- il y a 2 mois
Ce mercredi 24 juin, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, et Christophe Herpet, CIO et directeur des gestions d'OFI Invest Asset Management, se sont penchés sur la publication très attendue de Micron, les valeurs tech qui sont suspendues aux résultats de Micron, Alphabet qui va rejoindre l'indice Dow Jones, les négociations qui continuent entre l'Iran et les États-Unis, la hausse des taux polémique de la BCE, Kevin Warsh qui se veut réformateur à la tête de la FED, le dollar qui continue de remonter et atteint son niveau le plus haut depuis un an, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Les experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Christophe Herper, directeur des investissements pour Ofi Invest AM.
00:09Bonsoir Christophe.
00:11Bonsoir.
00:11Bienvenue, Alexandre Baradev, chef analyste d'IG est avec nous également.
00:14Bonsoir Alexandre.
00:15Bonsoir Yo.
00:15Ravi de vous accueillir l'un et l'autre.
00:17On pourrait démarrer sur les devises avec la folle remontée du dollar,
00:19quand même très impressionnante.
00:20On ne va pas démarrer là-dessus, on va en parler bien sûr dans un instant.
00:24D'abord, ce paradoxe du marché, on sent qu'il a besoin de respirer le marché.
00:29On a encore eu une baisse assez nette de Wall Street hier soir.
00:31Il a besoin de respirer, mais il a envie d'encore avancer.
00:35Entre le besoin et l'envie, qu'est-ce qu'il faut écouter, Alexandre ?
00:37Ce qu'on a observé depuis 24-36 heures, c'est quand même des allégements,
00:41surtout sur la tech, qui se sont propagés un petit peu partout.
00:45Ça a commencé avec l'Asie, avec la Corée du Sud, le COSPI,
00:47qui avait lâché quasiment 10% sur une séance.
00:50Et des interruptions de cotation également, un signe que le mouvement est assez violent.
00:53Le Nikkei aussi, qui s'est pas mal replié en l'espace de quelques heures.
00:56Et puis ça a migré hier sur la partie tech américaine,
00:58justement la fameuse partie des semi-conducteurs.
01:01Et donc on attend tous ce soir Micron Technologies en termes de résultats.
01:04Mais on a vu un SOX, un liste de références pour les semi-conducteurs,
01:06lâcher plusieurs pourcents aussi.
01:08Donc c'est surtout ça le thème, je dirais, des dernières heures.
01:11Est-ce qu'il y a un déclencheur particulier ?
01:13Pas vraiment, justement.
01:14On a l'impression que c'est quand même un mix de plusieurs choses.
01:16Je dirais un peu de dégonfement de SpaceX malgré tout,
01:18qui peut tirer avec une petite partie de la cote.
01:20Et puis je pense beaucoup d'attentisme par rapport à Micron,
01:22parce qu'il faut rappeler quelques petites choses sur Micron.
01:24Pourquoi c'est important ce soir ces publications ?
01:26Parce que c'est un titre qui a fait 1900% de hausse en 15 mois,
01:32avec aussi des résultats jusqu'à présent qui étaient assez incroyables.
01:35900% de croissance des bénéfices par action en l'espace de quelques trimestres.
01:40Donc il y a une croissance des résultats qui sont là,
01:42mais vous avez une action qui a grimpé encore plus vite.
01:44Et la question du résultat ce soir,
01:49je pense que certains se sont restés avec un petit peu le goût dans la bouche
01:51de ce qu'on a vu avec Broadcom.
01:52C'est-à-dire de très bons résultats,
01:53mais quand vous êtes pressés sur ces niveaux-là,
01:56ces multiples-là, c'est pour la perfection absolue.
01:58Et donc on se voit que Broadcom,
01:59la guidance n'avait pas été relevée pour l'ensemble de l'année.
02:02Il y avait même eu des analyses qui étaient un peu déçues
02:04par les projections sur le trimestre suivant.
02:06Et donc on a vu des prises de gains assez violentes.
02:09Là ce soir, par exemple, les options se positionnent pour du 12 ou 15% de mouvement.
02:13À la hausse ou à la baisse.
02:15Voilà.
02:15Par rapport à ça, ça veut dire qu'on attend quand même des choses,
02:17et ce qui est logique pour Antitrion,
02:18encore une fois, qui a été multiplié par 20 en l'espace d'un peu plus d'un an.
02:21Donc je dirais qu'il y a un petit peu ça aussi,
02:23quelques prises de gains avant un des derniers résultats,
02:26finalement, avant la grosse saison de résultats qui démarra au mois de juillet.
02:29Bon, la tech est au milieu de tout.
02:31Est-ce qu'on pourrait presque dire aujourd'hui
02:34que la tech est plus importante que la Fed ou les banques centrales ?
02:37Enfin voilà, la tech est au milieu de tout.
02:39Elle fait les tendances.
02:41Tant de part des indices est concentré sur la tech,
02:43qu'on sent que c'est la tech qui fait l'appui et le beau temps.
02:45Ce qui ne va plus à la tech va à d'autres secteurs.
02:47Donc ce qui ne va plus à la tech,
02:48parfois quand la tech consolide,
02:49on l'a vu hier, profite à d'autres secteurs.
02:51Ça permet un élargissement des performances à l'autre.
02:54Christophe, comment vous regardez ce poids de la tech ?
02:55Et ce soir, peut-être aussi les enjeux avec Micron qui doit publier.
03:00Sur la tech, on est en fait dans une situation assez particulière.
03:03On est dans une phase de transition.
03:07Et ça va avec l'évolution qu'on voit au niveau de la Fed.
03:09On en parlera peut-être tout à l'heure.
03:11On est dans un changement profond de perception du coût de capital.
03:15Et ça, c'est fondamental ce qui est en train de se passer aux Etats-Unis
03:19dans une dynamique où on voit, avec la dynamique,
03:22on a vu l'IPO de SpaceX,
03:24on voit toute la dynamique des IPOs à venir sur le secteur de la tech.
03:28On est en train de franchir une dimension plus capitalistique
03:32de la perception de l'IA.
03:34On n'est plus dans cette phase d'écoutisation
03:37où finalement on regardait les revenus monter
03:39et finalement l'appréciation du marché sur les valeurs de la tech.
03:43On a quelque chose d'essentiel qui est finalement,
03:46ce capex n'est plus uniquement financé par les cash flows.
03:49On a une dynamique financière qui se met en place.
03:52Et à ce moment très précis,
03:54le marché est en train de regarder différemment la tech.
03:57On est en train d'assister,
03:59voilà, SpaceX va émettre 20 milliards sous forme de dette.
04:04On a tous les hyperscalers qui sont en train de se financer.
04:07Donc on rentre dans une dynamique qui est assez particulière.
04:10Et à ce titre, je pense que le marché regarde différemment.
04:13Pour revenir sur ce qui était mentionné,
04:16je pense qu'avant Micron,
04:18ce qui se passe sur le Cospi,
04:20c'est quelque part un signe avant-coureur.
04:22Les autorités coréennes ont accepté
04:25la structuration de produits leveraged sur des ETF deux, trois fois,
04:29justement pour laisser les investisseurs coréens, asiatiques,
04:34rester sur le propre marché
04:35et non pas transitionner vers le Nasdaq.
04:39Ces situations très techniques de gamma à gérer,
04:42en fait, en phase de hausse et de baisse,
04:43attirent les capitaux ou les font refluer dans des situations de baisse.
04:48Ce qui se passe sur le Cospi avant Micron,
04:51c'est une vue sur quelles vont être les guidances données par Micron ce soir.
04:57– Oui, mais les perfs de la tech américaine sont telles
05:00qu'effectivement, sur plein de marchés aujourd'hui,
05:02les gens, pour ne pas aller qu'à Wall Street,
05:04en fait, se diversifient dans la tech d'autres pays,
05:06mais avec des effets de levier qui permettent de rivaliser avec Wall Street.
05:09Il y a de ça aussi dans ce qu'on observe.
05:11– Oui, mais pour rebondir sur ce que vous venez de dire,
05:12c'est vrai que le Cospi, il faut rappeler ses performances aussi,
05:14c'est comme si on disait que le CAC 40 en 15 mois
05:17avait été multiplié par 3.
05:18C'est ça le Cospi, c'est l'équivalent d'un CAC
05:19qui est très largement pondant à valeur technologique,
05:21bien plus que le CAC 40.
05:23– Voilà, donc ce serait ça la performance.
05:25Effectivement, sur la question des effets de levier,
05:28le sujet aussi pour la partie américaine
05:30qui va être un sujet, je pense, dans les mois qui arrivent,
05:32notamment dans un contexte où, on en parlera avec les taux de banques centrales
05:35qui ont du mal à se détendre et le message de la Fed
05:36qui était assez mal digéré par le marché,
05:39on voit que les États-Unis, on le voit dans les datas
05:41qui sont communiquées par les autorités de régulation américaines,
05:43on voit que le recours à l'effet de levier aux États-Unis
05:45est très présent aussi.
05:47C'est à la fois les effets via les marges sur les comptes,
05:50donc c'est les brokers qui autorisent leurs clients
05:52à acheter plus que ce qu'ils ont en capital,
05:53donc ça c'est un mécanisme assez classique,
05:55mais qui sont développé ces derniers mois.
05:56Et puis vous avez aussi les volumes d'achat d'ETF à effet de levier,
06:00c'est-à-dire qu'aux États-Unis,
06:00ils pourraient acheter un ETF qui va répliquer du Nvidia x5,
06:03qui va faire du Sox x3,
06:05à l'achat ou à la baisse en fait,
06:07qui va créer un effet de levier interne aux produits.
06:09Et les volumes d'achat de ces produits-là
06:11se sont très largement déployés,
06:13même déjà sur les 3-4 derniers mois en fait.
06:14Le dernier gros rallye,
06:16il a démarré en fait sur le point bas
06:18qu'on a touché juste après le début de la guerre en Iran,
06:20il y a eu un point bas,
06:21saison de résultats qui commence derrière
06:22avec une très bonne saison de résultats,
06:23et là on a eu une phase vraiment d'expansion
06:25à la fois des effets de levier et des cours,
06:27et donc le levier est aussi très présent aux Etats-Unis,
06:29ce qui est souvent, malheureusement,
06:31et quand le retail est très présent plus là-dedans,
06:33pas forcément un signe très sympathique
06:35pour les mois qui arrivent.
06:36Oui, mais il est de plus en plus difficile
06:38d'échapper à la tech quand même,
06:39enfin d'échapper, c'est bien,
06:40la tech ça monte,
06:41c'est quand même de la performance avant tout,
06:42et finalement, il ne faut pas en parler négativement,
06:43c'est hyper positif pour les investisseurs jusqu'ici,
06:46jusqu'ici.
06:47Mais même le Dow Jones,
06:48le vieil indice américain des valeurs industrielles,
06:51même le Dow Jones comprendra en son sein Alphabet.
06:53Alphabet va intégrer le Dow Jones,
06:56remplacera Verizon au sein du Dow Jones.
06:58Tiens, alors que vient faire Alphabet dans le Dow Jones, Christophe ?
07:01C'est l'industrialisation de l'intelligence artificielle.
07:04On parle de ce qu'on appelle les hyperscalers,
07:08donc le financement en fait de ces data centers.
07:10J'ai évoqué le coût de financement de ces data centers,
07:16c'est 300 à 700 milliards.
07:19Gardons en tête que lorsqu'on avait dû sauver en 2008,
07:23le premier plan, c'était 700 milliards pour sauver les banques.
07:28Les simples dépenses pour 2025, c'est 300 milliards,
07:31et ça sera 700 milliards en 2026.
07:34Et ça, ça représente 70% des revenus des hyperscalers.
07:39Donc on est dans une situation où le marché est en train de voir
07:42un leverage implicite, finalement, des hyperscalers.
07:45On a, je parlais des émissions,
07:49et on a finalement Alphabet qui rentre dans le Dow Jones.
07:53Alphabet, c'est bien plus que de l'IA,
07:55c'est l'infrastructure de l'IA,
07:56c'est tout un écosystème qui se met en place,
08:00et c'est ce qui me fait dire que c'est l'industrialisation de l'IA.
08:04Et donc ça, c'est un signe,
08:05c'est-à-dire que de la défense, il y a l'IA.
08:09Oui, et d'une tech de plus en plus gourmande en capitaux,
08:12parce qu'il faut désormais de l'infrastructure,
08:13très lourdes infrastructures.
08:15Dow Jones, donc, qui comprendra le titre alphabète désormais.
08:17Ça va même changer la phase du Dow Jones,
08:19ou non, le calcul du Dow Jones, l'indice,
08:21en fait, fait que ça ne va pas tant changer que ça ?
08:23Il y avait quand même quelques textes, je me souviens,
08:24il y avait déjà 4 des 7 magnifiques déjà présents dans le Dow Jones.
08:27Il y a une vidière.
08:28L'alphabet vient rentrer là-dedans.
08:29Après, c'est vrai que le mode de calcul,
08:31la pondération du Dow Jones,
08:32c'est un peu différent d'autres indices,
08:33donc ce n'est pas forcément la même influence.
08:36Ce n'est pas selon la capitalisation.
08:37Voilà, ce n'est pas pour court,
08:38donc c'est un peu curieux.
08:41En fait, l'indice évolue selon le prix des actions
08:43et non pas selon la capitalisation des entreprises.
08:45Si vous avez une action à un cours élevé,
08:46alors plus de poids qu'une action à un cours élevé,
08:48donc c'est un peu curieux, mais c'est comme ça.
08:50Et pour vous dire ce que vous disiez,
08:50effectivement, sur le financement,
08:52ce qui est très très vrai,
08:53c'est qu'on le voit dans le free cash flow des hyperscalaires,
08:56qu'à présent, tous faisaient ce financement au fonds propre.
08:58Depuis un ou deux ans,
08:59on voit que le recours à la dette,
09:01donc il y a l'obligataire,
09:02était un peu plus présent.
09:04Et celui qui a vraiment ouvert le bal
09:05des émissions d'actions nouvelles dans ces Max 7,
09:08c'est Alphabet, justement,
09:09avec ses 80 milliards quasiment.
09:10Et Meta, j'ai pas bien vu,
09:12ça a été confirmé,
09:12mais il y avait des bruits aussi qui laissaient entendre
09:14que Meta allait arriver sur ce terrain-là aussi.
09:16Et pourquoi ça change ?
09:16Parce qu'on n'est plus dans le versant des rachats d'actions,
09:19où on concentre et où on...
09:20Là, c'est l'inverse.
09:21On redilue un petit peu,
09:22donc on est passé sur un versant.
09:24Je ne dis pas qu'on y compte pas assez,
09:24tous les groupes ne sont pas passés,
09:25mais cette phase presque post-suprime
09:28qui a vraiment vu ces rachats d'actions
09:30d'année en année de plus en plus important,
09:32on voit qu'on arrive un peu au pic de sec.
09:33Maintenant, les groupes vont redéployer,
09:35rémettre des actions.
09:36Et ça, justement, ça a créé...
09:37Parce qu'on n'arrêtait pas de dire
09:38les marchés montent aussi grâce au rachat d'actions.
09:40Comme il y a de moins en moins d'actions,
09:41moyen d'offres, plus la valeur augmente.
09:43C'est un phénomène de rareté naturel.
09:44Et donc, on se disait,
09:45la valeur des actions va continuer à monter
09:47parce qu'il y a de moins en moins d'actions.
09:48C'est une forme de marée montante
09:49de la valeur des actions.
09:49Est-ce qu'on va vers une marée descendante
09:51au contraire parce qu'il va y avoir
09:52de plus en plus d'actions ?
09:57Effectivement, ces IPOs,
10:00ça questionne finalement
10:02cette liquidité des marchés.
10:04Et on est dans une phase
10:05où finalement la tech est en train d'aspirer
10:08la liquidité des marchés.
10:10Donc on est dans une situation
10:11où finalement on va transitionner
10:14dans un monde d'une situation
10:17où finalement les États s'endettaient,
10:20financés et quelque part étaient en capacité
10:25à donner du support au marché actions
10:27qui a énormément profité
10:29à cette dynamique écoutie globalement
10:31plus au financement gratuit de la tech,
10:34un environnement de taux bas.
10:35On a changé de paradigme
10:37et maintenant on est dans une situation
10:39où finalement cette liquidité présente
10:41est absorbée par les besoins de la tech
10:43et ça c'est fondamental
10:45parce que finalement ça va asseoir
10:48la crédibilité de la tech
10:50et on parlait de cette rentrée
10:51dans le Dow Jones
10:53et ça va de pair avec finalement
10:55ce qui se passe au niveau
10:56de la banque centrale
10:57qui peut créer une dynamique
11:01pour aborder en termes de volatilité
11:02au niveau des marchés.
11:04Les marchés ne vont plus être lisibles
11:06de la même façon.
11:06On va en parler mais aussi dit
11:07plus la tech monte,
11:08plus certains prennent des plus-values,
11:10plus ils prennent des plus-values,
11:11plus cet argent sera réinvesti ailleurs.
11:12Enfin, plus il y a de plus-values,
11:14plus ce sont des liquidités supplémentaires
11:15qui demain seront prêtes
11:16à être réinvesties.
11:18C'est Bank of America
11:20qui nous dit que le socle de marché
11:22est quasiment incassable,
11:24les flux entrants depuis le début de l'année
11:25sont sur des records
11:25et il reste dans les fonds monétaires
11:27aussi 8000 milliards de dollars
11:29à nouveau prêts à être investis.
11:308000 milliards encore prêts à être investis,
11:32on n'est pas au bout des liquidités.
11:34Il y a déjà un petit épisode
11:35avec l'IPO de SpaceX.
11:37On a vu que quelques jours auparavant
11:38ça avait un petit peu siphonné
11:39de la liquidité globale
11:40sur les autres grosses techs
11:41pour aller chercher SpaceX.
11:43Mais si les méga-IPOs se multiplisent,
11:46c'est quand même quelque chose
11:46qu'il faudra surveiller.
11:47Et puis l'autre sujet,
11:48c'est peut-être aussi la partie obligataire
11:49parce que, effectivement,
11:50je pense que la nouvelle version,
11:53la Fed version Kevin Worsh
11:55est assez différente.
11:56et tout ce qu'on voit,
11:58on pourrait dire de l'or
11:59qui était redescendu vers les 4000 dollars,
12:00on voit tous les actifs
12:01sensibles aux dollars,
12:02même l'euro par rapport aux dollars,
12:04il y a le sujet du dollar
12:05qui s'est renforcé
12:06juste après la Fed,
12:07je ne vais pas en trop parler,
12:08mais ça veut dire
12:09qu'il y a un sujet obligataire.
12:10Et dans ce cas-là,
12:10à un moment donné,
12:11on ne peut pas avoir
12:11quelques prises de gains,
12:12de sécurisation des gains sur la tech
12:13qui ont été absolument mérifiques
12:14depuis quelques temps,
12:15pas seulement de trois mois,
12:16et une espèce de rotation
12:17qui recherchait un peu plus
12:18la partie obligataire
12:19avec des rendements à 5%
12:20sur de long terme.
12:21Oui, et si la Fed
12:22effectivement finit par relever ses taux,
12:24tout ce qui est allé aux actions
12:25risque-t-il en partie
12:27de revenir,
12:28d'être rendu au marché obligataire,
12:29au fonds monétaire,
12:30même s'il y a déjà
12:30beaucoup de liquidités disponibles
12:31sur ces fonds monétaires,
12:32on en parlera dans un instant.
12:34Auparavant,
12:34à 17 minutes de la clôture,
12:36on entre dans la dernière ligne droite
12:37de cette séance,
12:38on accélère sur les marchés européens
12:40à 16 minutes maintenant
12:41du fixing.
12:42Le CAC 40 gagne 0,4% toujours,
12:44L'Oréal est en tête,
12:45plus 3%.
12:45Devant Danone,
12:47Pernod Ricard,
12:47on a des valeurs plutôt défensives
12:48encore en hausse aujourd'hui.
12:50Petit signal de prudence peut-être,
12:51en tout cas de volonté de diversifier
12:53de la part des investisseurs.
12:54Danone gagne 3%,
12:55Pernod Ricard,
12:56plus 2,7%.
12:56Parmi les autres valeurs
12:57à suivre,
12:59le titre A,
13:00c'est Rheinmetall.
13:01Rheinmetall à Francfort,
13:02moins 19% Rheinmetall,
13:04donc qui finalement
13:05n'obtiendra pas
13:06ce contrat géant
13:07avec l'armée allemande
13:08pour 6 frégates
13:09d'une valeur de quasiment
13:1012 milliards d'euros.
13:11L'armée allemande
13:12préfère faire appel
13:13à un autre acteur allemand,
13:15lui aussi coté d'ailleurs,
13:17Thyssen Krupp,
13:17la version sous-marine
13:19de Thyssen Krupp.
13:20Ce titre gagne lui 13%,
13:21alors que Rheinmetall
13:22recule de 18%,
13:24on en reparlera
13:24dans la suite de l'émission.
13:26Et puis,
13:26les cours du pétrole
13:27sont en être pli encore aujourd'hui.
13:28Le baril de Brent
13:29perd 4%
13:30sous les 74 dollars.
13:32On en parle ce soir
13:32avec nos experts,
13:33Christophe Herper
13:34et Alexandre Baradez
13:35pour IG,
13:36Christophe pour
13:37Offi Investam.
13:38Sacrée bonne nouvelle
13:39quand même,
13:39cette baisse du pétrole
13:40parce que là,
13:40on est en train
13:41de transformer l'essai.
13:42On était passé la semaine dernière,
13:43Christophe,
13:44sous les 80 dollars le baril
13:45avec la perspective
13:46d'un accord de paix.
13:47Bon,
13:48là,
13:48on y est,
13:49on est dans les discussions
13:50pour mettre en œuvre
13:51l'accord de paix,
13:52les discussions techniques.
13:53On sent que ça souffle
13:54toujours le chaud et le froid
13:54mais que ça veut quand même
13:55un peu avancer.
13:56Et donc,
13:56ce baril transforme essai
13:57et accélère à nouveau
13:58aujourd'hui à la baisse
13:59sous les 74.
14:00On est sur des plus bas
14:01depuis le début de cette guerre.
14:03Le baril de brut
14:04léger américain,
14:04à l'instant,
14:05passe sous les 70 dollars.
14:07Alors,
14:07comment vous regardez
14:08ce mouvement
14:08et qui en profitera le plus
14:09surtout sur le marché actions ?
14:10Alors,
14:11effectivement,
14:12on a une dynamique
14:12qui est très favorable
14:13et qui s'explique
14:14et qui est assez technique
14:16en fait dans finalement
14:18la chute et la compression
14:19de volatilité
14:20sur les premières échéances
14:22des contrats en fait.
14:23Ce que moi je regarde,
14:25c'est ce qui se passe
14:25sur les contrats plus lointains.
14:27Donc,
14:27on a une situation
14:28un peu technique
14:28où dans un premier temps,
14:29on a finalement
14:32une baisse
14:32des primes de risque
14:34avec un écrasement
14:35et oui,
14:36effectivement,
14:37on passe en dessous
14:37de 80 dollars.
14:39Est-ce qu'on va continuer ?
14:40Peut-être.
14:41Mais ce qu'on regarde,
14:42c'est qu'en fait,
14:42les contrats plus longs
14:43ne sont pas en train de baisser.
14:44Ce que le marché
14:45en fait est en train de dire,
14:46c'est que oui,
14:47à très court terme,
14:48on a jusqu'au 21 août
14:50en fait dans ce qui a été donné
14:51là où dans les accords,
14:53il semble que l'Iran
14:55peut finalement distribuer
14:57du pétrole
14:58jusqu'au 21 août.
14:59Donc,
14:59on est dans une situation
15:00où probablement
15:01sur les échéances
15:02un peu plus lointaines,
15:04ce qu'on est en train de voir,
15:04c'est que finalement,
15:05on va se stabiliser
15:06sur ces niveaux-là
15:07de 80 dollars.
15:08On n'ira probablement
15:09pas énormément en dessous.
15:10C'est très positif
15:12et on le voit
15:13sur l'Europe,
15:14on le voit
15:15dans les break-even inflation,
15:16dans les rallies,
15:17on le voit
15:17dans les parties
15:18courtes de cours.
15:19Donc,
15:20une dynamique
15:20qui supporte
15:21et on voit
15:21quand on voit
15:22les performances
15:23finalement de l'Eurostock
15:24par rapport au SPI,
15:25on est flat
15:26depuis le début de l'année,
15:27donc on a un rattrapage
15:28qu'on est en train de voir,
15:29on a une rotation
15:30qu'on est en train de voir
15:31sur l'Europe
15:32et ça,
15:33c'est très positif.
15:34Est-ce que c'est
15:35une dynamique
15:35de long terme ?
15:37Probablement.
15:39Probablement
15:39parce que ça dépasse
15:40ce qui va se passer
15:41sur le pétrole,
15:42c'est qu'à un moment,
15:43tout le monde va chercher
15:43à contourner
15:44le détroit d'Hormuz.
15:45Il va y avoir
15:46des situations
15:46où on va avoir
15:47une relance très forte
15:48au niveau des infrastructures
15:50qui vont se mettre en place.
15:51Donc,
15:51on a une dynamique
15:52pour sortir
15:53de la dynamique Hormuz.
15:55Voilà,
15:55et explorer
15:56de nouveaux champs
15:56ailleurs qu'Hormuz
15:57ou explorer
15:58d'autres idées
15:58que le pétrole ?
15:59Les deux,
16:00forcément.
16:02Dans ce contexte,
16:04finalement,
16:07le grand gagnant,
16:08c'est finalement
16:08l'Europe.
16:09Et j'ai envie
16:10de dire
16:11ce bashing,
16:12parce que
16:12ce qui s'est passé
16:13à Versailles
16:14quand Macron
16:15rencontre
16:16le président Trump,
16:18il y a quelque part
16:19derrière,
16:21ça ressemble
16:22à un traité
16:22de Versailles.
16:23Et c'est au-delà
16:24de ce que l'on a pu voir.
16:26Entre lapin
16:27et fromage quand même
16:28cette fois-ci.
16:28Effectivement.
16:30Mais ce qui se passe
16:30derrière,
16:31je pense que c'est
16:32beaucoup plus
16:32au niveau
16:32de l'Ukraine
16:33et de la Russie.
16:34Et ça,
16:35c'est probablement
16:36ce qui est pricé
16:38aussi dans le pétrole.
16:39C'est une fin
16:39du conflit
16:39entre la Russie
16:41et l'Ukraine.
16:41Et ça,
16:42ça serait un vrai
16:43game changer
16:45pour relancer l'Europe
16:46parce qu'on aurait
16:47devant nous
16:48une réouverture
16:49de financement
16:50d'infrastructures,
16:51un refinancement
16:54au Moyen-Orient
16:55et en Ukraine.
16:56Et ça,
16:57ça permettrait
16:58de sortir
16:59finalement
16:59d'une dynamique
17:00oui,
17:01effectivement,
17:01on a eu des chiffres
17:02de croissance
17:02qui sont en berne.
17:03On a finalement
17:04la BCE qui a remonté
17:05alors qu'on a des chiffres
17:06de croissance
17:06qui sont passés
17:07en dessous d'un pourcent
17:08au niveau de la zone euro.
17:09Mais fondamentalement,
17:11derrière le re-rating,
17:13le re-pricing
17:13qu'on peut voir
17:14en Europe,
17:15il me semble
17:15que peut-être
17:16on a une bonne nouvelle
17:18avenir
17:19sur l'Europe.
17:19Les PMI européens
17:20sont un peu
17:21de trois mois
17:21encore en contraction
17:22mais ils s'améliorent
17:23au plus haut de trois mois
17:24au mois de juin.
17:24C'est l'Europe
17:25qu'il faut privilégier
17:26aujourd'hui sur le maris.
17:26Mais ça reste un pari
17:27quand même,
17:28attention,
17:28ça reste un pari.
17:30Est-ce qu'il faut
17:31le prendre ce pari ?
17:32Est-ce qu'il faut le prendre ce pari ?
17:46On va regarder tous les indices
17:47que ce soit l'indice de confiance
17:48des consommateurs,
17:49les indices PMI,
17:50on va regarder les indices
17:51en Allemagne également,
17:52climat des affaires,
17:53ZU,
17:53IFO ou autre.
17:54La rupture est nette.
17:55Dès que le conflit démarre,
17:56tous les indices s'affaissent
17:57et on parle aussi de l'inflation.
17:59L'inflation,
18:00les trois mois précédents,
18:01l'inflation globale,
18:02en zone euro pas sous-jacente
18:03mais globale,
18:04elle était ou à 2
18:05ou en dessous de 2%
18:05avant le début du conflit.
18:07Trois mois plus tard,
18:08on est au date de 3%.
18:09Donc les effets liés au pétrole
18:11sont instantanés
18:12et évidents
18:13sur la partie européenne
18:16qui est extrêmement rapide du pétrole.
18:18Il y a ces freins-là
18:20ou en tout cas
18:20la bosse d'inflation
18:21qui a été générée,
18:22normalement,
18:22et espérons-le,
18:23n'appellera pas de deuxième hausse de taux
18:24de la part de la BCE.
18:25Mais aujourd'hui,
18:26on voit,
18:26et c'est là qu'il y a un sujet
18:27qui est peut-être
18:27plus outre-Atlantique,
18:28c'est qu'on voit
18:29que les anticipations
18:30de hausse de taux
18:31de la part des marchés
18:32pour la BCE,
18:32c'est toujours 62-63% ce matin
18:35pour la réunion de septembre.
18:36C'est-à-dire que le marché,
18:37malgré le reflux du pétrole,
18:38se dit que la BCE
18:46mêlent aux 2% d'objectifs
18:47du côté de la Fed.
18:49Et c'est là qu'on voit
18:50que le CAC et le DAX
18:51n'arrivent pas à accélérer.
18:52Pour moi,
18:53c'est le frein obligataire
18:54qu'on a,
18:54même si les taux européens
18:55ne s'étendent pas trop mal
18:56ces dernières 48 heures,
18:58mais on voit
18:59que nos indices européens,
19:00le DAX qui,
19:00sous sa résistance,
19:01n'arrivent pas à la franchir,
19:02le CAC, c'est pareil,
19:03alors que la chute du pétrole
19:05devrait nous avoir déjà
19:06fait franchir des records
19:06sur le CAC et le DAX.
19:08Et pour moi,
19:08là, c'est beaucoup plus
19:09le sujet obligataire,
19:10le sujet crainte de banque centrale
19:11qui nous verrouille pour l'instant
19:12parce que les valos actuels,
19:1415 fois en moyenne
19:15les bénéfices anticipés
19:16sur le stock 600,
19:17c'est dans notre moyenne 10 ans,
19:18on n'est ni peu cher
19:19ni très cher,
19:20en tout cas,
19:20on est nettement moins
19:21au-dessus de nos moyennes
19:22de valorisation historique
19:24que les marchés américains.
19:25Donc l'Europe est accessible,
19:26elle n'est pas excessivement chère
19:27et il n'y a pas de raison
19:28de ne pas aller plus loin.
19:29Donc c'est frustrant
19:30parce que le détroit d'Hormuz
19:31peut-être va rouvrir,
19:32on verra si c'est de façon pérenne.
19:34On a ce détroit
19:35qui pourrait se solutionner,
19:36mais un détroit monétaire
19:37en quelque sorte
19:37qu'on s'auto-infligerait
19:38ici en Europe
19:39du fait des remontées de taux.
19:40C'est un peu ça
19:40que vous voyez
19:41pour brider l'économie.
19:42Je pense que l'ABCE
19:43il y a une partie de rhétorique
19:45parce qu'elle sait
19:45que la rhétorique
19:45a un effet sur les marchés
19:46mais attention que cet effet...
19:48Alors heureusement
19:48le marché obligataire
19:49il prête moins attention.
19:50Quand une fois on a regardé
19:51les taux 10 ans
19:51depuis 2 jours,
19:53fin de semaine
19:53ça s'est un petit peu retendu
19:54en même temps que les taux américains
19:55et là ça redescend un petit peu
19:56et d'ailleurs on voit
19:56une petite divergence quand même.
19:57L'Europe est plus prête
19:59à se détendre
19:59je pense au niveau de ces taux
20:00que la partie américaine
20:01parce que peut-être justement
20:02qu'on pressent
20:03que l'ABCE ne fera pas
20:04mais ce qui est quand même curieux
20:05c'est que le marché
20:05et les marchés futurs
20:07eux pricent toujours
20:0865% près de chance
20:09donc c'est ça
20:10qui est un peu problématique.
20:11C'est pourquoi le marché est convaincu
20:12qu'il y aura une deuxième hausse de taux
20:13alors que rien ne plaît
20:13à ce stade
20:14et ce qu'on vous l'avait dit
20:14la croissance est...
20:15Il y a des membres d'ABCE
20:16qui disent
20:16on va rester au-delà
20:17de l'objectif un certain temps
20:19des communications comme ça
20:20qui peuvent contribuer
20:21à convaincre le marché
20:22qu'il y aura une deuxième hausse de taux
20:22Il y a un phénomène d'indexation
20:24en fait en Europe
20:26qui peut faire craindre
20:27effectivement
20:28une persistance
20:29une transmission de l'inflation
20:31qui explique que le marché
20:32price toujours ça
20:33mais fondamentalement
20:34le message
20:35c'est
20:35ce qui se passe
20:37au niveau de la Fed
20:38est fondamental
20:40Warch est en train de...
20:41On parle de l'ABCE
20:42on revient à la Fed
20:42c'est au niveau de la Fed
20:45la Fed est prête
20:46à tolérer
20:47de l'inflation
20:48ça fait 60 mois
20:50que l'inflation
20:51est au-dessus des niveaux
20:53que la Fed
20:54est censée défendre
20:55Donc là
20:55on est dans une situation
20:56et Warch est en train
20:58de changer
20:59il ne va plus donner
21:00de guidance
21:01plus de dot
21:02il ne va plus expliquer
21:03ce qu'il va faire
21:03et là
21:04on rentre dans une situation
21:06où
21:06je trouve ça assez paradoxal
21:09Greenspan vient de décéder
21:10Greenspan était l'artisan
21:12d'une forme de boîte à outils
21:13que quelque part
21:14Warch est en train
21:15de réutiliser
21:16il veut laisser
21:17de l'inflation
21:18et pourquoi
21:19mais en fait
21:20il veut laisser de l'inflation
21:22la Fed va peut-être
21:22relever ses taux
21:23on pensait qu'elle les baissera
21:24elle va peut-être
21:24les relever
21:25c'est contre l'inflation
21:26ce que Warch regarde
21:29n'est pas ce que nous regardons
21:30et il n'a plus envie
21:31de regarder
21:32des indices
21:33comme le PCI
21:33et donc
21:34il ne veut pas être contraint
21:36il va volontairement
21:37rester
21:38dans notre jargon
21:40behind the curve
21:40juste derrière la courbe
21:42et donc
21:42ça peut faire stresser
21:44les marchés
21:44sur une remontée
21:45des taux
21:45à plus long terme
21:47d'une part
21:47et ce qui est fondamental
21:49c'est que dans cette transition
21:51des marchés
21:51sur les financements
21:52d'infrastructures
21:54aux US
21:55sur l'intelligence artificielle
21:57la tech
21:58et en Europe
21:59sur les infrastructures
22:00dont je parlais
22:00ce sont finalement
22:02des investissements
22:04qui vont supporter
22:06des risques de taux
22:07plus élevés
22:09qu'est-ce qui est impacté
22:10par une remontée de taux
22:11c'est le consommateur
22:12aux Etats-Unis
22:12c'est l'immobilier résidentiel
22:14qu'est-ce qui est favorisé
22:15par la tech
22:15c'est l'immobilier
22:16non résidentiel
22:17c'est la tech
22:18et ça en fait
22:19c'est quelque chose
22:20de fondamental
22:23Warch a tout intérêt
22:24à ce qui est de l'inflation
22:26pour éroder
22:26en fait
22:27le coût de sa dette
22:28oui
22:29et voilà
22:30et on rentre dans un système
22:31où finalement
22:32les marchés
22:32vont l'accepter
22:34il va peut-être
22:35y avoir des phénomènes
22:36de volatilité
22:36exacerbés
22:37dans les mois qui viennent
22:38il va falloir
22:39prendre le temps
22:39de lire
22:40Warch
22:42mais le plan
22:43qui se dessine
22:43finalement
22:45est compatible
22:45avec des marchés
22:46qui tiennent
22:47une reprise
22:48un financement
22:49de cette infrastructure
22:51et une dynamique
22:53de taux
22:54qui reste stable
22:56d'accord
22:56et pas vraiment
22:57de cycle de hausse
22:58de taux là-bas
22:58aux Etats-Unis
22:59on s'accommoderait
23:00d'une certaine inflation
23:01en changeant les instruments
23:02et puis ça passera
23:03très bien comme ça
23:03en gros c'est l'idée
23:04parce qu'on a besoin
23:05que ça tienne comme ça
23:06on a besoin
23:06de plutôt pas trop
23:07relever les taux aux Etats-Unis
23:08on a besoin d'investir
23:09dans les infrastructures
23:10et tout
23:10et tout cela dépend
23:11du contexte de taux
23:12la tech aussi
23:13la tech qui avant
23:14était un peu
23:14même si c'est des valeurs
23:15de croissance
23:17planante quoi
23:18quelle que soit
23:19l'évolution des taux directeurs
23:20va de plus en plus
23:21en dépendre
23:21puisque les valeurs de tech
23:22les groupes de tech
23:27j'aurais une vision
23:28un tout petit peu différente
23:29sur beaucoup de choses
23:31autant là je trouve
23:31que le message
23:32à plusieurs reprises
23:33dans la conférence de presse
23:34il a quand même rappelé
23:35que la crédibilité de la Fed
23:36dépendait du retour
23:37de l'inflation à 2%
23:37alors soit effectivement
23:38il n'y croit pas
23:39et celui de la rhétorique
23:39mais je trouve qu'il a
23:40c'est ça qui a été
23:41un peu étonnant
23:42c'est-à-dire qu'on sait
23:43qu'il a été nominé par Trump
23:44alors on n'attendait pas
23:44un message accommodant
23:45ce jour-là
23:45évidemment que non
23:47mais il a rappelé
23:48à plusieurs reprises
23:48au début
23:49au milieu à la fin
23:50que la Fed devait
23:51de l'inflation à 2%
23:52donc je trouve
23:54la réaction des marchés
23:55ce jour-là
23:55les heures qui ont suivi
23:56les minutes qui ont suivi
23:57le marché de l'action
23:57n'a pas trop aimé
23:58les taux sont un peu retendus
23:59et on a surtout vu
24:00cette courbe de taux américaine
24:012 ans 10 ans
24:02repartir un peu à la baisse
24:03aplatir à nouveau
24:04signe que les taux courts
24:05se redressaient plus vite
24:06que les taux longs
24:07en crainte
24:08je ne dis pas en anticipation
24:09mais en crainte
24:09de voir la Fed
24:10peut-être à la rentrée
24:11en tout cas au S2
24:12mettre une nouvelle hausse de taux
24:14et il y a un deuxième sujet
24:16sur la question du financement
24:17c'est qu'on voit
24:18que la Fed version Powell
24:20a quand même rendu
24:21des services
24:22au trésor américain
24:23on a vu que le bilan de la Fed
24:24a un peu regonflé
24:25ces derniers mois
24:25de 200-300 milliards à peu près
24:27c'était pour apporter
24:28la liquidité
24:28au système financier
24:30bancaire sur route
24:30pour racheter
24:32pour rendre plus liquide
24:33ce marché de la dette
24:33à court terme
24:34parce que
24:35Bessette n'a pas voulu
24:36la taper trop fortement
24:37dans les emprunts à long terme
24:39vu le niveau des taux
24:40et a privé des G
24:40les émissions plutôt court terme
24:42et donc il fait la liquidité
24:43pour reserver tout ça
24:44donc j'ai quand même le sentiment
24:45que la Fed est quand même
24:48un peu gênée
24:48de laisser des taux
24:49elle aimerait pouvoir les baisser
24:50je pense
24:51et ces taux longs
24:53on voit ça aussi
24:53une espèce d'usure
24:54regardez la question
24:55du crédit privé
24:56je ne dis pas que tout
24:57dépend des taux
24:58mais il y a déjà un peu
24:59de frottement sur le crédit privé
25:00avant la guerre en Iran
25:00la guerre en Iran
25:01a maintenu les taux américains
25:03sur un niveau élevé
25:03et je dirais qu'il y a quand même
25:04un risque
25:05qui me semble
25:05des consommateurs tout à l'heure
25:07un risque de frottement
25:08les taux sont élevés
25:08c'est cher
25:10ce que le marché obligataire dit
25:11notamment sur la partie longue
25:13et c'est global
25:13c'est mondial
25:15le 30 ans japonais
25:16est revenu sur des niveaux
25:17qu'on n'avait pas vu
25:18depuis 1998
25:19le 30 ans américain
25:20il faut revenir en 2007
25:21pour voir 5, 5,20
25:235,25
25:24et on a en Europe
25:25on a des mouvements
25:27sur le 30 ans
25:27qui sont importants
25:28ce que les marchés disent
25:30c'est que
25:30le coût de financement
25:32pour financer la croissance
25:33qui est pricée
25:34dans les coûties
25:36va nécessiter
25:36des taux plus longs
25:37et un coût de financement
25:38plus important
25:38et il y aura des gagnants
25:40et des perdants
25:40un dollar qui continuera
25:41de monter du coup
25:41ou pas
25:42parce que c'est spectaculaire
25:42hier on avait commencé
25:44le club sur le dollar
25:45qui monte
25:45là on le termine
25:46sur le dollar qui monte
25:46l'euro vaut au moins
25:47d'un dollar 14
25:48un dollar 13,55 ce soir
25:49ça doit continuer
25:50ce mouvement ou pas ?
25:51Christophe 30 secondes
25:52sur le dollar
25:52peut-être un mouvement
25:53jusqu'à 1,11
25:54mais la Fed veut
25:54un dollar beaucoup plus faible
25:55donc
25:56beaucoup plus haut
25:58oui
25:59beaucoup plus haut
25:59elle veut un dollar
26:01revenir vers un 18
26:02oui c'est ça
26:03on est à 1,1350
26:04est-ce que ce mouvement
26:05de hausse
26:06de rebond du dollar
26:06face à l'euro
26:07va se poursuivre Alexandre
26:08avec c'est vrai
26:08une Fed qui surprend
26:09ça va dépendre
26:10de l'inflation PCE
26:11qu'on aura demain
26:12alors même si effectivement
26:12Kevin Wors
26:13veut enlever un petit peu
26:14ce référentiel là
26:15mais on rappelle
26:15l'inflation PCE
26:16c'est une des deux grosses
26:17mesures d'inflation
26:17aux Etats-Unis
26:18et c'est la mesure
26:19qui est très surveillée
26:19par la Fed
26:20notamment la partie sous-jacente
26:21donc on verra demain
26:22alors sachant que c'est
26:22un peu débrouillé du passé
26:23quand même
26:23cette inflation PCE
26:24le détrois d'or
26:25a partiellement rouvert
26:26mais voilà
26:27le marché
26:28on est un peu surpris
26:29par la hausse du dollar
26:29si on cherche l'explication
26:31pourquoi les taux américains
26:32ne sont pas détendus
26:33aussi vite que le pétrole
26:34alors qu'ils avaient bien suivi
26:34la hausse du pétrole
26:35je pense qu'effectivement
26:36c'est par rapport
26:38à ces questions
26:38encore une fois
26:38de banques centrales
26:39et d'attente de l'inflation
26:40qui seront publiées demain
26:41ça plaide en faveur
26:42de l'investissement
26:42à Wall Street
26:42si le dollar monte
26:43comme ça
26:44déjà Wall Street
26:45fait un peu plus d'euros
26:45depuis le début de l'année
26:46on focalise sur l'euro dollar
26:48mais c'est une histoire
26:49de dollarienne
26:51le ministre of Finance
26:52a demandé
26:53un meeting
26:55avec le secrétaire d'Etat
26:56lundi
26:57c'est grosso modo
26:58c'est est-ce qu'il y a
26:59une ligne de swap
27:00entre la Fed
27:0470 milliards de dollars
27:05l'intervention
27:05le mois dernier
27:06pour soutenir
27:07le dollar yen
27:08et on est sur des niveaux
27:09c'est le dollar yen
27:11qu'il faut regarder
27:11le yen est à plus bas
27:13de 40 ans face au dollar
27:14et voilà
27:14il faut essayer
27:15de le faire remonter
27:16c'est ça l'idée
27:16est-ce qu'il y aura
27:17d'autres interventions
27:17effectivement en faveur
27:18de la banque du Japon
27:19lundi il y aura une décision
27:20en tout cas une réunion
27:21c'est ce que vous disiez
27:21lundi prochain c'est ça
27:22ou non j'ai peut-être pas
27:24non c'est lundi dernier
27:25lundi dernier
27:25il y a eu un meeting d'urgence
27:27entre Scott Besant
27:28et son homologue japonais
27:29effectivement pour parler
27:30de cette question
27:30essayer d'harmoniser les choses
27:32de synchroniser
27:33peut-être une action
27:34à venir du Japon
27:35sans défavoriser
27:36l'économie
27:38et les intérêts monétaires
27:39américains
27:39bon tout ça
27:40est passionnant
27:40complexe
27:41on va aller encore plus loin
27:42à quelques instants
27:43de la clôture
Commentaires