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  • il y a 4 semaines
Marine Le Pen fait sa rentrée devant le Medef ce jeudi en participant au premier grand débat entre sept prétendants à l'élection présidentielle. Budget, retraites, fiscalité, quelle est la ligne économique du RN a un mois de la présentation du budget 2027 ? Edwige Diaz, députée de Gironde et vice-présidente du RN, est l'invitée de Céline Landreau à 7h40 dans RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Céline Landreau du 27 août 2026.

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Transcription
00:00François.
00:03RTL Matin, c'est Lignan-Drault.
00:05L'invité d'RTL Matin maintenant.
00:07Les candidats à la présidentielle face au grand patron du MEDEF aujourd'hui à Roland-Garros
00:11et parmi eux évidemment Marine Le Pen, donnée largement en tête dans les sondages dans la course à l'Elysée.
00:17Bonjour Edwige Diaz.
00:18Bonjour, merci pour votre invitation.
00:19Merci d'être avec nous. Vous êtes députée de Gironde, vice-présidente du RN.
00:22Le RN qui, s'il accède au pouvoir, devra composer avec une situation financière compliquée, une dette qui se creuse.
00:29Il va falloir être courageux, a expliqué le patron du MEDEF, Patrick Martin.
00:34Quelles seront les décisions courageuses du RN ?
00:37Oui, je pense que c'est ce qui caractérise le Rassemblement National, c'est précisément le courage politique.
00:42Et donc nous, nous l'avons dit, nous sommes du côté des entreprises.
00:46D'ailleurs Marine Le Pen se réjouit de participer tout à l'heure à un grand débat.
00:49Je vais moi-même, à l'issue de cette interview, à la rentrée du MEDEF, où j'ai été invitée
00:54par la section de la Gironde.
00:55Et nous travaillons de manière très constructive avec les chefs d'entreprise.
00:59Et c'est d'ailleurs très certainement pour cette raison que nous arrivons en tête dans les intentions de vote
01:03chez les chefs d'entreprise.
01:05Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? Parce que notre programme économique, il tient la route.
01:08Vous voyez, nous, nous sommes pour, notamment, la suppression de certains impôts de production,
01:12comme la CFE et la contribution sociale de solidarité des sociétés.
01:17Nous souhaitons aussi baisser les normes qui pénalisent clairement les chefs d'entreprise.
01:21Et puis pour vous donner un exemple très concret, nous sommes opposés à l'instauration de la facturation électronique qui
01:28est imposée par le gouvernement.
01:29C'est ça, à partir du 1er septembre, pour les entreprises de plus de 250 salariés.
01:33Absolument. Et qui va très durement fragiliser la compétitivité des entreprises,
01:38puisque même, en fait, ils veulent appliquer cette facturation électronique pour les toutes petites entreprises.
01:41Ça, ce sera à partir de l'année prochaine. Il y a quand même un point de crispation avec les
01:46grands patrons.
01:47C'est votre projet de revenir sur la réforme des retraites.
01:49Vous préconisez un retour à l'âge légal de départ à 62 ans, contre 64 aujourd'hui,
01:54voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et 42 années de cotisation.
01:58Jean-Philippe Tanguy, qui est le monsieur économie chez vous, estime que ça coûtera 9 milliards d'euros par an.
02:05Est-ce que, dans le contexte économique qu'on connaît, vous avez les moyens de continuer à défendre cette réforme
02:09?
02:09Oui, en fait, la crispation sur notre réforme des retraites,
02:14elle existe quand les personnes n'ont pas lu notre programme sur la réforme des retraites.
02:19Quand ils sont nombreux ce matin, expliquez-leur pourquoi ils ne devraient pas être crispés.
02:22Justement, en fait, parce que nous, nous souhaitons allier à la fois justice sociale et à la fois croissance des
02:28entreprises.
02:29La question de la retraite, il ne faut pas l'avoir que d'un seul morceau.
02:32Il faut aussi l'allier à la relance de la production, donc à la productivité, à la relance de la
02:37natalité.
02:38Et puis, nous nous disons, nous souhaitons que les jeunes rentrent plus tôt sur le marché du travail.
02:43Et à l'inverse, nous ne voulons pas empêcher les gens qui souhaitent travailler plus tard de continuer à le
02:47faire.
02:47Parce que là, aujourd'hui, quand vous êtes, par exemple, retraité et que vous aimez votre travail,
02:52que vous voulez continuer à travailler, et bien finalement, vous avez la double peine,
02:55parce que vous payez des cotisations retraite et chômage,
02:59alors que vous êtes déjà à la retraite et que vous ne serez pas au chômage.
03:03Donc, vous voulez protéger les retraités à venir ?
03:05Oui, absolument.
03:07Est-ce que les retraités actuels, vous souhaitez les protéger aussi ?
03:10On sait qu'il faut trouver 28 milliards pour le prochain budget.
03:13Le gouvernement réfléchit à une désindexation de certaines pensions.
03:15Il y a plusieurs chiffres qui circulent.
03:172000, 3000 euros. Est-ce que le RN y est prêt ?
03:19Non, nous ne sommes pas favorables ni à la sous-indexation, ni à la désindexation des pensions de retraite.
03:26Vous voyez, ça c'est une vieille réforme macroniste, puisque déjà, en 2019,
03:31le couple Edouard Philippe et Gérald Darmanin avaient procédé à une sous-indexation des retraites.
03:36Nous, je le dis, nous sommes opposés au gouvernement Barnier et au gouvernement Bayrou,
03:40qui voulaient, pour les uns, décaler l'indexation, pour l'autre, sous-indexer.
03:45Mais en fait, ça vous voyez, c'est dans la loi, l'indexation des pensions de retraite.
03:47Donc là, le gouvernement nous dit, on va désindexer que les plus hauts revenus,
03:52mais du coup, à partir de quel montant on est riche, et puis surtout, tout ça...
03:56Il n'y a aucun montant acceptable.
03:57Non, absolument, parce que nous protégeons les retraités.
03:59Et là, en fait, avec le projet de réforme du budget...
04:02Ça, je ne sais pas, on en discutera, c'est Marine Le Pen qui s'exprimera là-dessus, mais vous
04:05voyez.
04:05Là, en fait, le projet de sous-indexation de M. Lecornu vise à réaliser 3 milliards d'euros d'économies.
04:11Pardon, mais on peut faire des économies.
04:13Pourquoi M. Lecornu ne nous parle pas, par exemple, du coût de l'immigration ?
04:18Vous voyez, moi, j'ai un exemple à vous donner.
04:20Le RSA, en 2018, c'est une allocation non contributive, vous voyez, une aide sociale non contributive.
04:27Le RSA, pour les étrangers, en 2018, coûtait 6 milliards d'euros.
04:31Pourquoi, en fait, on ne s'attaque pas plutôt à ces mauvaises dépenses,
04:33plutôt que de taxer toujours ceux qui travaillent, qui voudraient travailler ou qui ont travaillé ?
04:36Ces chiffres du coût de l'immigration que vous donnez régulièrement, vous savez qu'ils font beaucoup de débats.
04:39Vous estimez pouvoir économiser 18 milliards par an, ça c'est le chiffrage du RN.
04:42Vous parliez du RSA, vous souhaitez le conditionner par 5 années de travail en France.
04:49Si je ne me trompe, vous dites, ça permettra d'économiser 6 milliards, vous venez de le répéter.
04:53Pour l'Institut Montaigne, on est plutôt sur une économie de 3 milliards d'euros par an.
04:57Et c'est la même chose, mais il manque 1 milliard.
05:00On va demander comme effort aux retraités, vous voyez.
05:01Oui, mais c'est moitié moins, et donc ça interroge.
05:04C'est la même chose quand vous parlez de restreindre les allocations familiales aux familles de nationalité française.
05:09Vous lisez 4 à 6 milliards d'économies.
05:11L'Institut Montaigne, toujours, dit plutôt 3.
05:14Comment vous allez faire avec ce décart ?
05:16Appliquons nos mesures et on verra qui de l'Institut Montaigne ou du RN a raison.
05:21Moi, j'ai trouvé un article de Marianne qui date de 2021, qui prend les chiffres de 2018,
05:26qui dit que le RSA pour les étrangers coûte 6 milliards d'euros,
05:29les APL pour les étrangers coûtent 5 milliards d'euros,
05:31et les allocations familiales pour les étrangers coûtent 9 milliards d'euros.
05:34Vous voyez, et puis après, on peut aussi parler du coût de l'aide médicale d'État, 1 milliard d
05:37'euros,
05:38du coût des étudiants étrangers, 1 milliard d'euros,
05:41du coût de l'hébergement pour les personnes clandestines en France, 1 milliard d'euros.
05:45Vous voyez, des économies, il y en a à faire.
05:47Et moi, je voudrais que le gouvernement se penche un petit peu sur nos attentes,
05:51qui sont des attentes partagées par l'immense majorité des Français.
05:54Marine Le Pen, on l'a dit, participe au débat de rentrée du MEDEF aujourd'hui,
05:58organisation patronale avant-hier.
06:00Edwige Diaz, à votre place, c'est Marie-Lise Léon qui était sur RTL,
06:04la secrétaire générale de la CFDT,
06:05qui a répété que son syndicat ne discuterait pas avec le RN tout au long de cette campagne.
06:10Est-ce que vous le regrettez ?
06:11Oui, c'est dommage qu'un syndicat qui se dit représentatif,
06:15mais qui en réalité ne l'est pas, décide par sectarisme.
06:18640 000 adhérents.
06:19Oui, c'est assez peu, en fait, sur le nombre de salariés en France.
06:22Donc, c'est regrettable qu'un syndicat ne souhaite pas débattre
06:26avec un parti qui, peut-être, remportera l'élection présidentielle l'année prochaine.
06:31Mais vous savez, ce n'est pas nouveau qu'il y ait une rupture
06:33entre, quelque part, l'état-major des syndicats
06:35et la base des salariés syndiqués.
06:38Moi, je le dis, dans mon département en Gironde,
06:40je travaille avec des ouvriers, des salariés qui sont syndiqués.
06:44Et c'est très bien comme ça.
06:45Marine Le Pen a fait un tweet en ce sens.
06:46Elle regrette cette décision, mais au final, qu'est-ce que ça prouve ?
06:49Que la CFDT, finalement, est le marche-pied du macronisme
06:53et est l'allié objectif du nouveau Front populaire de Jean-Luc Mélenchon.
06:56Vous avez certainement vu aussi les déclarations de Mathilde Panot,
06:59l'insoumise, de Marine Tondelier, l'écologiste,
07:02qui appelle à la désobéissance civile, elle, si vous l'importez.
07:05Est-ce que ça, ça vous inquiète ?
07:07Oui, et puis c'est choquant, parce que qu'est-ce que ça veut dire,
07:09la désobéissance civile ?
07:10Ça veut dire que, selon, dans la bouche de ces dames d'extrême-gauche,
07:13ça veut dire qu'on ne respecte pas le verdict des urnes.
07:17Moi, je suis désolée.
07:18Je considère que, si on a remporté une élection de manière démocratique,
07:22ça veut dire que l'immense majorité des Français a décidé de confier
07:26le pouvoir au Rassemblement National.
07:28Eh bien, il faut respecter cela.
07:29Et donc, ces dames, en prononçant ces mots,
07:32eh bien, se mettent, se disqualifient pour l'élection présidentielle
07:34et se mettent en dehors du champ républicain.
07:37Merci, Edwige Diaz, député RN de Gironde.
07:40On va parler de votre région, durement éprouvée par les incendies de cet été,
07:43puisque je vous rappelle qu'RTL et M6 diffusent ce soir
07:45le concert caritatif organisé pour aider les sinistrés,
07:48organisé, animé, par Julien Courbet,
07:50qui sera l'invité de Marc-Olivier Faugé à la 8h15.
07:53D'ici là, dans un instant, vous...

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