- il y a 16 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Ces derniers jours, nous vous parlions du président Trump qui veut se rapprocher de la Corée du Nord
00:04et assure qu'il y aura même d'ici la fin de l'année une rencontre avec le président Kim.
00:09La réponse de Pyongyang, elle est balistique, ce sont des missiles balistiques, une dizaine, qui ont été tirés.
00:15On surveille ça du côté du Japon, du côté de Washington et du côté de la Corée du Sud,
00:19où on retrouve Chloé Borgnon pour BFM TV.
00:23C'est où le choix a été fait par le président sud-coréen de rencontrer Donald Trump sur son terrain,
00:27c'est-à-dire sur les réseaux sociaux.
00:28Il a fait un long tweet, le président sud-coréen, Lee Jae-myung,
00:33plutôt positif en fait, pour pouvoir dire que selon lui,
00:36c'est une bonne chose qu'il soutient et qu'il respecte les efforts faits par Donald Trump
00:39pour essayer de créer les opportunités pour l'ouverture d'un nouveau dialogue avec la Corée du Nord.
00:45Je veux dire que c'est aussi la politique et la ligne directrice du président Lee Jae-myung depuis qu
00:49'il a pris le pouvoir.
00:50Il tente par tous les moyens de relancer le dialogue avec la Corée du Nord.
00:54Pour l'instant, Pyongyang n'a jamais réagi, n'a jamais saisi la main tendue de la Corée du Sud.
01:00Et on le voit encore aujourd'hui avec la sœur de Kim Jong-un, Kim Yo-tang,
01:05qui vient de déclarer ce soir qu'elle s'est moquée en fait de la Corée du Sud,
01:10qui doit mettre fin aux exercices conjoints militaires,
01:13qu'elle parle de jeux de guerre, de jeux martiaux que la Corée du Sud aime tant.
01:18Elle se moque donc d'eux et montre bien de ce côté-là que Pyongyang ne semble toujours pas ouvert
01:24à la discussion.
01:25C'est peut-être ça qui inquiète le plus ici en Corée du Sud,
01:27c'est justement la crainte que la dissuasion sud-coréenne face aux voisins nord-coréens
01:32soit affaiblie par cette sorte de volte-face faite par Donald Trump et par l'allié américain.
01:40Et l'autre question qui se pose forcément, c'est que jamais la rencontre devait vraiment avoir lieu
01:44entre Donald Trump et Kim Jong-un, est-ce que la Corée du Sud, est-ce que les intérêts sud
01:48-coréens
01:48pourraient d'une façon ou d'une autre trouver leur place à la table
01:51ou est-ce qu'il faudrait regarder la relation se créer de loin ?
01:55Alors, il y a cette potentielle rencontre qu'on regarde à distance,
02:00mais de manière intéressée quand même du côté de Séoul,
02:03comme vient de nous le dire à l'instant notre correspondante Chloé Bornur,
02:07mais il y a quand même ces tirs de missiles balistiques, Philomène Remy.
02:11Ça correspond à quoi ? Ça veut dire quoi ?
02:15Est-ce que dans ces cas-là, quand on tire des missiles, c'est juste qu'on tire en l
02:17'air ?
02:18Et sensible, précis, c'est juste l'heure de dire, voilà, souvenez-vous,
02:22on est là et on a de la force, on a du pouvoir, c'est ça ?
02:25Alors, vous l'avez dit, c'est environ 10 missiles balistiques,
02:29missiles balistiques à courte portée, donc pour eux, c'est dans le cadre d'un exercice.
02:33Ces missiles, il faut bien le préciser, ils sont tombés dans la mer,
02:36mais ils étaient en direction de la Corée du Sud,
02:38et en fait, ce n'est pas la première fois que les Nord-Coréens envoient une salve comme ça,
02:43parce que là, on parle d'une salve, d'une dizaine de missiles.
02:45La dernière fois qu'ils ont fait ça, c'était en mars,
02:47et c'était également pendant qu'il y avait un exercice militaire conjoint
02:51entre les Américains et les Sud-Coréens,
02:54parce qu'il faut préciser qu'en ce moment,
02:56il y a un exercice géant qui a lieu tous les ans depuis 2022.
03:00Qui a été un peu allégé, là, oui.
03:01Justement, qui est au cœur d'une polémique.
03:03Normalement, il y a 18 500 militaires sud-coréens,
03:07des milliers de militaires américains.
03:08Cet exercice, il doit durer 11 jours.
03:11Cet exercice, il faut bien dire ce que c'est,
03:12c'est une simulation d'un affrontement direct
03:15entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.
03:17Cette année, cet exercice, au lieu de durer 11 jours,
03:20il dure 5 jours,
03:21puisque Donald Trump a dit qu'il jugeait cet exercice
03:23trop coûteux, trop menaçant.
03:26Et donc, en fait, c'est une véritable trahison
03:28pour son allié sud-coréen.
03:30Et c'est tendre la main au nord-coréen, à Pyongyang,
03:33qui, lui, répond par des missiles.
03:35Et en plus, pour en rajouter un petit peu au camouflet,
03:38il y a la sœur du dirigeant nord-coréen qui dit
03:40« Ah non, non, non, non, nous, on n'a jamais...
03:42Il n'est pas question de rencontrer Donald Trump.
03:44En tout cas, on n'a pas eu de dernier contact. »
03:46Kim Yo-jong, c'est la sœur que l'on présente
03:49comme la successeur potentielle.
03:51C'est elle qui serait en train de devenir
03:53la femme forte du pouvoir.
03:55Parce qu'on dit « homme faux », on dit la femme forte du pouvoir.
03:57Mais donc, est-ce que c'est de la gesticulation nord-coréenne
04:00habituelle ou il faut regarder ça de manière un peu plus sérieuse ?
04:03Non, c'est de la réciprocité.
04:05C'est-à-dire qu'il faut bien distinguer ce qui relève du politique,
04:08cette probable rencontre entre Trump, probable ou improbable,
04:12je ne suis pas mal à Mirma,
04:15entre Donald Trump et Kim Jong-un.
04:18Et puis, ce qui relève de la stratégie militaire.
04:22Ou là, comme vous le disiez exactement,
04:24c'est-à-dire que vous faites un exercice militaire,
04:26la Corée du Sud fait un exercice militaire,
04:28nous faisons un exercice militaire.
04:31C'est de la réciprocité.
04:32Et puis, ce qu'il faut lire dans ce qui est envoyé,
04:35alors, dix missiles, ça paraît beaucoup,
04:37mais c'est des missiles plutôt courtes portées.
04:39Parce que ce qu'il faut voir, c'est la nature des missiles
04:42qui sont envoyés.
04:43C'est-à-dire qu'il y a des missiles courtes portées,
04:45moyennes portées, longues portées et intercontinentaux.
04:49Ceux-là, ils sont chargés, ceux des exercices ou pas ?
04:51Ils ne sont pas chargés.
04:52Je pense que c'est des exercices...
04:54À blanc, comme on dit.
04:55Voilà, à blanc.
04:56C'est juste des signaux pour dire,
04:58vous faites un exercice militaire.
05:00Alors, pour nous, côté occidental, côté américain,
05:04c'est un exercice militaire de défense en cas d'attaque.
05:07Mais pour les Nord-Coréens, c'est une menace.
05:10Et donc, ils répondent à cette menace
05:11par une autre forme de menace.
05:13Donc, c'est de la réciprocité militaire.
05:15Donc, il y a vraiment deux niveaux.
05:17Il y a la possibilité d'une rencontre
05:19entre les deux chefs d'État.
05:20Ça, c'est une chose.
05:22Et puis, ensuite, exercice militaire,
05:25contre-exercice militaire.
05:26Mais si on lit vraiment le détail
05:30de ce qui est dit dans cette salve de dits missiles,
05:35c'est de la tactique militaire.
05:38C'est-à-dire, ce n'est pas menaçant...
05:40Ça ne menace pas les États-Unis.
05:41Ce ne sont pas des missiles qui sont intercontinentaux.
05:44Ça menace la Corée du Sud, en revanche.
05:46Ça relève de la paix régionale.
05:51Enfin, il y a 28 000 militaires
05:52qui sont stationnés en Corée du Sud.
05:54Il faut le rappeler, depuis 70 ans maintenant,
05:56à la fin de la guerre.
05:57Tout ça, c'est une histoire de graduation.
05:58Le courte portée, c'est la Corée du Sud.
06:02Moyenne portée, c'est le Japon.
06:03Et longue portée intercontinentale,
06:06c'est les États-Unis.
06:07C'est trois types de menaces
06:08complètement différentes à interpréter.
06:10En même temps, c'est un moyen aussi
06:11pour le pouvoir nord-coréen de dire,
06:12vous voyez, on aide Vladimir Poutine
06:15en Ukraine.
06:16On compte là encore plus ici.
06:19Vous voyez, on est au centre du jeu.
06:21Oui, ils ont brisé leur isolement.
06:24Pyongyang, c'était un régime tout à fait paria,
06:27d'autant qu'il était sorti du traité
06:29de non-prolifération nucléaire.
06:31Et que les libertés étant ce qu'elles sont
06:34en Corée du Nord, c'est-à-dire nulles,
06:35eh bien, il était au banc des nations.
06:38Mais la guerre d'Ukraine a fait
06:39que les capacités de production nord-coréenne
06:43ont été utiles à Vladimir Poutine.
06:45pour lui fournir des obus dans un premier temps.
06:47Maintenant, des missiles balistiques
06:48qui ont été utilisés la nuit dernière
06:50sur le front en Ukraine
06:52et contre la capitale Kiev.
06:54Et donc, il y a cette nouvelle utilité
06:57de la Corée du Nord
06:58qui trouve des nouveaux partenaires
07:00et qui est un peu au centre
07:01de ce rapprochement entre la Russie,
07:03la Chine et maintenant la Corée du Nord.
07:06Et les trois pays sont assez puissants
07:09dans la façade pacifique.
07:11Donc, c'est le nouvel axe
07:12qui est en train de s'installer.
07:14C'est un peu virtuel auparavant,
07:16voire inexistant avec la Russie,
07:18mais maintenant qui a une certaine effectivité.
07:21Et le Japon, la Corée du Sud et Taïwan
07:23ont beaucoup de soucis à se faire
07:25parce que la garantie américaine
07:27n'est plus aussi...
07:29Bien sûr, mais ça veut dire
07:29que c'est une alliance militaire potentielle ?
07:31Ah, mais elle n'est pas potentielle.
07:33On voit ce qui se passe avec la Russie
07:36où il y a effectivement des missiles,
07:38mais dans le cas d'un autre point de tension,
07:40vous voyez, dans le Pacifique,
07:43cette alliance pourrait se mettre vraiment...
07:45C'est une double triangulation, si vous voulez.
07:46Il y a Nord-Coréen, Russie, Chine,
07:50mais c'est vraiment des partenariats
07:52autant stratégiques, militaires, politiques, économiques, etc.
07:56Et puis, une deuxième triangulation,
07:58Corée du Sud, Japon, Amérique,
08:02Etats-Unis et puis Taïwan, un peu plus loin.
08:05C'est-à-dire que cette double triangulation,
08:07si vous voulez,
08:08où tout le monde essaye de, finalement,
08:10cadenasser l'adversaire.
08:11En fait, le but, c'est de créer
08:13des forces de dissuasion
08:15qui permettent de faire en sorte
08:17que ça ne dégénère pas.
08:18Mais voilà, toute la question est de savoir
08:20comment on peut réussir
08:22dans une telle complexité géostratégique.
08:24Ça peut dégénérer avec l'histoire de Taïwan.
08:26Taïwan, ça peut dégénérer si jamais ça...
08:28Alors, il y a des ambitions.
08:29Il y a des ambitions de part et d'autre.
08:30Il y a des ambitions, etc.
08:32Mais là, on voit les Etats-Unis
08:33qui essaient de marcher un petit peu
08:34sur les plates-bandes de la Russie et de la Chine
08:38en tendant la main à la Corée du Nord.
08:40Et puis là, en ce moment,
08:41il y a le ministre des Affaires étrangères chinois
08:43qui est parti en Corée du Sud
08:46pour établir des relations diplomatiques
08:48plus fortes avec la Corée du Sud.
08:50Donc, chacun essaye de marcher
08:51sur les plates-bandes de l'adversaire
08:53sans que ça dégénère en conflits armés.
08:57Oui, non, mais on voit bien
08:58que le Kim Jong-un de 2018,
09:01lorsqu'il lui tendait la main Donald Trump
09:03et qu'il était isolé,
09:04là, c'est plus le même homme, en fait.
09:06Là, à cause de son alliance avec Vladimir Poutine,
09:08il ne se sent plus isolé.
09:10Et puis, il faut dire qu'en ce moment,
09:11il se sent même presque galvanisé.
09:13Il est en train d'entraîner son armée.
09:15Il a fait, en fait, de ce conflit
09:17entre la Russie et l'Ukraine
09:18une sorte de laboratoire morbide
09:19où il peut entraîner son armée
09:21dans une vraie guerre,
09:22une guerre moderne,
09:23où il y a des drones,
09:24où ils peuvent se former.
09:26Il fournit, effectivement,
09:27il a fourni beaucoup d'obus.
09:28Il a fourni des milliers d'hommes.
09:30Il y en a encore 1 900-500,
09:31normalement, dans la région de Kursk.
09:33Et selon Zelensky,
09:34il se prépare à envoyer
09:3630 000 hommes supplémentaires en Russie.
09:39Donc, évidemment,
09:40que la Corée du Sud regarde ça
09:42avec beaucoup d'attention.
09:44On va regarder, justement,
09:45quelle est la puissance militaire
09:46de la Corée du Nord.
09:47Il faut quand même remettre
09:48les choses en perspective.
09:49Pour ça, on a les éléments de réponse
09:51qui sont donnés par Julien Migomuller.
09:53Donc, Pyongyang,
09:54combien de divisions ?
09:55Alors, déjà, des chiffres
09:57qui sont assez remarquables.
09:58On les regarde ensemble.
09:59Regardez, la Corée du Nord
10:01dispose d'un million
10:03125 000 militaires actifs
10:05et près de 10 millions
10:08de réservistes.
10:09C'est quoi ?
10:10C'est, du coup,
10:10la première armée au monde
10:12par habitant.
10:14Regardez, 49 militaires
10:15pour 1 000 habitants,
10:16alors qu'en France,
10:17c'est 10 fois moins.
10:19Parlons également
10:19de leur arsenal nucléaire.
10:22Selon les recherches
10:23de l'Institut indépendant Cypri,
10:26la Corée du Nord
10:27disposerait de 60 ogives nucléaires.
10:30En revanche,
10:31la Corée du Sud,
10:32qui est le pays voisin
10:33et ennemi,
10:34dit qu'il y en aurait 120.
10:35L'aspect à prendre en compte,
10:37en fait,
10:37c'est la capacité également
10:39de la Corée du Nord
10:39à transporter
10:41ces ogives nucléaires
10:42et pour cela,
10:43eh bien,
10:43il faut des missiles.
10:45Justement,
10:46la Corée du Nord,
10:47combien de missiles
10:48a-t-elle ?
10:49Regardez,
10:50il y a,
10:51ça va peut-être s'afficher
10:52dans quelques instants,
10:54les missiles
10:55les plus courants,
10:57c'est ce qu'on appelle
10:57les Wastong-18,
10:58les Wastong-19,
10:59ce sont des missiles
10:59balistiques intercontinentaux.
11:01Ils pourraient,
11:02selon toute vraisemblance,
11:03pouvoir toucher l'Amérique
11:05et puis,
11:06il y a également
11:06les missiles balistiques
11:07de courte portée
11:08qu'on appelle
11:08les KN-23,
11:09les KN-24.
11:10Ce sont ceux
11:10qui ont été utilisés
11:11par la Russie
11:12cet été sur le front ukrainien.
11:15Merci,
11:15Julien Migaud-Muller.
11:16Théo Clément
11:16est avec nous,
11:17chercheur associé
11:18à l'EHESS,
11:20spécialiste de la Corée du Nord.
11:22Est-ce qu'on est sûr
11:24de cet arsenal nord-coréen
11:26ou c'est toujours sujet
11:27à caution et à question ?
11:29Alors,
11:30il faut prendre tout ça
11:31avec une énorme poignée de sel,
11:32surtout l'évaluation
11:34du nombre d'ogives nucléaires
11:37qui est en possession
11:38de la Corée du Nord.
11:39Par contre,
11:40on commence avec la guerre
11:41en Ukraine,
11:41on commence à avoir
11:41des éléments
11:42beaucoup plus probants
11:43sur le degré de maturité
11:45des vecteurs à courte portée
11:46balistiques nord-coréens
11:47parce qu'on réussit
11:48à récupérer
11:49ce qu'on appelle
11:49des fragments,
11:50donc des missiles
11:51qui ont explosé
11:52ou qui n'ont pas réussi
11:53à exploser
11:53sur le front ukrainien
11:54et à dépiauter
11:56un petit peu l'ensemble
11:56pour voir les composants,
11:59quelle proportion
11:59de ces composants
12:00sont faits en Russie,
12:01quelle proportion
12:01de ces composants
12:02sont faits en Corée du Nord
12:04et on a constaté
12:05qu'un grand nombre
12:06des composants
12:07qui sont utilisés
12:08dans les missiles nord-coréens
12:09qu'on retrouve en Ukraine
12:10se viennent en fait
12:11de l'Occident,
12:12de différents pays occidentaux
12:14et qui transitent
12:14par différents pays,
12:15alors la Chine
12:16en première partie évidemment.
12:17Théo, on peut dire
12:19oui, la Corée du Nord
12:20est une puissance nucléaire ?
12:23La Corée du Nord
12:24est une puissance nucléaire,
12:25elle ne reviendra pas
12:26sur ces questions,
12:27il faut enterrer ce rêve
12:28qui est un rêve
12:29ou un fantasme en fait,
12:32selon laquelle
12:32la Corée du Nord
12:33va dénucléariser,
12:34déjà parce que
12:35c'est très difficile
12:36de désinventer
12:37la bombe atomique
12:37si la Corée du Nord
12:38a les infrastructures,
12:39les ingénieurs
12:40et l'uranium nécessaire,
12:42donc on parlerait
12:43d'un régime d'inspection
12:44qui serait complètement dantesque
12:45et vu la capacité
12:47de transparence du pays,
12:48on n'y arrivera jamais
12:49et surtout
12:50tant qu'il n'y a pas
12:51un changement global
12:52dans l'architecture
12:52de sécurité
12:53de l'Asie du Nord-Est
12:54et des relations
12:55entre la Corée du Nord
12:55et les Etats-Unis,
12:56on voit difficilement
12:57pourquoi la Corée du Nord
12:58se mettrait à dénucléariser.
12:59D'accord,
12:59mais il n'y a aucun intérêt
13:00à ce qu'il y ait
13:00un changement de relation,
13:02c'est-à-dire que la Chine veille
13:03en plus depuis Kim Il-sung,
13:05Kim Jong-il,
13:06Kim Jong-un
13:06et maintenant avoir
13:07Kim Yo-jong,
13:08la sœur,
13:09on reste sur le même cap
13:10sous le parapluie
13:12du grand frère chinois
13:14parce que personne n'a intérêt
13:16à voir les deux Corées
13:17se réunifier
13:17et au contraire
13:18on a l'épouvantail nord-coréen
13:20que tout le monde
13:20va utiliser, non ?
13:22On peut voir les choses
13:23de manière très cynique,
13:24effectivement,
13:24il y a des hauts responsables
13:25militaires américains
13:26qui ont expliqué
13:27qu'on en fait beaucoup
13:28sur la Corée du Nord,
13:29il ne faut pas oublier
13:29que la Corée du Nord,
13:30alors ça intéresse beaucoup
13:31les médias,
13:32ça intéresse beaucoup de choses,
13:33c'est un petit pays
13:34de 25 millions d'habitants
13:35qui a un niveau de développement
13:36pour comparer à l'ensemble
13:39des pays de l'Asie-Nord-Est
13:40est quand même
13:41relativement insignifiant
13:42donc c'est aussi un ennemi
13:44qui est très utile
13:45pour justifier une présence
13:47dans une zone
13:48qui est une zone de faille
13:49notamment du fait
13:50de la montée en puissance
13:51de la Chine.
13:52Après, je ne veux pas dire
13:53que tout l'intérêt
13:54pour la zone
13:54est uniquement cynique,
13:57la Corée du Nord
13:58est prise de manière
13:58très au sérieux
13:59par les différentes
14:00puissances occidentales
14:01notamment du fait
14:03du conflit ukrainien,
14:05après moi je,
14:05en tant que vraiment
14:06spécialiste de la Corée du Nord,
14:08je suis toujours
14:09un peu sceptique
14:09quand on m'explique
14:10que la Corée du Nord
14:11est une immense menace
14:12etc.
14:12parce que si vous comparez
14:13la Russie avec la Chine
14:14à d'autres choses,
14:15on n'est pas du tout
14:15dans le même ordre
14:16de grandeur
14:17en termes de capacité
14:18de nuisance
14:19pour dire les choses
14:20d'un point de vue occidental.
14:21Restez avec nous Théo Clément
14:22et puis parce que la discussion
14:23va continuer sur
14:24l'état réel effectivement
14:25de la menace nord-coréenne,
14:27à quoi joue la Corée du Nord,
14:28à quoi joue Donald Trump
14:29en voulant effectivement aussi
14:30tendre la main
14:31au président Kim
14:32et puis on sera avec
14:33notre analyste défense
14:35Didier François dans un instant.
14:37Pas une journée
14:37sans un soubresaut international,
14:39ça maintenant
14:39vous en avez l'habitude
14:40en suivant BFM TV
14:41et là le soubresaut
14:42il étaille sur des missiles balistiques,
14:44c'est du coroté
14:44de la Corée du Nord.
14:45La Corée du Nord
14:46qui a l'habitude
14:47effectivement de se livrer
14:48à des exercices,
14:49à des simulations
14:49mais là ça entre
14:50dans un cadre bien précis,
14:52c'est-à-dire c'est au moment
14:53où les Américains
14:54manœuvrent avec les Sud-Coréens,
14:55au moment où le président Trump
14:56dit qu'il se désengage
14:58un peu de ses manœuvres
14:58et il aimerait bien rencontrer
14:59le président Kim,
15:01voilà Donald Trump
15:02à propos de son ami
15:03Kim à Pyongyang.
15:05Monsieur le président,
15:07échangez-vous des lettres
15:07avec Kim Jong-un ?
15:10Je ne peux pas vous répondre.
15:12Mais je m'entends bien avec lui
15:13et vous savez pourquoi
15:14je m'entends bien avec lui ?
15:15C'est une bonne chose,
15:16pas une mauvaise chose
15:17car il a 57 armes nucléaires
15:20très puissantes.
15:21Nous n'aurions jamais dû
15:22autoriser que ça arrive.
15:23Il n'aurait jamais dû l'autoriser.
15:25Si j'avais été là,
15:26je ne l'aurais pas autorisé.
15:27Je m'entends très bien avec lui.
15:29Je ne peux pas laisser l'Iran
15:30avoir l'arme nucléaire.
15:31Je connais très bien
15:32Kim Jong-un
15:33et il va s'en sortir.
15:35Tant que nous aurons
15:36un président intelligent,
15:37il s'en sortira très bien.
15:38Si nous avons un président stupide,
15:40alors il ne s'en sortira
15:41probablement pas aussi bien.
15:43Allez-vous le rencontrer
15:44cette année ?
15:44Oui, j'y compte bien.
15:46Donc ça,
15:47alors c'est l'objectif,
15:48Didier François.
15:49Il en a envie,
15:50Donald Trump
15:51parce qu'il a plein
15:52d'ogives nucléaires.
15:53Le président Kim,
15:54il est puissant
15:54donc il faut que les puissants
15:55se rencontrent.
15:56On ne voit pas très bien
15:57la logique politique derrière
15:58telle qu'elle est affirmée là
15:59mais il veut y aller.
16:01Alors il veut y aller
16:02et ceci dit,
16:03il l'a déjà fait.
16:04Rappelez-vous que
16:05en 2017,
16:06le traité de Rocketman
16:07il disait qu'il allait le détruire.
16:08Enfin, il nous a fait
16:08le même coup qu'avec l'Iran.
16:10Il allait raser tout ça.
16:112018-2019,
16:12il le rencontre
16:13à trois reprises.
16:14Échec sur toute la ligne
16:15sur le fait que
16:16la Corée n'arrive pas
16:17à l'arme nucléaire
16:18puisque à la troisième réunion
16:20finalement,
16:21Kim Jong-un
16:22décide de ne plus y aller
16:23parce qu'il veut garder
16:25ses armes nucléaires.
16:25Et c'est aujourd'hui
16:26qu'il veut obtenir
16:27cette reconnaissance-là
16:28de la part de Donald Trump.
16:30Ce qui est inquiétant
16:30dans ce qui vient d'être fait
16:31d'abord,
16:32c'est que Donald Trump,
16:34et c'est ça que cherche
16:35la Corée du Nord
16:36et ses alliés,
16:38les dictatures de la région,
16:40c'est de mettre un coin
16:41entre l'ensemble
16:42des démocraties régionales
16:44et leurs alliances américaines.
16:45Aujourd'hui,
16:46on voit des États-Unis
16:47qui,
16:48comme en Europe,
16:49et on voit
16:49la Corée du Nord
16:50avec derrière la Russie
16:52et la Chine
16:53de manière un peu différente,
16:54qui testent
16:55les déterminations
16:57et les solidarités
16:58des démocraties
16:59dans leur défense commune.
17:00Voilà,
17:01c'est ça le vrai problème
17:02aujourd'hui.
17:02Ce n'est pas directement
17:03la menace militaire
17:06coréenne
17:07en tant que telle,
17:08encore qu'elle existe,
17:09elle augmente.
17:10Je suis d'accord,
17:10elle n'est pas encore
17:12totalement...
17:13Ce n'est pas une attaque directe
17:14le risque aujourd'hui.
17:15C'est le fait
17:16qu'on a un pays
17:17qui est quand même
17:18une dictature absolue,
17:20qui a l'habitude
17:21d'un rapport de force dur,
17:22qui est...
17:24Un petit souci avec...
17:25Aujourd'hui,
17:26sans tuer ce qu'il y a...
17:27Voilà,
17:28il y avait un souci ?
17:29Oui,
17:29il y avait un souci
17:30avec le signal,
17:31Didier François.
17:31Allez-y,
17:32poursuit votre propos,
17:32ça a bloqué...
17:33Non,
17:33je vous en prie,
17:34c'est peut-être un coup
17:34des Nord-Coréens,
17:35ça a bloqué un petit peu.
17:38Ou des E-Robites,
17:39je ne sais pas,
17:40on ne sait plus
17:40qui pirate qui aujourd'hui,
17:41allez-y.
17:42Exactement.
17:43On a donc un problème
17:44d'avoir une dictature
17:47dotée de l'arme nucléaire,
17:48ce qui la sanctuarise,
17:49qui essaye de diviser
17:50en fait les démocraties
17:53de jouer son jeu
17:54de manière absolument incroyable.
17:56Alors que...
17:57En fait,
17:58de croire que
17:59en apaisant,
18:00en faisant des déclarations
18:01comme il l'avait fait
18:01il y a trois ans,
18:03il va pouvoir les calmer.
18:04Alors qu'en fait,
18:05on voit bien que pas du tout.
18:06On est sur une Corée du Nord
18:08qui a progressé
18:10d'un point de vue
18:11des capacités balistiques
18:12aidées par la Russie.
18:13L'air de rien,
18:14le fait qu'ils aient envoyé
18:15entre 30 et 50 000 hommes
18:17ou qu'ils se préparent
18:18à le faire à nouveau
18:18en Ukraine,
18:20c'est deux mois de perte russe.
18:21Deux mois sur un an,
18:22c'est pas rien
18:22pour la Russie.
18:23Ils ont progressé
18:24sur les questions
18:25de missiles balistiques.
18:26On voit par l'étude
18:27qu'ils ont tiré,
18:28par exemple,
18:28la Zaporizhia
18:29la semaine dernière,
18:30que les Russes
18:31les ont aidés
18:32à progresser
18:33avec les GPS
18:34dans la précision
18:35et dans le ciblage.
18:36Donc on voit
18:36qu'on a
18:37une puissance régionale
18:39qui est de plus en plus
18:42affirmée
18:42et à laquelle
18:43il va falloir
18:44vraiment répondre.
18:45Parce que sinon,
18:45à un moment ou à un autre,
18:46les Japonais
18:47et les Coréens du Sud
18:49vont se poser
18:50la question
18:51de comment
18:51ils vont pouvoir
18:52se défendre,
18:53y compris
18:53en se mettant
18:54en dessous du seuil nucléaire.
18:55Vous dites
18:56que c'est une puissance
18:56à laquelle il va falloir répondre.
18:58Ça veut dire quoi
18:59répondre à cette puissance ?
19:01Répondre...
19:03La première chose,
19:04c'est peut-être déjà
19:04de commencer
19:05à être ferme
19:06sur les prix
19:07et ne pas commencer
19:08à dire
19:09qu'on va arrêter
19:09les exercices,
19:11ce qui est quand même
19:11un vrai problème.
19:12Le message envoyé
19:13à la Corée du Nord
19:15en arrêtant,
19:16en mettant
19:18six jours en moins
19:18d'exercices
19:19qui sont des exercices
19:20défensifs
19:21donne un très très mauvais message
19:22à la Corée du Nord
19:23qui montrait
19:24que dès qu'ils montent le ton,
19:26les Occidentaux se couchent.
19:27C'est quand même
19:28un vrai sujet.
19:29Didier,
19:29vous restez avec nous ?
19:31On va essayer
19:32de refaire la liaison.
19:34Ne vous inquiétez pas.
19:35Ce qui est dingue
19:36dans cette histoire,
19:37c'est qu'on est reparti
19:38dans une course
19:38à l'armement nucléaire.
19:39Même le Japon
19:40pense à l'armement nucléaire.
19:43Et moi,
19:43je pense aux Coréens
19:44qui, pendant un temps,
19:45se sont dit,
19:46avec ces familles
19:46qui sont éclatées
19:47depuis 70 ans maintenant,
19:49pendant un temps,
19:50ont eu un rêve
19:50peut-être de réunification
19:53des deux Corées.
19:54Là, c'est complètement oublié.
19:55C'est passé par...
19:56Oui, on se souvient
19:56des Jeux Olympiques d'hiver
19:57il n'y a pas si longtemps
19:58où il y avait une équipe commune
20:00entre les deux Corées
20:01qui a fait la suivi
20:04des compétitions.
20:05Maintenant,
20:06c'est un environnement
20:07qui a beaucoup changé,
20:08notamment en raison
20:09de l'implication
20:10des Nord-Coréens
20:10dans la guerre d'Ukraine.
20:12Vladimir Poutine
20:12était dans les îles Kuril
20:14il y a quelques jours.
20:15Donc, on voit bien
20:15que c'est un nouveau théâtre
20:17de tensions
20:17où, après l'impossibilité
20:20de passer en force
20:21sur le front ukrainien,
20:22eh bien,
20:23on cherche à déstabiliser,
20:24à tester la solidité
20:26de l'alliance des démocraties,
20:27comme le disait
20:29votre correspondant,
20:30Didier François.
20:31C'est tout à fait intéressant
20:33de voir comment on va réussir
20:35à passer le test.
20:36D'autant plus que
20:37la guerre en Ukraine
20:38fait que les forces armées
20:39se sont énormément transformées.
20:41Donc, la capacité
20:42à avoir une armée
20:44qui fait face
20:45à une force composée
20:47de drones,
20:48de missiles balistiques,
20:49de missiles de croisière,
20:50elle est remise en cause.
20:52Est-ce que l'armée sud-coréenne
20:53s'est suffisamment transformée
20:55pour faire face
20:56à une armée nord-coréenne
20:57qui s'est battue en Ukraine,
20:58qui va peut-être envoyer
20:59encore plus,
21:00trois ou cinq fois plus
21:01de troupes en Ukraine
21:02et qui sera à la pointe
21:04de la technologie militaire ?
21:05C'est ça la question
21:07et il faut qu'on puisse
21:08être en soutien.
21:09La France avait envoyé
21:10un contingent
21:10pendant la guerre de Corée
21:11et elle ne serait vraiment
21:13pas en mesure
21:13de le faire aujourd'hui.
21:14Donc, la sécurité
21:15de cette zone,
21:16elle repose principalement
21:17sur les États-Unis,
21:19mais les États-Unis
21:20de Donald Trump,
21:20ils sont difficiles
21:21à prévoir
21:22et même si on peut interpréter
21:24le geste de Donald Trump
21:25envers Kim Jong-un.
21:26Les États-Unis
21:26et le Japon,
21:27parce que le Japon,
21:29c'est la terre et vitaux là-bas.
21:30Il est très dépendant
21:31des États-Unis.
21:32Même si aujourd'hui,
21:33on dit qu'il réfléchit
21:33de nouveau à l'arme nucléaire.
21:34Attendez, je voudrais juste
21:35poser une question
21:36à Théo Clément.
21:37Est-ce que le rêve
21:37de réunification
21:39Corée du Sud,
21:39Corée du Nord,
21:40là, il est définitivement
21:42enterré en plus
21:43avec les gesticulations
21:44que l'on voit en ce moment ?
21:46Alors, il ne faut jamais dire
21:47jamais.
21:48Moi, ça me fait très mal
21:49au cœur de le dire,
21:50mais en 2023,
21:51donc décembre 2023
21:51et au printemps 2024,
21:53les Nord-Coréens
21:53ont été très durs
21:54et ont expliqué
21:55que la pierre angulaire
21:56de la politique étrangère
21:57nord-coréenne,
21:58qui était la politique
21:58de réunification,
21:59était désormais nulle
22:00et non avenue.
22:02J'ai fait des très,
22:05très longs séjours
22:06en Corée du Nord.
22:08Je sais que pour les Nord-Coréens,
22:10la réunification,
22:11c'est quelque chose
22:12qui est trop fondamental
22:12dans leur façon
22:13de comprendre le monde
22:14pour penser qu'il suffit
22:16qu'on raie ça
22:16d'un trait de plume
22:17pour se dire
22:18qu'on passe à autre chose.
22:19Ceci étant,
22:20en l'état actuel des choses,
22:21tous les monuments
22:22qui faisaient référence
22:23à la réunification
22:24en Corée du Nord,
22:25tous les slogans,
22:26toutes les expressions
22:27qui étaient liées à ça
22:28ont été complètement
22:30damnatio-mémoré,
22:31ont été effacés
22:32des mémoires
22:35et des discours politiques.
22:36Donc,
22:36en l'état actuel des choses,
22:38clairement,
22:38la réunification,
22:39ce n'est pas pour demain.
22:40Ce n'est pas une caprice
22:41nord-coréen,
22:42c'est dû au fait
22:43qu'il y a eu
22:44cette période
22:44de main tendue,
22:45qui n'était pas une main tendue
22:46nord-coréenne,
22:47qui était une main tendue,
22:47on va dire,
22:48mutuelle,
22:48entre la Corée du Sud,
22:49les États-Unis
22:50et la Corée du Nord,
22:52qui ont donné lieu
22:52à ces avancées spectaculaires
22:54des sommets
22:54de Singapour,
22:55de Hanoï,
22:56de la DMZ
22:56et des Jeux Olympiques,
22:58donc à la charnière
22:582016-2018.
23:01Et alors,
23:01contrairement à ce que
23:02disait Didier François,
23:03ce n'est pas la Corée du Nord
23:05qui est partie
23:05de la table de négociation
23:06à Hanoï,
23:10en 2019,
23:11c'est les États-Unis,
23:12en fait.
23:12C'est les États-Unis
23:13qui ont dit,
23:13écoutez,
23:13vous n'êtes pas prêts
23:14à faire un deal,
23:14vous n'êtes pas prêts
23:15à mettre l'arme atomique
23:16sur la table.
23:18Les Nord-Coréens,
23:19Kim Jong-un est parti,
23:20il est rentré chez lui.
23:21Si on imagine
23:22cinq minutes,
23:23alors c'est difficile
23:24de savoir si ça existe vraiment,
23:25mais qu'on est face
23:26à une partie
23:28du pouvoir politique
23:29nord-coréen
23:29qui est conservatrice,
23:31les généraux,
23:31par exemple,
23:32qui ne sont pas du tout contents
23:33de voir Kim Jong-un
23:34se parader
23:34avec celui qui représente
23:36vraiment les forces hostiles
23:37qui veulent annuler
23:38la Corée du Nord
23:39et qui revient
23:40avec absolument rien.
23:41On peut imaginer
23:42que les Nord-Coréens
23:43en ont profité
23:43pour fermer le pays
23:44à clé,
23:45ce qui s'est passé
23:46avec le Covid,
23:46et à dire à la Corée du Sud
23:48et aux États-Unis
23:49qu'on n'a plus envie
23:49de discuter.
23:50Et là, clairement,
23:51c'est le message
23:52que Kim Jong-un
23:53essaie d'envoyer
23:53en répondant
23:54à une invitation au dialogue
23:55par des tirs de missiles.
23:56Mais un dernier mot
23:58sur ce qui se passe aussi
23:59en Corée du Nord.
24:01Est-ce que le pouvoir
24:01est en train de changer ?
24:02Est-ce que Kim Jong-un
24:03est en train
24:03de le transférer
24:04à sa sœur
24:06qui s'appelle
24:07Kim Yo-Jong
24:08que l'on annonce
24:09encore plus dur que lui ?
24:10Est-ce que c'est
24:11ce qui est en train
24:11de se passer ou pas ?
24:12Alors, tout ce que vous lisez
24:14sur Kim Yo-Jong,
24:15c'est du bullshit complet
24:15pour la simple et bonne raison
24:17qu'on n'a pas
24:17les informations
24:18sur qui c'est le terme.
24:20Le pouvoir politique
24:21nord-coréen
24:21la présente comme plus dur.
24:22Elle joue de ça
24:23avec son attitude
24:24quand elle rencontre
24:25des Sud-Coréens.
24:26On ne sait même pas,
24:27on ne sait rien
24:28de ce qui se passe.
24:28Ce n'est pas parce que
24:29Kim Jong-un est au centre
24:30de la photo
24:30que c'est lui
24:31qui prend les décisions.
24:33Il est pas omniscient
24:35et la Corée du Nord,
24:36contrairement à l'idée
24:36qu'on en a d'un pays
24:37très vertical,
24:38bien l'idée,
24:39c'est beaucoup d'institutions,
24:40tout le monde se tire
24:40dans les pattes.
24:41C'est un pays
24:41qui est extraordinairement complexe
24:43donc il ne faut pas
24:44se contenter là-dessus.
24:45Merci Théo Clément,
24:46merci de ces précisions.
24:48Bon,
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