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  • il y a 3 mois
Damien Viel, PDG de Bloom Social Analytics, était l'invité de Laure Closier dans French Tech, ce vendredi 26 juin. Il a présenté Bloom Analytics, une vigie française utilisant l'IA pour lutter contre la désinformation et la manipulation sur les réseaux sociaux, avec une technologie qui vise à protéger les entités étatiques et les grands groupes face aux cyberattaques et aux risques informationnels, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Notre invité ce matin c'est Damien Vielle, bonjour, vous êtes le PDG de Bloom Social Analytics,
00:04vous avez été directeur général France de Twitter, vous avez travaillé chez Baniget,
00:08et maintenant votre cheval de bataille c'est la désinformation,
00:13on voulait construire un anti-Palantir européen, c'est tout un projet, ou un anti-Twitter,
00:19c'est-à-dire que vous avez changé de bord en fait ?
00:22C'est une technologie qui a été développée depuis 10 ans et qui va justement nous permettre
00:27de comprendre exactement ce qui se passe dans ces dynamiques informationnelles
00:30et nous permettre de construire en Europe un champion souverain
00:35et de maîtriser un petit peu plus notre destin sur les plateformes et en dehors des plateformes effectivement.
00:40Concrètement ce que vous faites c'est que vous aidez des entreprises à gérer leur réputation,
00:44à gérer ce qui se dit sur eux avec un risque économique qui peut être quand même très fort.
00:48Alors on collecte de l'information, on l'analyse et on la traite,
00:52et puis ça nous permet effectivement derrière de comprendre les dynamiques d'information
00:56et d'identifier les risques, les risques pour les entreprises,
00:59mais aussi les risques pour des acteurs publics.
01:02Blum réalise 50% de son chiffre d'affaires aujourd'hui dans le Régalien,
01:06avec un certain nombre de clients d'État français,
01:08et puis 50% de son chiffre d'affaires auprès de grands clients,
01:11notamment beaucoup d'entreprises du CAC 40, des entreprises de l'armement,
01:15des entreprises de l'agroalimentaire,
01:17donc un panel assez large finalement de gens qui luttent contre la désinformation.
01:21Alors la désinformation c'est aussi ce qu'on appelle des attaques informationnelles.
01:25En quoi ça consiste exactement ?
01:27Qui les propage ou qui les commence ?
01:29Et comment est-ce que vous arrivez à les détecter ?
01:32Alors la technologie de Blum, effectivement,
01:34est de regarder le chemin et la dynamique d'information
01:37entre le moment où effectivement de l'information va être manipulée,
01:41à travers des créations de comptes sur les réseaux sociaux,
01:44à travers un certain nombre de fausses informations qui vont circuler.
01:46On voit beaucoup de deepfakes,
01:48mais c'est un volume immense en fait de données
01:51qui peuvent être manipulées par des acteurs publics étrangers
01:55ou par des acteurs privés étrangers
01:57et qui vont venir attaquer les intérêts politiques, militaires, économiques français.
02:01On dit toujours que c'est les russes, c'est les bottes russes.
02:03C'est la réalité ça ou c'est tous les pays le font en fait ?
02:06Parfois on peut regarder beaucoup plus proche de nous
02:08et notamment on peut regarder ses concurrents
02:09quand on est une entreprise effectivement de luxe
02:11ou quand on est une entreprise cosmétique.
02:13Parfois les attaques viennent de partout.
02:17Avec une sorte d'intelligence économique,
02:20ça fait partie de la concurrence,
02:22de balancer sur ses concurrents.
02:24Aujourd'hui en fait, les dirigeants d'entreprises
02:27sont confrontés à un nombre de canaux
02:30de circulation d'informations colossaux.
02:32Boom va monitorer les réseaux sociaux,
02:34mais on va aussi monitorer des notes de brokers,
02:36on va monitorer, c'est le principe de l'OSINT,
02:39toutes les open sources dans lesquelles on va pouvoir aller collecter
02:42et chercher de l'information
02:42sont potentiellement des risques pour des dirigeants d'entreprises
02:46de voir émerger la possibilité pour leurs concurrents
02:49d'appuyer, d'aller effectivement de temps en temps
02:53manipuler de l'information qui va servir
02:55contre les intérêts de l'entreprise,
02:56que ce soit les intérêts de l'actionnaire,
02:58les intérêts des clients, les intérêts des marques,
03:00les intérêts des représentants de l'entreprise.
03:02Vous avez un exemple concret de ça,
03:03d'une entreprise qui se serait faite attaquer
03:05soit par un concurrent, soit par un pays étranger
03:07et vous avez détecté une tentative de manipulation,
03:11quelle forme ça a pris ?
03:11Je vais vous en donner deux parce que c'est les deux
03:14qui sont celles sur lesquelles on travaille le plus en ce moment.
03:16Les attaques cyber par exemple.
03:17Les attaques cyber, c'est des attaques qui aujourd'hui
03:20touchent un nombre d'entreprises colossales dans le monde
03:23et avec des impacts économiques,
03:26de la destruction de valeur nette pour ces entreprises
03:27qui est extrêmement importante.
03:29Au risque de vous surprendre,
03:30la totalité de ces attaques cyber n'a pas lieu.
03:32Et bien souvent, ça n'est qu'une attaque réputationnelle,
03:35c'est-à-dire qu'on va laisser l'information circuler.
03:39On va laisser l'information circuler parce qu'effectivement,
03:42une boîte qui subit une attaque cyber,
03:43c'est une boîte qui est mal protégée,
03:45c'est une boîte qui ne fait pas attention à ses données,
03:47à ses consommateurs,
03:48donc ça devient beaucoup plus facile de l'attaquer sur sa réputation
03:50qu'effectivement d'avoir une attaque qui a lieu.
03:54Et le deuxième exemple que je vais vous donner,
03:56c'est un exemple qui est tout proche de nous.
03:58Des entreprises privées nous ont demandé de suivre
04:01et d'analyser les mouvements politiques.
04:04Le potentiel mouvement violent à l'occasion du G7
04:07qui a eu lieu à Evian et qui avait eu en 2003
04:10des impacts très forts sur l'économie suisse
04:12et sur Genève en particulier.
04:14Donc on a pu traquer et monitorer
04:16l'évolution des groupes activistes violents
04:19qui se sont distribués sur un certain nombre de réseaux
04:23des cartes géographiques
04:26pour flécher vers ces boutiques de luxe,
04:28vers les boutiques fragiles,
04:30un certain nombre de casseurs
04:31qui n'étaient pas là pour des objets politiques
04:33mais vraiment pour des objets de casse.
04:34Et après vous faites quoi ?
04:35Vous prévenez les forces de l'ordre ?
04:36L'enjeu c'est de travailler en bonne intelligence
04:39avec ces marques, avec ces groupes
04:41et les forces de l'ordre
04:42pour faire circuler l'information
04:43voire même pour pouvoir rentrer
04:45dans un certain nombre de ces groupes d'activistes
04:48pour pouvoir donner aussi, nous aussi,
04:50des informations qui vont permettre de détourner
04:52peut-être les gens de ces magasins.
04:55Et à la fin, qu'est-ce que vous dites aux entreprises ?
04:56Il faut toujours essayer de répondre,
04:58essayer de remettre la vérité
05:00ou est-ce qu'il faut laisser passer le vent ?
05:03Notre métier chez Bloom,
05:04c'est d'identifier le risque
05:06le plus en amont possible.
05:08Mais c'est pas toujours...
05:08Parfois on n'y arrive pas, c'est-à-dire que...
05:10On est là pour voir qu'effectivement
05:12se mettent en place un certain nombre de contenus
05:15qui sont des contenus manipulés,
05:17qui sont des contenus inauthentiques,
05:18donc qu'on va être capable de percevoir suffisamment tôt
05:21pour prévenir l'entreprise,
05:22et faire en sorte qu'elle puisse mettre en œuvre
05:25des contre-mesures d'informations,
05:27c'est-à-dire anticiper, communiquer,
05:29ce qu'elle fait, répondre.
05:31On fait également chez Bloom
05:32beaucoup de réponses
05:33à des situations
05:35qui sont de l'anticipation de la crise.
05:38On arrive un peu avant.
05:39Merci beaucoup d'être venu ce matin.
05:41Damien Vielle qui a donc rejoint Bloom Social Analytics.
05:45Et puis un petit peu...
05:45...

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