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  • il y a 2 jours
Les débats de l'été avec Rodrigo Arenas, William Thay, Jean-Marie Vilain

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-08-20##

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News
Transcription
00:00:01Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith
00:00:06Et vous êtes toujours sur Sud Radio, merci pour cela, 10h, passez 32 minutes avec vos appels au 0826-300
00:00:12-300-ZAC
00:00:12qui vous attend au standard, cette affaire sur Patrick Bruel, avec laquelle nous revenons très largement
00:00:18Nos débatteurs sont arrivés en plateau et on n'a pas terminé le débat d'avant, donc on va le
00:00:22finir tous ensemble les amis
00:00:23Si ça vous va, William Thay, bonjour
00:00:25Vous êtes président et fondateur du think tank gaulliste, le millénaire, j'y arriverai jamais
00:00:35Jean-Marie Villain, bonjour, vous êtes conseiller régional, Île-de-France et ancien maire de Virichatillon
00:00:40Merci d'être là également, vous l'avez déjà entendu sur notre antenne en début de cette semaine
00:00:47mais il est revenu, Rodrigo Arenas, député La France Insoumise et conseiller municipal à la ville de Paris, bonjour
00:00:54Bonjour
00:00:55Merci d'être là également, à distance, notre débat qui n'a pas terminé et que nous allons reprendre tout
00:01:01de suite
00:01:01Bénédicte Martin, vous êtes écrivaine, journaliste et ambassadrice de l'association MeToo Media
00:01:06et puis avocat au barreau de Paris, pénaliste Mathieu Juglard
00:01:12avec qui on avait une discussion déjà un peu animée, Albin Texera, toujours autour de cette place, journaliste chez Sud
00:01:18Radio
00:01:20Juste avant qu'on s'interrompt, Bénédicte Martin, vous réagissiez justement en disant
00:01:26en quoi Patrick Bruel a un statut particulier qui lui confère le droit de bénéficier d'un allègement
00:01:34alors même que d'autres qui sont en préventive ne l'ont pas ?
00:01:37Parce que ces allègements pour les sorties de territoire sont pour des motifs impérieux comme des décès
00:01:42là en l'occurrence ce n'est pas un motif impérieux, ce qu'on nous a argué en face
00:01:47voilà on a dit bref, un bref séjour à l'étranger
00:01:52en général ils prennent tout à même la décence justement lors de ces allègements
00:01:55de dire s'il y a un décès ou s'il y a vraiment quelque chose de grave
00:01:59là c'est peut-être pour le travail, c'est peut-être pour préparer sa tournée qu'il compte maintenir
00:02:03où là aussi on est sur un problème
00:02:07Justement, comptez venir sur cette tournée, vous y venez, on va en parler tout de suite
00:02:12Patrick Bruel a décidé de maintenir sa tournée des 35 ans de son album Alors Regarde
00:02:17qui doit débuter début octobre
00:02:20vous quand vous l'avez appris hier que l'artiste se prépare à maintenir cette tournée
00:02:25vous avez réagi comment ?
00:02:26C'est voici qui s'applète
00:02:27C'est voici, c'est des informations
00:02:29Moi je sais depuis un moment qu'il s'y prépare
00:02:32notamment avec ses musiciens et tout ça
00:02:35il reste 43 jours en fait
00:02:37pour que la justice
00:02:42protège
00:02:42en l'occurrence
00:02:43les gens qui vont être amenés à travailler
00:02:46avec Patrick Bruel
00:02:47dans le droit du travail, il y a l'article 41-21
00:02:50qui ne prend pas en compte
00:02:52la présomption d'innocence
00:02:54mais en revanche
00:02:54qui s'applique pour
00:02:57la sécurité des gens, des employés
00:03:00des bénévoles qui travaillent
00:03:01et là on va se retrouver effectivement sur un problème
00:03:03parce que
00:03:05évidemment il y a des groupes féministes
00:03:07qui vont manifester
00:03:09il y a des gens qui sont
00:03:10même sans être des groupes féministes
00:03:12des gens qui sont outrés
00:03:13qui sont scandalisés par le comportement
00:03:15de Patrick Bruel et par ses actes
00:03:17qui vont manifester leur colère
00:03:20donc on va tomber sur un trouble de l'ordre public
00:03:22et qu'est-ce qui va se passer dans ces cas-là ?
00:03:24C'est que
00:03:25c'est les assurances qui vont rembourser
00:03:27et non Bruel
00:03:28Bruel s'entête
00:03:29à vouloir continuer
00:03:30à aller se faire applaudir
00:03:31alors qu'il devrait faire profil bas
00:03:33et préparer sa défense
00:03:34parce que franchement
00:03:35il y a du pain sur la planche
00:03:36avec 32 plaintes
00:03:37donc fêter ses 35 ans
00:03:39je veux dire
00:03:40là on est vraiment dans une
00:03:42quelqu'un qui n'a vraiment honte de rien
00:03:45et qui nous prouve
00:03:46qu'il est dans une impunité la plus totale
00:03:51qu'il estime qu'il a encore à aller se faire applaudir
00:03:53Si on tient le raisonnement de la présomption d'innocence
00:03:56de quoi devrait avoir-t-il honte ?
00:03:58J'entends le point de vue défendu par les victimes
00:04:01et je dois utiliser le propos de présumé
00:04:03puisque tant qu'il n'y a pas de condamnation
00:04:05il est présumé innocent
00:04:06et les victimes sont des victimes présumées
00:04:10Il conteste l'ensemble des faits
00:04:11Il conteste l'ensemble des faits
00:04:13Donc s'il est cohérent avec lui-même
00:04:18il n'a pas
00:04:19il n'a pas
00:04:20si vous voulez
00:04:22à se retirer
00:04:23et avoir honte de quoi que ce soit
00:04:24ça c'est en tout cas
00:04:25sa défense
00:04:26Alors j'aimerais aussi poser une question
00:04:28c'est que Patrick Mouel
00:04:28a-t-il encore besoin de travailler ?
00:04:30A-t-il encore besoin d'aller être applaudi ?
00:04:33Doit-il faire un travail
00:04:34qui nécessite
00:04:36je veux dire
00:04:37une cohésion avec le public ?
00:04:39Que ce soit un boucher
00:04:40qui continue à faire son travail
00:04:41C'est du superflu nécessaire
00:04:44Là c'est votre appréciation
00:04:47En tout cas il faut qu'on tâche d'être
00:04:49Selon ses proches
00:04:49c'est important de préciser
00:04:51selon ses proches
00:04:51cette tournée serait aujourd'hui
00:04:52ce qui lui permet
00:04:53de tenir moralement
00:04:55il décrive un passé déterminé
00:04:58qui part au combat
00:04:59Voilà c'est ce que c'est
00:05:00Il y a des psys pour ça
00:05:03parce qu'après il y a aussi
00:05:05les assurances derrière
00:05:05qui vont devoir payer
00:05:08Il y a aussi la sécu
00:05:09qui peut rembourser un bon psy
00:05:11Bénédicte Martin
00:05:12Je voudrais faire réagir en plateau
00:05:13Rodrigo
00:05:14Je ne paye jamais gratuitement
00:05:14pour les fréquenter
00:05:15Mathieu Jiglard
00:05:16attendez s'il vous plaît
00:05:17Rodrigo Arena
00:05:18s'il vous plaît
00:05:18député de la France Insoumise
00:05:19qui est en plateau
00:05:19je voudrais vous entendre
00:05:22Sur quelle question exactement ?
00:05:24Parce que vous avez abordé
00:05:24beaucoup de sujets
00:05:25Sur la réaction de Bénédicte Martin
00:05:26qui on l'entend
00:05:28est chargé évidemment
00:05:29en émotions
00:05:30et c'est parfaitement logique
00:05:31Moi je suis assez en phase
00:05:32avec ce que dit madame
00:05:34je pense qu'il faut être
00:05:36curieusement constitué
00:05:37psychiquement
00:05:38pour en sachant qu'il y a 35 plaintes
00:05:40je prends aussi de l'omerta
00:05:43qui se fait autour de cette affaire
00:05:45parce que quand vous avez les victimes
00:05:46qui portent plainte
00:05:48et on sait qu'il faut avoir
00:05:49un grand courage
00:05:49pour le faire dans ces affaires-là
00:05:50il y a aussi toutes celles et ceux
00:05:52et notamment je pense à ceux
00:05:53qui ont éteint cette affaire
00:05:55qui n'ont rien dit
00:05:56et moi je sais que
00:05:58depuis que cela arrive
00:05:59sur la place publique
00:06:00il y a effectivement
00:06:01les rumeurs qui ressortent
00:06:02il y a les interdits
00:06:05qui aujourd'hui font surface
00:06:06et ça dit quelque chose
00:06:07sur notre société
00:06:08mais si je fais le point
00:06:09un peu plus global
00:06:11je pense qu'il y a beaucoup
00:06:12de justiciers
00:06:13moi sur l'affaire Bruyelles
00:06:14je garderai silence
00:06:15parce que je suis un fervent défenseur
00:06:17de la séparation des pouvoirs
00:06:18et en l'occurrence
00:06:18il ne m'appartient pas
00:06:19de commenter une action de justice
00:06:21en cours
00:06:22mais tout de même
00:06:23j'ai regardé
00:06:24malgré moi
00:06:25sur les réseaux sociaux
00:06:26les couvertures
00:06:27de magazines people
00:06:27de certains hommes politiques
00:06:30je pense à Nicolas Sarkozy
00:06:31à M. Balkany notamment
00:06:32qui ont aussi bénéficié
00:06:33d'un certain nombre
00:06:33d'allègements
00:06:34et de choses
00:06:36qui me paraissent assez choquantes
00:06:38qui se prennent en photo
00:06:39sur des yachts
00:06:39ou alors qui sortent de là
00:06:41de cette affaire
00:06:41les photos de Adrien Quatennens
00:06:43avaient été quand même
00:06:44un petit peu surprenantes
00:06:45dans le domaine
00:06:46et puis surtout
00:06:46la réaction
00:06:47de M. Mélenchon
00:06:48qui avait osé quand même
00:06:50se comporter
00:06:51d'une façon scandaleuse
00:06:52à propos de cette histoire
00:06:53de M. Quatennens
00:06:54à l'époque
00:06:55très franchement
00:06:57vous avez raison
00:06:58je vous suis complètement
00:07:00sur vos propos
00:07:01mais il faut aller
00:07:02dans tous les sens
00:07:03non non non
00:07:05mais il faut aller
00:07:05complètement
00:07:05il ne faut pas oublier
00:07:07Jean-Luc Mélenchon
00:07:08rajoutez Jean-Luc Mélenchon
00:07:09dans vos propos
00:07:10je n'oublie rien
00:07:10je n'ai pas la même analyse
00:07:11que vous sur le sujet
00:07:12vous le savez bien
00:07:12mais en l'occurrence
00:07:13sur cet été
00:07:16il y a eu
00:07:16oui j'ai trouvé ça choquant
00:07:18de voir M. Sarkozy
00:07:19et M. Balkany
00:07:20sur des yachts
00:07:21dansant sur les quais
00:07:22et en l'occurrence
00:07:23ça dit quelque chose
00:07:24c'était notamment
00:07:25sur la question des femmes
00:07:26et voilà
00:07:27donc je trouve que
00:07:28sur cette affaire là
00:07:29il faut être moralement
00:07:30constitué assez curieusement
00:07:31pour comme disait la dame
00:07:34précédemment
00:07:34d'organiser sa tournée
00:07:36comme si rien n'était
00:07:36voilà
00:07:37William Thay
00:07:38d'autant plus que son répertoire
00:07:39je veux dire
00:07:40parle à chaque fois
00:07:41je veux dire
00:07:41de l'injustice
00:07:43où il dénonce
00:07:44des choses
00:07:45qu'il estime injustes
00:07:46sur le droit
00:07:48à l'enfant
00:07:48les choses comme ça
00:07:49je veux dire
00:07:50on tombe tout même
00:07:51dans un monde là
00:07:52où Patrick
00:07:53Bruel
00:07:54va aller chanter
00:07:54qui a le droit
00:07:55Voici a dit
00:07:56qu'il est en train
00:07:57de s'interroger
00:07:58sur les chansons
00:07:59qu'il doit jouer
00:07:59donc ça c'est le magazine
00:08:00le dit
00:08:01le choix des chansons
00:08:02sera bien choisi
00:08:03mais
00:08:05mais
00:08:06ouais
00:08:06quelle chanson
00:08:07William Thay
00:08:07c'est le mec
00:08:10William Thay
00:08:11moi j'ai eu
00:08:13les mêmes retours
00:08:13que monsieur le député
00:08:15c'est à dire
00:08:15qu'il est probable
00:08:16que Patrick Bruel
00:08:18soit coupable
00:08:19soit minima
00:08:19soit coupable
00:08:21d'un comportement
00:08:22qui soit répréhensif
00:08:22mais la question
00:08:23c'est qu'on est dans un état de droit
00:08:24et qu'il y a des principes
00:08:24qui doivent s'appliquer
00:08:25c'est à dire
00:08:26qu'il y a des faisceaux d'indices
00:08:27qui montrent
00:08:27qu'il est probable
00:08:28qu'il va être condamné
00:08:29ou en tout cas minima
00:08:30qu'il aura des sanctions
00:08:31mais ensuite après
00:08:32est-ce que pour autant
00:08:33on peut le condamner préventivement
00:08:35tant qu'on a des principes de la justice
00:08:36les principes de la justice
00:08:37sont les suivants
00:08:38on doit appliquer
00:08:39le juge doit appliquer
00:08:39un principe de proportionnalité
00:08:41ça veut dire que
00:08:41tant qu'il est présumé innocent
00:08:43il doit pouvoir continuer
00:08:44ses activités
00:08:45parce que
00:08:45il y a eu des cas parallèles
00:08:47aux Etats-Unis
00:08:47notamment c'est le cas
00:08:48de Kevin Spacey
00:08:48qui avait eu 30 ou 40 plaintes
00:08:50et pour autant
00:08:51qui a été innocenté
00:08:52donc ça veut dire que
00:08:53si on condamne préventivement
00:08:54Patrick Bruel
00:08:55et qu'il est à la fin innocenté
00:08:56il aura une perte de gain
00:08:57or ça
00:08:58on est dans un principe
00:08:59d'un état de droit
00:08:59et c'est important qu'on les fait
00:09:00on a fait la révolution française
00:09:01pour ça
00:09:01pour ne pas être victime
00:09:02de l'arbitraire
00:09:03c'est important de maintenir
00:09:04ces principes
00:09:04ensuite après la question
00:09:05c'est est-ce que
00:09:07il y a un risque ou pas
00:09:09notamment dans le cas
00:09:09de Patrick Bruel
00:09:10que dans le cadre d'une tournée
00:09:11ils reproduisent les mêmes faits
00:09:12et c'est là où le juge
00:09:13doit voir s'il a le droit
00:09:14de pouvoir sortir
00:09:16comme il sort actuellement
00:09:18c'est là où je pense
00:09:18qu'il y a une limite
00:09:19mais malgré tout
00:09:20c'est quand même important
00:09:21de le rappeler
00:09:21on est là pour défendre
00:09:22des principes
00:09:23les paroles des femmes
00:09:24doivent être entendues
00:09:25mais également
00:09:25les droits des victimes
00:09:26on laisse même
00:09:27le droit des victimes
00:09:28à ceux qui ont commis
00:09:29des attentats terroristes
00:09:29et ceux qui ont été apprés
00:09:30sur le fait
00:09:31c'était le cas
00:09:31de celui qui a commis
00:09:34des attentats du 13 novembre 2015
00:09:35et pour autant
00:09:36on a quand même laissé
00:09:37le principe de droit
00:09:37de se défendre
00:09:38donc tant que Patrick Bruel
00:09:39n'est pas condamné
00:09:40Salah Beslam
00:09:40Salah Beslam merci
00:09:41et bien tant qu'il n'est pas
00:09:42condamné effectivement
00:09:43et bien on ne peut pas
00:09:44lui retirer des pertes
00:09:45parce que dans le cas
00:09:45où il serait innocenté
00:09:46il perdrait tout
00:09:47comme c'est le cas
00:09:48d'autres personnes
00:09:49alors moi je pense que
00:09:50les victimes qui perdent
00:09:51On revient dans un instant
00:09:52Bénédicte
00:09:53restez avec nous
00:09:54sur Sud Radio
00:09:54vous réagissez au 0826 300 300
00:09:56et puis je voudrais
00:09:57entendre aussi
00:09:57la réaction de Mathieu Juglard
00:09:59avocat pénaliste
00:10:00au barreau de Paris
00:10:05Il est 10h44 sur Sud Radio
00:10:07merci d'être à notre écoute
00:10:09c'est déjà bien animé
00:10:11quand on n'est pas à l'antenne
00:10:12alors imaginez ce que ça va être
00:10:13quand on revient
00:10:13avec William Thet
00:10:15toujours autour de la table
00:10:16Jean-Marie Villain
00:10:18et puis Rodrigo Arenas
00:10:19qui se cherchent mutuellement
00:10:21vous allez voir
00:10:21ça va
00:10:22prenez du popcorn
00:10:23vous allez vous régaler
00:10:24Albert Texer
00:10:25est toujours autour
00:10:26de cette table
00:10:26journaliste
00:10:27sur Sud Radio
00:10:29Bénédicte Martin
00:10:29vous vous êtes écrivaine
00:10:31journaliste
00:10:31ambassadrice
00:10:32de l'association
00:10:32MeToo Media
00:10:33et puis on a Mathieu Juglard
00:10:35vous êtes avocat pénaliste
00:10:37au barreau de Paris
00:10:39Mathieu Juglard
00:10:40je voudrais que vous réagissiez
00:10:41sur tout ce qui vient
00:10:42d'être dit
00:10:42depuis tout à l'heure
00:10:45Il a été dit
00:10:46beaucoup de choses
00:10:46alors je vais essayer
00:10:47notamment sur ce que
00:10:48William Thet a rappelé
00:10:50sur le fait que
00:10:50il y a eu la révolution française
00:10:52notamment pour que l'on cesse
00:10:54d'avoir une justice arbitraire
00:10:56et que nous soyons davantage
00:10:58sur une raison de droit
00:10:59Alors nous sommes effectivement
00:11:01dans un état de droit
00:11:02nous avons un principe
00:11:04qui a été dégagé
00:11:06par le pouvoir constituant
00:11:08de 1789
00:11:09et qui ne s'est pas démenti depuis
00:11:11sauf peut-être
00:11:12sous certaines périodes
00:11:14un peu noires
00:11:14entre 1940 et 1944
00:11:16qui s'appelle
00:11:17la présomption d'innocence
00:11:18aujourd'hui
00:11:19tant qu'une juridiction
00:11:20n'a pas déclaré
00:11:21une personne coupable
00:11:23celle-ci doit être
00:11:25présumée innocente
00:11:26il n'y a pas d'exception
00:11:27à ça
00:11:28nonobstant l'émotion
00:11:29que l'on peut ressentir
00:11:30nonobstant l'émotion
00:11:32que toute victime
00:11:33éprouve légitimement
00:11:36et c'est d'ailleurs
00:11:37pour cela
00:11:38que le législateur
00:11:40prévoit que
00:11:41pour l'instant
00:11:42les partis civils
00:11:43ne peuvent
00:11:45en aucun cas
00:11:47interjeter
00:11:48appel d'une ordonnance
00:11:49relative à la détention
00:11:50provisoire
00:11:51ou au contrôle judiciaire
00:11:52d'une personne
00:11:52alors maintenant
00:11:53la question
00:11:54qui est posée souvent
00:11:56c'est
00:11:56oui mais c'est
00:11:56Patrick Bruel
00:11:57on a l'impression
00:11:58d'une justice
00:11:59à deux vitesses
00:12:00j'ai envie de vous dire
00:12:01c'est malheureux
00:12:03mais pourquoi
00:12:04est-ce qu'on ne met pas
00:12:04tout le monde
00:12:05au niveau de Patrick Bruel
00:12:06en réalité
00:12:07la question peut-être
00:12:07pourrait se poser
00:12:09non pourquoi
00:12:09on ne met pas Bruel
00:12:10au niveau de tout le monde
00:12:11pardonnez-moi madame
00:12:12vous vous êtes assez
00:12:13largement exprimé
00:12:15j'ai l'impression
00:12:16que en réalité
00:12:17ce que l'on attend
00:12:17ce que les partis civils
00:12:19attendent
00:12:19et peut-être que madame
00:12:20vous vous êtes constituée
00:12:21partie civile
00:12:22dans ce dossier
00:12:22je n'en sais rien
00:12:23ou peut-être que votre
00:12:23association
00:12:24entend le faire
00:12:25si c'est le cas
00:12:26je ne suis pas
00:12:27le bon interlocuteur
00:12:29la question
00:12:30qui se pose
00:12:31évidemment
00:12:32c'est
00:12:32mais pourquoi
00:12:33on ne met pas
00:12:35la détention
00:12:35on ne met pas
00:12:36tout le monde
00:12:37en détention provisoire
00:12:38c'est
00:12:39en fait
00:12:40c'est abject
00:12:41je n'ai pas d'autres mots
00:12:42c'est abject
00:12:44parce que
00:12:45hélas
00:12:46hélas
00:12:46dans les prisons
00:12:48il y a aussi
00:12:48des innocents
00:12:49et je peux vous dire
00:12:50que détruire une vie
00:12:52c'est affreux
00:12:53je ne dis pas que
00:12:54je ne me prononce
00:12:56évidemment pas
00:12:57détruire une vie
00:12:58d'une victime
00:12:59préjugée
00:12:59c'est tout aussi
00:13:00reçu
00:13:01comment osez-vous
00:13:02employer le mot
00:13:03abject
00:13:04et le fait justement
00:13:06de détruire une vie
00:13:07sur des simples plaintes
00:13:09envoyer quelqu'un
00:13:10en détention
00:13:11je trouve ça
00:13:11non on demande nous
00:13:12est-ce que la justice
00:13:13passe
00:13:13je vous le dis tout net
00:13:14madame
00:13:14je trouve ça absolument
00:13:15terrifiant
00:13:16c'est la dictature
00:13:17de la parole
00:13:17et c'est extrêmement
00:13:19dangereux
00:13:20nous sommes en train
00:13:22de prendre des risques
00:13:23considérables
00:13:23vous n'imaginez pas
00:13:25ce que c'est
00:13:25oui mais vous entendez
00:13:26l'émotion
00:13:26Mathieu Juglar
00:13:28vous entendez l'émotion
00:13:29Bénédicte
00:13:32Bénédicte Martin
00:13:32autour de cette table
00:13:34ne sait ce que c'est
00:13:35que d'être mis en éclame
00:13:36c'est une violence
00:13:37incroyable
00:13:37elle ne conteste pas
00:13:39l'état de droit
00:13:39c'est tout quand vous avez
00:13:40les médias qui parlent
00:13:41de votre dossier
00:13:41Mathieu Juglar
00:13:42c'est une pression terrible
00:13:44Mathieu Juglar
00:13:45elle ne conteste pas
00:13:47l'état de droit
00:13:47elle dit
00:13:48et elle parle
00:13:49avec l'émotion
00:13:50parce qu'elle même
00:13:52a été victime
00:13:53je ne sais pas
00:13:54si votre affaire
00:13:55a été jugée
00:13:55déjà Bénédicte
00:13:56on attend toujours
00:13:58que Patrick
00:13:58se présente
00:14:00à la barre
00:14:00vous êtes
00:14:01toujours victime
00:14:03présumée
00:14:03j'imagine que
00:14:05vous avez votre vérité
00:14:06la justice dira
00:14:07quelle est la vérité
00:14:09je l'espère
00:14:09mais vous parlez
00:14:12avec l'émotion
00:14:13qui est la vôtre
00:14:14qui est celle
00:14:14de toutes les victimes
00:14:15et d'un côté
00:14:16on ne peut pas dire
00:14:17nous devons libérer
00:14:18la parole de la femme
00:14:19et de l'autre
00:14:20s'insurger
00:14:22dès lors qu'elles le font
00:14:23c'est ça qu'elle cherche
00:14:24je pense
00:14:25sans vouloir trahir vos propos
00:14:26et les traverser
00:14:27Bénédicte Martin
00:14:28c'est ça qu'elle essaye
00:14:30de dire
00:14:30Mathieu Juglar
00:14:31alors je suis
00:14:33alors attention
00:14:34je suis tout à fait d'accord
00:14:35qu'il faut libérer
00:14:38la parole
00:14:38ces dossiers là
00:14:40ne tiennent que
00:14:41sur la parole
00:14:43pour la grande majorité
00:14:45d'entre eux
00:14:45on est passé
00:14:46depuis une dizaine
00:14:47d'années
00:14:48à peu près
00:14:50le viol
00:14:50est passé
00:14:51de cette infraction
00:14:53très brutale
00:14:54on ne l'appréciait
00:14:56que par sa violence
00:14:59commise
00:14:59sur l'instant
00:15:00donc finalement
00:15:02un viol
00:15:02était quasiment
00:15:03une infraction
00:15:04instantanée
00:15:05c'est à dire
00:15:06on prenait quelqu'un
00:15:07sur le fait
00:15:08à un coin de rue
00:15:09à un coin de bois
00:15:09dans un parking
00:15:10enfin c'était
00:15:11des faits
00:15:11c'était quelque chose
00:15:12de banaliser
00:15:13c'est ça que vous dites
00:15:14et donc
00:15:16finalement
00:15:17aujourd'hui
00:15:18depuis une dizaine
00:15:19d'années
00:15:19on est sur
00:15:20ce que j'appelle
00:15:21personnellement
00:15:22un viol d'alcove
00:15:23c'est à dire
00:15:24et c'est vrai
00:15:25j'en ai vu
00:15:27hélas
00:15:27c'est vrai
00:15:28qu'il y a
00:15:29des viols
00:15:29dans les chambres
00:15:30accouchées
00:15:31il y a des viols
00:15:32dans des endroits
00:15:33qu'on ne soupçonnait pas
00:15:34il y a dix ans
00:15:35et en cela
00:15:35la libération
00:15:36de la parole
00:15:36de la femme
00:15:37de la victime
00:15:39tout court
00:15:39d'ailleurs
00:15:39parce que j'ai aussi vu
00:15:40des hommes
00:15:41qui ont été victimes
00:15:42de viol
00:15:42c'est une
00:15:44c'est une
00:15:45une libération
00:15:45évidemment
00:15:46bienvenue
00:15:47en revanche
00:15:48ce qui est
00:15:49excessivement
00:15:49dangereux
00:15:50c'est de dire
00:15:51que la parole
00:15:52de la victime
00:15:56entraînerait
00:15:56ipso facto
00:15:57le placement
00:15:59en détention
00:15:59même provisoire
00:16:01de la personne
00:16:04accusée
00:16:04en fait
00:16:05ce que dit
00:16:05Bénédicte Martin
00:16:06pour ne pas
00:16:07le faire son avocat
00:16:08excusez-moi
00:16:09mais dans l'excès inverse
00:16:09celui-là
00:16:10est excessivement dangereux
00:16:11Mathieu Juglard
00:16:12je ne veux pas me faire
00:16:14l'avocat de Bénédicte Martin
00:16:15mais peut-être
00:16:15juste clarifier
00:16:16puisque je pense avoir compris
00:16:17ce qu'elle voulait nous dire
00:16:19c'est que
00:16:20finalement
00:16:21il y a le sentiment
00:16:22que des personnalités
00:16:24comme Patrick Bruel
00:16:26bénéficient
00:16:26d'un
00:16:28traitement particulier
00:16:29et que
00:16:30quand vous avez été victime
00:16:31quand bien même
00:16:33la justice vous considère
00:16:34comme victime présumée
00:16:35ça peut être insupportable
00:16:37de pouvoir
00:16:38éventuellement
00:16:39au détour
00:16:39d'un aéroport
00:16:41d'un centre commercial
00:16:42ou que sais-je d'autre encore
00:16:43et bien
00:16:44croiser
00:16:45votre agresseur
00:16:46quand bien même
00:16:47le contrôle judiciaire
00:16:48ne le permettrait pas
00:16:49William Tess
00:16:49ça vous
00:16:49je suis insupportable
00:16:51pour toute victime
00:16:52déjà moi je trouve
00:16:53que cette affirmation
00:16:54n'est pas vraie
00:16:55parce qu'en fait
00:16:56le juge des libertés
00:16:57va juger
00:16:59sur le fait
00:17:00que les personnalités
00:17:01bénéficient d'une justice
00:17:02d'exception
00:17:03pour moi
00:17:03c'est pas vrai
00:17:04simplement parce que
00:17:05lorsque vous êtes
00:17:06une personnalité
00:17:07connue
00:17:07que vous avez une plainte
00:17:08contre vous
00:17:09le tribunal médiatique
00:17:10et l'opinion publique
00:17:11considèrent que vous êtes coupable
00:17:12donc c'est faux
00:17:13c'est à dire que
00:17:13à partir du moment
00:17:13vous avez une affaire
00:17:14qui est connue
00:17:14vous êtes connue
00:17:15s'il y a une plainte
00:17:16contre vous
00:17:16vous êtes présumé coupable
00:17:18Rodrigo Arenas
00:17:19nous parlait
00:17:19de Patrick Balkany
00:17:20s'amusant sur Ayotte
00:17:23Nicolas Sarkozy
00:17:23avant même
00:17:25qu'ils soient jugés
00:17:27ils étaient présumés
00:17:28coupables
00:17:28par l'ensemble
00:17:28de l'opinion publique
00:17:29ou en tout cas
00:17:29par une grande partie
00:17:30des journalistes
00:17:30donc je pense que c'est pas vrai
00:17:31le deuxième point
00:17:34attendez
00:17:34attendez
00:17:34je vais terminer
00:17:36et après
00:17:36je vous laisserai répondre
00:17:37le deuxième point
00:17:38qu'on a
00:17:38c'est que le juge
00:17:39apprécie sur la question
00:17:40de la perte du gain
00:17:41or Patrick Bruel
00:17:43moi je pense
00:17:43menant une carrière de chanteur
00:17:45est obligé de se déplacer
00:17:45la question qui est posée
00:17:47et là où je pense
00:17:47que c'est là où il y a une limite
00:17:48c'est est-ce qu'il a le droit
00:17:50danger avec le risque
00:17:51d'éventualité
00:17:52qui un jour
00:17:53il se soustrait à la justice
00:17:54au regard de sa situation personnelle
00:17:56visiblement il aurait déposé
00:17:57beaucoup d'argent en caution
00:17:58Jean-Marie
00:17:59pour moi le risque
00:18:00le risque est posé ici
00:18:02c'est-à-dire que le juge
00:18:03doit faire la part des choses
00:18:03entre eux
00:18:04est-ce qu'on doit empêcher
00:18:05Patrick Bruel
00:18:05de poursuivre sa carrière
00:18:06dans le cas
00:18:07où il serait jamais condamné
00:18:08et donc
00:18:09il aurait une perte à vie
00:18:10c'était le cas de Johnny Depp
00:18:12c'était le cas de Kevin Spacey
00:18:13et dans le cas
00:18:14où il risquerait une fuite
00:18:15et dans ce cas-là
00:18:16lorsque vous voulez éviter la prison
00:18:18je pense que c'est pas
00:18:19une question d'argent
00:18:19je pense qu'au-delà du droit
00:18:22et de
00:18:24de tout ce qui vient d'être dit
00:18:26je pense qu'il y a aussi
00:18:27une dimension morale
00:18:28que l'on aime
00:18:29vous êtes d'accord avec moi finalement ?
00:18:31non mais là-dessus
00:18:31oui
00:18:31mais je vous l'ai dit
00:18:33je pense qu'il y a une vraie
00:18:34dimension morale
00:18:35et que
00:18:36alors je ne suis pas
00:18:37à la place de Patrick Bruel
00:18:38mais je pense quand même
00:18:40que lorsque l'on
00:18:41on sait
00:18:42les dégâts
00:18:43que peuvent être commis
00:18:44par ce type de comportement
00:18:47même si lui considère
00:18:48qu'il est totalement innocent
00:18:50il devrait pouvoir aussi
00:18:51de temps en temps
00:18:52raisonner
00:18:52avec la violence
00:18:55et puis l'état
00:18:56de toutes les victimes présumées
00:18:57et quelque part
00:18:59pour quelqu'un qui
00:19:00même s'il risque
00:19:02une perte de moyens financiers
00:19:03je pense que
00:19:04a priori
00:19:05il s'en sort pour l'instant
00:19:06pas trop mal
00:19:08c'est pas ça
00:19:08qui doit
00:19:10c'est pas l'argument
00:19:12c'est pas l'argument
00:19:14mais en attendant
00:19:14le côté moral
00:19:15je pense qu'il devrait avoir
00:19:17cette réflexion aussi
00:19:18lui
00:19:18de se dire
00:19:20attention
00:19:21je me dois
00:19:22d'être responsable
00:19:23vis-à-vis de ces personnes
00:19:25qui sont
00:19:25très certainement
00:19:26dans une situation
00:19:27très compliquée
00:19:28c'est pour cette raison
00:19:28que je vous le disais tout à l'heure
00:19:29qu'il faut être curieusement
00:19:30constitué
00:19:31pour être dans le déni
00:19:32de tout ce dont nous abordons là
00:19:34vous avez rappelé
00:19:35que j'étais
00:19:36édipé de la France insoumise
00:19:37c'est vrai
00:19:37je l'assume parfaitement
00:19:38nous avons réclamé par exemple
00:19:39une commission d'enquête
00:19:40sur l'affaire Epstein
00:19:41ça dit des choses
00:19:42ça dit le fait
00:19:43qu'aujourd'hui
00:19:43nous avons besoin
00:19:44la société française
00:19:45a besoin
00:19:45de faire sauter
00:19:47cette omerta
00:19:48que nous avons
00:19:48sur cette situation
00:19:49que les femmes endurent
00:19:50depuis non pas un an
00:19:52deux ans
00:19:52depuis des millénaires
00:19:53aujourd'hui
00:19:53donc nous avons besoin
00:19:54aujourd'hui
00:19:55absolument
00:19:57tout ça va avec
00:19:58notamment sur l'affaire Epstein
00:19:59dont vous nous parlez
00:20:00c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:20:01il y a les victimes
00:20:02sont en train de prendre la parole
00:20:04et nous avons le devoir
00:20:05en tant que législateur
00:20:06en tant que société civile
00:20:07en tant que personne
00:20:08normalement constituée
00:20:09de faire exploser
00:20:10cette chape de plomb
00:20:11parce que nous avons besoin
00:20:12d'arrêter cela
00:20:13nous avons besoin
00:20:14d'arrêter ces souffrances
00:20:15et nous avons besoin
00:20:15que les victimes
00:20:16aujourd'hui
00:20:17ne soient pas
00:20:17dans cette situation
00:20:18et qu'on est en train
00:20:19parce que les victimes
00:20:20aussi ont le droit
00:20:20sur trois points
00:20:22on parlait donc là
00:20:23des concerts
00:20:24de Patrick Borrell
00:20:24alors oui
00:20:25il a tout à fait
00:20:26le droit
00:20:26de continuer sa carrière
00:20:27mais il a peut-être
00:20:28d'autres manières
00:20:29de continuer sa carrière
00:20:31il n'est pas obligé
00:20:32de faire des concerts
00:20:33il peut sortir des albums
00:20:35voilà
00:20:36il peut faire des albums
00:20:38achète
00:20:39qui veut ses albums
00:20:40mais après
00:20:41il y a tout même
00:20:41cette indécence
00:20:43à aller se faire applaudir
00:20:44comme par le passé
00:20:45on l'a vu
00:20:45Bertrand Cantard
00:20:46qui était remonté
00:20:47sur scène
00:20:47pour évoquer
00:20:49ce monsieur
00:20:50après avoir assassiné
00:20:53Marie Trintignant
00:20:54exactement
00:20:56après sur le droit
00:20:57qu'il a d'exercer son travail
00:20:58et la perte à gagner
00:20:59oui
00:21:00la perte à gagner
00:21:01de Patrick Borrell
00:21:02certes
00:21:03ok
00:21:03mais quand on a
00:21:05différent
00:21:05quand on a un patrimoine foncier
00:21:07qui est énorme
00:21:08et notamment aussi
00:21:08à l'étranger
00:21:09moi je pense aux victimes
00:21:11qui sont des femmes
00:21:12qui n'ont pas sa richesse
00:21:14comment ça
00:21:15c'est pas ça
00:21:15mais la vie
00:21:17c'est aussi
00:21:18mais madame
00:21:18vous savez aussi bien
00:21:20que moi
00:21:20que c'est pas forcément
00:21:21une question d'argent
00:21:21c'est une question de statut
00:21:23notamment lorsqu'on
00:21:23c'est aussi une question d'argent
00:21:24si si c'est aussi
00:21:25une question d'argent
00:21:26parce que la paupérisation
00:21:27des femmes qui portent plainte
00:21:28elle est énorme
00:21:29la perte à gagner
00:21:30pour une femme
00:21:32au bout de 10 ans
00:21:33mais vous imaginez pas
00:21:34la somme que c'est
00:21:35et puis aussi
00:21:35c'est une perte
00:21:36je ne dis pas le contraire
00:21:37donc vous dites que
00:21:38c'est pas ça
00:21:38mais vous dites ça
00:21:39parce que vous parlez
00:21:39du haut d'un salaire
00:21:42qui doit être confortable
00:21:43mais ce n'est pas le cas
00:21:47mais évidemment que si
00:21:48je prends l'exemple
00:21:49de Florence Porcel
00:21:50oui mais
00:21:50en fait on ne connait pas
00:21:51l'avantage de notre vie
00:21:53qu'on ne connait pas
00:21:53celle de Patrick Bruel
00:21:54on parle effectivement
00:21:56de son patrimoine
00:21:56mais si ça se trouve
00:21:57il a plus de dettes
00:21:58qu'il n'a d'actifs
00:21:59ça aussi
00:21:59comme Johnny
00:22:01ou comme Kevin Spacey
00:22:02qui a fini complètement ruiné
00:22:03là dessus je pense
00:22:04qu'il est difficile
00:22:05de se valoir
00:22:07de quoi que ce soit
00:22:07mais en tout cas
00:22:08ce que vous dites
00:22:09Bénédicte Martin
00:22:10moi si je le comprends
00:22:11c'est qu'évidemment
00:22:12l'image, le symbole
00:22:14ça ça choque
00:22:15surtout quand vous êtes
00:22:16une femme
00:22:16que vous avez été
00:22:17réellement victime
00:22:18de viols
00:22:18d'agressions sexuelles
00:22:19de harcèlement sexuel
00:22:21et que la justice
00:22:22met du temps
00:22:23à se prononcer
00:22:24sur votre affaire
00:22:25parce que certains
00:22:26comme dans votre cas
00:22:27ne se présentent pas
00:22:28à la barre
00:22:29en tout cas
00:22:30merci beaucoup
00:22:31Bénédicte Martin
00:22:31votre combat
00:22:32pour toutes les femmes
00:22:33est naturellement juste
00:22:35vous libérez
00:22:36la parole des femmes
00:22:37et ça c'est important
00:22:38quand bien même
00:22:39il puisse y avoir
00:22:40de faux témoignages
00:22:41quand bien même
00:22:42les autres sont
00:22:43tout aussi vrais
00:22:44ça ne doit pas perdre
00:22:44le sens profond
00:22:46du combat que vous menez
00:22:46merci infiniment
00:22:47vous êtes encore là ?
00:22:49merci à vous
00:22:50merci beaucoup
00:22:51en tout cas
00:22:52d'être venu
00:22:53vous étiez venu
00:22:53pour une interview
00:22:54vous avez fini en débat
00:22:55désolé pour le guet tapant
00:22:58c'était pas prévu
00:22:59mais voilà
00:22:59priorité
00:23:01au débat
00:23:02merci maître Juglard
00:23:04avocat pénaliste
00:23:05au barreau de Paris
00:23:06vous revenez très vite
00:23:07sur l'antenne de Sud Radio
00:23:08et on continue
00:23:09nos débats
00:23:10sur l'antenne de Sud Radio
00:23:11vous réagissez au 0826
00:23:12300 300
00:23:13à Albin Texera
00:23:14à demain
00:23:14à demain
00:23:15vous ne m'avez même pas raconté
00:23:16comment c'était hier
00:23:17à Deauville
00:23:17c'était très bien
00:23:19les gens vont vraiment
00:23:20penser que j'y étais
00:23:21oui en plus
00:23:21hier à Deauville
00:23:225000 enfants étaient
00:23:23accompagnés par le secours
00:23:24populaire
00:23:25pour bénéficier de vacances
00:23:26les oublier des vacances
00:23:27à tout de suite
00:23:28sur Sud Radio
00:23:28Sud Radio
00:23:30les débats de l'été
00:23:3110h-13h
00:23:32Anthony Martin Smith
00:23:34de retour
00:23:35sur l'antenne
00:23:36de Sud Radio
00:23:36avec vous
00:23:37mes amis auditrices
00:23:38auditeurs de Sud Radio
00:23:39appelez-nous
00:23:400826 300 300
00:23:42ce que vous entendez
00:23:43depuis tout à l'heure
00:23:43j'imagine
00:23:44vous fait réagir
00:23:45vous avez probablement
00:23:47votre avis à donner
00:23:48sur l'affaire
00:23:49Patrick Bruel
00:23:49dans un instant
00:23:50avec nos débatteurs
00:23:51en plateau
00:23:51que ce soit
00:23:52William Tay
00:23:53qui est président fondateur
00:23:54du think tank gaulliste
00:23:56le millénaire
00:23:57exprès
00:23:58Jean-Marie Villain
00:24:00vous êtes conseiller
00:24:01régional
00:24:01Île-de-France
00:24:02ancien maire
00:24:03de Viry-Châtillon
00:24:03et puis vous
00:24:04Rodrigo Arenas
00:24:06député
00:24:06la France Insoumise
00:24:07et conseiller municipal
00:24:08à la ville de Paris
00:24:10on va aborder
00:24:10la question
00:24:12de la France
00:24:13qui emprunte
00:24:14désormais
00:24:14plus cher
00:24:15que la Grèce
00:24:16et l'Italie
00:24:17entre Marine Le Pen
00:24:18qui veut nettoyer
00:24:19les écuries d'Ogias
00:24:20Jean-Luc Mélenchon
00:24:22Rodrigo
00:24:23qui lui
00:24:24voudrait qu'on
00:24:25foute
00:24:25je cite
00:24:26au feu
00:24:26la part de la dette
00:24:28détenue par la Banque de France
00:24:30comment on fait
00:24:31pour rétablir
00:24:32la confiance
00:24:33des marchés
00:24:34dans la signature
00:24:35de la France
00:24:36vaste question
00:24:37si là aussi
00:24:37vous avez un avis
00:24:38vous nous appelez
00:24:39au 0826
00:24:40300 300
00:24:41mais avant ça
00:24:43notre rendez-vous
00:24:43désormais
00:24:44à peu plus de 11h
00:24:46avec vous
00:24:46Antoine Dizy
00:24:48ces grands discours
00:24:49de l'histoire
00:24:50qui aujourd'hui
00:24:51ont encore
00:24:52une résonance
00:24:53dans notre
00:24:55époque contemporaine
00:24:56avec cette chronique
00:24:58que nous lançons
00:24:58depuis cette semaine
00:24:59vous ne pourrez plus dire
00:25:01qu'on ne vous l'avait pas dit
00:25:03exactement
00:25:03nous sommes en 1974
00:25:05le prix de l'essence
00:25:06inquiète
00:25:07l'inflation pèse
00:25:08sur les français
00:25:09le chômage menace
00:25:10à l'Elysée
00:25:11Valéry Giscard d'Estaing
00:25:12doit répondre
00:25:12à une France
00:25:13qui doute de son avenir
00:25:14plus de 50 ans ont passé
00:25:16les visages ont changé
00:25:17les gouvernements aussi
00:25:18mais certains mots
00:25:19eux
00:25:19semblent étrangement familiers
00:25:21inflation
00:25:22emploi
00:25:23carburant
00:25:23pouvoir d'achat
00:25:24écoutez Valéry Giscard d'Estaing
00:25:26par moment
00:25:27on pourrait presque croire
00:25:28qu'il parle de la France
00:25:28d'aujourd'hui
00:25:29nous traversons
00:25:30une période
00:25:31de difficulté
00:25:32nous avons subi
00:25:35nous subissons encore
00:25:36une très forte inflation
00:25:39entraînant
00:25:40une forte hausse
00:25:41des prix
00:25:42et tandis que
00:25:43cette inflation
00:25:44persiste
00:25:45voici qu'apparaît
00:25:46une sérieuse menace
00:25:49sur l'emploi
00:25:50les difficultés françaises
00:25:53font partie
00:25:54d'un problème mondial
00:25:56dû à l'augmentation
00:25:57massive
00:25:58des prix de l'énergie
00:26:00et notamment du pétrole
00:26:01qui ont quadruplé
00:26:03en un an
00:26:04l'inflation monétaire
00:26:07a entraîné
00:26:08une hausse
00:26:10accélérée
00:26:11des prix
00:26:12avec ces injustices
00:26:13que vous subissez
00:26:14avec ces conséquences
00:26:17particulières
00:26:18pour certaines catégories
00:26:19notamment
00:26:20les épargnants
00:26:21et les agriculteurs
00:26:23et nous voilà en 2026
00:26:25plus d'un demi-siècle après
00:26:26les mêmes inquiétudes
00:26:27continuent de revenir
00:26:28dans le débat public
00:26:29comme si certaines crises
00:26:30traversaient les générations
00:26:31sans jamais vraiment disparaître
00:26:33et il y a une autre constante
00:26:34plus dure encore
00:26:35ceux qui encaissent
00:26:36car déjà
00:26:37il y a plus de 50 ans
00:26:38quand les prix s'envolaient
00:26:39et que les charges
00:26:40pesaient toujours plus lourd
00:26:41c'était nos agriculteurs
00:26:42qui ont payé le prix fort
00:26:44Merci Antoine Dizy
00:26:45j'adore cette chronique
00:26:46puisque vraiment
00:26:47je replonge dans le passé
00:26:48j'étais pas encore né
00:26:49à cette époque
00:26:50mais cette voix
00:26:51cette voix
00:26:52William Teich
00:26:53vous ai vu frémir
00:26:53Ah bah oui
00:26:54moi je trouve que
00:26:55c'est le dernier grand président
00:26:57et puis en plus
00:26:58c'était une époque
00:26:59où on pouvait expliquer
00:26:59les choses calmement
00:27:01et même de manière
00:27:01assez compliquée
00:27:02C'est vrai ce calme
00:27:03dont vous parlez
00:27:05Regardez les mots qu'il emploie
00:27:06et les termes économiques
00:27:08sont assez techniques
00:27:08et pourtant
00:27:09la plupart des français
00:27:10arrivent à suivre
00:27:10Jean-Marie Villain
00:27:11Oui c'est des mots
00:27:13qui étaient particulièrement durs
00:27:14et effectivement
00:27:14il avait cette capacité
00:27:17et peut-être qu'il était
00:27:17bien entouré aussi
00:27:18pour justement
00:27:20essayer d'expliquer
00:27:21ce qu'est la situation
00:27:23et puis la dire
00:27:24la dire franchement
00:27:25on a un petit peu
00:27:26on a un petit peu
00:27:27oublié ça
00:27:27Moi j'adore vraiment
00:27:28cette chronique
00:27:29depuis qu'on l'a lancée
00:27:30parce que vraiment
00:27:31ça nous fait prendre
00:27:32un peu de hauteur
00:27:33en Rodrigo Arenas
00:27:34C'est pas vraiment
00:27:35votre tasse de thé
00:27:36j'imagine
00:27:37Giscard
00:27:37Giscard d'Esta
00:27:38J'étais pas en France encore
00:27:39à cette époque-là
00:27:40je suis né au Chili
00:27:41mais je connais assez
00:27:43l'histoire de ce pays
00:27:44pour reconnaître
00:27:45deux trois choses
00:27:46d'abord
00:27:47sur ce qu'il dit
00:27:49deux choses
00:27:50d'abord
00:27:51effectivement
00:27:51de prendre en compte
00:27:52que la France
00:27:53est inscrite
00:27:54dans un système monde
00:27:54et qu'en l'occurrence
00:27:55elle doit s'inscrire
00:27:56dans le concert des nations
00:27:57pour affronter
00:27:57tous les sujets
00:27:58auxquels elle est confrontée
00:27:59qu'il s'agit aux politiques
00:28:00économiques
00:28:00sociétaux
00:28:01etc
00:28:01d'ailleurs
00:28:01d'un point de vue sociétal
00:28:03c'est une période
00:28:03très charnière
00:28:04dans notre pays
00:28:05jusqu'en 80
00:28:06notamment
00:28:07où des choix de société
00:28:08ont été faits
00:28:08on n'a pas subi la technique
00:28:10d'un autre côté
00:28:10il y a un aspect un peu
00:28:12mais peut-être que
00:28:13vous me contredirez
00:28:14l'un et l'autre
00:28:16de se mettre un peu
00:28:17comme si on était victime
00:28:18un peu du monde
00:28:19et victime de chocs exogènes
00:28:21je pense que la France
00:28:21est un acteur majeur
00:28:22notamment à cette époque-là
00:28:23et que beaucoup des situations
00:28:25que vivait la France
00:28:27en l'occurrence
00:28:27années 70
00:28:28début 80
00:28:29sont aussi liées
00:28:30à son rôle dans le monde
00:28:31et aussi à les choix
00:28:32qu'elle a fait
00:28:32à cette époque-là
00:28:34je ne veux pas faire
00:28:35l'écologiste de base ici
00:28:36mais dans les années 70
00:28:37la question de l'hydrocarbure
00:28:38s'est posée de plein fouet
00:28:39et les choix énergétiques
00:28:42se sont joués aussi
00:28:42à cette époque-là
00:28:43donc nous sommes aussi
00:28:44héritiers de l'époque
00:28:46que M. Giscard d'Estaing
00:28:47président de la République
00:28:48était en train d'évoquer
00:28:50et nous sommes aussi
00:28:52au devant de choix à faire
00:28:54qui sont aussi importants
00:28:55que ceux qui ont été faits
00:28:56dans les années 70
00:28:56on va du côté des réseaux sociaux
00:28:58avec vous
00:28:58Alexandre Saint-Etienne
00:28:59qu'est-ce qu'il se dit ?
00:29:00écoutez sur le contrôle judiciaire
00:29:02allégé pour Patrick Bruel
00:29:03vous êtes très nombreux
00:29:04à réagir
00:29:0485% d'entre vous
00:29:06estiment qu'il s'agit
00:29:07d'un passe-droit
00:29:07contre seulement 15%
00:29:09qui pensent qu'il s'agit
00:29:10d'un simple respect
00:29:10de la procédure
00:29:11avec notamment
00:29:12Faribol qui nous dit
00:29:13les 15%
00:29:14les groupies certainement
00:29:15auraient répondu
00:29:16autrement
00:29:16si le présomé coupable
00:29:17avait été un quidam anonyme
00:29:19nous avons également
00:29:21Charles qui nous dit
00:29:23et tous ces juges
00:29:23prétendent rendre la justice
00:29:25ont à eux
00:29:26merci beaucoup
00:29:27Alexandre Saint-Etienne
00:29:28vous continuez à nous écrire
00:29:29sur Facebook
00:29:29sur X
00:29:30sur Instagram
00:29:32même sur TikTok
00:29:33et puis en commentaire
00:29:34sur le live YouTube
00:29:35de Sud Radio
00:29:35à tout à l'heure Alexandre
00:29:37merci d'être toujours
00:29:39à l'écoute de Sud Radio
00:29:40vous nous appelez
00:29:40au 0826 300 300
00:29:42on a déjà Thierry
00:29:43bonjour Thierry
00:29:45oui merci de me recevoir
00:29:46effectivement
00:29:48sur le sujet de Patrick Bruel
00:29:49on est bien d'accord
00:29:50c'est bien suçu
00:29:50que vous souhaitez avoir
00:29:52non
00:29:54on va passer à la dette
00:29:55mais on reviendra
00:29:57sur Patrick Bruel
00:29:57à partir de midi
00:29:58si vous voulez revenir
00:29:59c'est la dette envers
00:30:00les victimes
00:30:00la dette envers
00:30:01Rodrigo Haddas
00:30:02allez-y
00:30:03moi c'est
00:30:05en fait
00:30:06je ne trouve pas bien
00:30:07mes mots là-dessus
00:30:08mais je pense que
00:30:09vous allez pouvoir m'aider
00:30:10on emprunte
00:30:11on est obligé
00:30:12d'emprunter
00:30:13sur les marchés
00:30:14extérieurs
00:30:14avec
00:30:16un emprunt
00:30:17qui nous coûte
00:30:18de l'argent
00:30:18est-ce que c'est bien ça ?
00:30:20voilà
00:30:20un taux de plus de 4%
00:30:21on emprunte plus cher
00:30:22que la Grèce
00:30:23qui est à 3,73
00:30:25je crois
00:30:25non 46
00:30:26c'est l'Italie
00:30:28qui emprunte
00:30:28à 3,73%
00:30:30nous on est à 4,05%
00:30:33alors bon
00:30:33ce sont des chiffres
00:30:34mais voilà
00:30:35pour quelle raison ?
00:30:36pour quelle raison ?
00:30:37parce que
00:30:38notre notation
00:30:39on n'a pas le droit
00:30:40non on n'a pas le droit
00:30:42mais nos notations
00:30:44d'agences
00:30:46qui nous évaluent
00:30:47enfin qui évaluent
00:30:47le budget de l'Etat
00:30:49font que
00:30:50nos notations
00:30:51sont dégradées
00:30:52parce que
00:30:53nous n'arrivons pas
00:30:55à transformer
00:30:55notre modèle économique
00:30:57n'en arrivent pas
00:30:58à résorber notre dette
00:30:59et du coup
00:31:00forcément
00:31:01les marchés
00:31:02ne nous font plus confiance
00:31:03c'est un peu comme
00:31:03quand vous allez voir
00:31:04une banque
00:31:05et que
00:31:06vous avez mal travaillé
00:31:07sur une année
00:31:08forcément
00:31:09la banque
00:31:09elle vous dit
00:31:10ok je veux bien
00:31:11vous prêter
00:31:11mais vous êtes un client
00:31:12à risque
00:31:13donc je vais vous prêter
00:31:13mais vous en payez plus cher
00:31:16moi la problématique
00:31:17ce que je dénonce
00:31:19c'est pour quelle raison
00:31:20on ne peut pas
00:31:20emprunter gratuitement
00:31:22peut-être Rodrigo Aranas
00:31:24vous qui êtes élu
00:31:25de la république
00:31:26pourquoi
00:31:27ne peut-on pas
00:31:28emprunter gratuitement
00:31:29demande Thierry
00:31:30parce que
00:31:31depuis Thomas d'Aquin
00:31:31dans ce pays
00:31:32on fait payer pour le temps
00:31:33donc simplement
00:31:34quand vous vous prête
00:31:35de l'argent
00:31:35vous gagnez de l'argent
00:31:36sur le temps
00:31:37sur lequel vous prête
00:31:38de l'argent
00:31:39en l'occurrence
00:31:39le sujet qui est abordé ici
00:31:41et la proposition
00:31:42de Jean-Luc Mélenchon
00:31:44sur la partie de la dette
00:31:45qui n'est pas toute la dette
00:31:46de la France
00:31:47à la Banque de France
00:31:48de la foutre au feu
00:31:51je le cite
00:31:51voilà
00:31:52c'est une façon de dire
00:31:53que c'est une écriture comptable
00:31:54et que nous avons techniquement
00:31:55les moyens de le faire
00:31:56après ça a des répercussions
00:31:57sur l'économie
00:31:58dont nous allons
00:31:58j'imaginer changer
00:31:59c'est ça le coeur du sujet
00:32:00la dette pour quoi faire
00:32:01nous avons un maire
00:32:02en face de nous
00:32:03conseiller régional
00:32:04a fortiori
00:32:05quand on emprunte
00:32:06dans une collectivité territoriale
00:32:07ou au niveau de la nation
00:32:08la dette est inscrite
00:32:09dans un temps donné
00:32:10soit elle est faite
00:32:11pour des investissements
00:32:12on n'a pas le droit
00:32:12de le faire pour du fonctionnement
00:32:13c'est-à-dire payer des salaires
00:32:15ou payer le commun quotidien
00:32:18mais en l'occurrence
00:32:19c'est un acteur essentiel
00:32:21dans la façon
00:32:22dont nous nous projetons
00:32:22la question c'est
00:32:23la dette pour quoi faire
00:32:24et nous nous avons un programme
00:32:25qui va être présenté
00:32:26pour la présidentielle
00:32:27dans lequel nous proposons
00:32:28de planifier
00:32:29des mesures économiques
00:32:30dans lesquelles nous voulons
00:32:31redonner de la confiance
00:32:32en réindustrialisant
00:32:33notre pays
00:32:34nous avons un projet économique
00:32:36dans ce sens-là
00:32:37et nous pensons que la dette
00:32:38notamment celle
00:32:38qui est détenue
00:32:39par la Banque de France
00:32:40qui est une partie de la dette
00:32:41est un acteur
00:32:42qu'il convient
00:32:43de mettre en ligne de compte
00:32:44mais techniquement
00:32:45c'est possible
00:32:46politiquement ça se discute
00:32:47oui mais là
00:32:47c'est pas le cas
00:32:48la France
00:32:48la France est en déficit
00:32:50depuis 1974
00:32:51et ce n'est pas de notre fait
00:32:52nous sommes d'accord
00:32:52non oui
00:32:52mais ce n'est pas ça le sujet
00:32:53moi je ne vous accuse pas
00:32:54ensuite après
00:32:55on va parler de votre proposition
00:32:56la France est en déficit
00:32:57depuis 1974
00:32:58et vit au-dessus de ses moyens
00:32:59si on était en déficit
00:33:01pour construire davantage
00:33:02de centrales nucléaires
00:33:03de concordes
00:33:04de fusées
00:33:05ou des choses
00:33:05qui étaient utiles
00:33:06comme les communes
00:33:08et bien ça se défendrait
00:33:10en disant qu'on investit
00:33:11sur l'avenir
00:33:12donc c'est normal
00:33:12que la dette
00:33:13qui est payée par les générations
00:33:14à venir
00:33:14et bien puisse financer
00:33:15les projets à venir
00:33:16or ce n'est pas le cas
00:33:17depuis 1974
00:33:18la France est en déficit
00:33:19pour assurer
00:33:20l'avenir de son modèle social
00:33:21notamment lorsque vous prenez
00:33:23toute la dette
00:33:23générée par Emmanuel Macron
00:33:2640 à 50%
00:33:27de la dette générée
00:33:27par Emmanuel Macron
00:33:28provient uniquement
00:33:29des retraites
00:33:30des fonctionnaires
00:33:31et des régimes spéciaux
00:33:31qui représentent
00:33:3250 milliards d'euros par an
00:33:33donc c'est à dire
00:33:34qu'on est en train
00:33:34d'endetter
00:33:35les petits-enfants
00:33:36parce qu'on était incapables
00:33:38de pouvoir
00:33:38assurer l'équilibre
00:33:39du modèle social
00:33:40pourquoi ?
00:33:40parce qu'en 1981
00:33:41François Mitterrand
00:33:42a mis la retraite à 60 ans
00:33:43en faisant de passer
00:33:43de 65 à 60 ans
00:33:44c'est à dire qu'on travaillait
00:33:45plus dans la génération
00:33:4660-70
00:33:47qu'actuellement
00:33:48deuxième point
00:33:49et bien on fait financer
00:33:50une grande partie
00:33:51de la dette
00:33:52non pas pour assurer
00:33:52les dépenses réelles
00:33:53ni l'investissement
00:33:53mais pour assurer
00:33:54les dépenses sociales
00:33:55qui représentent
00:33:5560% du budget
00:33:56on finance
00:33:58le non-travail
00:33:59on finance l'assistanat
00:34:00on finance
00:34:01le fait que les gens
00:34:01qui ne travaillent pas
00:34:02non mais je prends
00:34:03toutes les dépenses sociales
00:34:03on revient dans un instant
00:34:06Thierry
00:34:07vous restez avec nous
00:34:08si vous le voulez bien
00:34:09si vous le pouvez surtout
00:34:09avec grand plaisir
00:34:10parce que j'ai du mal
00:34:12à comprendre
00:34:13et j'ai ma problématique
00:34:14à l'éternité
00:34:14comme ça
00:34:15vous allez être
00:34:15notre boussole
00:34:16on revient dans un instant
00:34:2111 heures passées
00:34:22de 17 minutes
00:34:23sur Sud Radio
00:34:23merci de votre fidélité
00:34:25vous êtes déjà
00:34:26nombreuses et nombreux
00:34:26à nous appeler
00:34:27au 0826-300-300
00:34:28comme l'a fait Thierry
00:34:29et je vous remercie
00:34:30d'être encore avec nous
00:34:31au téléphone
00:34:33et Thierry
00:34:35on parlait juste avant
00:34:39de ce taux d'emprunt
00:34:41qui est quand même
00:34:42supérieur à 4%
00:34:43avec lequel emprunte
00:34:45la France sur les marchés
00:34:47la France emprunte plus cher
00:34:48que la Grèce
00:34:49et que l'Italie
00:34:50c'est dire à quel point
00:34:52les marchés ont confiance
00:34:53en nous
00:34:53Marine Le Pen
00:34:54elle dit qu'il faut
00:34:55nettoyer les écuries d'Ogias
00:34:56Jean-Luc Mélenchon
00:34:57lui de son côté
00:34:58dit qu'il veut
00:34:59je le cite
00:35:00foutre au feu
00:35:01la part de la dette
00:35:03détenue par la Banque de France
00:35:05comment fait-on ?
00:35:07c'est la question
00:35:07que je nous pose
00:35:08aujourd'hui
00:35:09pour rétablir
00:35:11la confiance des marchés
00:35:12en la signature
00:35:13de la France
00:35:13Thierry
00:35:14vous nous disiez
00:35:15que vous aviez du mal
00:35:16à comprendre
00:35:16et c'est très important
00:35:17ce que vous nous dites
00:35:18parce que si vous avez du mal
00:35:19à comprendre
00:35:20c'est que vous n'êtes pas le seul
00:35:21moi-même
00:35:22je vous ne cache pas
00:35:22j'ai beau avoir
00:35:24une lecture éclairée
00:35:25et bien
00:35:26parfois
00:35:27je vous avoue
00:35:29ça me dépasse
00:35:31alors moi ce que
00:35:32pardon d'insister
00:35:33non mais vous avez raison
00:35:34je
00:35:36sauf erreur de ma part
00:35:37avant Giscard d'Espin
00:35:39la France
00:35:40empruntée à la Banque de France
00:35:41pas
00:35:43oui mais avec intérêt
00:35:44oui mais avec intérêt
00:35:44en fait
00:35:45ce qui se passe
00:35:46sans intérêt
00:35:46non non non
00:35:48ça n'a jamais existé
00:35:49les emprunts sans intérêt
00:35:50ça n'a jamais existé
00:35:54en fait ce qui se passe
00:35:55quand vous êtes
00:35:56en fait le problème
00:35:57c'est que la France
00:35:58est en déficit
00:35:58donc chaque année
00:35:59la France doit trouver
00:36:00150 milliards d'euros
00:36:02minimum sur les marchés
00:36:03plus rembourser la dette
00:36:04qu'on avait déjà
00:36:04donc ce qu'on appelle
00:36:05le remboursement du capital
00:36:06donc chaque année
00:36:07la direction du trésor
00:36:09doit trouver
00:36:09entre 150 à 500 milliards d'euros
00:36:12or le problème
00:36:12c'est qu'il y a
00:36:13très peu de personnes
00:36:14qui ont cet argent
00:36:14donc ça veut dire
00:36:15que pour inciter les gens
00:36:16à vous prêter de l'argent
00:36:18vous leur dites
00:36:19prêtez moi de l'argent
00:36:20et en contrepartie
00:36:21je vous donne des taux d'intérêt
00:36:22c'est ça en fait
00:36:23le système de la dette
00:36:25fonctionne comme ça
00:36:25or le problème
00:36:26qu'on a actuellement
00:36:27c'est que si vous dites
00:36:30c'est comme si moi
00:36:30je vous appelle
00:36:31je vous dis
00:36:31écoutez Thierry
00:36:32je vais vous emprunter
00:36:33500 euros
00:36:34je vous rembourserai
00:36:35dans 30 ans
00:36:36à 0% d'intérêt
00:36:36en fait vous allez me dire
00:36:37non
00:36:38c'est exactement pareil
00:36:39pour un état
00:36:40Thierry
00:36:40t'es un mec sympa
00:36:41donc je pense qu'il lui dirait
00:36:41oui
00:36:42on va accueillir Eric
00:36:44bonjour Eric
00:36:45oui bonjour
00:36:46bonjour
00:36:46on est en train
00:36:48de se transformer
00:36:48en Sud Radio Info Service
00:36:49vous aussi
00:36:50vous avez des questions
00:36:51pour les débatteurs
00:36:52vous en prie Eric
00:36:53j'ai une question
00:36:55assez simple
00:36:55de mémoire
00:36:57auparavant
00:36:57dans les années 70
00:36:58en tout cas
00:36:59on pouvait emprunter
00:37:00à la Banque de France
00:37:01bon maintenant
00:37:01j'ai entendu
00:37:02on peut plus le faire
00:37:03voilà tout à fait
00:37:05moi ma question
00:37:06elle est simple
00:37:07depuis quand
00:37:08et pourquoi
00:37:09on ne peut plus
00:37:10emprunter à la Banque de France
00:37:12qu'est-ce qui a fait
00:37:13qu'on ne peut plus
00:37:13emprunter à la Banque de France
00:37:14ok donc en fait
00:37:15vous avez deux points dessus
00:37:17le premier c'est qu'on emprunte
00:37:18à la Banque de France
00:37:19mais avec taux d'intérêt
00:37:20or les taux d'intérêt
00:37:21à l'époque
00:37:21étaient indexés sur l'inflation
00:37:22qui était de 10%
00:37:23ça veut dire que la France
00:37:24empruntait mais à 10%
00:37:25de taux d'intérêt
00:37:26ensuite après il y avait
00:37:27un autre point
00:37:27c'était que la France
00:37:28était en excédent budgétaire
00:37:29à l'époque
00:37:30c'était le général de Gaulle
00:37:30qui était au pouvoir
00:37:31et Pompidou
00:37:31donc chaque année
00:37:32on gagnait de l'argent
00:37:32donc forcément
00:37:34forcément en fait
00:37:35on empruntait pas beaucoup
00:37:35en fait on empruntait
00:37:36mais pour des investissements
00:37:37à long terme
00:37:37c'était quand le général de Gaulle
00:37:38voulait lancer le parc nucléaire
00:37:40ou voulait lancer le Concorde
00:37:41en fait on empruntait pour ça
00:37:42et donc on se disait
00:37:43qu'investir sur le nucléaire
00:37:44elle est plus rapportée
00:37:46que le coût d'intérêt
00:37:47là maintenant
00:37:48il y a deux choses qui bloquent
00:37:49le premier c'est qu'on a
00:37:50des sommes qui sont
00:37:50beaucoup plus importantes
00:37:52comme je vous l'ai dit
00:37:52il faut emprunter 150
00:37:53à 500 milliards d'euros par an
00:37:54donc ça suppose beaucoup d'argent
00:37:56et les liquidités
00:37:56que la Banque de France n'a pas
00:37:57donc c'est-à-dire qu'on doit
00:37:58demander ça à la Banque Centrale Européenne
00:37:59or les traités européens
00:38:01depuis le traité de Maastricht
00:38:02de 1992
00:38:03font que la souveraineté monétaire
00:38:05donc la possibilité
00:38:06de battre monnaie
00:38:07et d'imprimer des billets
00:38:08relève de la Banque Centrale Européenne
00:38:10donc si vous appelez
00:38:11la Banque Centrale Européenne
00:38:12et vous dites
00:38:12on aimerait vous emprunter de l'argent
00:38:14déjà ils ne veulent pas
00:38:15parce que c'est interdit
00:38:15par les traités
00:38:16donc ils n'ont pas le droit
00:38:16de le faire matériellement
00:38:17et deuxième point
00:38:19si vous empruntez
00:38:20ça vous coûtera
00:38:22à peu près le même montant
00:38:23ça vous coûtera
00:38:234, 5, 6%
00:38:24et davantage plus
00:38:25parce que c'est une institution
00:38:26qui vous prête à exactement
00:38:27la même somme
00:38:28donc ça coûte moins cher
00:38:29d'emprunter sur les marchés
00:38:31que d'emprunter auprès
00:38:32de la Banque Centrale
00:38:32qui va de toute façon
00:38:33va pouvoir payer des taux d'intérêt
00:38:34et après dernier point
00:38:35ça va se passer
00:38:36je ne sais pas si vous avez
00:38:36le même souvenir
00:38:37mais ce qui s'était passé en Grèce
00:38:38c'est-à-dire que si c'est l'Europe
00:38:39qui vous prête 500, 600 milliards d'euros
00:38:41ils vont vous demander
00:38:42de passer la retraite à 67 ans
00:38:43de baisser le nombre de fonctionnaires
00:38:45de 35% etc
00:38:46donc c'est une mesure
00:38:47un peu ce que c'est le FMI
00:38:48Rodrigo Arenas
00:38:49il a beau être gaulliste
00:38:54je ne sais pas exactement
00:38:55les mêmes chiffres sur le parc nucléaire
00:38:56mais après c'est un débat
00:38:58qui est un autre
00:38:59ça coûte évidemment
00:39:00l'investissement en nucléaire
00:39:01est beaucoup plus important
00:39:02que les sommes
00:39:02que vous avez annoncées
00:39:03sur la dette actuelle
00:39:04mais ce n'est pas tellement
00:39:05le sujet que vous voulez aborder
00:39:08en fait Jean-Luc Mélenchon
00:39:09disait déjà en 2020
00:39:10qu'en gros
00:39:12il veut transformer en titre
00:39:14une dette perpétuelle
00:39:15sans intérêt
00:39:16c'est-à-dire que c'est de l'argent
00:39:17qui nous appartient
00:39:17dans lequel nous appartons
00:39:19dans la Banque de France
00:39:19et à aucun moment
00:39:20il ne s'agit de ne pas rembourser
00:39:23la dette qui est détenue
00:39:24par les investisseurs privés
00:39:25celle-là elle sera honorée
00:39:25donc il faut aussi rassurer
00:39:27les Françaises
00:39:27et les Français là-dessus
00:39:28maintenant
00:39:29ce n'est pas pour botter en touche
00:39:30mais je vous invite vraiment
00:39:30à lire un livre
00:39:32d'Éric Coquelin
00:39:32qui est président
00:39:33de la commission finance
00:39:33il s'appelle
00:39:34L'achetez-nous de la dette
00:39:34tout est dedans
00:39:35techniquement
00:39:36sur le fond etc
00:39:36et ce que je trouve intéressant
00:39:38dans ce que vous dites
00:39:38si je peux me le permettre
00:39:39c'est que vous abordez
00:39:40le général de Gaulle
00:39:41qui du coup
00:39:42proposait un choix de société
00:39:43la dette aujourd'hui
00:39:45n'est utile
00:39:46que si elle finance
00:39:48des investissements
00:39:49et encore une fois
00:39:49c'est ce que nous proposons
00:39:50c'est ce que nous proposons
00:39:51c'est d'utiliser
00:39:52l'argent public
00:39:52encore une fois
00:39:53pour un choix de société
00:39:54et ne pas dépendre
00:39:55en fait
00:39:56de toujours être en réaction
00:39:57à des situations économiques
00:39:58que nous subissons parfois
00:39:59mais de reprendre le contrôle
00:40:00de notre destin
00:40:01de reprendre le contrôle
00:40:02de où va l'argent public
00:40:03et ça c'est tout à fait faisable
00:40:04avec la proposition
00:40:05que nous faisons
00:40:07mais vous savez
00:40:07même le cas
00:40:08d'une dette
00:40:09qui est complètement détenue
00:40:11par les nationaux
00:40:12c'est le cas du Japon
00:40:13qui a 200% de dette
00:40:14et bien vous payez quand même
00:40:16des taux d'intérêt
00:40:16c'est à dire que la banque du Japon
00:40:18paye des taux d'intérêt
00:40:19c'était pas obligatoire
00:40:20de le faire
00:40:20c'est ça que j'essaie de vous dire
00:40:22vous avez eu un moment
00:40:23rappelez-vous
00:40:23il y a pas si longtemps que ça
00:40:24c'est intéressant d'en parler
00:40:26parce que le taux était négatif
00:40:27le mécanisme est le suivant
00:40:29ça veut dire que
00:40:30les taux d'intérêt
00:40:31ne sont pas indexés
00:40:32sur quelque chose
00:40:33complètement bidon
00:40:33ils sont indexés
00:40:34sur le taux d'inflation
00:40:35ça veut dire que ça dépend du moment
00:40:37parfois vous avez des taux d'inflation
00:40:38qui sont presque négatifs
00:40:39parfois ils sont très très élevés
00:40:40donc c'est à dire que
00:40:42actuellement
00:40:42si par cas
00:40:43vous demandez à la banque de France
00:40:44admettons
00:40:45c'est à dire que vous quittez la zone euro
00:40:46on accepte 33% de baisse du pouvoir d'achat minimum
00:40:49la première année
00:40:50on accepte plein de coûts
00:40:51ensuite on aura du mal à importer etc
00:40:53mais
00:40:53c'est à dire que
00:40:55vous faites ça
00:40:55vous empruntez de l'argent
00:40:57à taux zéro
00:40:58ça veut dire que vous demandez
00:40:59à la banque de France
00:41:00d'imprimer des billets
00:41:01des francs euro
00:41:02on va appeler ça comme ça
00:41:03mais ça a déjà existé
00:41:04c'est dans l'histoire de France
00:41:05vous le savez
00:41:05oui oui
00:41:05je sais mais je vais y arriver
00:41:07quand vous demandez à la banque de France
00:41:09d'imprimer de l'argent
00:41:10vous créez de l'inflation
00:41:12c'est le cas de ce qui s'est passé en Allemagne
00:41:13avec l'hyperinflation
00:41:14où des gens venaient avec des brouettes de billets
00:41:16pour aller acheter
00:41:16vous savez ce que ça a dit
00:41:17ça a donné Hitler quand même
00:41:18ça a donné Hitler dans les années 30 ans
00:41:20la Fed l'a fait
00:41:20la Fed a déjà fait
00:41:22oui mais le dollar
00:41:24la politique américaine
00:41:25est vraiment
00:41:25le dollar est la monnaie de référence
00:41:27tout le monde a besoin du dollar
00:41:29ce n'est pas ce que nous proposons
00:41:30mais en tout cas
00:41:31l'inflation pour des états
00:41:32est souhaitée
00:41:32parce que le fait d'avoir une inflation
00:41:34ça vous permet aussi
00:41:35de rentrer dans le champ
00:41:36du commerce international
00:41:38autrement que
00:41:38de la position dans laquelle vous êtes
00:41:40donc vous savez
00:41:40quand on parle de la dette
00:41:41encore une fois
00:41:42c'est un outil économique
00:41:43ce n'est pas une fin en soi
00:41:44donc nous ce que nous proposons
00:41:45est assez simple
00:41:46pour me l'exprimer
00:41:47c'est simpliste même d'ailleurs
00:41:48sur vos complexités
00:41:49c'est pour ça que vous avez dit
00:41:50Jean-Marie Villard
00:41:51c'est un peu simpliste
00:41:53le problème c'est que
00:41:54non ce n'est pas du tout simpliste
00:41:55c'est quelque chose de sérieux
00:41:56mais attendez
00:41:56ce qui est insupportable
00:41:57c'est que
00:41:58laissez juste une phrase
00:41:59non mais dites pas simpliste
00:42:00c'est dénigrant
00:42:01laissez-le répondre
00:42:02je le fais volontairement
00:42:03c'est très simpliste
00:42:05quand on est candidat
00:42:05à une élection présidentielle
00:42:07de dire
00:42:08je mets la dette au feu
00:42:10ça déjà sur le principe même
00:42:12de le dire de cette façon là
00:42:13pourquoi ?
00:42:13tout simplement parce que
00:42:15la confiance du pays
00:42:17la confiance que les investisseurs
00:42:19vont avoir dans le pays
00:42:20elle va s'effondrer complètement
00:42:22c'est à dire que
00:42:22non seulement
00:42:23pour l'instant
00:42:24il n'est toujours pas élu
00:42:24mais même s'il n'est pas élu
00:42:26l'inquiétude qu'il met
00:42:27en disant ses propos
00:42:29elle croit à cause de ça
00:42:31ça c'est la première chose
00:42:32la deuxième chose
00:42:33moi je suis désolé
00:42:34mais quand j'étais gamin
00:42:35quand j'avais 19 ans
00:42:36que j'ai eu mon premier compte en banque
00:42:39j'ai eu des chèques
00:42:40qui sont revenus à payer
00:42:41parce que j'ai sûrement dépensé
00:42:42un petit peu plus
00:42:43que ce que je gagnais à l'époque
00:42:44j'ai pas eu le choix moi
00:42:46moi on m'a mis à la banque de France
00:42:48et pendant deux ans
00:42:49parce qu'il n'y avait plus de confiance
00:42:50en Jean-Marie Villain
00:42:51il n'y avait plus cette confiance
00:42:52qui existait
00:42:53et donc j'ai subi
00:42:54une pénalité
00:42:55pendant un certain temps
00:42:56j'ai dû me débrouiller
00:42:57avec mes parents
00:42:58avec des amis
00:42:59pour pouvoir vivre
00:43:00on risque de se retrouver
00:43:01rigoureusement
00:43:02dans la même situation
00:43:03alors oui
00:43:04c'est aussi un raisonnement simpliste
00:43:06ce que je viens de faire
00:43:06volontairement
00:43:07parce que
00:43:08un homme politique
00:43:09on doit attendre autre chose
00:43:11que des phrases
00:43:11chocs
00:43:12qui soi-disant
00:43:13vont régler tous les problèmes
00:43:15d'une manière
00:43:16aussi facile
00:43:17mais je commette
00:43:18une erreur économique
00:43:20pour le coup
00:43:20et je vous le dis vraiment
00:43:21avec beaucoup d'amitié
00:43:23vous n'êtes pas un état
00:43:25et la situation
00:43:26que vous avez
00:43:26sur une dette
00:43:27d'une chasse
00:43:27de la France
00:43:30maintenant
00:43:31si vous êtes investisseur
00:43:32la confiance
00:43:33c'est la même chose
00:43:33avec une banque
00:43:35Rodrigo
00:43:36si vous êtes investisseur
00:43:37si vous êtes investisseur
00:43:38parmi les pays
00:43:38les plus endettés du monde
00:43:40il y a des entreprises
00:43:41notamment
00:43:41qui investissent
00:43:42pourquoi ?
00:43:43parce qu'elles savent
00:43:44où elles mettent leur argent
00:43:45quand moi je vous dis
00:43:46par exemple
00:43:47qu'il faut un choc massif
00:43:48d'investissement
00:43:49pour mettre les écoles
00:43:50les lycées
00:43:51et les collèges
00:43:52à l'heure de la canicule
00:43:53à l'heure du réchauffement
00:43:54et du changement climatique
00:43:55et bien évidemment
00:43:56que le BTP va se dire
00:43:58bah là il va y avoir
00:43:59un état
00:43:59qui va soutenir
00:44:00ces investissements
00:44:01et donc je vais mettre
00:44:02mon argent
00:44:02je vais l'investir
00:44:03et c'est pas la question
00:44:04de la dette
00:44:04qui crée la confiance
00:44:05c'est le fait
00:44:06qu'un état
00:44:07s'engage résolument
00:44:08dans une voie
00:44:08pour pouvoir réinvestir
00:44:09de l'argent
00:44:10et c'est le chemin
00:44:11que nous proposons
00:44:11et en attendant
00:44:12dans une commune
00:44:13quand je prends la parole
00:44:16laissez-moi parler
00:44:17s'il vous plaît
00:44:18moi je vous écoute
00:44:18écoutez-moi un peu
00:44:19Eric et Thierry
00:44:20qui nous écoutent
00:44:21eux très religieusement
00:44:22et sagement
00:44:23contrairement à vous
00:44:24messieurs
00:44:24qui êtes indisciplinés
00:44:26qu'est-ce que vous en dites
00:44:28là rapidement
00:44:28Eric
00:44:29quand vous les écoutez
00:44:33je ne sais plus trop
00:44:34quoi dire
00:44:35parce que
00:44:35très franchement
00:44:37il faut nous donner
00:44:38le coquet
00:44:38on l'a embrouillé
00:44:41désolé
00:44:41un petit peu
00:44:42bon
00:44:43moi ce que je trouve
00:44:44regrettable
00:44:45c'est que
00:44:45bon effectivement
00:44:46la Banque de France
00:44:48elle pourrait peut-être
00:44:49nous faire un prix
00:44:50on va dire ça comme ça
00:44:52vous n'avez pas d'argent
00:44:52monsieur en fait
00:44:54non mais bon
00:44:55il faut voir les choses
00:44:57bon finalement
00:44:57moi j'ai l'impression
00:44:58dans ce que j'entends
00:45:00parce qu'en fait
00:45:00je ne vais pas être
00:45:01polémiste
00:45:02mais les problèmes
00:45:04d'endettement
00:45:04et de contraintes
00:45:06c'est lié à l'Europe
00:45:07Thierry
00:45:08voilà
00:45:09en tout cas
00:45:10ça a l'air d'être
00:45:10un barrage important
00:45:12Thierry
00:45:12dites nous vous
00:45:13vous êtes d'accord
00:45:14avec Eric
00:45:14je suis d'accord
00:45:15moi je suis un fervent
00:45:18défenseur de sortir
00:45:19de cette Europe
00:45:19qui nous emprisonne
00:45:20on devait vivre mieux
00:45:22finalement on vit
00:45:22beaucoup plus mal
00:45:23et j'en ai plus qu'assez
00:45:25et je pense que
00:45:26la majorité des français
00:45:27maintenant
00:45:27veulent vraiment sortir
00:45:29de cette Europe
00:45:29plus de souveraineté
00:45:30en tout cas
00:45:31c'est ça que vous réclamez
00:45:32merci beaucoup
00:45:33tous les deux
00:45:34Thierry
00:45:35Eric
00:45:35je vous embrasse
00:45:36très fort
00:45:36on va avoir Olivier
00:45:37qui nous appelle
00:45:38au 0826 300 300
00:45:39vous continuez de réagir
00:45:41à tout de suite
00:46:12le temps d'aller chercher
00:46:12expert
00:46:13visiblement
00:46:13Gaulliste
00:46:15William Thay
00:46:16président fondateur
00:46:17attention
00:46:18je l'ai révisé
00:46:19le millénaire
00:46:20du think tank
00:46:21le millénaire
00:46:21et puis on a
00:46:22au 0826 300 300
00:46:24vos appels
00:46:24et on a Olivier
00:46:26qui nous appelle
00:46:26bonjour Olivier
00:46:28oui bonjour à tous
00:46:29alors je crois
00:46:30qu'on s'est déjà eu Olivier
00:46:31vous êtes de Melun
00:46:32si je crois me souvenir de vous
00:46:34bravo
00:46:35bonne mémoire
00:46:35oui
00:46:36alors dites nous Olivier
00:46:39alors je soucis
00:46:40à beaucoup de choses
00:46:41qui ont été dites là
00:46:42mais je pense
00:46:42qu'elles sont plus
00:46:43autant d'actualité
00:46:45que précédemment
00:46:46pour une seule raison
00:46:47c'est que
00:46:48tant qu'on pouvait cramer
00:46:50du pétrole
00:46:51du gaz
00:46:52parce qu'on en avait
00:46:52qu'il n'était pas cher
00:46:53tant qu'on pouvait polluer
00:46:55la planète
00:46:55donc on n'avait pas
00:46:56cette notion
00:46:571 de limite planétaire
00:46:582 de pollution
00:46:59et bien une dette
00:47:00qu'on ne rembourse pas
00:47:01sur plusieurs années
00:47:02parce qu'on a créé
00:47:02tellement de richesses
00:47:03par ailleurs
00:47:03parce que la croissance
00:47:04est constante
00:47:05depuis 25 ou 30 ans
00:47:07c'est une chose
00:47:08j'ai fini par être convaincu
00:47:09celui qui m'a convaincu
00:47:10le plus c'est Gaël Giraud
00:47:11c'est pas Eric Coquerel
00:47:12mais voilà
00:47:13ce sont des économistes
00:47:14qui me heurtaient
00:47:15en disant
00:47:16vous ne voyez pas
00:47:16mais Rodrigo Arena
00:47:17se pleure
00:47:18pas du tout
00:47:18c'est possible
00:47:20mais moi
00:47:21je suis à peu près
00:47:23persuadé
00:47:23que ce qui était vrai
00:47:25entre les années 80
00:47:26et 2000
00:47:26alors on va dire 2000
00:47:28jusqu'à la chute
00:47:28des tours
00:47:28du World Trade Center
00:47:31n'est plus vrai maintenant
00:47:32d'autant plus que
00:47:34je n'entends aucun politicien
00:47:36dire qu'il a au moins
00:47:37vaguement lu
00:47:38ou entendu
00:47:39soit Aurore Stéphan
00:47:41pour les minerais
00:47:41soit Jean Covici
00:47:43pour l'énergie
00:47:43lequel dit
00:47:44l'Europe est en contraction énergétique
00:47:47continue depuis 15 ans
00:47:48et sa répercussion
00:47:50dans l'économie réelle
00:47:51c'est que le ténage
00:47:52par camion transporté
00:47:53depuis 15 ans
00:47:54diminue dans toute l'Europe
00:47:55et c'est pas à cause
00:47:56de la désindustrialisation
00:47:58c'est lié au fait
00:47:59que l'Europe
00:47:59n'arrive plus à acheter
00:48:00assez de pétrole
00:48:01vous ne ferez pas
00:48:02de croissance en pétrole
00:48:03les chiffres soient imparables
00:48:04vous ne pouvez plus
00:48:05en acheter autant qu'avant
00:48:06et si vous ne pouvez plus
00:48:07créer de croissance
00:48:07alors une dette
00:48:08qu'on ne remboursait pas
00:48:09même une dette papier
00:48:11auprès de la Banque de France
00:48:13et bien c'est une dette
00:48:14qui posera problème
00:48:15moi je pense
00:48:16qu'il faut
00:48:17commencer à orienter
00:48:18les réflexions
00:48:19vers ce point là
00:48:20parce qu'il y a
00:48:21un principe de réalité
00:48:22si vous fabriquez
00:48:22des billets
00:48:23et que vous
00:48:23mettons que vous fassiez
00:48:24un emprunt
00:48:25puisqu'on ne rembourse pas
00:48:26la dette
00:48:26on n'a qu'à filer
00:48:272000 balles par français
00:48:28tous les jours
00:48:29il n'y a pas de soucis
00:48:29puisqu'on ne la rembourse pas
00:48:30sauf que si vous récupérez
00:48:322000 euros
00:48:32ça vous donne du pouvoir d'achat
00:48:33si personne n'est allé travailler
00:48:34pour fabriquer un hôpital
00:48:36vous avez l'argent
00:48:36pour vous faire soigner
00:48:37mais pas l'hôpital
00:48:38pour aller dedans
00:48:38et il y a un peu
00:48:39cette notion là
00:48:40j'entends jamais
00:48:41depuis un certain temps
00:48:42or depuis cette contraction
00:48:44énergétique
00:48:45subie par l'Europe
00:48:46je pense que
00:48:47ce qui était vrai
00:48:48avant
00:48:48n'est plus
00:48:51merci beaucoup
00:48:52Olivier
00:48:53je rappelle
00:48:53vous êtes de Melun
00:48:55je vous embrasse
00:48:56vous nous rappelez
00:48:57je me rappelle
00:48:58de tous nos auditrices
00:49:00et auditeurs
00:49:01qui nous appellent
00:49:01au 0826 300 300
00:49:02il y a Zach
00:49:03d'ailleurs
00:49:03qui vous attend encore
00:49:05notamment pour la radio libre
00:49:07de midi
00:49:09William Tay
00:49:09votre coup de gueule
00:49:12je crois
00:49:12aujourd'hui
00:49:13oui moi j'ai pris
00:49:15le piratage
00:49:17des données
00:49:18du fisc
00:49:19tout simplement
00:49:19parce que
00:49:20c'est curieux ça
00:49:20non mais parce que
00:49:21c'est quand même
00:49:22assez scandaleux
00:49:23qu'on ait un service
00:49:24informatique au fisc
00:49:25qui est le service
00:49:26le plus puissant
00:49:27de France
00:49:27qui est capable
00:49:28de tout recouvrer
00:49:29qui est capable
00:49:29de tout retrouver
00:49:30et qui est incapable
00:49:31de protéger les données
00:49:32donc ça montre
00:49:33une certaine faillite
00:49:33de l'état
00:49:34on est capable
00:49:34de recouvrer
00:49:37extorquer
00:49:37taxer
00:49:38imposer les français
00:49:39de manière continue
00:49:40et sans limite
00:49:40et qui augmente chaque année
00:49:42depuis 30-40 ans
00:49:43par contre on a
00:49:44incapacité de les protéger
00:49:45ça montre en fait
00:49:46la véritable faillite française
00:49:47ça veut dire
00:49:47qu'on recrute des gens
00:49:48on recrute de plus en plus
00:49:50de gens au service informatique
00:49:51il y a actuellement
00:49:515000 personnes
00:49:52mais à quoi servent
00:49:53ces véritables personnes
00:49:545000 personnes
00:49:55qui sont incapables
00:49:56de protéger les données
00:49:575000 personnes
00:49:58qui sont incapables
00:49:58de pouvoir mettre en place
00:50:00un système qui est sécurisé
00:50:01or ça fait exactement
00:50:02depuis des années
00:50:03qu'on sait que maintenant
00:50:04la France est sous la menace
00:50:05de cyberattaque
00:50:06c'est le cas des hôpitaux
00:50:07c'est le cas de l'administration française
00:50:08c'est le cas des différents services
00:50:10ils n'ont pas été foutus
00:50:115000 personnes
00:50:12de pouvoir mettre en place
00:50:14un système d'organisation
00:50:15qui soit efficace
00:50:16et capable de protéger
00:50:17les données
00:50:17donc ça ça interpelle
00:50:19et ça pose
00:50:20et je pense que ça permettra
00:50:21notamment une véritable réflexion
00:50:22auprès des français
00:50:22est-ce qu'il faut davantage
00:50:24de moyens
00:50:25ou une organisation
00:50:26qui est plus efficace
00:50:26je pense que les français
00:50:27sont en train de changer
00:50:28qu'à l'époque
00:50:29à chaque fois qu'on avait un problème
00:50:30on disait
00:50:30il faut davantage de moyens
00:50:31là on voit bien
00:50:32qu'avec davantage de moyens
00:50:33on n'arrive pas à résoudre une situation
00:50:35Rodrigo Aranas
00:50:36je suis d'accord avec
00:50:37ce qui vient d'être dit
00:50:37il y a aujourd'hui
00:50:38un problème de sécurité nationale
00:50:39qui pose des problèmes
00:50:40de sécurité individuelle
00:50:42j'ai dit sur une autre antenne
00:50:43j'ai des amis
00:50:44qui font du tir
00:50:46à la carabine sportif
00:50:48donc pas des chasseurs
00:50:50c'est un autre sujet
00:50:51qui aujourd'hui
00:50:52se font cambrioler
00:50:53parce que simplement
00:50:54leurs données ont futé
00:50:54parce que c'est un des fichiers
00:50:55qui notamment a été acquis
00:50:56il n'y a pas si longtemps que ça
00:50:57donc ça pose un vrai sujet
00:50:59ça demande un investissement
00:51:00sur le long terme
00:51:00ça demande une vraie réflexion
00:51:01et d'arrêter de courir
00:51:03après les évolutions technologiques
00:51:04et c'est encore une fois
00:51:05un choix de société
00:51:06est-ce qu'on veut aujourd'hui
00:51:07que les questions fiscales
00:51:08soient dotées d'un outil
00:51:10de cet ordre-là
00:51:11est-ce qu'on veut
00:51:11de la surveillance collective
00:51:12est-ce qu'on veut finalement
00:51:13quelle place on veut donner au digital
00:51:15quelle place on veut donner numérique
00:51:16je pense que c'est un sujet
00:51:17qui s'invitera dans les présidentielles
00:51:18de façon centrale
00:51:20il y a une question
00:51:20de liberté individuelle
00:51:21liberté collective
00:51:22et que ça
00:51:23ça nécessite d'avoir une vision
00:51:24je conclurai par vous dire
00:51:25qu'il y a quelques années
00:51:26j'étais dirigeant
00:51:27de la première fédération
00:51:28de parents d'élèves
00:51:29la VCPE
00:51:29et nous avions recommandé
00:51:31au ministère de l'éducation nationale
00:51:32d'investir dans des serveurs
00:51:33d'investir dans un système
00:51:36de protection des données
00:51:37des personnels
00:51:37et des élèves notamment
00:51:38nous avons le focus élève
00:51:39à l'époque notamment
00:51:40et bien nous avons le résultat
00:51:42aujourd'hui
00:51:42donc vous voyez
00:51:43les choix qui n'ont pas été faits
00:51:44par le passé
00:51:45aujourd'hui nous les payons
00:51:45sauf que l'informatique
00:51:47elle évolue
00:51:47et que ça pose une question
00:51:50sur la technologie
00:51:51mettre en avant les choses
00:51:52et nous nous courons derrière
00:51:53en faisant des lois
00:51:54tout le temps
00:51:55pour essayer de contraindre les choses
00:51:56ou est-ce que nous avons
00:51:57ce débat là
00:51:58comme nous l'avons aujourd'hui
00:51:59où nous avons des différences
00:52:00et c'est ces différences là
00:52:01dont nous devons discuter
00:52:02que nous devons aborder
00:52:03parce que c'est ça la France
00:52:04Jean-Marie Villain
00:52:05sur le sujet
00:52:06je pense qu'il y a surtout
00:52:08quand même un scandale
00:52:09qu'une telle administration
00:52:11n'ait pas été en mesure
00:52:13de mettre en place
00:52:13quand même
00:52:14toute la protection
00:52:15toute la protection nécessaire
00:52:16c'est jamais parfait bien entendu
00:52:17l'évolution de la technologie
00:52:19fait que de toute façon
00:52:20au fur et à mesure
00:52:21il faut qu'il y ait un suivi
00:52:22justement pour éviter
00:52:23pour éviter ces fuites
00:52:24mais encore une fois
00:52:25vous savez
00:52:25on parle souvent
00:52:26de l'exemple communal
00:52:27pour savoir un petit peu
00:52:29plutôt que d'imposer aux communes
00:52:31de faire des choix
00:52:33qu'ils n'auraient pas décidés eux-mêmes
00:52:36ça fait plus de 10 ans maintenant
00:52:38qu'à Viry-Châtillon
00:52:39toutes ces problématiques
00:52:42liées aux intrusions technologiques
00:52:45dans les serveurs de la commune
00:52:47ont été pris en compte
00:52:48avec des audits
00:52:49qui nous ont coûté
00:52:49un petit peu d'argent au départ
00:52:50et qui nous ont permis
00:52:51de faire des investissements
00:52:52qui nous ont
00:52:53et je croise les doigts
00:52:54permis jusqu'à maintenant
00:52:55d'éviter toute tentative
00:52:57toute intrusion réelle
00:52:59dans les serveurs de la commune
00:53:01je pense que c'est important
00:53:03aussi que l'Etat
00:53:05montre l'exemple dans Zomen
00:53:06vous gardez la main Jean-Marie
00:53:07on va parler de votre coup de gueule
00:53:09vous c'est contre l'Etat
00:53:10qui n'a de cesse finalement
00:53:12de faire des économies
00:53:13avec les retraites de nos aînés
00:53:15alors disons pas que
00:53:16avec celle-là
00:53:17mais en tout cas
00:53:17c'est certain que
00:53:18il faut pas
00:53:20c'est quand même compliqué
00:53:21de se
00:53:22enfin difficile d'entendre
00:53:23qu'à chaque fois
00:53:24qu'il y a des économies à faire
00:53:26c'est sur certaines
00:53:28catégories de personnes
00:53:28moi ça m'ennuie un petit peu
00:53:29de cette catégorie
00:53:31en particulier les retraités
00:53:32qui là sont encore
00:53:34montrés du doigt
00:53:35parce que quand on dit
00:53:36il faut faire des économies
00:53:37les retraites de plus de 3000 euros
00:53:39qui seront a priori
00:53:42sur les volontés de Bercy
00:53:43il faut le rappeler
00:53:44ne seraient plus indexés
00:53:46sur l'inflation en 2027
00:53:47pour faire des économies
00:53:48on change pas
00:53:49on change pas les règles du jeu
00:53:50pour des gens
00:53:50qui ont travaillé
00:53:51pendant toute leur carrière
00:53:53qui ont cotisé
00:53:54pendant toute leur carrière
00:53:55qui ont une cotisation
00:53:56qui justifie
00:53:57de cette retraite
00:53:58et je comprends pas
00:54:00qu'on puisse changer
00:54:00les règles du jeu
00:54:01en cours du jeu
00:54:01c'est pour ça que
00:54:02je ne comprends pas
00:54:03cette envie
00:54:05parce que pour le moment
00:54:06ça reste jusqu'à preuve du contraire
00:54:09un projet
00:54:09mais en attendant
00:54:11pour moi
00:54:11c'est assez important
00:54:12moi je pense que
00:54:13le système de retraite
00:54:14coûte trop cher
00:54:15pour la France
00:54:15parce qu'il n'y a pas
00:54:16assez d'actifs
00:54:16et que de toute façon
00:54:17ça va diminuer
00:54:17dans les prochaines années
00:54:18la question qui est posée
00:54:19c'est qui doit faire des efforts
00:54:20or moi je pense que
00:54:21lorsque vous voulez taxer
00:54:22les retraités
00:54:23les plus aisés
00:54:24je ne dis pas
00:54:24qu'ils ne doivent pas contribuer
00:54:25mais en tout cas
00:54:26est-ce qu'ils doivent le faire
00:54:27et bien en fait
00:54:27quand vous regardez
00:54:29les statistiques en détail
00:54:30vous voyez qu'en France
00:54:31plus vous payez d'impôts
00:54:33plus vous contribuez
00:54:34au système national
00:54:34moins vous avez de droits
00:54:35quand vous faites le rendement
00:54:36du taux de cotisation
00:54:37notamment en fonction
00:54:38de votre salaire
00:54:39et bien lorsque vous
00:54:40vous êtes au niveau du SMIC
00:54:41et bien vous avez
00:54:41un taux de rendement
00:54:42qui est beaucoup plus élevé
00:54:43à partir du moment
00:54:44où vous gagnez à peu près
00:54:44donc c'est la somme
00:54:45qui a été désignée
00:54:46c'est 3000 euros
00:54:47en fait votre taux de rendement
00:54:48est très bas
00:54:48c'est à dire qu'en fait
00:54:49vous payez beaucoup
00:54:50pour avoir un retour
00:54:52qui est très faible
00:54:52et c'est ça le problème
00:54:53c'est à dire que ce sont des gens
00:54:54qui ont déjà un retour
00:54:55qui est très faible
00:54:55par rapport à ce qu'ils ont cotisé
00:54:57et on leur demande encore
00:54:58à eux de faire des efforts
00:54:59or il y a peut-être
00:55:00retraités ou non
00:55:02et donc il y a peut-être
00:55:03d'autres catégories
00:55:03qui doivent davantage contribuer
00:55:05pour faire en sorte
00:55:05que le système soit viable
00:55:06Rodrigo Arnaz
00:55:07très rapidement sur la retraite
00:55:09et puis votre coup de coeur
00:55:10ou coup de gueule
00:55:10moi je pense qu'on a
00:55:11un gouvernement
00:55:12depuis deux quinquennats
00:55:15qui a cramé la caisse
00:55:16aujourd'hui ils essayent
00:55:17de chercher de l'argent partout
00:55:18et ça tombe sur les retraités
00:55:19de plus de 3000 euros
00:55:20je pense que c'est pas la solution
00:55:21par contre j'alerte sur une chose
00:55:22il y a une proposition des français
00:55:23qui dit qu'il faudrait
00:55:24s'intéresser à vos indemnités
00:55:25de députés
00:55:26mais ils ont raison
00:55:27je pense qu'elles sont trop élevées
00:55:29je l'ai toujours dit
00:55:29je suis partisan
00:55:31d'indexer
00:55:32en gros
00:55:33pour le coup
00:55:33même pas sur l'inflation
00:55:34mais sur une fête de vie normalement
00:55:36et bien si tout le monde
00:55:37était au SMIC
00:55:38vous savez
00:55:38ça serait une bonne proposition
00:55:39voilà je le pense
00:55:40très sincèrement
00:55:41économiquement c'est non d'abord viable
00:55:42et ça permet
00:55:43d'être dans un projet collectif
00:55:44plus intéressant
00:55:45parce que ça veut dire
00:55:46que personne
00:55:47le SMIC vous permet pas
00:55:48de vivre à Paris
00:55:48vous savez
00:55:49tout le monde ne vit pas à Paris
00:55:50du coup les choses s'ajustent
00:55:51vous voyez c'est ça
00:55:52si vous croyez au marché
00:55:54à cette fable là
00:55:55d'Adam Smith
00:55:56de la main invisible du marché
00:55:57et bien écoutez
00:55:57ça permettra de s'ajuster autrement
00:55:59la question c'est que
00:56:00ce qui aujourd'hui
00:56:02déstructure profondément
00:56:03la société française
00:56:04c'est l'héritage
00:56:04il y a des enfants
00:56:05qui sont nés
00:56:06sans avoir rien fait
00:56:07et qui bénéficient
00:56:08de façon éhontée
00:56:09de l'héritage de leurs parents
00:56:11et qui influent économiquement
00:56:13dans ce pays
00:56:13de façon
00:56:14votre monde
00:56:14là on est en train de se dire
00:56:16on va les spolier
00:56:17on va spolier les parents
00:56:18et se polier les familles
00:56:19c'est quand même scandale
00:56:20que les parents
00:56:21ont bénéficié de cela
00:56:22c'est qu'ils ont été aidés aussi
00:56:23je parle des enfants
00:56:24je parle des enfants
00:56:25vous parle des enfants
00:56:27il y a une grande littérature
00:56:28depuis le 19ème siècle
00:56:3018ème siècle
00:56:30sur la question de l'héritage
00:56:31et je vois que nous ne sommes pas d'accord
00:56:32c'est ça qui est intéressant
00:56:33c'est ça les sujets
00:56:34que nous avons abordés
00:56:35moi j'estime qu'aujourd'hui
00:56:36on parlait d'écologie
00:56:37vous parliez
00:56:37votre auditeur tout à l'heure
00:56:38de monsieur Guiraud
00:56:39que j'ai eu l'occasion
00:56:40de rencontrer en 2022
00:56:41de monsieur Jean Covici
00:56:42avec notamment
00:56:43le chiffre projet
00:56:43que je suis très attentivement
00:56:44et bien oui
00:56:45il y a des choix de société
00:56:46qui font que nos enfants
00:56:47sont en train de payer nos choix
00:56:48et que alors que la France
00:56:49se dote du principe de précaution
00:56:51et bien ceux qui vont naître
00:56:52et bien nous n'aurons pas
00:56:53les mêmes droits que nous
00:56:53et je trouve ça profondément immoral
00:56:55et aujourd'hui
00:56:55on doit remettre les compteurs à zéro
00:56:57et la retraite en fait partie
00:56:58mais par contre je vous alerte
00:56:59allez sur la capitalisation
00:57:01ça a existé
00:57:01dans un pays d'origine
00:57:02qui s'appelle le Chili
00:57:03ça veut dire que des retraités
00:57:04qui ont capitalisé leur retraite
00:57:06ont vu tout perdre
00:57:06parce qu'il y a eu une crise
00:57:07dans l'arcade boursier
00:57:08c'est-à-dire que des retraités
00:57:09se sont retrouvés sur la paille
00:57:11et ça il y a de multiples exemples
00:57:12y compris dans ma famille
00:57:13pour attester de ce que je suis en train de vous dire
00:57:15méfiez-vous de la capitalisation
00:57:16même si elle existe en France en partie
00:57:17sur l'héritage
00:57:18je ne suis absolument pas d'accord quand même
00:57:19mais c'est bien
00:57:20vous avez le droit de suivre gauche
00:57:20c'est bien
00:57:21vous voyez il y a des clivages
00:57:22en expliquant
00:57:22ça n'a aucun rapport avec ça
00:57:24Rodrigo Arrénation
00:57:25n'aura pas de coup de cœur
00:57:26ni coup de gueule
00:57:26tant pis pour vous
00:57:27c'est pas très
00:57:28pourtant c'était positif
00:57:29de nettoyer les océans
00:57:31avec un saumon robotique
00:57:33voilà
00:57:34vous nous avez utilisé truc
00:57:36peut-être dans un instant
00:57:37je vous laisserai
00:57:38deux secondes
00:57:40pour nous détailler cela
00:57:41on va revenir sur
00:57:44la candidature possible
00:57:46imminente
00:57:47de Raphaël Glucksmann
00:57:48à la présidence
00:57:50de la République
00:57:50il annoncera
00:57:52annoncerait dimanche
00:57:53ce dimanche
00:57:54est-ce que Léa Salamé
00:57:56sa compagne
00:57:56doit se retirer
00:57:58de toutes ses fonctions
00:58:00journalistiques
00:58:01c'est la question
00:58:02qu'on se pose
00:58:03qu'on vous pose
00:58:04aussi au 0826 300 300
00:58:06vous continuez de nous appeler
00:58:07Zach commence à avoir
00:58:09très chaud à l'oreille
00:58:10à force de vos appels
00:58:11mais c'est très bien
00:58:12ça lui fait du bien
00:58:13à tout de suite
00:58:13sur Sud Radio
00:58:15Sud Radio
00:58:17Sud Radio
00:58:18les débats de l'été
00:58:1910h-13h
00:58:20Anthony Martin Smith
00:58:22de retour avec vous
00:58:23sur l'antenne de Sud Radio
00:58:24et puis vous nous appelez
00:58:25au 0826 300 300
00:58:27notamment pour la radio libre
00:58:29à partir de midi
00:58:30midi 15
00:58:31on aura aussi
00:58:32le service après-vente
00:58:33de la vie quotidienne
00:58:34vous le savez
00:58:35c'est le nouveau rendez-vous
00:58:35qu'on vous donne
00:58:36pour essayer de répondre
00:58:38à des questions concrètes
00:58:39que vous vous posez
00:58:40tout à l'heure
00:58:40on parlera
00:58:41de ces contrats d'assurance
00:58:43pour bien se protéger
00:58:44des catastrophes
00:58:45qu'elles soient naturelles
00:58:46ou non
00:58:46qu'est-ce que vous devez
00:58:48souscrire sur vos contrats
00:58:49vaste question
00:58:50on en parlera
00:58:51avec notre invité
00:58:51ils sont toujours
00:58:52autour de la table
00:58:53William Thais
00:58:54Jean-Marie
00:58:55Villain
00:58:57Rodrigo
00:58:58Arenas
00:58:59Rodrigo
00:59:00je vous laisse
00:59:0010 secondes
00:59:02pour nous parler
00:59:02de votre saumon
00:59:04c'est un robot
00:59:05qui a été inventé
00:59:06qui a commencé dans les fleuves
00:59:07et qui va bientôt arriver
00:59:08dans les océans
00:59:09qui permet de récupérer
00:59:11notamment les microplastiques
00:59:12dans les eaux
00:59:13alors c'est pas une solution
00:59:14en soi
00:59:14parce que je suis pas
00:59:15technosolutionniste
00:59:16mais c'est un début
00:59:17qui permet justement
00:59:18de prendre soin
00:59:19de la santé des gens
00:59:20mais j'insiste sur le fait
00:59:21qu'il va falloir
00:59:22profondément réfléchir
00:59:23à changer nos modes de vie
00:59:23parce que s'il y a
00:59:24des microplastiques
00:59:25c'est parce que
00:59:25nos façons de consommer
00:59:26et de concevoir
00:59:27notre place dans la planète
00:59:29se fait au mépris
00:59:30des océans et des eaux
00:59:30et nous avons besoin
00:59:31de l'eau dans l'avenir
00:59:32Vous êtes bien un homme politique
00:59:33vous avez fait 29 secondes
00:59:34alors je vous en laissais 10
00:59:35mais tout va bien
00:59:36Merci
00:59:37en tout cas effectivement
00:59:38c'est très intéressant
00:59:38je vous ferai pas réagir messieurs
00:59:39parce que nous allons parler
00:59:41d'un autre sujet
00:59:41celui de Raphaël Glucksmann
00:59:43qui va annoncer
00:59:45sa candidature
00:59:46à la primaire socialiste
00:59:48pour devenir
00:59:50peut-être candidat
00:59:51à l'élection présidentielle
00:59:53de 2027
00:59:54Il est en couple
00:59:55vous le savez
00:59:55avec la journaliste
00:59:56notre consoeur
00:59:58Léa Salamé
00:59:58qui est présente
01:00:00le 20h de France 2
01:00:02et France Télévisions
01:00:04aujourd'hui
01:00:05ne sait pas
01:00:05qui ils mettront
01:00:06lundi soir
01:00:07est-ce que ce sera
01:00:08son joker
01:00:09ou est-ce que ce sera elle
01:00:10est-ce qu'elle doit même
01:00:12se défaire
01:00:13de bien
01:00:15ses engagements
01:00:16journalistiques
01:00:17pour protéger
01:00:18la déontologie
01:00:19de notre métier
01:00:20et puis aussi
01:00:21ne pas desservir
01:00:23la campagne
01:00:24de son conjoint
01:00:25Jean-Marie
01:00:27je pense que
01:00:29la question
01:00:30ne devrait même
01:00:30plus se poser
01:00:31à partir du moment
01:00:32où son conjoint
01:00:33l'est
01:00:33avec la première
01:00:34des réserves
01:00:35c'est que
01:00:35bien évidemment
01:00:36s'il s'agissait
01:00:38de Léa Salamé
01:00:40qui était candidate
01:00:41et que lui
01:00:41serait journaliste
01:00:42il faudrait
01:00:42qu'il ait exactement
01:00:43la même réaction
01:00:48c'est important
01:00:48ce que vous dites
01:00:49Jean-Marie
01:00:49parce que ça sous-entendrait
01:00:51que parce qu'elle est
01:00:52une femme
01:00:53elle devrait se coucher
01:00:55devant la carrière
01:00:56de son mari
01:00:57ce qui serait bien évidemment
01:00:58insupportable
01:00:58dans la société
01:00:59dans laquelle nous vivons
01:01:00en 2026
01:01:00et je pense qu'au-delà
01:01:03du journal de 20 heures
01:01:05il faut quand même
01:01:06lui permettre
01:01:06malgré tout
01:01:07de continuer
01:01:08d'exercer sa profession
01:01:09de journaliste
01:01:10qui n'est pas forcément
01:01:11les journalistes
01:01:12ne se passent pas
01:01:13leur temps
01:01:13à vanter la qualité
01:01:15de tel ou tel
01:01:17candidat
01:01:17et je pense
01:01:19réellement
01:01:20qu'elle a
01:01:21toutes les capacités
01:01:22pour poursuivre
01:01:24momentanément
01:01:24sa carrière
01:01:25d'une manière
01:01:25un petit peu différente
01:01:26mais sans avoir
01:01:27un engagement
01:01:28plus de magazine
01:01:28sans rester sur quelle époque
01:01:30de façon surtout
01:01:32à être en dehors
01:01:33de cette course
01:01:36parce que c'est une course
01:01:37c'est une épreuve sportive
01:01:39que va être
01:01:40cette élection présidentielle
01:01:42et il se doit
01:01:43elle pour elle
01:01:44et pour lui
01:01:45je pense qu'il est préférable
01:01:46qu'elle ne reste plus
01:01:47au journal de 20 heures
01:01:48mais avec
01:01:50le mot
01:01:51de réserve
01:01:52que j'ai émis
01:01:53au départ
01:01:53et puis également
01:01:55lui permettre
01:01:56de continuer
01:01:56malgré tout
01:01:57de faire son travail
01:01:58de journaliste
01:01:58dans toutes les bonnes
01:02:00conditions possibles
01:02:00William Thé ?
01:02:01Oui
01:02:01moi je pense
01:02:02qu'elle n'a pas le choix
01:02:02pour deux raisons
01:02:03la première
01:02:04c'est que
01:02:04de toutes ses obligations
01:02:07journalistes
01:02:08je précise
01:02:09moi je pense
01:02:09qu'elle n'a pas le choix
01:02:11parce que la confiance
01:02:11des français
01:02:12envers les journalistes
01:02:13et les médias
01:02:13est très faible
01:02:14et que
01:02:15de toute façon
01:02:16même si c'est une grande
01:02:17professionnelle
01:02:18et bien de toute façon
01:02:19ça jettera une suspicion
01:02:20et ça s'amettra
01:02:21à une situation
01:02:22de manière compliquée
01:02:22sur tout le service public
01:02:23et puis après
01:02:24le deuxième paramètre
01:02:25c'est qu'elle n'est pas
01:02:25journaliste sur une chaîne privée
01:02:27c'est qu'elle est journaliste
01:02:28sur le service public
01:02:28donc financée par le contribuable
01:02:30et pour toutes ces raisons-là
01:02:32je pense que
01:02:32même si elle serait
01:02:34capable de faire les choses
01:02:35et bien de toute façon
01:02:37les français n'y croiraient pas
01:02:37on a eu un précédent
01:02:39avec Arnaud Montebourg
01:02:40à l'époque
01:02:40et bien moi je pense
01:02:42que pour toutes ces raisons-là
01:02:43c'est très compliqué
01:02:44elle ne pourra pas se maintenir
01:02:45ensuite après
01:02:46pour revenir sur le fond
01:02:49est-ce qu'elle a raison
01:02:50de le faire ?
01:02:51moi je ne pense pas
01:02:53pourquoi ?
01:02:53parce que je pense
01:02:54que Léa Salamé
01:02:55dans son domaine
01:02:55ira beaucoup plus loin
01:02:57que Glucksmann
01:02:57dans son domaine
01:02:58c'est tout simplement pour ça
01:03:00parce que nous
01:03:00on est spécialiste
01:03:03des élections
01:03:04on fait des modèles
01:03:05mathématiques
01:03:06comme ce que font
01:03:06aux Etats-Unis
01:03:07538 etc
01:03:07dans votre think tank
01:03:09et on ne sait jamais
01:03:10on ne s'est trompé
01:03:10qu'une seule fois en élection
01:03:11c'était en 2020
01:03:12pour la présidentielle américaine
01:03:13sinon on ne s'est jamais trompé
01:03:13dans tous les pays
01:03:14et bien moi je pense
01:03:15qu'il n'y a quasiment
01:03:16aucune chance
01:03:16de passer devant Mélenchon
01:03:17ah oui
01:03:17d'accord
01:03:18c'est intéressant
01:03:20aussi que vous rappeliez
01:03:21que la confiance
01:03:22envers les médias
01:03:23envers les journalistes
01:03:24on a une profession
01:03:25qui est très mal appréciée
01:03:27très mal considérée
01:03:28ce n'est pas pour pleurer
01:03:28dans les chaumières
01:03:29c'est un fait
01:03:30c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:03:32il y a une telle connivence
01:03:33parfois entre
01:03:35les politiques
01:03:35et les médias
01:03:36que ben oui
01:03:37les françaises et les français
01:03:39perdent confiance
01:03:39en nous autres
01:03:41journalistes
01:03:41alors que
01:03:41puis vraisemblablement
01:03:43même si elle voudrait revenir
01:03:44et qu'il arrête sa candidature
01:03:45elle ne pourrait plus jamais
01:03:45revenir aux 20 heures de sa vie
01:03:46donc c'est très compliqué
01:03:48pour elle je pense
01:03:49Rodrigo Arenas
01:03:50on a déjà des précédents
01:03:51qui illustrent le propos
01:03:52qui vient d'être émis
01:03:53c'est-à-dire que
01:03:53des journalistes de premier
01:03:55pardon
01:03:55de citer Valérie Trier-Veller
01:03:56aussi avec François Hollande
01:03:58et Anne Sinclair
01:03:59ou Christine Ocray
01:04:00avec Anne Sinclair
01:04:00d'autres
01:04:01ça s'est toujours passé
01:04:02dans ce sens-là
01:04:03moi je n'ai pas d'avis
01:04:04à donner sur le choix privé
01:04:05que font le couple
01:04:06Léa Salamé-Raphaël Glucksmann
01:04:08en revanche
01:04:09je suis assez en phase
01:04:10avec ce qui s'est dit
01:04:10par vos deux invités
01:04:12Léa Salamé
01:04:13est une journaliste
01:04:14de premier plan
01:04:15quoi qu'on en pense
01:04:16quoi qu'on en dise
01:04:18Raphaël Glucksmann
01:04:18est candidat à la candidature
01:04:20c'est d'après
01:04:21les informations
01:04:21que vous donnez
01:04:22que je n'avais pas
01:04:22il est député européen
01:04:24et je me rends compte
01:04:25que dans ce pays
01:04:26c'est souvent les femmes
01:04:26qui s'effacent
01:04:28entre guillemets
01:04:29ou qui font le sacrifice
01:04:30entre guillemets
01:04:31de leur carrière
01:04:31vis-à-vis de leur conjoint
01:04:33ça dit des choses
01:04:34sur notre société
01:04:35et voilà
01:04:36je m'arrêterai là
01:04:37parce que je pense
01:04:38qu'on a un petit devoir
01:04:39de réserve aussi
01:04:40pour ce qui me concerne
01:04:41on parle d'une présidentielle
01:04:42nous avons un candidat
01:04:43c'est Jean-Luc Mélenchon
01:04:44vous l'avez dit
01:04:45je pense aussi
01:04:45d'après les évaluations
01:04:47que nous faisons aussi
01:04:48en interne
01:04:48que nous serons devant
01:04:51Raphaël Glucksmann
01:04:51ou quel que soit le candidat
01:04:52et que nous disons
01:04:53depuis un certain nombre de temps
01:04:54le deuxième tour sera
01:04:56Marine Le Pen
01:04:56contre Jean-Luc Mélenchon
01:04:58c'est ce que nous pensons
01:04:59c'est ce que nous disons
01:05:00et qu'il y aura
01:05:01un choix de société à faire
01:05:02donc encore une fois
01:05:02par rapport au débat précédent
01:05:04ce qui est important
01:05:04c'est quelle France nous voulons
01:05:06et à ce titre là
01:05:07chacun aura à se positionner
01:05:09sur ce plan là
01:05:09Suivez-moi Rodrigo
01:05:11on va aller à Bergerac
01:05:12avec Marie-Claire
01:05:13qui nous appelle
01:05:13au 0826 300 300
01:05:15bonjour Marie-Claire
01:05:16Bonjour vous m'entendez ?
01:05:17Ah bah oui oui
01:05:18on vous entend
01:05:18puis moi je ne vais pas cumuler
01:05:22Merci Marie-Claire
01:05:23Bah en fait moi je suis
01:05:25je ne vais pas du tout
01:05:26prendre le parti
01:05:27de vos intervenants
01:05:29moi je pense que
01:05:30Léa Salamé
01:05:30comme c'est une excellente journaliste
01:05:32doit rester
01:05:33mais par contre
01:05:35déjà lui demander
01:05:36son avis à elle
01:05:37ce qu'elle le compte faire
01:05:37et puis qu'elle explique
01:05:39aux français du choix
01:05:40parce qu'en fait
01:05:41dans ce pays
01:05:41on manque de communication directe
01:05:44cash
01:05:44et elle dit
01:05:45je reste
01:05:46de toute façon
01:05:47il n'est pas sûr d'être élu
01:05:48il se présente
01:05:51William Tess
01:05:51semble dire que
01:05:52de toute façon
01:05:53c'est mort pour lui
01:05:53Non c'est marrant
01:05:54Bon alors
01:05:55si c'est mort pour lui
01:05:55pourquoi il se retit ?
01:06:01Marie-Claire
01:06:01moi je propose
01:06:02je propose
01:06:03de prendre votre idée
01:06:04que Léa Salamé
01:06:06aille devant les caméras
01:06:07et dise aux français
01:06:08bon puisque de toute façon
01:06:09d'après William Tess
01:06:10c'est foutu pour lui
01:06:11je reste
01:06:12Non mais non
01:06:14bien sûr que non
01:06:15non mais je veux dire
01:06:16on n'est pas
01:06:16on est sûr de rien
01:06:17bon
01:06:18mais
01:06:19qui on va mettre
01:06:20à sa place ?
01:06:22Marteau
01:06:22Jean-Baptiste Marteau
01:06:23je crois
01:06:23son joker
01:06:24oui Jean-Baptiste Marteau
01:06:26effectivement
01:06:26il n'est pas beau
01:06:27mais bon
01:06:27il n'a pas
01:06:28il n'a pas la
01:06:29non
01:06:29il n'est pas
01:06:30non mais
01:06:31je suis désolée
01:06:32il est temps pour la météo
01:06:33il n'est pas beau
01:06:33c'est ça
01:06:34c'est ça que vous vouliez dire
01:06:35non mais
01:06:36je plaisante
01:06:37c'est une blague
01:06:39évidemment
01:06:39c'est une blague
01:06:40qu'on lui demande
01:06:40son avis à elle
01:06:41parce que ça la regarde
01:06:42justement
01:06:43là on polimise
01:06:44mais en fait
01:06:45on n'en fait rien du tout
01:06:45mais c'est vrai
01:06:46et je pense que
01:06:46je pense que
01:06:47la confiance envers les journalistes
01:06:49contrairement à ce que vous pensez
01:06:52ne s'en va pas
01:06:53par contre
01:06:54certes
01:06:55certaines formes
01:06:55de journalisme
01:06:56de journalisme
01:06:57ne sont pas
01:06:59n'est pas bien considérées
01:07:00c'est vrai
01:07:00mais parce que
01:07:01bon
01:07:02moi par exemple
01:07:02je parle de BFNTV
01:07:04quand on entend
01:07:05c'est pas des professionnels
01:07:07je suis désolée
01:07:07il y a certaines personnes
01:07:09sur BFNTV
01:07:10qui parlent
01:07:10des journalistes
01:07:11je ne sais pas
01:07:12quelle école ils ont fait
01:07:13quelle école des journalistes
01:07:14des journalistes
01:07:15ils ont fait
01:07:16mais
01:07:16c'est pas des professionnels
01:07:18des fois ils disent des trucs
01:07:20complètement aberrants
01:07:21des fois moi j'éteins
01:07:21mais j'écoute toutes les radios
01:07:23mais la confiance
01:07:24si on a juste peur
01:07:25et chez nous ça va
01:07:28rassurez-moi
01:07:28chez nous ça va
01:07:30chez celui de radio
01:07:31déjà si je peux parler
01:07:33en direct
01:07:34c'est déjà
01:07:35un premier plan
01:07:38un premier atout
01:07:39parce que souvent
01:07:40on ne demande pas
01:07:41comment
01:07:42la vie des français
01:07:43on est dans une société
01:07:44où il y a
01:07:45tout ce qu'il faut
01:07:46pour la communication
01:07:47et la communication
01:07:47n'est pas là
01:07:50voilà
01:07:50et déjà
01:07:51lui demander à elle
01:07:52qu'elle qu'on devrait faire
01:07:53alors peut-être
01:07:53qu'elle a envie de torturer
01:07:54après c'est son choix
01:07:55on respecte
01:07:56mais si elle n'a pas envie
01:07:57de torturer
01:07:58pourquoi il y aurait
01:07:58une pression
01:07:59des personnes
01:08:00parce que
01:08:01si on va mettre
01:08:02à sa place
01:08:02si on met
01:08:03une personne
01:08:04qui n'est pas
01:08:04à la hauteur
01:08:05qui n'est pas
01:08:06assez compétente
01:08:07je suis désolée
01:08:08on regardera tout le journal
01:08:09moi je vous rejoins
01:08:10Marie-Claire
01:08:11moi je vais vous dire
01:08:12ce qui me gêne là-dedans
01:08:13c'est que c'est une femme
01:08:14je pense juste à
01:08:16je parle même pas
01:08:17du talent de la journaliste
01:08:18ou non
01:08:18ça je laisse chacune
01:08:19et chacun apprécier
01:08:20mais là
01:08:21c'est une femme
01:08:23qui va s'effacer
01:08:23pour la carrière
01:08:24de son mari
01:08:25et qu'on va remplacer
01:08:26par qui ?
01:08:27par un homme
01:08:28voilà
01:08:28moi je trouve
01:08:29que ça
01:08:29je trouve ça
01:08:30un peu perturbant
01:08:31je vous le dis
01:08:32pour l'homme
01:08:34féministe que je suis
01:08:35pour m'engager un petit peu
01:08:36et sortir de ma casquette
01:08:38de journaliste
01:08:39William Ther
01:08:40en 10 secondes
01:08:42moi je pense que
01:08:43c'est elle-même
01:08:43qui va décider
01:08:44de se retirer
01:08:45pour préserver
01:08:45la crédibilité
01:08:46du service public
01:08:47il faut quand même
01:08:48se rappeler
01:08:48que le service public
01:08:49a été attaqué
01:08:49par le rapport
01:08:50à l'oncle
01:08:50il y a un problème
01:08:51de confiance
01:08:52il y a un problème
01:08:52même qui va perdurer
01:08:53notamment avec la campagne
01:08:54présidentielle
01:08:54sur est-ce qu'ils vont
01:08:55pouvoir tenir
01:08:55en cas d'élection
01:08:56de certains
01:08:56ou certaines présidents
01:08:57et donc du coup
01:08:58pour préserver tout ça
01:08:59je pense qu'ils sont
01:09:00obligés de se sauvegarder
01:09:01qu'elle-même
01:09:01va décider de se retirer
01:09:02merci beaucoup
01:09:03Marie-Claire
01:09:03de nous avoir appelé
01:09:09vous êtes président
01:09:09et fondateur
01:09:10du think tank
01:09:10Le Millénaire
01:09:11merci Jean-Marie Villain
01:09:13vous êtes conseiller
01:09:14régional Ile-de-France
01:09:14et ancien maire
01:09:15de Virichatillon
01:09:16et merci Rodrigo Arenas
01:09:17député La France Insoumise
01:09:19conseiller au municipal
01:09:20à la mairie de Paris
01:09:20on revient dans un instant
01:09:21sur Sud Radio
01:09:22pour le service
01:09:23après-vente
01:09:23de la vie quotidienne
01:09:24à tout de suite
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