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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, le racisme anti-blanc écarté contre le parquet dans l'affaire de Crépol.

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00:00On a les invités avec moi en plateau, Sabrina Badgeber, bonjour.
00:02Bonjour chère Elodie.
00:03Et celliste et sociologue, Raphaël Starlil, bonjour.
00:05Bonjour Elodie.
00:06Journaliste au JDD, Kevin Bossuet, bonjour.
00:08Bonjour Elodie.
00:09Et Célia Barotte, bonjour.
00:10Bonjour Elodie.
00:10Du service police-justice de CNews.
00:12On va commencer avec vous, Célia, parce que c'est un nouveau rebondissement dans les suites judiciaires
00:18après la mort de Thomas Perrotto à Crépaule en novembre 2023.
00:22On rappelle que la circonstance aggravante de racisme anti-blanc avait été retenue par la justice en juillet.
00:28Elle est finalement écartée par le parquet.
00:31Le parquet a donc contredit les juges et maintient que cette circonstance aggravante ne tient pas.
00:36On fait le point avec Félix Perrolas.
00:38La justice est plus divisée que jamais dans l'affaire du drame de Crépaule.
00:44Le 23 juillet dernier, les juges d'instruction retiennent la circonstance aggravante de racisme anti-blanc dans le meurtre de
00:52Thomas Perrotto.
00:53Mais le parquet de Valence en a décidé autrement.
00:56Eh bien, il a décidé, le parquet de Valence, de ne pas retenir cette circonstance aggravante.
01:01Donc c'est vraiment une scission au sein de la justice entre l'avis du parquet et aussi l'avis
01:07des magistrats instructeurs.
01:09La circonstance aggravante est écartée donc, malgré la reconnaissance par le parquet,
01:14de certains propos tenus pendant cette soirée du 19 novembre 2023.
01:19Le parquet explique que certains témoignages font apparaître des termes qui auraient été prononcés lors de la soirée
01:25à l'encontre des Blancs ou des Français.
01:28Donc là, il y a une reconnaissance de ces propos.
01:30Mais on nous dit que ces témoignages sont très minoritaires,
01:33que certains d'entre eux ont évolué au fil du temps.
01:36La teneur des propos entendus ou rapportés est variable.
01:39Le parquet suit en revanche certaines observations données par les avocats de la partie civile,
01:44comme la circonstance aggravante de concomitance du crime.
01:49Il reconnaît que le meurtre de Thomas a été suivi de tentatives de meurtre,
01:53avec notamment d'autres victimes de ce drame.
01:57On va aller un peu plus loin avec vous.
01:59C'est vrai qu'on a forcément du mal à comprendre dans un premier temps
02:03cette nouvelle qui était souhaitée d'ailleurs par les familles de victimes
02:06où la circonstance aggravante de racisme anti-Blanc est retenue.
02:09Et donc finalement, le parquet retoque cela.
02:12On a un peu du mal à comprendre en réalité ce qui a motivé cette décision.
02:15Alors tout d'abord, il faut aussi comprendre que rien n'est officiel, rien n'est définitif.
02:19Ce n'est pas parce que le parquet se prononce aujourd'hui dans un réquisitoire
02:23dit définitif et complémentaire que les suspects vont être jugés pour ces qualificatifs.
02:29Les juges vont devoir établir une ordonnance de mise en accusation
02:33et c'est avec cette ordonnance de mise en accusation
02:35que nous allons connaître les chefs retenus contre ces suspects.
02:40et c'est les chefs pour lesquels ils seront jugés.
02:43C'est vrai qu'on est face à un rebondissement
02:46puisque en juillet dernier déjà, on assistait à ce revirement de situation
02:51de la part des juges qui à la base n'avaient pas retenu
02:54la circonstance aggravante de racisme.
02:57Et puis ensuite, ils nous ont expliqué qu'au regard des investigations,
03:02du recueil de témoignages, on parle d'une dizaine de témoignages
03:05qui fait état de propos entendus concernant des propos racistes,
03:10des propos aussi anti-français.
03:12Et donc les juges estimaient qu'il fallait poursuivre l'ensemble des mises en cause,
03:18l'ensemble des suspects pour cette circonstance aggravante.
03:22Le parquet avait le choix de suivre à nouveau les juges d'instruction
03:26ou de prononcer d'autres observations.
03:30Et dans ce nouveau réquisitoire que nous avons pu consulter
03:34et qui a été rendu public hier,
03:37enfin rendu en tout cas auprès de l'ensemble des parties,
03:40le parquet estime qu'il faut poursuivre seulement,
03:45devant une cour d'assises, 11 suspects sur 14.
03:48Que ces 11 suspects, il faut les poursuivre
03:50et bien pour tentative meurtre et tentative de meurtre,
03:54mais sans la circonstance aggravante de racisme.
03:57Mais il retient quand même les observations demandées par la partie civile,
04:01c'est-à-dire de les poursuivre pour crime,
04:04suivi de tentative de crime,
04:06c'est-à-dire la concomitance du meurtre.
04:09Donc c'est quand même une victoire en demi-teinte pour les parties civiles,
04:13puisque certaines observations sont suivies,
04:15mais on ne retient toujours pas le caractère de racisme.
04:20Et pourtant, l'un des mises en cause, je peux vous le citer,
04:23dit qu'il a entendu des insultes des deux parties
04:26et il a précisé que des propos comme « sale blanc »
04:31ou encore « sale français » ont été entendus
04:33de la part de personnes d'origine maghrébine.
04:35Donc on a aussi quand même l'un des mises en cause
04:37qui reconnaît ces propos.
04:39Le parquet qui estime et qui reconnaît l'existence de ces témoignages,
04:43mais il estime que ces témoignages sont trop minoritaires,
04:46qu'ils ont évolués, qu'ils ne sont finalement pas assez crédibles
04:49pour que l'on puisse le retenir.
04:51Merci beaucoup, Célia, vous restez avec nous pendant toute cette partie.
04:54Bien sûr, nous sommes avec Jérôme Triomphe.
04:57Bonjour et merci d'être avec nous sur CNews et sur Europe 1.
05:01Vous êtes l'avocat de deux parties civiles.
05:03On vient d'entendre cette décision du parquet,
05:06on vient d'entendre aussi les motivations.
05:08On ne peut pas s'empêcher de penser qu'on est face à un déni de réalité,
05:14qu'on ne veut pas voir, qu'on ne veut pas entendre,
05:16le fait que le racisme anti-blanc, il existe
05:18et qu'il a participé à la mort de Thomas.
05:22Alors c'était parfaitement exact qu'il y a un déni de réalité,
05:24mais je vais rectifier quand même une chose,
05:26il n'y a pas de rebondissement en réalité avec ces réquisitions complémentaires
05:29puisque le parquet n'a pas varié d'un iota
05:33depuis le début de l'enquête préliminaire,
05:36de l'enquête de flagrance même, il y a pratiquement trois ans.
05:39Depuis le début, le parquet refuse de retenir
05:43la circonstance aggravante de racisme anti-blanc
05:46et depuis anti-français,
05:47puisque des propos ont depuis été rapportés de racisme anti-français.
05:53Ce qui est invraisemblable, c'est que dans ce requisitoire complémentaire,
05:59le parquet nous dit qu'à la fin de près de trois ans d'instruction,
06:02il n'y a pas d'élément suffisant,
06:04mais en réalité, il n'y avait pas d'élément suffisant pour lui
06:09depuis le départ, avant même qu'on ait examiné la question.
06:13Donc depuis le départ, le parquet refuse.
06:14Moi, ce que je voulais quand même préciser,
06:16c'est que donc il n'y a aucun rebondissement
06:18et je rappelle également que le parquet ne prend aucune décision.
06:22Il est une partie comme les autres dans le dossier,
06:26avec les avocats de la défense, avec les avocats des partis civils,
06:30il donne son avis et ce sont les juges d'instruction qui vont trancher.
06:33Il est évident que les juges d'instruction ayant rouvert l'instruction judiciaire
06:39pour mettre en examen de manière supplétive à la suite de notre observation
06:41sur le fait qu'il fallait retenir le racisme anti-blanc et anti-français
06:46ne vont évidemment pas se dédire dans leur ordonnance de mise en accusation.
06:50Ils ont été mis en examen de manière supplétive.
06:52Ils seront à l'évidence mis en accusation devant la cour d'assises
06:56avec la circonstance aggravante de racisme anti-blanc.
06:59C'est pour ça que j'ai du mal à comprendre cet acharnement du parquet
07:02à vouloir demander qu'il en soit autrement.
07:06Et de toute manière, in fine, c'est la cour d'assises
07:08qui tranchera la question de cette circonstance aggravante
07:12comme de l'ensemble des faits dont elle sera saisie.
07:14Je voulais préciser également une chose qui est très importante.
07:17C'est que quand le parquet nous dit...
07:20Parce qu'il faut bien voir que dans le premier réquisitoire,
07:22le parquet n'avait absolument pas démontré l'absence de racisme anti-blanc.
07:26Alors, il n'avait pas, si tant est qu'on puisse démontrer,
07:29quelque chose qui n'existe pas.
07:30En réalité, ça existe.
07:31Il n'avait pas motivé en quoi il n'y aurait pas de racisme anti-blanc.
07:34Dans son premier réquisitoire,
07:37il rapportait les 16 témoignages directs de racisme anti-blanc et anti-français
07:41en disant qu'il n'y a pas eu de démonstration qu'il existe.
07:43C'était déjà assez incroyable à lire.
07:45Mais dans son réquisitoire complémentaire d'hier,
07:49le parquet, parce qu'il y a eu un rebondissement,
07:53le seul rebondissement qu'il y a eu, c'était la mise en examen supplétive.
07:57Ça, c'est exact.
07:58Eh bien là, il était obligé de motiver.
07:59Et il motive en disant,
08:01ces témoignages sont très minoritaires.
08:03Alors, pardon de vous dire que 16 témoignages dans un dossier,
08:07je n'ai pour ma part,
08:09j'ai rarement vu ça de manière aussi spectaculaire.
08:13Parce qu'on a souvent des témoignages, 2, 3,
08:16qui souvent suffisent à la justice pour entrer en voie de condamnation.
08:20Cette fois, on en a 16.
08:21On en a 16, contrairement à ce que dit le parquet,
08:25nous n'avons absolument pas la même analyse,
08:26parce qu'ils ne sont pas du tout variables et imprécis.
08:28Ils disent tous la même chose.
08:29On est là pour tuer des Blancs,
08:31ou pour planter des Blancs,
08:32et des propos à caractère anti-français.
08:37Donc, ça, c'est...
08:39Et les juges, d'ailleurs, ne s'y sont pas trompés.
08:41Ils ont mis en examen de manière supplétive,
08:43parce qu'à l'évidence, il y avait des indices graves et concordants,
08:46justifiant cette mise en examen supplétive.
08:48Moi, j'ai connu le parquet moins sourcilleux, si vous voulez,
08:52sur le nombre de témoignages et leurs précisions.
08:56Ils sont parfaitement précis, ils sont concordants,
08:58et puis surtout, comme le rappelait Célia Barotte,
09:01il y a un des mises en examen, un des mises en cause,
09:04donc, qui dit, oui, il y a eu des propos anti-français et anti-blancs,
09:07entendus par les personnes d'origine maghrébine.
09:09C'est quand même extraordinaire.
09:10Voilà ce qu'on peut qualifier d'aveu,
09:13qui vient corroborer la réalité de ce que disent
09:15les 16 témoignages de victimes.
09:18Il y a un des mises en examen qui dit,
09:19ce qu'elles disent est vrai.
09:21Bon, alors, qu'est-ce qu'il faut de plus au parquet ?
09:23On nous dit...
09:24Justement, là-dessus, pardon, je vous coupe,
09:26Jérôme Triomphe, mais sur le parquet,
09:28on se demande si là, ils sont en train
09:30de faire du droit ou de faire de la politique
09:32et de l'idéologie en se disant,
09:35surtout, on n'a pas envie de voir ce racisme anti-blanc,
09:37et puis peut-être, on n'a pas envie de faire de vagues.
09:39Il y a aussi un petit peu, peut-être,
09:41derrière, d'idéologies qui viennent d'en haut,
09:44où on se dit, cacher ce racisme anti-blanc
09:46que je ne saurais voir.
09:48Alors, ce qui est certain, c'est que le concept,
09:51le concept, le terme, la réalité de racisme anti-blancs
09:53est une réalité radioactive.
09:56Il est évident que si les propos
09:58dont il avait été témoigné avaient été,
10:03on est là pour planter des Noirs ou pour tuer des Noirs,
10:05il n'y aurait pas eu de débat une seule fois.
10:07– Et ça aurait évidemment été normal.
10:09– Évidemment, et ce qui aurait été parfaitement normal.
10:11Mais là, le terme est radioactif.
10:13Alors, la question de savoir pourquoi le parquet
10:15est sur cette position, ce n'est pas à moi d'y répondre.
10:17Il faut interroger directement le parquet
10:19pour savoir pourquoi il s'acharne à ne pas vouloir
10:24que cette circonstance aggravante de racisme soit retenue
10:26et soit débattue.
10:27Mais il y a une chose qui est évidente,
10:30elle sera débattue quoi qu'il arrive devant la cour d'assises.
10:33Il faut bien le comprendre, ça.
10:35Parce que même si elle n'avait pas été retenue
10:38dans le cadre de mise en examen supplétive,
10:40ce débat sera remis devant la cour d'assises
10:43et c'est un débat essentiel.
10:45La question est de savoir pourquoi le malheureux Thomas Perrotto
10:48a été tué d'un coup de couteau,
10:49pourquoi trois autres participants ont failli mourir.
10:52Est-ce que c'est pour un dérapage d'une soirée alcoolisée
10:57ou est-ce que parce qu'il y avait d'autres intentions ?
10:59C'est le débat essentiel.
11:00Pourquoi Thomas Perrotto est mort ?
11:02Ce débat essentiel, il aura lieu quoi qu'il arrive.
11:05Et puis je voulais terminer aussi sur une dernière contradiction majeure du parquet.
11:10Il nous dit que l'instruction n'a pas permis d'attribuer les propos racistes aux uns et aux autres.
11:21Mais pardon, mais le parquet demande le renvoi pour le meurtre de Thomas Perrotto
11:28contre l'ensemble des mises en examen, enfin 11 d'entre eux,
11:32alors que l'instruction n'a pas permis de démontrer à ce stade
11:36qui avait donné le coup de couteau mortel.
11:38Et donc le parquet, ça ne lui pose pas de difficultés.
11:41Et à juste titre, dans le cadre de l'analyse juridique des faits,
11:47de dire qu'ils sont tous responsables pour des raisons que je ne vais pas développer juridiques.
11:51Oui, oui, il faut qu'on termine.
11:52Ils sont tous responsables.
11:54Ils doivent être jugés pour tous pour le meurtre de Thomas Perrotto,
11:57mais ils ne doivent pas être jugés pour circonstances aggravantes de racisme
12:01parce qu'on ne sait pas qui les aurait prononcés.
12:03C'est une plaisanterie.
12:04Merci.
12:05Ces propos ont été entendus.
12:07Ils seront, quoi qu'il arrive, jugés et seront mis dans le débat.
12:10Et vous pouvez évidemment compter...
12:12Le dernier mot vraiment, si vous plaît, Jean Triomphe.
12:14...sur les victimes et également sur la griffe que je représenterai devant la cour d'assises
12:19et qui se battra avec les victimes pour que cette circonstance aggravantes de racisme soit retenue.
12:25Merci beaucoup, Jérôme Triomphe, avocat de deux des partis civils.
12:29Kevin Bossuet, je posais cette question parce qu'en réalité,
12:32qu'on ne retienne pas cette circonstance aggravante, que le parquet ne le fasse pas,
12:36on a vraiment l'impression qu'il y a sans doute de l'idéologie
12:39et sans doute une volonté plus haut au niveau, pourquoi pas, y compris du chef de l'État,
12:45de surtout ne pas faire de vagues et de ne pas ajouter le racisme anti-blanc dans le débat public.
12:50C'est-à-dire qu'il existe en réalité, mais il ne faut pas en parler.
12:54Évidemment, il ne faut pas en parler et ça ne vous aura pas échappé.
12:58Dans quelques mois, il y a une élection présidentielle.
13:00Ça ne m'a pas échappé.
13:00Donc il y a, je pense, dans la justice ou chez certains politiques,
13:08une volonté de camoufler les problèmes qui pourraient faire monter
13:15certains candidats ou certaines candidates.
13:19Moi, je trouve ça honteux.
13:20Déjà pour la mémoire de Thomas.
13:22C'est profondément scandaleux.
13:24J'ai quand même une pensée pour ses amis et une pensée pour sa famille.
13:29Et votre invité l'a très bien dit.
13:32Imaginez si, à la place de Thomas, ça avait été quelqu'un d'origine maghrébine et qu'il y aurait
13:37eu des insultes racistes à l'encontre des personnes d'origine maghrébine.
13:42Le fait que le parquet ne retienne pas cette circonstance aggravante aurait fait un scandale d'État.
13:48Vous auriez eu toutes les associations antiracistes, toute la gauche qui serait montée au créneau.
13:53Et ça aurait été normal.
13:55Enfin, sur le racisme anti-blanc.
13:57Il faut sortir du déni.
13:58Vous avez un très bon livre qui est sorti en 2010 de Tariq Hildiz, qui était un diplômé de Sciences
14:04Po, qui est sociologue,
14:05qui a écrit un livre qui montrait notamment la réalité du racisme anti-blanc.
14:10Quand vous interrogez les Français, par exemple, il y a un sondage récent qui est sorti pour Europe 1, le
14:15JDD et ses news,
14:16qui montrait que 67% des Français considèrent que le racisme anti-blanc existe.
14:22Donc c'est sûr, quand on est à Saint-Germain-des-Prés, entouré entre guillemets de blancs,
14:27et qu'on ne connaît pas les banlieues, qu'on ne connaît pas le monde des adolescents,
14:31parce que le racisme anti-blanc, c'est de plus en plus un phénomène qui touche les adolescents.
14:35Allez voir dans les cours de récréation le nombre d'insultes liées notamment au racisme anti-blanc.
14:41C'est sûr, c'est facile.
14:42Sauf qu'il y a des gens qui en sont victimes très régulièrement.
14:46Et enfin, j'aimerais dire une chose aussi.
14:49Allez sur Internet.
14:50Parce que certes, on peut être dans des beaux cafés, etc.
14:52Mais je pense que tous ces bobos gauchos ont quand même Internet
14:56et ont accès à des sites comme reddit.com ou encore jeuxvideo.com
15:00où vous avez des adolescents qui s'expriment
15:02et vous avez des témoignages extrêmement forts sur ce racisme anti-blanc.
15:07Vous savez, c'est Pierre Desproches qui disait
15:09« J'adhérerai à SOS Racisme le jour où on mettra un S à racisme. »
15:14Le racisme, c'est extrêmement grave.
15:16Il faut condamner, en effet, tous les racismes.
15:18Et j'ai juste une référence historique.
15:20Rapidement.
15:22SOS Racisme a été créé dans les années 80.
15:24Vous avez notamment une association juive, l'UEJF,
15:28qui avait soutenu la création d'SOS Racisme.
15:31Sauf qu'en 1988, l'UEJF a décidé de prendre ses distances avec SOS Racisme
15:37parce qu'il commençait déjà à nier la montée de l'antisémitisme
15:41et prenait des positions pro-palestiniennes
15:43qu'on pourrait qualifier parfois, de la part de certains militants, d'anti-juive.
15:48La vérité, c'est que l'antiracisme politique n'est là que pour servir la gauche et l'extrême-gauche.
15:53On va voir, justement, comment cette affaire avait été traitée par un certain nombre de confrères
15:59dès les premiers jours, malheureusement, et les premiers jours de l'enquête.
16:02On voit cela avec Félix Pérolas.
16:05Dans l'affaire Crépole, la circonstance aggravante de racisme a été écartée par le parquet de Valence
16:11mais retenue par les juges d'instruction.
16:13Comme nous l'avions expliqué sur notre antenne, des témoignages relatés des propos anti-blancs.
16:19Votre chaîne les a défendus.
16:20Elle a permis aussi à un nombre d'entre nous de pouvoir les exprimer.
16:24Donc ça, je voulais aussi que ce soit pris en compte.
16:27Un traitement jugé univoque par l'ARCOM, le régulateur de l'audiovisuel.
16:32Les autres médias avaient eu un traitement quasi unanime, réfutant tout racisme dans cette affaire.
16:38A commencer par Le Monde, qui dénonce des propos venant de l'extrême-droite
16:42ou encore cette une de libération soutenant que l'extrême-droite sème le chaos dans l'affaire.
16:48Même son de cloche sur le service public avec un éditorial de Patrick Cohen
16:53intitulé Crépole, la mécanique de la haine et du mensonge.
16:57Cette motivation raciste n'a pas été retenue par la justice.
16:59Rien ne prouve que des jeunes du quartier de la Monnaie étaient venus casser du blanc.
17:03Quelques mois plus tard, un livre sur ce drame sort où ses auteurs balayent la thèse du racisme anti-blanc,
17:09préférant parler, en quatrième de couverture, d'une fachosphère qui s'empare de l'affaire.
17:14La veille de sa parution, les deux co-auteurs sont reçus sur le service public,
17:18sans aucune contradiction face à eux.
17:20Le racisme anti-blanc, c'est un concept qui vient de l'extrême-droite.
17:23En jurisprudence devant les tribunaux, le racisme anti-blanc, ça n'existe pas.
17:27Ce sont des paroles qui sont prononcées lors d'une rixe.
17:29Ce n'est pas parce qu'ils disent des insultes anti-blancs au moment de la rixe qu'ils veulent
17:33tuer du blanc.
17:34Les juges doivent désormais rédiger une ordonnance de mise en accusation,
17:37en prenant compte la circonstance aggravante de racisme.
17:41Raphaël, c'est ça aussi qui était intéressant de voir,
17:43c'est-à-dire une partie de la classe politique, les médias, tous vendent debout pour dire
17:48« Attention, le racisme anti-blanc n'existe pas. Attention, le racisme anti-blanc, c'est l'extrême-droite qui
17:54est derrière. »
17:55Et on voit bien que c'est une idéologie qui prospère, y compris dans une partie de la justice.
17:59En fait, ce qui est intéressant, si on s'intéresse à la genèse de ce drame et de la récitation
18:06de ce drame,
18:06c'est que presque immédiatement, un certain nombre de journalistes et de politiques
18:10ont mis en accusation les réseaux sociaux accusés d'être tenus par la droite et l'extrême-droite
18:16pour avoir contribué à faire monter cette idée qu'il y aurait eu un racisme anti-blanc.
18:23Le problème, c'est que c'est le procureur de Valence qui, dès novembre 2003,
18:27le premier, admet l'existence, alors il ne parle pas de racisme anti-blanc,
18:32mais de racisme dans les faits qui se sont produits.
18:36Donc c'est d'abord le procureur qui évoque, avant que d'autres politiques,
18:40d'autres journaux, notamment Seigneault, Josidé, Europe 1 et d'autres journalistes
18:46qui ont essayé de faire de problèmes d'honnêteté,
18:49qui ont relayé ces accusations et ces témoignages
18:53que nombre de participants de ce bal de Crépole avaient admis.
18:58Ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, on voit qu'un certain nombre de journalistes,
19:03sur la base, malgré toute cette instruction, et même dans ce livre qui a été évoqué,
19:09se refusent encore à évoquer le racisme anti-blanc au motif qu'ils n'ont pas pu vérifier
19:15eux-mêmes cette information.
19:17Est-ce qu'ils ont moins de prudence lorsqu'ils relaient des propos dans un conseil de ministre
19:22ou qu'ils évoquent des affaires auxquelles ils n'ont pas pu assister,
19:27mais dont ils relaient pourtant avec célérité les faits ?
19:33Donc on voit qu'il y a une sorte de prudence systématique
19:40qui confine un déni pour tout faire, pour occulter cette réalité pourtant admise.
19:48Et ça a été très bien dit par Kevin, il suffit d'aller sur les sites,
19:53il suffit d'aller dans certaines banlieues pour ressentir,
19:57voire même, pas seulement ressentir, subir ce racisme anti-blanc.
20:00Et pourtant, nombre de journalistes et de politiques, aujourd'hui,
20:05parce que ça les dérange, parce que ça contrarie le récit
20:08qu'ils essayent de nourrir depuis des années,
20:11continuent de nier ce racisme anti-blanc.
20:13Et puis on voit forcément, Sabrina Medjeber, aussi ces politiques
20:17qu'ils ne veulent pas, notamment Emmanuel Macron en premier lieu,
20:21qu'ils ne veulent pas entendre parler de racisme anti-blanc.
20:23Et donc il ne faut pas s'étonner que petit à petit, ça arrive au parquet
20:26et qu'on sache qu'il vaut mieux ne pas trop faire de vagues.
20:29Il ne faut pas en rajouter, comme on dit.
20:31Il ne faut pas, Kevin le disait, certains craignent que ça puisse favoriser,
20:34par exemple, le Rassemblement national.
20:37En niant la réalité, ça favorise aussi le Rassemblement national, me semble-t-il.
20:41Oui, alors en effet, il y a une grave hémiplégie,
20:45une grave ataxie à reconnaître l'existence réelle de ce racisme anti-blanc.
20:51Alors si vous faites, en effet, le parallèle avec la volonté politique
20:55d'invisibiliser ce racisme parce qu'il alimenterait ou il mettrait de l'huile
21:02dans la mécanique électorale de celle qui est du Rassemblement national,
21:07la réalité sociologique, c'est que bon nombre de ces personnes qui habitaient,
21:11les quartiers populaires de couleur blanche,
21:14ou même d'ailleurs des Français d'origine maghrébine,
21:16ont quitté certains quartiers parce qu'en effet,
21:19il y avait une vraie pression communautaire et une fameuse haine anti-française.
21:25Parce qu'il y a en effet les petits Blancs qui sont tués comme Thomas,
21:29mais ou ceux qui sont invectivés, insultés, conspués, disqualifiés,
21:34et tout ça a été relaté dans les dernières enquêtes incroyables
21:37et très cliniques de François Bousquet, c'est une réalité.
21:39Mais il y a également les enfants issus de l'immigration maghrébine
21:43qui précisément se greffent à cette culture française
21:46et vivent, entre guillemets, à la française selon les codes culturels français
21:52et qui sont également taxés, si j'ose dire, de faire son français
21:56ou d'être conspués au titre de faire son français.
21:59Donc c'est une réalité que cela plaise en effet au magistère moral,
22:04à la doxa intellectuelle, à cette intellocratie
22:08qui veut invisibiliser, silencer le sort de ces gamins dans les quartiers
22:13puisque là on parle in situ de la cité de la monnaie.
22:17Mais c'est une réalité malheureusement, c'est empirique, c'est hontique.
22:20Il y a en effet un racisme anti-blanc qui existe,
22:23n'en déplaise aux tenants, aux turiféraires de SOS Racisme
22:28et je pense notamment aux derniers propos de Dominique Sopo
22:31qui parlait du racisme anti-blanc comme mettant d'une arme
22:34de l'extrême droite qui vise à dresser les Noirs contre les Arabes.
22:39Donc lui-même ethnicise, lui-même racialise
22:41mais il nous explique que le racisme anti-blanc,
22:44eh bien non, ça n'existe pas parce que c'est un impensé
22:46de nos politiques, de notre classe dirigeante depuis 40 ans
22:50et ce que révèle cette affaire, c'est qu'en effet,
22:53cette espèce de trouble, cette espèce de difficulté
22:58à admettre l'existence de ce racisme
23:01qui, à mon sens, serait une victoire idéologique
23:04pour tous ceux qui ont tenté de faire taire les voix
23:06qui l'ont dénoncée depuis des années.
23:08Avant de marquer une pause, je voudrais qu'on revienne
23:11sur une autre affaire totalement différente, bien sûr, avec vous.
23:15Célia, ce sont des tags qui ont été inscrits
23:17sur la maison familiale des Le Pen.
23:20Que sait-on de cette affaire, Célia ?
23:22Une affaire qui est révélée par nos confrères d'ici,
23:25armorique, les faits remontent et se seraient déroulés
23:27dans la nuit du 13 au 14 août dernier.
23:30Deux inscriptions, je cite, non ORN, plus précisément
23:33la lettre R et le mot N ont été apposées sur le portillon
23:37et sur un mur de la maison familiale des Le Pen.
23:40Toujours selon nos confrères, les investigations
23:43ont permis d'identifier un suspect.
23:45Il s'agit d'un homme de 45 ans, il a été placé en garde à vue
23:48mais pour le moment, nous n'avons pas de précision
23:50de la part du parquet concernant les circonstances
23:52de cette interpellation et sur les suites judiciaires.
23:54Merci beaucoup pour toutes ces précisions, Célia.
23:56On marque une pause et on se retrouve avec mes invités
23:59pour la suite de cette émission.
24:01On reviendra sur la situation à Ceuta
24:03et ces 15 enquêtes qui sont ouvertes
24:07pour des viols commis vraisemblablement par des migrants.
24:10On sera avec notre correspondant sur place en Espagne.
24:13Restez avec nous.
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