:09mais en même temps,
24:10il y a la loi Hulot
24:10qui l'emporte.
24:11Et il bloque.
24:14Petit signe du destin,
24:15lui,
24:16l'un de vos enfants,
24:17Béatrice Edwige,
24:18a pris sa retraite
24:19internationale
24:20là,
24:21il y a quelques jours,
24:22s'est fait exprès du coup,
24:23vous avez dit,
24:23bon,
24:23on va aller à la retraite ensemble
24:26ou c'est un pur hasard ?
24:28Je crois que c'est
24:29quand même
24:30un pur hasard
24:32parce que bon,
24:33dans sa tête,
24:34bien avant moi,
24:36déjà,
24:36elle pensait
24:36à sa retraite.
24:38Vous savez,
24:38on a vu des sportifs
24:39devenir de très bons
24:40politiciens.
24:41Elle a 37 ans,
24:42elle voulait absolument
24:43avoir un enfant
24:44qu'elle vient d'avoir
24:44d'hier,
24:45un beau petit garçon.
24:47Félicitations,
24:47grand-père.
24:48Elle a la maman aussi,
24:49alors.
24:51Et elle pourrait peut-être
24:53revenir
24:53pour la succession
24:54des passions ?
24:57Vous savez,
24:58on a une grande famille
24:59de politiques.
25:01Bon,
25:02elle viendra s'ajouter
25:02peut-être
25:03à la longue liste.
25:05Ou serait la conseillée.
25:07Génétiquement.
25:07Il serait la conseillée.
25:09Pourquoi pas ?
25:10Pourquoi pas.
25:11Après,
25:11il y a peut-être
25:12sa cousine,
25:12Isabelle Passion,
25:13qui aura aussi
25:14son rôle à jouer
25:15dans les mois
25:16et années à venir,
25:17peut-être.
25:17Bon,
25:17elles ne vont pas
25:18marcher sur les plates-bandes.
25:20Non.
25:21Ça ne sera pas
25:22les Riemann à Kourou.
25:24Je crois pas ça.
25:26En tout cas,
25:28Kourou continue
25:29à demeurer au Riemann.
25:31Effectivement.
25:32Effectivement.
25:32C'est revenu.
25:33Il y a eu un grand-père,
25:35je crois,
25:36qui a été...
25:36Estaz Riemann.
25:37Estaz,
25:38il y a Juliana
25:38qui a été députée.
25:39Il y a aussi députée.
25:40Et puis maintenant,
25:41bon,
25:42Dévi qui est député
25:43et Mickaël qui est maire.
25:45Ok.
25:46Je vous remercie beaucoup.
25:47C'est moi qui vous remercie.
25:53Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations