00:00Oui, d'abord, bonjour. Mélenchon, il n'y a aucune surprise. Par contre, appeler à la responsabilité aujourd'hui de
00:08la part du Premier ministre, moi j'entends, et le Sénat, notamment la majorité sénatoriale, a toujours fait preuve de
00:13responsabilité, mais on va se dire des choses.
00:16Cet appel à la responsabilité est la conséquence de l'irresponsabilité d'une décision folle qui était de dissoudre l
00:22'Assemblée à contre-temps pour organiser malheureusement le bazar institutionnel dans notre pays.
00:29Et ça, aujourd'hui, c'est très important et c'est très grave parce que c'est la responsabilité de
00:34l'exécutif. Si vous voulez, il ne faut pas venir se défausser sur le Parlement.
00:40– Mais ça veut dire quoi ? Que vous aussi vous menacez ? Vous menacez, pardon ? Dites-nous pardon.
00:46Vous menacez vous aussi la censure ?
00:49– Non, il n'y a pas de menace de censure. D'abord, il y a le travail parce que
00:53la censure ne concerne que l'Assemblée nationale. Et c'est là où il y a une majorité introuvable.
00:58Et la responsabilité, me semble-t-il, éminente de l'exécutif et du Premier ministre avec son gouvernement, ça va
01:05être aujourd'hui de tenter de trouver, si c'est possible,
01:08une voie de passage qui soit aussi acceptable par le Sénat. Parce qu'on ne peut pas, on ne fera
01:14pas le coup, comme l'an passé,
01:16de venir nous retirer le tapis sur le travail qui avait été préparé, avec d'ailleurs une contribution du Club
01:24des Cinq au Sénat,
01:25c'est-à-dire des forces politiques qui avaient accepté de faire en sorte de donner un budget de responsabilité
01:32déjà pour le pays.
01:33Parce que la dégradation continue et la dette, la dette, elle concerne chacune et chacun d'entre nous, malheureusement,
01:41même aujourd'hui, les jeunes Français. Parce que ce sont eux qui vont devoir, avec les actifs, retrousser leurs manches
01:50et faire des efforts.
01:51Donc il y a vraiment une urgence. La voie de passage, je dois avouer aujourd'hui, je ne la vois
01:57pas clairement.
01:57Nous avons, nous, au Sénat, sous l'autorité de Gérard Larcher, interrogé le Premier ministre pour savoir
02:05quelles allaient être ses orientations, quelles méthodes de travail il propose.
02:11Et je vois qu'aujourd'hui, le premier élément de réponse, c'est d'écrire individuellement à tous les parlementaires,
02:17aux députés et aux sénateurs. J'y vois en tous les cas une difficulté, un espèce de brouillard politique
02:25qui, en plein été et en période de canicule, n'est pas de bonne augure.
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