- il y a 1 semaine
Les débats de l'été
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NewsTranscription
00:0013h, 13h, les débats de l'été, Noémie Allioua.
00:03Soyez les bienvenus sur Sud Radio, on est ensemble jusqu'à 13h.
00:06Comme vous le savez, entre midi et mi-nui, vous avez la parole, c'est votre Sud Radio.
00:11Et vous pouvez nous appeler au 0826 300 300, 0826 300 300.
00:16Vous pouvez aussi participer aux conversations sur le site sudradio.fr,
00:20sur l'application, sur les réseaux sociaux, Facebook, X, TikTok.
00:25Écrivez-nous, on vous lit, on vous répond.
00:27Et puis on revient ce matin sur l'actualité des incendies.
00:30Est-ce que vous avez pu rentrer chez vous ?
00:32Est-ce que vous avez pu voir vos familles ?
00:34Est-ce que vous avez vous-même accueilli chez vous des déplacés et puis vous les avez vus rentrer chez
00:39eux ?
00:39Est-ce que vous avez des voisins auxquels vous avez porté secours ?
00:42Est-ce que vous avez vu ces témoignages de solidarité entre les agriculteurs, les pompiers, les habitants ?
00:47Racontez-nous dans votre département, dans votre ville, comment tout cela s'est organisé.
00:52Vous êtes très nombreux à nous appeler sur le 0826 300 300.
00:56Et parmi vous, Christophe.
00:58Bonjour Christophe.
00:59Oui, bonjour Noémie.
01:01Bonjour Christophe.
01:01Vous nous appelez d'Ares, c'est ça ?
01:04Oui, Ares, voilà.
01:05Une commune au Nord-Bassin, vers Cachon.
01:08Voilà, tout à fait.
01:09Juste à côté de la commune de Lèges.
01:12Alors vous, vous êtes rentré juste avant hier à Ares.
01:14Est-ce que vous pouvez nous raconter comment ça s'est passé ?
01:18Ben écoutez, moi, on a été obligé de partir vendredi dernier, enfin vendredi en 8.
01:25Et donc moi, on a eu l'autorisation de rentrer.
01:28Donc voilà, moi je suis rentré le matin, donc il y a deux jours, enfin avant hier, avant hier à
01:3611h.
01:37Voilà.
01:38Et c'est vrai que j'appréhende un petit peu le faire la route parce que c'est vrai que
01:42c'était un spectacle de désolation pour rejoindre Ares.
01:45Alors Ares, on a eu la chance parce que la descente 6 a protégé et le bourg d'Ares n
01:50'a pas été touché.
01:51Mis à part beaucoup de cendres, beaucoup de choses comme ça qui se déretombées, mais il n'a pas été
01:56touché.
01:56Par contre, voilà, pour la route, ça a été vraiment un spectacle de désolation.
02:01On a pu voir les maisons incendiées, les kilomètres et les kilomètres de pins brûlés, notre forêt, notre patrimoine.
02:10Donc c'est vraiment impactant sur le plan moral.
02:13Et on le ressent aujourd'hui sur la commune parce que les gens, il s'est passé quelque chose.
02:20Il y a quelque chose qui a été cassé au niveau de l'état d'esprit.
02:22Les gens sont d'une morosité et beaucoup de gens sont impactés psychologiquement de toute manière
02:28parce qu'on a tous autour de nous des gens qui ont perdu des biens, que ce soit des maisons,
02:36des entreprises.
02:37Enfin voilà, donc ça a été quand même assez douloureux.
02:40Et on n'a pas encore pris vraiment même conscience de l'ensemble des problématiques que cela va engendrer sur
02:48la région.
02:51Voilà, donc c'est vraiment assez impactant.
02:53Est-ce que vous pouvez nous décrire le désarroi de ces habitants que vous rencontrez, que vous avez rencontrés ?
02:58Comment, pardon ?
02:59Est-ce que vous pouvez nous raconter ce désarroi ?
03:02Vous parlez de paysages de désolation, vous racontez l'impact de cette population qui a été gravement touchée par les
03:07incendies.
03:08Qu'est-ce qu'ils vous disent précisément, ces habitants ?
03:11Les gens disent qu'ils n'ont jamais connu ça, ils n'ont jamais vu ça.
03:15Et puis beaucoup de gens disent aussi qu'ils ne reverront jamais plus les paysages tels qu'ils les ont
03:23connus.
03:23Il y a beaucoup de gens, de personnes âgées.
03:25Moi, sur Arès, c'est une commune où il y a beaucoup, beaucoup de retraités.
03:31Ce matin, je discutais avec des infirmières qui naviguent dans la population et qui soignent la population
03:37et qui disent qu'il y a un désarroi énorme au niveau de la population.
03:40Les gens sont rentrés, mais il y en a beaucoup qui sont repartis, même dans les hôpitaux.
03:44Parce qu'elle me dit, j'ai hospitalisé plein de gens parce que les gens décompensent aussi maintenant.
03:49Il y a une décompensation.
03:50Donc, voilà, on sent qu'il y a un climat vraiment...
03:55Les gens subissent, en fait, un impact important sur le côté moral.
04:03Il va falloir du temps pour s'en mettre, effectivement.
04:05Il va falloir, oui, des années, je pense.
04:09Et puis, voilà, c'est l'envie de pleurer.
04:12On voit les gens qui, de suite, sont très, très, très émus.
04:16Et puis, surtout qu'encore heureux, il y a beaucoup de gens, bien sûr, qui ont récupéré leur maison.
04:20Mais il y a beaucoup de gens, là tous, dans notre entourage, des gens qu'on connaissait,
04:24sur les communes du Port, sur les communes de l'Aige,
04:26où il y a eu des gens qui ont perdu leur maison, qui ont perdu leur entreprise.
04:33Heureusement qu'il y a une solidarité, effectivement, qui s'est mise en place.
04:36Donc, des associations, les gens des municipalités sont en œuvre depuis le début.
04:42Et puis, il y a une solidarité très importante.
04:45Mais moi, j'ai une voisine, là, qui a 40 ans, qui a voulu participer,
04:51donc, d'une manière spontanée, à la solidarité, pendant les feux, les menus.
04:56Et donc, elle n'a pas supporté.
04:58Au bout de deux jours, elle a traqué, elle est partie.
05:01Elle a dit, c'est trop violent, trop impactant.
05:04Voilà.
05:06Merci beaucoup, Christophe.
05:07On souhaite beaucoup de courage à tous ceux qui ont été touchés,
05:10à tous ceux qui vont avoir besoin de s'en remettre.
05:12Ça va prendre du temps.
05:13Mais même avec le temps, eh bien, ce sera possible.
05:16Tout est possible avec le temps.
05:18Merci, Christophe.
05:19Bon courage à vous.
05:20Bon courage à toutes les personnes que vous rencontrez
05:22et qui subissent les conséquences de ces incendies.
05:25Je vous rappelle que vous pouvez nous appeler sur ce standard.
05:28On vous écoute.
05:29On vous prend au téléphone.
05:300800 26 300 300 0800 26 300 300.
05:35N'hésitez pas à nous appeler si vous avez un témoignage, un avis,
05:38simplement quelque chose à exprimer.
05:40On est là.
05:41Linette, bonjour.
05:42Vous êtes avec nous ?
05:43Bonjour, oui.
05:45Bonjour, Linette.
05:46Alors, vous nous appelez Dandernos.
05:47Dandernos, c'est ça ?
05:48Oui, tout à fait.
05:50Alors, racontez-nous, vous avez été évacuée chez votre fille, c'est ça, à Créon ?
05:54Alors, moi, je suis partie, oui, dans les derniers de l'évacuation.
05:59Oui, j'étais directement à Créon pour mettre mon chat en sécurité.
06:04Et le lendemain, on est revenu très vite.
06:08En fait, mon mari lui-même avait pris un caméon et était venu à Créon pour voir ses amis viticulteurs
06:15pour qu'ils lui prêtent des bennes, des cuves.
06:20Et du coup, on est tous rentrés avec mon fils, ma fille, sur le bassin pour donner un coup de
06:25main, puisque déjà, à ce moment-là, il y avait déjà les bénévoles qui s'organisaient.
06:32Et du coup, on ne se voyait pas rester ailleurs que venir sauver notre bassin, ou en tout cas donner
06:37un coup de main.
06:38Et vous avez été particulièrement touchée, vos biens, votre maison ?
06:41Alors moi, en Bernos, non, pas du tout. En Bernos, à part les odeurs, non.
06:47Les odeurs de fumée, c'est ça ?
06:48Voilà, les odeurs de fumée, mais c'est plus, je pense, à mes amis le porge, et j'en profite
06:54justement, s'il y a des auditeurs qui nous écoutent,
06:57n'hésitez pas, si vous voulez remercier les bénévoles, si vous remerciez toutes les personnes qui ont donné un coup
07:03de main,
07:04n'hésitez pas à envoyer de l'argent au porge, parce qu'ils ont, eux, c'est dramatique.
07:10Nous, on va s'en remettre, mais je pense à des amis qui ont perdu leur maison, eux ne s
07:15'en remettront pas.
07:16Et je tenais aussi, pendant que j'en profite, à remercier énormément Guillaume Delcroix,
07:22qui a été un pilier pour nous à Andernos, et aussi l'entreprise Convenant, qui nous a permis de se
07:29retrouver tous les soirs.
07:30Parce que sans toutes ces personnes-là, vous savez quoi, je ne pense pas que les pompiers auraient réussi à
07:35faire leur travail,
07:36malgré tout ce qu'ils ont mis en œuvre.
07:40Et ils nous l'ont dit plusieurs fois, si vous n'étiez pas là, tout aurait brûlé.
07:46Et effectivement, merci, merci aux bénévoles, merci aux pompiers, merci à toutes les personnes.
07:50C'est-à-dire qu'il y a une grande coopération sur le terrain, c'est ce que vous nous
07:53expliquez.
07:54C'est que les pompiers eux-mêmes ont été très aidés par les populations sur place, par les agriculteurs, par
08:00les habitants.
08:01Pour tout, les pompiers ont même été aidés pour savoir où ils se trouvaient dans la forêt,
08:07puisque même eux ne savaient pas où ils se trouvaient exactement dans la forêt.
08:11Et s'il n'y avait pas eu les cultivateurs pour leur dire, vous êtes là, à tel endroit, ça
08:15aurait pris énormément de temps.
08:16Et tous ces petits tiens aussi qui ont aidé pour les animaux le matin, pour aller manger aux animaux.
08:23J'ai nourri de tortues, que je n'avais jamais vu de tortues, que je n'avais jamais pris de
08:27tortues.
08:28Voilà, c'est formidable ce qui s'est passé.
08:31C'est triste, effectivement.
08:33Mais on s'en remettra.
08:35Voilà, sur le bassin, on s'en remettra.
08:38Et on est là pour accueillir les touristes et leur donner de la joie.
08:41Il faut surtout qu'ils reviennent, parce qu'on en a besoin.
08:46Vous avez raison de le rappeler, effectivement.
08:48En cette période estivale, les commerçants ont aussi besoin.
08:51Les commerçants, ils ont besoin de l'ouvrir.
08:53Bon, là, apparemment, M. le maire d'Arès a voulu annuler la fête de l'huître.
08:57C'est bien dommage, puisqu'elle avait lieu dans 15 jours.
09:00Et je pense que les ostréiculteurs, tout ça, auraient eu besoin.
09:04Après, je ne suis pas la municipalité.
09:06Je ne sais pas les ordres qui sont donnés.
09:07Oui, on comprend qu'ils le font pour des raisons de sécurité, aussi.
09:11Écoutez, ils ont sûrement leur propre raison à eux.
09:14Comme ils ont eu leur propre raison pendant toute la semaine.
09:18Des fois, de ne pas être très sympathique avec les bénévoles.
09:21Mais chacun sa place.
09:23Voilà, je vais garder la mienne.
09:25Oui, dans des grands moments de tension, parfois,
09:27il arrive que l'on ne sache pas exactement comment s'y prendre.
09:32Mais ce qu'il faut retenir, Linette, c'est cet élan de solidarité.
09:35C'est le fait, justement, comme vous nous l'expliquez si bien,
09:38que les pompiers ont été aidés, que tout le monde a mis la main à la pâte,
09:42que tout le monde a fait son maximum.
09:43Le courage des sapeurs-pompiers, des agriculteurs, des habitants,
09:47de tous ceux qui ont fait en sorte d'adoucir ces moments difficiles.
09:51Merci beaucoup, Linette.
09:53Merci pour votre témoignage.
09:54Je vous rappelle, amis auditeurs, que vous pouvez nous appeler.
09:56On vous attend vos coups de téléphone.
09:580800 26 300 300.
10:000800 26 300 300.
10:03Vous pouvez aussi réagir à ces discussions,
10:05à ces témoignages sur le site sudradio.fr,
10:07sur l'application et sur les réseaux sociaux.
10:10On revient sur l'actualité de ces incendies.
10:12On écoute ce que vous avez à nous dire.
10:15Mike, bonjour.
10:16Bonjour.
10:17Vous venez de nous appeler d'ailleurs au Standard.
10:19Vous êtes mécanicien dans le secteur de l'agriculture.
10:22Et vous nous appelez de Lacanau, c'est ça ?
10:24Lacanau de Miosse, oui.
10:25Voilà.
10:26Écoutez, Mike, vous, vous avez passé la nuit sur un barrage.
10:30Racontez-nous.
10:32Ah non, mais ça, c'était quand il y avait justement les agriculteurs.
10:35Parce que je suis solidaire de tout ce monde, de toute la France, on va dire.
10:40Et je ne vais pas vous parler de la tristesse des feux,
10:42parce que moi, je n'ai pas eu de dégâts.
10:43Et je n'ai pas ressenti la tristesse immédiate.
10:45Mais j'ai ressenti une solidarité, enfin, une France qui s'est bougée
10:49sans avoir besoin de personne, sans avoir besoin qu'on lui dise,
10:52sans avoir besoin qu'on leur dise, prenez votre matériel, allez faire ceci, allez faire cela.
10:56Et vous savez quoi ? Moi, c'est ça qui m'a marqué.
10:57Je suis désolé pour les gens qui ont perdu leur maison et tout, bien évidemment.
11:01Mais je ne peux pas parler à leur place.
11:02Je ne suis pas dans cette situation.
11:04Moi, j'ai passé une semaine, toutes les nuits, à ravitailler en eau avec des camions.
11:10Je peux vous parler politique, gentiment ?
11:13On s'est rendu compte, dans ces moments-là, qu'on avait un gouvernement inutile,
11:16incompétent, et en plus, qui rendait la chose plus difficile qu'elle ne l'était
11:19quand on se gérait autonomement.
11:22Chacun faisait ce qu'il avait à faire.
11:24Chacun prenait en considération les consignes des uns et des autres.
11:28Tout se passait bien.
11:29Alors vous, vous avez été volontaire, justement.
11:31Est-ce que vous pouvez nous raconter, très concrètement,
11:33comment est-ce que vous avez aidé sur le terrain ?
11:35C'est simple.
11:36Une tonne d'eau dans mon camion, une tonne d'eau dans ma remorque,
11:38une motopompe et à ravitailler.
11:40Ah oui ?
11:41Voilà.
11:42C'est tout, toute la nuit.
11:42C'est compris, ça.
11:43Je vais vous dire ce que ça nous a coûté.
11:45Les agriculteurs, ça leur a coûté une fortune,
11:47parce que dans des engins qui consomment, des tonnes.
11:50Nous, en moyenne, on était deux dans mon camion.
11:51C'est 70 balles par nuit, entre le gasoil,
11:53la rentrée, là où les enfants étaient hébergés,
11:55parce qu'on a été évacués.
11:56Comme je vous dis, nous, on n'a pas eu de dégâts.
11:59Moi, ce que je retiendrai,
12:01je suis désolé si je veux que c'était les gens qui ont eu des dégâts,
12:04mais ce que je retiendrai, c'est cet élan de solidarité.
12:08Cette autonomie de décision.
12:09Mais vous n'êtes pas le seul, Mike.
12:11Vous savez, c'est des témoignages qu'on entend beaucoup.
12:14Cet élan de solidarité qui s'est révélé à cette occasion de cette tragédie,
12:18c'est quelque chose qui revient régulièrement dans les témoignages qu'on entend,
12:21et ça a fait partie aussi de toute cette histoire.
12:24Vous voulez que je vous dise, moi, ce qui m'a marqué, par contre,
12:26de la façon négative,
12:29notre chère madame la préfète,
12:31qui parlait de sécurité alors que ça faisait déjà 3, 4, 5 jours qu'on était sur place,
12:36parce qu'ils se sont rendus compte, notre gouvernement, la Macronie,
12:39tous ceux que vous voulez, de toute façon, moi, je ne suis pas à droite, je ne suis pas à
12:40gauche,
12:41pour moi, ils sont tous dans le même sac.
12:42Ils se sont rendus compte qu'on s'est substitué à eux.
12:45Mais ce n'est même pas qu'on s'est substitué à eux.
12:47Ça fait déjà très longtemps qu'on fait sans eux, en fait.
12:50Et quand elle a dit, il faut que vous évacuiez,
12:52les agriculteurs vous mettaient en danger,
12:54et madame la ministre et madame la préfète,
12:56ça fait une semaine qu'on est en danger déjà,
12:58ça fait une semaine que des gens, ils perdent leur maison.
13:00Au porche, vous savez quoi ?
13:02On avait hier, l'écrivain Alexandre Jardin,
13:05qui avait un mot pour parler de tout ça,
13:07il parlait de désobéissance positive.
13:10Vous êtes d'accord avec ce terme ?
13:12Ce n'est pas de la désobéissance.
13:15Ce n'est pas de la désobéissance.
13:16Vous l'appelez comment ?
13:18Nous, on a fait ce qu'on avait à faire.
13:20Je suis désolé.
13:21Si ils appellent ça de la désobéissance,
13:22c'est qu'ils n'ont rien compris.
13:23Non, la désobéissance positive,
13:25c'est-à-dire justement l'idée d'être portée par une idée de bien
13:28qui va au-delà, au fond, des tracasseries technocratiques.
13:32Ce n'est même pas une idée.
13:33Nous, on n'est pas à gratter des papiers à Paris dans des salons climatisés.
13:36Vous voyez ce que je veux dire ?
13:37On est sur la réalité de la vie.
13:38Je ne vous parle pas que des feux de forêt.
13:40Je vous parle des agriculteurs quand ils bloquent les autoroutes.
13:42Je vous parle de tout ce monde qui en arrive à un ras-le-bol.
13:45Et là, je pense honnêtement
13:48que le peuple commence à sentir
13:50qu'on est plus forts ensemble
13:52et surtout qu'on n'a pas besoin d'eux, la vérité.
13:54Parce qu'à part nous coûter un pognon monstre,
13:56il n'y a aucun problème.
13:57Il est entré des nouveaux.
14:00Écoutez, Mike, en tout cas,
14:01on a entendu vos témoignages,
14:02on a entendu la force de vos convictions
14:04et on a entendu aussi cette idée
14:07qu'au fond, quand la France s'organise,
14:09quand le peuple de France s'organise,
14:10les meilleures choses peuvent arriver.
14:12Merci beaucoup, Mike.
14:14On revient tout de suite avec l'avocate pénaliste Lara Fatimi.
14:17Ce sera notre grand entretien
14:18pour poursuivre cet après-midi.
14:23Ici, nous raconterons notamment
14:24les difficultés que rencontrent les policiers.
14:27A tout de suite sur Sud Radio.
14:29Sud Radio, Noémie Alioua.
14:31Et on est toujours sur Sud Radio.
14:32On est ensemble jusqu'à 13h.
14:34Comme vous le savez, vous avez la parole.
14:36C'est votre Sud Radio avec la France au bout du fil.
14:39Vous pouvez nous appeler au 0826 300 300, 0826 300 300.
14:44Vous pouvez aussi participer aux conversations,
14:46aux débats sur le site sudradio.fr,
14:49sur l'application, sur les réseaux sociaux.
14:51Et on revient en ce moment sur l'actualité des incendies.
14:54Vous avez la parole.
14:55Est-ce que vous avez pu rentrer chez vous ?
14:57Est-ce que vous avez pu aider des personnes
14:58qui étaient dans la difficulté ?
15:00Est-ce que vous avez vu, vous aussi,
15:01ces élans de solidarité dont on parlait
15:03il y a quelques minutes avec Mike,
15:05avec toutes ces personnes qui ont été aidées,
15:07les agriculteurs qui ont été aidés,
15:09les sapeurs-pontes-pieds qui ont été aidés
15:11la population sur place démunie ?
15:13Racontez-nous votre témoignage.
15:15Ça nous intéresse.
15:16Ici, 0826 300 300.
15:18Et Marc, vous venez de nous appeler.
15:20Marc, vous êtes avec nous.
15:20Bonjour.
15:22Oui, bonjour.
15:22Bonjour, Marc.
15:23Vous nous appelez de Bouliac, c'est ça ?
15:25Non, je suis au port.
15:27J'habite Bouliac.
15:28D'accord.
15:28Vous habitez Bouliac.
15:29Et donc, vous êtes artisan à la retraite.
15:31Est-ce que vous pouvez nous raconter un petit peu
15:33ce que vous avez vu de vos propres yeux ?
15:35Alors, la première chose que j'ai vue,
15:37c'est que vous pouvez traverser le Porsche
15:39sans voir aucune maison brûlée.
15:41Je crois que ça, il faut le dire et le redire,
15:44parce qu'il ne faut pas laisser croire aux gens
15:46que tout le Porsche est un centre, etc.
15:48L'intermarché est impeccable.
15:51Le poste à essence, le garage, tout ça,
15:54toute la vie peut reprendre.
15:57Oui, c'est un message d'espoir au fond
15:59que vous voulez lancer ici
16:01sur cette antenne de Sud Radio,
16:03notamment vis-à-vis des populations
16:05qui seraient peut-être intéressées
16:07à venir en vacances
16:07pour profiter un petit peu de l'été.
16:11Et ce que vous essayez de nous dire,
16:12c'est que les commerçants ont besoin aussi
16:14de ces vacanciers.
16:16Oui, oui, oui.
16:17Et puis, il ne faut pas exagérer le truc.
16:20Effectivement, il y a beaucoup de propriétés,
16:25une maison qui est pleine,
16:27une maison qui a été brûlée.
16:28On s'est arrêté.
16:30On a vu des gens qui arrivaient juste
16:33avec une voiture
16:34et ils étaient devant un tas de cendres.
16:36J'ai dit, est-ce que c'est chez vous ?
16:38Oui, c'était chez nous.
16:39Bon, OK, je reviens, je reviens,
16:43je vais chez moi, je reviens avec une remorque pleine,
16:46avec des boîtes, des pioches, des râteaux, etc.
16:49Et je vous aide.
16:50Voilà, ce n'est pas plus compliqué.
16:52Et vous avez discuté,
16:53vous avez pu voir justement
16:54des commerçants sur place
16:56qui sont là et qui espèrent au fond
16:59que ces discours,
17:01peut-être parfois, disons-le, alarmistes,
17:03ne fassent pas en sorte
17:05que des vacanciers
17:08annulent leurs vacances, par exemple ?
17:10Moi, je pourrais dire que
17:13s'il y a des gens qui veulent
17:14faire des vacances intelligentes,
17:19ils vont là-bas,
17:20ils prennent les vacances
17:21et ils aident les gens.
17:23Alors ça, ce serait vraiment le top.
17:25Oui, écoutez, on entend
17:27cet appel que vous lancez, Marc.
17:30Vous avez pu discuter avec des populations
17:31sur place, avec des habitants ?
17:33Oui, oui, oui, oui.
17:34On a parlé avec des gens
17:36qui arrivaient juste là
17:37et ils voyaient,
17:38ils n'avaient plus de maison.
17:39C'était devant un tas de cendres,
17:41ils avaient une voiture là.
17:43Et donc, ils ont besoin de tout.
17:45de pètes, de pioches,
17:46de râteaux, de machins.
17:48Ils sont effondrés, évidemment.
17:50Vous imaginez une maison,
17:52vous avez toute votre vie dedans,
17:55les photos, l'ordinateur,
17:57toute votre vie.
17:58Et subitement,
17:58vous n'avez plus rien du tout.
18:00Donc, c'est plus que catastrophique.
18:03C'est un truc à se tirer une balle, ça.
18:05C'est affreux, quoi.
18:06Donc, il faut les aider.
18:08Il faut les aider.
18:09Techniquement, ils n'ont pas besoin
18:10de nourriture.
18:11Ils n'ont pas besoin de fringues.
18:12Là-bas, je suis allé voir aussi
18:14le pôle qu'ils recrutent, là.
18:17Ils ont besoin,
18:18comme j'ai dit déjà,
18:20d'outils, pelles, pioches,
18:21etc., etc., quoi.
18:23Oui, c'est ça.
18:23Ils ont besoin de matériaux
18:24très particuliers
18:25pour pouvoir les aider
18:26à déblayer un petit peu le terrain,
18:28peut-être éventuellement récupérer
18:29certaines affaires.
18:30Des jardinages et constructions, oui.
18:32Voilà, des affaires
18:33du matériel de jardinage
18:35et de construction.
18:36Merci beaucoup, Marc.
18:38L'appel est lancé.
18:39N'hésitez pas à réagir,
18:40en tout cas,
18:40si vous avez peut-être
18:42de l'aide à apporter,
18:43des témoignages,
18:44des messages à lancer.
18:46Nous vous écoutons,
18:47nous vous lisons.
18:48Vous pouvez nous appeler
18:49toujours au standard
18:50au 0826 300 300,
18:520826 300 300.
18:54N'hésitez pas également
18:55à nous écrire
18:56sur les réseaux sociaux,
18:57sur l'application,
18:58sur Facebook,
18:59sur TikTok,
19:00sur X.
19:00On est toujours réactifs.
19:02Nous lisons vos messages.
19:03N'hésitez pas.
19:04Et tout de suite,
19:05le grand entretien
19:06avec l'avocate pénaliste,
19:08Lara Fatimi.
19:08On va...
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