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  • il y a 15 heures
Charles Luylier, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:02Il est 13h48, l'actualité décryptée sur Europe 1.
00:05Dernière partie avec vous Charles Huillier et vos débatteurs du jour,
00:08Sabrina Medjeber, Vincent Roy.
00:10On va parler à présent politique et plus spécifiquement de la présidentielle et du parti socialiste.
00:15Effectivement, parce que Raphaël Glucksmann pourrait annoncer sa candidature dimanche,
00:21donc d'ici 4 jours, 20h de TF1.
00:24Calendrier plutôt maîtrisé par le leader de Place Publique
00:28parce que les universités d'été du parti socialiste se tiendront une semaine plus tard,
00:34donc une semaine après, théoriquement, cette hypothétique annonce de Raphaël Glucksmann au 20h de TF1.
00:40Le leader de Place Publique avait déclaré fin mai qu'il se donnait 3 mois pour décider s'il serait
00:46candidat ou non.
00:48Alors quel retentissement pourrait avoir sa candidature ?
00:51Celle de Raphaël Glucksmann, je vous sentais d'humeur un peu taquine.
00:54Vincent Roy, j'ai quelques minutes, expliquez-nous tout.
00:57Ah bah il y a, si vous voulez, il va y avoir, là on a eu les incendies,
01:01et là on attend dimanche soir, lundi, la France a changé de visage.
01:06Raphaël Glucksmann se présente.
01:08Alors l'université d'été, une semaine après, c'est l'ouverture de l'auberge espagnole.
01:14Il y a tout, il y a à boire et à manger, c'est formidable.
01:17On a, je ne sais pas combien de candidats, tout le monde...
01:19Alors, je vais vous les citer si vous voulez.
01:21Ah bah oui, c'est bien, c'est bien.
01:22Donc les candidats devront se déclarer au plus tard, le 15 septembre.
01:27Philippe Brun, député de l'Eure, Jérôme Gage, député de l'Essonne,
01:31Ségolène Royal, qu'on ne présente plus,
01:33et puis d'autres figures, comme Bernard Cazeneuve, ou bien François Hollande.
01:39Et puis voilà, François Hollande, est-ce qu'il sera vraiment au sein du Parti Socialiste ?
01:45Je pose la question, c'est tellement le bazar.
01:47Il est en train de s'organiser, il travaille beaucoup,
01:52il va sortir un livre programme, c'est annoncé,
01:56donc il va y avoir pléthore, pléthore de candidats.
02:00Alors ce qui est vrai au PS...
02:02Vous étiez bien parti, Vincent Roy.
02:06Si candidature de Raphaël Glucksmann au 20h de TF1 dimanche,
02:09est-ce que c'est utile pour les socialistes d'organiser cette université d'été ?
02:17Écoutez, tous les socialistes qui vont cette fois-ci devenir raisonnables
02:21vont courir comme un seul homme derrière Raphaël Glucksmann,
02:26qui leur vole la vedette, là, c'est un coup d'éclat extraordinaire.
02:29Et je parle d'une candidature de Raphaël Glucksmann à la primaire socialiste,
02:34pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté.
02:36Voilà, je pense qu'on est d'accord sur ça.
02:38Sabrina Medjabur ?
02:39Je crois que la question n'est pas de savoir
02:40combien de personnalités se présentent à la présidentielle
02:46au sein du Parti socialiste, puisque ce parti est mort.
02:49Je veux dire, le PS n'existe plus sur le plan politique.
02:52Il n'existe qu'à travers le prisme de la France insoumise.
02:56Le Parti socialiste est incapable,
02:58en tout cas il ne nous l'a pas montré jusqu'à l'heure,
03:00ou jusqu'alors plutôt,
03:02d'établir un programme avec une méthode
03:05pour nous sortir de nos turpitudes.
03:07Le Parti socialiste, aujourd'hui, est un parti de chapeau à plumes,
03:11suranné, pardon, mais Ségolène Royal,
03:13elle a été candidate à la présidentielle en 2007.
03:23François Hollande a été président,
03:24bon, là il ne l'a pas annoncé publiquement,
03:27mais je pense qu'il s'y prépare,
03:28en tout cas j'imagine qu'il doit y penser.
03:30Et ensuite, toute la kyrielle de candidats potentiels
03:34ne change absolument rien, absolument rien,
03:37à l'état de ce qu'est le Parti socialiste aujourd'hui,
03:40et surtout, surtout, surtout,
03:42sur l'échiquier institutionnel.
03:44Je rappelle qu'ils sont sous-absorbés,
03:47dissous, au sein du NFP,
03:50c'est-à-dire dominés par la France insoumise.
03:52Ils sont incapables de s'extirper du joug de la France insoumise,
03:57de s'en désolidariser,
03:59et d'établir un projet politique cohérent de gauche dite de gouvernement.
04:03Donc nous, c'est ce qu'on attend,
04:05c'est de savoir s'ils sont 2 ou 26 en fait.
04:07Est-ce que Anne Hidalgo, vous vous souvenez,
04:10Anne Hidalgo, Madame, 1,78%.
04:13On se souvient, très bien.
04:14Bon, je ne vais pas tirer dans l'ambulance.
04:16Bon, c'était donc effectivement
04:19pour la candidature socialiste en 2022 à la présidentielle.
04:23Le PS Vincent Roy a-t-il tiré les leçons de cette débâcle ?
04:27Ah ben non, il n'a tiré absolument aucune leçon.
04:30La preuve, vous voyez cette gamgie.
04:32Mais je vous propose un scénario extrêmement théâtral,
04:35mais très intéressant.
04:36Vous imaginez tous ces gens se précipiter à la primaire.
04:40Bon, M. Glucksmann en tête, M. Cazeneuve,
04:43enfin tout le monde veut combattre au cours de cette primaire.
04:47Mais François Hollande se présente, d'accord ?
04:50Et il dit, mais moi, la primaire, il n'en est pas question.
04:52Vous voyez le bazar.
04:53Vous voyez cette espèce de grande comédie
04:55qui peut être produite là d'un coup.
04:57Il se présente et il dit, non, non, mais moi, la primaire,
04:59c'est hors de question, je suis un ancien chef de l'État,
05:01je me présente, je sais que j'aurais beaucoup de français derrière moi.
05:03– Est-ce qu'il serait en même temps un peu compréhensible
05:05de la part d'un ancien président de la République ?
05:07– Mais c'est un grand stratège politique.
05:09– Ça a beaucoup de chance d'arriver.
05:10– Et auquel cas, M. Glucksmann et ses co-religionnaires
05:15seraient relégués ad multam noctem.
05:18– Et c'est vrai qu'alors, le contre-exemple à ça,
05:20c'est que Nicolas Sarkozy, de manière et avec beaucoup d'humilité,
05:24était repassé par la primaire, je crois que c'était en 2016.
05:28– Tout à fait, ça lui apparaît aussi.
05:31– Les primaires, c'est compliqué.
05:33– Les primaires, c'est compliqué.
05:35Mais enfin, Sabrina a raison, la gauche en France aujourd'hui,
05:38c'est M. Mélenchon, il n'y a plus que M. Bayrou pour voir des primaires partout.
05:42– Et vous savez pourquoi ? Parce que c'est le seul qui propose un récit.
05:45– Ben oui.
05:46– Un récit à ces trois blocs électoraux, qui sont hégémoniques d'ailleurs.
05:50– C'est-à-dire que vous êtes en train de dire que le Parti Socialiste,
05:53ces dernières années, en s'étant attaché à des lois sociétales,
05:59a perdu finalement les classes populaires qui sont allées,
06:02il faut le reconnaître aussi, peut-être pas à la France Insoumise,
06:05mais au Rassemblement National.
06:07Et ça, ce n'est pas du tout tabou de le dire ici,
06:11et on peut tout à fait le dire, c'est-à-dire que le Parti Socialiste,
06:14selon vous, s'est dévitalisé, il est exsangue aujourd'hui.
06:17– Oui, Vincent Roy, Sabrina Medjaber, vous avez vu les derniers résultats, vous rappeliez.
06:21– 1,78%.
06:22– Les résultats de Mme Hidalgo, ben voilà, ils parlent d'eux-mêmes.
06:26Et quant à M. Glucksmann, vous voyez bien qu'il a fait un coup d'éclat
06:30avec notamment les élections européennes, mais autrement ça ne fonctionne pas, M. Glucksmann.
06:36– Oui, et puis surtout sur les déterminants sociologiques du vote,
06:39Raphaël Glucksmann, c'est le parangon très citadin de l'homme urbain,
06:46vous voyez, qui plutôt vit sous le joug d'une classe sociale privilégiée,
06:52et cette classe sociale privilégiée aujourd'hui, dans les centres-villes,
06:56elle ne vote pas, la social-démocratie, elle ne vote pas, Glucksmann, elle vote Mélenchon.
07:00Pourquoi ? Parce que c'est l'alliance, absolument, c'est l'alliance des féministes,
07:03c'est l'alliance des minorités, avec justement, sous le joug du modèle urbain.
07:10Donc la social-démocratie aujourd'hui n'a plus d'ancrage territorial ou idéologique où elle peut s'installer.
07:16– Lorsque LFI, Sabrina Medjabor, et c'est l'accusation principale de LFI vis-à-vis de Raphaël Glucksmann,
07:23lorsque LFI compare Raphaël Glucksmann à Emmanuel Macron.
07:27– Oui.
07:27– Selon vous, est-ce que c'est une comparaison pertinente ?
07:31Alors Raphaël Glucksmann évidemment s'en défend,
07:33mais selon vous, est-ce que c'est pertinent de faire le rapprochement ?
07:37– Oui, alors on peut faire une analogie entre un Raphaël Glucksmann et un Emmanuel Macron,
07:43sur le plan déjà de l'européisme, puisqu'ils sont tous les deux très européistes,
07:47ils sont tous les deux immigrationnistes,
07:49ils sont tous les deux complètement déconnectés des turpitudes réelles des Français,
07:55comme les deux d'ailleurs ont des impensées politiques qui concernent l'islamisation du pays,
08:00qui concernent le narcotrafic, qui concernent l'explosion de la violence endémique,
08:04qui concernent l'effondrement économique, ils n'en parlent jamais,
08:08en tout cas ils font mine de ne pas s'en intéresser,
08:11donc oui il y a des ressemblances, il y a des analogies absolument entre les deux.
08:16– J'aimerais que nous écoutions François Calfon, député Parti Socialiste,
08:21député du PS européen, donc effectivement il donne son avis sur la primaire du Parti Socialiste,
08:26ce dont parlait Vincent Roy il y a quelques minutes.
08:29– On a un processus de désignation, vous savez ce n'est pas par acclamation au Parti Socialiste,
08:33il y a une primaire des socialistes, M. Glucksmann apparemment souhaite se présenter,
08:38moi je pense que le périmètre de cette primaire doit inclure les socialistes, les sociodémocrates,
08:43donc Bernard Cazeneuve, François Hollande, Raphaël Glucksmann,
08:45et d'ores et déjà je vois le grand intérêt du public, des médias, pour ce processus électoral,
08:51parce que la France a besoin de la gauche, et la France a besoin d'une gauche responsable,
08:55c'est pour ça que notre primaire aura un grand succès.
08:57Et je pense qu'une candidature de Raphaël Glucksmann dans cette primaire,
09:00comme les candidatures de qualité que j'ai citées tout à l'heure,
09:03sont tout à fait crédibilisantes pour une voie pour le pays,
09:06qui soit le refus des deux populismes.
09:08– Voilà, Vincent Roy, Sabrina Medjaber, allez-y Sabrina.
09:11– Non mais il n'y a plus aucun bloc pour le PS,
09:13c'est François Ruffin d'ailleurs qui en parle très bien,
09:15la France des bourgs contre la France des tours,
09:17je veux dire, le PS n'a plus d'existence, n'a plus d'ancrage aujourd'hui,
09:21ni idéologique, ni territorial,
09:24donc ça va être très très compliqué pour eux,
09:26parce qu'ils sont, il reste malheureusement une sorte de poche de résistance politique,
09:31qui est la cheville, en tout cas qui est une composante,
09:33aujourd'hui, de la France insoumise, ni plus ni moins,
09:36ça va être très très dur pour eux.
09:37– Je vais vous saluer Sabrina Medjaber et Vincent Roy,
09:40c'était animé, mais utile comme discussion depuis une heure.
09:43– Vous liriez le livre de François Hollande quand il va paraître ?
09:45– Je le lirai parce que c'est important de lire un livre d'un ancien président de la République.
09:49– Il va tout vous expliquer.
09:50– Oui d'ailleurs le dernier est très important quand il parle de partition.
09:53– Allez merci à vous deux, vous êtes antarissables, c'est l'heure.
09:57– C'était Charles-Louis.
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