- il y a 5 semaines
Retrouvez le Morning Meeting du mercredi 26 août, dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:11Il est 9h16 et c'est donc Good Morning Market jusqu'à 9h30 avec ce matin en plateau Charles de
00:16Boissezon.
00:16Bonjour Charles.
00:17Bonjour Etienne.
00:18Merci de nous accompagner ce matin.
00:19Vous êtes responsable mondial de la stratégie action de Société Générale CIB
00:23et en plateau également Gilles Etchéberi-Garay, cofondateur et président et également directeur des investissements de Elcano Asset Management.
00:30Bonjour Gilles, merci à tous les deux de nous accompagner ce matin avec donc des marchés européens qui ouvrent dans
00:35le vert,
00:36une très nette détente sur le front des prix de l'énergie, que ce soit pour le gaz mais également
00:41pour les cours du pétrole.
00:42Pour l'instant rien n'est fait mais le marché croit à nouveau à une détente de la situation au
00:46Moyen-Orient.
00:46Et par ricochet on a un marché obligataire qui se détend après avoir touché des plus hauts pluriannuels, Charles de
00:52Boissezon.
00:53Que ce soit sur le 10 ans français qui était au-delà des 4-10 en début de semaine, le
00:5730 ans américain au-delà des 5-25.
00:59Et une question, est-ce qu'aujourd'hui ce contexte de taux peut en quelque sorte plafonner la performance du
01:05marché action ?
01:06D'autant plus qu'on a pour l'instant une performance depuis le début de l'année, à l'exception
01:09du CAC 40 qui est plus qu'honorable.
01:11Grosso modo les indices en Europe mais aussi aux Etats-Unis gagnent 10% voire plus depuis le début de
01:16l'année.
01:17Alors Etienne, je pense que les taux américains et les taux français reflètent deux choses différentes sur les taux américains.
01:23On a quelqu'un de nouveau à la tête et puis avec des considérations ou des arbitrages entre que me
01:30disent les taux et où est ma croissance nominale.
01:33En un mot, pour nous, les taux américains peuvent encore monter de 50-60 points de base puisqu'on a
01:39une forte croissance nominale qui se retrouve aussi dans l'économie.
01:43Donc je ne suis pas encore à un niveau de stress, même si le marché attend un petit peu la
01:49rentrée scolaire, on va dire, pour placer ses crayons dans ses cartables.
01:54Sur la France, il y a une forme de prime de risque liée au contexte politique, au contexte de l
02:00'endettement globalement de notre pays.
02:02Et là, à l'inverse, je pense qu'il y a une forme de pression qui va être relativement maintenue
02:07sur probablement les 9-10 prochains mois.
02:11Bien fort qui peut prédire les résultats des élections.
02:13Mais ce sont deux choses pour moi relativement différentes.
02:16Donc nous sommes, pour faire simple, toujours constructifs sur les actions américaines.
02:20Sur les actions européennes, nous sommes sélectifs.
02:23Sur la France, nous sommes prudents.
02:26Comme beaucoup d'investisseurs en ce moment.
02:27Il suffit de regarder l'étude de BOFA de la semaine dernière qui montre que la France est très largement
02:32sous-pondérée chez les principaux allocataires.
02:36Gilles Etchiberi-Garay, aujourd'hui, c'est quand même intéressant de voir que le marché obligataire se détend un petit
02:41peu,
02:42avec, une nouvelle fois comme boussole, le prix du pétrole.
02:45On voit bien que dès que le pétrole monte, ça a un impact sur la partie actions et sur la
02:48partie obligataire et vice-versa.
02:49Oui, tout à fait.
02:50Alors en fait, c'est plus un problème de prime de risque que d'inflation.
02:55Mais on voit bien, effectivement, que quand Hormuz est fermé ou quand il y a tension, la prime de risque
03:00augmente.
03:01Mais je dirais que, plus globalement, il y a quand même quelque chose d'assez frappant, en particulier aux Etats
03:06-Unis,
03:06mais partout dans le monde.
03:07Un, déjà, on voit qu'on commence à manquer d'épargne.
03:10On a eu un surcroît d'épargne pendant la décennie précédente.
03:12Là, aujourd'hui, entre financer, d'une part, les déficits gouvernementaux et, d'autre part, le boom des data centers,
03:19plus que de l'IA,
03:20on a un effet d'éviction à l'envers, je dirais presque.
03:23Aujourd'hui, l'investissement privé, en particulier aux Etats-Unis, est en train de dévincer,
03:28alors que, historiquement, c'était l'État qui a dévincé le privé,
03:31il est en train d'évincer l'État au niveau des taux.
03:34Et on estime que la rémunération des taux n'est pas suffisante.
03:37Après, ça se fait relativement en bon ordre.
03:39Je sais que Scott Besant trouve que les taux, et surtout Donald Trump,
03:43trouve que les taux sont trop élevés.
03:44Pourquoi ? Parce qu'effectivement, on est en train d'arrêter le marché immobilier américain.
03:49Mais on n'a pas eu d'accident sur les taux.
03:51On a une montée des taux qui reflète, offre une demande,
03:55qui s'articule, je dirais, jusqu'à présent, assez correctement.
03:59Avec une concurrence, maintenant, de la part notamment des hyperscalers,
04:02qui lèvent massivement des capitaux.
04:04C'est une concurrence pour les États qui doivent, eux aussi, lever massivement de l'argent.
04:10Alors, c'est vrai que ces derniers jours, ces dernières semaines,
04:12on a touché des plus hauts pluriannuels.
04:14Et donc, en quelque sorte, les investisseurs ont perdu l'habitude,
04:17dans le sens où il y a encore 5-6 ans, les taux étaient à zéro.
04:20Même à un moment, les États se finançaient à taux négatifs.
04:23Donc là, il y a une certaine forme de normalisation de la situation.
04:27Situation qui peut faire peur.
04:28Quand on dit, les taux sont sur des plots de 2008, tout de suite,
04:30ça rappelle de mauvais souvenirs.
04:31Mais comment, aujourd'hui, on place le curseur ?
04:33Et comment on essaye, non pas de relativiser la situation,
04:36mais de mettre un petit peu l'église au milieu du village ?
04:39Oui, ou le fronton.
04:40Mais effectivement, il y a un paradoxe, quand même, pour moi, sur les taux.
04:43Aujourd'hui, on a une normalisation par rapport à il y a 20 ans,
04:45où on est revenu sur les taux normalisés.
04:47Les marchés actions l'ont un peu reflété.
04:49Après, il y a des actifs qui ne reflètent pas,
04:50en particulier, je pense, ces actifs privés,
04:52ne reflètent pas cette nouvelle règle sur les taux longs.
04:54Donc, effectivement, on est encore en train de digérer cette normalisation.
04:59Enfin, ce qui était la normalie, c'était les taux négatifs.
05:01C'était quelque chose qui n'était pas normal, au sens statistique du terme.
05:04Et donc, on est en train de digérer.
05:07Les marchés obligataires l'ont digéré.
05:08Ils sont normalisés.
05:09Les marchés actions, je dirais, sont en cours.
05:11Je dirais, il y a le problème des États-Unis,
05:13mais le restant des marchés actions européens et autres
05:16sont maintenant à peu près, tiennent compte de ces taux,
05:18et à mon avis, sont à peu près dans des valorisations correctes par rapport à ces taux.
05:21Et il y a des actifs qui ne l'ont pas fait,
05:23mais ça, c'est des actifs qui ne sont pas dans mon secteur,
05:26qui sont les actifs en particulier non-côtés,
05:28pour moi, ne reflètent pas cette nouvelle règle du jeu.
05:31En tout cas, pour vous, Charles de Boisezon,
05:33c'est certes la fin de TINAR.
05:35Pendant un moment, c'était les notes alternatives.
05:37Il n'y a pas d'alternative.
05:38Il faut continuer sur la partie actions.
05:40Aujourd'hui, il y a une alternative, en partie sur la partie obligataire,
05:43notamment si on va jusqu'à l'échéance de ses dettes.
05:46Aujourd'hui, on trouve des rendements confortables sur tout type de devise.
05:49Mais ce n'est pas un frein pour le marché actions.
05:51Néanmoins, quels sont les secteurs aujourd'hui à privilégier dans ce contexte ?
05:55Alors, comme vous le suggérez, Etienne, il faut regarder sous le capot, en fait.
06:00Parce qu'optiquement, quand je regarde la saison de résultats,
06:02elle a été forte aux Etats-Unis et forte en Europe.
06:05Le chiffre, le headline, le chiffre global en Europe est bien super.
06:09Et je bats ma coulpe par rapport à nos attentes
06:12qui étaient à l'horizon du deuxième trimestre.
06:16Simplement, aux Etats-Unis, on a tout ce cycle de capex
06:19qui diffuse un petit peu dans l'économie au sens un petit peu large.
06:24On pourrait presque dire que c'est comme le cholestérol,
06:25il y a le bon et le mauvais.
06:26C'est quasiment du bon cholestérol, entre guillemets, je schématise.
06:30En Europe, on a eu de très bons résultats.
06:32Mais très honnêtement, c'est principalement les pétrolières,
06:35dans une certaine mesure, les minières
06:37et tout ce qui est lié à ces matières premières.
06:40Et puis après, le secteur financier.
06:41Autant le secteur financier, on s'en réjouit.
06:43C'est une de nos grosses convictions depuis 5 ans désormais.
06:46Un petit peu contre vents et marées.
06:47Il y avait beaucoup de prudence d'investisseurs.
06:51Mais sur le reste, se dire que mes profits européens
06:53grimpent parce que mes profits pétroliers grimpent,
06:56est-ce que c'est une image positive ?
06:58Et force est de constater que lorsqu'on prend le secteur
07:00de la consommation, c'est plutôt à la traîne.
07:03Singulièrement le secteur automobile, mais pas uniquement.
07:05On retrouve ça d'ailleurs en Chine, de façon un petit peu différente.
07:08La consommation est à la traîne.
07:10Les exportations plutôt sur la tech se portent relativement bien.
07:13Tout ça pour dire qu'à la fin, finalement, mon métier est assez simple.
07:17Acheter des actions, c'est déterminer quel profit et quel multiple
07:21je mets sur ces profits-là.
07:22Oui, mais il ne faut pas se tromper.
07:23Il faut choisir les bons secteurs.
07:24Il ne faut pas se tromper.
07:25Il faut se tromper moins de la moitié du temps.
07:27Mais plus de la moitié du temps, si on veut.
07:30Non, tout ça pour dire que globalement, comme l'évoquait Gilles,
07:34pour l'instant, il n'y a pas eu, sur ces taux américains,
07:37par exemple, une diffusion sur les mortgages
07:39et puis une crainte sur l'incapacité des gens
07:41pour pouvoir rembourser leurs emprunts immobiliers.
07:43On n'est pas encore là.
07:44Donc, c'est principalement une histoire de prime de risque.
07:47Le souci, c'est qu'on a une Fed qui dit
07:49« je ferai moins de guidance »,
07:51donc plus de volatilité sur la partie longue de la courbe.
07:53Des profits où chacun…
07:54C'est la course à l'échalote.
07:56On ne sait pas jusqu'où ça va aller.
07:57Donc, on suit une espèce de FOMO.
07:59On passe de TINA à FOMO.
08:01L'Europe, c'est plus compliqué.
08:04Ça veut donc dire qu'il faut construire,
08:06pour être clair sur les prochains mois,
08:08un portefeuille résilient, anti-choc.
08:10Un des chocs auxquels je pense,
08:11ce sont les élections de mi-mandat aux États-Unis,
08:13en tant qu'investisseurs, notamment sur l'Europe.
08:16Ça impose la prudence.
08:17Et c'est quoi alors ces secteurs
08:19et ce portefeuille qui résistent aux chocs ?
08:21Typiquement, on pourrait se dire
08:23« les staples, les biens de consommation,
08:24c'est résilient, etc. »
08:25Bon, en fait, pas du tout.
08:27Beaucoup de valeurs ne font pas grand-chose
08:29depuis le début de l'année.
08:29Walmart a perdu 10% la semaine dernière
08:31à l'occasion de ces résultats.
08:33Ce n'est pas évident, in fine,
08:34de trouver des secteurs
08:35qui ne sont pas totalement corrélés avec l'IA
08:37et qui, mine de rien,
08:39peuvent supporter beaucoup d'incertitudes.
08:42Alors, si je devais tracer des parallèles
08:45de chaque côté de l'Atlantique,
08:47un thème commun, c'est la partie industrielle.
08:49Les gens ont tendance à oublier,
08:50mais finalement, il faut quand même les construire.
08:52C'est entre deux données, etc.
08:54Donc, on a une vraie relance.
08:55On a tendance à oublier,
08:56mais il y a eu le « one big, beautiful bill ».
08:58Il y a un certain nombre d'annonces de soutien.
09:02En Europe, la thématique de la souveraineté,
09:04je reviens là-dessus régulièrement sur votre plateau,
09:07je pense, est une évidence européenne.
09:09On a eu un réveil sur nos fragilités.
09:12Il s'agit d'investir là-dedans.
09:13Alors, ça ne fait pas forcément réveiller les gens,
09:15je le répète toujours, les industriels.
09:16Mais enfin, les résultats sont là.
09:17Ça progresse gentiment, peut-être pas toutes,
09:20mais ça permet de diversifier.
09:22Et je dirais plutôt être exposé à la demande publique
09:25qu'à la demande privée.
09:26Ce sera ma dernière, non pas injonction,
09:29mais suggestion,
09:31qui est, je préfère être dépendant des dépenses de l'État
09:34que les dépendances d'un consommateur
09:35dont on dit toujours qu'il finira par dépenser ses économies en Europe.
09:38Je n'y crois pas.
09:40Du côté de Elcano Asset Management,
09:42Gilles Etchéberi-Garaille,
09:43vous êtes directeur des investissements.
09:45Comment vous préparez un petit peu la rentrée aujourd'hui ?
09:48– De façon prudente, je dirais,
09:50il y a aujourd'hui deux thématiques qu'il faut explorer.
09:54Un, c'est les data centers, on a dit,
09:55qui tirent la bourse américaine.
09:57Et deux, la réaction de la Fed,
09:59et on a vu cet été, des taux
10:00par rapport à cette surcroît de croissance.
10:04On voit bien qu'aujourd'hui,
10:06la volonté des autorités américaines,
10:07c'est de faire baisser les taux,
10:09d'essayer de manipuler les taux,
10:10comme dit Druckenmiller,
10:11pour le faire baisser,
10:12pour essayer de relancer les autres secteurs de l'économie.
10:14D'où on a eu le rebond de l'or,
10:16le rebond du bitcoin cet été,
10:18parce qu'effectivement,
10:19on est revenu sur ce qu'on anticipait l'année dernière,
10:21qui était une Fed,
10:22je ne dis pas aux ordres,
10:23mais pratiquement,
10:23et qui essaie de relancer l'économie à tout prix
10:28avant les mi-termes.
10:30Donc nous, comment on se positionne là-dedans ?
10:32On est short dollar,
10:34donc on est vendeur de dollars,
10:35vendeur de tout ce qui est hacheur de yens,
10:37de l'or, des choses comme ça,
10:38parce qu'effectivement,
10:39aujourd'hui, dans la conjoncture actuelle
10:41qui est d'une surcroissance américaine
10:42liée au data center,
10:44la Fed a plutôt le pied sur le frein
10:46par rapport à ce qu'elle devrait faire,
10:48donc ça fait de la volatilité sur les taux longs.
10:51Après, je dirais,
10:52la question,
10:54c'est est-ce que cette histoire de data center va durer ?
10:56Et c'est ce qu'on va regarder,
10:58est-ce que les hyperscaleurs vont vraiment investir
11:00et surtout financer un trillion de dollars
11:01l'année prochaine sur les data centers ?
11:04Mille milliards de dollars.
11:06C'est la question des marchés
11:07pour les six prochains mois.
11:09Voilà, tout tourne autour de ça.
11:11S'ils se maintiennent,
11:12ça veut dire qu'on continue à avoir la surchauffe aux Etats-Unis
11:14et on a probablement une Fed qui sera en retard
11:16et donc ça veut dire qu'on a des taux longs sous pression
11:18et un dollar à la baisse.
11:20Si ça ne marche pas,
11:22là, on a un problème sur les marchés actions
11:23au cœur des marchés actions
11:24parce qu'effectivement,
11:25ça diffuse dans l'industrie,
11:26dans l'énergie,
11:27dans les choses comme ça.
11:27Et là, voilà,
11:28on aura d'autres sujets à évoquer.
11:30Donc, toujours positionnés sur les valeurs IA,
11:32pour l'instant,
11:33tout en étant relativement prudents ?
11:36Non, on est sur le software.
11:37On est revenu sur le software
11:38qui a été, je veux dire,
11:39quelque part injustement massacré
11:40par rapport à l'IA.
11:40Donc, c'est du Nasdaq au sens large,
11:42quelque part, oui, on en a.
11:44On a aussi la Grande-Bretagne
11:46où il n'y a pas du tout d'IA.
11:48C'est les valeurs pétrolières,
11:49les valeurs minières.
11:50Voilà, on est sur le Brésil.
11:52Là aussi, pas de tech.
11:53Donc, on est plutôt non tech
11:55et surtout un portefeuille short dollar
11:57avec beaucoup de taux
11:58parce qu'à 5,25 sur le 30 ans,
12:00on pense que c'est une bonne protection
12:01parce que soit ça accélère,
12:04il n'y a pas grand-chose,
12:05on perdra un peu,
12:06soit ça ralentit fortement
12:07et là, sur le 30 ans,
12:08il n'y aura plus assez de 30 ans
12:09pour tout le monde
12:10derrière dans quelques mois.
12:12Donc, on est positionné aussi
12:13sur le 30 ans américain.
12:14Et il y a une grande zone géographique
12:15qui est absente au milieu de tout cela,
12:17c'est la Chine.
12:18Quand je regarde les performances
12:19depuis le début de l'année,
12:20alors certes, c'est en devise locale,
12:21mais Shanghai, moins 1,5,
12:22Shenzhen, plus 2,
12:23Hong Kong est à zéro
12:24à l'heure où l'Europe
12:26et les États-Unis
12:26sont sur des plus hauts historiques.
12:28Vous, Charles Leboison,
12:30vous êtes responsable
12:31de l'allocation
12:32chez Société Générale.
12:33Vous avez aujourd'hui
12:34envie de renforcer la Chine
12:34en se disant
12:35« Tiens, ça ne fait rien
12:36depuis le début de l'année,
12:36il y a des opportunités ? »
12:37Alors, je vais vous faire
12:38une réponse de stratégiste,
12:39mais qui est ma conviction néanmoins,
12:41de façon très ciblée, en fait.
12:43On se concentre globalement
12:45sur les politiques publiques,
12:46sur certains segments
12:47de la technologie.
12:48Sur le reste,
12:49on observe une anémie
12:51désespérante,
12:52je dirais, de la consommation,
12:53des profits
12:54d'un grand nombre de secteurs.
12:55Donc, acheter la Chine
12:57en son ensemble
12:57me paraît à ce stade prématuré.
13:00Dans la région,
13:01personnellement,
13:01je préférais acheter la Corée.
13:03La Corée qui a beaucoup
13:04grimpé du fait de ses ETF,
13:07l'Everagé,
13:08sur des valeurs singulières.
13:09Maintenant,
13:09on commence à faire
13:10des produits structurés
13:11single stock.
13:12Donc, pour moi,
13:12des sources de crainte
13:13d'un point de vue
13:13fluir retail.
13:14Simplement, ça a tellement
13:16baissé qu'actuellement,
13:17le COSPI,
13:18vous le payez
13:18cinq fois les profits.
13:20Cinq fois les profits,
13:21ce n'est pas grand-chose.
13:22Donc là, le risk-reward,
13:23un petit peu comme Gilles
13:24sur la partie longue
13:25des tours américains,
13:26je le trouvais plutôt attractif
13:27sur les actions coréennes.
13:28Donc, tactiquement,
13:29j'ai plutôt envie de dire
13:30remettre un peu de Corée
13:31que d'aller retremper
13:32mes doigts
13:33dans le marigot chinois.
13:35Mais c'est très IA.
13:36C'est concentré essentiellement
13:37sur SKNX,
13:38sur Samsung,
13:39sur les semi-conducteurs.
13:41Alors, il y a certaines craintes,
13:42par exemple,
13:42parce qu'on aura une taxation
13:43des rachats d'actions,
13:44alors que Taïwan,
13:45ça diffuse plus dans l'économie.
13:47Une forme de prudence,
13:48simplement,
13:48ça a tellement décalé,
13:50et on a quand même
13:51des profits qui sont là,
13:52que cinq fois les prix,
13:53c'est dans mes cordes.
13:54Le mot de la fin,
13:55Gillette Sheberi-Garay,
13:56sur la Chine.
13:57La Chine.
13:58Le seul taux qui baisse,
13:59c'est la Chine.
13:59L'éflation,
14:00je veux dire,
14:01aujourd'hui,
14:01le Parti communiste,
14:02Xi Jinping,
14:02a inventé un marché
14:03de concurrence pure et parfaite.
14:05Il n'y a pas de profit en Chine.
14:06La surproduction,
14:07pour ça qu'on ne peut pas
14:07avoir une bourse.
14:08Oui, il a inventé
14:09le rêve libéral,
14:11voilà,
14:12pour des raisons stratégiques.
14:13Il n'y a pas de profit en Chine,
14:14donc on ne peut pas avoir
14:15de bourse qui fonctionne.
14:16Et on a même la déflation
14:18avec les seuls taux.
14:18Les seuls taux qui baissent
14:20dans un océan de remontée,
14:21c'est les taux longs chinois.
14:22Donc on voit bien
14:23que c'est un marché
14:23qui est totalement anémié,
14:25comme on l'a dit tout à l'heure.
14:26Merci à tous les deux
14:27de nous avoir partagé
14:28vos convictions ce matin.
14:30En plateau,
14:31donc Gillette Sheberi-Garay,
14:32cofondateur,
14:32président et directeur
14:33des investissements
14:34de Elcano Asset Management
14:35et Charles de Boisseuzon,
14:37responsable mondial
14:38de la stratégie action
14:39de Société Générale CIB.
14:40C'est parti.