- il y a 5 mois
Ce jeudi 7 mai, François Sorel a reçu Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Claudia Cohen, journaliste chez Bloomberg, et Jérôme Marin, Fondateur de cafetech.fr. Ils se sont penchés sur le partenariat entre Anthropic et SpaceX, le lancement des agents IA pour les banques par Anthropic, les coulisses du procès explosif autour d'OpenAI, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Le débrief de l'actu tech avec ce soir sur le plateau Claudia Cohen qu'on est ravie de retrouver.
00:09Salut Claudia. Salut François.
00:11Claudia est journaliste chez Bloomberg et elle vient, voilà, elle passe la porte du plateau de Tech & Co de
00:16temps en temps
00:16pour commenter l'actualité avec nous depuis pas mal d'années maintenant.
00:20Merci d'être là Claudia. Merci de m'inviter à chaque fois.
00:23A tes côtés, Jérôme Marin. Salut Jérôme. Salut François.
00:26Fondateur de CaféTech.fr, Fred, forcément, la newsletter CaféTech.fr.
00:31Il faut s'abonner, ce n'est pas déjà fait.
00:33Voilà, on n'a même pas répété.
00:35Non mais c'est vrai, c'est pas mal quand même, franchement.
00:40J'ai l'impression qu'il m'écrit chaque matin, enfin quand t'as l'air, j'ai un mail
00:44de Jérôme, puis en fait c'est la newsletter.
00:46Il écrit chaque marin même.
00:47Chaque marin.
00:48Non, ça c'est pas terrible.
00:50Et puis donc Frédéric Simotel, vous l'avez reconnu.
00:53Bonsoir.
00:54François, journaliste à BFM Business.
00:56On va commencer par Anthropique donc, qui est en difficulté, parce qu'en fait Anthropique jouit d'une popularité incroyable
01:07en ce moment.
01:07Tant et si bien que ça met mal à l'aise OpenAI, qui voit ses résultats, on va dire, ses
01:15résultats globaux baisser, notamment de...
01:18Augmenter moins vite, on va dire.
01:18Voilà, en tout cas les projections qui étaient prévues ne seront peut-être pas respectées.
01:24En tous les cas, voilà, c'est la baraka pour Anthropique et notamment Claude.
01:28Le seul souci, c'est que, eh bien voilà, cet afflux de nouveaux utilisateurs et de requêtes fait que, eh
01:33bien, Anthropique se retrouve un peu étouffé, car il n'a pas assez de ressources processeurs.
01:38Et quand on fait le tour, eh bien, il faut aller voir du côté d'Elon Musk.
01:42Et c'est ça qui est intéressant, c'est cet accord passé entre Elon Musk et, on va dire, toute
01:47la capacité de calcul qu'il a autour de toutes ses marques connues, finalement.
01:53Et on aurait pu... Enfin, il était difficile d'imaginer, quand même, un tel partenariat, Jérôme.
01:58Est-ce que tu l'as vu arriver, cet accord, on va dire, entre Anthropique et Elon Musk ?
02:04Non.
02:05Parce que les deux personnalités, enfin, voilà, le patron d'Anthropique et le patron de, on va dire, de SpaceX
02:10et de toute l'entité, ils n'ont pas du tout la même vision de la société.
02:14Et il faut quand même rappeler qu'il y a quelques mois ou quelques semaines, Elon Musk disait qu'Anthropique,
02:18c'était le diable.
02:19Donc, il était toujours dans ce... Lui, c'est la bonne IA et les autres, c'est la mauvaise IA.
02:23Après, on peut aussi voir du côté de dire, les ennemis de mes ennemis sont mes amis.
02:27Finalement, comme Elon Musk est en procès contre Sam Altman...
02:29Oui, finalement, Anthropique devient un peu plus respectable.
02:32Et après, je pense qu'il y a aussi un autre élément, c'est qu'Elon Musk a bâti ces
02:35gros deux supercalculateurs qui s'appellent Colussus, le 1 et le 2,
02:39et que finalement, il se retrouve finalement avec des... qu'ils n'utilisent pas, en fait.
02:42Et donc là, je pense qu'il est bien content de pouvoir soulouer l'ensemble.
02:45Là, ce n'est même pas une partie, c'est l'ensemble du supercalculateur.
02:47C'est 200 000 cartes graphiques Nvidia qui sont soulouées directement à Anthropique.
02:52Et ça permet de rentabiliser ses investissements.
02:54Donc là, il y a un côté business aussi.
02:55Et puis, bouffer d'oxygène pour Anthropique qui se retrouve avec le doublement de sa capacité de calcul, je crois.
03:00Alors, Anthropique, ils ont beaucoup de problèmes.
03:02Ils ont mis plein de limites sur l'utilisation, notamment de Cloud Code,
03:05qui est l'outil qui permet de faire du code informatique.
03:08Et donc, ceux-là, en ce moment, ils sont en train de multiplier les accords pour récupérer de la puissance
03:12de calcul.
03:12Donc, ils sont allés chez Amazon, chez Google, chez Microsoft.
03:15Sauf que ça prend du temps, en fait, ces accords-là.
03:17Et donc là, c'est une solution qui est à court terme.
03:19Dans les prochaines semaines, ses capacités de calcul seront en ligne.
03:22Et donc, on va pouvoir augmenter les limites.
03:25Et les gens pourraient utiliser Cloud Code plus souvent.
03:27Le patron d'Anthropique qui est là en train de mendier quelques gigawatts de puissance.
03:31C'est fou quand même, hein, Claudia ?
03:32C'est fou, mais après, ce n'est pas étonnant.
03:34Franchement, quand tu regardes leurs résultats anthropiques du premier trimestre,
03:38ils ont fait x80 en termes de croissance sur le premier trimestre.
03:42C'est absolument énorme.
03:44Et franchement, pour ceux qui suivent assidément les missions,
03:47on en parlait déjà il y a quelques mois du fait qu'avec tous les services
03:50qu'Anthropique commençait à proposer, notamment aux entreprises,
03:53on les voyait vraiment gagner en popularité par rapport à OpenAI.
03:57Donc, le fait qu'ils aient besoin de plus en plus de puissance de calcul,
04:00finalement, ce n'est pas étonnant.
04:01Et après, pour Musk, évidemment, je te rejoins à ces lignes de revenus non négligeables pour Musk.
04:07Aucun chiffre n'a circulé.
04:09Aucun chiffre.
04:10Alors après, j'ai regardé, nous, il y avait des estimations d'Aes de Bloomberg
04:13qui dirait que ça pourrait leur rapporter des centaines de millions d'euros.
04:17C'est un petit joueur.
04:19En fait, il faudra faire tous les calculs parce que c'est 220 000 accès à 220 000 GPUs.
04:23Oui, ça peut se calculer.
04:25Ça peut se calculer.
04:26Je pense qu'on passe un petit peu de temps.
04:27Et puis après, il faut rappeler quand même que Musk, bon, alors il nous vend évidemment l'imaginaire qu'il
04:33a par rapport à l'IA,
04:35sa contribution qui doit être bonne à la société.
04:36Et d'ailleurs, c'est marrant parce que sur ce deal avec Anthropik,
04:42il dit lui justement que c'est bien qu'il soit dans l'équation.
04:45Comme ça, il pourra vérifier que l'IA d'Anthropik,
04:48les IA d'Anthropik ne vont pas faire de mal à la société.
04:51Donc, en termes d'argument d'image aussi, c'est assez drôle.
04:53Et puis, il faut quand même rappeler que SpaceX se prépare pour quand même une énorme introduction en bourse qui
04:59arrive.
05:00Et donc, vis-à-vis des investisseurs, évidemment, c'est toujours bien de montrer qu'on a de nouveaux clients
05:04et qu'on a des nouvelles lignes de revenus qui peuvent arriver.
05:08Fred ?
05:09Oui, je pense que l'une des principales raisons de cette communication, c'est effectivement l'entrée en bourse.
05:15On y arrive peu à peu en Paris.
05:18Il faut rassurer les investisseurs.
05:191200 milliards d'entrée en bourse.
05:21Parce que ça devenait une vraie épine d'empieds, ce manque de puissance pour Anthropik, en fait.
05:26Et puis, derrière, je pense que, derrière plusieurs choses.
05:29La première, on se disait, quand on a vu SpaceX, certains ne regardaient que les fusées,
05:33puis d'autres disaient, non, non, SpaceX, derrière, c'est surtout Starlink,
05:35ça va être un réseau de communication impressionnant et tout ça.
05:38On se rend compte que SpaceX, aujourd'hui, ça va peut-être être une infrastructure critique de calcul,
05:42une infrastructure critique énergétique aussi.
05:45Donc, voilà, on est au-delà du simple réseau de communication.
05:48Et puis, après, je me dis, hier, on se posait la question, on parlait d'Apple qui signait,
05:54qui ouvrait son iOS à tous les LLM.
05:59Et on se disait, finalement, les LLM deviennent moins importants.
06:02Et c'est surtout qui contrôlera l'interface avec les utilisateurs.
06:06Là, quelque part, c'est un peu la même chose.
06:07Peu importe le LLM, aujourd'hui, on est en train d'avoir un...
06:11qui va contrôler, justement, le monde, la puissance de calcul et la puissance énergétique, quoi.
06:17Et là encore, Musk est en train de se positionner, encore une fois, les pelles et les pioches, quoi.
06:21Après, juste, pardon, je disais, 300 mégawatts, c'est quasiment...
06:25Enfin, c'est beaucoup, mais à l'échelle d'Entropique, c'est rien, en fait.
06:29Les accords, je parlais tout à l'heure des accords avec Amazon et Google...
06:31Là, c'est juste que le SUS, c'est expliqué, voilà.
06:33Là, ils sont à 6 gigawatts, donc 5 gigawatts, donc on est beaucoup...
06:36Starlink, SpaceX, c'est vraiment une rustine qu'on met à court terme, en fait.
06:40Et c'est pas ça qui va faire qu'Entropique pourra supporter sa croissance.
06:43C'est vraiment tous les investissements qu'ils vont faire ailleurs.
06:45Donc là, on est vraiment sur une solution à court terme pour parer au plus pressé, en fait.
06:49La discussion un peu plus futuriste, en tout cas, qui pourrait naître dans les prochaines années,
06:53c'est essayer, justement, de penser...
06:56Alors, c'est ce que dit la presse, un partenariat pour avoir des data centers dans l'espace, en fait.
07:02Avoir une puissance IA orbitale, si je puis dire.
07:05Ça se dit comme ça, et ça, peut-être qu'on le verra aussi dans les prochaines années.
07:09Et apparemment, il y a des discussions qui sont ouvertes entre les deux.
07:12Le patron d'Entropique a dit qu'il trouvait l'idée intéressante.
07:15Alors, on n'est pas en train de dire que ça va se faire demain, parce que je pense que...
07:17Voilà, mais ces gens-là, c'est pas des imbéciles.
07:21S'ils se disent que c'est intéressant, c'est qu'ils ont quand même étudié la question, non, Jérôme
07:25?
07:25Et que même si c'est dans 5-10 ans, peut-être que les data centers dans quelques années
07:31seront dans l'espace, parce que ça a des avantages.
07:34Sans doute, beaucoup d'inconvénients aussi, mais des avantages.
07:37Il fait froid, donc le réchauffement est tout à fait naturel.
07:40Il y a du rayonnement solaire, quand même.
07:43Oui, alors, évidemment, il y a le rayonnement solaire,
07:44mais je pense qu'ils peuvent peut-être protéger tout ça.
07:46Oui, bien sûr.
07:47Il y a aussi, aujourd'hui, les capacités de transmission qui sont avec le laser,
07:52qui permettent d'avoir des transmissions ultra rapides,
07:54ce qui fait que, finalement, si ces centres de données sont à quelques centaines de kilomètres d'altitude,
08:00c'est pas très grave.
08:01Donc voilà, et le patron de Repic l'a dit, en communiquant sur ce qui s'est passé là.
08:06Voilà.
08:07Elon Musk travaille là-dessus, pourquoi pas ?
08:09Et puis, n'oublie pas, on est aux États-Unis,
08:11et puis, bombardez-moi, je m'en fiche que vous me bombardiez.
08:13Moi, j'ai tous mes data centers, enfin, il y a une grosse...
08:16Mais après, la guerre, elle va pouvoir se faire dans l'espace aussi, non ?
08:18Non, mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a une grosse...
08:19Oui, mais chez les autres, il y a une grosse consonance aussi géopolitique et militaire,
08:23qui maîtrise tout ça, et avoir des data centers dans l'espace,
08:26eh bien, voilà, ça permet de sauvegarder.
08:28Quand on voit où on est aujourd'hui, l'Arabie Saoudite,
08:30qui voulait tout réintégrer chez eux,
08:31maintenant, ils cherchent ailleurs, mais pas forcément...
08:34Enfin, le côté souverain est un peu compliqué,
08:37avec les histoires de bombardements,
08:38qui ont complètement revu la façon de...
08:40Parce qu'on parlait de refroidissement, oui, parce que, bien sûr, il fait froid là-bas.
08:42L'énergie solaire, voilà, énergie gratuite.
08:45Et la cyber.
08:46Voilà, et c'est important de parler de l'énergie,
08:48parce qu'Elanos, qui est souvent pointé du doigt,
08:50est justement Colossus, est un gouffre énergétique.
08:54Parce que, en fait, l'un des Colossus,
08:56qui a, dans le Tennessee, a même fils,
08:59tourne avec des turbines à gaz, je crois.
09:01J'ai lu ça dans un article du Monde,
09:03qui est très intéressant,
09:04et qui expliquait que, en fait, ces turbines à gaz tournent,
09:07alors qu'elles n'ont même pas eu de permis environnemental.
09:10Et, bien sûr, ça coûte beaucoup, beaucoup d'argent,
09:13et ça dépense beaucoup d'eau, aussi.
09:15Donc, c'est un gouffre énergétique et environnemental, cette histoire-là.
09:19Et puis, nous, l'Europe, on est encore un peu à la traîne.
09:22Alors, pas en énergie.
09:23Non, mais...
09:24Pas en énergie, parce que c'est vrai que...
09:25Non, non, en structure orbitale.
09:27Ah non, mais en structure orbitale, là, c'est pas qu'on est en retard.
09:30C'est que, oui, oui, on l'a beaucoup.
09:33Oui ?
09:34Autre chose à dire ou pas ?
09:35Non, non, mais juste sur la question, est-ce que ça va se faire ?
09:37Je pense que ça va se faire.
09:38En fait, il y a Elon Musk qui travaille dessus,
09:40on sait que Google travaille dessus.
09:41Google travaille dessus.
09:41D'autres startups qui travaillent sur ce sujet-là.
09:44Donc, la question, c'est pas si ça va se faire,
09:45c'est quand ça va se faire,
09:46et surtout, ce qu'on pourra y faire.
09:48Au début, si on s'était dit,
09:49si on va faire de l'entraînement de modèles dans l'espace,
09:51c'est très compliqué,
09:52parce qu'il faut beaucoup de puissance de calcul.
09:54Aujourd'hui, si on est dans l'inférence,
09:56et notamment avec les agents...
09:57Qui nécessitent moins de calculs.
09:58Qui nécessitent moins de calculs,
09:59qu'on peut faire sur des CPU,
10:00donc même pas sur des GPU,
10:01là, on pourrait se dire qu'on peut même faire l'inférence
10:04sur un seul satellite, en fait.
10:05Et donc, ça rend les choses beaucoup plus faciles à faire.
10:08Donc, à voir.
10:10Il y a quand même beaucoup de questions qui se posent.
10:11Il y a aussi le coût,
10:12parce que lancer des fusées,
10:13mais ça coûte cher, il ne me de rien.
10:14Les satellites, il ne reste que quelques années.
10:16Après, il faut les remplacer.
10:17La maintenance, la fiabilité, il y a quand même des choses.
10:19Oui, mais bon, tu t'y rentres sur la facture énergétique.
10:21Bien sûr.
10:22Après, c'est simplement des équations.
10:24Et je pense que s'ils imaginent ça,
10:26c'est qu'il doit y avoir quand même un intérêt économique.
10:28Google a fait un papier de recherche l'an passé
10:29et il disait que ça serait à peu près rentable
10:31vers le milieu des années 2030.
10:33Voilà, donc dans 10 ans, on va dire.
10:34Est-ce qu'il n'est pas le droit ?
10:35Ça va vite, hein ?
10:36Franchement, le temps de développer tout ça.
10:38On aurait dit 2130, mais...
10:39Ouais, ouais, l'an de 2030, ça va, c'est jouable.
10:41On reste du côté de chez Anthropique,
10:44qui accélère aussi dans la finance.
10:46Peut-être avez-vous vu passer cette info ?
10:47Parce qu'après avoir fait trembler le secteur
10:50avec son IAMITOS capable de détecter des failles de données
10:53dans les institutions financières,
10:54ça avait fait grand bruit.
10:55Cette fois-ci, la start-up dévoile une gamme d'IA
10:58au service des banques.
11:00Et là encore, Anthropique a provoqué une onde de choc.
11:03Les explications de Clarabideau.
11:06Anthropique lance 10 agents IA
11:08à destination des banques, des assurances
11:11et des gestionnaires de fonds.
11:12Au menu, rédaction de pitch pour les rendez-vous clients,
11:15analyse de bilans financiers
11:16et examen des risques de conformité.
11:19L'entreprise veut aussi intégrer
11:20de nouvelles sources de données financières
11:22auxquelles son IACLODE pourra accéder.
11:24Une offensive qui bouscule le secteur.
11:26Les actions des spécialistes des données financières
11:29comme Factset et Morningstar ont chuté après ces annonces.
11:32Anthropique continue de bousculer le secteur.
11:35Depuis quelques semaines, son IAMITOS,
11:37dont les capacités révolutionnaires en matière de sécurité,
11:40donnent des sueurs froides aux institutions financières
11:42à travers le monde.
11:43Ce qui n'empêche pas Wall Street d'accueillir Anthropique
11:45à bras ouverts.
11:46Son fondateur, Dario Amodé, est apparu cette semaine
11:49aux côtés du patron de JP Morgan
11:51à une grande conférence du secteur financier à New York.
11:54La start-up vient aussi de mettre en place une co-entreprise
11:57avec Blackstone et Goldman Sachs.
12:00Voilà, alors, bon, on était certain de la, on va dire,
12:03de l'excellence, en fait, des modèles d'Anthropique
12:09et de Claude, notamment.
12:10Mais, encore une fois, après tout ce qui est cybersécurité
12:13et Mythos, on ne sait pas grand-chose, finalement,
12:16sur Mythos, mais on sait que, visiblement,
12:17c'est quand même assez impressionnant.
12:19Voilà que, eh bien, Claude s'attaque à la finance.
12:23La finance qui risque d'être bouleversée, encore une fois, par l'IA.
12:26Je crois que tu as écrit là-dessus.
12:27Tu as enquêté sur ce sujet, non ?
12:29Oui, oui, en fait, moi, je suis, pour Bloomberg aussi,
12:32principalement les acteurs financiers.
12:35Et c'est vrai que l'offensive d'Anthropique
12:39pour séduire le secteur de la finance
12:40a commencé déjà l'été dernier.
12:42Ils avaient déjà lancé une gamme de modèles
12:46pour que certaines banques puissent les tester.
12:48Aujourd'hui, le secteur financier, ça représente 40%
12:52du top 50 des plus gros clients d'Anthropique.
12:57Donc, c'est énorme.
12:58Ils ont comme clients, pour en citer quelques-uns,
13:00par exemple, la Banque City, Goldman Sachs, Citadel.
13:04C'est des gens qui sont prêts à payer très cher.
13:07Il faut aussi savoir qu'évidemment, le secteur de la finance,
13:10c'est un des secteurs où il y a énormément de tâches répétitives.
13:13Il y a énormément de data aussi.
13:15Donc, en fait, tu vois, on en avait parlé
13:16il y a plus d'un an sur ton plateau,
13:18comme le secteur du consulting, finalement,
13:20qu'il y a un secteur de l'information, de la data,
13:22de l'automatisation, ça se prête carrément à ça.
13:26Et là, sur les 10 modèles qui ont été lancés,
13:28il y a plusieurs choses intéressantes.
13:30La première, c'est sur l'analyse financière.
13:34Ça, c'est déjà des choses sur lesquelles ils ont été.
13:36Et pour le coup, ce qu'on peut dire,
13:38c'est qu'on voit déjà les premiers effets de l'IA
13:40sur l'analyse financière.
13:42On voit quand même qu'il y a de moins en moins d'acteurs
13:45qui sont prêts à payer pour de l'analyse financière
13:49qui est faite par de l'humain.
13:50Il y a des choses qui sont beaucoup plus automatisées.
13:53Et ensuite, moi, je pense vraiment le pan sur lequel
13:56qui va être complètement révolutionné,
13:58et Anthropique, d'ailleurs, avec un semestre,
13:59se positionne là-dessus, c'est sur la conformité.
14:02En fait, les banques, ces dernières années,
14:05ces derniers années, notamment depuis la crise,
14:07évidemment en 2028,
14:08ont énormément embauché dans les départements de conformité.
14:11La crise financière de 2008, ouais.
14:14T'as dit 2028, c'est pour ça ?
14:15Ah non !
14:16Espérons que ce ne soit pas prémonitoire, s'il vous plaît.
14:18C'est pour les data centers dans l'Espagne.
14:20C'est pour ça.
14:20Sur la crise financière de 2008, pardon,
14:23c'est pas grave.
14:24On a énormément embauché sur la conformité.
14:29Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on voit que,
14:31et c'est ce que propose Anthropique,
14:33la capacité de détection de l'IA est tellement forte
14:38que vous pouvez économiser certains jobs.
14:40Après, là où je mettrais un mais,
14:42pour l'instant, Anthropique,
14:44il y a beaucoup d'acteurs financiers américains,
14:47principalement, qui utilisent,
14:48parce que ça a quand même un coût assez important,
14:51aussi, les services d'Anthropique.
14:52Donc, à ma connaissance, par exemple,
14:54il n'y a pas de banque française,
14:55de gros banques françaises,
14:56même comme BNP, qui est leader européenne,
14:59qui utilise les services d'Anthropique,
15:01parce que ça coûte extrêmement cher.
15:02Et ensuite, la deuxième grosse limite,
15:07peut-être, à l'adoption de ces outils,
15:08c'est aussi le régulateur.
15:10Parce qu'il faut savoir que le régulateur regarde de très près
15:14comment les banques utilisent tous ces outils,
15:17comment les banques utilisent tous ces modèles.
15:20Et le régulateur européen, notamment,
15:23ne peut pas permettre tout de suite
15:25que les banques utilisent comme ça des IA.
15:29Donc, je pense que peut-être l'adoption
15:31est beaucoup plus rapide aux États-Unis.
15:34Et en Europe, ça va prendre un peu plus de temps.
15:36Et je pense que le dernier point aussi intéressant,
15:38quand tu discutes avec des banques d'investissement,
15:41des banques d'affaires, etc.,
15:43elles te disent déjà, en tout cas,
15:44ce qu'elles nous disent,
15:45c'est qu'en septembre 2026,
15:48j'aurai moins de stagiaires à embaucher
15:50que ce que j'ai embauché l'année dernière,
15:52ce que j'ai embauché les années précédentes.
15:54Parce que, notamment, ces outils
15:55sur lesquels Anthropique se positionne,
15:58on va dire,
15:59se concernent de nombreuses tâches
16:01que les stagiaires, aujourd'hui,
16:03dans les banques d'affaires,
16:04font sur des tâches,
16:05sur des deals M&A, etc.
16:07Donc, on commence à voir les premiers effets
16:09quand même sur l'emploi.
16:10Le problème, c'est que s'il n'y a plus de stagiaires,
16:12il n'y aura plus de juniors.
16:14Parce que le junior apprend en étant stagiaire.
16:16C'est ça qui est assez effrayant.
16:18C'est-à-dire qu'en squeezant,
16:20en fait, une génération d'apprenants,
16:22qu'est-ce qui se passe ?
16:23C'est vrai, et on se pose souvent cette question.
16:26Les consultants, on se dit,
16:27finalement, on n'a plus besoin de stagiaires
16:29chez les consultants.
16:30OK, mais comment tu deviens junior
16:32si tu n'es pas stagiaire ?
16:34Ça pose plein de questions.
16:36Je pense qu'on n'en a pas les réponses encore.
16:38Mais voilà, on n'en a pas les réponses.
16:39Mais c'est vrai que sur l'emploi,
16:40je lisais une étude aujourd'hui
16:42qui disait qu'en fait,
16:43les effets, ce n'est pas forcément
16:44sur des licenciements encore,
16:45même s'il y a toujours des entreprises
16:46qui vont mettre l'IA pour licencier,
16:48comme excuse.
16:49C'est plus sur les embauches, en fait.
16:50C'est que les gens, ils embauchent moins.
16:53Comme je disais, voilà,
16:54on a toujours des besoins d'embauche.
16:56On est dans les avocats, chez les avocats.
16:58Et donc, on embauche moins les gens
16:59qui sortent de l'université, de l'école,
17:01parce qu'on n'a plus besoin d'eux, en fait, finalement.
17:03Donc, l'impact, il est un peu retardé,
17:06mais ça va arriver,
17:07parce qu'au bout d'un moment,
17:08tous les gens qui sortent de l'école,
17:10qu'est-ce qu'ils vont faire, en fait ?
17:13Moi, là-dedans, je vois.
17:14Les avantages, on les voit.
17:15Le conseiller augmenté qui va agir plus rapidement,
17:17tu dis, toutes ces tâches-là.
17:20La démocratisation, peut-être,
17:21de certains services haut de gamme
17:23qui sont réservés à une certaine clientèle,
17:24eh bien, on va pouvoir aller plus loin.
17:26La lutte contre la fraude aussi,
17:27le blanchiment, ça, ça va apporter pas mal de choses.
17:30Après, du côté des risques,
17:31il y en a quand même quelques-uns.
17:32Les risques, la dépendance technologique,
17:34c'est anthropique, c'est pas...
17:36C'est pas Mistral.
17:37Voilà, c'est pas Mistral, c'est une société américaine.
17:40Concentration, si on commence à avoir
17:41que du anthropique et tout ça,
17:43ils vont tous finir par dire la même chose,
17:45avoir un biais d'une uniformisation financière.
17:48Donc, tout le monde va conseiller la même chose.
17:49On va être un peu autour de tout ça.
17:52Le risque cyber, on en a parlé avec Mythos.
17:55Tu parlais de l'histoire de conformité,
17:57la responsabilité juridique aussi autour de tout ça.
17:59C'est assez inquiétant.
18:01Après, moi, je trouve qu'à la fin du papier,
18:03elle disait quelque chose de super intéressant.
18:05C'est Blackwell et Goldman Sachs
18:07qui se sont alliés justement avec Anthropique.
18:10et là, on voit qu'ils voient Anthropique
18:12non plus comme une plateforme logicielle
18:15qui va les intéresser,
18:16mais ils sont en train de l'intégrer complètement
18:18dans leur système financier.
18:19Donc, ils se disent,
18:20non, ça ne va plus être qu'un outil,
18:22ça va être un acteur du système financier.
18:24Et là, il y a une nouvelle donne aussi
18:26qui est en train de se jouer.
18:27Un peu comme à l'époque,
18:29tu parlais des Bloomberg,
18:29les Bloomberg, Reuters,
18:31d'organes de presse,
18:33sont devenus organes de conseil.
18:34Ça avait un peu changé.
18:36Et ce qui est intéressant aussi dans ce débat,
18:38c'est qu'il y a aussi une peur de la part
18:39notamment des responsables politiques européens
18:42qui se sont exprimés,
18:44notamment les ministères des Finances
18:46de plusieurs pays européens,
18:47sur la peur que l'Europe, encore une fois,
18:50soit un peu mise à l'écart de cette révolution.
18:52Parce que par exemple, sur le modèle Mythos,
18:54ce qu'on sait, c'est qu'il y a plusieurs banques américaines
18:57qui déjà ont pu y avoir accès
18:59et donc ont pu tester la robustesse de leur système,
19:03ont pu voir à quel point, effectivement,
19:05Mythos était performant, capable de faire.
19:08Et en fait, les banques européennes,
19:09aujourd'hui, n'ont pas accès à Mythos.
19:11Les banques européennes n'ont pas accès à Mythos.
19:13Elles souhaitent avoir accès à Mythos.
19:14Et tu as des politiques européennes
19:17qui ont aussi demandé à un tropique
19:18de pouvoir que les acteurs européens,
19:22pas que les banques,
19:22mais d'autres grandes entreprises,
19:23puissent y avoir accès.
19:24Parce qu'ils ont peur que finalement,
19:26c'est un décalage entre nos entreprises
19:29et les entreprises américaines.
19:31Tout à l'heure, j'ai discuté avec quelqu'un
19:32sur ce sujet-là, justement.
19:33Mais tu sais, quelque part,
19:34ça peut aussi avoir un autre effet,
19:36mais il faut que ça bouge.
19:37C'est l'accélération des projets européens,
19:39d'une IA souveraine européenne,
19:41de se dire, écoutez, on se met ensemble
19:42et on va travailler là-dessus.
19:44C'est des exigences réglementaires
19:45sur l'hébergement,
19:46sur l'audit aussi de ces modèles.
19:48On pourrait dire, finalement,
19:49pour que ça fonctionne dans la banque,
19:50nous, on veut vraiment avoir accès
19:52à la moine noire.
19:53C'est le développement de modèles
19:54plus spécialisés.
19:56Et puis, il me dit ça,
19:58des alliances entre établissements financiers
19:59et acteurs européens de l'IA.
20:01Parle de Mistral, tu vas voir.
20:02Est-ce que ça peut pousser un peu les autres
20:04en disant, regardez ce qu'ils sont
20:05en train de faire là-bas ?
20:06Puis, il y a une autre chose aussi,
20:07moi, qui m'inquiète sur ces histoires d'agents.
20:09Alors là, on parle d'une dizaine d'agents.
20:10Mais de plus en plus, on dit,
20:12on va avoir des collaborateurs
20:13qui vont développer des agents, tout ça.
20:14Mais je me dis,
20:15mais les infrastructures,
20:16pour supporter ça ?
20:17C'est-à-dire, aujourd'hui,
20:18je suis pas à la BNP,
20:19c'est 200 000 personnes,
20:20je crois, les employés.
20:21Si tous les employés s'amusent
20:22à avoir des agents,
20:24utiliser des agents...
20:24On n'aura pas tous les employés
20:25qui auront des agents, c'est sûr.
20:27Et si tous l'utilisent...
20:29Imagine les 200 000 collaborateurs
20:31qui utilisent 10 agents.
20:32C'est plus de 200 000 collaborateurs,
20:33c'est 2 millions de collaborateurs.
20:36Je tire le trait au maximum.
20:38T'as intérêt d'avoir l'infrastructure
20:39qui supporte tout ça.
20:40Et puis, qu'est-ce qui se passe ?
20:41Alors là, on n'a que 10 agents,
20:42mais quand tu vas avoir des gens
20:43très spécialisés
20:43qui vont développer leur agent,
20:45un jour, il va être débauché.
20:47On fait quoi de ces agents ?
20:48C'est lui qui les emmène avec lui ?
20:49Est-ce qu'il les laisse ?
20:49Oui, c'est intéressant.
20:50Tu vois, il y a plein de sujets comme ça.
20:52Qui appartient à l'agent qu'on a développé.
20:55Enfin, il y a plein de sujets comme ça.
20:56Rendez-moi l'agent.
20:57Rendez-moi l'agent.
21:01Sur le sujet des agents en entreprise,
21:04pour rejoindre un peu ce que je disais,
21:05je parlais moi aussi avec quelqu'un
21:06qui me disait,
21:07en fait, le problème,
21:07c'est que les agents,
21:09la technologie va beaucoup plus vite
21:10puisque l'entreprise est capable
21:11d'intégrer, en fait.
21:12Et donc, on a beaucoup d'agents
21:13qui arrivent
21:14et ça demande un cadre, en fait,
21:16de la conformité,
21:16de la gouvernance, de la sécurité.
21:18Parce qu'en plus, maintenant,
21:19avec le white coding,
21:20tout le monde peut faire son agent
21:21et bientôt, tout le monde
21:22pourra faire son agent.
21:23Et en fait, la technologie
21:24va beaucoup plus vite
21:24que l'entreprise elle-même,
21:25que l'organisation de l'entreprise.
21:26Et ça, c'est un vrai décalage, en fait.
21:28Et que, finalement,
21:29on peut se retrouver dans une situation
21:30où il y a tellement d'agents
21:31qu'on ne sait plus qui fait quoi,
21:32qui fait comment.
21:33Et il y a, en termes d'accès,
21:35en termes de sécurité,
21:36en termes de gouvernance,
21:37c'est des questions, en fait,
21:38qu'il faut se poser aujourd'hui
21:39et qui sont très complexes
21:40parce que ça va tellement vite.
21:42Et puis, ils discutent entre eux.
21:44Oui, mais ils discutent entre eux.
21:45Tu ne peux plus contrôler exactement,
21:47enfin, s'il n'y a pas
21:48des bonnes règles de gouvernance,
21:49c'est eux qui vont vivre leur vie, quoi.
21:53Voilà pour ce sujet.
21:54Tiens, il nous reste 5 minutes.
21:55On reste dans l'IA.
21:55Mais cette fois-ci, l'IA
21:56est un peu plus croustille.
21:58Sortez les pop-corns
21:58car on va s'intéresser
21:59au procès du siècle
22:01entre Saint-Mathman et...
22:03Elon Musk.
22:04Elon Musk.
22:05Ça va, ça fait plaisir.
22:06Vous suivez.
22:07Deuxième semaine de ce procès
22:09avec des stars à la barre.
22:11En plus, franchement,
22:11il y a tout, là.
22:12C'est nickel.
22:13Il y a eu Satya Nadella.
22:15Non, pas encore Nadella.
22:16Il n'est pas encore passé.
22:17Il ne va pas tarder, je crois.
22:18Il va passer, oui, mais pas encore.
22:19Il ne va pas tarder.
22:20Mais il y a Nina Murati,
22:22en revanche,
22:22qui est passée...
22:23Hier.
22:24Voilà.
22:25On va dire aux questions,
22:27à la moulinette.
22:28Et Nina Murati,
22:30alors on s'en doutait peut-être un peu,
22:31mais elle n'aime pas beaucoup
22:32Saint-Mathman.
22:34Et franchement,
22:35lors de sa déposition,
22:38elle n'a pas été très tendre
22:39avec Saint-Mathman
22:40en disant que c'était quelqu'un
22:41qui, je résume,
22:42a créé le chaos,
22:44disait oui à quelqu'un
22:45et non à l'autre,
22:47qu'il validait
22:49certaines innovations
22:49sans véritablement
22:50les avoir testées,
22:52en les mettant comme ça,
22:53en les jetant comme ça
22:53dans la nature,
22:54alors que ce n'était pas
22:56véritablement prêt,
22:56en tout cas sec.
22:58Donc, elle y est allée quand même,
23:00voilà,
23:00pas avec le dos de la cuillère,
23:01Nina Murati.
23:02Oui, tout à fait.
23:04Et alors juste pour
23:04Mira Murati,
23:05alors c'est un exemple,
23:06il y a eu d'autres.
23:08Là, elle est partie
23:09de l'Open AI,
23:10mais à l'époque,
23:11c'était vraiment la numéro 2,
23:12c'était la deuxième star
23:12d'Open AI.
23:13Et au moment où
23:14Saint-Mathman a été évincée,
23:16c'est elle qui...
23:16C'était la CTO.
23:17Oui, c'est ça, exactement.
23:20Et en fait,
23:20dans son témoignage,
23:21c'est pas mal,
23:22parce que ça éclaire
23:22après coup
23:23ce qui s'est passé en 2000,
23:24alors c'était en 2023
23:25quand Saint-Mathman a été évincée.
23:27Et en fait,
23:28on se rend compte
23:30que...
23:30Pourquoi il a été évincé ?
23:31C'est parce qu'en fait,
23:32il disait,
23:33quand il parlait
23:33aux membres du conseil
23:34d'administration,
23:35il disait tout et son contraire
23:36selon qui était
23:37son interlocuteur.
23:39Donc, ça éclaire ça.
23:40Et ce qui est marrant,
23:41c'est que dans le procès,
23:42moi j'adore ces procès,
23:43parce que dans ces procès,
23:43il y a toujours
23:43plein de places à conviction
23:44qui sont apportées.
23:45Et on a notamment
23:46les e-mails.
23:47Et là, il y a un échange
23:49de SMS entre Mireille Murati
23:50et Saint-Mathman
23:51qui a été publié.
23:53Et c'est excellent
23:53parce que c'est vraiment
23:57et en fait,
23:57on a Saint-Mathman
23:58qui est à côté de la porte
23:59et qui est là.
24:00Qu'est-ce qui se passe ?
24:00Dis-moi,
24:01est-ce qu'ils vont me virer ?
24:02Est-ce que je peux rentrer ?
24:02Il dit non,
24:03tu ne peux pas rentrer.
24:04Est-ce que ça tient
24:04les autocourants ?
24:05Non, ça ne tient pas au courant.
24:06Qu'est-ce que je peux faire ?
24:07C'est extraordinaire.
24:09Vivement la série Netflix, quoi.
24:11Tu as les journaux aussi,
24:12les journaux personnels
24:14des uns et des autres
24:15qui sont dévoilés.
24:16Ce qu'ils pensent,
24:17c'est tout.
24:17Quelque part,
24:19on est en train de découvrir
24:21la naissance un peu
24:21de l'industrie IA
24:22d'aujourd'hui,
24:23de l'IA génératif,
24:24des agents IA.
24:25Mais je trouve que,
24:26peu à peu,
24:27ce procès,
24:28on le voyait
24:29contre des personnalités
24:30entre elles
24:30et peu à peu,
24:31on se rend compte
24:32que c'est en train
24:33de se déplacer
24:33vers les entreprises.
24:35C'est qui va contrôler
24:35l'infrastructure critique
24:37qu'il y a.
24:38Évidemment,
24:39nous,
24:39on regarde le côté croustillant
24:40de ces SMS
24:42parce que c'est vrai
24:43qu'ils se bataillent
24:45sur même des gens
24:46qu'ils recrutent.
24:46On voit que c'est
24:47un tout petit monde
24:47parce qu'il a dit ça
24:49de toi.
24:49Bon, je ne prendrai plus
24:51en fiche parce que
24:52je vais le recruter.
24:53Mais on se rend compte,
24:54je trouve que,
24:55peu à peu,
24:57on met de côté
24:58un peu les personnalités
24:59et on arrive,
25:00la bataille,
25:01elle va vraiment être
25:01derrière,
25:02c'est Microsoft,
25:03c'est OpenAI,
25:04c'est XAI
25:07qui vont voir un peu
25:08qui va contrôler
25:10tout.
25:10Et c'est un peu
25:11qu'ils sont
25:12en arrière-plan
25:13du dossier.
25:14Et ça aussi,
25:15c'est intéressant
25:16parce qu'on est vraiment
25:16en train de vivre
25:18le côté croustillant au-dessus.
25:19Puis derrière,
25:20c'est quand même
25:21des grosses manœuvres,
25:22on parle quand même
25:23de gens qui investissent
25:24des milliards,
25:26des centaines de milliards.
25:27Donc,
25:27l'argent derrière...
25:29Après,
25:29est-ce que les propos
25:30de Mira Murati
25:31sont véritablement sincères ?
25:33Parce que je vous rappelle
25:34qu'elle ne s'entend pas
25:37avec Sam Altman,
25:39qu'aujourd'hui,
25:40elle est à la tête
25:40d'une boîte
25:40qui s'appelle
25:41Thinking Machines
25:41qui ne l'a pas très bien.
25:43La plupart de ses cerveaux
25:44ont été débauchés
25:45par Sam Altman
25:46pour retourner
25:47chez Oppen & High.
25:48Est-ce qu'il n'y a pas
25:49de la rancœur aussi ?
25:50Est-ce que tu ne charges pas
25:51un peu la mule
25:51comme on dit
25:52dans ce type de témoignage ?
25:53Sur ce côté-là,
25:55juste pour revenir
25:56sur Mira Murati,
25:56par exemple,
25:57elle a toujours dit
25:57que moi,
25:57j'étais contre
25:58que Sam Altman
25:58se fasse licencier.
26:00Et en fait,
26:00là,
26:00elle a dit
26:01que finalement,
26:01elle n'était pas
26:01si contre que ça
26:02parce qu'elle est sous serment.
26:03Parce que si elle ment,
26:04elle peut être poursuivie.
26:05Et donc,
26:05finalement,
26:06ce qu'elle dit...
26:06Je ne serai pas la première.
26:07Oui,
26:08mais généralement,
26:09sous serment,
26:09ils n'essayaient pas
26:09trop de mentir.
26:10Parce qu'aux Etats-Unis,
26:11ils ne rigolent pas
26:11avec ça,
26:12je le parjure.
26:12Mais finalement,
26:14je pense qu'elle est plus sincère
26:15quand elle est à la barre
26:15que quand elle est
26:16en exercice de communication.
26:17Donc,
26:17elle n'exagère pas
26:18et elle ne pousse pas
26:20ses rancœurs
26:22envers Sam Altman.
26:22Après,
26:23quand elle dit,
26:23par exemple,
26:24que je n'aime pas
26:24son style de management,
26:26je pense qu'on le savait déjà.
26:28En fait,
26:29ce qui est rigolo,
26:29c'est que ça sort dans la presse
26:30et quand ça sort dans la presse,
26:31ils disent
26:31« Oh non,
26:31ce n'est pas vrai,
26:32ce n'est pas vrai. »
26:32Et quand ils sont
26:33à la barre du tribunal,
26:35oui,
26:35finalement,
26:36c'était vrai.
26:37Puis tu vois,
26:38ça illustre aussi
26:39tout ce qu'on a décrit
26:40pendant des mois ici,
26:43entre ceux qui voulaient
26:44une société ouverte
26:45à but démocratif,
26:47celui qui disait
26:47« Ah non,
26:47non,
26:48il faut quelque chose
26:48pour lever des capitaux massifs. »
26:49Qu'est-ce qu'on apprend ?
26:50On apprend aussi
26:51que Musk,
26:52il a essayé de rejouer
26:53l'époque Tesla,
26:54Apple.
26:54Souvenez-vous,
26:55il y a quelques années,
26:56il était allé voir Tim Cook.
26:57Enfin,
26:57on ne sait pas
26:58s'il était allé voir Tim Cook.
26:59Il se disait
26:59qu'il était allé voir Tim Cook
27:00en disant « Écoute,
27:02tu rachètes Tesla,
27:03puis moi,
27:03je rentre dans le board d'Apple
27:05et puis on verra quand… »
27:06Eh bien là,
27:06c'est ce qu'il essaie de faire aussi.
27:07Il dit à Sam Altman
27:08« Allez,
27:09viens,
27:09on va t'intégrer dans Tesla,
27:11tu vas voir,
27:11c'est formidable,
27:12on va faire… »
27:14Elle est top là !
27:14Ça,
27:15on le savait un peu déjà
27:16parce qu'en fait,
27:16c'est en 2017,
27:18c'est avant le clash.
27:20On le commentait déjà tout ça.
27:21Mais on voit
27:22que c'est cette vision-là
27:24et puis autour de tout ça,
27:25il y a l'IA générale
27:28qui est un peu le grâle
27:31vers le monde
27:31auquel elle veut aller
27:32et certains,
27:33avec un but plus lucratif,
27:35d'autres non,
27:35on va mettre des milliards
27:36et il faut que ça paye,
27:38il faut que ça crache.
27:40En tout cas,
27:40d'une image,
27:41je trouve que c'est pas une bonne séquence
27:44pour partir.
27:45Mais c'est pour ça,
27:45généralement,
27:46ils essaient toujours de…
27:46Les sujets sont tellement plus graves
27:48aujourd'hui avec l'IA
27:48que se focaliser là-dessus,
27:51c'est un peu triste.